Catégorie : Photovoltaïque

L’installation de systèmes photovoltaïques est une opportunité marché pour les électriciens, dans un contexte où les bâtiments doivent répondre aux exigences de la RE 2020, aux objectifs de neutralité carbone et à la demande croissante des maîtres d’ouvrage pour des solutions autonomes et durables.

 

Que ce soit pour des projets résidentiels, des bâtiments tertiaires, ou des fermes solaires, la maîtrise des technologies photovoltaïques (panneaux, onduleurs, systèmes de stockage) et des réglementations (Enedis, autoconsommation collective, etc.) est essentielle.

  • Les panneaux solaires à très bas prix chinois ne sont plus taxés

    Les panneaux solaires à très bas prix chinois ne sont plus taxés

    Les mesures antidumping sur les panneaux solaires à très bas prix provenant de Chine ne sont désormais plus appliquées. Critiquées par les installateurs, ces mesures avaient été instaurées en 2013 par la Commission Européenne à la demande d’un groupement de fabricants.

    Si elle n’est pas au goût de certains fabricants européens, c’est une nouvelle qui pourrait dynamiser le marché français du solaire photovoltaïque. La Commission Européenne vient en effet d’annoncer la suppression des taxes imposées sur les panneaux solaires, cellules et wafers de silicium provenant de Chine et dont les prix étaient inférieurs à un niveau minimum. Ces produits pouvaient jusqu’à présent être pénalisés jusqu’à 64,9 % de leur prix. Une décision programmée, puisque les taxes affectant ces importations ont été graduellement supprimées depuis près d’un an et demi.

    Des avis divergents chez les industriels

    SolarPower Europe, qui regroupe les importateurs et installateurs européens de panneaux photovoltaïques, a salué l’annonce : « C’est un moment décisif pour l’industrie solaire européenne. En supprimant ces droits commerciaux, la Commission européenne a levé aujourd’hui le plus grand obstacle à la croissance de l’énergie solaire en Europe. La décision de la Commission de mettre fin aux mesures commerciales est sans aucun doute la bonne décision pour l’Europe et nous prévoyons une augmentation significative des emplois et du déploiement de l’énergie solaire, ce qui ne fera que propulser la transition énergétique en Europe », commente dans un communiqué Christian Westermeier, président de SolarPower Europe.

    Un avis que ne partage pas le groupement de fabricants à l’origine de la première plainte en 2013, EU ProSun, qui avait renouvelé sa demande de prolongation des restrictions dans le but de protéger l’industrie européenne. Une industrie qui, en effet, a connu de nombreuses liquidations au début des années 2000. En France, une dizaine de PME poursuivent une activité de fabrication de modules, mais le plus souvent à partir de cellules importées. Les équipementiers français sont cependant bien positionnés sur les matériaux solaires (gaz, verres spéciaux, polymères)*.

    De leur côté, les Etats-Unis poursuivent la « guerre des prix » avec Pékin en conservant leurs barrières douanières.

    * Source Ademe

  • Autoconsommation photovoltaïque : un outil de dimensionnement pour usagers et installateurs

    Autoconsommation photovoltaïque : un outil de dimensionnement pour usagers et installateurs

    Le Groupement des métiers du photovoltaïque (GMPV) de la Fédération Française du Bâtiment (FFB) et l’Institut national de l’énergie solaire (INES) se sont associés pour proposer un outil de « pré-étude » des installations solaires en autoconsommation. Baptisé AutoCalSol, le logiciel propose des fonctionnalités gratuites et d’autres payantes.

    Les personnes qui se sont intéressées à l’énergie solaire connaissent sans doute déjà Calsol, le logiciel pédagogique développé par l’INES permettant d’effectuer des évaluations simplifiées d’installations photovoltaïques et d’estimer leurs avantages énergétiques, économiques et environnementaux. Basé sur ce dernier, le nouvel outil AutoCalSol va plus loin en proposant une pré-étude des installations en autoconsommation.

    « En plus d’une production solaire géolocalisée, la particularité de ce nouveau logiciel est basée sur des courbes de charge réelles et personnalisables. Car la difficulté de l’autoconsommation au fil du soleil est de prendre en compte l’adéquation entre la production et la consommation tout au long de l’année », précise dans un communiqué Maxime Vallin, concepteur de l’outil. « La météo est capricieuse, la production solaire est intermittente, on ne peut donc pas raisonner avec des moyennes. C’est pour cela qu’AutoCalSol permet d’intégrer les résultats d’une belle ou d’une mauvaise journée ».

    L’outil fonctionne avec différents modèles de production photovoltaïque : l’autoconsommation avec vente du surplus avec ou sans batterie, la vente totale de la production électrique, ou encore l’autonomie énergétique avec un fonctionnement en site isolé, sans aucun raccordement au réseau. L’outil n’est ainsi pas uniquement dédié à l’autoconsommation, mais s’axe pleinement sur ce modèle énergétique.

    Si le logiciel AutoCalSol est disponible gratuitement pour tous les utilisateurs, certaines fonctionnalités ne sont disponibles que pour les membres de l’INES ou de la FFB, d’autres le seront uniquement en version payante.

    + d’infos

  • Sébastien Landais (Inno-Watt) : « Le solaire devient plus rentable que le nucléaire »

    Sébastien Landais (Inno-Watt) : « Le solaire devient plus rentable que le nucléaire »

    ENTRETIEN AVEC
    Sébastien Landais, gérant de la société Inno-Watt Energies, basée à Argentré (53). Aujourd’hui composée de huit salariés, l’entreprise est spécialisée dans l’installation de panneaux photovoltaïques. Sébastien Landais est également membre du Groupement des Métiers du Photovoltaïque (GMPV).

    Dans quel sens évolue le marché du photovoltaïque ?

    Jusqu’à présent, le solaire consistait à vendre l’électricité produite. Ce marché traditionnel est maintenu à flot au travers d’un mécanisme d’appels d’offres. Mais les tarifs diminuent tous les trimestres, et ce ne sera bientôt plus rentable de seulement vendre l’électricité produite. Le coût d’une installation photovoltaïque a également baissé ces dernières années, si bien  qu’il est maintenant possible de produire du kWh moins cher que celui proposé par les fournisseurs traditionnels. Le solaire devient plus rentable que le nucléaire.

    Ce changement de paradigme est extraordinaire car une personne qui construit peut désormais s’auto-alimenter en électricité. En fonction de l’installation et du profil de consommation, une partie de la facture énergétique peut disparaître. Avec l’ensoleillement de la Mayenne, une installation commence à être compétitive à partir de 100 m².

    Le cadre réglementaire – mis en place par les ministres Royal puis Hulot – commence à bien se structurer pour que l’autoconsommation puisse se développer sans entraves. Il nous reste beaucoup de travail pour informer les propriétaires et maîtres d’ouvrages sur les possibilités qui s’offrent à eux, mais le marché est déjà là ! Mon carnet de commandes est plein pour 2018 et je commence à remplir 2019.

    Les compétences sont-elles les mêmes ?

    L’autoconsommation est plus technique et les électriciens doivent se mettre à niveau : un professionnel qui a posé et raccordé au réseau des panneaux solaires toute sa carrière risque de faire des erreurs en passant sur des projets d’autoconsommation. Il devra notamment prendre en compte le comportement électrique du client et connaître son installation électrique pour savoir où, comment et quand injecter le courant pour éviter tout risque électrique. Nous entrons vraiment dans le métier d’électro-technicien.

    Deux métiers se chevauchent, il faut arriver à se rapprocher pour travailler ensemble. Un électricien qui n’a pas encore travaillé sur un projet d’autoconsommation doit trouver un partenaire qui s’y connait. Quant aux électriciens qui sont déjà sur le marché, ils peuvent se renforcer sur tout ce qui permet de gérer la consommation : l’intelligence artificielle et les data. Notre métier va muter : il ne faudra pas être uniquement capable de poser des panneaux, mais être également à la pointe du numérique.

    Quels profils avez-vous recruté ?

    Pour mon entreprise, j’ai fait le choix de sélectionner des profils très différents : un de mes collaborateurs est couvreur de formation ; un autre vient de la maintenance dans l’industrie ; mon conducteur de travaux – très pointu sur la gestion des réseaux – vient de la SNCF… Chaque corps de métier peut intervenir à un moment donné sur un projet photovoltaïque. C’est cette même mixité que l’on retrouve au sein du GMPV.

     

    Interview réalisée dans le cadre de la Conférence des Électriciens de demain

  • Autoconsommation photovoltaïque : bien choisir sa caméra thermique d’inspection

    Autoconsommation photovoltaïque : bien choisir sa caméra thermique d’inspection

    Meilleure résolution, prix en forte baisse, nouvelles applications et fonctionnalités connectées… les caméras thermiques deviennent l’outil indispensable pour effectuer rapidement et de manière sécurisée les mesures sur des installations électriques. Entretien avec Matthieu Villebrun, responsable des applications thermographie chez Fluke.

    Quelle est l’utilité des caméras thermiques ?

    M-V. La thermographie permet de déceler et de visualiser les défauts dans un système électrique. Cela peut être un échauffement sur une armoire électrique, un fusible de sécurité en mauvais état ou une cellule de panneau photovoltaïque qui chauffe trop. Sur une installation solaire, elle permet également de détecter les zones obstruées par de la saleté et qui réduisent le rendement de la cellule.

    Ces appareils capturent l’image infrarouge et l’image en visée, ce qui permet d’éditer des rapports plus facilement sans avoir à chercher l’image sur un autre appareil photo. Les modèles de la série pro offrent également la possibilité d’ajouter un commentaire audio. Commercialement, les caméras thermiques permettent d’éduquer les clients sur les problèmes que les professionnels mettent en évidence. Les images thermographiques parlent d’elles-mêmes et confortent un devis.

    Comment choisir une caméra thermique ?

    M-V. Les professionnels déterminent le modèle qu’ils vont utiliser en fonction de la taille des panneaux photovoltaïque, de l’étendue de la surface installée et de la distance à laquelle ils procèdent à l’inspection. Les capteurs ne sont pas vraiment limités par la distance, tout se joue sur la résolution de l’écran d’affichage. Une résolution suffisamment haute sera nécessaire pour faire une bonne mise au point et voir la moindre variation sur l’écran de la caméra.

    La série performance constitue l’entrée de gamme. Elle commence avec des matrices de 80 x 60 et propose des modèles jusqu’à 320 x 240. Mais à partir de 10 mètres avec une résolution de 80 x 60, l’écran affiche moins de 8 cm par pixel. A 100 mètres, la résolution ne permet pas de définir les variations de températures. Pour l’inspection des panneaux solaires, les utilisateurs se tournent plutôt vers la série Professionnelle (Ti 300, Ti 450 et tTi 480). Ces modèles permettent en outre d’ajouter des objectifs additionnels qui vont fermer l’angle de visée et réduire la résolution.

    Comment faire la mise au point ?

    M-V. La mise au point a beaucoup évolué : manuelle au départ, elle a par la suite bénéficié d’optiques fixes pour aider les novices à utiliser les caméras thermographiques. L’appareil offre une bonne qualité d’image quelque soit la distance à laquelle l’opérateur se trouve.

    Nous sommes allés plus loin en intégrant un télémètre dans la caméra. Cette technologie -le laser Sharp – permet à l’utilisateur de pointer sa cible via une visée laser. Un calculateur dialogue alors avec l’objectif de la caméra afin d’effectuer la mise au point automatiquement. La dernière innovation en date chez Fluke est le Multi Sharp. Ce système prend plusieurs images à différentes distances pour reconstituer une image focalisée sur plusieurs plans. Ces technologies évitent aux opérateurs d’éventuels ratés lors d’une mise au point, celle-ci ne pouvant pas être retouchée dans le logiciel.

  • Une installation de production thermique pour l’habitat à partir d’une couverture solaire innovante

    Une installation de production thermique pour l’habitat à partir d’une couverture solaire innovante

    Le fabricant TOI-SOL propose une installation de production thermique pour l’habitat à partir d’une couverture solaire innovante

    PRÉAMBULE :

    Rappel concernant le projet, la technique, les brevets.

    De cette expérience de couvreur est venu la constatation d’un gisement thermique sur les toitures qui demeurait inexploité et en parfaite contradiction avec les besoins pour produire l’eau chaude et le chauffage…

    Ce premier système de récupération en 2010 utilisait un réseau caloporteur circulaire qui a permis de tester le principe…

    Ces premiers travaux m’ont permis d’obtenir la médaille d’Or du salon des inventions de Genève et de les publier à la conférence internationale du SIM de Leiria en 2011.

    La mise en œuvre de la toiture d’absorption Toi-Sol reprend les principes généraux de la réalisation d’une toiture en tuiles.

    L’absorption calorifique est réalisée par les tuiles des versants dont la surface et l’orientation sont compatibles avec les besoins exprimés par l’étude thermique. Les ouvrages situés aux extrémités de la toiture, dits particuliers (Noues, Rives, Arêtiers, Faîtages), sont traités comme pour une toiture ordinaire avec les accessoires de série et des tuiles standard (fig. 1, F)).

    Les particularités pour la réalisation du système de captation sont examinées dans ce document. Elles ne remettent en cause ; ni les prescriptions de réalisation habituelles ni les DTU.

    PRÉPARATION

    La toiture solaire nécessite la pose d’un écran de sous toiture (voir fig. 1, A), HPV, du type Sup » Air ou équivalent certifié par le CSTB : E1, SD1, TR2 ou TR3. La mise en œuvre de cet écran est spécifiée par son fabricant. La couverture est réalisée sur un contre-lattage (fig. 1, B) et des liteaux (fig. 1, C). L’écran est posé tendu, perpendiculairement à la ligne de plus grande pente de la couverture, par lés successifs depuis l’égout jusqu’au faîtage, et fixé provisoirement au support par des clous ou agrafes.

    La fixation définitive de l’écran est réalisée par la mise en place de contre- lattes (fig. 1, B) de 36 mm de largeur minimale et 22 mm d’épaisseur minimale (fig. 4, e). Cette hauteur permet de respecter l’exigence de ventilation spécifiée dans les D.T.U. de la série 40 des matériaux de couverture, les supports de couverture (liteaux, profil de récupération) étant fixés sur les contre-lattes.

    Retrouvez toutes les infos en cliquant ici

  • Qualifelec fait évoluer sa qualification Solaire Photovoltaïque

    Qualifelec fait évoluer sa qualification Solaire Photovoltaïque

    La nouvelle loi encadrant l’autoconsommation d’électricité et la production d’électricité à partir d’énergies renouvelables est entrée en vigueur le 24 février 2017. Elle encourage ainsi le marché des installations en autoconsommation, tout en le sécurisant.

    Dans la continuité de cette nouvelle loi, l’arrêté du 9 mai – fixant les conditions d’achat d’électricité produite par les installations implantées sur bâtiment utilisant l’énergie solaire photovoltaïque – publié le 10 mai au Journal Officiel, instaure les conditions de rachat du surplus d’électricité issu des installations Solaires Photovoltaïques de moins de 100kW.

    De nouvelles opportunités se présentent donc pour les professionnels électriciens, sous réserve qu’ils soient dûment qualifiés. En effet, l’installation par un professionnel qualifié est une des conditions obligatoires pour bénéficier du tarif de rachat.

    Grâce à sa compréhension du marché de l’électricité et de son expertise de qualificateur, Qualifelec fait évoluer sa qualification SPV pour répondre aux nouvelles exigences réglementaires et anticipe les besoins à venir en y ajoutant un nouvel indice SP MA – Maintenance des Installations SPV.

    Le solaire photovoltaïque au cœur des installations d’autoconsommation

    Les chiffres prévisionnels rendent très optimistes les professionnels sur le développement de ce marché : selon un sondage d’OpinionWay 47 % des Français seraient prêts à investir dans une installation en autoconsommation, dont 10 % dans les deux ans.

    Le nouveau cadre juridique relatif à l’autoconsommation réalise un équilibre entre la volonté des pouvoirs publics de développer ce nouvel usage de l’énergie, le souci de protection des consommateurs et l’exigence de protection des réseaux actuels de distribution d’électricité.
    Au cœur de ce paysage, l’électricien qualifié pourra se positionner grâce à la qualification SPV, adaptée par Qualifelec à ces nouvelles exigences.

    Précurseur sur le SPV, Qualifelec a intégré dès les années 2000 une mention SPV dans la qualification Installations Electriques.
    Anticipant sur l’essor de ce marché, cette mention s’est transformée en qualification à part entière en 2015. Qualifelec contribuait ainsi à la professionnalisation de cette activité, en appliquant aux électriciens installateurs de Solaire photovoltaïque le même niveau d’exigences que pour ses autres qualifications. Une garantie pour le client final que les installations répondent aux normes en vigueur et sont posées par des professionnels formés.

    La loi du 24 février 2017 intègre cette exigence d’expertise de l’installateur, puisqu’elle impose que les installations en autoconsommation aient été réalisées par un électricien qualifié pour bénéficier des tarifs spécifiques de vente des surplus de production.

    Un nouveau référentiel SPV pour une plus grande lisibilité des expertises ou des marchés

    À réception du dossier de qualification, l’attestation de dépôt de dossier est envoyée sous 8 jours. Le délai moyen de qualification est de 1 mois, sous réserve de fournir un dossier complet.

    Qualifelec a adapté ses référentiels SPV en créant deux nouveaux indices SP 1 et SP 2 : • L’indice SP1 concerne les installations de puissance inférieure ou égale à 36 KWc.

    • L’indice SP2, les installations supérieures à 36KWc.

    Qualifelec devance également l’accélération du développement du solaire photovoltaïque et la nécessité d’en assurer la pérennité après la mise en service. Il enrichit donc son référentiel d’un 3ème indice, SP.MA, visant la maintenance, l’entretien et le dépannage des installations solaires photovoltaïques.

    Il est à noter que les 3 indices SP1, SP2 et SP.MA peuvent s’obtenir simultanément ou indépendamment. L’installateur bénéficie ainsi d’une plus grande flexibilité pour se positionner sur ce marché qui offre de belles perspectives.

  • Eaton Connected livre des solutions de distribution d’électricité prêtes à l’emploi avec batterie interne de secours

    Eaton Connected livre des solutions de distribution d’électricité prêtes à l’emploi avec batterie interne de secours

    MONTBONNOT… Eaton lance le nouveau système de distribution d’énergie et d’alimentation sans interruption, Eaton Connected, est destiné aux centres de données, hôpitaux, aéroports et applications critiques.. Pour assurer un environnement stable et sûr, toute batterie interne nécessite non seulement un onduleur (UPS) mais également une alimentation d’entrée, un bypass de maintenance et des alimentations de sortie essentielles au circuit électrique, allant des fonctionnalités principales à la charge répartie distribuée. En intégrant tous ces éléments dans une seule formule équilibrée, Eaton Connected améliore sa fiabilité et sa disponibilité, réduit la durée de conception ainsi que la durée d’installation et minimise les risques.

    Habituellement, la configuration d’un système de distribution électrique nécessite approvisionnement, installation et connexion de l’onduleur, appareillage électrique mais aussi répartition des ressources et des fonds afin de résoudre tout éventuel défaut ou problème d’interopérabilité. Eaton Connected met fin à ces problèmes en proposant une solution préconçue et pré-connectée alliant les deux produits testés, créés et fabriqués par Eaton.

    Eaton Connected assure un niveau élevé de disponibilité et réduit les risques d’interruption imprévue grâce à une combinaison de facteurs. Les solutions Eaton qui bénéficient d’une solide réputation pour leur qualité et leur fiabilité, sont évaluées par rapport à d’autres onduleurs et normes de systèmes de commutation afin de valider leur sécurité, leur fiabilité et leur résistance lors de courts-circuits. Toutefois, ils sont testés à nouveau et approuvés en tant que solution complète. La disponibilité est optimisée grâce à un bypass de maintenance, une protection anti-retour, des paramètres de surintensité et une technologie de mise en parallèle (Hotsync).

    Jussi Vihersalo, responsable du développement commercial d’onduleurs à forte puissance chez Eaton explique : « Dans le contexte commercial actuel, les utilisateurs ont besoin et attendent des solutions capables de répondre aux demandes changeantes de façon encore plus réactive qu’avant. Eaton Connected facilite cela lors des étapes de création et d’installation grâce à la modularité et à l’interopérabilité éprouvées de ses composants. Les modules peuvent être rapidement assemblés pour répondre aux exigences du projet, sans grever le budget ou utiliser de l’espace pour une capacité non demandée. Plus tard, d’autres capacités peuvent être fournies sur demande en ajoutant simplement des modules supplémentaires afin de supporter toute charge accrue. La souplesse s’améliore encore lorsque l’onduleur et les capacités de distribution de l’électricité peuvent être modulés selon les besoins. »

    Les chefs de projet limiteront également les risques en choisissant Eaton Connected. Ne nécessitant aucun composant individuel ni ingénierie spéciale, ses solutions préconçues et ses interconnexions préfabriquées simplifient l’ensemble du processus, de l’approvisionnement à la mise en service, permettant la mise en œuvre du projet dans les délais et le budget impartis. On ne perd pas de temps à résoudre des problèmes d’incompatibilité imprévus et les utilisateurs savent exactement à quoi s’attendre dès le début du projet.

    Les utilisateurs d’Eaton Connected peuvent choisir le Power Xpert 9395P ou l’Eaton 93PM, pour un raccord direct au système de commutation Power Xpert CX ; il fournit une puissance nominale de 30 à 900 kVA avec des commutateurs statiques allant jusqu’à 1 200 kVA pour répondre aux courts-circuits complexes. Le système de commutation fournira l’énergie et la fonctionnalité de commande du moteur jusqu’à 6 300 A dans toutes les applications commerciales et industrielles.

    Les composants individuels d’Eaton Connected offrent tous des caractéristiques contribuant à la fiabilité et la sécurité des solutions et permettent de réduire les coûts. Le rendement en double conversion de l’onduleur peut être amélioré avec le VMMS (Variable Module Management System), tandis qu’une efficacité énergétique maximum de plus de 99 pour cent est disponible en mode ESS (Energy Saver System).

    Le système de commutation Power Xpert CX est un tiers testé sur IEC 61439-2, offrant une sécurité exceptionnellement fiable à travers l’utilisation du formulaire 4B de la séparation interne. Pour une puissance de 300 kVA ou inférieure, des plug-ins et des compartiments fixes sont disponibles, permettant une modification sans l’arrêt complet du système. Afin d’assurer une sécurité à tout moment, les disjoncteurs se déclenchent automatiquement lors d’un retrait, tandis que les options de sortie sont également disponibles.

    D’une manière générale, Eaton Connected contribue de façon significative à la politique d’Eaton pour fournir une énergie fiable, efficace et sûre là où elle est la plus nécessaire. Avec Eaton Connected, les utilisateurs peuvent plus que jamais compter sur une solution fiable, sûre, modulable et éprouvée, rapidement et sans risque.

    Pour plus d’informations sur Eaton Connected, suivez le lien  www.eaton.eu/EatonConnected.

    Pour en savoir plus sur la qualité des produits et services d’Eaton, rendez-vous sur le site www.eaton.eu/powerquality. Suivez nos actualités sur Twitter

    @EatonIT ou découvrez notre page LinkedIn Eaton EMEA.

    À propos de Eaton

    Le secteur électrique d’Eaton est un acteur mondial majeur en contrôle et automatismes industriels ; en solutions de distribution, supervision et sécurisation de l’énergie ; en éclairage et sécurité ; en dispositifs de câblage ; en solutions pour les environnements difficiles et dangereux ; en services d’ingénierie. Grâce à son offre globale, Eaton est en mesure de relever les grands défis que pose actuellement la gestion de l’énergie électrique.

     

    Eaton est une entreprise de gestion de l’alimentation énergétique dont le chiffre d’affaires a atteint 20,9 milliards $ en 2015. Eaton propose des solutions à faible consommation d’énergie qui aident ses clients à gérer efficacement les alimentations électriques, hydrauliques et mécaniques et de façon plus économique, plus durable et plus sûre. Eaton emploie environ 97 000 personnes et commercialise ses produits dans plus de 175 pays. Pour plus d’information, veuillez consulter www.eaton.eu.

  • Photovoltaïque : Veolia valorisera les panneaux usagés

    Photovoltaïque : Veolia valorisera les panneaux usagés

    Afin de se plier à la directive européenne sur les DEEE, Triade Électrique (filiale de Veolia) s’est vue confier par l’éco-organisme PV Cycle France le traitement et la valorisation d’équipements photovoltaïques en fin de vie. D’ici fin 2017, la première unité de recyclage française sera opérationnelle dans les Bouches-du-Rhône.
     
    C’est un contrat « inédit » qui a été signé, ce 20 mars, entre Triade Électrique et PV Cycle France* ; une structure créée en 2014 par le Syndicat des énergies renouvelables et plusieurs acteurs de la filière photovoltaïque. Représentant plus de 180 acteurs sur le marché français, l’éco-organisme qui est agréé par l’État depuis janvier 2015, vient de lui confier le premier contrat de recyclage des panneaux photovoltaïques usagés en France.
    Ce contrat d’une durée de 4 ans répond aux exigences de la directive européenne sur les déchets d’équipements électriques et électroniques (DEEE) qui oblige, depuis août 2014, la filière photovoltaïque à organiser sur le territoire la collecte et le traitement des équipements en fin de vie. Jusqu’à présent, ce type de déchets était broyé pour être intégré essentiellement dans les remblais de chantier.
    4 000 t de panneaux valorisés d’ici 2021
    Alors que la France ne disposait d’aucune unité de traitement de ce type de déchets, ce contrat va déboucher sur la mise en place de la première unité de valorisation sur le territoire. Elle sera installée sur le site de Veolia à Rousset, dans les Bouches-du-Rhône, à proximité de la fameuse Montagne Sainte-Victoire. Dotée d’« une technologie unique en France » selon les deux partenaires, cette ligne de traitement devrait permettre de valoriser plus de 1 400 tonnes de matière. Mais selon Veolia, les volumes recyclés devraient grimper « d’environ 40 % chaque année » et « excéderont les 4 000 t au terme du contrat en 2021 ». Les matières secondaires comme le verre, le cuivre et l’aluminium seront réinjectées dans différentes filières, a précisé le groupe dans un communiqué.
    55 000 t de panneaux posés par an
    Pour la filière, l’enjeu est de taille. Chaque année, plus de 55 000 t de panneaux solaire sont installés en France. Fin 2016, la puissance raccordée s’élevait à 6,8 MW. Bien qu’à la traîne par rapport aux objectifs 2018 de la PPE (Programmation pluriannuelle de l’énergie), la puissance solaire installée devrait tripler d’ici à 2023 pour atteindre les 20,2 MW. Selon Nicolas Defrenne, le Dg de PV Cycle France, le contrat signé avec Veolia « s’inscrit dans la stratégie à forte valeur ajoutée de notre filière ».
    * Jusqu’à présent, PV Cycle France exportait les déchets collectés essentiellement vers la Belgique
    96,1 %
    C’est le taux moyen de recyclage/réutilisation des panneaux photovoltaïques en fin de vie, en 2015. Selon PV Cycle France, « un nouveau procédé de recyclage des fractions de silicium qui combine le laminé d’EVA, des semi-conducteurs et métaux a permis d’améliorer le taux de valorisation ».
    1,2 t d’émissions de CO2 évitée en recyclant 1 t de panneaux photovoltaïques en fin de vie.
    Source : PV Cycle France

    De gros gisements à exploiter

    Selon le dernier rapport d’activité de PV Cycle France, « 2015, seuls 7,5 % des volumes collectés sont passés par un point d’apport volontaire » et « 366 t de panneaux photovoltaïques ont été collectés [hors rebuts des constructeurs : Ndlr] » au total lors de cette première année d’agrément. L’essentiel des gisements (75 %) se situe, en toute logique, au sud de la Loire. Au palmarès 2015 : le Lot-et-Garonne (88 t) et le Rhône (un peu plus de 51 t).
    Réglementation
    Suite à la directive européenne de 2002 sur les DEEE, les fabricants d’onduleurs ont été obligés d’organiser la collecte et le recyclage de leurs produits depuis 2005. Révisée en 2012, la directive 2002/96/CE a intégré dans son périmètre les panneaux. À partir de 2019, le taux de collecte national minimal à atteindre par an sera de 65 % du poids moyen des DEEE (ménagers et pros) mis sur le marché français au cours des trois années précédentes ou de 85 % (en poids) des déchets.
  • Le renouveau du photovoltaïque sur le marché de l’électricien

    Le renouveau du photovoltaïque sur le marché de l’électricien

    Après avoir connu une forte croissance, le marché du photovoltaïque a chuté fin 2009, date à laquelle le dispositif d’aide à l’équipement a été revu drastiquement pour éviter un effet de bulle. La filière qui était en train de se constituer a été fortement affectée de la fabrication à l’installation. Depuis 2014, le marché du photovoltaïque reprend progressivement des forces notamment avec l’autoconsommation et les perspectives Bepos.

    L’évolution du marché

    La production d’énergie photovoltaïque continue de progresser notamment en Europe, même si en terme de puissance installée, le marché européen qui représentait trois quart du marché mondial en 2011 est redescendu en dessous de 30% au profit de la Chine et des États-Unis. Le coût de l’électricité photovoltaïque étant en baisse constante et les besoins en énergie toujours importants, une nouvelle croissance « raisonnée » du marché du photovoltaïque est en marche.
    L’autoconsommation se développe ainsi que les centrales ou fermes de production. Beaucoup d’acteurs qui s’étaient tournés vers l’intégration au bâti avant 2010 se sont retirés du marché. Le photovoltaïque tend à devenir un lot où vont intervenir des spécialistes. La demande reprend en France depuis 2014 et devrait logiquement progresser avec l’arrivée du Bepos (bâtiment à énergie positive) car la majorité des bâtiments d’ici à 2020 devraient se voir équipés de modules photovoltaïques leur permettant de présenter un bilan énergétique positif.

    Se former et créer une activité spécialisée en photovoltaïque

    L’alliance des compétences de l’électricien et d’un métier de l’enveloppe, couvreur, façadier, métallier, etc., est l’approche idéale pour la réalisation d’installations de qualité sur un bâtiment.
    Pour la partie électricité, un électricien bénéficiant d’un socle de connaissance classique (CAP et au-delà) peut à l’aide d’une formation professionnelle au photovoltaïque de quelques jours avec travaux pratiques se préparer à aborder cette spécialité. La partie principale va aborder le dimensionnement de l’installation et ses conditions de mise en oeuvre : relevés d’exposition, localisation des composants, choix des câbles électriques extérieurs, connexions et intégration des différents éléments (boîtiers de connexion, onduleurs), connecteurs spécifiques, optimisation des sections de câbles, disposition des panneaux en série, qualité du courant, sécurité, fiabilité, rendement, protection contre les surtensions, déplacement en hauteur, étanchéité…
    Mais la compétence technique n’est pas tout. L’environnement du photovoltaïque est particulier. Le professionnel doit intervenir dans la gestion du raccordement au réseau électrique local et les démarches nécessaires pour le contrat de rachat de l’électricité. Enfin, l’électricien peut accompagner le client dans la partie administrative : financement, subventions, crédit d’impôt, emprunts, permis de construire, déclaration de travaux, statut de producteur, gestion des assurances et des mesures de sécurité spécifiques. S’orienter vers le photovoltaïque doit donc être un choix raisonné.
    Il existe des formations complémentaires qui permettent à une entreprise de former à chaque niveau de responsabilité les personnes intervenant sur le photovoltaïque et de se doter ainsi de compétences relatives à la conception, la mise en oeuvre, à la maintenance mais également à la gestion administrative d’un projet. Certaines formations permettent d’accéder aux qualifications QualiPV Elec et Bat.

    Cet article a été rédigé en collaboration avec CSEEE

  • Engie rachète la totalité du parc éolien d’une PME lilloise

    Engie rachète la totalité du parc éolien d’une PME lilloise

    Engie consolide un peu plus son activité dans l’éolien terrestre. L’ex-GDF Suez a racheté en mai dernier la totalité des parts de la division éolienne du groupe Maïa, concepteur et exploitant de projet d’énergie. Fondée en 2006, Maïa Eolis exploite actuellement 21 parcs éoliens totalisant 267 MW, principalement dans les régions Nord-Pas-de-Calais-Picardie, et Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine. Auparavant détenue à 51% par Engie, la PME lilloise (76 salariés) devient donc la propriété à 100% de la société créée conjointement entre Engie et le Crédit Agricole Assurances, FEIH. Depuis sa création en 2013, ce partenariat a permis à l’énergéticien de réduire son endettement net d’environ 400 millions d’euros et de continuer à se développer dans l’éolien. Cette société commune exploite aujourd’hui 810 MW de capacités installées d’éoliennes terrestres en France.
    « Cette transaction renforce le partenariat stratégique ambitieux de long terme initié en 2013 entre ENGIE et Crédit Agricole Assurances, dont l’objectif est de faire croître notre portefeuille commun d’actifs éoliens en cohérence avec les ambitions d’ENGIE de doubler ses capacités dans l’éolien en France d’ici 5 ans », déclare Gwenaëlle Huet, Directrice générale de la Business Unit France Renouvelables chez Engie. Le groupe s’est en effet fixé l’objectif d’atteindre 3 GW de capacité de production installée en 2021 contre 1,7 à l’heure actuelle.