Catégorie : Photovoltaïque

L’installation de systèmes photovoltaïques est une opportunité marché pour les électriciens, dans un contexte où les bâtiments doivent répondre aux exigences de la RE 2020, aux objectifs de neutralité carbone et à la demande croissante des maîtres d’ouvrage pour des solutions autonomes et durables.

 

Que ce soit pour des projets résidentiels, des bâtiments tertiaires, ou des fermes solaires, la maîtrise des technologies photovoltaïques (panneaux, onduleurs, systèmes de stockage) et des réglementations (Enedis, autoconsommation collective, etc.) est essentielle.

  • Autoconsommation : des équipements énergivores à piloter

    Autoconsommation : des équipements énergivores à piloter

    Si l’autoconsommation se développe dans l’habitat, demeure la problématique de la consommation d’une électricité produite en journée, en l’absence de l’usager. Avec sa solution « Energy management by Wiser », Schneider Electric propose une réponse intelligente, interopérable et clé en main. Explication avec Sébastien Mathiou, Innovation Marketing Manager chez Schneider Electric.

    L’autoconsommation est-elle devenue la règle pour les nouvelles installations solaires dans le résidentiel ?

    Oui, et pour plusieurs raisons. Tout d’abord les tarifs de rachat de l’électricité ne sont plus aussi intéressants qu’avant. Le tarif d’achat de l’électricité photovoltaïque étant inférieur au prix de détail de l’électricité, il vaut mieux autoconsommer l’énergie produite localement plutôt que la revendre au réseau. L’utilisateur évite ainsi d’acheter de l’énergie à un fournisseur et consomme ses propres kWh (énergie verte produite localement). De plus, les primes mises en place pour soutenir le développement de l’autoconsommation sont un véritable moteur pour le marché.

    Autre raison : les tarifs de rachat sont limités dans le temps et les prix de l’énergie sont voués à augmenter tous les ans. Avec une installation solaire d’une durée de vie de 25 ans, le propriétaire sécurise sa facture sur la période à un prix du kWh constant et se prémunit de cette augmentation des tarifs.

    Par ailleurs, les consommateurs sont de plus en plus touchés par des tendances de société comme le consommer local, l’économie circulaire ou encore la consommation verte, et l’autoconsommation de l’énergie solaire est une réponse à cette demande.

    Dans la pratique, les offres de raccordement au réseau pour la revente ne sont donc plus proposées par les installateurs solaires. Selon les chiffres du Consuel, près de 30 000 installations photovoltaïques ont été déclarées en 2018 pour de petites puissances. On estime qu’actuellement, 90 % des installations solaires installées dans le résidentiel sont en autoconsommation.

    Comment optimiser le taux d’autoconsommation ?

    En habitation résidentielle, la problématique est la suivante : l’énergie est consommée le matin et le soir, lorsque l’occupant est à domicile, tandis que les panneaux solaires produisent à leur maximum en milieu de journée. De fait, comment gérer ce surplus d’énergie ? Nous avons vu que la revente au réseau n’est plus une solution. Employer un dispositif de stockage avec des batteries n’est également pas envisageable dans la plupart des cas en raison du coût encore très élevé des technologies existantes.

    Chez Schneider Electric, avec notre solution domotique « Energy management by Wiser », nous proposons de piloter les charges pour consommer l’énergie au moment où elle est produite, tout en préservant le confort de l’occupant. Nous nous sommes concentrés sur les charges les plus énergivores : le chauffe-eau, qui est un superbe moyen de stockage thermique et que l’on enclenche en journée (ou en heures creuses si le système identifie l’absence de soleil) ; la borne de recharge de véhicule électrique ; ou encore les équipements de la piscine telles que les pompes de filtration et les pompes à chaleur (PAC).

    La consommation en électricité de ces charges électriques n’est pas négligeable : la facture pour un chauffe-eau électrique peut aller jusqu’à 600 euros par an ; un véhicule électrique, c’est 500 euros ; et 350 euros pour une pompe de filtration. En se focalisant sur ces dépenses-là, la solution Wiser permet de monter à un taux d’autoconsommation de l’ordre de 80 %, contre 30 % sans pilotage.

    L’utilisateur peut vérifier le bon fonctionnement du dispositif via l’application Wiser fournissant des données en euros et en kWh sur ce qu’il a acheté au réseau, ce qu’il a revendu et ce qu’il a autoconsommé.

    Comment s’installe la solution ?

    Le système « Energy management by Wiser » est embarqué dans le tableau électrique. En ce qui concerne la pompe de filtration et le chauffe-eau, il est en mesure de piloter les équipements au travers de contacteurs, en coupant ou allumant l’alimentation aux moments cibles. Pour les bornes de recharge de véhicule électrique, les chauffe-eaux thermodynamiques et les PAC, la charge n’est pas coupée mais un ordre de pilotage est envoyé aux équipements.

    Schneider Electric propose la solution « Energy management by Wiser » en kit ou en tableau préconfiguré en usine. Pour le second cas le système a été pensé en mode “plug and play” pour faciliter le parcours client et le parcours installateur. Ce dernier devra simplement fixer le tableau au mur, le mettre sous tension et connecter chaque équipement dans leur borne dédiée. Dernière étape : télécharger l’application. Le système est opérationnel en 30 minutes.

  • Stockage de l’électricité à domicile : à quand la démocratisation ?

    Stockage de l’électricité à domicile : à quand la démocratisation ?

    Avec le développement de l’autoconsommation se pose la question du stockage de l’électricité par les usagers eux-mêmes. Les solutions à grande échelle se déploient progressivement (stations de transfert d’énergie par pompage, transformation en hydrogène via électrolyse…), mais qu’en est-il des technologies domestiques ?

    Selon une étude publiée cet été par le cabinet britannique Wood Mackenzie*, la capacité de stockage résidentiel d’électricité en Europe pourrait être multipliée par cinq d’ici 2024, pour atteindre 6,6 gigawattheures. Les déploiements annuels devraient plus que doubler. Pour autant, un tel rythme est difficilement envisageable à l’heure actuelle en France, compte tenu du prix de l’électricité nettement plus faible que dans les pays voisins, qui n’encourage pas à investir pour atteindre l’autoproduction. À l’instar du Royaume-Uni, la parité réseau avec moyens de stockage – c’est à dire la situation dans laquelle le prix des énergies renouvelables électriques, coût des batteries inclus, s’abaisse au-dessous de celui du marché de détail de l’électricité – ne sera pas atteinte au cours des cinq prochaines années, mais les déploiements devraient se poursuivre indépendamment de cela.

    Sur les installations avec stockage, l’étude prévoit des valeurs actuelles nettes (VAN) et des taux de rendement interne (IRR) positifs dès 2021 pour l’Italie et en 2022 pour l’Allemagne, deux pays qui ont fortement développé le stockage résidentiel. Cette tendance prendra plus de temps mais devrait se propager dans toute l’Europe. En France, l’ADEME n’envisage pas de déploiement massif des batteries avant 2025. Dans un avis**, l’Agence note : “À ce jour en métropole, les surcoûts occasionnés par les dispositifs de stockage (coûts initiaux et opérationnels) ne permettent pas de rentabiliser l’installation d’autoconsommation”. Elle attend cependant une baisse importante du coût dans les cinq prochaines années.

    Le prix moyen des batteries lithium-ion a diminué de plus de 80 % depuis 2010

    Une baisse des coûts attendue

    La diminution rapide des coûts des systèmes de stockage est le principal moteur du point de basculement économique mentionné par l’étude de Wood Mackenzie. Les économies d’échelle induites par l’augmentation de la production, à destination notamment des véhicules électriques, ont déjà permis de réduire les prix des batteries lithium-ion de plus de 80 % depuis 2010, selon le cabinet d’étude BloombergNef***. À l’heure actuelle, le prix du stockage revient en moyenne à 209 dollars le kilowattheure. D’ici 2030, ce même kilowattheure devrait passer à 62 dollars. Cette tendance reste encore difficile à percevoir sur le marché pour les particuliers, mais le marché évolue rapidement. Les prix varient de façon importante selon les technologies, les marques et la puissance des batteries. Aussi, de nouveaux opérateurs apparaissent encore sur le marché.

    * “Europe residential energy storage outlook 2019-2024” (juin 2019)
    ** Avis de l’Ademe “L’autoconsommation “d’électricité d’origine photovoltaïque” (fév. 2018)
    *** New Energy Outlook 2019 (2019)

    Le zinc-air en expérimentation

    La technologie de stockage la plus économique pour les particuliers demeure la batterie à plomb ouvert, mais elle implique un entretien régulier. Les batteries AGM (Absorbed Glass Mat) ne nécessitent quant à elles aucun entretien mais affichent un prix supérieur. Enfin, du côté des solutions les plus efficaces et résistantes – mais aussi les plus coûteuses -, on retrouve les batteries lithium-ion, ou dans une moindre mesure les batteries gel.

    La startup Zinium, créée en 2016 par EDF, a de son côté innové avec une nouvelle conception zinc-air. Cette technologie cumule les avantages de ne pas surchauffer, de moins polluer et de faire appel à des ressources abondantes sur Terre. De plus, les matériaux utilisés sont bon marché et les procédés de fabrication relativement simples. Les cellules de la batterie se chargeant plutôt lentement (au moins 6h), son rôle est de stocker en journée l’excédent d’électricité produite par des panneaux solaires, pour le consommer le soir ou pendant la nuit. Le premier système Zinium a été conçu pour une maison individuelle et fonctionne depuis 2018 en démonstration. La jeune pousse a démarré ses travaux pour une deuxième génération de cellules, plus performantes et industrialisables.

    Comment évaluer l’intérêt d’un dispositif de stockage ?

    Dans un guide publié en juin 2019, le Programme d’Action pour la Qualité de la Construction et la Transition Énergétique (PACTE) met à disposition des professionnels du bâtiment 120 pages d’information pour les phases de faisabilité, de conception, de mise en œuvre, d’exploitation et de maintenance d’installations photovoltaïques en autoconsommation.

    > Téléchargez le guide

    Crédit photo : Tiero – AdobeStock

  • L’indispensable flexibilité des nouveaux systèmes énergétiques

    L’indispensable flexibilité des nouveaux systèmes énergétiques

    Le pilotage de l’énergie et les solutions logicielles sont des composantes indispensables à la mise en œuvre du réseau électrique de demain, fortement complexifié par la production discontinue des équipements photovoltaïques et éoliens. Entretien avec Sébastien Meunier, directeur du développement d’ABB France, en charge des relations institutionnelles et des territoires.

    Quels sont les enjeux du pilotage ?

    Le pilotage et la gestion dynamique de l’électricité sont au cœur de la transition écologique et numérique. Ils sont d’autant plus indispensables dans le cadre d’un mix énergétique au niveau mondial qui sera composé à moitié de sources d’énergies intermittentes d’ici 2050. Le secteur du bâtiment est particulièrement concerné, puisqu’il consomme à lui seul 43 % de l’énergie en France, et plus encore le parc tertiaire, qui représente quasiment un milliard de m2 dans lesquels les nouveaux usages de l’électricité sont en fort développement avec la mobilité électrique.

    Ces enjeux sont d’ores et déjà embarqués dans le véhicule législatif et réglementaire français. La directive européenne sur la performance énergétique des bâtiments, a ainsi consacré tout un volet à la capacité des bâtiments à prendre en compte la gestion active de l’énergie. Un projet de décret est en cours de rédaction pour les bâtiments en France. De même, l’Europe travaille sur un indicateur de l’intelligence du bâtiment : le SRI, pour “smart readiness indicator”. Une partie importante de cet indicateur sera consacrée à la capacité de flexibilité du bâtiment.

    Quels bénéfices attendre de cette flexibilité ?

    La flexibilité peut se résumer comme la maîtrise de la courbe de charge et de sa prévision. On peut attendre six bénéfices différents.

    • Le premier est purement financier : en optimisant l’autoconsommation, le producteur pourra bénéficier de tarifs plus faibles lorsque le marché se développera, comme c’est déjà le cas avec le tarif bleu ;
    • Développer des capacités de flexibilité permet aussi d’optimiser le dimensionnement des infrastructures, afin d’éviter de surdimensionner, voire même de sous-dimensionner avec un stockage local d’énergie ;
    • Toujours dans un but financier, le gestionnaire du bâtiment peut faire appel à un opérateur de flexibilité – un agrégateur – chargé de revendre les capacités d’effacement au marché ;
    • La flexibilité permet également une meilleure insertion des nouveaux usages de l’électricité sur le réseau, comme l’énergie solaire. L’idée est de maximiser l’autoconsommation ou le contrôle de l’injection d’électricité dans le réseau qui peut être une source de perturbation pour le réseau Enedis ;
    • Le cinquième bénéfice est la capacité à bénéficier en toute circonstance d’une énergie propre au niveau des harmoniques et du réactif. Sans cela, le réseau serait soumis à des problèmes de surconsommation et d’instabilité ;
    • Pour finir, le bâtiment devient un nœud actif du réseau. Il participe à l’équilibre de l’ensemble du système, tout en faisant partie de ce système. Ce dialogue entre le réseau et le site connecté va participer à la réalisation de la fréquence et du voltage.

    Quels résultats concrets peut-on obtenir ?

    Nous avons réalisé un site pilote mixte (tertiaire et industrie) à Lüdenscheid, en Allemagne, sur lequel on travaille sur un objectif de zéro émission de CO2. Nous avons 1,3 MW de production solaire, avec un taux d’autoconsommation qui atteint 86 %, les 14 % restant étant réinjectés dans le réseau. Le site produit 1,1 GW par an, soit la moitié de ses besoins. En mesure de CO2, nous observons déjà une réduction de 629 tonnes par an.

    Pour arriver à ce résultat, nous avons mis en interaction 5 sous-systèmes : la production d’énergie solaire, la recharge de véhicules électriques, le stockage d’énergie, la gestion technique du bâtiment, ainsi qu’une partie purement logicielle qui permet de gérer le site avec l’ensemble des sous-systèmes raccordés. Surtout, cette composante logicielle va permettre d’activer les fonctionnalités de flexibilité, comme de se connecter à des plateformes d’agrégation, de recevoir des instructions pour libérer des charges sur le réseau (effacement), ou au contraire pour appeler de la consommation et stocker cette énergie.

    Quelles sont vos recommandations pour développer ces projets de flexibilité ?

    ABB accompagne la montée en compétence de la filière électrique et des entreprises, aussi bien sur la formation à ces technologies que sur la mise à niveau des référentiels de qualification. Prendre en compte les réseaux informatiques et les logiciels est une réelle opportunité pour tous les électriciens qui souhaitent évoluer vers l’intégration des sous-systèmes nécessaires à la flexibilité énergétique.

    Nous avons également besoin que les conditions de marchés soient plus favorables au développement à grande échelle d’offres de flexibilité et les avancées de l’EU sur ce point sont très prometteuses au travers de la directive EPBD et de l’indicateur SRI. C’est ainsi que nous pourrons réellement réduire nos émissions de Co² et « consommer mieux ».

  • Installations photovoltaïques en autoconsommation : un nouveau guide pour les professionnels

    Installations photovoltaïques en autoconsommation : un nouveau guide pour les professionnels

    Le Programme d’Action pour la Qualité de la Construction et la Transition Énergétique (PACTE) a publié en juillet 2019 un nouveau guide dédié aux installateurs d’équipements photovoltaïques en autoconsommation.

    Ce guide concerne les installations photovoltaïques fonctionnant en autoconsommation, installées sur les bâtiments ou à leurs alentours, et connectées au réseau métropolitain continental ou situées en Zone Non Interconnectée (ZNI). Après avoir précisé le cadre dans lequel ce guide a été réalisé (chapitre 1) puis son domaine d’application (chapitre 2), les chapitres 3 à 5 fournissent des éléments de contexte : des documents de référence ayant servi pour la rédaction du guide ou auxquels le lecteur peut se référer, un glossaire pour faciliter la lecture et une plongée dans le phénomène physique qu’est l’autoconsommation, puis sa déclinaison selon les secteurs résidentiel, tertiaire et industriel ou selon la puissance des installations.

    Destiné aux professionnels de la filière photovoltaïque, le cœur du guide fournit dans les chapitres 6 à 11 les clés pour la bonne réalisation de ces installations pour les phases de faisabilité, de conception, de mise en œuvre, d’exploitation et de maintenance. Le lecteur pourra ici trouver des informations selon le secteur qui l’intéresse (résidentiel, tertiaire, industriel) ou selon la puissance de l’installation concernée (BT ≤ 36, BT > 36, HTA), facilitant ainsi sa recherche. Il pourra trouver en annexes des compléments d’information sur les clauses spécifiques à l’autoconsommation dans un CCTP, le stockage, les véhicules électriques et l’autoconsommation collective.

    > Télécharger le guide <

  • À Nice, un groupement pour booster le marché de l’efficacité énergétique

    À Nice, un groupement pour booster le marché de l’efficacité énergétique

    Pour accompagner les entreprises du département des alpes maritimes, la CCI NICE COTE d’Azur a lancé au deuxième trimestre 2018 le Groupement Efficacité énergétique et Énergies renouvelables. Une initiative impulsée et soutenue par la FFIE. Explications avec Patrick Moulard, délégué régional de la FFIE pour la région Sud.

    Comment est né ce nouveau groupement ?

    En 2011, la CCI Nice-Côte d’Azur (CCINCA) avait lancé un premier groupement sur le photovoltaïque. Laissé en sommeil à la suite du moratoire le projet est ressorti des cartons avec la volonté de développer l’autoconsommation. Dès lors, pourquoi ne pas raisonner plus large et inclure dans un nouveau groupement les acteurs économiques du secteur de l’efficacité énergétique et des énergies renouvelables ? C’est cette proposition – appuyée par la FFIE – qui a été retenue pour former en juin 2018 le Groupement Efficacité énergétique et Énergies renouvelables. On y retrouve ainsi des électriciens ,des entreprises du génie électrique, mais aussi des bureaux d’études spécialisés, des fabricants de solutions EnR ou de pilotage, et des distributeurs .Une ouverture auprès des financeurs est prévu en 2019. Un an après son lancement, le groupement compte plus d’une soixantaine d’entreprises membres.

    Comment fonctionne-t-il ?

    Le but est de proposer aux acteurs économiques du territoire (hôtels, centres commerciaux, bureaux, industries…) un accompagnement neutre sur les opportunités d’économies d’énergie de leurs bâtiments, via par exemple du pilotage énergétique, du relamping, des énergies renouvelables ou encore de la production de chaleur et de froid.

    Concrètement, la CCINCA identifie des projets et les communique aux membres du groupement en fonction des services que ces derniers proposent. La typologie des travaux envisageables est déterminée suite à un pré-diagnostic, peu détaillé pour ne pas entraver le travail de l’installateur et du bureau d’étude. La CCINCA a pour cela mis en place un site internet, le Portail de l’Énergie pour l’entreprise (portail-energie.fr), sur lequel le maître d’ouvrage répond en cinq minutes à une série de questions visant à situer son niveau de maîtrise énergétique. Aucune donnée de consommation énergétique précise n’est requise. À la fin de cet autodiagnostic, un niveau de 1 à 4 est attribué en fonction des pratiques renseignées. Les membres du groupement prennent alors le relais en apportant des solutions de travaux et un accompagnement – notamment financier – pour aboutir au passage à l’acte.

    La FFIE travaille également avec Enedis sur le sujet du raccordement et des colonnes montantes.

    En effet, nous avons rassemblé les maîtres d’ouvrages privés, les bureaux d’études concepteurs et les entreprises d’électricité pour initier une réflexion sur l’amélioration des procédures de raccordement dans la construction collective neuve. Cette réunion de travail a permis de remonter des incohérences et d’identifier des pistes d’amélioration sur le parcours de raccordement à partir de la conception des bâtiments. En vrai partenaire de la filière, ENEDIS tient à apporter des améliorations concrètes dans la qualité de sa relation avec les acteurs de l’acte de construire et réduire les délais sur les chantiers.

  • Une approche frugale avec l’autoconsommation

    Une approche frugale avec l’autoconsommation

    « Énergiser le bâtiment », c’est la vocation de Promotelec depuis sa création, en 1962. La doyenne des associations sur la problématique de l’électricité demeure en pointe des préoccupations les plus actuelles autour des nouvelles technologies et des grandes tendances de l’énergie et du bâtiment. Tour d’horizon avec Dominique Cottineau, directeur en charge des Territoires chez Promotelec.

    Pouvez-vous nous présenter Promotelec et son champ d’action ?

    Promotelec est une association qui a été créée en 1962 autour des problématiques de sécurité des installations électriques. La période de l’après-guerre, avec la démocratisation des équipements électriques, a vu croître les puissances nécessaires pour répondre aux besoins croissants des équipements disponibles au sein de chaque foyer. Mais aussi une plus grande sinistralité électrique. Promotelec est donc née de la nécessité de promouvoir les bonnes pratiques liées aux installations électriques auprès des particuliers et des professionnels. Promotelec a ensuite travaillé sur des règles de qualité et d’isolation de l’habitat, ce qui a abouti, en 1971 à une première approche de ce que l’on nommerait aujourd’hui la « performance énergétique » dans le neuf.

    Promotelec œuvre désormais autour des trois enjeux fondamentaux : la sécurité et la qualité des installations électriques (notamment sur le parc existant) ; le parcours résidentiel de vie, en intégrant le sujet du maintien de l’autonomie, etc ; la performance énergétique et environnementale des constructions neuves et des bâtiments rénovés. Dans ces domaines, notre rôle consiste à valoriser ces enjeux auprès des filières et du grand public. Nous avons également un rôle de certificateur, au travers de Promotelec Services, avec nos propres labels, permettant de certifier des niveaux comme HPE et BBC en rénovation. Nous travaillons pour ce faire en concertation avec nos 25 membres, acteurs de l’électricité (fournisseurs, fabricants, distributeurs, installateurs), du logement, des institutionnels et des représentants des usagers.

    Aujourd’hui, Promotelec traite du sujet « bas carbone », et cette approche influe sur notre vision des nouvelles problématiques actuelles, notamment autour de la production locale d’énergie, dans le contexte d’un bâtiment responsable.

    Comment envisager la production solaire photovoltaïque ? Faut-il penser « autoconsommation » ou se tourner vers la revente ?

    Dans le contexte réglementaire actuel et celui à venir prévisible (notamment en ce qui concerne la future réglementation environnementale à horizon 2020), il est indispensable de rentrer dans des logiques de production d’énergie renouvelable et de production locale dans les Bâtiments dits « à Energie Positive », c’est-à-dire des bâtiments considérés comme produisant plus d’énergie qu’ils n’en consomment, sur des critères à définir. Dans un cadre urbain, il est également nécessaire de penser le bâtiment, dans ses composantes de consommation et de production, sur une échelle plus vaste, comme par exemple le quartier.

    Si l’autoconsommation ne pose pas de problèmes particuliers pour les maisons individuelles, la question demeure plus délicate pour la considérer à l’échelle du logement au sein des bâtiments collectifs, pour lesquels la répartition de l’énergie produite doit faire l’objet de règles. Cette question n’est pas encore parfaitement résolue, mais les choses avancent.

    Promotelec, du fait de sa philosophie originelle de « justes exigences », est très favorable à l’autoconsommation, dans la mesure où elle seule permet une approche « frugale » qui va amener à dimensionner au plus juste les installations, en fonction des besoins (qui vont nécessairement se réduire du fait des exigences croissantes des normes), et non des exigences de rentabilité des installations (qui sont subjectives et viseront un horizon temporel le plus proche possible de l’investissement initial). Dans cette logique, l’autoconsommation permet une approche du « ni trop, ni trop peu de travaux », en phase avec la recherche d’un optimum entre consommation et production.

    De la même manière, l’autoconsommation va pousser les occupants à rechercher des solutions de stockage « induit » de l’énergie produite, comme par exemple au travers des ballons d’eau chaude thermodynamique.

    Comment envisagez-vous le développement des bornes de recharge pour véhicules électriques ?

    Les IRVE constituent un marché d’avenir et une évolution nécessaire en tant que prolongement du logement bas carbone. La problématique de la mobilité rejoint celle des occupants des logements, car ce sont eux qui se déplacent : un habitant est une personne mobile et le véhicule électrique permet de penser la personne dans une globalité plus vaste, dans ses différentes « fonctions », comme l’occupation d’un logement ou les déplacements.

    Les véhicules électriques sont un sujet qui est arrivé très rapidement dans le débat. De ce fait, les filières ont encore, semble-t-il, peu de visibilité sur ses potentiels, ce qui réduit son périmètre, en termes d’énergie, à une problématique de dimensionnement. Autrement dit, comment penser le réseau électrique public et privé dans une vision à long terme où chacun est équipé d’un véhicule à propulsion électrique ? Nous ne sommes même pas certains des solutions technologiques qui seront démocratisées demain : tout électrique ? hybride ? Dans l’un ou l’autre cas, les contraintes qui pèseront sur les réseaux et sur les comportements individuels ne seront nécessairement pas les mêmes. Aujourd’hui, une voiture peut être utilisée à volonté. Quand il faudra la mettre en charge, ce ne sera plus forcément le cas et cela nécessitera des adaptations profondes de notre rapport à la mobilité. D’un autre côté, le choix d’un véhicule hybride rechargeable permettra de l’utiliser comme un moyen de stockage induit de l’électricité solaire surproduite. Les scénarios sont donc multiples et restent à écrire.

    Dans ce cadre, nos préconisations sont assez simples : Penser « pré-équipement IRVE » en cas de rénovation ou en construction neuve ; suivre les évolutions du secteur au plus près ; être vigilant sur la sécurité des installations IRVE.

    Pilotage et optimisation de l’énergie : comment consommer mieux, moins et plus intelligemment ?

    Avec les constructions neuves conformes à la Réglementation Thermique 2012 ou rénovées en BBC, on a à faire à des bâtiments performants sur le plan énergétique. Leur isolation, les matériaux utilisés et les éléments de chauffage sont désormais très performants. Il devient donc difficile de travailler sur le bâtiment en lui-même si l’on souhaite encore améliorer ces performances : le pilotage devient le moyen le plus approprié pour obtenir une plus grande finesse dans l’utilisation des équipements. C’est ici que la domotique et les éléments du logement connecté trouvent toute leur utilité, et que l’on va commencer à pouvoir parler d’optimisation énergétique au sens propre du terme.

    Le pilotage du logement permet en effet de gérer énormément de paramètres, et de « corriger » ce qui pourrait apparaître comme des contradictions. Par exemple, la réglementation impose des surfaces vitrées importantes pour garantir des apports de chaleur solaire en hiver. Mais, en été, ces vitrages deviennent des facteurs de surchauffe. Le pilotage permet d’automatiser la gestion des occultants et des ouvrants, et ainsi corriger ces « effets de bord » de manière automatique, sans intervention humaine. Le bâtiment devient en quelque sorte capable de corriger lui-même ses propres défauts.

    Si la domotique nécessite un temps d’adaptation pour les occupants, les industriels ont consacré une part importante de leurs efforts à faciliter l’appropriation de la domotique

    La prochaine « vague » de l’optimisation sera sans aucun doute l’intégration de la production locale d’énergie, qui permettra d’utiliser la bonne énergie (celle disponible) au bon moment. Il faut donc penser le bâtiment dans son environnement. L’échelle du quartier nous semble, à ce titre, constituer la granularité la plus adéquate.

  • Améliorer la production d’électricité solaire avec l’inspection aérienne

    Améliorer la production d’électricité solaire avec l’inspection aérienne

    Le coût annuel de la gestion des parcs photovoltaïques est estimé à 1 milliard d’euros en frais de main d’œuvre. Les inspections régulières sont essentielles pour préserver l’efficacité opérationnelle, mais elles peuvent aussi se révéler dangereuses et complexes à mettre en œuvre. L’inspection complète d’un parc photovoltaïque exige un tel investissement en personnel qu’elle peut durer deux semaines lorsqu’elle est conduite à l’aide de simples équipements de test électriques portables. Sur le site d’une grande installation, ce type de contrôles est une tâche sans fin. De même, l’inspection des petites installations commerciales et de toiture peut nécessiter plusieurs jours.

    Une solution

    Quelle que soit l’installation photovoltaïque, il est essentiel d’identifier et de résoudre les problèmes via des inspections régulières, d’empêcher la survenue de pannes de plus grande envergure, de gérer les réclamations au titre de la garantie avec les fournisseurs d’équipement et de travailler selon le niveau de performance et les garanties de rendement prévus dans le contrat. Les panneaux qui ne présentent pas des performances suffisantes en raison de dysfonctionnements des convertisseurs des cellules, des connexions électriques, d’un défaut d’alignement des traceurs ou même d’un problème d’ombrage, sont visibles en quelques secondes avec la thermographie (IR). Les panneaux photovoltaïques qui ne fonctionnent pas efficacement ont tendance à avoir une signature thermique différente de celle des panneaux en bon état de marche. Une solution UAS avec système FLIR d’imagerie thermique embarqué (FLIR M210 XT2 640-13 par exemple) facilite l’inspection rapide d’une large zone cible et repère les problèmes sur les panneaux photovoltaïques depuis les airs. Une fois que le problème est identifié à l’aide de l’infrarouge, un multimètre numérique ou une pince ampèremétrique, comme la Extech MA445, peut vous aider à diagnostiquer les problèmes électriques à l’endroit de la panne et à déterminer les mesures à envisager.

    Les résultats

    L’intégration d’inspections thermiques dans votre plan de maintenance régulière réduira de plusieurs semaines à quelques jours la durée de vos inspections effectuées à l’aide d’une solution UAS, et de plusieurs heures à quelques minutes celles conduites avec une caméra thermique portable. Vous travaillerez de façon plus sécurisée en réduisant votre exposition aux composants, et vous améliorerez ainsi votre efficacité globale.

    Pour plus d’informations sur les solutions FLIR associées à la distribution de l’électricité, ou pour planifier une démonstration de produit, veuillez consulter le site : flir.com/power-generation

  • Qualifelec enrichit sa qualification Solaire Photovoltaïque

    Qualifelec enrichit sa qualification Solaire Photovoltaïque

    Qualifelec réorganise et enrichit sa qualification Solaire Photovoltaïque avec trois objectifs principaux : sécuriser la maîtrise d’ouvrage, qualifier les entreprises en parfaite adéquation avec ses besoins, anticiper et accompagner l’intégration du solaire photovoltaïque dans les réseaux intelligents.

    La France est le 5e pays le plus ensoleillé d’Europe : un atout considérable pour remplir les objectifs de production d’électricité renouvelable, fixés par la Loi de transition énergétique pour la croissance verte. Afin d’accompagner le développement de la filière Solaire Photovoltaïque dans un climat de sécurité et de confiance, Qualifelec réorganise et enrichit sa qualification solaire photovoltaïque. Qualifelec met à disposition de la maîtrise d’ouvrage, un outil solide et fiable, pour identifier les entreprises de qualité, compétentes, sérieuses et engagées.

    Ciel dégagé sur le solaire photovoltaïque

    L’environnement réglementaire et économique se montre favorable au déploiement des installations solaires photovoltaïques. Le plan « Place au Soleil », lancé cet été par les pouvoirs publics, est une formidable incitation à multiplier les installations solaires photovoltaïques sur l’ensemble des bâtiments et toitures disponibles.
    Le gisement de surfaces valorisables sur les bâtiments est, d’ailleurs, considérable, sans compter la possibilité de mobiliser le foncier délaissé. Et si l’on ajoute à cela, la formidable attractivité de l’autoconsommation auprès du grand public, avec ses promesses d’indépendance énergétique, toutes les conditions sont réunies pour soutenir la progression du marché.

    Or équiper un bâtiment ou une maison individuelle n’est pas neutre. Il s’agit d’ajouter une nouvelle fonctionnalité aux bâtiments et de les transformer en dispositif de production d’électricité. Par ailleurs, au regard de l’investissement que représente une installation solaire photovoltaïque, la rentabilité doit impérativement être au rendez-vous, avec une production d’électricité assurée et pérenne.

    Le solaire photovoltaïque est un métier d’électricien

    Conscient des enjeux liés à la mise en place de systèmes de production électrique alternatifs et plus flexibles, Qualifelec a engagé depuis plusieurs années une réflexion sur l’investissement indispensable des professionnels électriciens dans le solaire photovoltaïque. Dès juillet 2015, une qualification spécifique Solaire Photovoltaïque était mise en place.

    L’objectif de la refonte de la qualification est de sécuriser la maîtrise d’ouvrage dans le choix d’une entreprise. Elle doit pouvoir, facilement, sélectionner une entreprise compétente, adaptée à son projet et structurée pour répondre à ses besoins spécifiques en termes d’installations solaires photovoltaïques.

    La qualification SPV propose 3 indices de puissance, correspondant à des typologies d’installations différentes. Les indices SPV 1 et SPV 2 ont été redéfinis. L’indice SPV 1 correspond aux installations solaires photovoltaïques d’une puissance ≤ 36 kVA, que l’on trouve généralement dans le résidentiel qu’il soit individuel ou collectif. L’indice SPV2 concerne les installations d’une puissance comprise entre 36 et 250kVA (petites et moyennes surfaces tertiaires). Un nouvel indice SPV3 a été créé. Il est dédié aux installations solaires photovoltaïques supérieures à 250 kVA, essentiellement déployées sur des bâtiments tertiaires de grandes surfaces, industriels et agricoles.

    A chaque indice correspond des compétences de conception et de mise en oeuvre relevant de technicités distinctes. Chacun implique, également, une structuration différente de l’entreprise en fonction de son segment de marché et de sa capacité de production. Cependant, le socle de compétences évalué par Qualifelec repose invariablement sur le savoir-faire électrique, impliquant le juste dimensionnement des installations, leur réalisation dans le respect des normes et des règles de l’art, leur sécurité et leur performance. C’est pourquoi, la vérification du contrôle de ces installations solaires photovoltaïques, préalablement à leur mise en service, est un élément clé du dispositif de qualification de Qualifelec.

    Valoriser l’engagement des entreprises

    Aux volets conception et installation, Qualifelec ajoute le volet maintenance avec un indice spécifique, indispensable à la création d’un cercle vertueux pour le solaire photovoltaïque. Cet indice donne l’opportunité aux entreprises, qui veillent au fonctionnement pérenne des installations et garantissent leur performance dans le temps, d’afficher une valeur ajoutée de service.

    Plus encore que tout autre équipement électrique, les panneaux solaires photovoltaïques doivent faire l’objet d’un entretien régulier et d’une maintenance particulière. La périodicité et la qualité de cet entretien garantissent la sécurité des personnes et des biens. Une précaution indispensable compte tenu des risques spécifiques d’incendie, liés au solaire photovoltaïque.

    En obtenant l’indice Maintenance des installations solaires photovoltaïques, les entreprises qualifiées par Qualifelec témoignent de leur implication sur le long terme auprès de leurs clients.

    L’ensemble des indices disponibles dans la qualification Solaire Photovoltaïque peuvent être obtenus simultanément, sous réserve de remplir les exigences inscrites dans le référentiel de qualification. L’entreprise devra, alors, faire la preuve de la réalisation des différents types d’installations avec des puissances se conformant à l’indice demandé.

    Des mentions pour favoriser l’intégration du solaire photovoltaïque dans le réseau électrique

    Qualifelec a pensé l’évolution de la qualification solaire photovoltaïque dans la perspective du développement de réseaux décentralisés de production, distribution et consommation de l’électricité. Outre la mention RGE (Reconnu Garant de l’Environnement), qui assure à la maîtrise d’ouvrage de pouvoir bénéficier du tarif de rachat du surplus d’électricité injecté sur le réseau, la qualification propose les mentions stockage et IRVE (Infrastructure de Recharge des Véhicules Electriques).
    En effet, la notion d’autoconsommation préfigure la mise en place d’une boucle énergétique. Avec pour composante essentielle les installations solaires photovoltaïques, elle intègre le stockage, lié au développement de l’électromobilité.

    Le stockage sur batteries de l’énergie produite pallie l’intermittence de la production d’électricité, issue du solaire photovoltaïque. Il en permet la consommation en différé, lorsque les besoins se font sentir. Cette solution assure une meilleure gestion de la production, en apportant un surcroît de confort aux consommateurs. La mise en oeuvre du stockage à partir d’une installation solaire photovoltaïque nécessite, cependant, une maîtrise de technologies nouvelles, une capacité de conseil accrue et des précautions particulières de sécurité.

    La mention stockage, en complément de la qualification Solaire Photovoltaïque est réservée aux spécialistes qui auront démontré leur expertise, notamment, en justifiant d’une habilitation électrique « Travaux sous tension sur batteries d’accumulateurs stationnaires ».

    La mention IRVE, en complément de la qualification Solaire Photovoltaïque, apporte une réponse à l’attente des citoyens, sensibilisés aux énergies renouvelables et à la mobilité propre. En effet, le développement du solaire photovoltaïque est totalement cohérent avec le déploiement des bornes de recharge, leur association réduisant considérablement l’impact environnemental de la voiture électrique. La maîtrise concomitante de ces deux technologies s’appuie sur les compétences de base des professionnels électriciens, qui sont en mesure de contribuer pleinement à l’accélération du recours aux énergies renouvelables.

    Pour un déploiement sécurisé et qualitatif du solaire photovoltaïque, Qualifelec entend valoriser les entreprises de qualité, engagées dans une démarche d’excellence. En construisant une qualification exigeante, adaptée au marché et répondant aux attentes de la maîtrise d’ouvrage, Qualifelec renforce la confiance de cette dernière et contribue à la réussite de la transition énergétique.

  • Les caméras thermiques au secours du photovoltaïque

    Les caméras thermiques au secours du photovoltaïque

    Installer des panneaux, c’est bien. Garantir une production régulière et stable en dépit des inévitables pannes qui entraîneront des baisses de productivité, et donc de revenus, c’est mieux. Le sujet de la maintenance des panneaux a trouvé un allié de choix : le drone. Le point avec Jean-Michel Catherin, dirigeant de Testoon.

    Stabilité de la production photovoltaïque : de quoi parle-t-on ?

    Que ce soit chez le particulier ou dans le cadre de « champs » de panneaux, la production d’énergie photovoltaïque implique un contrôle et un entretien réguliers. Les baisses de production des panneaux solaires peuvent avoir des origines diverses : ombres, anomalies sur le réseau public, mauvaise régulation par l’onduleur, ou, bien évidemment, des cellules photovoltaïques en panne, qui s’usent ou qui peuvent être mal raccordées les unes aux autres. La conception d’un panneau photovoltaïque est telle que, si l’une des cellules est abîmée ou en fin de vie, elle va entraîner une diminution de la production de l’ensemble du panneau. Il est donc fondamental de vérifier régulièrement le bon fonctionnement des cellules du panneau.

    Comment réaliser simplement ce contrôle ?

    Tout d’abord, pour comprendre l’utilité de l’imagerie thermique dans ce cas, il faut savoir qu’une cellule ou un groupe de cellule qui ne produit pas ou moins d’électricité va être plus chaud que les autres puisque la chaleur du soleil n’est plus convertie en électricité et qu’en plus, il se produit une inversion de polarité qui transforme la cellule en condensateur, en quelque sorte. Un contrôle avec une caméra thermique va permettre de détecter, sur le panneau défectueux, des « trous thermiques », qui seront le signe d’un dysfonctionnement.

    Quel type de matériel préconisez-vous ?

    Si pour un particulier qui a quelques panneaux sur son toit, une caméra thermique – même premier prix – est largement suffisante, il n’en va pas de même pour un professionnel qui aurait à visiter plusieurs installations par jour, voire de grands champs de panneaux à inspecter.

    Dans ce cas, il convient de se tourner vers un matériel dédié, comme le Bebop Pro Thermal de chez Parrot, un drone piloté par smartphone et équipé d’une caméra thermique Flir One Pro. Il est livré avec une application dédiée qui permet la prise de photos, la diffusion et l’enregistrement de vidéos visuelles et thermiques, puis de les exporter dans un format vidéo standard.

    Pour 1500 euros, l’investissement est même rentable pour les producteurs d’électricité photovoltaïque, qui n’ont alors plus besoin de faire appel à des dronistes professionnels.

  • Engie et une filiale de Casino unies pour booster l’autoconsommation photovoltaïque

    Engie et une filiale de Casino unies pour booster l’autoconsommation photovoltaïque

    Accélérer le développement de l’autoconsommation solaire photovoltaïque pour les entreprises et les collectivités, telle est l’objectif de Reservoir Sun. Lancée officiellement le 17 octobre par Engie et GreenYellow, cette entité devrait soutenir près de 300 affaires de moyenne puissance par an.

    Deux géants s’unissent pour soutenir un secteur d’avenir mais dont le développement traine en France : l’autoconsommation d’origine photovoltaïque. Engie et le Groupe Casino – via sa filiale Green Yellow, ont obtenu l’accord des autorités européennes de régulation de la concurrence et des partenaires sociaux pour la création de la nouvelle structure Reservoir Sun.

    L’objectif : l’installation de 100 MWc par an, soit près de 300 affaires de 300 kWc en moyenne par projet. Reservoir Sun se spécialisera sur le segment des centrales solaires d’une puissance inférieure à 1 MWc, installées sur les toitures et parkings des entreprises ou des collectivités. Ce sont ainsi 100 millions d’euros qui seront investis chaque année, selon les informations des deux groupes.

    L’union de deux géants de l’énergie

    « Ce projet confirme la nouvelle dynamique de développement de circuits énergétiques courts, dans laquelle le groupe ENGIE s’est positionné », note dans un communiqué Isabelle Kocher, directrice générale d’ENGIE.

    Avec ses 1 200 MW de capacités installées dans le photovoltaïque, Engie est le premier producteur d’électricité solaire en France. Le groupe accompagne par ailleurs 45 000 entreprises, collectivités et copropriétés dans leur transition énergétique via son entité Engie Entreprises & Collectivités, avec notamment des installations photovoltaïques clés en main.

    De son côté, Green Yellow est un acteur majeur de l’autoconsommation sur le segment de la grande distribution. L’entreprise a développé plus de 190 MW de centrales et plus de 1 000 000 de mètres carrés de panneaux solaires. Elle exploite par ailleurs près de 1 500 contrats de performance énergétique (CPE) dans le monde.