Catégorie : Électricien

Le métier d’électricien se réinvente face aux exigences croissantes du bâtiment : transition énergétique, bâtiments intelligents, et réglementations strictes (RE 2020, normes NFC 15-100, etc.).

 

Aujourd’hui, maîtriser les installations classiques ne suffit plus. Il faut aussi intégrer les solutions connectées, les énergies renouvelables, et les protocoles de sécurité pour répondre aux attentes des maîtres d’ouvrage et des usagers.

  • À Nice, un groupement pour booster le marché de l’efficacité énergétique

    À Nice, un groupement pour booster le marché de l’efficacité énergétique

    Pour accompagner les entreprises du département des alpes maritimes, la CCI NICE COTE d’Azur a lancé au deuxième trimestre 2018 le Groupement Efficacité énergétique et Énergies renouvelables. Une initiative impulsée et soutenue par la FFIE. Explications avec Patrick Moulard, délégué régional de la FFIE pour la région Sud.

    Comment est né ce nouveau groupement ?

    En 2011, la CCI Nice-Côte d’Azur (CCINCA) avait lancé un premier groupement sur le photovoltaïque. Laissé en sommeil à la suite du moratoire le projet est ressorti des cartons avec la volonté de développer l’autoconsommation. Dès lors, pourquoi ne pas raisonner plus large et inclure dans un nouveau groupement les acteurs économiques du secteur de l’efficacité énergétique et des énergies renouvelables ? C’est cette proposition – appuyée par la FFIE – qui a été retenue pour former en juin 2018 le Groupement Efficacité énergétique et Énergies renouvelables. On y retrouve ainsi des électriciens ,des entreprises du génie électrique, mais aussi des bureaux d’études spécialisés, des fabricants de solutions EnR ou de pilotage, et des distributeurs .Une ouverture auprès des financeurs est prévu en 2019. Un an après son lancement, le groupement compte plus d’une soixantaine d’entreprises membres.

    Comment fonctionne-t-il ?

    Le but est de proposer aux acteurs économiques du territoire (hôtels, centres commerciaux, bureaux, industries…) un accompagnement neutre sur les opportunités d’économies d’énergie de leurs bâtiments, via par exemple du pilotage énergétique, du relamping, des énergies renouvelables ou encore de la production de chaleur et de froid.

    Concrètement, la CCINCA identifie des projets et les communique aux membres du groupement en fonction des services que ces derniers proposent. La typologie des travaux envisageables est déterminée suite à un pré-diagnostic, peu détaillé pour ne pas entraver le travail de l’installateur et du bureau d’étude. La CCINCA a pour cela mis en place un site internet, le Portail de l’Énergie pour l’entreprise (portail-energie.fr), sur lequel le maître d’ouvrage répond en cinq minutes à une série de questions visant à situer son niveau de maîtrise énergétique. Aucune donnée de consommation énergétique précise n’est requise. À la fin de cet autodiagnostic, un niveau de 1 à 4 est attribué en fonction des pratiques renseignées. Les membres du groupement prennent alors le relais en apportant des solutions de travaux et un accompagnement – notamment financier – pour aboutir au passage à l’acte.

    La FFIE travaille également avec Enedis sur le sujet du raccordement et des colonnes montantes.

    En effet, nous avons rassemblé les maîtres d’ouvrages privés, les bureaux d’études concepteurs et les entreprises d’électricité pour initier une réflexion sur l’amélioration des procédures de raccordement dans la construction collective neuve. Cette réunion de travail a permis de remonter des incohérences et d’identifier des pistes d’amélioration sur le parcours de raccordement à partir de la conception des bâtiments. En vrai partenaire de la filière, ENEDIS tient à apporter des améliorations concrètes dans la qualité de sa relation avec les acteurs de l’acte de construire et réduire les délais sur les chantiers.

  • IRVE en copro, le nouvel eldorado ?

    IRVE en copro, le nouvel eldorado ?

    Avec l’instauration en 2015 du “droit à la prise” dans les bâtiments existants et la mise en place d’aides financières, l’installation d’infrastructures de recharge de véhicules électriques (IRVE) dans les copropriétés s’annonce un marché d’avenir pour les électriciens.

    Près de de 200 000 véhicules électriques et hybrides* circulent actuellement en France, soit plus que n’importe quel pays européen. L’Ile-de-France représente à elle-seule plus du tiers du parc automobile électrifié français. Et les ventes continuent de grimper ! Selon les prévisions, 350 000 véhicules 100 % électriques pourraient être en circulation en 2020. Cependant, pour près d’un français sur quatre, le manque d’infrastructures de recharge demeure le principal frein à l’achat**.

    Plus de 240 000 points de charge installés en France

    La France ne compte aujourd’hui que 25 000 points de charge publics. Un chiffre en progression mais éloigné de l’objectif annoncé par l’État de 100 000 bornes accessibles au public (hors domicile) d’ici 2020. Le véritable moteur du marché se trouve du côté du secteur privé. Selon Enedis, le territoire compte 240 000 points de charge en décembre 2018, contre 168 000 l’année précédente. Une évolution de 43 % sur une période durant laquelle la part des prises publiques n’a pas évolué. Près de 53 % de ces équipements sont installés pour des sociétés et 36 % chez les particuliers. Un foyer sur deux habitant en résidentiel collectif, les copropriétés offre un fort potentiel d’activité aux électriciens qui s’engagent sur la voie des IRVE.

    Des aides pour financer les installations

    Le développement des infrastructures de recharge dans les copropriétés est soutenu financièrement par les pouvoirs publics, notamment à travers le programme Advenir. Avec les certificats d’économie d’énergie (CEE), tous les copropriétaires peuvent couvrir jusqu’à 50 % des coûts de fourniture et d’installation. L’aide est plafonnée à 1 300 euros, avec une prime supplémentaire de 360 euros pour les installations intégrant un pilotage énergétique.

    Reconduit en 2019, le crédit d’impôt pour la transition énergétique (CITE) pour financer les points de charge est également mobilisable. Il peut ainsi financer le propriétaire occupant à hauteur de 30 % du montant des équipements. De plus, l’ensemble des travaux éligibles au crédit d’impôt bénéficie d’une TVA à taux réduit de 5,5 %.

    Les collectivités locales proposent également leur propres aides financières. La ville de Paris est l’une des plus généreuses avec une subvention d’un montant de 50 % du coût TTC (jusqu’à 2 000 euros pour 4 points de charge) des travaux de mise en place de bornes de recharge collectives installées sur les parties communes et à usage de l’ensemble des résidents. Cette aide s’accompagne d’une subvention du même ordre, pouvant atteindre 2 000 euros, attribuée pour les travaux de mise aux normes électriques des parties communes, nécessaires pour l’installation des bornes.

    Qualification obligatoire

    En parallèle du développement de la demande, les pouvoirs publics réglementent la filière en charge de l’installation. La qualification est ainsi obligatoire depuis le 14 juillet 2017 (décret n°2017-26 en date du 13 janvier 2017 et article R. 4544-9 du code du travail). Seuls les installateurs intervenant sur des bornes de recharge de 3,7 kVA dans un bâtiment d’habitation privée ne sont pas concernés par cette obligation.

    En complément du socle de compétences et du savoir-faire propres aux électriciens, chaque entreprise qualifiée avec la mention IRVE doit justifier d’une formation spécifique, agréée par un organisme de qualification. Trois niveaux de formation sont agréés par les pouvoirs publics : la formation de base, la formation Expert et la formation recharge rapide.

    Premier organisme de qualification à proposer une mention IRVE, Qualifelec a annoncé avoir franchi le cap des 600 entreprises qualifiées sur ce domaine au 1er trimestre 2019. Accompagnée par la réglementation et les aides financières, cette montée en compétence des installateurs offre les bases solides au développement d’un marché à très fort potentiel. Tout en évitant de reproduire les erreurs du passé, telle que la déroute du photovoltaïque dans les années 2000.

    * Source : Conseil national de l’industrie
    ** Source : enquête IPSOS Avere-France / Mobivia (2018)

    Un droit à la prise dans les copropriétés

    Difficile de voter des travaux en copropriété ? Ce n’est pas le cas en ce qui concerne l’installation de points de charge grâce au concept réglementaire de « droit à la prise ». Tout propriétaire de véhicule électrique ou hybride peut invoquer ce droit pour installer – à ses propres frais – une borne de charge individuelle dans un parking de son immeuble. Si le propriétaire doit s’adresser directement au syndic avant de procéder au travaux, le locataire doit pour sa part en informer son propriétaire par lettre recommandée avec demande d’avis de réception.

    À cette étape, un devis réalisé par un installateur est nécessaire. Le syndic dispose alors d’un délai de 6 mois pour s’opposer aux travaux via saisine du tribunal d’instance. Il peut également décider d’équiper l’ensemble des places de stationnement de l’immeuble. Par ailleurs, l’article 57 de la loi du 12 juillet 2010 oblige les syndics de copropriétaires à aborder l’opportunité d’installer une IRVE lors de l’assemblée générale annuelle. La majorité simple suffit pour valider la décision.

  • Une approche frugale avec l’autoconsommation

    Une approche frugale avec l’autoconsommation

    « Énergiser le bâtiment », c’est la vocation de Promotelec depuis sa création, en 1962. La doyenne des associations sur la problématique de l’électricité demeure en pointe des préoccupations les plus actuelles autour des nouvelles technologies et des grandes tendances de l’énergie et du bâtiment. Tour d’horizon avec Dominique Cottineau, directeur en charge des Territoires chez Promotelec.

    Pouvez-vous nous présenter Promotelec et son champ d’action ?

    Promotelec est une association qui a été créée en 1962 autour des problématiques de sécurité des installations électriques. La période de l’après-guerre, avec la démocratisation des équipements électriques, a vu croître les puissances nécessaires pour répondre aux besoins croissants des équipements disponibles au sein de chaque foyer. Mais aussi une plus grande sinistralité électrique. Promotelec est donc née de la nécessité de promouvoir les bonnes pratiques liées aux installations électriques auprès des particuliers et des professionnels. Promotelec a ensuite travaillé sur des règles de qualité et d’isolation de l’habitat, ce qui a abouti, en 1971 à une première approche de ce que l’on nommerait aujourd’hui la « performance énergétique » dans le neuf.

    Promotelec œuvre désormais autour des trois enjeux fondamentaux : la sécurité et la qualité des installations électriques (notamment sur le parc existant) ; le parcours résidentiel de vie, en intégrant le sujet du maintien de l’autonomie, etc ; la performance énergétique et environnementale des constructions neuves et des bâtiments rénovés. Dans ces domaines, notre rôle consiste à valoriser ces enjeux auprès des filières et du grand public. Nous avons également un rôle de certificateur, au travers de Promotelec Services, avec nos propres labels, permettant de certifier des niveaux comme HPE et BBC en rénovation. Nous travaillons pour ce faire en concertation avec nos 25 membres, acteurs de l’électricité (fournisseurs, fabricants, distributeurs, installateurs), du logement, des institutionnels et des représentants des usagers.

    Aujourd’hui, Promotelec traite du sujet « bas carbone », et cette approche influe sur notre vision des nouvelles problématiques actuelles, notamment autour de la production locale d’énergie, dans le contexte d’un bâtiment responsable.

    Comment envisager la production solaire photovoltaïque ? Faut-il penser « autoconsommation » ou se tourner vers la revente ?

    Dans le contexte réglementaire actuel et celui à venir prévisible (notamment en ce qui concerne la future réglementation environnementale à horizon 2020), il est indispensable de rentrer dans des logiques de production d’énergie renouvelable et de production locale dans les Bâtiments dits « à Energie Positive », c’est-à-dire des bâtiments considérés comme produisant plus d’énergie qu’ils n’en consomment, sur des critères à définir. Dans un cadre urbain, il est également nécessaire de penser le bâtiment, dans ses composantes de consommation et de production, sur une échelle plus vaste, comme par exemple le quartier.

    Si l’autoconsommation ne pose pas de problèmes particuliers pour les maisons individuelles, la question demeure plus délicate pour la considérer à l’échelle du logement au sein des bâtiments collectifs, pour lesquels la répartition de l’énergie produite doit faire l’objet de règles. Cette question n’est pas encore parfaitement résolue, mais les choses avancent.

    Promotelec, du fait de sa philosophie originelle de « justes exigences », est très favorable à l’autoconsommation, dans la mesure où elle seule permet une approche « frugale » qui va amener à dimensionner au plus juste les installations, en fonction des besoins (qui vont nécessairement se réduire du fait des exigences croissantes des normes), et non des exigences de rentabilité des installations (qui sont subjectives et viseront un horizon temporel le plus proche possible de l’investissement initial). Dans cette logique, l’autoconsommation permet une approche du « ni trop, ni trop peu de travaux », en phase avec la recherche d’un optimum entre consommation et production.

    De la même manière, l’autoconsommation va pousser les occupants à rechercher des solutions de stockage « induit » de l’énergie produite, comme par exemple au travers des ballons d’eau chaude thermodynamique.

    Comment envisagez-vous le développement des bornes de recharge pour véhicules électriques ?

    Les IRVE constituent un marché d’avenir et une évolution nécessaire en tant que prolongement du logement bas carbone. La problématique de la mobilité rejoint celle des occupants des logements, car ce sont eux qui se déplacent : un habitant est une personne mobile et le véhicule électrique permet de penser la personne dans une globalité plus vaste, dans ses différentes « fonctions », comme l’occupation d’un logement ou les déplacements.

    Les véhicules électriques sont un sujet qui est arrivé très rapidement dans le débat. De ce fait, les filières ont encore, semble-t-il, peu de visibilité sur ses potentiels, ce qui réduit son périmètre, en termes d’énergie, à une problématique de dimensionnement. Autrement dit, comment penser le réseau électrique public et privé dans une vision à long terme où chacun est équipé d’un véhicule à propulsion électrique ? Nous ne sommes même pas certains des solutions technologiques qui seront démocratisées demain : tout électrique ? hybride ? Dans l’un ou l’autre cas, les contraintes qui pèseront sur les réseaux et sur les comportements individuels ne seront nécessairement pas les mêmes. Aujourd’hui, une voiture peut être utilisée à volonté. Quand il faudra la mettre en charge, ce ne sera plus forcément le cas et cela nécessitera des adaptations profondes de notre rapport à la mobilité. D’un autre côté, le choix d’un véhicule hybride rechargeable permettra de l’utiliser comme un moyen de stockage induit de l’électricité solaire surproduite. Les scénarios sont donc multiples et restent à écrire.

    Dans ce cadre, nos préconisations sont assez simples : Penser « pré-équipement IRVE » en cas de rénovation ou en construction neuve ; suivre les évolutions du secteur au plus près ; être vigilant sur la sécurité des installations IRVE.

    Pilotage et optimisation de l’énergie : comment consommer mieux, moins et plus intelligemment ?

    Avec les constructions neuves conformes à la Réglementation Thermique 2012 ou rénovées en BBC, on a à faire à des bâtiments performants sur le plan énergétique. Leur isolation, les matériaux utilisés et les éléments de chauffage sont désormais très performants. Il devient donc difficile de travailler sur le bâtiment en lui-même si l’on souhaite encore améliorer ces performances : le pilotage devient le moyen le plus approprié pour obtenir une plus grande finesse dans l’utilisation des équipements. C’est ici que la domotique et les éléments du logement connecté trouvent toute leur utilité, et que l’on va commencer à pouvoir parler d’optimisation énergétique au sens propre du terme.

    Le pilotage du logement permet en effet de gérer énormément de paramètres, et de « corriger » ce qui pourrait apparaître comme des contradictions. Par exemple, la réglementation impose des surfaces vitrées importantes pour garantir des apports de chaleur solaire en hiver. Mais, en été, ces vitrages deviennent des facteurs de surchauffe. Le pilotage permet d’automatiser la gestion des occultants et des ouvrants, et ainsi corriger ces « effets de bord » de manière automatique, sans intervention humaine. Le bâtiment devient en quelque sorte capable de corriger lui-même ses propres défauts.

    Si la domotique nécessite un temps d’adaptation pour les occupants, les industriels ont consacré une part importante de leurs efforts à faciliter l’appropriation de la domotique

    La prochaine « vague » de l’optimisation sera sans aucun doute l’intégration de la production locale d’énergie, qui permettra d’utiliser la bonne énergie (celle disponible) au bon moment. Il faut donc penser le bâtiment dans son environnement. L’échelle du quartier nous semble, à ce titre, constituer la granularité la plus adéquate.

  • Mention IRVE : Qualifelec franchit le cap des 600 entreprises qualifiées au 1er trimestre

    Mention IRVE : Qualifelec franchit le cap des 600 entreprises qualifiées au 1er trimestre

    Ce sont désormais 623 entreprises disposant de cette mention qui peuvent installer des Infrastructures de Recharge de Véhicules Electriques (IRVE), conformément aux dispositions du décret n°2017-26.

    Cette progression constante du nombre d’entreprises qualifiées IRVE sur l’ensemble du territoire national est un atout pour le développement d’un réseau de recharge dense et de qualité. Elle vient soutenir l’ambition du gouvernement qui vient d’annoncer un plan d’accélération du déploiement des bornes, avec un objectif de 100.000 bornes en 2022.

    La qualification, un outil pour aborder les nouveaux marchés

    Anticipant l’essor de la mobilité électrique, Qualifelec a été le premier organisme de qualification à proposer une mention IRVE, en complément de ses qualifications. Le législateur a, par la suite reconnu l’importance de la qualification dans ce domaine et l’a rendue obligatoire avec le décret n°2017-26 en date du 13 janvier 2017. Cette obligation de qualification ne s’applique pas pour l’installation de points de recharge d’une puissance inférieure ou égale à 3,7 kW non accessibles au public.

    La majorité des infrastructures de recharge de véhicules électriques s’intègrent dans une installation électrique existante de l’espace public ou privé.

    Avoir une approche globale de l’installation est indispensable pour répondre aux exigences de sécurité en vigueur et garantir le fonctionnement optimum des bornes sur le long terme. Cette approche fait partie de la culture des entreprises et professionnels électriciens qualifiés par Qualifelec.

    La mention IRVE peut s’obtenir en complément des qualifications Courants Forts (Logement-Commerce-Petit Tertiaire et Moyen-Gros Tertiaire-Industrie) Eclairage Public, Branchements et Réseaux et Solaire Photovoltaïque. Cette mention s’appuie sur une formation spécifique aux IRVE, condition indispensable pour prétendre à l’obtention de la mention.

    La formation, préalable à la qualification

    En complément du socle de compétences et du savoir-faire propres aux électriciens, chaque entreprise qualifiée avec la mention IRVE doit justifier d’une formation spécifique, agréée par un organisme de qualification. Qualifelec a participé à l’élaboration des référentiels de formation des trois niveaux reconnus actuellement, dans le cadre du décret n°2017-26. Qualifelec agrée également les organismes de formation proposant des formations consacrées aux Infrastructures de recharge de Véhicules Electriques. Depuis le 14 janvier 2018, seules ces formations agréées sont reconnues pour obtenir la mention IRVE. La liste des organismes agréée est disponible sur le site www.devenir-qualifelec.fr, dédié aux entreprises et professionnels électriciens.

  • FLIR dévoile un détecteur de tension sans contact pour les installations électriques

    FLIR dévoile un détecteur de tension sans contact pour les installations électriques

    FLIR Systems a dévoilé début avril le FLIR VP42, un détecteur de tension sans contact doté d’une lampe torche intégrée et conçu pour dépanner et contrôler les installations électriques des bâtiments résidentiels, commerciaux et industriels. Le VP42 permet de contrôler rapidement les fils neutre et phase, pour plus de sécurité lors des interventions sur site.

    Avec sa lampe torche intégrée et sa tension nominale de sécurité CAT IV, le FLIR VP42 permet d’identifier les fils de phase lors des vérifications préliminaires sur site. Le testeur résistant, de la taille d’un stylo, identifie rapidement la présence d’une tension CA sans contact avec les fils, y compris dans les modèles de prises sécurisées les plus récents. Le VP42 simplifie l’identification des fils en triant et en traçant les fils neutres et phase dans les prises et les boîtiers de dérivation.

    Inspiré par les smartphones d’aujourd’hui, le VP42 avertit les électriciens de la présence de tension non seulement au moyen d’un témoin LED multicolore, mais également en vibrant, pour qu’ils ne manquent aucune alerte même dans les environnements bruyants ou sombres. Conçu pour durer, ce testeur durable possède un boîtier anti-roulement et une conception robuste capable de résister aux chutes jusqu’à 3 mètres sur un sol en béton. Chaque appareil VP42 est également protégé par une garantie FLIR de trois ans.

  • Hager lance son Opération Sécurité & Logement Connecté 2019

    Hager lance son Opération Sécurité & Logement Connecté 2019

    Du 1er avril au 31 juillet, Hager invite tous les installateurs à se rendre dans plus de 1 000 points de vente pour bénéficier d’offres promotionnelles inédites pour l’achat de produits de sécurité ou de domotique.

    3 offres promotionnelles inédites

    Cette nouvelle édition met en exergue 3 offres particulièrement attractives pour les installateurs.

    Pour tout achat de Pack alarme RLP305F ou de Pack alarme/coviva RLP306F, un module GSM RLD454F (permettant la transmission téléphonique) est offert.

    En correspondance à cette offre, l’installateur peut par ailleurs faire valoir 6 mois de télésurveillance offerts au consommateur.

    L’achat de la box coviva TKP100A permet d’obtenir 2 micro modules volet roulant TRM692G offerts. Le boîtier coviva, sans fil et sans travaux, offre un pilotage à distance, sur l’ensemble des produits existants (volets roulants, chauffage via smart phone, construction de scenario etc.). C’est un produit phare de l’offre domotique Hager, reconnu pour sa simplicité de mise en œuvre.

    Enfin, pour l’achat du Pack interphone LCP01F, 1 combiné LCA01F est offert.

    Cette platine de rue, posée sur un pilier en limite de propriété, et ne nécessitant aucun raccordement filaire, permet au propriétaire du logement de communiquer et d’agir à distance (ouverture et fermeture de portail etc.)

    Des produits offerts pour vivre une expérience connectée

    Cette opération nationale, portée par des offres-cadeaux, présente un intérêt « gagnant/gagnant » pour l’installateur et pour le particulier, sur un marché en plein développement.

    Cet événement est marqué par l’organisation d’animations sur les points de vente. C’est l’occasion, pour les installateurs de retrouver les commerciaux Hager, responsables et vendeurs des points de vente pour échanger autour des innovations marché, des évolutions des normes et réglementations. C’est surtout l’opportunité de vivre une expérience partagée, grâce à des démonstrations de produits, que les installateurs sont invités à tester, manipuler, afin d’appréhender leur simplicité de la mise en œuvre.

    Ouverte à tous les installateurs en France, et animée sur le terrain par l’ensemble des équipes commerciales Hager, cette opération sera relayée sur le site Internet hager.fr.

  • Améliorer la production d’électricité solaire avec l’inspection aérienne

    Améliorer la production d’électricité solaire avec l’inspection aérienne

    Le coût annuel de la gestion des parcs photovoltaïques est estimé à 1 milliard d’euros en frais de main d’œuvre. Les inspections régulières sont essentielles pour préserver l’efficacité opérationnelle, mais elles peuvent aussi se révéler dangereuses et complexes à mettre en œuvre. L’inspection complète d’un parc photovoltaïque exige un tel investissement en personnel qu’elle peut durer deux semaines lorsqu’elle est conduite à l’aide de simples équipements de test électriques portables. Sur le site d’une grande installation, ce type de contrôles est une tâche sans fin. De même, l’inspection des petites installations commerciales et de toiture peut nécessiter plusieurs jours.

    Une solution

    Quelle que soit l’installation photovoltaïque, il est essentiel d’identifier et de résoudre les problèmes via des inspections régulières, d’empêcher la survenue de pannes de plus grande envergure, de gérer les réclamations au titre de la garantie avec les fournisseurs d’équipement et de travailler selon le niveau de performance et les garanties de rendement prévus dans le contrat. Les panneaux qui ne présentent pas des performances suffisantes en raison de dysfonctionnements des convertisseurs des cellules, des connexions électriques, d’un défaut d’alignement des traceurs ou même d’un problème d’ombrage, sont visibles en quelques secondes avec la thermographie (IR). Les panneaux photovoltaïques qui ne fonctionnent pas efficacement ont tendance à avoir une signature thermique différente de celle des panneaux en bon état de marche. Une solution UAS avec système FLIR d’imagerie thermique embarqué (FLIR M210 XT2 640-13 par exemple) facilite l’inspection rapide d’une large zone cible et repère les problèmes sur les panneaux photovoltaïques depuis les airs. Une fois que le problème est identifié à l’aide de l’infrarouge, un multimètre numérique ou une pince ampèremétrique, comme la Extech MA445, peut vous aider à diagnostiquer les problèmes électriques à l’endroit de la panne et à déterminer les mesures à envisager.

    Les résultats

    L’intégration d’inspections thermiques dans votre plan de maintenance régulière réduira de plusieurs semaines à quelques jours la durée de vos inspections effectuées à l’aide d’une solution UAS, et de plusieurs heures à quelques minutes celles conduites avec une caméra thermique portable. Vous travaillerez de façon plus sécurisée en réduisant votre exposition aux composants, et vous améliorerez ainsi votre efficacité globale.

    Pour plus d’informations sur les solutions FLIR associées à la distribution de l’électricité, ou pour planifier une démonstration de produit, veuillez consulter le site : flir.com/power-generation

  • Solutions Internet : Nordnet recherche des intégrateurs électriciens

    Solutions Internet : Nordnet recherche des intégrateurs électriciens

    Jean-Pierre SERVAIS, Chargé de développement chez NORDNET, explique le concept de l’entreprise, actuellement en recherche de partenariats avec les intégrateurs électriciens.

    Une vidéo réalisée dans le cadre du Grand Circuit des Intégrateurs Electriciens

  • Des infrastructures électriques interopérables pour les usages d’aujourd’hui et de demain

    Des infrastructures électriques interopérables pour les usages d’aujourd’hui et de demain

    Legrand entend répondre aux enjeux de demain en tenant compte de l’ensemble de l’écosystème de son secteur, avec certes l’ambition d’être partout, mais sans avoir l’illusion de pouvoir toujours y dominer seul. En résulte la double exigence de l’intelligence collaborative et de l’interopérabilité. Le point avec Emmanuel Ballandras, directeur des partenariats France chez Legrand.

    Comment accompagnez-vous la démocratisation du bâtiment connecté ?

    Le marché est indéniablement porteur, et ce sont les installateurs électriciens qui sont nos meilleurs ambassadeurs auprès de leurs clients. Sur les marchés importants, nous ne voyons plus passer un seul appel d’offres de promotion immobilière qui n’intègre pas des caractéristiques de logement ou bâtiment connecté. A ce jour et pour les quelques mois à venir, plus de 10 000 logements neufs sont prescrits et seront équipés avec nos solutions connectées en France. Tous les jours, ce chiffre est alimenté par de nouveaux succès commerciaux, grâce à la pertinence de nos offres et au dynamisme de nos équipes de vente. Par ailleurs nous avons déjà enregistré plus de 8 000 téléchargements de Home + Control, notre Application de pilotage du logement connecté « by Legrand ».

    Legrand propose toute une large gamme de matériels connectés dont les API (Application Programming Interface) sont en accès libre sur notre portail développeurs « Works with Legrand » (developer.legrand.com). Pourquoi une telle volonté d’ouverture ? Simplement parce que Legrand est bien conscient que tout n’est pas « Legrand » dans une maison. Il nous paraît donc indispensable de faire en sorte que nos produits puissent être interopérables avec ceux d’autres fabricants.

    D’autant plus que nous n’avons pas vocation d’être un fournisseur de service. Nous nous voulons plutôt « générateurs de service tiers », et espérons que ces nouveaux services sublimeront nos solutions et en accélèreront la prescription. Grâce à un espace tel que « Works with Legrand », nous offrons un environnement favorable pour initier, encourager et faciliter le travail d’innovation, et ainsi amener les acteurs spécialisés dans les services à les mettre en place en s’appuyant sur nos produits et les données qu’ils génèrent.

    Legrand est également présent sur le marché de la recharge des véhicules électriques (IRVE).

    Comme pour le reste de nos produits, nous sommes toujours dans la logique d’être en capacité de fournir une solution complète pour les particuliers et les emplacements collectifs. A cette exception près que les installations collectives nécessiteront une gestion supplémentaire : réservation des bornes, gestion de la charge, gestion de la facturation des utilisateurs, etc.

    Nous proposons donc des solutions complètes adaptées à toutes les situations : la borne Green-up premium « nue », sera destinée à des logements individuels ; la même borne équipée d’un kit de communication permettra à l’utilisateur de communiquer à distance avec l’installation. L’ajout d’un équipement spécifique rendra possible l’utilisation de badges RFID pour les cas d’utilisateurs multiples. Enfin, dans l’esprit de « Legrand générateur de service tiers » évoqué plus haut, les API de nos bornes, bientôt disponibles sur Works with Legrand, donneront aux investisseurs l’opportunité de bénéficier, via des opérateurs comme Freshmile (freshmile.com) par exemple, d’une couche servicielle supplémentaire : la supervision d’un parc de bornes, sa gestion, la répartition des charges et la facturation individualisée. Retrouvez plus d’informations sur legrand.fr.

  • Recharge électrique : adapter l’habitat aux exigences environnementales de l’automobile

    Recharge électrique : adapter l’habitat aux exigences environnementales de l’automobile

    “Énergiser” le bâtiment, c’est également faire en sorte qu’il puisse s’adapter au mieux aux nouveaux modes de vie et, désormais, de déplacement. Les véhicules électriques, pour s’intégrer dans notre quotidien d’automobilistes, doivent avant tout trouver leur place dans notre quotidien d’habitants. Sur Paris, la société ROGELEC a ainsi fait le choix de se spécialiser dans l’installation des infrastructures de recharge des véhicules électriques (IRVE). Rencontre avec son dirigeant, Etienne M’BARGA.

    Pouvez-vous nous présenter votre société ?

    ROGELEC est une entreprise unipersonnelle créée en 2010, implantée à Paris, dans le 19ème arrondissement. Je suis spécialisé dans la rénovation des installations électriques, avec une expérience conséquente dans la mise aux normes des installations électriques, de la mise en sécurité, et des économies d’énergie. Je suis certifié RGE QUALIFELEC. Ma clientèle est composée à la fois de particuliers et de professionnels et j’ai le statut d’installateur électrique qualifié « Logement-Commerce-Petit Tertiaire » auprès de QUALIFELEC.

    Comment envisagez-vous l’évolution des 5 grands marchés en développement que sont l’autoconsommation, le bâtiment connecté, les IRVE, la fibre optique, et les réseaux de communication ?

    Pour une petite structure comme la mienne, certains de ces marchés sont désormais inaccessibles sans une formation assez longue et très onéreuse. Par exemple, s’il est incontestable que la domotique et tout ce qui concerne les bâtiments connectés sont des marchés porteurs, le fait est qu’énormément de grands et moyens acteurs se sont déjà positionnés. Dans ces conditions, il est très compliqué pour une petite structure de s’y faire une place sans y consentir des investissements très conséquents.

    En ce qui concerne l’autoconsommation, on peut tirer les mêmes conclusions : les places ont été prises très rapidement par les « grands » du secteur, et la complexité des systèmes d’aides, par exemple, nécessite trop de travail en back-office pour une petite entreprise. La fibre optique est un secteur dont le déploiement sur Paris est déjà bien entamé, ce qui nécessiterait d’aller chercher des nouveaux marchés trop loin de Paris. Et là, c’est complexe quand on travaille seul. C’est la raison pour laquelle j’ai décidé de me spécialiser dans l’installation des infrastructures de recharge des véhicules électriques.

    Comment avez-vous abordé cette nouvelle activité ?

    A la fois par l’observation des changements de modes de déplacement à Paris, et aussi pour répondre à des demandes de clients. Pour l’essentiel, les demandes qui me sont faites viennent de syndics de copropriété que je compte parmi mes clients réguliers et qui, eux aussi, ont bien saisi les changements en cours dans la capitale en ce qui concerne les modes de déplacement. Entre la chasse aux véhicules diesel, aux véhicules anciens, et les incitations à se déplacer de manière « propre » ou collective, on comprend que la question des véhicules électriques va devenir centrale dans les années qui viennent. Et, inévitablement, la question de la recharge de ces véhicules va se poser dans la foulée : comment recharger un véhicule chez soi ?

    C’est un domaine qui m’a séduit car il ne nécessite pas un investissement trop important pour pénétrer le marché, et que, pour le moment, il reste un marché de niche. Tout en restant relativement simple sur le plan technique pour un installateur généraliste : une IRVE s’installe un peu comme une prise de courant, en tirant un câble à partir du tableau électrique vers un petit potelet qui est mis sous tension et qui contient la prise de courant. S’agissant de puissances pouvant aller jusqu’à 32 ampères, il y a bien sûr une réglementation particulière à respecter, notamment pour les protections des circuits. Sur le plan commercial, il y a assez peu d’informations sur le sujet pour les particuliers, et les copropriétés avec parkings privatifs sont idéales pour commencer un démarchage. Et le bouche-à-oreille aide beaucoup sur le sujet…

    Mais au vu des efforts qui sont demandés en termes d’écologie, la généralisation des véhicules électriques est inévitable. Sur Paris, nous en voyons de plus en plus pour les particuliers. Autant de « signaux » qui laissent à penser que l’on a vraiment affaire à un marché d’avenir, qui peut être exploité par les TPE et les PME.