Catégorie : Électricien

Le métier d’électricien se réinvente face aux exigences croissantes du bâtiment : transition énergétique, bâtiments intelligents, et réglementations strictes (RE 2020, normes NFC 15-100, etc.).

 

Aujourd’hui, maîtriser les installations classiques ne suffit plus. Il faut aussi intégrer les solutions connectées, les énergies renouvelables, et les protocoles de sécurité pour répondre aux attentes des maîtres d’ouvrage et des usagers.

  • Onduleurs INFOSEC : 3 technologies pour la sécurité électrique (VIDEO)

    Onduleurs INFOSEC : 3 technologies pour la sécurité électrique (VIDEO)

    INFOSEC présente ses trois technologies d’onduleurs pour la sécurité des équipements électriques et des données. Une vidéo enregistrée à l’occasion de la Conférence des Electriciens de Marseille, le 17 octobre dernier. Retrouvez INFOSEC à l’occasion de la prochaine étape de la Conférence, le 5 décembre à Paris.

    A lire sur le même sujet : « La protection électrique offre une véritable valeur ajoutée commerciale aux électriciens »

  • VIDEO – Présentation de la suspension par câble à réglage intégré, par ZIP-CLIP

    VIDEO – Présentation de la suspension par câble à réglage intégré, par ZIP-CLIP

    Zip-Clip présente son système de suspension par câble à réglage intégré. Une vidéo enregistrée à l’occasion de la Conférence des Electriciens de Marseille, le 17 octobre dernier. Retrouvez Frédérique CHAUBLET à la prochaine étape de la Conférence à Paris, le 5 décembre 2017.

    A lire sur le même sujet : l’interview de Frédérique CHAUBLET pour le Mag’Elec, « Se démarquer avec la suspension par câble à réglage intégré »

  • Hager déploie une passerelle entre les mondes de la domotique et des objets connectés

    Hager déploie une passerelle entre les mondes de la domotique et des objets connectés

    Les industriels essaient chacun à leur manière de démocratiser la domotique. Le frein ? Le manque d’intéropérabilité et de compatibilité entre les objets connectés. L’utilisateur doit de fait jongler entre plusieurs applications pour utiliser ses équipements. Hager propose une nouvelle solution pour remettre l’usage au coeur de l’innovation et professionnaliser les objets connectés.

    Le spécialiste des solutions et services pour les installations électriques des bâtiments vient de présenter sa passerelle IoT TJA560, un module qui s’installe sur un tableau électrique et qui permet de piloter une multitude d’appareils connectés via un seul interface. Cette passerelle est vue comme un objet connecté mais est en réalité un serveur Web. Une fois installé dans le tableau, l’appareil peut faire la liaison avec les appareils utilisant le protocole KNX et se brancher au réseau local en filaire (RJ45). Les installateurs et intégrateurs de systèmes KNX ont ainsi la possibilité de relier de nouvelles fonctions à une installation KNX, sans devoir apprendre une nouvelle langue. D’autres possibilités sont offertes en dehors des appareils sous KNX en passant par les services de la plateforme IFTTT. Des partenariats avec des fabricants majeurs, tels que Philips, Sonos, Netatmo et Amazon Echo, offrent également des applications en natif.

    L’installateur dispose d’un interface pour paramétrer différents scénarios faisant appel simultanément à différents équipement connectés comme l’éclairage, le chauffage, les volets, les hauts parleurs… Cet interface demeure en local, assurant la protection des données de l’utilisateur. Ce dernier peut ensuite créer ses scénarios et piloter l’ensemble de ses équipements via un même interrupteur ou avec l’assistance vocale de Google Home ou d’Amazon Echo.

    Le marché est là

    Pour Didier Peron, directeur commercial de Hager, « les planètes sont alignées. Le marché de la domotique bénéficie de quatre accélérateurs : l’évolution sociale, avec une forte demande en termes de sécurité, de confort et d’efficacité énergique ; le développement des technologies radio, qui ouvrent le champs des possibles – la domotique étant limitée au neuf avec la technologie filaire ; des Français toujours plus connectés (70 % d’entre eux possèdent un smartphone, qui devient une extension de la maison) ; et l’explosion du marché des objets connectés, avec la mise sur le marché de plus de 26 milliards d’appareils d’ici 2020. Faire converger la domotique et les objets connectées, c’est la nouvelle étape sur laquelle nous nous lançons avec notre passerelle IoT. »

    Configuration
    L’installation s’effectue en sept étapes :
    1. Connecter les liaisons KNX et ethernet (wifi et filaire) ;
    2. Lancer l’application EasyTool et créer une installation nouvelle (ou charger une existante) ;
    3. Démarrer le Scan des produits de l’installation et personnaliser l’architecture de l’installation ;
    4. Localiser et identifier les produits ;
    5. Créer les liens, affiner les réglages et vérifier le bon fonctionnement ;
    6. Exporter le projet sur une clé USB ou sur un PC ;
    7. Exporter vers Domovea en local via une clé USB ou directement sur le serveur Domovea

  • PrintShop, qu’est-ce-que c’est ?

    PrintShop, qu’est-ce-que c’est ?

    HellermannTyton lance un PrintShop et développe un service, une personnalisation du marquage à façon.

    En partenariat avec la distribution, HellermannTyton propose un service en ligne unique de marquage à façon à la demande et pour de petites quantités.
    Le projet PrintShop d’HellermannTyton, lancé en octobre, provient du constat simple que la demande en marquage personnalisé ne fait que croître. L’achat d’une imprimante, du matériau et la formation du personnel sont bien souvent des contraintes fortes pour les entreprises. S’ajoutent à cela le manque de temps ou des besoins trop ponctuels. L’objectif est donc bien que le client s’épargne cette activité chronophage et qu’il obtienne un résultat propre, professionnel ainsi qu’une solution adaptée à chaque projet.

    C’est pourquoi HellermannTyton lance cet automne son propre outil d’aide à la vente, en partenariat avec la distribution. Via PrintShop, le client peut commander des étiquettes personnalisées parmi la gamme de repères HellermannTyton, TIPTAG et M-BOSS. Véritable outil d’aide à la décision, des options de fixation, de taille, de matériau et de couleurs sont proposées au fur et à mesure des choix et en fonction des spécificités des applications. Un fois ces éléments définis, le texte est personnalisé puis envoyé pour impression ou embossage.

    PrintShop : une personnalisation du marquage à façon

    Par exemple, pour le repérage de câbles, de faisceaux ou de harnais dans des environnements électriques, électroniques et de câblage en général, PrintShop orientera le choix en premier lieu vers des plaquettes d’identification à colliers TIPTAG développées pour ces applications. Six versions sont alors proposées en fonction de l’usage : les versions polyuréthane pour utilisation sur une plage de température de -25° à +80°C, les versions UL/CSA pour une plage de température de -55°C à +135°C avec l’homologation MIL-STD-205G, les versions hautes températures conçues pour l’identification des câbles et des harnais dans des zones où la température est très élevée, jusqu’à +225°C, comme dans l’aéronautique. Viennent ensuite des options de marquage plus spécifiques : les versions détectables pour des applications sensibles à la problématique de contamination dans le milieu agroalimentaire, les versions sans halogène pour une utilisation où un matériau à faible degré de nuisance est indispensable et enfin les versions résistantes au diesel pour les marquages exposés à des fluides organiques et à des huiles.
    Les options sont ensuite déclinées en taille, méthode de fixation et couleurs. Le texte choisi est alors imprimé ; une commande est réalisable à partir de 15 pièces seulement.

    Ce système de choix multiple est également proposé avec les étiquettes en Inox M-BOSS, dédiées quant à elles aux environnements les plus extrêmes comme l’infrastructure ferroviaire, le off-shore, les raffineries, les fermes solaires, le maritime et l’agroalimentaire.
    Les possibilités de marquage sont donc très larges et répondent à de nombreuses applications, même les plus spécifiques.

    HellermannTyton a conçu son PrintShop comme un outil simple, afin que le client soit un maximum autonome et que la gestion des commandes soit fluide. Les délais de livraison à l’adresse choisie sont de 76 à 92 heures, temps de fabrication inclus. C’est-à-dire qu’il est possible de recevoir sa commande directement sur son chantier.

    Et ce n’est qu’un début ! HellermannTyton ambitionne déjà de faire évoluer le PrintShop en y ajoutant des produits de marquage complémentaires et de perfectionner l’outil pour une gestion de plus en plus fluide et des solutions personnalisables toujours plus en adéquation avec les attentes des clients.

  • eConfigure KNX : la domotique KNX facile !

    eConfigure KNX : la domotique KNX facile !

    Avec un système KNX, il est possible de piloter l’éclairage, les ouvrants, le chauffage. De quoi mieux gérer la consommation énergétique et le confort dans les bâtiments tertiaires. Mais la configuration de la domotique KNX demande certaines connaissances techniques indispensables. Désormais ce sera plus simple grâce au nouveau logiciel lancé par Schneider Electric : eConfigure KNX.

    Le marché de la domotique, des automatismes et du contrôle du bâtiment progresse. Les bâtiments sont de plus en plus connectés. Mais jusqu’alors il fallait investir en temps et en développement personnel pour se sentir parfaitement à l’aise à l’ère du logement et du bâtiment intelligent. Le logiciel eConfigure KNX a été conçu pour simplifier l’installation, pour acquérir plus d’autonomie sur les projets de bâtiment connecté. eConfigure KNX permet désormais à l’installateur de réaliser seul les étapes de design et de configuration du système KNX destiné aux bâtiments résidentiels et aux petits bâtiments tertiaires. Une seule journée de formation suffit aux électriciens pour être opérationnels et autonomes, et ainsi proposer à leurs clients une solution KNX flexible et évolutive, pilotable avec un smartphone ou une tablette. Des tutoriels en ligne et une assistance complètent le dispositif.

    Transformer les besoins du bâtiment en installation KNX

    Le principe du logiciel eConfigure est simple. A partir d’un premier onglet, l’installateur travaille sur le plan du bâtiment de son client. Il lui suffit de glisser et positionner les différentes charges (chauffage, éclairage…) ainsi que les commandes (boutons poussoirs, thermostats, détecteurs…) aux bons endroits. Grâce à l’interface très graphique d’eConfigure, le client voit ainsi ses demandes transformées par l’électricien en installation KNX. Cela, en quelques clics.

    Générer le tableau électrique, créer un rapport d’installation et obtenir la visualisation

    Le second onglet du logiciel eConfigure KNX donne la possibilité de générer automatiquement et de manière optimisée les actionneurs de son tableau électrique. L’électricien peut exporter cette liste, destinée à son distributeur, ainsi que le rapport d’installation et d’utilisation. Le logiciel charge automatiquement le programme de tous les produits de l’installation. Autre intérêt : eConfigure KNX crée automatiquement la visualisation pour le pilotage, pour tout type d’écran, ordinateur, smartphone ou tablette numérique. Le gain de temps est énorme !

    Une version plus complète pour les installateurs certifiés KNX

    Le logiciel eConfigure « Lite » conçu pour les électriciens est disponible en téléchargement. Une version « Expert » a été également développée, pour les intégrateurs et installateurs certifiés en domotique KNX. Il s’agit d’une App pour ETS (Engineering Tool Software), avec des capacités étendues et des fonctionnalités avancées. Les deux versions sont compatibles entre elles, et évolutives. Une réelle avancée dans l’univers KNX !

    Pour en savoir plus et télécharger gratuitement eConfigure, http://www.schneider-electric.fr/fr/work/support/software/econfigurateur-KNX.jsp https://www.knx.org/knx-fr/logiciel/ets-apps/fonctions/index.php?dev=Schneider-Electric-Industries-SA#

    Adhérent S2ICF

  • Jean-Michel Nion : « Le service après-vente est indispensable aux réalisations domotique »

    Jean-Michel Nion : « Le service après-vente est indispensable aux réalisations domotique »

    ENTRETIEN AVEC
    Jean-Michel Nion, fondateur de la société Télé Réseau Nion. Créée en 1981 à Angers, l’entreprise familiale s’est successivement orientée sur les marchés de l’antenne télévision, de l’interphonie, des alarmes, de la vidéo-protection et de la domotique. L’entreprise est à présent dirigée par Matthieu Nion.

    Votre entreprise a une longue et riche histoire. Quelles ont été ses évolutions ?

    Quand mon grand-père Raymond a fondé l’entreprise Nion en 1921, il était compagnon du devoir en couverture ardoise. Quarante ans plus tard, mon père Michel a repris l’entreprise, tout en augmentant les capacités de l’entreprise en s’orientant vers d’autres créneaux techniques : la plomberie et le chauffage. Dès les années 1950, il a été le premier installateur d’antennes télévision de l’Ouest de la France. C’est en 1973 que j’ai intégré l’entreprise de mon père, puis que nous nous sommes ouverts au marché de l’interphonie. La société Télé Réseau Nion telle qu’elle existe maintenant a été fondée en 1981.

    Depuis les années 2000, nous nous sommes spécialisés dans l’interphonie et la vidéo-protection. Ces deux activités dépassent à présent notre activité historique d’installation d’antennes de télévision. Plus récemment, en 2008, nous avons réalisé nos premiers chantiers de fibre optique ou FTTH dans le collectif.

    Vous vous développez à présent dans la domotique.

    C’est un marché porteur sur lequel nous voulons nous placer. Nous avons obtenu un premier marché cette année avec Immobilière Podeliha, filiale régional ouest de 3F,  premier groupe HLM français. Il s’agit de raccorder les VMC collectives avec des capteurs de données et d’installer des sondes thermiques dans des logements afin que l’utilisateur puisse vérifier en temps réel sur Internet le fonctionnement et les réglages de ces appareils. La domotique n’en est qu’à ses balbutiements mais le coût de ces équipements baisse continuellement et les appels d’offres se multiplient.

    Que faut-il avoir en tête pour réussir sur ces marchés ?

    Des années sont nécessaires pour se positionner sur ces marchés émergents. En ce qui nous concerne, cela fait plus de cinq ans que nous nous y intéressons. J’encourage vivement les électriciens à se former ou à créer des partenariats avec des entreprises comme les nôtres pour prendre le train en marche. Dans ce métier en pleine évolution il est très important de suivre des formations régulièrement. Chez nous, chaque salarié a ses spécificités mais nous essayons de faire en sorte qu’ils soient les plus polyvalents possible, et cela passe par la formation.

    La maintenance est également primordiale sur ces marchés. Elle représente la moitié de nos services et 20 % de notre chiffre d’affaires. Il est impossible d’être performants dans des créations d’installations techniques sans se préoccuper du service après-vente. Nous recevons des appels tous les jours pour des dépannages. Et de leur côté, les gros donneurs d’ouvrages sont prêts à signer des contrats de maintenance avec les entreprises spécialisées comme les nôtres.

     

    Interview réalisée dans le cadre de la Conférence des Électriciens de demain

  • Sébastien Landais (Inno-Watt) : « Le solaire devient plus rentable que le nucléaire »

    Sébastien Landais (Inno-Watt) : « Le solaire devient plus rentable que le nucléaire »

    ENTRETIEN AVEC
    Sébastien Landais, gérant de la société Inno-Watt Energies, basée à Argentré (53). Aujourd’hui composée de huit salariés, l’entreprise est spécialisée dans l’installation de panneaux photovoltaïques. Sébastien Landais est également membre du Groupement des Métiers du Photovoltaïque (GMPV).

    Dans quel sens évolue le marché du photovoltaïque ?

    Jusqu’à présent, le solaire consistait à vendre l’électricité produite. Ce marché traditionnel est maintenu à flot au travers d’un mécanisme d’appels d’offres. Mais les tarifs diminuent tous les trimestres, et ce ne sera bientôt plus rentable de seulement vendre l’électricité produite. Le coût d’une installation photovoltaïque a également baissé ces dernières années, si bien  qu’il est maintenant possible de produire du kWh moins cher que celui proposé par les fournisseurs traditionnels. Le solaire devient plus rentable que le nucléaire.

    Ce changement de paradigme est extraordinaire car une personne qui construit peut désormais s’auto-alimenter en électricité. En fonction de l’installation et du profil de consommation, une partie de la facture énergétique peut disparaître. Avec l’ensoleillement de la Mayenne, une installation commence à être compétitive à partir de 100 m².

    Le cadre réglementaire – mis en place par les ministres Royal puis Hulot – commence à bien se structurer pour que l’autoconsommation puisse se développer sans entraves. Il nous reste beaucoup de travail pour informer les propriétaires et maîtres d’ouvrages sur les possibilités qui s’offrent à eux, mais le marché est déjà là ! Mon carnet de commandes est plein pour 2018 et je commence à remplir 2019.

    Les compétences sont-elles les mêmes ?

    L’autoconsommation est plus technique et les électriciens doivent se mettre à niveau : un professionnel qui a posé et raccordé au réseau des panneaux solaires toute sa carrière risque de faire des erreurs en passant sur des projets d’autoconsommation. Il devra notamment prendre en compte le comportement électrique du client et connaître son installation électrique pour savoir où, comment et quand injecter le courant pour éviter tout risque électrique. Nous entrons vraiment dans le métier d’électro-technicien.

    Deux métiers se chevauchent, il faut arriver à se rapprocher pour travailler ensemble. Un électricien qui n’a pas encore travaillé sur un projet d’autoconsommation doit trouver un partenaire qui s’y connait. Quant aux électriciens qui sont déjà sur le marché, ils peuvent se renforcer sur tout ce qui permet de gérer la consommation : l’intelligence artificielle et les data. Notre métier va muter : il ne faudra pas être uniquement capable de poser des panneaux, mais être également à la pointe du numérique.

    Quels profils avez-vous recruté ?

    Pour mon entreprise, j’ai fait le choix de sélectionner des profils très différents : un de mes collaborateurs est couvreur de formation ; un autre vient de la maintenance dans l’industrie ; mon conducteur de travaux – très pointu sur la gestion des réseaux – vient de la SNCF… Chaque corps de métier peut intervenir à un moment donné sur un projet photovoltaïque. C’est cette même mixité que l’on retrouve au sein du GMPV.

     

    Interview réalisée dans le cadre de la Conférence des Électriciens de demain

  • « La protection électrique offre une véritable valeur ajoutée commerciale aux électriciens » – Infosec

    « La protection électrique offre une véritable valeur ajoutée commerciale aux électriciens » – Infosec

    ENTRETIEN AVEC
    Jean-Marc Buisson, directeur commercial chez Infosec, et Dominique Garnier, directeur technique. Spécialisée dans la sécurité électrique – onduleurs et parasurtenseurs -, cette entreprise créée à Nantes il y a plus de 25 ans s’est implantée dans une centaine de pays.

    Comment se porte le marché de la protection électrique ?

    J.-M. B. L’installation d’onduleurs va immanquablement se développer avec la généralisation de produits électriques de plus en en complexes. Dans le cadre de la domotique et de la maison connectée, les électriciens ont tout intérêt à proposer ce type d’équipements à leurs clients afin de leur assurer la protection de leurs données et la continuité de service grâce à une autonomie supplémentaire fournie à leurs équipements. La protection électrique offre aux professionnels une véritable valeur ajoutée en termes de business et peut aider à conclure une vente. Par ailleurs, limiter le risque de pannes ou d’interruptions de service réduit d’autant la nécessité d’interventions sur site par les électriciens. Le marché se porte également très bien du côté du tertiaire, dans les bureaux mais aussi les Data Centers.

    La tendance du cloud computing est-elle susceptible de limiter ce marché ?

    J.-M. B. Le développement du « cloud » n’est pas un frein à notre marché car les données doivent toujours être stockées quelque part. Ce sont alors des onduleurs plus puissants qui sont installés, au sein des data centers. Pour l’instant toutefois, le marché des moyennes puissances n’est pas en déclin. Au contraire, il se porte très bien. Les gammes Line Interactive et On Line Performace, dédiées aux ordinateurs des particuliers et aux installations des TPE, sont en nette croissance. Certains de ces produits sont rackables et souvent intégrés avec des packs de batteries externes.

    Quelles sont les particularités des produits Infosec ?

    G. Nous avons simplifié le raccordement au niveau du bornier et la mise en service des produits de plus de 5 kVA. La notice suffit à l’électricien pour installer et mettre en route un onduleur triphasé jusqu’à 30 kVA, sans avoir besoin d’utiliser des logiciels spécifiques ou des mots de passe. Au delà nous pouvons assister l’installateur par téléphone ou proposer une prestation de mise en service. Infosec propose par ailleurs des contrats de maintenance aux électriciens, en complément des extensions de garantie (jusqu’à cinq ans) sur nos produits.

    Quelle est la dernière innovation en date ?

    G. Tout récemment, nous avons développé un onduleur modulaire. Il s’agit d’un onduleur « à la carte » de 60 kVA à 300 kVA équipé de modules de 20 kVA ou 30 kVA chacun, extractibles à chaud. Si l’un des modules est en maintenance ou défaut, la charge à protéger se répartit instantanément sur les autres modules : c’est le principe de la « redondance ». De plus, le client ou son électricien peuvent remplacer ou ajouter un module sans interrompre l’alimentation électrique. Il n’est pas nécessaire qu’un technicien Infosec intervienne. L’électricien reste ainsi l’interlocuteur privilégié auprès de son client. Cette solution modulaire réduit aussi fortement le temps de réparation et permet de réaliser des augmentations de puissance en fonction du besoin.

     

    Interview réalisée dans le cadre de la Conférence des Électriciens de demain

  • Georges Charon (FFIE) : « L’avenir du métier réside dans les réseaux, le pilotage et l’autoconsommation »

    Georges Charon (FFIE) : « L’avenir du métier réside dans les réseaux, le pilotage et l’autoconsommation »

    ENTRETIEN AVEC
    Georges Charon, administrateur et délégué régional de la FFIE Pays de Loire. Georges Charon participe aux groupes de travail sur l’énergie et sur la norme Afnor NF C 14-100. Il détient également un mandat de trésorier au CFA de l’électricien de Nantes et est administrateur au sein de La Nantaise d’Habitations, promoteur immobilier.

    L’activité se porte-t-elle bien dans la région nantaise ?

    Même légère, la croissance a toujours existé en Loire-Atlantique. L’activité a commencé à nettement progresser à partir de février 2017 : de nombreux entrepreneurs du bâtiment et électriciens ont leurs carnets de commandes bien remplis. Le volume de travail est donc au rendez-vous, ce qui alimente beaucoup d’entreprises mais accroît dans le même temps la guerre des prix. L’industrie locale soutient également l’activité des entreprises du bâtiment. Le département bénéfice de la sous-traitance d’Airbus à Nantes, des chantiers navals STX à Saint-Nazaire et de grands projets tels que le déménagement du M.I.N et du nouveau CHU sur l’île de Nantes. N’oublions pas, en étant optimiste, l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes qui donnera une bouffée d’oxygène supplémentaire dans notre région. Nos entreprises sont également alimentées au quotidien par le gros tertiaire et les promoteurs privés.

    Quelles sont les nouvelles opportunités pour les électriciens ?

    L’avenir du métier d’électricien réside dans les réseaux intelligents, le pilotage et l’autoconsommation, notamment dans les projets Smart Grid. Ce sont d’ailleurs les thèmes des commissions techniques que nous animons au sein de la FFIE. Lors de ces réunions, il nous arrive d’inviter des promoteurs pour leur montrer des moyens intéressants d’augmenter la valeur immobilière d’anciens bâtiments, en installant par exemple des panneaux photovoltaïques sur les toitures. Malgré une image quelque peu ternie lors de la dernière décennie, le marché du solaire photovoltaïque a de l’avenir. Le système d’autoconsommation est désormais réglementé et la filière se professionnalise avec des référentiels de qualification. Le développement des voitures électriques devrait également jouer en faveur de l’installation de panneaux photovoltaïques pour la recharge en journée entre autre.

    Comment évolue le métier d’électricien ?

    Le métier d’électricien se transforme avec les nouvelles technologies et entre dans le monde de la programmation. Avec le pilotage intégré dans les bâtiments, la composante courant faible prend la main sur le courant fort. Pour répondre à cette nouvelle demande, se contenter des compétences de base ne suffit plus. Les chefs d’entreprises doivent impérativement former leur personnel aux prototypes et logiciels du bâtiment connecté. Ils ne doivent pas non plus hésiter à enfiler leur casquette de commercial pour vendre leur savoir-faire .

    De nouveaux profils d’électriciens composent à présent la filière, comme le technicien spécialisé dans les nouvelles technologies , la maintenance et le dépannage à haut niveau ; l’électricien qui mène des audits sur les chantiers ; ou encore le profil plus centré sur la programmation et le pilotage du bâtiment connecté.

  • Turbotronic présente les caméras thermiques pour smartphone SEEK (VIDEO)

    Turbotronic présente les caméras thermiques pour smartphone SEEK (VIDEO)

    Turbotronic présente les caméras thermiques pour smartphone SEEK. Une vidéo enregistrée à l’occasion de la Conférence des Electriciens de Marseille, le 17 octobre 2017.