Catégorie : Compétences

Comment intégrer les nouvelles technologies et contrôler les installations ? Comment garantir la sécurité et la conformité dans un environnement en constante évolution ? Les réponses dans les Émissions, Reportages et Interviews d’Améliorons La Ville.

  • DOMOFIT : logiciel DPE gratuit pour les diagnostiqueurs et les particuliers, financé par les annonceurs

    DOMOFIT : logiciel DPE gratuit pour les diagnostiqueurs et les particuliers, financé par les annonceurs

    Domofit DPE est une application entièrement gratuite pour le diagnostiqueur. Le portail associé domofit.com offre de nombreux services au particulier. Tour d’horizon de ces deux outils.

    Domofit est la somme de deux solutions innovantes autour des DPE :

    • domofit DPE : la première application totalement gratuite fournie au diagnostiqueur immobilier pour réaliser des DPE sur iPhone, iPod Touch et iPad.
    • domofit.com : un service offert au particulier pour lui permettre le partage de son dossier immobilier (DPE, généralités techniques, adresse, plans, règlement de copropriété…) avec ses interlocuteurs (acquéreurs, agents immobiliers, notaires…etc)

    Les revenus sont générés auprès des annonceurs qui communiquent sur le portail domofit.com.

    Domofit DPE, une application mobile et entièrement gratuite fournie au diagnostiqueur immobilier

    L’application domofit DPE est validée par le Ministère et fonctionne sur iPhone, iPod Touch et iPad. Elle permet de préparer les visites en collaboration avec les clients et de réaliser des DPE réglementaires “individuels” suivant la méthode de calcul 3CL-DPE.En rupture par rapport aux solutions existantes sur PC, domofit DPE présente les avantages suivants : collaboratif, mobile, cloud et entièrement gratuit ! domofit.com, des services offerts aux particuliersLes services offerts au particulier sur le portail domofit.com permettent de :

    • préparer la visite pour le DPE. Le particulier à une interface pour transmettre au diagnostiqueur immobilier toutes les informations nécessaires à la bonnes réalisations du DPE (généralités techniques, adresse, documents)
    • récupérer le DPE réalisé par le diagnostiqueur immobilier
    • partager avec ses interlocuteurs (acquéreurs, agents immobiliers, notaires…etc) son dossier immobilier (DPE, généralités techniques, adresse, plans, règlement de copropriété, précédents diagnostiscs, historique des assemblées générales, règlement de copropriété, historique des factures énergétiques, rapport d’entretien de la chaudière, factures de fenêtres neuves, etc.)

      Pour en savoir plus sur domofit :
      http://blog.domofit.com/

  • Interview métier : du diagnostic immobilier à l’infiltrométrie

    Sylvain Quin est un nouveau venu dans le monde de l’infiltrométrie puisqu’il a obtenu sa certification de mesureur au début de ce mois de septembre. Il a accepté de partager avec nous son expérience.

    Pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?

    Après 20 années passées dans le négoce de matériaux de construction, la vie et surtout la crise m’ont obligé à réorienter ma vie professionnelle.

    Etant depuis toujours passionné par l’habitat et la construction, j’ai suivi fin 2011 une formation de diagnostiqueur immobilier et passé mes certifications.

    L’an dernier, j’ai créé ma SARL et commencé mon activité professionnelle par le diagnostic immobilier.

    Qu’est-ce qui vous a attiré vers le domaine de l’infiltrométrie ?

    C’est en suivant mes formations de diagnostiqueur, lors d’une présentation des différents métiers liés à la RT 2012, que j’ai découvert l’infiltrométrie.

    Je ne sais pas si on peut parler de ‘’coup de foudre’’ pour un métier, mais ça a été de cet ordre-là.

    C’est un métier à part dans le bâtiment, métier qui nécessite beaucoup de rigueur, pour ne pas dire de la minutie. Si la partie ‘’contrôle’’ est importante, toute la phase ‘’conseils’’ découlant de la recherche des fuites d’air est très intéressante à réaliser.

    La perméabilité à l’air est une notion toute récente dans la conception des habitations.

    Si les métiers en amont du bâtiment (bureau d’études, architectes…) l’ont assimilé avec le haut de la RT 2005, la RT 2012 commence seulement à prendre forme sur les chantiers. Il y a donc encore beaucoup à faire dans l’accompagnement des différents corps de métiers (tant qu’on entendra sur les chantiers, la phrase historique : ‘’il faut qu’une maison ça respire’’ il y aura du pain sur la planche).

    C’est cette rigueur d’un côté et cette pédagogie de l’autre qui me réjouissent dans l’accomplissement de ce nouveau métier.

    Pouvez-vous nous décrire votre parcours vers la certification ?

    Un parcours, oui mais… du combattant !

    Ma formation effectuée et validée, je pensais pouvoir me consacrer immédiatement à mon dossier QUALIBAT. Belle utopie !

    J’ai rentré à l’époque quelques belles commandes de diagnostics qui ont repoussé d’autant ma disponibilité pour l’infiltrométrie. Après, le temps de trouver des chantiers à mesurer, de se remettre dans le bain, de maîtriser les rapports, les semaines, les mois passent et vous avez l’impression de faire du surplace.

    Quelque part une torture psychologique à vivre quand on n’a qu’une seule chose en tête, du matin au soir : le dossier de mesureur QUALIBAT !

    Mais certains moments sont formidables dans la vie : merci à tous les gens qui m’ont donné un coup de pouce au bon moment (formateur, collègues mesureurs, constructeurs, éditeur de logiciel…).

    Depuis le début j’ai opté pour l’utilisation du logiciel Infiltrea et j’ai toujours bénéficié d’un accompagnement sans faille de la part des informaticiens.

    Toute cette aventure, car c’en est une, restera un grand moment de ma vie professionnelle.

    Aujourd’hui, quels sont vos projets ?

    Dans l’immédiat, savourer ma qualification de mesureur. Et tout de suite après, réaliser le plus de tests d’infiltrométrie possibles !

    Pour cela développer ma clientèle et déjà, repenser à demain : les réseaux aérauliques.

    Les réglementations évoluent, les performances s’améliorent, je vais essayer d’avancer avec elles.

  • domofit DPE, 1er logiciel DPE gratuit sur iPhone !

    domofit DPE est un logiciel gratuit sur iPhone validé par le Ministère : il permet de réaliser les DPE « individuels » pour les maisons individuelles et les appartements, suivant la méthode de calcul 3CL-DPE. 

    CONTEXTE 

     

    En France, 7 000 diagnostiqueurs immobiliers réalisent 2 millions de DPE pour des logements individuels par an (35% lors des ventes et 65% lors des locations).

    Avec la nouvelle méthode de calcul 3CL-DPE, le DPE devient plus complexe, plus de points de mesures (60 contre 30 auparavant) ce qui accroit la complexité du rapport et le temps passé à sa réalisation. 

      

    LES FONCTIONNALITES 

     

    domofit DPE facilite le travail du diagnostiqueur dans la réalisation de son DPE, de la prise de rendez vous avec le particulier, à la génération et l’envoi du rapport final du DPE au client, en passant par la saisie des mesures directement sur son terminal mobile.

     

    LES AVANTAGES 

     

    En rupture par rapport aux solutions sur PC existantes, il présente les avantages suivants :

    • Collaboratif : le particulier initie le dossier
    • Mobile : saisie sur le terrain avec une seule main
    • Cloud : données centralisées sur nos serveurs
    • Gratuit : pour les diagnostiqueurs immobiliers et les particuliers 

       

    domofit DPE offre ainsi une solution innovante et entièrement gratuite aux diagnostiqueurs immobiliers. 

     

                                                                                                                         

                  

  • Détecteur de tension (VAT) – KYORITSU (KEWTECH) KT172

    Détecteur de tension avec fonction auto-diagnostique et lampe de poche LED intégrée

    KT172

    • Conforme aux normes de sécurité internationales IEC 61243-3 / IEC61010-1

    • Catégorie de mesure (CAT.IV) 600V

    • Test auto-diagnostic par LEDs allumées

    • Tests de tension CA et CC jusqu’à690V par LEDs

    • Indication par LEDs

    • Indication de polarité•Test de phase unipolaire

    • Test de rotation des phases

    • Boîier surmouléergonomique

    • Test de continuité•Mise en veille automatique ON / OFF

    • Lampe LED élairant les points de mesure

    • Pointes de touche allant de 2mm ou 4mm

    • Protection réractable des pointes de touche IP2X

    • IP65 (IEC 60529)

     

     

    Test de tension

     

     

    Gamme de tension

     

     

    12…690V CA/CC

     

     

    Courant de pointe

     

     

    Is<3.5mA (à 690V)

     

     

    Mesure

     

     

    Activé 30s (temps de fonctionnement)

     

    Désactivé 240s (temps de récupération)

     

     

    Consommation  

     

     

    Approx. 80mA (pile 3V,

     

    mesure 690V CA)

     

     

    Durée de vie des piles

     

     

    Approx. 1000 opérations

     

    (30s ON / 240s OFF)

     

     

    LED

     

     

    Tension nominale

     

     

    12/24/50/120/230/400/690V

     

    CA (16…400Hz), CC(±)

     

     

    Tolérance

     

    (Tension seuil)

     

     

    S’allume en cas de plus de

     

    : 7±3V (LED 12V)

     

    : 18±3V (LED 24V)

     

    : 37.5±4V (LED 50V)

     

    : 75%±5% de tension nominale (LED120/230/400/690V)

     

     

    Temps de réponse

     

     

    < 0.6s à 100% de chaque tension nominale

     

     

    Test de phase unipolaire

     

     

    Gamme de tension

     

     

    100…690V CA (50/60Hz)

     

     

    Test de rotation de phase

     

     

    Système

     

     

    Trois phases, 4 fils

     

    200…690V phase à phase

     

    (100…400V terre-phase)

     

    50/60Hz CA

     

     

    Gamme de phase

     

     

    120±5 degrés

     

     

    Test de continuité

     

     

    6,5

     

     

     

     

    0…400kΩ + 50%

     

     

    Courant de test

     

     

    Approx. 1.5μA (pile 3V, 0Ω)

     

     

    Consommation des piles internes

     

     

    Approx. 80mA

     

    (pile 3V, 0Ω)

     

     

    Condition de référence

     

     

    Pile

     

     

    3V (IEC LR03 1.5V x 2)

     

     

    Température

     

     

    -15…55°C fonctionnement

     

    -20…70°C rangement

     

    Pas de condensation

     

     

    Humidité

     

     

    Max 85% HR

     

     

    Endroit

     

     

    Hauteur jusqu’à 2000m

     

     

    Sécurité

     

     

    Normes

     

     

    IEC(EN) 61010-1:2010(2010)

     

    IEC(EN) 61243-3:2009(2010)

     

    IEC(EN) 61557-7:2007(2007)

     

     

    Catégorie

     

     

    CAT.III 690V, CAT.IV 600V

     

     

    Degré de pollution

     

     

    2

     

     

    Code IP (IEC60529)

     

     

    IP65 (Boîtier)

     

    IP2X (Pointe de touche)

     

     

    Dimensions

     

     

    Dimensions

     

     

    249 x 65 x 37mm

     

     

    Poids

     

     

    230g (piles incluses)

     

     

     

    Résumé :

    Ce nouveau détecteur de tension remplace le fameux 1700 de Kyoritsu, et est apprécié pour sa fonction auto-diagnostique par LEDs allumés et ses indices de protection IP65 sur l’instrument et IP2X sur les pointes touche. Ces deux atouts garantissent votre sécurité à chaque utilisation. Mais également son excellent rapport qualité prix fut remarqué par le marché. Sans oublier les fonctionnalités supplémentaires tel le test de rotation des phase ou encore le test de continuité.

  • Logiciel d’audit énergétique gratuit : SFERENO START

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  • 8ème salon international de l’étanchéité à l’air BUILDAIR-Symposium

     

    Le 8ème salon international BUILDAIR-Symposium a eu lieu les 7 et 8 juin 2013 derniers à Hanovre en Allemagne (voir notre article du 25 avril). Antoine Mischler et Christophe Dufour, fondateurs de dooApp – société éditrice du logiciel Infiltrea – ont assisté à ce symposium.

     

    salon étanchéité à l'air batiment

     

     

    Quelles sont les raisons de votre présence au buildair Symposium à Hanovre?

    Antoine Mischler : Cet événement est le plus important au niveau européen sur le thème de l’étanchéité à l’air. Lorsque l’on est un professionnel du secteur comme nous, il est primordial d’échanger sur les pratiques au niveau européen et leurs évolutions. Il en va de même pour se tenir informé des changements dans les réglementations. Et comme le secteur est en plein développement, cela bouge très vite…

    Christophe Dufour : Nous pouvions également y rencontrer les principaux acteurs européens de l’infiltrométrie.

     

    Qu’est-ce qui vous a le plus marqué au cours de ces deux jours?

    AM : Déjà lors de l’introduction, la présentation d’ouverture nous a permis de réaliser le chemin parcouru par l’infiltrométrie en 20 ans. La suite nous a fait mesurer le chemin qu’il reste encore à parcourir.

    J’ai beaucoup apprécié la variété et la richesse des interventions et les nombreux conseils pratiques donnés par les intervenants. Nous avons par exemple eu un retour d’expérience d’un mesureur Danois qui propose des solutions pour tester des bâtiments tertiaires de très gros volumes pendant leur construction afin d’avoir en cours de chantier déjà une estimation de leur étanchéité finale.

    J’ai également été très intéressé par une étude menée par un chercheur Suisse sur la question de la durabilité de l’étanchéité à l’air et qui a dans ce cadre re-mesuré un ensemble de 25 bâtiments Minergie-P construits depuis 2003. Ce sujet a d’ailleurs trouvé écho lors d’une présentation d’un syndicat professionnel allemand sur le travail de standardisation de la durabilité des bandes adhésives utilisées pour l’étanchéité à l’air

    CD : On a aussi pu apprécier les retours d’expériences sur le sujet d’étanchéité à l’air dans la rénovation, avec des cas concrets de mise en application.

     

    Quelles sont les principales évolutions à attendre pour le secteur au regard des conférences auxquelles vous avez assistés?

    AM : Des évolutions techniques sur le matériel ont été particulièrement évoquées, dont la possibilité de se connecter aux principales gauges en WIFI. Nous avons également senti qu’un mouvement de convergence des pratiques européennes était en marche, par exemple concernant la préparation des bâtiments.

    CD : La mesure d’étanchéité des réseaux aérauliques, sujet d’actualité en France avec le nouveau label Effinergie+, semble intéresser également les autres pays européens.

  • Interview métier : un mesureur de perméabilité à l’air des bâtiments témoigne

    Christophe Guyot est le fondateur d’Econobat, entreprise indépendante implantée au coeur de la Picardie. Il a accepté de nous parler de son activité et de partager sa vision du secteur de la perméabilité à l’air.

    Bonjour M. GUYOT, pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?

    « Issu, à l’origine, du monde de l’informatique et plus globalement de l’architecture du système d’information, ma passion pour l’énergie et le climat m’a naturellement guidé vers une activité utile dans le domaine environnemental, au travers de l’entreprise Econobat, créée en janvier 2011. »

    Quel est votre activité, plus précisément ?

    « Étant certifié Qualibat 8711, l’entreprise réalise principalement les mesures de perméabilité à l’air de l’enveloppe des bâtiments, sur le parc résidentiel, avec également un important développement sur les projets en tertiaire pouvant atteindre plusieurs milliers de m² (l’entreprise dispose actuellement de 7 ventilateurs, soit une capacité de + de 52000m²/h).

    De plus, nous proposons des services d’inspection thermographique par caméra infrarouge et la mesure des débits des systèmes de ventilation. »

    Depuis combien de temps êtes-vous mesureur d’étanchéité à l’air ?

    « Depuis le début de l’activité en 2011, je réalise les mesures de perméabilité à l’air avec la certification Qualibat 8711 (obtenue en septembre 2011). »

    Quels types de client s’adressent à vous ?

    « Le champs est large. Cela va du client particulier, en passant par les architectes, les partenaires comme les bureaux d’études thermique, les entreprises de construction et entreprises générales, ainsi que les collectivités locales et les aménageurs sociaux. »

    Pouvez-vous nous décrire votre journée-type ?

    « Préalablement, il faut s’assurer de la compatibilité des conditions météorologiques afin qu’elles soient favorables au bon déroulement des mesures.

    Sur site, la préparation du bâtiment et les mesures sont généralement réalisées le matin, lorsque cela est possible, incluant la recherche des zones de fuites et leurs niveaux d’importance. C’est le moment aussi de transmettre et d’échanger avec les corps d’état présents sur le terrain afin de les sensibiliser sur les problématiques de l’étanchéité à l’air, si nécessaire. Le reste de la journée est principalement consacrée à la partie rédactionnelle et administrative. » 

    Comment évaluez-vous les évolutions du métier depuis le démarrage de votre activité ?

    « La prise de conscience des acteurs de la construction ou rénovation, concernant les problématiques d’étanchéité à l’air, nous amène à intervenir et conseiller de plus en plus tôt dans le processus d’un projet. Auparavant, nous étions seulement sollicité pour effectuer la mesure de perméabilité à l’air ; aujourd’hui, nous réalisons des sessions de sensibilisation pendant le premier œuvre et sommes parfois consulté dès la phase de conception. »

    Quels sont vos projets ?

    « Prochainement, l’entreprise proposera les mesures de perméabilité à l’air des réseaux aérauliques (prévues pour Effinergie +, THQE, Bepos, etc.) ainsi que la détection de la pollution électromagnétique/radiofréquence. »

    D’après vous les différents acteurs se sont-ils suffisamment bien préparés au passage à la RT2012 ?

    « La perméabilité à l’air des bâtiment ne fait pas encore l’unanimité et est parfois considérée comme une contrainte, comme la nouvelle réglementation thermique 2012. Néanmoins, de grands pas ont été franchis et la bonne direction est prise pour réaliser des bâtiments moins énergivore, plus intelligent et parfois communiquant. Les acteurs de la construction/rénovation prennent peu à peu conscience des enjeux de l’énergie, des évolutions de la réglementation thermique, ainsi que les nouveaux labels. Il s’agit de l’affaire de tous. »

  • Dispositifs différentiels à haute sensibilité 30 mA, pour une protection optimale

    Les dispositifs à courant différentiel résiduel (DDR) protègent les personnes contre les contacts indirects avec des masses en défaut. L’emploi de dispositifs différentiels à haute sensibilité 30 mA constitue également une mesure de protection complémentaire contre les contacts directs, en cas de défaillance des autres mesures de protection ou en cas d’imprudence des usagers.

    Protection des personnes contre les courants indirects

    En schéma TT (cas fréquent en locaux d’habitation) et en courant alternatif, la norme NF C 15-100 impose de respecter la condition : Ra x IΔn < 50 V où Ra = résistance de la prise de terre des masses (ohms) et IΔn = sensibilité du dispositif différentiel (mA).

    Ainsi, avec un DDR de sensibilité 500 mA, la valeur maximale de résistance de la prise de terre est 100 ohms.

    Selon cette équation, la mise en œuvre des dispositifs différentiels à haute sensibilité (30 mA) intervient pour des valeurs de résistance de prise de terre supérieures à 500 ohms (voir tableau).

    Important : la présence d’un dispositif différentiel, quelle que soit sa sensibilité, ne dispense pas de la réalisation d’une installation de mise à la terre selon les règles de la norme NF C 15-100.

    Les DDR à haute sensibilité protègent également les personnes contre les contacts indirects dans les cas de masses en défaut :

      • qui ne peuvent être reliées à la terre ou dont la liaison à la terre est incertaine (mauvais contact, desserrage de connexion, rupture de conducteur de protection, etc.) ;
      • dont la résistance de la prise de terre présente une valeur élevée qu’il est économiquement ou techniquement difficile d’améliorer.

    Trois types de DDR selon la nature du courant de défaut

    Il existe différents types de DDR permettant de répondre aux différents besoins de protection et de continuité de service.

    Selon le type de matériels mis en œuvre dans l’installation, la nature des courants de défaut à la terre peut être différente. Pour assurer la protection dans ces conditions, on utilise donc des DDR, soit de type AC, soit de type A, soit de type B.

    Une protection complémentaire contre les contacts directs

     Les dispositifs différentiels à haute sensibilité assurent une protection complémentaire contre les contacts directs (contact accidentel d’une personne avec un conducteur normalement sous tension), notamment en cas :

    • de défaillance des autres mesures de protection ;
    • d’imprudence des usagers, par exemple en cas de contact avec un câble mal isolé ou lorsqu’un enfant introduit une tige métallique dans une prise de courant.

    Pour en savoir plus :

  • Dispositifs différentiels à haute sensibilité 30 mA, choix de l’appareil différentiel : interrupteur ou disjoncteur ?

    L’interrupteur différentiel remplit deux fonctions : une fonction manuelle de commande (mise en ou hors tension de la partie d’installation à l’origine de laquelle il est placé) ; et une fonction automatique de protection des personnes (déclenchement en cas de défaut d’isolement à la terre dans l’installation ou dans un appareil d’utilisation, ainsi qu’en cas de contacts directs pour les interrupteurs différentiels 30 mA).

    Le disjoncteur différentiel remplit, en plus des fonctions de l’interrupteur différentiel, celle de protection contre les surintensités (surcharges et courts-circuits).

    interrupteurs différentiels sécurité électrique

    Exemple de disjoncteur différentiel 16 A courbe c à haute sensibilité (30 mA) de type AC. Source : Hager.

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    Exemple d’interrupteur différentiel bipolaire 40 A à haute sensibilité (30 mA) de type AC. Source : Legrand.

     

     


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    Un déclenchement instantané

    Les DDRHS 30 mA se déclenchent instantanément, dès l’apparition d’un courant de défaut. Leur temps maximal de déclenchement est de 40 ms pour un courant de défaut au moins égal à cinq fois leur sensibilité.

    Or, le courant de fuite d’un appareil de classe I est en état normal de 0,5 mA à 1 mA par kW, mais peut atteindre 3,5 mA par kW après vieillissement.

    Des dispositions sont donc à prendre pour éviter qu’un dispositif différentiel à haute sensibilité ne fonctionne de façon intempestive, même en l’absence de défaut d’isolation. Ces dispositions sont les suivantes :

    • limiter le nombre de socles de prise de courant protégés par un même dispositif différentiel ;
    • utiliser des appareils de classe II ;
    • alimenter individuellement chaque socle de prise de courant par l’intermédiaire d’un transformateur de séparation des circuits.

    Pour protéger les circuits où une continuité de l’alimentation est souhaitable (par exemple, un congélateur), il existe des DDR à immunité renforcée : ils limitent le risque de déclenchement intempestif dû aux perturbations électromagnétiques conduites par le réseau ou générées par certains récepteurs (micro-informatiques, ballasts électroniques, électronique de puissance…).

    Notion de sélectivité

    interrupteurs différentiels sécurité électrique

    Une sélectivité entre DDR disposés en série à différents niveaux de la distribution est nécessaire de façon à n’éliminer, en cas de défaut d’isolement, que la partie d’installation où se trouve ce défaut. En local d’habitation, une sélectivité à deux niveaux est le plus souvent mise en œuvre entre le disjoncteur de branchement différentiel de type S (sélectif) et les différents DDR 30 mA disposés en aval.

     

    interrupteurs différentiels sécurité électrique

    Pour en savoir plus :

     

  • Dispositifs différentiels à haute sensibilité 30 mA – Exemple d’emploi des DDRHS 30 mA

    Les dispositifs à courant différentiel résiduel (DDR) protègent les personnes contre les contacts indirects avec des masses en défaut. Voyons maintenant quelques exemples d’emploi de ces dispositifs différentiels : dans le neuf, dans l’existant, en extérieur…

    Dans les établissements soumis au code du travail

    Le décret du 14 novembre 1988 impose notamment l’emploi de dispositifs différentiels à haute sensibilité pour la protection :

    • des circuits alimentant des prises de courant ;
    • les installations dont les conditions d’utilisation sont sévères (chantiers, installations foraines, caravanes…).

    Concernant l’habitat neuf

    Les DDR 30mA ont été introduits par l’édition de mai 1991 de la norme NF C 15-100. À l’époque, leur emploi était imposé uniquement sur les circuits de la salle de bains et des prises de courant. L’édition 2002 de la norme a généralisé les 30 mA à tous les circuits, avec un quantitatif qui dépend de la superficie du logement. Par conséquent, dans les locaux d’habitation neufs actuels, tous les circuits sont protégés par des DDRHS 30 mA.

    Dans l’habitat existant

    Le recours, à titre compensatoire, à la protection par dispositif différentiel à haute sensibilité (30 mA) permet d’apporter, à moindre coût, une sécurité acceptable, en l’absence de continuité des circuits de mise à la terre. Pour autant, ce recours ne doit être que temporaire, dans l’attente de la mise à la terre effective des circuits concernés.

    Sélectivité des protections différentielles

    Pour plus de confort d’utilisation, il est recommandé d’installer d’autres dispositifs différentiels 30 mA, notamment lorsque certains matériels peuvent être la cause de déclenchements intempestifs dus à l’eau : circuits alimentant le lave-linge, le lave-vaisselle… Il est recommandé de les protéger par des dispositifs différentiels 30 mA dédiés. Ainsi, en cas de défaut d’isolement sur ces circuits, les autres parties de l’installation continuent de fonctionner normalement. Pour mémoire, les circuits alimentant des appareils situés à l’extérieur et non attenants au bâtiment doivent être protégés par un dispositif différentiel 30 mA spécifique.

    dispositifs différentiels sécurité électrique

    (1) Peut être également de type A. Il assure toutes les fonctions du type AC et peut donc le remplacer avantageusement.

    (2) Le type A doit protéger notamment les circuits spécialisés de la plaque de cuisson ou de la cuisinière et du lave-linge. Le choix du type A pour la protection de ces circuits trouve son origine dans la technologie des matériels qu’ils alimentent. Effectivement, en cas de défaut, ils peuvent produire des courants comportant des composantes continues. Ces appareils de type A sont conçus pour détecter ses courants. En conséquence, ils assurent la protection contre les défauts sur ces matériels.

    (3) Un des interrupteurs différentiels 40 A doit être remplacé par un interrupteur différentiel 63 A lorsque la puissance de chauffage électrique est > 8 kVA.

    Concernant les installations électriques des espaces extérieurs

    La nouvelle norme NF C 17- 200 (entrée en vigueur le 20 septembre 2007) impose que chaque mobilier urbain et chaque édicule de la voie publique, qu’ils soient de classe I ou de classe II, soient protégés individuellement par DDR à haute sensibilité (30 mA). Pour mémoire, des exemples de mobilier urbain sont les cabines téléphoniques, les abribus, les horodateurs ou encore les panneaux publicitaires. Les édicules de la voie publique sont les constructions fixes telles que les toilettes publiques ou les kiosques. La protection par DDR 30 mA de ces équipements s’explique, d’une part par la résistance fréquemment élevée de leur prise de terre, d’autre part par la défaillance occasionnelle des mesures classiques de protection, en cas d’imprudence des usagers ou de vandalisme.

    Attention à ne pas surcharger un interrupteur différentiel

    De façon générale, selon la norme NF C 15-100, lorsqu’un interrupteur différentiel est mis en œuvre en amont de plusieurs circuits, son courant assigné doit être :

    • soit supérieur ou égal à la somme des courants assignés des dispositifs de protection placés en aval ou au courant d’emploi calculé par le concepteur ;
    • soit supérieur ou égal au courant assigné du dispositif de protection situé directement en amont. En pratique, on veillera donc à répartir les circuits de manière à équilibrer les charges.

    Lorsque au moins 3 circuits spécialisés d’appareils électroménagers de forte puissance sont protégés par un même DDR 30 mA (par exemple, des plaques de cuisson, un lave-linge et un lave-vaisselle sous un même DDR 30 mA de type A), il est recommandé que le calibre de ce DDR soit au minimum de 63 A.

    Pour en savoir plus :