Catégorie : Électricien

Le métier d’électricien se réinvente face aux exigences croissantes du bâtiment : transition énergétique, bâtiments intelligents, et réglementations strictes (RE 2020, normes NFC 15-100, etc.).

 

Aujourd’hui, maîtriser les installations classiques ne suffit plus. Il faut aussi intégrer les solutions connectées, les énergies renouvelables, et les protocoles de sécurité pour répondre aux attentes des maîtres d’ouvrage et des usagers.

  • L’électromobilité dans la ville : les infrastructures de recharge de véhicule électrique (IRVE)

    L’électromobilité dans la ville : les infrastructures de recharge de véhicule électrique (IRVE)

    Les véhicules électriques ne sont plus des objets de curiosité. Progressivement citadines, berlines, utilitaires électriques investissent l’espace urbain et convainquent les usagers. Le plus gros frein au développement reste l’autonomie des véhicules. La question des infrastructures de recharge de véhicule électrique (IRVE) est essentielle dans le développement de la mobilité électrique.

    Avec les engagements de la COP21, le prix du combustible et les évolutions technologiques, le marché du véhicule électrique est non seulement en plein essor mais surtout incontournable. L’arrivée des nouvelles technologies mobiles et connectées, contribue à l’émergence de plateformes Internet proposant une multitude de services et de métiers (d’opérateur d’infrastructure de recharge, d’opérateur de mobilité). Ainsi le marché estimé, représente 7.000.000 de points de charges d’ici 2030 et 800.000 recharges de véhicule électrique à 2020.

    L’obligation d’équipement : un facteur de développement

    L’obligation d’équipement dans le neuf (logement et tertiaire) et dans les bureaux existants, favorise aussi la prise de conscience des usagers sur les potentiels et la nécessité de modifier nos modes de consommations. Pour le marché résidentiel existant, il n’y a aucune obligation d’équipements, seul un « droit à la prise » existe aux frais du demandeur.

    De récentes études montrent que 95% du marché de la borne, est axé sur la recharge « normale » (<4KW) pour des véhicules « urbains » dont l’usage quotidien ne dépasse pas les 120 km. On utilise soit des prises type 2 (normale avec limiteur de courant) ou type 3 câblées pour 20A (3 x 2,5mm² et câble 4 paires torsadées écrantées).

    L’électricien, un acteur clé du développement des infrastructures de recharge de véhicule électrique

    Un installateur doit posséder les habilitations électriques adéquates (suivant la norme NF C18-510) et la qualification électrique nécessaire. Par exemple QUALIFELEC propose une mention IRVE. La connaissance des normes d’installation électrique est indispensable NF C14-100, NF C15-100, la NF C17-200 (éclairage) pour la partie IRVE en voirie. La NF C17-222 cadre spécifiquement les installations de recharge de véhicule électrique.

    D’un point de vue technique, il est nécessaire de connaitre le « guide IRVE » pour les espaces ouverts au public et qui décrit les bases normatives et réglementaires pour ce type d’installation.

    Pour le raccordement réseau, pour des raisons d’indépendance de services et de fourniture, il est préférable de demander un nouveau point de livraison au Gestionnaire du Réseau de Distribution (ex : ERDF). Le projet sera donc mené en concertation avec le maître d’ouvrage afin de trouver les meilleures solutions vis-à-vis des capacités de voiries et d’immeuble dans le cas du résidentiel.

    Les technologies de paiement doivent répondre à la norme des lecteurs de badges RFID  Mifare répondant à la norme ISO 14443-A (CEN/TS/16794).

    L’enveloppe de prix pour une borne simple en collectif/ lieux de travail en mode 2 est de l’ordre de 180€ ou 2700€ en mode 3. Différentes aides financières sont proposées pour l’installation de l’équipement pouvant couvrir 50% des coûts.

    Une montée en puissance réglementaire

    Un premier décret du 25 juillet 2011 concerne les installations dédiées à la recharge des véhicules électriques ou hybrides rechargeables dans les bâtiments. Il a été suivi de l’Arrêté du 20 février 2012 relatif à l’application des articles R. 111-14-2 à R. 111-14-5 du code de la construction et de l’habitation. Le décret n° 2014-1313 du 31 octobre 2014 permet de codifier le déploiement d’un réseau d’infrastructures de recharge de véhicules électriques sur l’espace public. En 2016, se prépare un décret concernant l’organisation du marché des installations de bornes de recharges pour véhicule électrique, l’exploitation, la maintenance et les différents opérateurs de services.

    Cet article a été rédigé en collaboration avec CSEEE

  • Comment installer la fibre optique dans une copropriété ?

    Comment installer la fibre optique dans une copropriété ?

    Support physique de transmission de données IP а très haut débit, la fibre optique est déployée sur l’ensemble du territoire. Mais comment s’installe-t-elle dans une copropriété ? Réponse avec Daniele Molino, Responsable FTTH Ile-de-France chez SPIE.

    « Globalement, il existe deux types de déploiement possible à travers les habitations en copropriété et les pavillons indépendants. Concernant la copropriété, l’obtention de la fibre est possible à deux conditions, soit que l’opérateur en phase de développement de la fibre prenne contact avec la copropriété, soit que la copropriété fasse la démarche d’être équipée en fibre optique.

    Dans les deux cas, il est indispensable que le quartier soit dans une zone éligible où la fibre est déployée ou en cours de déploiement.

    Son déploiement peut être réalisé soit par un opérateur ou par une délégation de service public.

    Il faut savoir que l’ARCEP a découpé le territoire en trois zones : très dense, moyennement dense et peu dense. Les copropriétés sont souvent situées dans les zones très denses (zones à forte concentration urbaine).

    Les étapes d’installation

    Que la copropriété soit démarchée par un opérateur ou qu’elle fasse la demande d’installation de la fibre, il faudra, dans tous les cas faire voter en Assemblée Générale l’installation. Dès l’approbation par l’AG, la copropriété signera une convention avec un opérateur qui réalisera une étude qui permet de détailler les éléments techniques d’installation. Une fois l’étude préalable validée et le bon pour travaux signé, l’opérateur pourra lancer les travaux. Il faudra alors compter un délai entre 1 et 3 mois pour que la fibre soit opérationnelle dans les habitations, en fonction des opérateurs et de la dimension des immeubles.

    Et techniquement

    Concrètement, l’opérateur tirera un câble à partir d’un relai situé dans le quartier. Une fois la fibre présente au pied du bien en copropriété, il créera des goulottes dans lesquelles le câble passera. Il s’arrêtera au point de branchement fixe (PBO) au niveau des paliers, dans le cas d’un immeuble.

    Ensuite, chaque copropriétaire, pour obtenir la fibre, contactera l’opérateur de son choix qui raccordera l’installation dans l’habitation au PBO par le biais d’un câble avec une prise optique DTIO en extrémité.

    Le logement sera alors raccordé à la fibre. Restera ensuite à installer la box.

  • Nouveau guide 2016 de l’installation d’un réseau en fibre optique dans les construction neuves

    Nouveau guide 2016 de l’installation d’un réseau en fibre optique dans les construction neuves

    Objectif Fibre, qui regroupe les acteurs industriels de la fibre optique et les donneurs d’ordre réédite son « guide d’installation d’un réseau en fibre optique dans les construction neuves ». Rédigé en collaboration avec l’Agence du Numérique, l’Autorité de Régulation des Communications Électroniques et des Postes et le Cerema, cet opuscule a été conçu pour les professionnels amenés à y intervenir. Présentation.

    Maîtres d’ouvrage, maîtres d’œuvre, architectes, bureaux d’études, constructeurs, promoteurs, entrepreneurs, installateurs… la liste est longue des professionnels qui trouveront dans ce guide la réponse à leur question, qu’elle soit d’ordre technique (conception du réseau, matériaux à utiliser…), organisationnel ou encore réglementaire.

    Ainsi, la mise en pratique des règles qui y sont rappelées permettront notamment :

    • de consigner les règles de l’art dans le domaine du fibrage ;
    • de déployer un réseau optique dans le bâtiment (ou le lotissement) depuis le tableau de communication dans la gaine technique du logement ou du local à usage professionnel (GTL) jusqu’au point de raccordement, en solution monofibre ou multifibres ;
    • de créer les conditions favorables pour raccorder le câblage interne du logement à ce réseau ;
    • de desservir les logements ou locaux à usage professionnel des futurs occupants en très haut débit par la technologie FttH, et ce, sans intervention pour travaux de construction complémentaires ;
    • de mutualiser le pré-câblage entre différents opérateurs de services dans le cadre d’une convention signée avec l’opérateur d’immeuble ;
    • aux premiers occupants d’accéder aux services Très Haut Débit dès leur entrée dans les lieux.

    Ce guide se veut avant tout pratique et balaie un ensemble de situations concrètes et les solutions qui leur ont été apportées.

    Il prend également en compte la norme d’installation électrique NF C 15-100 (courant fort et courant faible), l’arrêté du 3 août 2016 pour le raccordement  en  fibre  optique  des  logements et reprend en annexe l’ensemble du corpus législatif, réglementaire et normatif impliqué dans les opérations de câblage.

    Télécharger le guide ici

  • Sécurité et habilitation électrique

    Effectuer des opérations sur des installations électriques ou dans leur voisinage entraîne des risques réels pour le personnel. La réglementation impose que les salariés bénéficient d’une formation à la sécurité contre les dangers des courants électriques et reçoivent un titre d’habilitation délivré par l’employeur.

    L’habilitation électrique est incontournable et indispensable dans le domaine de l’électricité. Elle est la reconnaissance par un employeur de la capacité d’une personne à accomplir les tâches fixées en toute sécurité. Dans le cadre réglementaire et normatif français, cette habilitation électrique est régie maintenant par la norme NF C18-510 Opérations sur les ouvrages et installations électriques et dans un environnement électrique – Prévention du risque électrique de janvier 2012.

    De « fortement recommandée » avant le 1er juillet 2011, l’habilitation électrique est devenue obligatoire et régie par la Norme NF C 18-510, applicable depuis janvier 2012, qui étend significativement le nombre de cas où une habilitation électrique doit être délivrée.

    Un périmètre large pour l’habilitation électrique

    L’habilitation électrique concerne tous les corps d’état : les métiers du bâtiment (électriciens, mécaniciens, paysagistes, plaquistes, peintres, plombiers, maçons, menuisiers…) mais aussi les gardiens d’immeuble, agents de sécurité, informaticiens, techniciens après-vente, ascensoristes, diagnostiqueurs immobiliers… Elle implique également tous les opérateurs de l’entreprise : les salariés, le personnel intérimaire, les sous-traitants, les travailleurs indépendants, les auto-entrepreneurs, le prêt de main d’œuvre et les non électriciens travaillant au voisinage d’installation électrique. Les électriciens ont une large palette d’habilitations correspondant aux situations de travail et aux dangers auxquels ils sont exposés. Un tableau complet reprend les combinaisons possibles entre domaines de tension, type d’opération ou de travaux et responsabilité respective des intervenants. Par exemple, un électricien habililité B1B1V – B2B2V ou B2V Essai BC est un électricien qui peut effectuer des travaux et des essais du type création ou modification d’une installation, remplacement d’une armoire hors tension sur des installations en basse tension.

    Comment habiliter ?

    Avant d’être habilité, le travailleur doit avoir été formé et avoir été déclaré apte par le médecin du travail. L’employeur délivre un titre d’habilitation électrique après s’être assuré que la personne a reçu une formation théorique et pratique sur les risques liés aux risques électriques et qu’il est capable d’accomplir en toute sécurité, les tâches qui lui sont confiées. Il est donc important de déterminer en amont le type d’habilitation électrique que chaque salarié confronté à un risque électrique doit posséder en fonction des tâches qu’il effectue. En cas d’incertitude, l’employeur pourra obtenir des conseils auprès de l’organisme de formation ou de son organisation professionnelle. Il devra également remettre à chaque personne habilitée un recueil de prescriptions issu de la Norme NF C18-510 et, dans certains cas, l’accompagner d’une instruction de sécurité. L’habilitation électrique doit être révisée chaque fois que cela s’avère nécessaire. Cela relève d’une responsabilité de l’employeur. Ce qui sous-entend de vérifier régulièrement les savoirs et savoir-faire de la personne habilitée. Indépendamment de ces contrôles, un recyclage tous les 3 ans après la formation initiale est préconisé dans la norme NF C 18-510 pour pouvoir renouveler l’habilitation.

    Formation pour l’habilitation électrique

    Il existe une offre large de formations couvrant les besoins des publics « non-électriciens » comme ceux des électriciens confirmés (basse tension, haute tension, recyclage), ou encore ceux des référents et futurs formateurs internes d’entreprise. Les durées sont fonction de la complexité de la formation. Habiliter est une responsabilité et un acte de direction qui va donner au salarié les moyens d’assurer sa propre sécurité. Dans cet objectif, la sélection de l’organisme de formation doit faire l’objet d’une attention particulière.

    Références : Code du travail (articles R. 4544-9 à R. 4544-11) et sur les règles techniques de la norme française NFC 18-510 de janvier 2012 »Opérations sur les ouvrages et installations électriques et dans un environnement électrique. – Prévention du risque électrique ».

    L’habilitation électrique : les différents niveaux d’habilitation

    Les sigles des niveaux d’habilitation sont identifiées par 2 ou 3 caractères, définis comme ci-dessous :

    La 1re lettre concerne le domaine de tension : Basse Tension (BT (<1000V AC)) ou Haute Tension (HT (>1000V AC).
    B: Autorisé à travailler dans le domaine BT.
    : Autorisé à travailler dans le domaine HT.

    Le chiffre précise le niveau de responsabilité : n<on-électricien, électricien éxécutant, chargé de travaux, de chantier, etc.
    0 : non électricien exécutant ou chargé de chantier.
    1 : électricien exécutant.
    2 : chargé de travaux d’ordre électrique.

    La 2nde lettre identifie la nature des opérations : travaux sous tension, consignation, intervention élémentaire, etc.
    T : autorisé à effectuer des travaux sous tension.
    N : autorisé à effectuer des travaux de nettoyage sous tension.
    V : autorisé à effectuer des travaux en zone de voisinage de pièces nues sous tension.
    C: chargé de consignation.
    R: chargé d’intervention générale.
    S: chargé d’intervention élémentaire.
    E: essai, vérification, mesurage et manoeuvre.
    X: opération spéciale
    (…) dans certains cas un attribut

    Pour plus de précisions, se référer à la norme NF C 18-510.

    Tableau : les niveaux d’habilitation

    Les niveaux d'habilitation

    NOTE

    Pour plus de détails sur les risques électriques et les travaux concernés par l’habilitation électrique, voir l’article “Prévention du risque électrique : une nouvelle plaquette de l’INRS”.

    Cet article a été rédigé en collaboration avec CSEEE et Testoon

  • Contrôleur d’installations multifonction, NFC15-100,FDC16-600, écran couleur, batterie Li-ion, DDR B

    Contrôleur d’installations multifonction, NFC15-100,FDC16-600, écran couleur, batterie Li-ion, DDR B

    Caractéristiques :

    • Contrôleur d’installations multifonctions.
    • Grand écran couleur, batterie Lithium-ion.
    • DDR type AC, A & B
    • Mesures: Isolement, contrôle de terre (1P, 1P sélective, 3P, terre sous tension (boucle de terre)), test DDR, continuité, tension, courant, fréquence, rotation de phases.
    • Mesure de puissance active monophasé et triphasé: Par pinces de courant (en option).
    • Table des fusibles embarquée.
    • Mesure de chute de tension dV%(Zi).

    Pour plus d’informations sur le « Contrôleur d’installations multifonction, NFC15-100,FDC16-600, écran couleur, batterie Li-ion, DDR B », cliquez ici

  • Le renouveau du photovoltaïque sur le marché de l’électricien

    Le renouveau du photovoltaïque sur le marché de l’électricien

    Après avoir connu une forte croissance, le marché du photovoltaïque a chuté fin 2009, date à laquelle le dispositif d’aide à l’équipement a été revu drastiquement pour éviter un effet de bulle. La filière qui était en train de se constituer a été fortement affectée de la fabrication à l’installation. Depuis 2014, le marché du photovoltaïque reprend progressivement des forces notamment avec l’autoconsommation et les perspectives Bepos.

    L’évolution du marché

    La production d’énergie photovoltaïque continue de progresser notamment en Europe, même si en terme de puissance installée, le marché européen qui représentait trois quart du marché mondial en 2011 est redescendu en dessous de 30% au profit de la Chine et des États-Unis. Le coût de l’électricité photovoltaïque étant en baisse constante et les besoins en énergie toujours importants, une nouvelle croissance « raisonnée » du marché du photovoltaïque est en marche.
    L’autoconsommation se développe ainsi que les centrales ou fermes de production. Beaucoup d’acteurs qui s’étaient tournés vers l’intégration au bâti avant 2010 se sont retirés du marché. Le photovoltaïque tend à devenir un lot où vont intervenir des spécialistes. La demande reprend en France depuis 2014 et devrait logiquement progresser avec l’arrivée du Bepos (bâtiment à énergie positive) car la majorité des bâtiments d’ici à 2020 devraient se voir équipés de modules photovoltaïques leur permettant de présenter un bilan énergétique positif.

    Se former et créer une activité spécialisée en photovoltaïque

    L’alliance des compétences de l’électricien et d’un métier de l’enveloppe, couvreur, façadier, métallier, etc., est l’approche idéale pour la réalisation d’installations de qualité sur un bâtiment.
    Pour la partie électricité, un électricien bénéficiant d’un socle de connaissance classique (CAP et au-delà) peut à l’aide d’une formation professionnelle au photovoltaïque de quelques jours avec travaux pratiques se préparer à aborder cette spécialité. La partie principale va aborder le dimensionnement de l’installation et ses conditions de mise en oeuvre : relevés d’exposition, localisation des composants, choix des câbles électriques extérieurs, connexions et intégration des différents éléments (boîtiers de connexion, onduleurs), connecteurs spécifiques, optimisation des sections de câbles, disposition des panneaux en série, qualité du courant, sécurité, fiabilité, rendement, protection contre les surtensions, déplacement en hauteur, étanchéité…
    Mais la compétence technique n’est pas tout. L’environnement du photovoltaïque est particulier. Le professionnel doit intervenir dans la gestion du raccordement au réseau électrique local et les démarches nécessaires pour le contrat de rachat de l’électricité. Enfin, l’électricien peut accompagner le client dans la partie administrative : financement, subventions, crédit d’impôt, emprunts, permis de construire, déclaration de travaux, statut de producteur, gestion des assurances et des mesures de sécurité spécifiques. S’orienter vers le photovoltaïque doit donc être un choix raisonné.
    Il existe des formations complémentaires qui permettent à une entreprise de former à chaque niveau de responsabilité les personnes intervenant sur le photovoltaïque et de se doter ainsi de compétences relatives à la conception, la mise en oeuvre, à la maintenance mais également à la gestion administrative d’un projet. Certaines formations permettent d’accéder aux qualifications QualiPV Elec et Bat.

    Cet article a été rédigé en collaboration avec CSEEE

  • La qualité de l’énergie : définition et principes. Interview d’un expert

    La qualité de l’énergie : définition et principes. Interview d’un expert

    Interview d’un expert : Thierry Malvoisin chez Fluke

    Dans un contexte où l’économie d’énergie est le mot d’ordre, la qualité de l’énergie est un enjeu qui implique tous les maillons du réseau de distribution d’électricité. Mais au fait, la qualité de l’énergie : qu’est-ce que c’est ?

    Thierry Malvoisin travaille au sein des équipes Fluke depuis plus de vingt ans. Il est en charge notamment des solutions en qualité d’énergie adaptées aux grandes structures telles que Enedis (ex-ERDF). Il nous livre ici une définition de la qualité de l’énergie pour mieux en saisir les principes et les implications.

    Comment définissez-vous la qualité de l’énergie ?

    La qualité de l’énergie désigne plus concrètement la qualité de la fourniture électrique.  Celle-ci dépend de trois facteurs que sont la continuité d’alimentation, la qualité de l’onde de tension et la qualité de service.

    La continuité d’alimentation recouvre les coupures ou interruptions du réseau. On distingue les coupures très brèves (entre 1 seconde et 3 minutes) des coupures longues (supérieures à 3 minutes).

    La qualité de l’onde de tension désigne les perturbations liées à la forme de l’onde de tension délivrée par le réseau, susceptibles d’altérer le fonctionnement des appareils électriques raccordés au réseau, voire de les endommager. Les types de perturbations identifiés sont par exemple les creux de tension, les surtensions impulsionnelles, les variations de fréquence, les papillotements, etc.

    Enfin,  la qualité de l’énergie dépend de la qualité de service qui caractérise la relation entre un utilisateur et son gestionnaire de réseau ou son fournisseur. Il s’agit par exemple des délais de (re)mise en service, des délais d’intervention d’urgence, des délais de raccordement, des notifications de coupure programmée, etc.

    Deux types d’acteurs agissent donc sur la qualité de l’énergie : le distributeur d’une part, et l’utilisateur d’autre part. Sur chacun de ces maillons, la responsabilité de l’un ou de l’autre est engagée. Côté distributeur, la qualité de fourniture du réseau est très encadrée, notamment par la norme EN50160. Cette norme européenne liste les différents types de perturbations et les paramètres à surveiller.

    Quels sont les facteurs principaux qui occasionnent une dégradation du réseau ?

    Les conditions atmosphériques (orages, branche d’arbre qui chute) sont les premières causes de rupture de ligne ou de perturbations.

    Côté usager, des creux de tension sont provoqués par une nouvelle utilisation du réseau, ou une utilisation inadaptée. Bref, tous types d’utilisation qui n’étaient pas prévus en amont. Des enclenchements soudains de charge vont générer des à-coups sur le réseau, impactant la distribution de l’électricité chez l’ensemble des usagers. Dans une copropriété, les pompes à chaleur, les systèmes frigorifiques ou les climatiseurs, peuvent en être à l’origine. Dans une entreprise, il peut s’agir d’une machine qui réalise un appel de charge trop important.

    Quelles sont les opérations préventives et correctives pour corriger ces dysfonctionnements ?

    Sur le volet prévention, le bon dimensionnement des réseaux est une première étape.

    Une seconde opération préventive est le contrôle de la conformité du réseau aux normes.

    Enfin, il faut exercer une veille constante sur l’évolution du réseau et son vieillissement à l’aide d’appareils de mesure comme les analyseurs de réseaux électriques.

    S’agissant des mesures correctives, on recourt à l’utilisation de filtres anti-harmoniques pour résoudre les problèmes de pollutions harmoniques assez courantes sur le réseau.

    Une autre mesure : la mise en place de variateurs de fréquence ou de démarreurs progressifs qui permettent un appel progressif de charge sur les machines industrielles.

    Quelles solutions propose Fluke aux professionnels garants de la qualité de l’électricité et aux usagers ?

    Nous proposons deux grandes familles d’outils : les outils d’analyse globale du réseau pour les distributeurs, dont les appareils de contrôle de conformité aux normes, et les appareils de mesure pour les utilisateurs.

    À l’intérieur de ces familles, nous proposons trois grandes catégories. Les outils d’expertise : il s’agit par exemple des enregistreurs de qualité d’énergie triphasée Fluke 1750 et 1760, conçus pour l’analyse des systèmes de distribution électrique collectifs et industriels en réseaux de basse à moyenne tension.

    Nous avons les outils de gamme intermédiaire comme les enregistreurs de la série Fluke 1740 conçus pour les techniciens chargés d’analyser les problèmes sur les réseaux au quotidien et d’assurer un contrôle de conformité.

    Et enfin, les outils particulièrement adaptés aux usagers, qui permettent d’évaluer les consommations et d’identifier les perturbations à l’origine de défauts sur les process industriels : la gamme des énergimètres de la série Fluke 430 et les derniers nés, Fluke 1736 et 1738 par exemple.

    Dans quelle mesure les entreprises suivent-elles les recommandations pour optimiser leurs réseaux ?

    Côté usagers, le contrôle s’applique notamment au secteur du bâtiment, régi par la RT2012 (et la prochaine RT2020) qui définit la réglementation des bâtiments à basse consommation.

    Quant aux entreprises, étant donné les pertes de coûts considérables que peuvent engendrer les détériorations des réseaux (arrêt de la chaîne de production, détérioration du parc machines, surconsommation), elles se montrent particulièrement attentives, et de plus en plus, à sa qualité et aux contrôles pour y remédier. Elles se réfèrent pour cela à la norme ISO 50001 de 2011. Cette norme, fruit d’une collaboration entre soixante-et-un pays, définit les lignes directrices pour développer une gestion méthodique de l’énergie et réaliser une économie d’énergie de masse. Selon l’Agence Internationale de l’Énergie, cette norme pourrait avoir un impact sur 60 % de la demande d’énergie mondiale. C’est peu dire que l’enjeu est de taille ! Un bilan sera prochainement tiré sur cette norme ISO.

  • Enregistreurs de qualité de courant triphasé ; mono, 4 entrées U/I, AC, RMS, classe S, EN50160

    Enregistreurs de qualité de courant triphasé ; mono, 4 entrées U/I, AC, RMS, classe S, EN50160

    Idéal pour l’étude de l’utilisation de l’énergie et l’enregistrement de la qualité du réseau électrique, le 1738 capture et enregistre automatiquement plus de 500 paramètres de qualité du réseau électrique. (suite…)

  • L’habilitation électrique, tous concernés !

    L’habilitation électrique, tous concernés !

    La nouvelle NF C 18-510 a pris effet le 21 janvier 2012. Effectuer des opérations sur des installations électriques ou dans leur voisinage entraîne des risques réels pour le personnel. C’est pourquoi le règlement impose que les salariés bénéficient d’une formation à la sécurité contre les dangers des courants électriques et reçoivent un titre d’habilitation électrique délivré par l’employeur.

    Pourquoi une nouvelle habilitation électrique ?

    De nouvelles règles ont été ajoutées au Code du Travail. L’habilitation électrique est devenue obligatoire à compter du premier juillet 2011. Elle était auparavant fortement recommandée. La C 18-510, ancienne publication, est aujourd’hui une norme NF C 18-510. Elle est applicable depuis début 2012.

    Obligatoire pour qui ?

    L’habilitation électrique concerne tous les corps d’état : les métiers du bâtiment (électriciens, mécaniciens, paysagistes, plaquistes, peintres, plombiers, maçons, menuisiers…) mais aussi les gardiens d’immeuble, agents de sécurité, informaticiens, techniciens après-vente, ascensoristes, diagnostiqueurs immobilier, etc. Elle implique également tous les opérateurs de l’entreprise : les salariés, le personnel intérimaire, les sous-traitants, les travailleurs indépendants, les auto-entrepreneurs, le prêt de main d’œuvre et les non électriciens travaillant au voisinage d’installation électrique.

    Travailler au voisinage d’installations électriques, ça veut dire quoi ?

    Les travaux « au voisinage » sont exécutés à proximité de pièces nues sous tension :
    • soit sur des installations électriques mises hors tension (ex : remplacement d’un disjoncteur mis hors tension dans une armoire électrique industrielle mise hors tension) ;
    • soit sur des installations non électriques (ex : travaux de peinture dans un local électrique).

    Je suis concerné. Comment habiliter mon personnel ?

    Pour former votre personnel aux nouvelles habilitations électriques, il faut vous appuyer sur l’analyse des tâches effectuées par les responsables techniques. La nouvelle norme fixe le type d’habilitation électrique que les salariés confrontés à un risque électrique doit posséder en fonction des tâches qu’ils effectuent. Par la suite, l’employeur délivre un titre d’habilitation après s’être assuré que la personne a reçu une formation théorique et pratique sur les risques liés à l’électricité et qu’il est capable d’accomplir en toute sécurité, les tâches qui lui sont confiées. L’employeur doit également remettre à chaque personne habilitée un recueil de prescription issu de la norme NF C 18-510 et, dans certains cas, l’accompagner d’une instruction de sécurité.

    J’ai habilité mon personnel avant 2012, les titres d’habilitations électriques sont-ils encore valables ?

    Oui, le recyclage des habilitations doit être renouvelé tous les trois ans. Une formation à l’habilitation électrique reçue en 2010 devra faire l’objet d’un recyclage en 2013.

    Cet article a été rédigé en collaboration avec AFORELEC.

  • Engie rachète la totalité du parc éolien d’une PME lilloise

    Engie rachète la totalité du parc éolien d’une PME lilloise

    Engie consolide un peu plus son activité dans l’éolien terrestre. L’ex-GDF Suez a racheté en mai dernier la totalité des parts de la division éolienne du groupe Maïa, concepteur et exploitant de projet d’énergie. Fondée en 2006, Maïa Eolis exploite actuellement 21 parcs éoliens totalisant 267 MW, principalement dans les régions Nord-Pas-de-Calais-Picardie, et Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine. Auparavant détenue à 51% par Engie, la PME lilloise (76 salariés) devient donc la propriété à 100% de la société créée conjointement entre Engie et le Crédit Agricole Assurances, FEIH. Depuis sa création en 2013, ce partenariat a permis à l’énergéticien de réduire son endettement net d’environ 400 millions d’euros et de continuer à se développer dans l’éolien. Cette société commune exploite aujourd’hui 810 MW de capacités installées d’éoliennes terrestres en France.
    « Cette transaction renforce le partenariat stratégique ambitieux de long terme initié en 2013 entre ENGIE et Crédit Agricole Assurances, dont l’objectif est de faire croître notre portefeuille commun d’actifs éoliens en cohérence avec les ambitions d’ENGIE de doubler ses capacités dans l’éolien en France d’ici 5 ans », déclare Gwenaëlle Huet, Directrice générale de la Business Unit France Renouvelables chez Engie. Le groupe s’est en effet fixé l’objectif d’atteindre 3 GW de capacité de production installée en 2021 contre 1,7 à l’heure actuelle.