Catégorie : Électricien

Le métier d’électricien se réinvente face aux exigences croissantes du bâtiment : transition énergétique, bâtiments intelligents, et réglementations strictes (RE 2020, normes NFC 15-100, etc.).

 

Aujourd’hui, maîtriser les installations classiques ne suffit plus. Il faut aussi intégrer les solutions connectées, les énergies renouvelables, et les protocoles de sécurité pour répondre aux attentes des maîtres d’ouvrage et des usagers.

  • S’orienter vers l’Installation IRVE – Réponses d’experts avec Synerciel et EDF Entreprises

    S’orienter vers l’Installation IRVE – Réponses d’experts avec Synerciel et EDF Entreprises

    Laurent Deschamps (Synerciel) et François Beaufreton (EDF entreprises) répondent aux questions sur la recharge des véhicules électriques à l’occasion du Grand Circuit Energiser le Bâtiment.

    Retranscription

    Quelles solutions pour coupler la recharge électrique avec des ENR ?

    F.B. Pour moi, aujourd’hui ce n’est pas encore très mûr. Nous, commercialement, on n’en propose pas ; on a un démonstrateur qui existe avec du photovoltaïque, la borne qui autoconsomme, la batterie pour stocker au moment où il n’y a pas de véhicule et un système de pilotage pour pouvoir réguler correctement les consommations. Ça existe donc, mais aujourd’hui l’équilibre il est difficile à trouver. Malgré tout on sent qu’il y a une appétence client, c’est à dire qu’il y a des entreprises qui ont cette volonté d’un point de vue communication mais aussi parfois par conviction. Ça peut se faire, mais je pense que c’est encore difficile de trouver la rentabilité.

    Comment assurer une bonne relation entre le maître d’ouvrage, l’installateur et Enedis ?

    L.D. L’entreprise qui va être sollicitée pour faire l’étude peut faire la coordination car elle connait les différents acteurs. Avec EDF il y a un parcours client qui est en train d’être mis en place, où vont être impliqués Enedis, EDF, la copropriété, l’entreprise qui va installer et ensuite le système de facturation qui va être mis en place.

    Est-ce que Synerciel recherche des électriciens ? Quelles conditions pour rejoindre le réseau ?

    L.D. Synerciel recherche des électriciens sur toute la France. Aujourd’hui, nous sommes 150 entreprises qualifiées : 100 avec 50 qui sont en cours de qualification, donc 150 d’ici à fin septembre 2019. Pour pouvoir mailler l’ensemble du territoire on est toujours en recherche d’entreprises qui souhaitent se lancer sur ce secteur. Pour se qualifier, il y a deux parcours : le Qualifelec et l’Afnor. Avec une période probatoire, dans laquelle on va s’engager à s’équiper, à se former et à installer au minimum 2 bornes de recharge de véhicules électriques dans l’année. Le probatoire permet ensuite de délivrer un certificat Qualifelec ou une mention Afnor IRVE, pour que l’entreprise soit qualifiée. Parallèlement à ça, elle aura fait la formation IRVE avec différents niveaux de qualification (IRVE 1, IRVE 2, IRVE 3).

    Quels délais pour installer une IRVE ?

    L.D. Il y a un premier devis qui est fait à la copropriété. Ce devis va être présenté à l’assemblée générale. Donc il y a déjà le délai pour le vote. Une fois que l’assemblée générale a voté le projet, selon la complexité, cela va être de 6 mois à 1 an pour voir l’aboutissement du projet. Au global, on peut donc être à 1 an et demi.

    Quels équipements pour débuter dans l’installation IRVE ?

    L.D. Ce sont les équipements de base de l’électricien au départ. Mais très vite, il faut s’équiper pour tester le réseaux de terre de la copropriété. Et ensuite pour pouvoir tester les différentiels, la borne de recharge en elle-même et le réseau de communication pour le système de télérelève. Il y a parfois un réseau interne à créer, donc en ce cas il faut un testeur de réseau interne pour tester le réseau dans le parking.

    F.B. Dans tous les cas, chez EDF nous proposerons une solution de pilotage et de supervision. C’est quelque chose que l’on va proposer début 2020 avec tous les services qui vont avec : la répartition de charge, la facturation client pour reverser la copropriété quand c’est le point de livraison de la copropriété. Et puis à terme aussi, la prise en compte des besoins des utilisateurs en termes de recharge. On a vraiment envie d’aller dans cette direction là, avec pour but que ce soit simple pour le client, en termes de gestion de sa vie avec le véhicule. Parce que l’enjeu aussi est qu’il puisse utiliser son pass de mobilité Izivia pour se charger sur des bornes publiques évidemment, mais aussi chez lui pour limiter ses consommations, dans son entreprise ensuite… Aujourd’hui notre métier consiste a créer tout un écosystème qui soit agréable et ergonomique pour le client.

  • Des colliers d’installation conçus pour les électriciens

    Des colliers d’installation conçus pour les électriciens

    Avec les gammes LPH et Robusto, HellermannTyton propose des colliers d’installation à tête plate ergonomiques, résistants et rapides à mettre en œuvre, tout en préservant l’intégrité des câbles enserrés.

    Gamme LPH

    Les colliers d’installation de la gamme LPH (Low Profile Head) répondent aux besoins d’usage courant des électriciens. Ce sont des colliers de couleur noire en polyamide 6.6 conformes à la directive RoHS, résistants en continu à une plage de température comprise entre – 40 et + 80 ou 85 °C, voire jusqu’à 105 °C pendant 500 heures, selon les références.

    D’une largeur de 9 mm, avec une bande à fin crantage extérieur, les colliers de la gamme LPH sont disponibles en plusieurs longueurs :

    • 123 mm (tête avec simple pont), pour toron de diamètre 4 à 22 mm ;
    • 175 mm (tête avec simple pont), pour toron de diamètre 10 à 40 mm ;
    • 265 mm (tête avec double pont) pour toron de diamètre 25 à 62 mm ;
    • 355 mm (tête avec double pont) pour toron de diamètre 25 à 92 mm ;
    • 505 mm (tête avec double pont) pour toron de diamètre 74 à 140 mm ;
    • 752 mm (tête avec double pont) pour toron de diamètre 74 à 220 mm.

    Tête plate avec simple ou double pont ?

    D’un profil plat, la tête du collier facilite son usage dans les espaces les plus exigüs. Suivant sa longueur, le collier dispose d’une tête avec simple ou double pont. Mais pourquoi cette différence ?
 La principale caractéristique de la tête avec simple pont réside dans la possibilité de serrer un toron de diamètre plus petit. Voilà pourquoi ces colliers sont disponibles uniquement en longueurs 123 et 175 mm.

    La résistance mécanique est inférieure aux colliers à tête à double pont. Ces colliers servant à maintenir des câbles plus légers et de diamètres plus petits, il n’est donc pas nécessaire d’atteindre les performances mécaniques des colliers à tête avec double pont. Les colliers de la gamme LPH possédant une tête avec double pont (de 265 à 752 mm de long) offrent une excellente résistance mécanique. En revanche, ils ne sont pas conçus pour maintenir des câbles d’un diamètre inférieur à 25 mm. La résistance mécanique plus élevée permet de maintenir des câbles plus lourds et de diamètres plus importants.

    Usage intérieur ou extérieur

    Les colliers de la gamme LPH s’installent aussi bien en intérieur qu’en extérieur. Ils sont particulièrement utilisés pour des installations sur chemins de câbles et dans le BTP. Ils ont également de plus en plus d’applications dans les milieux industriels. Ces colliers offrent des possibilités de serrage optimal, tout en maintenant une faible pression sur les câbles grâce à leur large bande. Le crantage extérieur assure le maintien des câbles en douceur.

    Collier premium Robusto

    Autre collier de serrage avec un design similaire au LPH : le Robusto. Les colliers Robusto sont moulés en polyamide 11, une matière bioplastique issue d’huile végétale non alimentaire.

    Collier Robusto

    La gamme Robusto offre une grande résistance aux chlorures. L’utilisation des colliers est donc recommandée sur de l’acier galvanisé, en particulier pour les installations photovoltaïques. Ces colliers résistent aussi aux acides, bases et agents oxydants.

    La gamme Robusto supportant également très bien les basses températures, ces colliers peuvent être utilisés dans des zones où le froid est omniprésent. Par exemple en chambre froide ou en montagne.

    Les performances techniques sont constantes et durables, grâce à la très faible reprise d’humidité de la matière (non hygroscopique).

    Les caractéristiques techniques de la gamme Robusto permettent donc une utilisation des colliers aussi bien dans des installations électriques classiques, comme les colliers LPH, que dans des environnements beaucoup plus contraignants comme sur des plateformes pétrolières.

    Position d’attente possible

    Les colliers de largeur 9 mm de la gamme LPH et de la gamme Robusto offrent tous la possibilité d’un usage en « position d’attente ». Cela signifie que la boucle du collier peut être fermée provisoirement, en attente, puis réouverte pour modifier un brassage de câbles, avant une fermeture définitive du collier.

    Mise en œuvre

    Outil manuel de pose pour colliers plastiques MK10-SB

    Conçus pour être facilement installés et serrés à la main, les colliers de la gamme LPH et Robusto peuvent également être mis en œuvre à l’aide de l’outil de pose MK10SB. Cet outil manuel est d’une grand robustesse, il dispose d’un levier de coupe et d’une butée anti-pincement. Pour un usage plus intensif, l’installateur peut utiliser l’outil de pose EVO9, à la fois ergonomique et dynamométrique. Il contribue par ailleurs à réduire les risques de TMS (troubles musculo-squelettiques).

    D’autres outils de pose sont également disponibles.

    > En savoir plus sur le MK10-SB

    Chevilles murales LOK01

    Chevilles murales LOK01

    Les chevilles murales LOK, combinées à un collier d’installation de largeur 9 mm, peuvent servir aussi bien en intérieur qu’en extérieur.

    Elles sont utilisées pour des applications diverses et variées : du maintien de plantes grimpantes, à la sécurisation des câbles fixés sur les façades de bâtiments.

    En complément des colliers Robusto, la cheville murale LOK01 en PA11 bénéficie de tous les atouts de cette matière : souplesse, résistance aux UV, résistance chimique et comportement stable sur une large plage de températures.

    > En savoir plus sur les chevilles LOK01

    Prise en compte du cycle de vie des produits

    HellermannTyton est certifié ISO14001. Dans ce cadre, l’entreprise travaille sur le cycle de vie des produits, afin de concrètement diminuer son empreinte environnementale : utilisation de matières éco-responsables, mise au point de produits plus légers et valorisation des déchets.

  • Augmentez la durée de disponibilité des Data Center

    Augmentez la durée de disponibilité des Data Center

    Téléchargez le guide “Tout ce que vous devez savoir sur la conformité à la dernière norme d’étiquetage TIA-606-C” ! Et rendez-nous visite au salon DATA CENTER WORLD à Paris, les 27 et 28 novembre 2019 (Kiosque: M40).

    L’étiquetage efficace des câbles vous permet d’ajouter de la valeur à vos opérations grâce à des installations organisées dont vous pouvez être fier. Le suivi des bonnes pratiques peut être avantageux pour votre entreprise et vos clients en améliorant l’efficacité, la rentabilité et la satisfaction des clients. Les systèmes correctement étiquetés profitent à tout le monde, des installateurs et entrepreneurs aux patrons et entreprises, en passant par les techniciens informatiques.

  • La FFIE met le cap sur l’intégration

    La FFIE met le cap sur l’intégration

    Nouvelle étape pour la FFIE dans sa démarche d’accompagnement des professionnels de l’électricité sur les nouveaux marchés : en 2020, la fédération changera de nom et mettra le cap sur l’intégration. Entretien avec Emmanuel Gravier, président de la FFIE.

    En 2020, la FFIE troque son “i” d’installateur pour celui d’intégrateur. Pourquoi ce changement ?

    En effet, la fédération française des installateurs électriciens deviendra la fédération française des intégrateurs électriciens. Ce changement de nom, qui sera officiellement annoncé le 30 janvier 2020 à Paris à l’occasion de la 3ème édition des Rencontres de la FFIE, exprime la bascule de notre métier sur un nouveau business model. L’évolution technologique dans le bâtiment est très sensible avec la numérisation, le smart building et les nouveaux usages que ces innovations induisent. C’est une évolution que l’on avait connu dans l’industrie 4.0 avec l’arrivée des données (multiplication des capteurs, transmissions et traitement de l’information) et qui arrive à présent dans le tertiaire et le logement.

    Avec des données télécoms, numériques et digitales alliées à l’électricité, l’intégrateur a une place centrale dans cette révolution en cours. La mutation de la profession est donc indispensable pour aller au-delà de l’énergétique et ne pas se faire prendre les marchés par d’autres acteurs. Du coup, la FFIE fait sa révolution, notamment dans le POE ou encore avec l’équilibrage de puissance par rapport à des consommations variables dans un bâtiment. Nous arrivons au stade ultime de la révolution énergétique et numérique. La route ne sera pas simple mais d’ici 3 ou 4 ans nous aurons fait un bond vers le futur.

    Que doivent-faire les installateurs pour répondre présent sur ces marchés ?

    L’installateur doit avant tout intégrer qu’il y a une vie après l’installation : il y a de la maintenance, de nouvelles façons de travailler ou d’habiter, de nouveaux usages etc. Il doit donc être force de proposition, s’intéresser aux formations nécessaires à son évolution, à la présentation commerciale de ses offres et aux nouvelles orientations que son métier va prendre.

    Parlez-nous de votre projet de Lab.

    Plus qu’un projet, c’est une action qui est déjà en cours. L’objectif est de créer, dans nos locaux mais aussi de manière virtuelle, un parcours de visite décrivant concrètement les différentes facettes des métiers de l’électricité et les dernières innovations dans les logements et dans le secteur tertiaire. Nous y travaillons avec 30 partenaires (industriels de la profession, IRVE, systèmes anti-intrusion…), pour pouvoir montrer concrètement les potentialités de notre profession. Il ne s’agit évidemment pas d’en faire un musée, mais bien une exposition concrète, évolutive, dont les installations seront régulièrement renouvelées par les partenaires. Elle sera mise en œuvre mi-avril 2020, avec l’ambition, à terme, de pouvoir présenter ce grand « show-room » évolutif à nos adhérents, à des écoles, à des décideurs, à la presse, pour leur faire prendre conscience des enjeux et des potentiels de notre profession.

    C’est également une manière de comprendre ce que sera le marché de l’électricité dans les années qui viennent. Si, à court terme, la croissance du secteur va un peu ralentir, nous pouvons compter sur l’agilité des entreprises pour s’adapter.

    Par contre, à plus long terme, la lutte contre le changement climatique et pour les économies d’énergies va avoir des implications importantes pour nos métiers, car la réduction de l’empreinte écologique de nos activités va forcément bénéficier à l’électricité.

    En ce sens, notre secteur a un bel avenir.

  • Identification complète pour les tableaux électriques

    Identification complète pour les tableaux électriques

    Grâce aux imprimantes et étiquettes professionnelles, vous pouvez répondre facilement et rapidement à tous les besoins des clients en matière d’identification et fournir un aperçu immédiat des tableaux électriques les plus complexes. Consultez l’infographie !

    – Étiquettes extrêmement fiables : les étiquettes ont été conçues et testées à l’exposition aux UV, à l’humidité, au gaz et à d’autres éléments.
    – Aperçu immédiat : choisissez parmi plus de 5 000 étiquettes d’identification de câbles, produits et sécurité.
    – Facilité et rapidité : imprimez n’importe quelle étiquette sur site avec seulement quelques rouleaux d’étiquettes et une imprimante adaptée. »

    Fiabilité extrême

    Des étiquettes de qualité industrielle fiables sont disponibles pour répondre aux besoins des clients en matière d’identification de tableaux électriques. Les équipes de recherche et développement conçoivent en interne des étiquettes qui restent lisibles et en place lorsqu’elles sont exposées à une combinaison d’éléments, tels que les UV, l’humidité, la moisissure, le gaz et bien d’autres encore. Notre offre comprend également des étiquettes conformes aux exigences maritimes, de l’aéronautique et de la défense. Les fiches techniques sont disponibles pour fournir des informations sur les résultats de test des étiquettes.

    Aperçu immédiat

    Plus de 5 000 étiquettes élégantes permettent aux tableautiers de fournir un aperçu immédiat des tableaux électriques les plus complexes. Avec une impression nette, un large éventail de tailles et de couleurs, avec ou sans profil surélevé, les étiquettes Brady peuvent identifier n’importe quel risque de sécurité, câble ou composant des tableaux électriques. Les composants concernés sont notamment les contrôleurs, modules E/S, alimentations, disjoncteurs, borniers, répartiteurs, modules à relais, démarreurs, connecteurs ultra-résistants et bien plus encore.

    Facilité et rapidité

    Les étiquettes pour tableaux électriques peuvent être rapidement imprimées sur votre site à l’aide d’un large éventail d’imprimantes Brady. Il ne vous suffit que de quelques rouleaux d’étiquettes et d’une imprimante adaptée pour avoir une grande variété d’étiquettes pour tableaux électriques à votre disposition. La plupart des étiquettes peuvent être imprimées avec des systèmes d’impression aussi bien de bureau que portables pour une flexibilité accrue. Les applications Brady Workstation vous permettent de concevoir, de sérialiser et d’imprimer facilement les étiquettes dont vous avez besoin.

  • Quelles visions pour le véhicule électrique dans la ville ? Réponses d’experts avec Renault

    Quelles visions pour le véhicule électrique dans la ville ? Réponses d’experts avec Renault

    Nicolas Schottey, Program Director EV battery & charging infrastructure chez Renault, et Pierre Marcellin, Key Account Manager, répondent aux questions sur la recharge des véhicules électriques à l’occasion du Grand Circuit Energiser le Bâtiment.

    Retranscription

    Le véhicule électrique : réalité ou produit de niche ?

    Juste un chiffre. Aujourd’hui, 10 % des ventes du groupe Renault sur les voitures citadines sont déjà électriques. En véhicule utilitaire, c’est encore au dessus.

    Comment faire pour rouler en véhicule électrique dans les hypercentres quand on n’a pas de place de parking ?

    Pour moi il y a vraiment deux réponses. Pour la première, il faut vraiment que l’on arrive à mettre des systèmes qui sont plutôt sur des infrastructures partagées (donc je pense que la voie publique est un vrai point). L’utilisation de parking notamment, on va avoir des parkings qui vont être de moins en moins utilisés puisque l’on est en train de sortir la voiture du centre ville. Puisqu’ils sont moins utilisés pourquoi ne pas mettre des bornes ? On est en train de travailler sur ces sujets là pour vraiment créer ces milieux dans lesquels on va pouvoir recharger sa voiture. On pourra aussi probablement réserver sa borne. Après, l’autre solution, c’est la location.

    Renault propose-t-il des solutions spécifiques pour les copropriétés ?

    Cela fait trois ans que l’on travaille sur la copropriété de façon assez active et on n’a pas trouvé la bonne solution. Soit on fait une solution que les syndics adorent, où c’est l’utilisateur de la voiture qui doit tout payer. Dans ce cas, ça passe super bien en assemblée générale. Sauf que moi je ne vends pas de voitures. Soit, la borne est prise en charge par la copropriété, et à ce moment là il y en toujours qui vont demander pourquoi ils devraient payer pour leurs voisins. Donc au final ça ne se fait pas non plus. On est vraiment sur ce point de crispation autour de la copropriété : comment faire avancer vraiment les choses ? Faut-il légiférer un peu plus ?

  • IRVE : la qualification de la conception à l’installation

    IRVE : la qualification de la conception à l’installation

    Depuis le décret du 12 janvier 2017, la qualification IRVE est obligatoire pour les entreprises qui installent des bornes de recharge de véhicules électriques. Afnor Certification propose deux niveaux de qualification dans ce domaine : “installation et maintenance IRVE”, pour répondre à la réglementation ; et “conception IRVE”, pour les entreprises qui souhaitent attester de leur expertise en conception. Jérémie Mella, le référent des qualifications d’Afnor Certification, présente les deux qualifications.

    Comment se déroule le processus de qualification “installation et maintenance IRVE” ?

    Cette qualification répond directement au décret du 12 janvier 2017 et s’accompagne donc de prérequis. La réglementation demande ainsi aux entreprises candidates de former leur référent technique avant de débuter le processus. Afnor Certification, en tant qu’organisme de qualification, agrée les organismes de formation qui remplissent les critères du programme de formation de référence. Une fois son ou ses référents formés, l’entreprise peut déposer un dossier comportant les justificatifs des critères administratifs, financiers et juridiques et des critères techniques. Une recevabilité du dossier est alors effectuée par examen des critères administratifs, financiers et juridiques.

    Vient ensuite l’examen des critères techniques, qui concernent à la fois les moyens humains avec notamment la justification d’un référent technique, les moyens matériels et les références d’installation. Cette étape est réalisée par un instructeur technique. Ici, nous avons deux cas de figure : soit l’entreprise a déjà réalisé deux références dans la recharge électrique et peut fournir les pièces spécifiques (notes de calculs, schéma unifilaire, attestation du bureau de contrôle ou Consuel, déclaration sur l’honneur de la prise en compte du dispositif pour assurer la conformité électrique…) ; soit l’entreprise n’a pas encore de référence d’installation à présenter, dans quel cas elle peut prétendre au probatoire et dispose de deux ans pour réaliser les deux références. Dans les deux cas, la qualification sera valide pour une durée de quatre ans, période probatoire comprise.

    Comment faciliter le processus ?

    Pour ne pas être bloqué en recevabilité, nous conseillons avant tout d’anticiper les démarches administratives car certaines d’entre elles peuvent être longues à obtenir, comme le Kbis, le casier judiciaire du chef d’entreprise, ou encore les attestations d’assurance. Les candidats trouveront sur le site Internet d’Afnor Certification la nomenclature et le guide de qualification détaillant l’ensemble des pièces à fournir.

    L’instruction du dossier peut également être facilitée par le niveau de détail dans le profil du référent technique en mettant en avant ses compétences, son parcours, ses formations.

    De plus, s’il n’est pas nécessaire de détenir d’autres qualifications pour prétendre à la qualification IRVE, nous nous assurons que l’entreprise dispose aussi bien du savoir-faire dans le domaine des bornes de recharge que dans le domaine électrique. Si le référent ne détient pas cette double compétence, l’entreprise peut nommer deux référents pour une seule et même qualification : le spécialiste installation électrique portera la compétence autour du câblage, et le spécialiste IRVE aura la compétence pour choisir la borne de recharge et dimensionner l’installation.

    En quoi consiste la qualification volontaire en conception IRVE ?

    Chez Afnor Certification, nous avons réalisé qu’il manquait le maillon “conception” dans le décret. Avec cette qualification, l’idée est de valoriser les installateurs qui réalisent une véritable étude de projet avec analyse de l’existant et prise en compte de la demande du client. Nous regardons ainsi toute la démarche en amont : la gestion des contraintes du bâtiment, la méthodologie de l’audit électrique réalisé avec l’étude de faisabilité technique, les préconisations techniques de l’entreprise sur la technologie de recharge, la typologie et la fonction des bornes, ou encore l’intégration de solutions communicantes.

    La qualification “conception” ouvre ainsi la possibilité aux bureaux d’études de mettre en avant leur expertise lorsqu’ils travaillent en assistance à maîtrise d’ouvrage sur l’opportunité d’installer des IRVE. Le processus de qualification est similaire à la qualification “installation et maintenance IRVE”, avec toujours deux références, mais uniquement sur la partie conception.

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  • Les formations d’aujourd’hui et de demain pour les électriciens – Réponses d’expert avec Formapelec

    Les formations d’aujourd’hui et de demain pour les électriciens – Réponses d’expert avec Formapelec

    Hervé Jacques, directeur du développement de Formapelec, répond aux questions sur les formations des électriciens à l’occasion du Grand Circuit Énergiser le Bâtiment du 27 juin à Nice.

    Retranscription

    Les formations sur les nouveaux marchés ont-elles du succès auprès des électriciens ?

    Sur les nouveaux marchés, les formations les plus prisées sont essentiellement liées au marché des IRVE (infrastructures de recharge de véhicules électriques). Nous avons pas mal de demandes sur ce secteur là, jusqu’aux charges semi-rapides. Peu de demandes dans les charges rapides, on va jusqu’au niveau P1, P2 mais pas forcément P3. Nous avons également de plus en plus de demandes sur le photovoltaïque. C’est un peu une surprise pour nous. Nous nous y attendions mais pas si tôt. Et nous avons aussi de plus en plus de demandes sur le bâtiment connecté.

    Ce sont les grandes thématiques qui ressortent aujourd’hui sur les formations. Il y a une certaine logique avec la transition énergétique et la transition numérique.

    Comment expliquer cet engouement ?

    L’obligation de qualification par Qualifelec impose aux installateurs d’avoir une attestation de formation pour pouvoir déposer leur dossier de qualification. Forcément ça les pousse. Ceci dit, avec le recul, il y a pas mal d’entreprises qui au départ viennent parce qu’elles sont obligées, mais qui restent parce qu’elles trouvent finalement le contenu de la formation intéressant, je dirais même important, pour développer correctement les compétences des installateurs. Si on parle de bornes de recharge, finalement, l’installation en tant que telle n’est pas compliquée mais c’est le contexte qui l’est un peu plus et parfois l’aspect connecté. Donc, là, ils sont très demandeurs.

    Quels changements attendre sur l’aide à la formation ?

    C’est sûr que la réforme de la formation professionnelle va provoquer des changements sur les financements. Ce que l’on sait aujourd’hui, c’est qu’il n’y a pas de règles. C’est à dire que lorsque l’on a une demande d’une entreprise sur les financements associés à une formation, on a pour consigne – de Constructys notamment – de les aiguiller vers leur conseiller pour avoir les bonnes réponses. Ceci dit, il y a quand même une règle qui sort assez régulièrement, c’est qu’il y a pas mal de financements pour les entreprises de moins de 50 salariés. Les TPE et PME ont des financements importants, ce qui doit leur permettre de se positionner plus fortement sur de nouveaux marchés via le développement des compétences qu’ils pourront acquérir de façon un peu plus facile qu’avant.

    Après, sur les aides, il faut entrer immédiatement en contact avec Constructys et là on a un rôle à jouer de facilitateur. Quand on a monté par exemple le projet photovoltaïque, je me suis assuré que j’avais du financement quelque part. On travaille avec Constructys main dans la main, ce qui permet d’avoir des réponses très concrètes et très rapides auprès des entreprises.

    Quelles sont les formations émergentes ?

    Les deux formations que l’on sait émergentes pour la fin 2019 et début 2020 : formation sur les colonnes électriques pour les installateurs et les chargés d’affaires. Pour les installateurs, c’est une revue de leurs gestes et le savoir faire dans le domaine de la rénovation des colonnes électriques. Et pour les chargés d’affaires, on est plus sur la conception installation et sur le rapport avec l’exploitant. Il y a beaucoup de dossiers en souffrance, en région parisienne notamment, avec l’exploitant. L’idée c’est d’apporter des solutions concrètes dès la prise en compte des projets, pour que certaines erreurs soient évitées dès le début.

  • Enedis publie un guide pour faciliter l’installation de bornes de recharge en habitat collectif

    Enedis publie un guide pour faciliter l’installation de bornes de recharge en habitat collectif

    Dès que la question de l’installation d’une borne de recharge se pose au sein d’un immeuble, il est pertinent de réfléchir à une solution plutôt collective qu’individuelle et à une solution qui soit évolutive. Enedis publie un guide pour faciliter l’installation de bornes de recharge en habitat collectif. Ce document s’adresse à tous les acteurs de l’écosystème et détaille les différentes étapes à respecter selon différents scénarii.

    Le guide détaille notamment le parcours type d’un syndic/bailleur, d’un résident ou d’un promoteur pour installer des bornes de recharge dans une copropriété. Il liste et décrit également chaque étape :

    • la réalisation d’une information préalable
    • l’identification des besoins au sein de l’immeuble pour le syndic/bailleur
    • les questions clés pour se préparer à la visite du site
    • la présentation des différentes architecture possibles de raccordement

    Pour finir, le guide présente en détail les architectures de raccordement, avec leurs avantages, leurs modes de gestion de la facturation et la gestion de l’entretien.

    • raccordement d’une nouvelle colonne électrique avec création d’un nouveau pdl (point de livraison) pour chaque borne
    • raccordement en aval des services généraux
    • raccordement en aval des services généraux et comptage assuré par le gestionnaire de réseau de distribution
    • raccordement avec création d’un nouveau point de livraison dédié

  • « Faire revenir l’électricité au centre des préoccupations » – Réponses d’expert avec Legrand

    « Faire revenir l’électricité au centre des préoccupations » – Réponses d’expert avec Legrand

    Emmanuel Ballandras, directeur des partenariats de Legrand, répond aux questions sur l’avenir du bâtiment connecté à l’occasion du Grand Circuit Énergiser le Bâtiment du 27 juin à Nice.

    Retranscription

    Le marché du Bâtiment connecté est-il plus présent dans le neuf ou l’existant ?

    On a aujourd’hui, en prescription, plus de 12 000 logements connectés. À peu près tous les promoteurs sont représentés dans les logements en question, il n’y en presque aucun un qui n’a pas croqué la pomme. Le problème, c’est qu’entre le moment où vous le dites et le moment où les programmes sortent de terre, il se passe du temps. On est en train d’observer maintenant les vrais programmes sortant avec de vrais gens, qui sont équipés.

    La rénovation, par contre, permet d’éviter ce piège et fait que l’on a 10 à 12 000 téléchargements de l’application qui pilotent les produits qui sont là. Donc, il y a 10 000 à 12 000 personnes en France au moment où l’on se parle qui pilotent et allument leurs lumières et leurs prises avec l’application.

    À quand la fin du circuit va-et-vient ?

    Je pense que ce qu’il compte pour beaucoup de monde aujourd’hui, c’est la notion de temps. Pourquoi passer au connecté c’est bien ? Par ce que ça rend la chose « sexy » pour l’usager. L’idée, c’est que l’électricité revienne au centre de ses préoccupations. Vous perdez vos va-et-vient, mais vous gagnez des gens qui disent « qu’est-ce que c’est canon que l’électricité revienne au milieu de mon intérêt quotidien ». Et du coup, je vais peut-être appeler mon installateur pour faire grandir et évoluer l’installation. Car pour faire l’infrastructure nécessaire, l’usager a plus que jamais besoin de son électricien.

    Y a-t-il un sens à se spécialiser dans l’installation d’équipements connectés ?

    Oui, il faut a minima créer une cellule au sein d’une entreprise qui a atteint une taille critique. Ou s’associer à des professionnels dont c’est le métier. En s’associant à eux et en les regardant faire, on finit par acquérir l’expérience aussi et par être un jour capable de le faire. Donc c’est toujours gagnant.