Catégorie : Électricien

Le métier d’électricien se réinvente face aux exigences croissantes du bâtiment : transition énergétique, bâtiments intelligents, et réglementations strictes (RE 2020, normes NFC 15-100, etc.).

 

Aujourd’hui, maîtriser les installations classiques ne suffit plus. Il faut aussi intégrer les solutions connectées, les énergies renouvelables, et les protocoles de sécurité pour répondre aux attentes des maîtres d’ouvrage et des usagers.

  • Les outils de sécurité électrique

    Les outils de sécurité électrique

    Une sélection d’outils de sécurité électrique.

    Le testeur de tension VAT

    Testeur VAT Catu MS-917L’un des outils de sécurité électrique les plus importants pour l’électricien est le testeur de tension VAT. Il permet d’effectuer les vérifications d’absence de tension (VAT) conformément à la norme NF C 18-510. Cette vérification est nécessaire afin de garantir la sécurité électrique de l’intervenant lors d’interventions sur les installations BT et HT.

    La VAT est obligatoire lors d’une consignation d’un ouvrage ou d’une installation. Elle est également effectuée lors d’un diagnostic électrique, afin de vérifier si les disjoncteurs coupent bien l’alimentation de l’installation testée.

    Seul un testeur spécifiquement conçu pour la VAT peut être utilisé. La norme NF C 18-510 interdit formellement l’utilisation d’un appareil de mesure pour effectuer une VAT.

    Les détecteurs de tension VAT doivent répondre à la norme NF EN 61243-3 (édition 2010 paragraphe 3 pour la BT, 1 et 2 pour la HT).

    Note : en France, la norme NF C 18-510 impose l’utilisation d’un testeur VAT ayant des pointes de touche IP2x (système de protection empêchant les contacts directs ou indirects entre l’utilisateur et les conducteurs sous tension).

     

    Les outils à main isolés ou isolants pour la sécurité électrique

    Les exigences des normes pour les domaines HT et THT étant très différentes et plus complexes que pour le domaine BT, nous ne parlerons ici que du petit outillage (dit aussi outils à main) adaptés aux interventions sous tension en Basse Tension.

    Cela concerne les tournevis, les pinces coupantes, les pinces multiprises, les clés plates, etc.

    Les outils isolants ou isolés adaptés aux interventions du domaine BT doivent répondre aux exigences de la norme NF EN 60900 (tensions inférieures à 1000V AC, 1500V CC).

    Voici une petite sélection ci-dessous :

     

      Outil de sécurité électrique tournevis isolé Outils de sécurité électrique clé plate à fourche  Outils de sécurité électrique pince à bec coudé
    Tournevis isolés 1000V Clés plates à fourche, isolées 1000V Pinces à bec coudé, isolées 1000V

     

  • Appareils de mesure électrique : les outils de base de l’électricien

    Appareils de mesure électrique : les outils de base de l’électricien

    Il existe un très grand nombre d’appareils de mesure électrique dont par exemple les détecteurs de tension sans contact, les testeurs de tension (DDT et/ou VAT), les multimètres, les pinces de courant, les pinces multimètres, etc. Ci-dessous, les appareils essentiels et indispensables.

    • Les appareils de mesure électrique : les détecteurs de tension dits “sans contact”

    Ils permettent de détecter une éventuelle présence de tension par l’émission d’un  signal sonore ou visuel, que ce soit au niveau d’une prise, d’un câble ou au travers d’une paroi (à très faible profondeur, d’autres types d’appareils existants pour des profondeurs un peu plus importantes). Certains modèles, plus évolués, comportent deux niveaux de détection (proximité et source), d’autres comportent une LED, servant alors de lampe torche.

    • Les appareils de mesure électrique : les testeurs de tension

    Appareils de mesure électrique testeurs de tensionAu contraire des détecteurs sans contact, les testeurs de tension (DDT et/ou VAT) nécessitent la connexion d’une ou deux pointes de touche sur l’élément conducteur à tester (prise, disjoncteur, etc.). Les modèles estampillés « VAT » sont conformes pour effectuer une VAT. En plus de la détection de tension (DDT) et/ou de la VAT, certaines fonctions comme la mesure de continuité ou encore le test de rotation de phase peuvent êtres disponibles. Les tests/mesures sont afficher via une échelle à LED et/ou sur un écran LCD numérique, ce dernier présentant l’avantage d’afficher les valeurs réelles testées/mesurées.

    • Les appareils de mesure électrique : les pinces de courant

    Pour effectuer une mesure de courant, différentes techniques et technologies existent, la plus simple étant l’utilisation de pinces de courant (ou capteurs de courant) car elles permettent d’effectuer une mesure sans couper l’alimentation, dans la mesure ou l’élément conducteur (la ou les phases ou autre) est accessible.

    Une mesure avec ce type d’appareil est assez simple, il suffit d’enserrer le conducteur souhaité et de lire la valeur indiquée sur l’appareil de mesure relié à celle-ci (généralement un multimètre). Il faut toutefois faire attention, certaines combinaisons de pinces et de multimètres nécessiterons une interprétation de la valeur affichée.

    Il existe deux catégories de pinces ampèremétriques :

    Appareils de mesure électrique pinces machoire rigide Les pinces à mâchoire rigide

    Mesures sur courant alternatif et continu possibles, mais la rigidité de la mâchoire restreint le choix selon le conducteur à enserrer. Selon les mesures à effectuer, une seule pince peut ne pas suffire.

    Appareils de mesure électrique pince à machoire flexibleLes pinces à mâchoire flexible

    Mesure sur courant alternatif uniquement, mais grande flexibilité d’enserrage, permettant une utilisation sur un plus grande nombre d’applications.

    • Les appareils de mesure électrique : les pinces multimètres

    Même principe que pour les pinces de courant, sauf qu’elles sont autonomes. Aucun besoin donc d’un appareil de mesure supplémentaire pour lires les valeurs, l’affichage étant directement intégré.

    Au même titre que les multimètres, elles permettent également les mesures de tensions, de résistances, de capacités, etc., ou même de puissances.

    La plupart des modèles existants ont le même aspect, seules les dimensions et les fonctionnalités permettent de réellement les différencier, mais deux modèles se distinguent tout de même :

    Appareil de mesure électrice pince multimètre Fluke 381Fluke 381
    La pince comporte un affichage Sans-Fil RF, il est donc possible de détacher l’affichage de la pince, ce qui se révèlera très utile dans toutes les zones où l’orientation de la pince ne permet pas une lecture aisée. De plus, elle est fournie en standard avec une sonde de courant flexible détachable, en plus de la mâchoire rigide intégrée.

    Appareil mesure électrique Série Digiflex de ChauvinSérie Digiflex de Chauvin-Arnoux
    Il s’agit d’ampèremètres avec un capteur flexible attaché. Seuls les mesures de courant alternatifs sont possibles, mais l’intérêt ici est la compacité de l’appareil et du capteur, ainsi que la facilité de lecture.

    • Les appareils de mesure électrique : les multimètres

    Le multimètre est l’outil que tout électricien se doit de posséder. Hormis quelques mesures réservées à d’autres catégories d’appareils, cet instrument est capable d’en effectuer un grand nombre.

    Selon le modèle, on a accès aux mesures de tension, de courant, de résistance, de capacité, de fréquence, de rapport cyclique, de température, aux tests de diode, de continuité…

    On distingue plusieurs types de multimètres : le multimètre à mesure moyenne, le multimètre RMS, et le multimètre TRMS. Alors qu’un multimètre RMS ou TRMS effectuera des mesures de valeurs efficaces, le multimètre à mesure moyenne lui mesurera une valeur moyenne absolue (« redressée »). Le multimètre RMS mesure une valeur efficace sur des signaux sinusoïdaux périodiques seulement, alors que le multimètre TRMS est capable de mesurer des valeurs efficaces sur tous types de signaux, mêmes non-périodiques. Le type de signal à mesurer est donc très important afin de déterminer le multimètre adapté.

    • Les autres critères de sélection des appareils de mesure électrique

    – la résolution de l’écran, qui déterminera le nombre de chiffres affichés à l’écran. Plus la résolution est élevée, plus la valeur affichée pourra comporter de décimales ;

    – la gamme de mesure maximum: généralement de 600V ou 1000V pour la tension ;

    – la résolution de mesure, qui déterminera la plus petite mesure ou variation mesurable par le multimètre ;

    – la précision de mesure et de l’affichage ;

    – les caractéristiques de sécurité : protection par fusible ou non et la catégorie de sécurité (CAT I, II, III ou IV). La catégorie de sécurité déterminera les applications pour lesquelles un multimètre pourra être utilisé en toute sécurité (voir l’article “Les kits de protection individuelle (EPI) pour le détail sur les catégories de sécurité).

  • Zoom sur les nouveautés de l’éco-PTZ

    Zoom sur les nouveautés de l’éco-PTZ

    La prolongation et l’ouverture du Prêt à Taux Zéro (PTZ) en faveur de la rénovation énergétique devrait donner un petit coup de boost à l’activité des électriciens : zoom sur les nouveautés de l’éco-PTZ.

    Le secteur du bâtiment est le premier poste de dépenses énergétiques en France devant le transport, représentant 44% de la consommation énergétique. La rénovation durable des bâtiments reste un enjeu majeur pour réaliser la transition énergétique. Depuis 2009, deux dispositifs ont été mis en place afin de soutenir les ménages dans la rénovation énergétique de leur logement : le CIDD et l’éco-prêt à taux zéro (PTZ).

    L’éco-prêt à taux zéro (PTZ) : principes et conditions pour en bénéficier

    L’éco-PTZ est un crédit sans intérêt pour aider au financement des travaux d’économie d’énergie réalisés par les ménages. Il s’adresse à tout propriétaire d’un logement antérieur à 1990, sans condition de ressources, effectuant des travaux d’amélioration de la performance énergétique des logements anciens utilisés comme résidence principale : isolation, chauffage ou chauffe-eau utilisant des énergies renouvelables, etc. Plafonné à 30 000 € pour durée maximale de remboursement de 10 ans, il est conditionné à un bouquet de travaux d’amélioration énergétique (arrêté du 30 mars 2009), ou à un niveau de performance énergétique globale et variable selon le logement et sa localisation géographique.

    Cet éco-prêt, mis en place en 2012 et prorogé jusqu’en 2015, l’est à nouveau jusqu’au 31 décembre 2018. Cette prolongation est l’une des grandes nouveautés de l’éco-PTZ.

    Autre condition sine qua non pour en bénéficier : les entreprises prestataires doivent être labellisées “reconnus garant de l’environnement” (RGE), être titulaires d’un signe de qualité dont les critères dépendent de la nature même de ces travaux. Cette obligation s’applique aussi dans les départements d’Outre-Mer au 1er octobre 2015. Pour connaître la liste des travaux soumis à la qualification RGE, se référer à la documentation de l’’Ademe (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie.

    Les nouveautés de l’éco-PTZ en 2016 visent à amplifier le déploiement des travaux

    Allongement de la durée des travaux
    La durée entre la date d’émission de l’offre de prêt et la fourniture des documents justifiant la réalisation des travaux passe de 2 à 3 ans.

    Facilitation du couplage d’un éco-PTZ et d’un prêt à l’accession
    Si la demande d’éco-PTZ est réalisée simultanément à la demande de prêt pour l’acquisition d’un logement, la banque pourra désormais émettre une offre d’éco-PTZ avant de recueillir les formulaires, devis et attestations RGE des entreprises ; le versement de l’éco-PTZ reste soumis à la fourniture ultérieure de l’ensemble de ces éléments.

    Parmi les nouveautés de l’éco-PTZ, la création d’un micro-crédit complémentaire : « Habiter Mieux »
    Financé par l’Agence nationale de l’habitat (Anah) dont la mission est la lutte contre l’habitat indigne et la précarité énergétique, il s’adresse aux ménages les plus modestes. Cette aide permet à ses bénéficiaires de financer le reste de leurs travaux grâce à un crédit adapté aux “petits montants”. Le plafond de ce micro-crédit est fixé à 20 000€.

    Le cumul de l’éco-PTZ et du CIDD (Crédit d’Impôt Développement Durable) s’ouvre à tous les ménages au 1er mars 2016, et sans conditions de ressources.
    Le CIDD permet de bénéficier d’un crédit d’impôt de 30% sur les travaux d’économies d’énergie. Il est plafonné à 8 000 € de travaux par an pour un célibataire et à 16 000 € pour un couple.

    La création d’un éco-prêt copropriété pour les syndicats de copropriétaires est l’une des nouveautés de l’éco-PTZ qui confirme son ouverture. Pour plus de détails, lire l’article « L’éco-PTZ copropriété« .

    Bilan et nouveaux objectifs depuis la mise en place des dispositifs d’aide à la rénovation énergétique des logements

    Le 21 mars 2013, François Hollande présentait son Plan d’investissement pour le logement avec pour objectif de “faire sortir 4 millions de ménages de la précarité énergétique et de rénover 500 000 logements par an », impliquant pour le parc existant qu’il soit rénové sur le plan thermique d’ici quarante ans, et afin d’accompagner la réduction par quatre des émissions de gaz à effet de serre à l’horizon 2050.
    Malgré tous les efforts de l’Etat pour inciter les ménages à réaliser des travaux de rénovations, nous sommes encore loin de ces objectifs. Le rythme actuel est de 350 000 logements sociaux et privés rénovés chaque année au lieu des 500 000 initialement prévus. En cause : la baisse d’acquisition de nouveaux logements, premier facteur de lancement de gros travaux, accentue celle des rénovations thermiques globales réalisées en une seule fois. On observe plutôt une tendance qui consiste à rénover “par parties”.
    Par ailleurs, si la plupart des Français a connaissance des aides mises en place par l’Etat, une majorité d’entre eux en sous-estime le montant. En ce sens, les nouveautés de l’éco-PTZ viennent renforcer la plan global de rénovation des logements.

    1. Voir l’arrêté du 30 décembre 2015, modifiant l’arrêté du 30 mars 2009.
    2. Voir l’arrêté du 1er décembre 2015.

    Pour en savoir +

    Points rénovation info service : pour obtenir une aide financière et des conseils techniques.
    Annuaire des entreprises RGE : pour trouver un professionnel « Reconnu garant de l’environnement » près de chez vous.
    Liste des banques partenaires de l’éco-PTZ.
    Outil de simulation de devis pour des travaux de rénovation sur le site monexpert-isolation.fr

  • Nouveau métier : l’électricien intégrateur domotique, interview de Albert Bouchoucha fondateur de la société Domotizy

    Nouveau métier : l’électricien intégrateur domotique, interview de Albert Bouchoucha fondateur de la société Domotizy

    Depuis six ans, la domotique est devenue le nouveau credo d’Albert Bouchoucha, électricien spécialisé en domotique, qui lui préfère d’ailleurs le terme d’ “intérieur connecté”, non par traumatisme du latin mais pour la mauvaise réputation de ses débuts. Quinze ans après l’apparition de cette technologie, la domotique est devenue un incontournable pour l’électricien. L’Université de Paris 12 l’a d’ailleurs bien compris en créant la toute première licence professionnelle dédiée à la domotique. Examinons pourquoi.

    Économie, simplicité et évolutivité : trois mots clé qui font le succès de l’intégrateur domotique

    La domotique à ses débuts présentait tous les attraits d’une belle promesse : le tout de la maison connecté pour une économie d’énergie optimale et un contrôle à distance programmable de l’ensemble des objets connectés. Mais c’était alors sans compter les défauts de sa jeunesse : le surcoût, la complexité d’installation pour l’électricien et celle d’usage pour le client.

    Il fallait patienter un peu et gagner en maturité : côté client, une seule application permet de commander l’ensemble du système depuis un smartphone simplifiant les manipulations, et le coût d’intégration du système équivaut aujourd’hui à celui de l’installation électrique traditionnelle. L’intégrateur domotique pourra mettre en avant la réelle économie d’énergie (gaz, électricité, chauffage) qui est faite, de l’ordre de 25%. Le système est même “exportable” : un particulier qui déménage après avoir procédé à l’installation domotique de son appartement peut emmener avec lui le système qu’il devra simplement refaire configurer. En cas de panne, coupure ou problème d’accès à l’application, l’installation électrique traditionnelle, toujours en fonction, prend le relais. Enfin, le système est évolutif et configuré de telle sorte qu’il est possible d’ajouter des fonctionnalités ultérieurement. L’intégrateur domotique peut alors proposer à son client des solutions adaptées à ses besoins et au budget de départ, et les faire évoluer dans le temps.

    Côté électricien, si le coût du matériel reste un investissement, il est largement compensé par le gain en terme de main d’œuvre et lui laisse même une marge sensible. C’est donc devenu une évidence pour Albert Bouchoucha qui s’est lancé pleinement dans l’aventure en créant son entreprise Domotizy : « Il n’y a aucun surcoût d’installation par rapport à l’installation électrique traditionnelle », souligne-t-il à plusieurs reprises. L’électricien d’aujourd’hui ne peut donc plus se permettre de ne pas proposer cette technologie et de s’y former.

    Un bémol toutefois, car il faut bien une petite ombre au tableau pour en faire ressortir les couleurs : les fabricants de matériel domotique, que ce soit Legrand, Hager, Schneider ou encore Delta Dore et Niko, ont chacun leur propre protocole de communication. Autant de protocoles que de fabricants donc, auxquels tout bon intégrateur domotique doit se former. Unifier ces protocoles sera donc le nouveau cheval de bataille du domoticien.

    L’intégrateur domotique, l’électricien augmenté

    Après vingt-cinq ans d’exercice comme électricien, et muni de quelques compétences en électronique et informatique, Albert Bouchoucha a consacré deux ans pleins à se former à l’ensemble des protocoles générés par les fabricants, qui définissent le moyen de communication utilisé entre les périphériques et la centrale, ou box domotique. Une formation indispensable pour préconiser la solution la plus adaptée à ses clients.

    Tous ces protocoles sont des langages et des systèmes d’intégrations différents, qui ne savent pas communiquer entre eux. On distingue deux grandes familles : les protocoles dits « propriétaires » ou « fermés » d’une part, en général issus d’un seul et même fabricant et dépendants des périphériques qu’il propose, et le protocole KNX dit « ouvert » d’autre part, dont les périphériques sont tous compatibles entre eux. Selon le budget et les besoins du client, un intégrateur domotique bien formé saura aiguiller son client vers la solution la plus adaptée. La FFD (Fédération Française de Domotique) a pour cette raison mis en place un répertoire de domoticiens intégrateurs certifiés par type de spécialité et de protocole./p>

    Avec une demande en pleine explosion – d’après plusieurs études, d’ici 2022, chaque foyer aura plus de 500 objets connectés –, l’entreprise Domotizy se développe sur tous les axes : elle opère à la fois pour les particuliers et le résidentiel, pour le tertiaire, les commerces et l’hôtellerie, dont l’exigence en terme d’économie d’énergie est forte – l’intégrateur domotique pourra par exemple définir des zones de bureau avec une régulation thermique automatisée –, mais aussi pour la Silver économie. L’entreprise travaille alors en étroite collaboration avec des ergothérapeutes pour équiper les structures dédiées aux personnes âgées et aux handicapés. Elle est ainsi devenue le partenaire certifié de Bluelinea, acteur de référence pour les établissements de santé. Domotizy collabore aussi avec les plus gros fournisseurs comme Schneider, Hager, Legrand, Niko, Nest, Netatmo, EnOcean, Lifedomus ou encore Deltadore, société en pleine expansion en Bretagne.

    Signe du temps, Albert Bouchoucha voit son activité de consultant augmentée : président de la cellule domotique à la CSEEE, il y organise « La journée connectée » avec PROMOTELEC. Il est aussi membre actif à la FFD où il développe une charte de binômes (électricien/domoticien, architecte/intégrateur domotique, ergothérapeute/électricien). Côté media, il a fait la couverture du Moniteur et a partagé son expérience sur RMC (émission “Les Experts”). Il anime des conférences aux clubs artisans du distributeur REXEL pour faire découvrir la domotique aux électriciens.Enfin, conférencier à l’Université Paris 12, il développe avec quatre étudiants le projet “Home concept Domotizy”, vitrine professionnelle de tous les systèmes domotiques actuels. De quoi donner le vertige…

  • Entreprise spécialisée dans le photovoltaïque : témoignage de Guillaume David fondateur de l’entreprise Solstyce

    Entreprise spécialisée dans le photovoltaïque : témoignage de Guillaume David fondateur de l’entreprise Solstyce

    Pour son entreprise spécialisée dans le photovoltaïque, Guillaume David a trouvé le doux nom de “Solstyce”, une belle touche à la fois scientifique et poétique qui inscrit cette technologique dans un système adapté au rythme de la lumière et des saisons. Prenons avec lui le pouls du secteur pour savoir si les petites révolutions énergétiques suivent les révolutions de la Terre.

    Quel est votre parcours et comment fonctionne votre entreprise ?

    Après une formation d’ingénieur du bâtiment à l’École nationale des ponts et chaussées, je me suis rapidement spécialisé dans les énergies renouvelables en tant que consultant auprès de PME. De là, j’ai acquis une connaissance suffisante de la technologie photovoltaïque et du marché pour monter en 2010 Solstyce, entreprise spécialisée dans le photovoltaïque, dont je suis l’actuel président et directeur technique.

    Aujourd’hui, avec vingt-cinq salariés, Solstyce est capable de proposer la conception, la construction et l’exploitation de centrales photovoltaïques complexes, de moyenne ou grande puissance, pour des bâtiments de moyenne et de grande surface (centre commerciaux, collèges, lycées, etc.).

    Pour cela, cinq chargés d’affaires réalisent des études sur chantiers avec une dizaine de monteurs électricien. Nous disposons aussi de cinq ingénieurs pour fournir une expertise et réaliser des études de conception et de faisabilité. Les bureaux d’études, pour la plupart généralistes, sont très demandeurs car le photovoltaïque est une spécialisation qui leur échappe. Notre entreprise spécialisée dans le photovoltaïque accompagne aussi régulièrement les maîtres d’ouvrage dans la conception de centrales.

    Quelle est la spécificité de Solstyce dans le secteur du photovoltaïque ?

    C’est une des rares entreprises spécialisée dans la construction de centrales pour le neuf, et qui propose une prestation globale. Celle-ci va de la conception jusqu’à la maintenance en passant par le pilotage de chantier. Sur le marché actuel, toutes ces prestations sont en général dissociées : la conception pour les bureaux d’étude, l’installation et la maintenance pour les entreprises d’électricité. Notre métier demande des compétences appartenant à plusieurs corps d’état différents : électricité, couverture, serrurerie. En tant qu’entreprise spécialisée dans le photovoltaïque, notre valeur ajoutée est de maîtriser l’ensemble de ces techniques et de proposer un service global au client.

    Quels types de clients se sentent concernés par le photovoltaïque ?

    Notre activité se concentre majoritairement sur le secteur de la construction à haute performance environnementale. Nous traitons pour des ouvrages du marché public avec la région Île-de-France par exemple, le Conseil Départemental ou la ville de Colombes. Dans le secteur du privé, nous avons affaire aux leaders du bâtiment comme Vinci, Eiffage ou encore Bouygues qui représentent environ 50% de notre activité.

    Il nous arrive aussi d’être sous-traitant pour des électriciens courant fort ou faible dont le cahier des charges comprend l’installation d’une centrale photovoltaïque. En faisant appel à nous, ils augmentent leurs chances de décrocher le marché.

    L’expertise de l’électricien intègre donc de plus en plus cette technologie dans son offre, sur la partie enveloppe du bâtiment, depuis le panneau jusqu’au point d’injection ou de raccordement. Pour cela, il doit être formé au courant continu.

    Le photovoltaïque a  fait l’objet de vives critiques quant à ses réelles vertus économiques et écologiques. Comment se positionne une entreprise spécialisée dans le photovoltaïque aujourd’hui ?

    La problématique s’est plutôt posée en termes économiques. Afin d’impulser une véritable “reconversion” énergétique, l’État a mis en place un système de subventions très incitatif. Cela a généré une bulle spéculative dès 2010 : les entreprises et les électriciens se sont précipités sur le marché et le nombre de projets s’est démultiplié. Parallèlement, EDF a revu à la baisse, et fortement, les tarifs de l’électricité qui lui était revendue. Alors que le tarif se situait à 60 centimes le kWh, nous en sommes aujourd’hui à 12 centimes. Rentabiliser l’investissement liée à l’installation était donc devenue problématique.

    Aujourd’hui, le coût au kWh du photovoltaïque équivaut au coût d’achat sur le réseau public et redonne un élan au marché, plus stable. Il intéresse notamment les industriels car ces acteurs sont très attentifs à l’optimisation et à la maîtrise de leurs coût d’approvisionnement énergétique.

    Du point de vue écologique, la question se pose plutôt en ces termes : en combien de temps je rentabilise l’énergie investie ? On estime le retour sur investissement à trois années environ pour un équipement qui va durer trente ans. Concernant la quantité d’émission en CO2, la grande majorité des fabricants de panneaux photovoltaïques ont mis en place des bilans carbone et un critère de notation les encadre. Enfin, les composants des panneaux sont constitués de verre en face avant, de cellules photovoltaïques en silicium et d’un cadre en aluminium qui sont des composants courants et peu polluants.

    Plus précisément, quelle est la rentabilité du photovoltaïque ?

    Sur une durée de trente ans, le coût de l’électricité revient à deux fois moins cher que sur le réseau classique. La maintenance représente 1% du coût initial, soit 2000€ sur un investissement de départ de 200 000€. Elle comprend la supervision, la maintenance préventive qui a lieu une fois par an au printemps et la maintenance corrective.

    Cette tendance va encore s’accentuer dans le futur : le coût de production du photovoltaïque baisse chaque année alors que celui du réseau classique continue d’augmenter.

    Quelles sont les perspectives dans les dix prochaines années à venir pour une entreprise spécialisée dans le photovoltaïque ?

    L’offre en photovoltaïque devient de plus en plus un facteur différenciant pour la clientèle des maîtres d’ouvrage. C’est une aubaine à saisir pour se démarquer de la concurrence. Ainsi la haute performance environnementale des programmes de bureaux destinés aux grandes entreprises est en passe de devenir un prérequis : le photovoltaïque y contribue.

    Les prochaines évolutions fortes porteront vraisemblablement sur l’amélioration de la réinjection afin par exemple de créer un réseau intelligent entre des bâtiments voisins.

    Le photovoltaïque va aussi certainement investir toujours plus l’espace public via des infrastructures de recharge pour véhicule électrique. Songeons par exemple aux parkings des voitures électriques dotés d’ombrières recevant l’énergie solaire et qui viendront les recharger.

    Enfin, l’architecture elle-même commence à se transformer et avec, l’esthétique des bâtiments et le paysage urbain. Un architecte judicieux proposera certainement des fenêtres photovoltaïques, des verrières, bref, des éléments d’architecture qui mixeront les composants classiques des bâtiments aux possibilités offertes par le photovoltaïque.

  • Le BIM pour l’électricien par Goran Ostojic de la société ALPI

    Le BIM pour l’électricien par Goran Ostojic de la société ALPI

    La maquette numérique BIM avec les solutions logiciels de conception d’installations électrique expliqué par Goran Ostojic, directeur commercial France chez Alpi.

    Quel est votre parcours ?

    Après des études en électrotechnique puis en commerce complétées par une spécialisation en audit et gestion d’entreprise, j’ai débuté en tant que Responsable d’une agence d’un fabricant français de solutions de protection électrique data center. J’ai ensuite voulu m’orienter vers un marché en pleine croissance : c’était alors Noos, premier fournisseur d’accès à Internet.
    En 2003, j’ai intégré la société ALPI où je travaille actuellement en tant que directeur commercial France, et finalement je (re)trouve, grâce à notre activité d’éditeur de logiciels, l’informatique au service de l’électrotechnique. Le hasard fait bien les choses !

    Quelle est la spécificité d’ALPI dans le secteur de l’édition de logiciels de conception d’installations électrique ?

    Avec une équipe de soixante-quinze personnes, localisée en Île-de-France, et des filiales en Allemagne, en Espagne, en Afrique, ALPI édite des logiciels destinés à l’ingénierie électrique. Nous sommes également spécialistes des normes d’installation HT, BT, de l’appareillage et de la conception en maquette numérique BIM pour le secteur électrique.
    Depuis plus de trente ans, nous accompagnons nos clients (bureaux d’études électriques, installateurs, maîtres d’ouvrage et organismes de contrôle) dans la conception des installations électriques, ce qui nous permet de proposer une gamme complète d’outils d’aide au calcul et au dimensionnement, au chiffrage et à la schématique spécialisée en distribution d’énergie.
    Notre approche vise à systématiquement garantir la conformité des réseaux de distribution électrique et à en optimiser le fonctionnement, avec la particularité d’en minimiser les coûts d’installation et d’usage, mais aussi à centraliser toutes les données de nature électrique dans la maquette numérique BIM du projet. Nos solutions informatiques sont utilisées aussi bien en phase conception d’un ouvrage, qu’en réalisation ou en vérification. Elles sont le fruit de nombreux partenariats et collaborations entre les différents acteurs de notre filière, tels que les fabricants, les ingénieries, les instances normatives et les éditeurs de logiciels complémentaires à ALPI.
    Une offre de formations à tous nos logiciels ainsi qu’aux différentes normes électriques vient compléter nos prestations. L’assistance technique, les prestations d’études ainsi que l’assistance sur affaire, sans oublier l’accompagnement au processus “BIM électrique”, tous ces services font d’ALPI un offreur de solutions logiciels reconnu et apprécié par l’ensemble des acteurs du marché.

    Quels sont les principes généraux de la maquette numérique BIM ?

    L’abréviation de “Building Information Modeling” désigne la modélisation des données du bâtiment. En réalité, il ne s’agit pas tout à fait d’une technologie mais plutôt d’un processus, une suite continue d’opérations, d’actions définissant la manière de générer et d’exploiter des données de la construction. Le BIM permet de concevoir, réaliser et exploiter l’ouvrage sur l’ensemble de son cycle de vie et même au delà.
    Ce processus collaboratif utilise plusieurs outils interopérables qui alimentent une plateforme logicielle qui va à son tour intégrer toutes les données (caractéristiques techniques par exemple) du bâtiment, et représenter l’ensemble de la géométrie de l’ouvrage.

    Quelles sont les fonctionnalités spécifiques du BIM pour les bureaux d’étude en électricité ?

    Pour les électriciens, ALPI propose une gamme complete de logiciels CANECO, complémentaire de la plateforme Revit Mep d’Autodesk pluridisciplinaire, qui se complètent, s’enchaînent et s’interfacent pour constituer la maquette numérique BIM du bâtiment en assurant tous les besoins fondamentaux des bureaux d’étude. Il apporte aussi des outils d’analyse complémentaires.
    Cette solution permet d’établir la conception de l’installation électrique sous tous ses aspects : implantation et câblage des équipements dans la maquette numérique du projet, calcul et dimensionnement, choix des matériels, conception des armoires, chiffrage, et schématique spécialisée. L’équipe projet du bureau d’étude va ainsi pouvoir implanter ses équipements électriques sur une plateforme REVIT, grâce à des objets génériques électriques fournis par ALPI. Elle va créer sa distribution et son bilan de puissance, puis réaliser le routage des câbles automatisé.
    Pour vous donner un exemple : avec un seul et même outil CANECO BT, nos fonctionnalités permettent à la fois de dimensionner les équipements électriques, de déterminer les références selon le fabricant de son choix, de générer dynamiquement l’implantation de l’appareillage dans les armoires électriques préfabriquées. Le chiffrage est alors instantané et les schématiques de distribution d’énergie aussi bien unifilaires que fonctionnelles sont alors produites de façon automatisée. La documentation est éditée et les données accessibles depuis la maquette numérique BIM. Toutes les étapes de la conception des installations électriques se trouvent unifiées. À notre connaissance, il n’existe pas de solution équivalente sur le marché.

    À quelles contraintes du métier répond la maquette numérique BIM ? Quelles performances apporte-t-elle ?

    Les projets réalisés par les concepteurs d’une installation électrique sont de plus en plus complexes. Les contraintes normatives, de délais et de coûts nous ont poussés à sans cesse améliorer les fonctions de nos outils. Avec la montée en puissance du BIM, nous savions qu’une nouvelle dimension dite « collaborative » allait s’imposer et il nous fallait agir et l’intégrer.
    Ce qui change positivement pour notre métier ? Le travail collaboratif en maquette numérique supprime les ruptures de l’information entre les différents acteurs : architecte, BET, installateur, tableautier, exploitant. Un exemple : la norme impose que l’installateur soit responsable du choix des dispositifs de protection, alors que le tableautier est lui-même responsable de la conception des enveloppes. La solution Caneco permet à l’installateur de transférer au tableautier ses choix d’appareillage, sans erreur possible, sans ressaisie, avec éventuellement les dispositions d’agencement que souhaite son client. Chacun y gagne. La maquette numérique BIM produite décrit l’ensemble des équipements et leur référence exacte. Elle constitue numériquement les documents qui viennent alimenter le DOE (Dossier de l’Ouvrage Exécuté), ce qui permet à l’installateur d’obtenir les éventuelles fiches de montage et à l’exploitant d’obtenir les fiches techniques et de maintenance.

    Avec la maquette numérique BIM, on constate des bénéfices sur :

    ● l’augmentation de la qualité des études. La préparation, le suivi et la réalisation du chantier s’en trouvent améliorés, et son exploitation facilitée. On assiste de plus en plus à une “industrialisation du chantier” permettant de mieux maîtriser les délais.
    ● une réduction du coût de ces mêmes études, dont le poste budgétaire est traditionnellement considéré comme trop élevé. Dans ce nouveau process, les études deviennent à l’inverse un facteur de réduction des coûts des matériels et de main d’œuvre.

    Autre exemple très concret : avec les informations résultant des données du routage automatisé des câbles et des chemins de câbles, il est désormais possible de visualiser dans chaque tronçon et en tout point le contenu des chemins de câbles. Ce qui traditionnellement relève du défi lorsque vous avez des centaines voire des milliers de circuits à router.
    L’intégrité de la conformité à la norme électrique sous tous ses aspects est vérifiable.
    Enfin, grâce à la 3D, il est possible de mieux anticiper les conflits entre les objets CVC et Elec par exemple.
    Aujourd’hui tous nos outils enrichissent les informations de l’ouvrage réalisé en maquette numérique BIM. L’électricien n’est plus « invisible » dans le bâtiment, et à tout moment l’on peut faire apparaître son travail grâce aux données centralisées, à la modélisation et à la documentation produite et archivée dans cette même plateforme digitale. Et pour les techniciens, c’est une réelle avancée : les documents et schémas automatisés depuis des données exploitées sont bien plus proches de la réalité !
    Globalement, d’après nos études, nous estimons qu’avec une conception réalisée en maquette numérique BIM, nous réduisons d’environ 14% les dépenses d’une installation électrique.

    Où en sommes-nous aujourd’hui de l’intégration du BIM dans le process de travail ?

    Il y a d’une part une incitation émanant des pouvoirs publics, trop faible à notre avis eu égard à ce qui se produit dans le monde, et d’autre part une impulsion des grandes entreprises qui, de par leurs moyens, sont les premières à investir dans ce domaine.
    Des facteurs avaient freiné jusqu’à encore récemment son développement en France, dont la nécessaire évolution de la loi sur la maîtrise d’ouvrage publique (MOP) qui suscite de nombreux débats, ainsi que la frilosité propre à toute nouveauté. L’intégration de la maquette numérique BIM dans le process de travail implique, en particulier, un fort investissement en formations, en hard, en soft, en contenus d’objets à créer, etc.
    Aujourd’hui le retour d’expérience en valide la forte valeur ajoutée. Et nos clients qui se sont lancés dans nos solutions de logiciels de conception d’installations électrique en maquette numérique ne veulent plus faire marche arrière ! Dans cette révolution numérique du bâtiment les hommes et les entreprises y ont enfin trouvé leurs rôles et un nouveau modèle économique. Cela a pris du temps, n’a pas toujours été simple, et c’est tout à fait normal. Héraclite disait : « Rien n’est permanent, sauf le changement ! »
    On évalue aujourd’hui à 20% la proportion de nos clients équipés en une plateforme numérique. Le BIM commence aussi à faire son entrée dans les institutions éducatives (IUT, écoles d’ingénieur, BTS électrotrechnique, AFPA, etc.), mais une pédagogie reste à faire. Et depuis le début de l’année 2015, nous assistons à un véritable BOUM du BIM, les maîtres d’ouvrage étant toujours plus nombreux à demander une restitution en maquette numérique BIM de l’ouvrage.

    Quelles nouvelles perspectives offre la maquette numérique BIM ?

    En tant que processus collaboratif, le BIM conduit à décloisonner les métiers affectés à un projet. Les relations entre tous les acteurs d’un projet, depuis le technicien jusqu’au client final, se trouvent fluidifiées et les relations humaines s’en trouvent améliorées.
    Comme souvent, l’arrivée d’une nouvelle technologie génère la création de nouveaux métiers, et l’on voit apparaître de nouvelles fonctions comme le BIM manager, les coordinateurs, etc. On observe à cet égard une valorisation plus sensible de notre filière électrique.

    [vc_row][vc_column][vc_btn title= »ALPI répond à vos questions, contacter le partenaire » style= »custom » custom_background= »#d4b42c » custom_text= »#ffffff » size= »lg » align= »center » link= »url:https%3A%2F%2Fdocs.google.com%2Fforms%2Fd%2Fe%2F1FAIpQLScLLNvUW74Rn7Z-NLK_aw9WVnxGLOOAihc-X9jivH9a7kt90w%2Fviewform%3Fusp%3Dpp_url%26entry.961584226%3D%7BPRENOM%7D%26entry.4435159%3D%7BNOM%7D%26entry.952359565%3D%7BSOCIETE%7D%26entry.491775588%3D%7BEMAIL%7D%26entry.457311556%3D%7BSMS%7D||| »][/vc_column][/vc_row]

  • Gagnez du temps avec Sage Batigest i7

    Gagnez du temps avec Sage Batigest i7

    Tout chef d’entreprise du secteur du bâtiment doit optimiser sa gestion administrative au profit de ses chantiers.

    Sage vient d’éditer sa nouvelle offre du logiciel Sage Batigest i7 Apibâtiment afin d’accompagner les professionnels du Bâtiment dans la gestion de leur activité, de la création des devis jusqu’au suivi des chantiers.
    La nouvelle offre Génération i7 Apibâtiment c’est :

    • une offre flexible, adaptée aux besoins et à la taille des entreprises,
    • une ergonomie intuitive et contemporaine, simplifiant l’usage du logiciel,
    • une personnalisation du logiciel par chaque utilisateur,
    • une avancée technologique, synonyme de gain de temps et de sécurité.

    Et enfin, pour répondre aux besoins de mobilité toujours plus importants, Sage propose le module Sage Online Access permettant d’utiliser le logiciel partout et depuis tous supports fixes ou nomades : au bureau, sur le chantier, en clientèle, en déplacement, pour toujours plus de réactivité et d’efficacité.

    Des fonctionnalités complètes dédiées aux professionnels du BTP.

    Optimiser la création de vos devis

    Le devis étant souvent, le premier contact client, il a été conçu pour être le plus complet et exact possible.
    De manière plus ou moins automatisée, en fonction des données saisies, il est possible :

    • d’intégrer les informations générales du chantier (libellé des travaux à effectuer, état de l’affaire, catégorie de travaux…),
    • de définir les étapes, et aussi,
    • de personnaliser le document en ajoutant des images, des descriptifs ou des tableurs.

    Toujours dans l’optique de faire gagner du temps aux artisans et PME du BTP, Sage Batigest i7 permet d’accéder directement à 700 tarifs et catalogues fournisseurs, 4 millions de références produits, plus de 200 000 pages de catalogues numérisées grâce au service connecté Sage e-tarif.

    Contrôler et analyser en temps réel vos chantiers

    Avec les options « Suivi de chantier simplifié ou avancé », vous gagnez du temps dans la saisie d’un chantier. Le cycle des achats et la gestion des heures permettent, en temps réel, le suivi des dépenses et des marges. Ainsi, les coûts remontent directement dans le résultat financier du chantier, et vous accédez à une analyse des écarts entre les coûts prévus, les travaux réalisés et le facturé.

    Gérer sa trésorerie efficacement

    Souvent, la gestion de la trésorerie et son optimisation demandent du temps. Pour aider les chefs d’entreprises et leur permettre de savoir à tout moment où ils en sont, il est possible de gérer sa facturation de manière dématérialisée avec un suivi efficace et aussi de piloter, en temps réel, sa trésorerie pour être capable de réagir rapidement.

    En savoir plus sur :

    En savoir plus sur l’offre Sage Batigest i7

  • La gamme de rubans adhésifs HelaTape se met à l’orange !

    La gamme de rubans adhésifs HelaTape se met à l’orange !

    Conçue pour l’isolation électrique, le maintien, la protection, l’étanchéité, l’isolation, l’identification, le blindage et la mise en faisceau de câbles et de gaines, la gamme de rubans adhésifs HelaTape de HellermannTyton permet de faciliter les techniques d’installation des électriciens et des câbliers. Le ruban adhésif est un objet du quotidien que l’on trouve en différentes couleurs, dimensions et matières. Avec un soupçon d’imagination, il devient aussi un matériau polyvalent pour les artistes.

    HellermannTyton Pays-Bas a fait appel au collectif d’artistes Klebebande Berlin, qui s’exprime avec différents types de rubans, pour produire une œuvre unique de « Tape Art » le 27 avril 2016, jour de la Fête du Roi (Koningsdag, fête nationale où les Néerlandais célèbrent l’anniversaire de leur Roi Willem-Alexander).

    Pour en savoir plus, cliquez ici

  • Comprendre la Norme NF EN 13241-1 applicable aux portes et portails industriels, commerciaux et résidentiels

    Comprendre la Norme NF EN 13241-1 applicable aux portes et portails industriels, commerciaux et résidentiels

    Depuis le 1er mai 2005, une norme européenne est applicable aux portes et portails automatiques industriels, commerciaux et résidentiels. Ce document (norme EN 13241-1) a remplacé les normes nationales autrefois applicables dans tous les pays de l’Espace économique européen. En France, la norme NF EN 13241-1 a ainsi succédé à la norme NF P 25-362.

    Applicable chez le particulier, dans le tertiaire, l’industriel et le collectif d’habitation, il est important de la connaitre et de la respecter !

    QUAND L’INSTALLATEUR DEVIENT FABRICANT

    Au sens du nouveau référentiel européen, l’installateur est, dans certaines situations, considéré comme le fabricant. Il doit, de ce fait, supporter les mêmes responsabilités quant à la conformité du produit. La norme de produit norme NF EN 13241-1 stipule en effet que l’installateur est considéré comme le fabricant “lorsqu’une porte est le résultat d’un assemblage sur site de produits fournis par plusieurs fabricants ou fournisseurs.”

    L’assemblage de différents composants conduit à la création d’un nouveau produit. Sa conformité doit donc être attestée par son fabricant qui, dans ce cas, est l’installateur. C’est donc à l’installateur que revient la responsabilité de rédiger la déclaration de performance de l’assemblage et d’y apposer le marquage CE.

    La conformité de l’assemblage provient en partie des caractéristiques des produits qui le composent. Cependant, assembler un ensemble de produits conformes ne suffit pas à créer un assemblage conforme. Les installateurs devront donc particulièrement veiller à vérifier les caractéristiques des produits qu’ils souhaitent assembler.

    Deux situations peuvent se produire (norme NF EN 13241-1) :

    1. Les composants choisis par l’installateur sont prévus pour l’usage spécifique qu’il veut en faire. Dans ce cas, ils ont été testés par le fournisseur qui confirme que ses produits, installés selon ses propres instructions et assemblés avec des composants définis, ont des caractéristiques les rendant conformes vis-à-vis des exigences du référentiel européen.
    2. Les composants assemblés par l’installateur ne sont pas prévus pour cet usage ou leurs caractéristiques n’ont pas été déterminées par le fournisseur.

    Dans le premier cas, l’installateur peut s’appuyer sur les données fournies par les fournisseurs pour déclarer la conformité de son assemblage. Il devra veiller à ce que toutes les exigences requises par le référentiel européen en matière de conformité soient atteintes par les composants qu’il aura choisis. Il devra également être particulièrement attentif à respecter les instructions des fournisseurs.

    En cas de non respect de ces indications, les caractéristiques annoncées ne sont plus validées et la conformité de l’ensemble est remise en cause.

    En cas de doute ou de difficulté de mise en oeuvre, il est essentiel que l’installateur demande conseil auprès de son fournisseur, faute de quoi, c’est sa propre responsabilité qui sera engagée vis-à-vis de la conformité de l’assemblage. Dans le second cas, les composants choisis n’ont pas été prévus pour cet usage ou n’ont pas été testés par le fournisseur. Les caractéristiques du nouveau produit créé doivent donc être évaluées par l’installateur.

    Dans ce cas, la procédure d’attestation de conformité est identique à celle imposée au fabricant : l’installateur devra donc notamment faire appel à un organisme notifié qui évaluera les caractéristiques de l’assemblage afin d’autoriser son marquage CE dans le cadre de la NORME NF EN 13241-1.

    RAPPEL DES DIFFERENTES ETAPES PERMETTANT DE REALISER UNE INSTALLATION CONFORME A LA NORME NF EN 13241-1 ET DE LA CERTIFIER CE :

    • Étape 1 : Définir la motorisation adaptée à la porte ou au portail.
    • Étape 2 : Définir le niveau de sécurité requis en fonction du site et du type de commande
    • Étape 3 : Réaliser l’analyse de risques (vivement conseillé)
    • Étape 4 : Valider la liste des accessoires à associer à la motorisation d’après les rapports d’essais fournis.
    • Étape 5 : Réaliser l’installation
    • Étape 6 : Mesure de la courbe d’impact (non obligatoire)
    • Étape 7 : Réalisation du dossier technique

    UN OUTILS POUR SIMPLIFIER L’ENSEMBLE DES DEMARCHES A FAIRE DANS LE CADRE DE LA NORME NF EN 13241-1

    FAAC propose aux professionnels de l’installation le PACK NORMES : outil disponible sur le WEB qui a été conçu afin de leur permettre de réaliser un dossier technique complet permettant de certifié CE une installation qu’ils viennent d’effectuer : cliquer ici

  • EVO9, nouvel outil de pose pour colliers plastiques (largeur maximum 13 mm)

    EVO9, nouvel outil de pose pour colliers plastiques (largeur maximum 13 mm)

    L’EVO9 est un outil dynamométrique robuste permettant à la fois de serrer et de couper, en automatique, un collier une fois la tension de serrage définie au préalable atteinte. Il dispose de la technologie brevetée TLC pour un confort optimal de l’opérateur, sans heurt ni vibration.

    Une unique molette de réglage de la tension offre la possibilité d’un réglage rapide et intuitif par paliers de trois. Le serrage fiable et précis des colliers élimine tout risque d’endommagement des câbles dont les isolants sont de plus en plus fragiles.

    En développant cet outil, HellermannTyton a particulièrement soigné son ergonomie et son confort d’utilisation pour l’opérateur :

    • une poignée antidérapante pour une meilleure prise en main
    • un réglage rapide et précis pour une plus grande adaptabilité et fiabilité
    • l’absence de vibration au moment de la coupe
    • un design repensé pour atteindre des zones plus difficiles d’accès

    Pour plus d’informations sur le EVO9, nouvel outil de pose pour colliers plastiques (largeur maximum 13 mm), cliquez ici