Catégorie : Compétences

Comment intégrer les nouvelles technologies et contrôler les installations ? Comment garantir la sécurité et la conformité dans un environnement en constante évolution ? Les réponses dans les Émissions, Reportages et Interviews d’Améliorons La Ville.

  • Changement de fenêtre : pourquoi prendre des précautions ?

    Changement de fenêtre : pourquoi prendre des précautions ?

    S’il y a bien un sujet négligé dans le cadre d’une rénovation, c’est la ventilation. Renouveler l’air en permanence dans un logement n’est pas seulement une obligation depuis 1969 dans la construction. Il s’agit de faire en sorte que l’air intérieur pollué par la respiration des occupants (l’oxygène de l’air est nécessaire à l’inspiration et c’est du CO2 qui est expiré) et les polluants issus des matériaux  du bâtiment, des meubles et des appareils soit bien évacué vers l’extérieur et qu’autant d’air « neuf » soit introduit.

    changement de fenêtres rénovation énergétique

    Par ailleurs, les activités dans un logement génèrent une production de vapeur d’eau via la respiration (encore elle !), le lavage, la cuisson. La ventilation a donc pour but d’évacuer cette vapeur d’eau pour éviter qu’elle ne s’accumule et finit par se condenser sur les vitrages souvent plus froids que les murs, plafonds ou planchers. Mais ensuite également le long de ces parois, en particulier à certaines jonctions où se situent des ponts thermiques, points particulièrement froids en hiver.

    Il faut donc ventiler suffisamment pour évacuer les polluants et la vapeur d’eau. Mais pas trop pour que cet aller/retour d’air extérieur froid entrant dans un logement puis rejeté n’augmente qu’à minima la facture de chauffage. Bref, un compromis à trouver entre économies d’énergie et qualité d’air intérieur et préservation de pathologies issues de la présence permanente d’eau à certains points du bâti.

    Souvent, et particulièrement dans l’habitat ancien, aucun système de ventilation n’a été installé. Le renouvellement d’air est assuré par les défauts d’étanchéité des parois et des fenêtres (!), parfois par la présence d’orifices en façade munis de grille, et enfin par « aération » quotidienne en ouvrant les fenêtres. Ainsi, l’évacuation ponctuelle dans le temps des polluants et de la vapeur d’eau suffit pour obtenir une qualité d’air intérieur acceptable (mais souvent au détriment de la facture de chauffage).

    Une fenêtre ancienne, fuyante, laisse infiltrer l’air extérieur vers l’intérieur du logement. La remplacer par une fenêtre neuve, performance et surtout bien étanche à l’air et à l’eau est une décision qui doit être prise après avoir bien réfléchi à la ventilation de la pièce, voire du logement dans son ensemble.

    Sans précaution, après travaux de remplacement des fenêtres, les débits de ventilation risquent de baisser au point d’engendrer des condensations permanentes avec des conséquences désastreuses (cloquage des peintures, décollement des papiers, apparition de moisissures,…).

  • Se former à l’utilisation de son logiciel d’infiltrométrie

    Les logiciels peuvent être d’une grande aide dans le déroulement du test d’infiltrométrie comme dans la rédaction du rapport réglementaire qui en découle. Pourtant, ils sont rarement complètement maîtrisés, et suivre une formation est le meilleur moyen de profiter au plus vite de tout leur potentiel.

    formation logiciel infiltrométrie

    Le logiciel d’infiltrométrie est devenu l’allié apprécié des mesureurs. Une majorité d’entre eux en sont aujourd’hui équipés, convaincus que l’aide qu’il leur apporte en termes de pilotage de matériel, de réalisation des calculs et d’édition des rapports réglementaires leur font gagner du temps.

     

     

    Une prise en main plus ou moins aisée

     

    Conçus pour être simples d’utilisation, leur prise en main n’est pas immédiate :

    • les fonctionnalités de certains logiciels sont tellement nombreuses que certaines peuvent échapper à l’utilisateur (par exemple, l’import d’étude thermique, l’aide à l’échantillonnage des logements d’un bâtiment collectif, la personnalisation de rapport, ou encore la sécurisation de sa base de données).
    • lorsque l’on est peu à l’aise avec l’outil informatique, n’importe quel logiciel peut représenter une difficulté et nécessiter un certain temps pour prendre ses marques.

    Après l’acquisition d’un logiciel de mesure et les premières utilisations, il peut donc s’avérer utile de se former ou d’être formé afin d’en découvrir toutes les fonctionnalités et subtilités, et raccourcir ainsi le temps de prise en main. L’objectif étant de se dégager du temps pour se concentrer sur son cœur de métier.

    Une première approche est de lire les guides, tutoriels et documents accompagnant le logiciel choisi, mais cela peut se révéler fastidieux et insuffisant. La solution de recourir à un formateur expert doit alors être envisagée, afin d’accélérer l’assimilation du logiciel.

    Les apports d’une formation

    Cette option a le grand avantage de proposer une vue d’ensemble de tout ce qu’il est nécessaire de savoir, pour l’utilisation complète et optimale du logiciel.

    Les plans de formations sont généralement prévus et organisés pour mêler théorie et pratique, auxquels viennent s’ajouter l’expérience, les échanges et les conseils partagés par les formateurs et les participants à la formation.

    Déroulement d’une formation au logiciel Infiltrea

    Par exemple, les utilisateurs d’Infiltrea ont la possibilité de se former directement auprès de l’équipe qui édite le logiciel.

    Elle se déroule sur une journée, découpée en quatre modules, chacun proposant d’avancer de manière cohérente dans la découverte du logiciel. Outre les supports de formation classique comme un vidéoprojecteur et un grand écran, une porte-soufflante de démonstration est utilisée pour simuler un test réel. Durant toute la journée les participants à la formation sont amenés à reproduire les démonstrations réalisées par le formateur, de manière à assimiler par la pratique le fonctionnement du logiciel.

    De plus, à la fin de chaque module quelques minutes sont prévues pour vérifier la bonne compréhension du programme.

    L’utilisateur est donc assuré d’être initié à l’intégralité des fonctionnalités, utilisées de façon optimale par ceux qui les ont conçues.

    Pour connaître la date et le lieu de la prochaine session de formation Infiltrea, rendez-vous à l’adresse suivante : http://formation.infiltrea.com

  • Normes et valeurs règlementaires pour la qualité de l’air intérieur

    L’année 2013 a vu la mise en place de plans d’actions importants pour la qualité de l’air intérieur. La règlementation en est encore à ses balbutiements mais elle évolue progressivement avec de nouvelles normes et valeurs règlementaires. La règlementation est en marche !

    POUR RAPPEL

    La réglementation concernant la qualité de l’air intérieur a pour objectif de prévenir les effets nocifs pour la santé de certains polluants susceptibles d’être présents dans l’air intérieur ; notamment le plomb, l’amiante, le radon, le monoxyde de carbone.

    Elle a été incitée par le Grenelle de l’environnement (lois n°2009-967 de programmation relative à la mise en œuvre du Grenelle de l’Environnement (article 37 et 40) et n°2010-788 portant engagement national pour l’environnement (article 180)).

    DE NOUVELLES NORMES ET VALEURS GUIDES DE QUALITE DE L’AIR INTERIEUR

    En mars 2013, l’Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) présentait son programme de travail avec à la une la pollution de l’air et la promesse de nouvelles VGAI.

    Une valeur guide de qualité de l’air intérieur (VGAI) vise à aider l’interprétation des résultats de mesures réalisées en intérieur. C’est une valeur de concentration dans l’air associée à un pas de temps en dessous de laquelle, en l’état actuel des connaissances, aucun effet sur la santé n’est attendu pour la population générale.

    Ces VGAI servent de référence pour les expositions aigües ou chroniques. Elles sont incitatives et pour l’instant pas encore règlementaires.

    Puis l’Anses publiait dans la foulée deux propositions de valeurs guides de qualité de l’air intérieur (VGAI) concernant le dioxyde d’azote (200 µg.m-3 pour une exposition de 2 heures et 20 µg.m-3 pour une durée d’exposition supérieure à un an), ainsi que deux autres pour l’acroléine (6,9 µg.m-3 pour une exposition de 1 heure et 0,8 µg.m-3 pour une durée d’exposition supérieure à un an).

    Avis et rapport d’expertise « proposition de valeurs guides de qualité d’air intérieur pour le dioxyde d’azote », ANSES,26 mars 2013.

    Avis et rapport d’expertise « Proposition de valeurs guides de qualité d’air intérieur pour l’acroléine»

    En revanche suite à un avis rendu le 17 juillet 2013, l’ANSES recommandait de ne pas élaborer de VGAI pour le CO2. Les analyses ayant démontré qu’aucunes données actuelles ne permettaient d’établir une valeur de concentration de CO2 protégeant contre les effets sanitaires.

    Notons également la parution en juillet 2013 de deux normes concernant le contrôle de la qualité de l’air des lieux de travail :

    • la norme NF X43-280 : qualité de l’air – air des lieux de travail – évaluation de l’exposition aux agents chimiques et biologiques sur le lieu de travail – Prélèvement par diffusion de gaz et de vapeurs. Juillet 2013.
    • la norme XP ISO/TS 17200: nanotechnologies – Nanoparticules sous forme de poudre – caractéristiques et mesures. Juin 2013

    LE PLAN NATIONAL SANTE ENVIRONNEMENT (PNSE 3)

    Lors des Assises nationales de la qualité de l’air 2013 en octobre 2013, les ministères de la santé et de l’écologie ont publié leur plan d’actions sur la qualité de l’air intérieur, avec les actions suivantes :

    • Informer le grand public et les acteurs relais
    • Développer l’étiquetage pour les produits susceptibles d’émettre des polluants dans l’air intérieur
    • Dans la filière du bâtiment, développer les actions incitatives et préparer les évolutions réglementaires
    • Progresser sur le terrain vis-à-vis de pollutions spécifiques
    • Améliorer les connaissances

    Pour en savoir plus, consulter l’article Plan d’actions sur la qualité de l’air intérieur

    Si les pouvoirs publics ont pris conscience de l’importance de la qualité de l’air intérieur, la règlementation a encore du chemin à parcourir. Mais c’est en bonne voie, puisque le diagnostic de la qualité de l’air intérieur est déjà obligatoire dans certains bâtiments.

    Résumé :

    A consulter :

    Valeurs guides sanitaires et valeurs repères d’aide à la gestion pour l’air intérieur

    Valeurs de gestion réglementaires

  • Prédiagnostic de Qualité d’Air Intérieur : Méthodologie

     

    Testoon vous propose ce guide pour vous aider à réaliser vos premiers pré-diagnostics de Qualité d’Air Intérieur.

     

    Méthodologie du pré-diagnostic de la Qualité d’Air Intérieur en ERP

    Testoon vous propose ce guide pour vous aider
    à réaliser vos premiers pré-diagnostics de Qualité d’Air Intérieur.

    Table des matières :

    Introduction : Enjeux et règlementation

    • Enjeux
    • Règlementation

    L’intérêt des pré-diagnostics dans les ERP

    Méthodologie

    • Préparation
      • Sélectionner les points de contrôle
      • Définir les dates d’intervention
      • Préparation du matériel
    • Sur le terrain
      • Contrôle de la ventilation
      • Confinement
      • Formaldéhyde
      • Benzène
    • Analyses
    • Mesures complémentaires en vue des préconisations
      • Recherche des sources de formaldéhyde
      • Contrôle poussé de la ventilation
      • Recherche des sources de benzène
  • Formation Infiltrométrie – Etanchéité à l’air

     

    Techniciens du bâtiment, diagnostiqueurs immobiliers ou toutes autres personnes souhaitant réaliser des tests d’étanchéité à l’air.

     

    ¢ Pré-requis

    Connaissances générales des techniques et terminologies du bâtiment ; et/ou suivre la formation « Techniques et Terminologie du Bâtiment » (préparation avant le stage). Connaissances en thermique indispensables.

     

    ¢ Objectifs

    Afin de réaliser des tests règlementaires de perméabilité à l’air dans le cadre des constructions RT 2012, l’opérateur soit être qualifié QUALIBAT 8711. Il doit pour cela déposer un dossier de demande de qualification auprès de Qualibat. La première étape de la démarche de qualification est la validation d’une formation reconnue par Effinergie.

     

    ¢ Programme

    • Rappels règlementaires
    • L’impact de l’étanchéité à l’air sur la performance énergétique
    • Connaître les moyens de contrôle
    • Test de démonstration
    • La norme NF EN 13829
    • Le guide d’application GA P 50-784 (contenu du rapport)
    • Savoir réaliser un test avec les appareils de mesure
    • Maîtriser les logiciels des différents fabricants et interpréter les résultats
    • Explorer les règles techniques
    • Suivre un opérateur de mesure qualifié sur site
    • Validation pratique sur le terrain des acquisitions de la formation

     

    ¢ Remarque

    La charte de la formation valide la formation des opérateurs de mesure en infiltrométrie par :

    • Le suivi de 3 jours de formation théorique
    • La ½ journée de démonstration d’un test de perméabilité à l’air règlementaire sur site
    • La validation des acquis par QCM et examen de la conformité du rapport de mesure

     

    ¢ Textes de référence

    • Norme NF EN 13829
    • GA P 50-784 (guide d’application de la norme)

     

    ¢ Durée

    5 jours, soit 35 h de formation

     

    ¢ Prix

    2350,00 € net de charges (organisme non assujetti à la TVA)

  • Formation Infiltrométrie – Etanchéité à l’air

     

    Techniciens du bâtiment, diagnostiqueurs immobiliers ou toutes autres personnes souhaitant réaliser des tests d’étanchéité à l’air.

     

    ¢ Pré-requis

    Connaissances générales des techniques et terminologies du bâtiment ; et/ou suivre la formation « Techniques et Terminologie du Bâtiment » (préparation avant le stage). Connaissances en thermique indispensables.

     

    ¢ Objectifs

    Afin de réaliser des tests règlementaires de perméabilité à l’air dans le cadre des constructions RT 2012, l’opérateur soit être qualifié QUALIBAT 8711. Il doit pour cela déposer un dossier de demande de qualification auprès de Qualibat. La première étape de la démarche de qualification est la validation d’une formation reconnue par Effinergie.

     

    ¢ Programme

    • Rappels règlementaires
    • L’impact de l’étanchéité à l’air sur la performance énergétique
    • Connaître les moyens de contrôle
    • Test de démonstration
    • La norme NF EN 13829
    • Le guide d’application GA P 50-784 (contenu du rapport)
    • Savoir réaliser un test avec les appareils de mesure
    • Maîtriser les logiciels des différents fabricants et interpréter les résultats
    • Explorer les règles techniques
    • Suivre un opérateur de mesure qualifié sur site
    • Validation pratique sur le terrain des acquisitions de la formation

     

    ¢ Remarque

    La charte de la formation valide la formation des opérateurs de mesure en infiltrométrie par :

    • Le suivi de 3 jours de formation théorique
    • La ½ journée de démonstration d’un test de perméabilité à l’air règlementaire sur site
    • La validation des acquis par QCM et examen de la conformité du rapport de mesure

     

    ¢ Textes de référence

    • Norme NF EN 13829
    • GA P 50-784 (guide d’application de la norme)

     

    ¢ Durée

    5 jours, soit 35 h de formation

     

    ¢ Prix

    2350,00 € net de charges (organisme non assujetti à la TVA)

  • Equiper un immeuble et raccorder ses occupants à la fibre optique (1)

    Bénéficier chez soi de tous les usages multimédias dans de bonnes conditions de réception et d’envoi d’informations : c’est ce qu’offre la fibre optique, une technologie per­mettant un débit quasi illimité. Si l’équipement en fibre est désormais obligatoire pour les constructions de logements neufs, beaucoup reste encore à faire pour les immeubles anciens ou à rénover.

    La Fibre, à quoi ça sert ?

    L’internet et les technologies de l’information et de la communication font désormais partie de notre quotidien. En 2012, 7 ménages sur 10 étaient abonnés à l’internet. Tous les membres de la famille s’y connectent, les usages se multiplient, souvent simultanément dans un même foyer : tablettes, télévision haute définition, connectée ou 3D via une box, messagerie, réseaux sociaux, jeux, achats et démarches diverses en ligne, stockage dématérialisé de données (Cloud)… Le télétravail, la gestion « intelligente » de la maison avec de plus en plus d’équipements et d’appareils connectés, l’enseignement en ligne, l’e-médecine, le maintien des personnes âgées à domicile sont quelques-uns des usages qui se développent aujourd’hui.

    Comment faire pour installer ou simplement bénéficier de la fibre jusqu’au logement ?

    Deux possibilités s’offrent à nous :

    • anticiper le raccordement du logement en installant la liaison en fibre optique de la limite du bâtiment jusqu’à l’intérieur du logement (à la charge du donneur d’ordres). Le pré-équipement du site ayant pour effet de faciliter et simplifier le raccordement futur du logement par un futur Fournisseur d’Accès à Internet (FAI).
    • cas des constructions neuves ayant fait l’objet d’un Permis de Construire antérieur au 1er avril 2012 (en application du décret n° 2009-52 du 15 janvier 2009).

    Un guide de bonnes pratiques pour fibrer les immeubles neufs coécrit avec les parties prenantes de la plateforme objectif fibre¹ est en téléchargement libre sur le site de l’Arcep².

    • cas des rénovations des parties communes (exemple : cage d’escalier, redistribution des différents réseaux), installation anticipée sur la base du cas précédent.
    • attendre l’arrivée d’un opérateur chargé du déploiement (dont les travaux restent à la charge de celui-ci). Ce type de déploiement restant à la main de l’opérateur candidat est règlementairement encadré.

    Un guide pour les syndics et les propriétaires est téléchargeable sur le site de l’Arcep. 

    Afin de protéger les propriétaires d’immeuble et les copropriétaires, des règles précises d’installation de la fibre optique dans les immeubles ont été définies (loi de modernisation de l’économie – LME – du 4 août 2008, trois décrets d’application du 15 janvier 2009, recommandations de l’ARCEP.

     

    ¹ Objectif Fibre est une plateforme de travail ouverte aux acteurs concrètement impliqués dans le déploiement de la fibre optique, volontaires pour identifier et lever les freins opérationnels à un déploiement massif, en produisant des outils pratiques d’intérêt multisectoriel.

    ² Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (http://www.arcep.fr)

     

    Lire la suite de l’article :

    Aujourd’hui, comment la fibre arrive-t-elle dans le parc existant ? (2)

    La fibre optique, combien ça coûte ? (3)

     

    Source Didier Cazes – Direction fibre Orange France

  • Rapport de thermographie ? Ce qu’il ne faut pas faire

    Rapport de thermographie ? Ce qu’il ne faut pas faire

    Trop nombreux sont les amateurs de la thermographie qui sabotent la branche sur laquelle ils sont indûment montés, sans formation et sans compétence. Les donneurs d’ordre s’éloignent alors de cette technique qui n’est puissante que dans les mains expertes : personnes formées et, si possible, certifiées thermographes du bâtiment (… Cofrac). Nous discutons ici un document d’un rapport d’intervention qui, sans l’appliquer, se réclame de la norme applicative NF EN 13187. 

    Il conclut qu’il n’y a pas de problème d’isolation sur cet immeuble – conclusion qui dénonce une incapacité d’analyse et de décision – mais il aurait aussi bien pu indiquer un nombre incalculable de problèmes inexistants, ce qui constitue un autre style de rapport inconsistant.

    Absence de maîtrise du cadrage thermique de la caméra

    Outre le fait qu’il adopte une palette (palette « fer » ou « iron ») inexploitable dans ce genre de vue d’ensemble, le thermogramme de la figure présente un mauvais cadrage thermique [- 40°C ; + 22,3°C], valeurs sans intérêt et manifestant l’emploi de l’automatisme de cadrage thermique (mode Auto), mode incorrect en thermographie du bâtiment, surtout en extérieur ou en présence de corps de chauffe en intérieur. Le cadrage se bloque à – 40°C en présence du ciel froid à l’arrière plan ; il se cale à +22,3 °Cen présence d’une fenêtre ouverte. L’opérateur aurait dû employer le cadrage thermique manuel (ou corriger ce cadrage dans le rapport) et centrer son intérêt sur le sujet à traiter : l’observation des éventuelles irrégularités thermiques de l’enveloppe du bâtiment et l’identification des défauts. Le Delta T maximum intéressant ne dépasse guère5°C.

    Figure – Exemple de thermographie incorrecte dans un rapport de thermographie

    thermographie infrarouge rénovation énergétique

    De plus, la photographie (prise au même instant avec l’appareil-photo de la caméra elle-même) n’est pas à la même échelle dimensionnelle, ce qui rend l’interprétation moins aisée puisqu’on ne dispose que d’un timbre-poste. Il est donc favorable de représenter les photographie et thermographie de la même scène, à la même échelle et à la même dimension.

    Présence de soleil et phase croissante de température extérieure

    Il est presque toujours « interdit » de thermographier en présence de soleil et en phase de température croissante de température extérieure. L’ »interdiction » résulte du fait que les irrégularités thermiques qui sont recherchées doivent être générées par le chauffage intérieur et non par le chauffage extérieur transitoire dont les effets sur les structures dépendent des différentes inerties.

    Voilà qui dénonce à nouveau que ce thermographe n’a pas suivi de formation ou pas de formation sérieuse. Et il ne semble pas dérangé par le soleil, indiquant alors les « reflets ». Rappelons que le soleil éclaire – et donc échauffe – les parois à l’ombre, par diffusion des rayonnements, sur le sol, le ciel et les autres bâtiments !

    D’autres thermogrammes du rapport explicitent clairement que la température extérieure est en phase croissante ; ici seule l’heure nous l’indique. 10 h du matin est, presque tous les jours, une heure de thermographie « suspecte » provoquant des élévations de température sans relation avec la performance énergétique du bâti. Voir à ce sujet l’article « Thermographie : l’inertie thermique – l’erreur classique de la toiture chaude » (http://www.inforenovateur.com/document/lire/410/thermographie-linertie-thermique-lerreur-classique-de-la-toiture-chaude).

    Conclusion 

    Nous n’analyserons pas ici s’il apparaît des absences d’isolation sur cet immeuble neuf. Certains éléments nous conduisent à cette conclusion, vers laquelle n’est pas allé ce thermographe amateur. Son rapport n’avance pas la prétention d’une formation, mais elle affiche la date d’étalonnage de la caméra ainsi que le numéro de son assurance RC ! Deux choses qui ne servent à rien dans les mains inexpertes. Les donneurs d’ordre gagneront donc à se concentrer sur l’essentiel : l’intervenant est-il certifié thermographe du bâtiment dans une démarche contrôlée par le COFRAC ? Ce sera un minimum, bien que non une garantie.

    Pour en savoir plus

    Liste des certifiés thermographes du bâtiment dans une démarche certifiée par le Cofrac : www.institut-thermographie.net ou www.abcidia-certification.fr.

  • Les nouveaux labels Effinergie, une nouvelle fois moteur dans le domaine de l’étanchéité à l’air

     

    Le label BBC-Effinergie, défini en 2007, a été élaboré en vue d’être plus ambitieux que la RT2005 en vigueur à l’époque. Ainsi, il intègre l’obligation de réaliser une mesure de perméabilité à l’air pour tout logement souhaitant l’obtenir. Ce label a rencontré un franc succès puisque 234 000 bâtiments sont aujourd’hui certifiés.

     

    label effinergie diagnostic immobilier

    Six ans plus tard la RT2012 entre en vigueur et reprend à son compte cette règle, généralisant la mise en œuvre des tests d’étanchéité à l’air.

     

    Bénéficiant de l’expérience apportée par les logements BBC Effinergie, l’écosystème nécessaire à ce bouleversement put se mettre en place sur la base de normes, de protocoles, de matériels et de savoir-faire préexistants. Les constructeurs ont appris à apporter un soin de plus en plus grand à la perméabilité de l’enveloppe, et les ouvriers et artisans se sont formés aux bonnes pratiques afin d’atteindre le niveau d’exigence requis.

     

    L’association Effinergie ne s’est pas contentée de ce succès, et a travaillé à la mise en place de nouveaux labels plus ambitieux que les précédents : il s’agit des labels Effinergie+ et BEPOS-Effinergie (Bâtiment à Energie POSitive), lancés en 2012.

    La première maison certifiée Effinergie+ a été inaugurée le 3 octobre 2013.

     

    Les exigences supplémentaires des labels Effinergie + et BEPOS-Effinergie

     

    Outre des contraintes plus fortes en termes de consommation d’énergie et de besoin bioclimatique, ces labels introduisent pour la première fois des obligations concernant l’étanchéité des réseaux aérauliques, qui viennent compléter les contraintes existantes sur l’étanchéité de l’enveloppe.

     

    Une étude montre qu’en France le débit de fuite moyen des réseaux de ventilation représente 20% du débit nominal, ce qui engendre une surconsommation énergétique et/ou une mauvaise qualité de l’air intérieur.

    Pour obtenir l’un de ces nouveaux labels, il faut apporter la preuve que le débit de fuite ne dépasse pas 6%.

     

    Pour cela, le test de perméabilité du réseau est obligatoire, et doit s’effectuer selon le protocole défini par Effinergie. Celui-ci comporte trois étapes principales:

    • Le contrôle visuel des systèmes
    • La mesure de l’étanchéité à l’air du réseau
    • Le contrôle des débits de ventilation (optionnel)

     

    Ces labels apportent également quelques améliorations concernant l’étanchéité de l’enveloppe :

    • L’exigence pour les logements collectifs passe de 1 m3/h.m² à 0,8 m3/h.m² en cas de mesure par échantillonnage,
    • Les entreprises intervenant sur un chantier de maison individuelle doivent avoir suivi une formation pratique à la mise en œuvre de l’étanchéité à l’air par l’une des formations agréées Effinergie.

     

    Un label d’État THPE aligné sur le label Effinergie+?

     

    Un communiqué de presse émis par le ministère de l’Égalité des territoires et du Logement en novembre 2012 annonce la création prochaine des nouveaux labels d’État HPE et THPE, et indique une convergence entre le futur label THPE et le label Effinergie+.

     

    Tout porte donc à croire que la mesure des réseaux aérauliques et l’obligation d’atteindre la classe A (moins de 6% de fuites) se retrouveront également dans le label THPE, et selon toute logique dans la lointaine RT2020.

     

    La mesure de perméabilité à l’air des réseaux aérauliques sera alors sous l’impulsion d’Effinergie devenue aussi incontournable que la mesure de perméabilité à l’air de l’enveloppe, pour le plus grand bénéfice de l’efficacité énergétique des bâtiments.

     

  • Communiqué de Presse – GasFindIR de Flir : une caméra performante pour la détection immédiate des fuites de gaz

    L’expérience montre que les fuites de gaz sont rares et ne surviennent que dans moins de 1% des installations. 99% des d’inspections longues et coûteuses étaient donc jusqu’ alors réalisées en pure perte pour analyser des composants étanches ne présentant aucune fuite. Avec la FLIR GasFindIR, lors de la maintenance, les inspecteurs peuvent avoir rapidement une vision très précise de l’état d’un complexe industriel en balayant simplement à travers la caméra les zones à vérifier. La FLIR GasFindIR  permet un gain de temps et de sécurité considérable. 

    De nombreux gaz et composés chimiques utilisés intensivement dans les processus de production sont invisibles à l’œil nu. Des réglementations strictes régissent la manière dont les entreprises doivent détecter, documenter, corriger et signaler toute fuite de composé gazeux volatile et à quelle fréquence. La technologie la plus utilisée est l’analyseur de vapeur toxique (TVA) ou «technologie du renifleur». Lorsque d’éventuelles fuites de gaz sont recherchées, il faut vérifier tous les systèmes. Ces vérifications sont particulièrement importantes et fastidieuses et nécessite  bien souvent un arrêt de production.
    Dans une grosse  raffinerie par exemple, il peut y avoir jusqu’à160000 Kmde tuyaux et détecter les éventuelles fuites de gaz oblige à effectuer des dizaines de milliers de tests sur l ‘ensemble de la tuyauterie, des robinets d’arrêt, des joints d’étanchéité, des vannes, des torches, etc. Avecla FLIR GasFindIR, un inspecteur peut rapidement et à bonne distance de sécurité identifiée les refoulements de gaz et autres substances organiques volatiles.

    La technologie infrarouge utilisée par le FLIR GasFindIR montre les émissions de gaz sous forme de panache de fumée. Lorsqu’une fuite a été identifiée à distance sûre à l’aide du dispositif, il est possible ensuite d’utiliser un analyseur de vapeur toxique pour déterminer précisément la concentration de la substance.

     

    Comparée aux anciennes méthodes, l’utilisation de la caméra pour les inspections présente de nombreux avantages en termes de sécurité et d’environnement. La caméra est un instrument de mesure rapide sans contact qui peut également être employé dans les zones difficiles d’accès.

    Les caméras FLIR GasFindIR sont adoptées par un nombre croissant d’usines dans le monde entier pour visualiser et documenter les fuites de gaz. Ces caméras peuvent scruter rapidement de grandes zones et détecter des fuites en temps réel. Elles sont idéales pour surveiller les installations difficiles d’accès pour les instruments de mesure avec contact. Des milliers de composants peuvent être parcourus en quelques secondes, sans interruption du processus. Elles réduisent ainsi les arrêts de production pour entretien et permettent de vérifier l’efficacité des réparations. Enfin et surtout, elles apportent une sécurité exceptionnelle, car elles permettent de surveiller à distance des fuites potentiellement dangereuses.
    Le cœur dela FLIR GasFindIRest un détecteur à l’antimoniure d’indium (InSb) refroidi. Ce détecteur produit des images claires avec un degré de détail élevé. La caméra est compacte et  ne pèse que2,5 kg, elle a été conçue pour être utilisée dans des environnements industriels difficiles et fonctionne sur une large plage de températures (de-15°Cà +50°C). Elle produit des images infrarouges en temps réel au format PAL très courant. Elle résiste à des accélérations de 40g. La caméra peut détecter vingt types de gaz différents; ceux-ci apparaissent sur l’écran sous forme de «fumée noire» et il est possible d’analyser des kilomètres de tuyauterie à distance de sécurité.
    La GasFindIR peut notamment détecter les fuites d’hexafluorure de soufre (SF6), gaz isolant utilisé dans le monde entier dans la plupart des installations haute tension. Le SF6 est un gaz dangereux pour l’environnement il reste + de 3000 ans dans l’atmosphère et son effet de serre est 24 000 fois plus important que celui du dioxyde de carbone (CO2). Il est donc très important de trouver et de réparer les fuites de SF6 même minimes pour contribuer à réduire le réchauffement climatique.