Virgil Lombardo, électricien et dirigeant de la société AELV, a essayé le testeur électrique T6-1000. Test du produit et avis du professionnel en vidéo. Plus d’informations sur les testeurs électrique sans contact T6-1000 et T6-600 dans notre article Fluke T6-600 et T6-1000 : le premier testeur qui mesure le courant et la tension sans contact.
Catégorie : Électricien
Le métier d’électricien se réinvente face aux exigences croissantes du bâtiment : transition énergétique, bâtiments intelligents, et réglementations strictes (RE 2020, normes NFC 15-100, etc.).
Aujourd’hui, maîtriser les installations classiques ne suffit plus. Il faut aussi intégrer les solutions connectées, les énergies renouvelables, et les protocoles de sécurité pour répondre aux attentes des maîtres d’ouvrage et des usagers.
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Hager lance son nouveau catalogue Formations 2017
Hager a fait de la formation une priorité dans le développement de ses services aux professionnels. Depuis 1986, elle est au cœur des projets de l’enseigne car la montée en compétence des installateurs est indispensable pour qu’ils puissent s’adapter aux nouvelles exigences techniques, énergétiques et réglementaires du marché. Fin novembre, Hager lance son nouveau catalogue Formations 2017 avec huit domaines de compétences : l’Habitat, la Modernisation, la Domotique, le Business, la Réglementation, le Tertiaire, l’e-Mobilité et le Bâtiment Connecté.
Chez Hager, ce sont près de 800 sessions de formation qui sont dispensées chaque année, regroupant plus de 5 000 participants. Les chiffres sont éloquents, la formation est plus que jamais une nécessité dont les professionnels sont en quête pour acquérir la maîtrise et l’expertise de nouvelles compétences stratégiques.
Pour exemple, désormais toute personne non aguerrie à l’électricité peu suivre une formation Hager, relative au module Réglementations, afin de s’initier aux fondamentaux du métier. Le module Business propose dorénavant une formation pour l’amélioration de la performance d’accueil et la maîtrise des techniques de vente (approche produits et solutions Hager).
Les sessions d’enseignement offrent toujours autant de souplesse pour répondre au plus juste aux besoins de formations des entreprises :
– En Intra : les formateurs se déplacent chez le client pour former les équipes. Une analyse, une élaboration et une préparation sont nécessaires pour ce type de formations.
– En Inter : la formation permet aux participants de sortir de leur cadre habituel de travail et d’échanger avec des personnes de cultures professionnelles variées. Il s’agit alors d’un enseignement riche en échanges d’expériences et qui permet de bénéficier d’un apprentissage collaboratif efficace.
– En e-Learning : à distance, cette formation est basée sur le digital avec des modules de formations en ligne. Elle vient en complément de la formation en face à face afin de procurer un enseignement plus efficace, pertinent et que « l’élève » suive ses acquisitions à son rythme.
– En Mix-Learning : c’est un nouveau mode d’enseignement proposé au catalogue 2017. Il permet de mélanger formation présentielle et formation à distance.
– En Coaching Terrain : ce service de formation sur le terrain apporte tout le soutien et l’expertise d’un formateur pour faire évoluer les pratiques professionnelles en profondeur. Cet accompagnement personnalisé se déroule en général lors de séances courtes directement sur le terrain. L’objectif est d’augmenter la performance et de favoriser le développement de la personne.
La proximité étant une notion constitutive à la bonne élaboration d’une formation Hager, les clients sont certains de pouvoir se former près de chez eux ou de bénéficier d’une assistance, à tout moment.Le nouveau catalogue Formations 2017
Le catalogue Formations 2017 propose désormais 8 domaines de compétences qui sont l’Habitat, la Modernisation, la Domotique, le Business, la Réglementation, le Tertiaire, l’e-Mobilité et le Bâtiment Connecté. Il regroupe 41 programmes différents contre 33 l’an passé, en élargissant l’offre sur les produits et les nouvelles technologies. Cette modification de programme a été forgée en fonction des demandes exprimées par les électriciens, notamment concernant la domotique, le business, la réglementation et le tertiaire.
Le nouveau Pass Compétences
Entreprises Lancé en 2016, le Pass Compétences Illimitées devient « Pass Compétences Entreprises ». Toujours en phase avec les attentes et demandes de ses clients, Hager fait évoluer ce pass afin de simplifier l’accès à la formation pour les entreprises. Désormais, Hager propose un pass valable pour 3 formations de 7h sur 1 année civile. Il est n’est pas nominatif et peut donc être utilisé par une ou plusieurs personnes de l’entreprise l’ayant souscrit. Le parcours est totalement personnalisables et le planning s’adapte en fonction de l’activité de l’entreprise et les formations se découpent en modules et sont réparties par compétences.
Le seul organisme de formation agréé KNX
Le catalogue de formation 2017 propose également des formations certifiantes et qualifiantes aux agrégations KNX. Hager est le seul organisme de formation agréé pouvant enseigner le cursus complet :
– Niveau 1 : Module Partner, une formation de 5 jours permettant de maîtriser l’utilisation du logiciel ETS.
– Niveau 2 : Module Advanced, une formation de 5 jours permettant de maîtriser les environnements proches de KNX.
– Niveau 3 : Module Tutor, une formation de 3 jours permettant d’acquérir la compétence de formateur KNX. Hager innove également dans l’assistance administrative, en attribuant à ses clients un nouveau réseau d’assistants développement formations. Cette équipe se compose de cinq assistants qui accompagneront tous les clients dans la logistique administrative des dossiers de formation et leur permettront de se décharger de la lourdeur du traitement de ces dossiers. -

Chantier Louvre Abou Dhabi : 500 km de câbles résistants au feu
Prysmian Group, leader mondial de l’industrie des câbles et systèmes d’énergie et de télécommunication, a fourni plus de 500 km de câbles résistants au feu au Louvre Abou Dhabi, qui a ouvert ses portes au public le 11 novembre dernier.
La société a fourni des câbles aux performances feu améliorées, un mélange entre ses câbles FPPLUS et FPPLUS FLEX qui offrent un délai de résistance aux flammes plus long, et allient une faible propagation des flammes et une très faible émission de fumée et de gaz dangereux en cas d’incendie. Cela offre plus de temps aux personnes présentes pour évacuer le bâtiment et facilite le travail des équipes de secours. En outre, ces câbles résistants au feu garantissent le fonctionnement de l’alimentation électrique et du système d’alarme incendie.
Ils ont été fournis à différents installateurs travaillant sur le projet réalisé par Awazi-Gargash à Dubaï entre 2014 et 2017. M. Basti, Directeur Général d’Awazi-Gargash a expliqué : « la relation que nous entretenons avec Prysmian nous permet de comprendre les avantages liés à l’utilisation de câbles résistants au feu aux performances supérieures sur un marché qui reconnaît de plus en plus l’importance de ces produits pour garantir une sécurité maximale en participant à la protection des personnes et, dans ce cas précis, des œuvres d’art d’une valeur inestimable. »
Une ville-musée
Imaginé par Jean Nouvel, le musée éponyme est le plus grand de la péninsule Arabique. Il a été pensé comme une ville-musée sur la mer et se compose d’une série de 55 bâtiments blancs, inspirés par les médinas arabes et les constructions basses traditionnelles, incluant 23 galeries, un espace d’expositions temporaires, un musée des enfants, un auditorium de 200 places, un café, un restaurant et une boutique.
« Au sein de Prysmian, nous avons une mission : fournir à nos clients les câbles les plus adaptés, innovants et perfectionnés pour chaque utilisation » a déclaré Antonio Chiantore, Directeur Général Prysmian Moyen-Orient. « Nous comprenons le rôle crucial que nos câbles jouent dans la sécurité des bâtiments, c’est pourquoi nous nous assurons, par l’investissement continu dans l’innovation, que les produits que nous offrons aient la meilleure qualité de fonctionnement possible et respectent les normes les plus strictes en matière de sécurité des produits. C’est pour cette raison, qu’une fois encore, nos câbles ont été choisis pour l’un des bâtiments les plus novateurs et emblématiques du monde qui abritera des œuvres d’art d’une valeur inestimable » a poursuivi M. Chiantore.
Conformément à sa stratégie qui vise à concentrer ses efforts sur les activités et les produits de haute technologie, le Groupe Prysmian a développé toute une gamme de câbles performants au feu qui ont été installés dans de nombreux bâtiments prestigieux à travers le monde où la sécurité est prépondérante, notamment la tour Burj Khalifa à Dubaï, l’immeuble le plus haut du monde, le Musée Guggenheim à Bilbao, la centrale électrique de Drax au Royaume-Uni, le plus grand projet de production d’énergie renouvelable du monde utilisant la biomasse, The Shard à Londres, le plus haut immeuble d’Europe de l’Ouest et le Marina Bay Sands à Singapour, l’un des projets les plus novateurs jamais entrepris.
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Compteurs Linky : quelles données collectées ?
Plus de 35 millions de foyers seront équipés du compteur intelligent Linky d’ici 2021. Rendue obligatoire, cette généralisation suscite l’inquiétude de nombreux consommateurs et professionnels sur l’utilisation des données récoltées.
La CNIL propose une note explicative à ce sujet. Elle précise : « certaines fonctionnalités de paramétrage sont offertes aux abonnés. Certaines données sont collectées par défaut. D’autres le sont après accord de l’abonné ». Les informations collectées par défaut par le gestionnaire du réseau de distribution d’électricité (Enedis) concernent les données de consommation journalières. Elles permettent ainsi au gestionnaire d’effectuer la relève à distance, sans l’intervention d’un technicien au domicile de l’abonné. L’usager peut également consulter l’historique de ses consommations, comme le prévoit le Code de l’Energie.
Et les données de consommation fines ?
Les compteurs Linky sont capables de collecter des informations très détaillées sur les consommations. La collecte de ces données de consommation fines n’est pas automatique. Enedis ne collecte donc pas par défaut les données de consommation détaillées de l’ensemble des foyers français équipés. Elles peuvent toutefois l’être avec l’accord de l’usager ou « lorsqu’elles sont nécessaires à l’accomplissement des missions de service public assignées au gestionnaire du réseau par le Code de l’Energie ». La CNIL cite par exemple l’entretien et la maintenance du réseau ou l’intégration des énergies renouvelables.
La transmission des données de consommation détaillée à des fins commerciales – au fournisseur ou à une société tierce – est possible mais uniquement lorsque l’abonné consent. Ce dernier peut à tout moment changer d’avis en activant ou désactivant la collecte de ses consommations détaillées, via son espace client en ligne. Il peut également suspendre la transmission de ses données de consommation journalières à des tiers.

Où sont stockées les données des compteurs Linky ?
Si le Code de l’Energie prévoit l’enregistrement des données en local, directement dans la mémoire du compteur Linky, cette fonctionnalité n’est pas encore opérationnelle. Pour l’heure, aucun historique de la consommation détaillée n’est donc conservé dans le compteur, ce qui aurait permis aux abonnés de consulter simplement l’historique de leurs consommations détaillées même lorsque la transmission de ces données au gestionnaire du réseau de distribution est désactivée.
Les informations issues des compteurs Linky qui circulent sur les réseaux publics sont chiffrées. Elles ne contiennent pas de données permettant d’identifier directement le consommateur, comme son nom ou son adresse.
Pour aller plus loin :
La CNIL a réalisé un guide précisant les droits et obligations des différentes parties (consommateur, gestionnaire, tiers de service…) concernant la protection des données récoltées par les compteurs intelligents.
Trois cas de figures sont analysés :
Scénario 1 : les données sont collectées dans le logement sans communication vers l’extérieur ;
Scénario 2 : les données sont collectées et transmises à l’extérieur ;
Scénario 3 : les données collectées sont transmises à l’extérieur pour permettre un pilotage à distance de certains équipements.Ce guide est consultable ici
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Virgil Lombardo, électricien : « Se former à la norme 15-100 était indispensable »
ENTRETIEN AVEC
Virgil Lombardo, dirigeant de la société AELV Electricité. Créée il y a quatre ans, l’entreprise intervient dans la région parisienne, majoritairement dans l’habitat.
Dans quelle situation se trouve votre activité ?L’activité se porte très bien depuis la rentrée de septembre, après quelques mois difficiles suite à l’élection présidentielle. Mon carnet de commandes est rempli jusqu’au mois de décembre. Une évolution fiscale est sans doute passer par là car de nombreux clients – notamment les syndics – me demandent de facturer avant 2018. Nous attendons maintenant avec impatience la loi sur la mise au norme obligatoire de l’électricité. Le marché serait énorme : la plupart des appartements que je visite ne sont pas aux normes.
Après la crise qu’elle a connu, la profession a du mal à faire remonter les prix. Les travailleurs détachés, notamment, pratiquent des prix qui défient toute concurrence. Pour m’adapter, j’ai diminué mes tarifs de 10 euros le mètre carré. Les marges sont également réduites du fait des normes que nous devons suivre ; plus de fils, plus de gaines, plus de tableaux… donc des coûts plus serrés. Les sociétés de bâtiment abandonnent petit à petit le poste électrique, ce qui peut être une aubaine pour les techniciens spécialisés et diplômés, comme moi, dans le domaine de l’électricité.
Quelles sont vos pistes de développement ?
De nombreux marchés vont se développer dans le domaine du courant fort car de plus en plus d’objets fonctionnent à l’électricité. Être conforme à la norme 15-100 était donc indispensable pour se préparer. Un marché particulièrement volumineux se profile avec les prises de courant dans les parkings pour les voitures électriques, ainsi que les compteurs qui vont avec. C’est une activité sur laquelle je souhaite me positionner très rapidement. Et puis il y a la basse tension avec le développement des luminaires LED.
La demande en domotique reste très rare car les appareils ne sont pas encore universels. Dans les logements, elle se limite le plus souvent à la commande du chauffage ou des volets roulants. C’est aussi un coût supplémentaire que les propriétaires ne veulent pas supporter pour leurs locataires. Or, le marché locatif domine à Paris. Ce n’est pas non plus entré dans les moeurs des électriciens. En rénovation par exemple, peu d’entre nous descendent le fil neutre dans les interrupteurs. Je reste tout de même en veille sur le sujet du courant faible car le marché va sans doute s’adapter dans les cinq ou dix prochaines années avec l’arrivée de solutions universels.
Est-ce facile de proposer de la maintenance ?
Les appareils des fabricants avec lesquels je travaille sont devenus très fiables et il n’y a quasiment plus de fusibles. Un tableau électrique n’a aucune raison de tomber en panne s’il est correctement installé. De plus, avec les normes actuelles chaque circuit est isolé et les assurances demandent systématiquement une attestation de conformité. Si autrefois un contrat de maintenance dans une copropriété consistait principalement à changer les fusibles, les ampoules et les sorties de secours, la qualité actuelle du matériel ne favorise pas ce type de contrats. Les assurances obligent de passer tous les 6 mois pour vérifier les sorties de secours, mais même les contrats de maintenance sur ce poste sont difficiles à passer. Ces contrats pourront néanmoins se développer grâce à la domotique et aux futurs réglementations.
Interview réalisée dans le cadre de la Conférence des Électriciens de demain
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Courant faible : « Nos marchés évoluent à la manière d’un puzzle »
ENTRETIEN AVEC
Ronald Heller, dirigeant de la société COMSTAR. Créée en 1986, l’entreprise spécialisée dans l’installation de réseaux de réception de signaux de télévision a évolué dans les domaines de réseaux multimédia, IPTV et d’équipements connectés. Ronald Heller est également président d’honneur du S2ICF.
Quel est le profil de vos salariés ?
Les cinq techniciens qui travaillent dans la société viennent soit de l’électricité, soit de l’électronique. Nous avons dû les former aux spécificités de nos métiers du courant faible sur le terrain car nous sommes confrontés un manque dans l’apprentissage sur des sujets tels que l’électronique, la fibre, les antennes, les réseaux, l’IP, le Wi-Fi…Trois ou quatre ans d’école ne suffisent pas pour apprendre toutes ces bases, l’expérience sur le terrain est indispensable. Jérôme, notre principal responsable et technico-commercial, endosse ce rôle de formateur dans notre entreprise. Il suit lui-même des formations et distribue ce savoir aux autres techniciens, ce qui peut tout de même représenter jusqu’à 25 % de son temps. Quant aux travaux de tirage de la fibre et des réseaux, je fais appel à de la sous-traitance. Il est plus facile de trouver des monteurs câbleurs.
Quelle est la partie de votre travail la plus complexe à mettre en œuvre ?
Le paramétrage est la partie la plus critique de notre travail. L’ordinateur étant devenu le premier outil de mes techniciens, des compétences en informatique sont indispensables,. Il faut ensuite être assez pointu pour rendre au client un dossier d’exécution de travaux et le former à la bonne utilisation de l’installation.
Quelle est votre politique en ce qui concerne la maintenance ?
La télémaintenance a une grande importance chez nous. Les pannes sont liées dans 80 % des cas à des problèmes de paramétrage ou raccordement électrique. Il n’est donc pas toujours nécessaire de se déplacer. Le gain de temps est considérable pour les techniciens lorsque la télémaintenance est mise en place. Ils peuvent prendre la main à tout moment pour dépanner un client bien sur avec son autorisation. Dans le principe, nous garantissons gratuitement un an nos installations aussi bien sur le matériel que sur l’installation et la maintenance.Un contrat de maintenance ou de télémaintenance leur est proposé par la suite.
Sur quelles technologies gardez-vous un œil ?
Nos marchés évoluent à la manière d’un puzzle, où viennent s’ajouter des briques de savoir-faire. Ces briques permettent d’assembler le produit final présenté au client, qui préfère n’avoir qu’un seul interlocuteur pour réaliser l’installation dans son intégralité. La domotique et l’immotique constituent pour nous un nouveau métier. Dans ce domaine, les règles de sécurité IP se sont fortement renforcées. Nos techniciens ont commencé à se former sur ce sujet depuis près d’un an.
Nous constatons également de nouveaux besoins : Dans le domaine de la santé, de la protection des personnes, du maintien à domicile de personnes âgées. Ce genre de demandes exige un savoir faire complémentaire à ce que nous faisions auparavant. Aussi le transport IP sur câble coaxial « DOCSIS » se développe également. Nous nous formons depuis plus de deux ans sur cette technologie, qui devrait prendre de plus en plus de valeur car énormément de bâtiments ne sont pas cuivrés actuellement.
Interview réalisée dans le cadre de la Conférence des Électriciens de demain
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Legrand : « Communiquer demain avec des objets connectés qui n’existent pas encore »
Avec sa nouvelle gamme de prises et d’interrupteurs connectés Céliane with Netatmo, Legrand propose une vision du smart home basée sur l’évolutivité et l’interopérabilité. Entretien avec Emmanuel Ballandras, directeur des partenariats et relations extérieures chez Legrand.Quelle est la vision de Legrand en matière de logement connecté ?
Chez Legrand, nous pensons qu’un logement connecté et intelligent doit évoluer avec les nouveaux besoins, équipements et technologies. Pour ce faire, il est essentiel de replacer l’utilisateur au centre des discussions pour qu’il puisse s’approprier son logement connecté. Il faut également élargir le débat à d’autres acteurs, et notamment des investisseurs ou des tiers de service qui ont pour vocation de venir enrichir notre histoire du logement connecté.
Que proposez-vous chez Legrand ?
En janvier 2018 nous lançons une nouvelle offre d’interrupteurs et de prises connectés baptisée Céliane with Netatmo. Cette solution a pour vocation de permettre le logement connecté pour tous, en donnant la possibilité aux installateurs de réaliser une installation « comme d’habitude mais connectable », qui sera ensuite connectée par l’utilisateur selon son choix et ses besoins. Avant d’être connecté, le logement connectable fonctionne comme un logement classique.
Un premier bâtiment entièrement équipé a été livré en avant première mondiale en octobre. Il s’agit de la résidence Préférence de PNB Paribas Real Estate, un bâtiment de 60 logements à Issy-Les-Moulineaux. Résumé en ces mots par le directeur de l’innovation de BNP Paribas Real Estate, le cahier des charges de notre partenaire rejoint parfaitement l’idée du smart home que l’on porte avec Céliane : « Ce que nous avons demandé à Legrand pour cette résidence connectée, c’est une infrastructure capable de communiquer demain avec un objet connecté qui n’existe pas encore et qui ne sera peut-être pas de la marque Legrand ». Céliane remplit ces conditions en étant ouverte, évolutive et inter-opérable. Les produits de cette gamme peuvent aussi bien communiquer en local en Zigbee 3.0, être interopérables sur IP ou en cloud to cloud avec d’autres systèmes tiers.
Voyez-vous un gagnant dans le match des protocoles de communication ?
Cette histoire de protocole a pollué la vie de pas mal de techniciens et d’utilisateurs finaux. Ces derniers ont longtemps espéré qu’un protocole puisse s’imposer et soit universellement proposé par les fabricants et utilisateurs, permettant à tous les objets connectés de discuter ensemble. Je pense qu’il faut en faire le deuil. Il y a néanmoins plusieurs « places » communes dans lesquels tout le monde peut se retrouver. L’IP est l’une d’entre elles, car il est un terrain à l’intérieur duquel tout le monde arrive à se comprendre. Etre ouvert sur IP nécessite une volonté technique et stratégique qui semble partagée par de plus en plus d’industriels. Legrand a pris ce virage depuis de longues années maintenant, notamment avec son offre MyHOME domotique que beaucoup d’installateurs connaissent et apprécient.
Reste que ce qui ne peut pas être réglé au niveau local doit pouvoir l’être au niveau du « cloud-to-cloud », qui est un moyen de surmonter les difficultés techniques inhérentes à la non-interopérabilité terrain d’un certain nombre de produits. Le cloud offre par ailleurs un environnement neutre permettant à des prestataires de proposer des services à partir des données recueillies – avec le consentement des utilisateurs – par les objets connectés.
Interview réalisée dans le cadre de la Conférence des Électriciens de demain.
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Transition numérique et énergétique : quelles compétences pour les électriciens ?
UNE QUESTION, TROIS REPONSES
Entretien croisé avec Guillaume David, installateur en photovoltaïque ; David Bouchoucha, intégrateur en domotique ; et Dominique Naert, président de l’IUT de Marne La Valley.Quelles compétences doivent développer les électriciens et leurs collaborateurs pour répondre aux enjeux de la transition numérique et énergétique ?
Guillaume David, président de la société Solstyce, spécialisée dans l’installation photovoltaïque.Dans le métier du photovoltaïque, la principale compétence de l’électricien est de pouvoir s’adapter à des exigences clients et à des réponses techniques nouvelles. Un chantier n’est jamais similaire à un autre, nous devons systématiquement mettre en place des solutions sur mesure. Nous devons également nous intéresser à une vision énergétique globale car nous sommes en interface avec les problématiques de gestion du réseau électrique et de la consommation du bâtiment. Ces problématiques demandent des échanges et des compétences, aussi bien du côté du courant fort que du courant faible. Autre particularité dans notre métier du photovoltaïque : nous devons développer des compétences liées à l’enveloppe du bâtiment. Ce sont des compétences qu’un électricien traditionnel n’a pas mais qui sont indispensables dans notre métier. Mes salariés ont ainsi une casquette d’électricien, mais aussi de couvreur, de charpentier, de serrurier, ou encore d’étancheur – et sont capables de conduire des travaux dans les règles de l’art.
Dominique Naert, président de l’IUT de Marne La Valley et ex-directeur du CSTB d’Ile-de-FranceAvec des bâtiments de plus en plus numérisés et intelligents, les électriciens deviennent les pilotes de l’ensemble de la construction. Ils devront être compétents en production énergétique, en domotique et dans ce qui va arriver dans le futur car les bâtiments ont une longue durée de vie et sont de plus en plus évolutifs. Les allemands parlent d’électriciens 4.0, capables de d’intervenir jusqu’à l’intelligence artificielle. C’est un domaine qui devrait se développer dans les dix prochaines années. Les futurs chantiers verront sans doute intervenir non plus des ingénieurs d’études mais des ingénieurs d’application, qui reviendront sur le terrain. D’autres compétences sont à développer, notamment dans les domaines des réseaux informatiques, de la numérisation, de la 3D, de la simulation et des statistiques. Le traitement des données est aussi un sujet important car les données ne sont actuellement pas fiables, par manque de compétences. La complexification du bâtiment nécessite une qualité que nous n’avons pas encore. Et l’électricien sera le chef d’orchestre de tout cette mutation.
Albert Bouchoucha, installateur et dirigeant de DomotizyEn ce qui concerne la domotique, deux choix s’offrent aux électriciens. Soit ils se forment sur les trois volets qui composent la domotique – le câblage, l’intégration et la maintenance ; soit ils travaillent en binôme avec un domoticien afin que l’installation puisse être pérenne, évolutive, ni sur-dimensionnée, ni sous-dimensionnée. Il est très important de connaître ses limites d’intervention. La partie câblage est la plus importante pour l’électricien : une formation complète est indispensable, notamment auprès des bureaux d’études. Si le câblage est parfaitement réalisé, il n’y aura quasiment pas de maintenance derrière. Le domoticien est quant à lui plus pertinent sur la partie paramétrage, intégration et programmation. Si un électricien se lance sur ce volet, il doit impérativement se former aux protocoles de communication.
Interview réalisée dans le cadre de la Conférence des Électriciens de demain
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VIDEO – Courant faible : pourquoi se former ?
Thierry CORNUET, formateur en Automatismes et réseaux de communications chez FORMAPELEC, explique l’enjeu pour les électriciens de se former aux spécificités techniques du courant faible (domotique, réseaux, télécommunication,…). Une vidéo enregistrée à l’occasion de la Conférence des Electriciens de Marseille, le 17 octobre 2017.
Retrouvez également Formapelec lors de la prochaine étape de la Conférence des Electriciens, le 5 décembre prochain à Paris, qui interviendra sur le sujet de « la formation aux nouveaux métiers : un levier pour la croissance ».
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VIDEO – Courant faible et courant fort : quel rapprochement ?
Jean-Michel Nion représentait le syndicat national des professionnels du courant faible à l’occasion de la Conférence des Electriciens de Nantes, le 16 novembre dernier. Dirigeant de la société Télé Réseau NION, Jean-Michel Nion donne sa vision des relations entre les mondes du courant faible et du courant fort.
Retrouvez également l’interview complète de Jean-Michel Nion pour le Mag’Elec : « Le service après-vente est indispensable aux réalisations domotique »
