Catégorie : Compétences

Comment intégrer les nouvelles technologies et contrôler les installations ? Comment garantir la sécurité et la conformité dans un environnement en constante évolution ? Les réponses dans les Émissions, Reportages et Interviews d’Améliorons La Ville.

  • Les radiofréquences

    Aussi appelées ondes radio, les radiofréquences disposent d’une grande souplesse des conditions d’installation et d’un large champ d’application. Elles constituent une des solutions privilégiées pour les besoins domotiques.

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    PRINCIPES

     

    Les radiofréquences (ondes radio) utilisent les capacités de propagation des ondes électromagnétiques. Elles constituent la solution privilégiée pour les transmissions sans fil.

    De multiples technologies radio peuvent être mises en œuvre en fonction des applications, des bandes de fréquences et des débits supportés. Pour les applications de contrôle-commande des équipements techniques du bâtiment, les émetteurs sont de faible puissance et travaillent dans la bande des 432 MHz ou 868 MHz. Ces bandes de fréquences, réservées aux applications dites ISM (industrial, scientific & medical), sont libres d’utilisation et ne nécessitent pas de licence.

    Image : Exemple de gestionnaire d’énergie radiofréquence.

     

     

    CONDITIONS D’INSTALLATION

     

    L’utilisation des radiofréquences autorise une très grande souplesse d’installation. Les équipements peuvent être disposés quasiment n’importe où, à condition de respecter un minimum de règles :

    • Les radiofréquences traversent les murs et cloisons et permettent donc la communication avec des appareils répartis dans plusieurs pièces.
    • La portée du signal est de l’ordre de la centaine de mètres. Cependant, l’affaiblissement du signal peut varier sensiblement en fonction de la nature des parois et de l’emplacement des équipements. En outre, la technologie radio peut être sensible aux perturbations électromagnétiques et aux conditions climatiques. Elle peut aussi être une source de perturbations pour l’environnement.
    • L’encombrement des bandes de fréquences ISM est important. Un codage ou une possibilité de changement de fréquence doit être prévu pour éviter les interférences (avec un voisin utilisant le même équipement, par exemple).
    • Pour des applications de sécurité (centrales d’alarme, par exemple), la fiabilité des transmissions peut être renforcée par l’utilisation simultanée et dynamique, dans un même appareil, de deux fréquences dans des bandes différentes. Si l’une des deux fréquences est perturbée, c’est l’autre fréquence qui assure la transmission. La technologie radiofréquence est consommatrice d’énergie. L’alimentation doit être assurée par le secteur, des piles (attention à l’autonomie) ou des cellules photovoltaïques intégrées aux équipements.

     

     

    APPLICATIONS

     

    Compte tenu du peu de restrictions, le champ d’applications des radiofréquences est très large :

    • commande et variation d’éclairage (boutons poussoirs pour lampes d’ambiance ou plafonniers) ;
    • commande d’ouvrants (volets roulants, portails, stores…) ;
    • signalisation lumineuse et sonore (carillon, interphone) ;
    • programmation et régulation du chauffage (thermostat programmable, gestionnaire d’énergie) ;
    • centrale d’alarme anti-intrusion (liaison avec capteurs volumétriques et périmétriques) ;
    • commande de motorisation ou d’automatismes (pompe de piscine, arrosage…) ;
    • report à distance d’un signal de commande (boîtiers modulaires), etc.

     

    La facilité d’installation, la mobilité et le coût modéré en font une solution bien adaptée aux chantiers de rénovation ou d’amélioration de l’habitat.

     

  • La protection des circuits contre les surintensités selon la norme XP C 16-600 : quelles sont les règles ?

    La protection des circuits contre les surintensités selon la norme XP C 16-600 : quelles sont les règles ?

    Tout circuit électrique doit être protégé à son origine contre les surintensités (surcharges et court-circuits). Ces protections visent à éviter les échauffements anormaux des conducteurs pouvant entraîner leur détérioration et provoquer des incendies. Mais quel doit être le calibre de ces protections ? Doivent-elles se trouver sur les conducteurs de phase, de neutre, sur les deux ? Peuvent-elles être réglables en courant ? Explications…

    L’importance de l’adéquation entre le calibre de la protection et la section des conducteurs du circuit

    Dans la norme XP C16-600 en vigueur depuis le 1er septembre 2011, l’exigence B.4.3 e) précise que le courant assigné d’un dispositif de protection contre les surintensités, placé à l’origine d’un circuit, doit être adapté à la plus petite section des conducteurs de ce circuit (phase ou neutre), conformément au tableau B.4 dela norme. Dans ce tableau B.4, plus la section d’un conducteur d’un circuit est faible, plus le courant qu’il peut « accepter » sans s’échauffer anormalement l’est également, et donc plus faible est le calibre maximal autorisé pour le dispositif de protection correspondant.

    Sur quel conducteur doit se trouver la protection contre les surintensités ?

    L’exigence B.4.3 a2) précise que la protection doit être installée sur le conducteur de phase.

    Pour le contrôler, il faut vérifier la présence, au niveau du conducteur de phase, d’une tension par rapport àla terre. Cecontrôle ne doit pas être visuel : en effet, la couleur d’un conducteur ne suffit pas pour conclure s’il s’agit d’un conducteur de phase ou d’un conducteur de neutre.

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    Source : association Promotelec – guide « installations électriques des logements existants »

    Dans un tableau électrique, pour distinguer les conducteurs de phase des conducteurs de neutre, l’association Promotelec propose la méthode suivante :

    • le tableau électrique comporte en principe une barrette de phase et une barrette de neutre (voir figure ci-dessus). En mesurant la tension de chacune d’elle par rapport à la terre, celle présentant la tension la plus élevée est a priori la barrette de phase, l’autre est alors la barrette de neutre ;
    • à partir de la mesure précédente, tous les conducteurs raccordés à la barrette de phase sont réputés être des conducteurs de phase, et tous les conducteurs raccordés à la barrette de neutre sont réputés être des conducteurs de neutre.

    Remarque : en régime normal de fonctionnement, le conducteur neutre est au potentiel zéro par rapport à la terre, du fait de sa liaison à la terre du côté du réseau public de distribution. Lorsqu’il est détecté une tension supérieure à 50 V sur le conducteur neutre lors de l’identification du ou des conducteurs de phase, une mention précisant cet état de fait doit être portée dans la rubrique « Constatations diverses » du rapport.

    Dans quels cas un dispositif de protection contre les surintensités de calibre réglable est-il autorisé ?

    Un dispositif de protection contre les surintensités de calibre réglable est interdit pour les circuits terminaux, mais est autorisé pour les circuits de distribution.

    Un circuit terminal est par définition un circuit électrique destiné à alimenter directement des appareils d’utilisation ou des socles de prises de courant. Un circuit de distribution est par définition un circuit électrique alimentant un ou plusieurs tableaux de distribution.

  • Conformité des tests d’étanchéité à l’air : les écueils à éviter

     

    L’entrée en vigueur de l’obligation de réaliser un test d’étanchéité à l’air avant chaque livraison de bâtiment neuf à partir de janvier 2013 rend nécessaire la formation de nombreux nouveaux mesureurs.

     

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    Afin d’obtenir leur certification, ces derniers doivent réaliser des essais dont les rapports sont vérifiés par l’organisme de certification Qualibat. De même, des mesureurs déjà certifiés peuvent également voir leurs rapports contrôlés.

    Un certain nombre de pièges doivent être évités pour que ceux-ci soient jugés conformes à la norme NF EN 13829 et au guide d’application GA P50-784, en voici une liste non-exhaustive.

     

     

    PHASE DE PREPARATION DU TEST

     

    Tout d’abord les conditions environnementales dans lesquelles le test est réalisé sont très importantes :

     

    • D’une part, un vent trop violent est perturbateur pour les mesures, sa vitesse doit donc être inférieure à 6 m/s ou 3 sur l’échelle de Beaufort.
    • D’autre part, la  différence de température de l’air entre l’intérieur et l’extérieur du bâtiment doit être limitée selon une formule qui dépend de la hauteur de l’enveloppe du bâtiment (la différence de température en kelvins multipliée par la hauteur en mètres devant être inférieur à 500).

     

    Le bâtiment doit être préparé de façon à respecter les modalités de conditionnement prévues par la méthode retenue, A ou B. L’ensemble des points listés par ces méthodes (comme la fermeture ou obturation de divers orifices) doit être mis en œuvre avant le test et validé dans le rapport final.

     

     

    AU COURS DU TEST

     

    Les tests à débit nul (ventilateur à l’arrêt) qui ont lieu au début (pré-statique) et à la fin (post-statique) de l’essai permettent de valider la stabilité des mesures, et notamment la présence ou non d’éléments perturbateurs tels que des coups de vent sur l’appareil de mesure. C’est pour cela qu’un calcul est à réaliser à partir de la série de mesures effectuée.

    Les moyennes positives et négatives des différences de pression mesurées ne doivent pas excéder 5 Pa, et cela pour les tests pré-statique (Δp01+ Δp01-) et post-statique (Δp02+, Δp02-).

     

     

    Lors du test principal avec mise en pression ou dépression du bâtiment :

     

    • le premier palier de pression cible doit être égal à 10 Pa ou bien à 5 fois la plus grande des moyennes positive et négative des différences de pression des tests pré et post statiques (Δp0) si elle est supérieure à 2 Pa,
    • l’un des points mesurés doit au moins être égal à 50 Pa,
    • l’essai doit comprendre au moins 5 paliers de pression, à peu près équidistants,
    • les points mesurés doivent être suffisamment proches des paliers de pression cibles (au maximum plus ou moins 3 Pa),
    • enfin, les essais dont le résultat présente au final une incertitude supérieure à 15 % ne peuvent être retenus.

     

     

    LA REDACTION DU RAPPORT

     

    Outre le fait que de nombreuses informations relatives au bâtiment et à l’essai doivent être bien présentes dans le rapport pour qu’il soit conforme, les non-respects des critères de la norme doivent être justifiés par une incapacité particulière à les respecter.

     

    Afin de réaliser l’ensemble des étapes sans oubli gênant, l’idéal est de réaliser son test et de rédiger son rapport en utilisant un logiciel qui intègre un système d’alerte automatique en cas de non-respect de l’un des critères obligatoires. Cela permet la plupart du temps d’y apporter une réponse immédiate et adaptée.

  • Etanchéité à l’air : du BBC à la RT2012, sommes-nous prêts ?

     

    Alors que la Réglementation Thermique 2012 généralise la démarche BBC à partir du 1er janvier 2013, et que son efficacité sur la performance de la perméabilité à l’air des bâtiments construits est aujourd’hui démontrée, y aura-t-il suffisamment de mesureurs certifiés pour répondre aux besoins ?

     

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    Un label BBC efficace

     

    D’après une étude Effinergie-Observatoire BBC, l’étanchéité à l’air des bâtiments est nettement améliorée par la mise en œuvre du label BBC : en comparant les résultats obtenus sur un ensemble de 2461 maisons individuelles certifiées avec ceux obtenus sur 1792 maisons individuelles, on obtient un gain de performance de 41% en moyenne pour le BBC (0,40 m3/h.m² sous 4 Pa contre 0,68 m3/h.m² sous 4 Pa).

    De même, pour les bâtiments collectifs certifiés BBC le gain est de 34% par rapport à la moyenne des bâtiments collectifs testés (0,54 m3/h.m² sous 4 Pa contre 0,86 m3/h.m² sous 4 Pa).

    Les choix faits dans le cadre d’une démarche BBC, ainsi que la nécessité d’atteindre un niveau de performance bien défini permettent donc bien d’obtenir des résultats concrets.

    De plus, en analysant la perméabilité des maisons certifiées BBC en 2011 et 2012, on observe que la tendance est à une progression rapide des performances obtenues pour un même référentiel : le gain est en effet de +15% en moyenne sur les maisons certifiées en 2012 par rapport à 2011.

    Nous pouvons donc en déduire qu’avec la généralisation des contraintes relatives au label BBC dans le cadre de la mise en application de la RT2012 au 1er janvier 2013, la perméabilité à l’air des nouveaux bâtiments connaîtra une nette amélioration globale, de nature à faciliter l’atteinte des objectifs de réduction de la consommation d’énergie.

     

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    Des mesureurs certifiés peu nombreux dans certaines régions

     

     

    Néanmoins, la généralisation du test d’étanchéité à l’air sur les bâtiments avant livraison nécessitera un nombre de mesureurs certifiés conséquent : ce sont en effet les seuls à être habilités à le réaliser. Seront-ils suffisamment nombreux lorsque les besoins exploseront ?

    D’après le recensement réalisé par Qualibat en mai 2012, la présence des mesureurs certifiés apparait comme inégale : alors que la Bretagne, les pays de la Loire, la région Rhônes-Alpes et dans une moindre mesure la région parisienne sont plutôt bien pourvues, le sud-est, le centre, le nord et le nord-est possèdent très peu de mesureurs.

     

    Qu’en sera-t’il à partir de 2013 ?

     

     

    Pour savoir si cela est problématique, il est nécessaire de confronter ces effectifs aux nombres de demandes de certifications BBC déposées dans chacune des régions pour les deux prochaines années.

    Le déficit apparaît alors clairement dans des régions comme le Nord-Pas de Calais, le Midi-Pyrénées ou le Languedoc-Roussillon, où les maîtres d’œuvre risquent de devoir faire appel à des mesureurs de régions éloignées (ce qui augmenterait sans doute leurs coûts de déplacement), ou à des mesureurs peu expérimentés. Ils pourraient également dans le pire des cas devoir faire face à des délais importants dans l’obtention de leur rapport d’étanchéité.

    Certes, Qualibat, organisme qualificateur à la perméabilité à l’air, prévoit qu’en novembre 2012 le nombre d’entreprises qualifiées aura doublé par rapport à novembre 2011 (501 contre 249).

    Certes, les mesureurs certifiés sont de plus en plus efficaces, car ils acquièrent de l’expérience et disposent aujourd’hui de moyens tels que des outils logiciels automatisant la prise de mesures sur le terrain, et accompagnant la rédaction du rapport.

    Toutefois, l’adéquation entre l’offre et la demande devra rapidement se construire pour éviter des contretemps tel que des retards dans la mise en place des tests d’étanchéité et la fourniture des rapports, ou des analyses post-tests trop superficielles.

     

    Pour en savoir plus :

    http://www.effinergie.org/images/BaseDoc/1167/Etude%20sur%20la%20perm%C3%A9abilit%C3%A9.pdf

    http://www.observatoirebbc.org/site/ObservatoireBBC/BilanCertification

    Résumé :

    Alors que la Réglementation Thermique 2012 généralise la démarche BBC à partir du 1er janvier 2013, et que celle-ci démontre son efficacité sur la performance de la perméabilité à l’air des bâtiments construits, certaines régions risquent de manquer de mesureurs certifiés si leur présence sur le territoire ne s’homogénéise pas.

  • Infiltrométrie : Pourquoi faut-il se soucier de la calibration de son matériel ?

    L’entretien du matériel utilisé pour les tests d’étanchéité à l’air des bâtiments nécessite une calibration régulière réalisée par le fabricant ou par un laboratoire. Cette opération, obligatoire, est d’une importance cruciale pour garantir la fiabilité des résultats…

    Un appareillage précis nécessaire

     La réalisation d’un test d’étanchéité à l’air dans un bâtiment nécessite l’utilisation d’un matériel respectant un certain niveau de qualité en termes de précision.

    • L’équipement de ventilation, permettant de mettre sous pression ou dépression un bâtiment, doit produire un débit d’air constant pour chaque différence de pression pendant le laps de temps nécessaire pour relever le débit de l’air.
    • Le manomètre doit mesurer les différences de pression dans un intervalle de 0 à 100 Pa avec une précision minimum de plus ou moins 2 Pa.
    • Le système de mesure du débit d’air (débitmètre), souvent associé à la ventilation au sein d’une porte soufflante, doit être d’une précision minimum de 7%.
    • Les thermomètres, baromètres, anémomètres, utilisés pour capter les informations environnementales,  doivent avoir respectivement une précision de 1 K, 2 hPa et 0,5 m/s.

    Obligations en termes de calibration

    Pour chaque test d’étanchéité réalisé, le mesureur doit garantir que ces niveaux de précisions sont atteints, c’est-à-dire que les valeurs relevées ne s’écartent pas des valeurs réelles de plus du maximum toléré.

    Chaque appareil de mesure doit donc faire l’objet d’un étalonnage périodique. De même, la vitesse de rotation et la stabilité du ventilateur doivent être régulièrement vérifiées.

    Les mesures réalisées par le manomètre et le débitmètre ont une importance prépondérante dans le calcul du résultat : la calibration est donc nécessaire à une fréquence annuelle.

    Les baromètres, thermomètres et anémomètres doivent quant à eux être calibrés tous les 3 ans au minimum.

    Enfin, sauf indication complémentaire du fabricant le ventilateur doit être vérifié au moins tous les 5 ans.

    Ces calibrations et vérifications doivent impérativement être réalisées soit par le fabricant du matériel, soit par un organisme externe accrédité COFRAC (Comité Français d’Accréditation), à l’exception du thermomètre qui peut être étalonné en interne.

    Un Certificat d’étalonnage faisant référence au protocole utilisé et indiquant la conformité aux exigences fait office de justificatif à joindre aux rapports de tests d’étanchéité.

    Exemple de calibration d’une porte soufflante

    Le débit volumique d’air traversant la porte est un élément prépondérant du calcul du résultat d’un test d’étanchéité à l’air. Il est, pour les portes soufflantes les plus courantes, déterminé à partir de la mesure de la pression à la sortie du ventilateur selon la formule suivante:

    débit volumique relevé (m³/h)= C  *  (pression du ventilateur) ^ n

    Au fil du temps, la sensibilité du matériel évolue et rend nécessaire la révision dans le cadre de la calibration périodique des facteurs C et n utilisés, pour que le débit volumique relevé demeure fiable.

    N’oubliez donc pas de redéfinir dans votre logiciel d’infiltrométrie les paramètres de calibration qui vous sont fournis après chaque calibration de votre matériel.

    Résumé :

    Afin de garantir la validité des mesures d’infiltrométrie, il est obligatoire de calibrer son matériel régulièrement et de prendre en compte les paramètres de calibration dans les calculs.

  • Mesurer l’étanchéité à l’air des grands bâtiments tertiaires

    La mesure de l’étanchéité à l’air des bâtiments tertiaires comme les écoles, les bureaux ou les établissements d’accueil de la petite enfance, nécessite une expertise particulière. Volumes importants, nécessité d’utiliser plusieurs ventilateurs, interprétation des résultats : focus sur ces tests d’étanchéité grand format.

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    Les bâtiments tertiaires dont la demande de permis de construire a été déposée depuis le 28 octobre 2011 sont soumis à la RT2012. Quelles sont les objectifs fixés par la réglementation en terme d’étanchéité à l’air? Comment s’effectue un test d’infiltrométrie et s’interprètent les résultats pour ce type de bâtiments?

    LE CONTEXTE REGLEMENTAIRE

     Pour les bâtiments tertiaires, la RT2012 fixe des valeurs par défaut de perméabilité à l’air de 1,7 ((m3/h)/m2) pour les bureaux, école et hôpitaux et 3 pour les autres catégories (industriels, salles de sport,…). Dans un objectif de performance, il est possible d’effectuer une mesure afin d’obtenir un meilleur résultat. Il est également possible de mettre en place une démarche qualité relative à l’étanchéité à l’air.

    LA MESURE DU BATIMENT

    Pour être conforme au GA P50-784, la mesure de l’étanchéité à l’air d’un bâtiment tertiaire de grand volume doit s’effectuer sur l’ensemble du bâtiment. Le mesureur doit disposer du matériel nécessaire par rapport à la volumétrie du bâtiment et à l’objectif visé. Le nombre de ventilateurs nécessaires peut être potentiellement important ; en Europe, des tests d’infiltrométrie ont été réalisés sur des bâtiments de l’ordre d’un million de m3 avec un équipement de plus de 15 ventilateurs pour un débit total de l’ordre 300.000 m3/h.

    Dans certains cas il n’est cependant pas possible de mesurer le bâtiment dans son ensemble pour des raisons autres que la capacité du matériel de mesure : zones aérauliquement disjointes par exemple. Dans ce cas on réalise alors une mesure par zones. Chaque zone est mesurée indépendamment et le Q4Pa-surf retenu pour le bâtiment entier est calculé en fonction du Q4Pa-surf de chaque zone pondérée par sa surface de paroi froide.

    Enfin, si l’accès à certaines zones du bâtiment est interdit (pour des spécificités d’usage par exemple), le bâtiment peut être mesuré par échantillonnage. La sélection des échantillons mesurés s’effectue sous la contrainte que la somme des surfaces déperditives hors plancher bas des zones mesurées représente au moins 20% de l’Atbat total du bâtiment.

    LE RAPPORT

     Le rapport du test d’infiltrométrie d’un bâtiment tertiaire dépend donc du processus de mesure qui a été adopté en fonction des spécificités du bâtiment. Il est particulièrement important de préciser dans le rapport de mesure les raisons qui ont amené le mesureur à choisir une mesure par zone ou par échantillonnage si le bâtiment n’a pas été mesuré dans son ensemble.

    L’INTERPRETATION DES INDICATEURS

    La comparaison de la pertinence du taux de renouvellement d’air et du débit de fuite ramené à la surface de parois froides est particulièrement intéressante pour les bâtiments tertiaires de grand volume.

    Une étude réalisée par le Umwelt- und Energiezentrum [1] a mis en évidence que – contrairement aux bâtiments de petit volume – les bâtiments de grand volume obtenaient globalement de bons résultats en terme d’étanchéité si l’on se fie au taux de renouvellement d’air, alors que cela n’est pas le cas si l’on considère le débit de fuite d’air ramené à la surface de parois (totale ou froides).

    L’objectif fixé par la RT2012 sur le Q4Pa-surf et non sur le taux de renouvellement d’air n50 devrait donc véritablement permettre d’améliorer la qualité de l’étanchéité à l’air des bâtiments tertiaires de grand volume.

     EN BREF

    La mesure d’un bâtiment de grand volume demande un équipement matériel plus important et une compréhension du bâtiment dans sa globalité afin d’identifier les contraintes liées à la mesure.

    [1] Postulat für Luftdichtheits-Grenzwerte bei großen Gebäuden, Dipl.-Ing. Paul Simons, Dipl.-Ing. Stefanie Rolfsmeier, BlowerDoor GmbH MessSysteme für Luftdichtheit, 2012

  • Norme NF C 15-100 : l’essentiel !

    Norme NF C 15-100 : l’essentiel !

    L’environnement de l’électricien est fortement réglementé. Les normes font partie du quotidien des professionnels. Elles sont souvent assorties d’annexes et de guides qui permettent de résoudre pratiques les questions relatives à l’installation et à la sécurité des opérateurs et usagers. Parmi ces normes, on s’intéressera particulièrement à celles d’application obligatoire citées par l’article premier de l’arrêté du 22 octobre 1969.  « Les installations électriques des bâtiments d’habitation doivent être conformes aux dispositions des normes NF C 14-100 et NF C 15-100 en vigueur au moment de la demande de permis de construire ou de la déclaration préalable de construction. » Ces normes sont disponibles auprès de l’AFNOR.

    Principe de la norme NF C 15-100

    Souvent surnommée la « bible de l’électricien » la norme française NF C15-100 réglemente les installations électriques en basse tension en France. Elle traite de la conception, de la réalisation, de la vérification et de l’entretien des installations électriques alimentées sous une tension électrique au plus égale à 1000 volts en courant alternatif et à 1500 volts en courant continu.
    La norme couvre la protection de l’installation électrique et des personnes, ainsi que le confort de gestion, d’usage et l’évolutivité de l’installation. Son respect permet d’assurer la sécurité et le bon fonctionnement des systèmes électriques basse tension dans les bâtiments d’habitation et bâtiments à usage commercial, agricole, industriel installations temporaires, ainsi que pour tous bâtiments recevant du public.

    Obligations de la norme NF C 15-100 : le nouvel amendement 5 de 2015

    La NF C 15-100 est en grande partie harmonisée avec la norme européenne HD 384 du CENELEC. Elle est régulièrement modifiée pour s’adapter ou prendre en compte les évolutions techniques ou technologiques.
    Paru en 2015, le nouvel amendement 5 de la NF C 15-100 regroupe les nouvelles dispositions normatives applicables dans les installations électriques des locaux privatifs à usage d’habitation. C’est une évolution importante qui crée notamment une nouvelle zone l’ETEL (espace technique électrique du logement. Les prescriptions de l’amendement 5 sont applicables aux ouvrages dont la date de dépôt de demande de permis de construire est postérieure au 27 novembre 2015. D’autres évolutions sont attendues dans une volonté de simplification, de clarté et de commodité d’usage de la norme par les professionnels.
    Promotelec et les fabricants de matériel proposent sur leurs sites de nombreuses informations pratiques sur la NF C 15-100 et les nouveautés de l’amendement 5. La FFIE propose un guide très détaillé et pratique consacré au titre 10 locaux d’habitation « nouvelles dispositions logement selon la NF C 15-100 ».

    NF C 14-100 : installations de branchement à basse tension

    La norme française NF C 14-100, homologuée en 2008 traite de la conception et de la réalisation des installations de branchement du domaine basse tension comprises entre le point de raccordement au réseau et le point de livraison. Elle s’applique aux branchements individuels et aux branchements collectifs (branchements comportant plusieurs points de livraison). Elle permet de concevoir des installations de branchement jusqu’à 400 A. Pour la partie amont des raccordements, c’est la norme NF C 11-201 (réseaux de distribution publique d’énergie électrique) qui est applicable ; pour la partie aval, il s’agit de la norme NF C 15-100 (installations électriques à basse tension).

    Cet article a été rédigé en collaboration avec CSEEE

     

  • Bâtiments Basse Consommation : de l’ambition à la réalité

    Le secteur du bâtiment représente 43 % de la consommation d’énergie finale et 25 % des émissions de CO2 en France, les 3/4 de cette consommation étant dus au secteur résidentiel. A l’heure où plus de 400 000 logements ont été construits en France en 2012, le secteur résidentiel doit alors aujourd’hui répondre à ces nouveaux enjeux en entrant dans l’ère de la Basse Consommation.

    BBC électricité

    Depuis 2007, le Label Promotelec Performance permet à une construction neuve d’aller au-delà des exigences actuelles (RT 2005) et de réaliser ainsi des économies d’énergie. Avec près de 80 000 logements suivis et 32 000 labellisés en 2011, l’association Promotelec dans sa dimension d’intérêt général, analyse les évolutions de la construction de niveau BBC Effinergie sur tout le territoire, niveau de performance énergétique le plus proche des exigences de la future réglementation thermique (RT2012) qui entrera en vigueur dès le 1er janvier 2013.

     

     

    MAISONS INDIVIDUELLES BASSE CONSOMMATION : UNE DEMARCHE ENCORE BALBUTIANTE

     

    Le Label Promotelec Performance représente aujourd’hui 81% des labels décernés dans la construction de maisons individuelles en secteur diffus et 54% en individuel groupé (lotissements).

    Bien que le nombre de demandes de labels au niveau BBC Effinergie, tous certificateurs confondus, augmente par rapport à 2010 (+ 50%), celui-ci reste encore faible en maison individuelle et ne représente que 10% des permis de construire.

    En 2011, 17 632 maisons ont fait l’objet d’un dépôt de demande de Label Promotelec au niveau BBC Effinergie contre 8 025 en 2010, soit une augmentation de 55% du nombre de dépôts de demande. Toutefois, malgré l’entrée prochaine en vigueur de la RT 2012 et les aides financières incitatives accordées par l’Etat, pour les maisons individuelles, l’anticipation au regard du poids relatif des demandes de label niveau de performance BBC Effinergie n’est pas constatée en 2011.

     

    Ne serait-ce pas lié au surcoût dû à l’amélioration de la performance énergétique ?

     

     

    LOGEMENTS COLLECTIFS : UN STANDARD QUI S’IMPOSE !

     

    Le niveau BBC Effinergie se généralise dans la construction de logements collectifs. Il représente 75% des logements collectifs autorisés en 20111. En effet, les délais de réalisation entre le projet et la livraison des appartements imposent aux promoteurs et aux bailleurs sociaux une plus grande anticipation de la réglementation, qui a pu être possible grâce aux accompagnements financiers nationaux et régionaux.

     

    Le Label Promotelec Performance niveau BBC Effinergie représente 37% des demandes de labels en logements collectifs, soit 60 894 appartements en 2011.

     

  • Bien choisir et utiliser les appareils électroménagers

    La grande variété des appareils électroménagers, leur diversité de fonctionnalités et de technologies mais également l’évolution de nos usages peuvent compliquer le choix du consommateur lorsque celui-ci veut acquérir un nouvel appareil. La phase d’utilisation n’est pas non plus à négliger ! Quelques règles et conseils permettent d’allonger leur durée de vie, et réduire les consommations d’énergie. Voici quelques conseils !

    COMMENT BIEN CHOISIR UN PRODUIT ELECTROMENAGER ?

    • S’interroger sur ses véritables besoins

    Le consommateur doit adapter son choix à sa façon de vivre et s’interroger sur les caractéristiques et fonctions véritablement utiles à son mode de vie : quelle sera la fréquence d’utilisation ? Quelle capacité nécessaire ? Quel emplacement réservé à cet appareil ? Quel degré d’importance accordé au niveau sonore ?  

    • Opter pour une marque reconnue, gage de qualité, d’innovation et d’éco-conception

    Les grandes marques, souhaitant satisfaire les attentes des clients et ainsi les fidéliser, investissent dans la fiabilité et la durabilité des appareils ainsi que dans les services proposés. L’association Promotelec conseille d’orienter son choix vers des appareils qui respectent des règles d’éco-conception. Ils sont toujours plus écologiques, plus performants, mais aussi réparables en tout lieu et dans les meilleures conditions par des services après-vente qualifiés. Un réfrigérateur d’aujourd’hui permet de réaliser 40 à 60% d’économie par rapport aux appareils proposés il y a 10 ans.  

    • Repérer la consommation énergétique du produit avec l’étiquette énergie

    L’énergie devient rare et nécessite d’être préservée par tous ! Ainsi l’étiquette énergie informe depuis plus de 15 ans les particuliers de la consommation énergétique des gros appareils électroménagers en les classant sur une échelle de A à G. Une nouvelle étiquette énergie plus lisible et identique sur l’ensemble de l’Union Européenne permet aux usagers d’identifier les progrès réalisés ces dix dernières années.     Parmi les nouveautés de l’étiquette, trois classes supplémentaires : A+ , A++, A+++. Pour les appareils de froid et de lavage, cette nouvelle étiquette est devenue obligatoire respectivement depuis le 30 novembre 2011 et le 20 décembre 2011. Depuis le 1er juillet 2012, les appareils de froid en dessous de la classe A ne peuvent plus être mis sur le marché.   À noter* : les appareils de classe A++ permettent de faire des économies d’environ 40 % par rapport à des appareils de classe A. De même, un congélateur de classe D coûte en consommations électrique environ 85 €/an contre moins de 35 €/an pour un appareil de classe A++.   Pour plus d’information sur l’étiquette énergie : http://www.newenergylabel.com/index.php/fr/home/

    QUELS BONS GESTES D’ENTRETIEN ET D’UTILISATION ?

    L’entretien est un élément important dans le cycle de vie d’un appareil : il allonge sa durée de vie, garantit un bon fonctionnement, protège l’environnement et préserve une bonne hygiène. Les gestes simples que rappelle l’association Promotelec :

    • Bien lire les notices avant chaque utilisation
    • Détartrer régulièrement les appareils
    • Nettoyer les filtres et les joints
    • Dégivrer les appareils de froid régulièrement
    • Ne pas placer son appareil près d’une source de chaleur ou dans une pièce trop froide

    *source : http://economie-d-energie.comprendrechoisir.com

    Exemple Les bénéfices d’un four à chaleur tournante au titre des économies d’énergie.   La chaleur tournante permet une montée en température plus rapide et par conséquent d’importantes économies d’énergie sont réalisées (la température de 200°C est atteinte en 6 à 8 minutes, contre 20 minutes pour les autres modes de cuisson).

    Pour plus d’information sur les appareils électroménager : www.choixresponsable.com ou www.gifam.fr

  • Réponses aux exigences de la RT 2012 avec MyHOME domotique

    Découvrez des solutions innovantes pour effectuer la mesure et l’affichage des consommations de l’habitation mais, également, pour  gérer et piloter l’éclairage. (suite…)