Catégorie : Compétences

Comment intégrer les nouvelles technologies et contrôler les installations ? Comment garantir la sécurité et la conformité dans un environnement en constante évolution ? Les réponses dans les Émissions, Reportages et Interviews d’Améliorons La Ville.

  • Thermographie – Les matériaux du bâtiment vus par la caméra thermique

    Thermographie – Les matériaux du bâtiment vus par la caméra thermique

    Un artisan s’adresse au vendeur de matériaux d’un point de vente : « auriez-vous en stock des tuiles de terre cuite plates écailles, coloris ardoisé émaillé brillant ? ». Le thermographe s’adresse au même vendeur : « Auriez-vous des tuiles d’émissivité 0,9 en LW et de type de réflexion spéculaire ? ». Ce n’est pas une formule de style de dire que la thermographie est un métier spécifique.

    Du point de vue de la thermographie (presque toujours dans la bande spectrale LW – 8 à 12 µm), il existe 4 types de matériaux dans le bâtiment. Ils sont tous opaques – même les parois dites « transparentes ». Ces matériaux ont deux sortes différentes d’environnement radiatif.

    1 – Les matériaux « de type 1 » sont à bonne émissivité et de type diffus.

    (Arbitrairement, l’émissivité est « bonne » si supérieure à 0,50). C’est la grande majorité des matériaux du bâtiment, non métalliques ou non lisses… mais aussi les métaux ou surfaces lisses oxydés ou pollués. Donc, béton et bois (non vernis), crépis, terre cuite non vitrifiée, papier peint normal, peinture mate, etc…: La température vraie de ses matériaux est très proche de leur température apparente ; ainsi les images sont presque des images de températures vraies. C’est la thermographie facile, qui ne déroute pas.

    Déterminer l’environnement radiatif de tels matériaux consiste à constater l’hémisphère qui « éclaire » la surface observée par la caméra thermique ; voilà qui est aisé. Mais l’environnement ne perturbe pas les images. Ne se présente que le problème de la quantification de la température de cet environnement radiatif (mais le besoin de cette valeur est rare dans la pratique).

    2 – Les matériaux « de type 2 » sont de bonne émissivité et de type miroir :

    vitrage poli, métaux traités (zinc, cuivre, alu), carrelage lisse, peinture laquée, vernis, etc… Les matériaux qui se comportent comme un miroir (= de type « spéculaire ») pour nos yeux sont également spéculaires pour la caméra thermique. Mais un matériau diffus pour nos yeux peut être spéculaire pour la caméra thermique (métaux traités).

    Déterminer l’environnement radiatif de tels matériaux consiste à identifier quelle portion de l’espace est vue par réflexion sur l’objet observé. Cette portion doit être à température uniforme afin de ne pas provoquer de réflexions parasites sur l’objet, ce qui perturberait à la fois l’image et la mesure. La température d’environnement étant uniforme est facile à mesurer directement avec la caméra thermique. Le besoin de mesure est néanmoins rare.

    3 – Les matériaux « de type 3 » sont de faible émissivité et de type spéculaire :

    métal brut ou poli (cuivre, zinc) ou aluminium de complexe réflecteur. On ne mesure pas de températures ou de déperditions sur de tels matériaux, non accessibles à la thermographie.

    Déterminer l’environnement radiatif de tels matériaux est identique au cas précédent, ce qui est intéressant dans un but qualitatif, mais on ne cherche pas à définir une valeur de température d’environnement puisque les mesures sont définitivement à éviter.

    4 – Les matériaux « de type 4 » sont de faible émissivité et de type diffus.

    Nous ne connaissons pas de tels matériaux dans le bâtiment. Certains ont un comportement mixte qui les met à la limite des 4 types ci-dessus.

    [ Disons pour illustrer et contrairement à ce que disent la plupart des cours de thermographie, que les matériaux qualifiés (à grand tort) de « brillants » ne sont pas de faible émissivité, ils peuvent présenter une émissivité de n’importe quelle valeur. Voilà, une erreur classique qui provoque une quantité de commentaires non pertinents dans les rapports de diagnostic thermographique.]

    Rénovation énergétique thermographie les matériaux du bâtiment

    Document A – Coexistence de matériaux de type 1 et de type 2. Cette photographie d’un panneau d’exposition de thermographie de la ville de Paris montre une paroi opaque – en matériau de type 1 – où se présentent des ponts thermiques de plancher et de refend (bien interprétés en ligne 2 du commentaire – thermographie facile) et des parois transparentes en verre (opaques pour la caméra) – matériau de type 2 – (interprétation erronée en ligne 1 du commentaire). L’explication est celle qui a été détaillée dans le document  « En thermographie, l’apparence est trompeuse » 

     

     

    Résumé :
    En fait, l’observation thermographique du bâtiment, dans le cadre de la performance énergétique, ne rencontre que des matériaux de type 1 et 2. Le premier fait croire à la thermographie facile alors que le second est très mal compris par les intervenants mal formés : ils fuient les interprétations ou s’enlisent dans l’erreur. Or, tous les bâtiments sont constitués des deux types de matériau. Ainsi la thermographie du bâtiment est-elle une technique où le risque d’incompréhension des images thermiques est permanent.

  • Marché : vers 4 000 mesureurs nécessaires pour la perméabilité à l’air dans la future RT 2012 ?

    Les constructions neuves en France représentent un marché d’environ 240 000 logements par an environ réparti de moitié entre les maisons individuelles et les logements collectifs. L’ensemble de ces logements soumis à la futur RT 2012 imposeront 2 nouvelles obligations que les diagnostiqueurs immobiliers pourront réaliser : le contrôle de la mise en œuvre de la RT 2012 et la perméabilité à l’air.

    LA CLIENTÈLE

     

     

    Test d'infiltrométrie perméabilité à l'air

     

     

     

    Pour ces deux marchés,  les diagnostiqueurs immobiliers cibleront donc les constructeurs de maisons individuelles et les promoteurs.
    Les bureaux d’études thermiques représenteront également une cible importante puisqu’ils ne pourront réaliser les contrôles sur les bâtiments pour lesquels ils ont réalisé les notes de calcul thermique.

     

     

     

     

     

    LE MARCHE

     

     

    Le contrôle de la mise en œuvre de la RT 2012.

     

    Ce contrôle aura lieu sur les 240 000 logements, ce qui fait autant de rapport à réaliser.

     

     

    Le contrôle de la perméabilité à l’air. D’un point de vue nombre, tous les logements ne seront pas concernés, à cela 2 raisons :

     

    • les promoteurs ou constructeurs ont la possibilité d’engager une démarche qualité en amont justifiant de l’atteinte de l’objectif, ce qui les exonère du test d’infiltrométrie. On estime qu’1/3 des logements construits le seront dans ce cadre.

     

    • dans le logement collectif, un échantillonnage de 3 logements (en moyenne) permet d’attester de l’atteinte de l’objectif de l’ensemble du bâtiment.

     

    Tout compte fait, il devrait s’opérer environ 100 000 tests d’infiltrométrie par an dans ce cadre.

     

    Un marché connexe : l’assistance à maîtrise d’ouvrage. Les promoteurs ou constructeurs rentrent dans une nouvelle ère qui leur impose la réussite finale du test d’infiltrométrie sous peine de voir leur construction recalée. Ils ne peuvent prendre le risque de découvrir les problèmes à la fin des travaux. Les « mesureurs » de perméabilité à l’air pourront ainsi proposer des missions d’assistance à maîtrise d’ouvrage. Ce qui ne sera pas sans conséquence d’un point de vue responsabilité et donc assurance.

     

    Sur ce marché de l’AMO circule un chiffre de 300 000 tests d’infiltrométrie supplémentaires par an.

     

     

     

    COMBIEN DE MESUREURS SERONT NECESSAIRES ?

     

     

    Comme nous l’avons vu, il y aura environ 400 000 tests d’infiltrométrie par an dont :

     

    • 100 000 qui seront réalisés en fin de travaux. Cela nécessitera environ 1 000 mesureurs qualifiés et autorisés.

     

    • 300 000 qui seront réalisés en cours de travaux pour s’assurer de l’atteinte de l’objectif final. Ces tests ne nécessitent pas de qualification particulière. Ainsi les maîtres d’ouvrages, les architectes, les bureaux d’études pourront réaliser ces tests d’infiltrométrie sans nécessairement faire appel à un « mesureur » qualifié. Cela représentera néanmoins environ 3 000 opérateurs supplémentaires.

    L’incertitude sur le marché des mesureurs qualifiés réside sur leur capacité à intervenir dans cette phase d’AMO. Il y a aura donc entre 1 000 et 4 000 mesureurs qualifiés.

     

     

     

    QUEL COÛT POUR SE LANCER DANS CETTE ACTIVITÉ

     

     

    L’investissement pour accéder à ce marché se situe autour de 15 000 €HT comprenant les formations (environ 3 000 €HT), matériels (environ 7 000 €HT comprenant porte soufflante et instrumentation…) et les divers frais inhérents à une nouvelle activité…

     

    Outre le coût financier, il ne faudra pas négliger le temps nécessaire à la mise en place de cette nouvelle compétence (apprentissage, commercialisation…).

     

    Résumé :

    Pour en savoir plus, consultez les articles :

  • Nouvelles prestations : contrôle de la mise en œuvre de la RT 2012 et perméabilité à l’air

    Dans le cadre de la RT 2012, les diagnostiqueurs immobiliers ont accès à un marché très important, celui du contrôle de la mise en œuvre de la RT 2012 et de la perméabilité à l’air. Ces deux prestations seront obligatoires pour tous les bâtiments d’habitations soumis à la future RT 2012. Un marché à ne pas négliger.

    CONTRÔLE DE LA MISE EN ŒUVRE DE LA RT 2012
    RT 2012 grenelle environnement

    Le maître d’ouvrage aura l’obligation de fournir à l’autorité lui ayant délivré le permis de construire portant sur un bâtiment neuf ou des parties nouvelles de bâtiment existant, une attestation indiquant que les règles de la nouvelle réglementation thermique ont été prises en compte par le maître d’œuvre ou, en son absence, par lui-même.

    Ce document justifiant que la RT 2012 a bien été respectée sera établi soit par un contrôleur technique au sens de l’article L. 111-23 du CCH, soit par un diagnostiqueur immobilier répondant aux conditions de l’article L. 271-6 du CCH, soit par l’organisme ayant délivré à la construction un label de « haute performance énergétique », soit par un architecte.

     

     

     

    CONTRÔLE DE LA PERMÉABILITÉ A L’AIR

     

     

    Pour les bâtiments d’habitations, le maître d’ouvrage devra mettre en œuvre les exigences de moyens (arrêté du 26 octobre 2010) suivantes :

     

    • recours à l’énergie renouvelable,

     

    • isolation thermique,

     

    • accès à l’éclairage naturel,

     

    • confort d’été,

     

    • et surtout amélioration de l’étanchéité à l’air de l’enveloppe du bâtiment

     

    Le test d’étanchéité à l’air impose deux valeurs, la perméabilité à l’air de l’enveloppe sous 4 Pa, Q4Pa-surf, doit être inférieure ou égale à :

     

    • 0,60 m3/h/m2 de parois déperditives, hors plancher bas, en maison individuelle ou accolée

     

    • 1,00 m3/h/m2 de parois déperditives, hors plancher bas, en bâtiment collectif d’habitation

     

     

    LA QUALIFICATION QUALIBAT INDISPENSABLE (qualification professionnelle de MESUREUR 8711)

     

     

    La commission d’autorisation des mesureurs a évolué depuis le 1er janvier 2011.

     

    Le MEDDTL a décidé de travailler avec Qualibat pour mettre en place une qualification de mesureur. Cette qualification conditionne l’obtention de l’autorisation du ministère, qui reste le justificatif nécessaire pour réaliser des mesures dans le cadre de la RT 2012 et des labels de performance énergétique.

     

    Résumé :

    Pour en savoir plus, consultez les articles :

     

  • Etanchéité à l’air : caractéristiques et mise en oeuvre de l’Aéroblue de PLACO

    Etanchéité à l’air : caractéristiques et mise en oeuvre de l’Aéroblue de PLACO

    Le revêtement technique intérieur à base de gypse Aéroblue® renforce les performances d’étanchéité à l’air dans l’habitat. Il est conçu pour une utilisation mécanique sur tous les types de chantiers.

    Caractéristiques techniques :

    • Couleur: Bleu clair
    • Temps d’utilisation: 1 h
    • Délai de recouvrement: 48 h (selon la saison et l’aération des locaux) pour doublages collés ou sur ossature (dans le cas des isolants en laine minérale prévoir un pare-vapeur)
    • Classement au feu: A1
    • Mesures de perméance à la vapeur d’eau: Coefficient de résistance à la diffusion de vapeur d’eau exprimé en μ = 6 – Résistance à la diffusion de vapeur d’eau exprimée en valeur Sd (m) = 0,03
    • Pass Innovation: En cours au CSTB
    • Dureté: 65 Shore C
    • Hygiène et sécurité: Fiche de données de sécurité (FDS) disponible sur demande
    • Conditionnement: Sac de 25 kg (palette de 50 sacs)
    • Conservation: 4 mois à compter de la date de fabrication inscrite sur le sac, dans son emballage d’origine fermé à l’abri de l’humidité.

    Mise en œuvre :

    • Préparation: Eau / revêtement technique intérieur à consistance
    • Consommation: Env. 5,5 kg/m²/5 mm d’épaisseur
    • Application Matériel: Machine à projeter (nous consulter) – Couteau à enduire
    • Conditions: Ne pas utiliser lorsque la température du support est inférieure à 5° C ou supérieure à 30° C
    • Nettoyage: A l’eau avant séchage complet

    Résumé :

    Pour en savoir plus voir la documentation.

  • Analyse du plomb : réglementation, méthodes et usages

    Le constat des risques d’exposition au plomb est obligatoire pour tout immeuble construit avant 1949, lors de la vente et de la location. Il vise la protection de la population contre les risques d’ingestion et d’inhalation de plomb dans les revêtements (saturnisme) des locaux habituellement utilisés. Dans ce cadre réglementé, le recours à l’analyse est souvent utile. Comment réaliser une analyse de plomb ?

    Le Constat de Risque d’Exposition au Plomb (CREP) défini à l’article L.1334-5 du code de la Santé publique consiste à mesurer la concentration en plomb de tous les revêtements du bien concerné, afin d’identifier ceux contenant du plomb, qu’ils soient dégradés ou non, à décrire leur état de conservation et à repérer, le cas échéant les facteurs de dégradation du bâti permettant d’identifier les situations d’insalubrité. Il concerne tout le territoire français.

    Les mesures de plomb dans les revêtements sont effectuées avec un spectromètre portable à fluorescence X. L’auteur du constat peut recourir à des prélèvements de revêtements – écailles de peinture – à analyser en laboratoire.

    REGLEMENTATION : QUAND DOIT-ON FAIRE UNE ANALYSE ?

    L’analyse du plomb peut être notamment requise dans les cas suivants :

    Par ailleurs, le décret 2006-474 du 25 avril 2006
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    relatif au constat de risque d’exposition au plomb (CREP) préconise le recours à l’analyse du plomb lorsque :

    • la nature du support (forte rugosité, surface non plane…) ou le difficile accès aux éléments de construction à analyser ne permet pas l’utilisation de l’appareil portable à fluorescence X,
    • pour une unité de diagnostic donnée, aucune mesure n’est concluante au regard de la précision de l’appareil,
    • dans un même local, au moins une mesure est supérieure au seuil de 1 milligramme par cm2 (1mg/cm2), mais aucune mesure supérieure à 2 mg/cm2. Le prélèvement minimal est de 1x1cm et 1 gramme. S’il s’agit de peinture, l’ensemble des couches doit être prélevé, en veillant à inclure la couche la plus profonde. On évitera le prélèvement de substrat (plâtre, bois etc…).

    LA METHODE

    Le prélèvement doit être fait avec les précautions nécessaires pour éviter la dissémination de poussières.

    L’analyse du plomb acido-soluble est une méthode qui consiste à simuler la solubilisation du plomb dans l’estomac. Elle donne une meilleure évaluation de la toxicité d’une peinture ou d’un enduit que l’analyse du plomb total par fluorescence X. Les résultats sont exprimés en milligrammes par gramme (mg/g). L’analyse se fait par Spectométrie d’Absorption  Atomique (mode flamme) après minéralisation HCI  de  l‘échantillon selon les normes NF X 46-031 et NF X 43-275.

    MESURES DE LA CONCENTRATION EN PLOMB DANS LES POUSSIERES PRESENTES SUR LE SOL APRES TRAVAUX

    Les contrôles après travaux prévus à l’article L.1334-3 comprennent :

    • une inspection des lieux permettant de vérifier la réalisation des travaux prescrits,
    • une analyse de poussières prélevées sur sol permettant de mesurer le niveau de contamination des locaux.

    Les prélèvements de poussière sont réalisés au moins 48 heures après le nettoyage des surfaces à l’issue des travaux. Un échantillon de poussière est prélevé dans chaque local traité. Le prélèvement au sol est effectué par essuyage d’une surface d’un dixième de mètre carré à l’aide d’une lingette humidifiée ne contenant ni détergent, ni plomb. La lingette est passée sur la surface délimitée au moins deux fois, dont la seconde perpendiculairement à la première, et ce en utilisant au fur et à mesure chaque face de la lingette afin de recueillir le maximum de poussière.

    La lingette est ensuite placée dans un flacon que le laboratoire met à disposition sur simple demande. Le flacon est refermé hermétiquement et soigneusement étiqueté en précisant le numéro de l’échantillon, l’adresse du logement, le type de support prélevé et la localisation du prélèvement. Les fournitures – lingettes et flacons – peuvent être commandées au laboratoire.

    Pour un résultat en m², il est recommandé de fournir la surface de prélèvement au laboratoire, à défaut de cette valeur, le résultat est rendu en µg Pb/m2 en prenant une surface essuyée de 0,1 m².

    Selon la norme NF X 46-032, le plomb des poussières est dosé après extraction acido-soluble. Celle-ci consiste à ajouter 25mL de solution d’acide chlorhydrique à 0,07 mol/L. Les résultats sont exprimés en microgrammes par mètre carré de surface (µg/m²). Le tout est mis au bain-marie à 37°C pendant une heure. Après repos, décantation, filtration, on met en fiole jaugée pour dosage par S.A.A. flamme.

    Tant que la concentration surfacique des poussières au sol est supérieure à 1000 µ/M2 pour l’un des échantillons prélevés, il faut procéder à un nouveau nettoyage et à de nouveaux prélèvements.

    LES DIFFERENTS TYPES D’ANALYSE DE LA CONCENTRATION EN PLOMB

    Les laboratoires peuvent proposer différents types d’analyse :

    • plomb sur écailles de peinture (analyse du plomb acido-soluble),
    • plomb sur lingettes (concentration en plomb dans des poussières déposées au sol),
    • plomb dans l’eau,
    • contrôle de plomb dans l’atmosphère des lieux de travail.
  • Thermographie : émissivité des matériaux

    En thermographie, comme en général en mesure de température par rayonnement, l’émissivité des matériaux est une donnée qui apparaît toujours comme indispensable. Néanmoins, en thermographie du bâtiment, et quand on s’intéresse aux déperditions énergétiques, on a démontré depuis 2007 que l’émissivité est inutile. C’est ce que nous allons rappeler ici. (Depuis lors, la formalisation s’est encore affinée)

    LA THERMOGRAPHIE DU BATIMENT VISE A OBSERVER LES DEPERDITIONS RADIATIVES

    Il s’agit essentiellement de localiser les déperditions énergétiques sur les parois de l’enveloppe, et éventuellement de les quantifier (cette dernière quête n’étant pas une mince affaire). Or, précisément, la caméra thermique perçoit et mesure des rayonnements. Par définition, les déperditions par rayonnement, appelées déperditions radiatives, sont les pertes (les rayonnements émis par la paroi), diminuées des gains (les rayonnements absorbés par la paroi). Ces déperditions dépendent de la température vraie de la paroi ainsi que de son émissivité, ou aptitude à émettre des rayonnements, valeur comprise entre 0 et 1, la valeur 1 étant celle du corps noir, lequel émet parfaitement les rayonnements. Mais les déperditions dépendent aussi des rayonnements en provenance de l’environnement radiatif partiellement absorbés par la paroi et du facteur d’absorption de la paroi, ou aptitude à absorber les rayonnements (dans des conditions définies, émissivité et facteur d’absorption ont la même valeur). Cet environnement radiatif se caractérise par une température d’environnement radiatif (certains l’appellent aussi température réfléchie), c’est une température dite apparente, comme nous en avons déjà parlé dans nos articles précédents.

    Pour ce qui est des déperditions convectives, nous avons déjà indiqué qu’elles n’entrent pas dans les compétences de la caméra thermique, sauf avec une armée d’hypothèses d’occurrence peu probable.

    LA CAMERA THERMIQUE MESURE DIRECTEMENT DES DEPERDITIONS RADIATIVES

    On montre donc que la caméra thermique mesure directement les déperditions radiatives et les exprime en températures apparentes. Nul besoin de connaître la température vraie de la paroi ni son émissivité. Par contre, il faut connaître la température d’environnement radiatif, laquelle est supposée être uniforme autour de la paroi (ce qui est approximativement possible par temps couvert, de nuit comme de jour).

    On déduit aussi que l’écart de déperditions radiatives entre deux zones – même d’émissivités différentes – (une zone saine et une zone de défaut par exemple), soumises au même environnement, ne dépend plus de la température d’environnement : il se mesure directement par l’écart des températures apparentes des deux zones (à un facteur multiplicatif près) ! Voilà qui simplifie la vie des débutants auxquels nous indiquons, dans nos formations, qu’ils doivent régler l’émissivité de leur caméra sur 1 et ne plus y toucher ! Le propos est bien en effet de parler de déperditions et non de températures vraies, dont la plupart du temps on n’a que faire en thermographie du bâtiment.

    EN THERMOGRAPHIE COMPARATIVE, VOILA QUI VALIDE LA CLASSIFICATION DES DEPERDITIONS A PARTIR DES TEMPERATURES APPARENTES

    Cette approche, bien nouvelle en thermographie du bâtiment, conduit également à définir l’« importance d’un défaut » comme le demande la norme NF EN 13187, avec d’autres méthodes que le U, serpent de mer historique, ou que le facteur de température frsi, qui a déjà donné lieu à des normes dont la base technique et l’applicabilité sont sujettes à caution. Nous en reparlerons.

    L’exemple ci-dessous est une thermographie comparative (aérienne) employant la méthode de classification de déperditions (sans quantification !), valable pour autant que l’on parle de déperditions (observées à l’instant t) et non de qualité d’isolation. C’est là un point de controverse que nous n’aborderons pas ici.

    rénovation énergétique émissivité matériaux

     

     

     

     

     

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    Pour en savoir plus : La thermographie du bâtiment. Bases, normes et diagnostics.

  • Blog AGENDA – La politique prix de AGENDA : refuser de brader le service.

    Jusqu’où ira la course au prix bas à laquelle se livrent les professionnels du diagnostic ? « Dans le mur si la profession ne se ressaisit pas ! » répondent en cœur  les deux patrons du réseau AGENDA , 16 années d’existence et plus d’un million de diagnostics au compteur. Sans détours ni langue de bois, Jean-Louis Amédéo et Stéphane Prouzeau répondent à nos questions pour nous dire comment ils affrontent une des pires batailles que leur profession ait connues. Une bataille qui, à leurs yeux, pourrait discréditer la profession de manière durable.

     Qu’est ce que « Le juste prix » pour le réseau AGENDA ?

    Etablir le bon tarif est devenu un vrai casse-tête pour les cabinets de diagnostic. Au départ, il s’agissait de déterminer un prix permettant de garantir la qualité de la prestation, sachant que l’exigence de qualité diffère selon la clientèle. Ainsi, le professionnel de l’immobilier est, contrairement au particulier, très vigilant sur la qualité de la prestation car il redoute qu’un diagnostic bâclé ne nuise à sa transaction. Il a aussi besoin de s’appuyer sur des partenaires fiables, qui offrent une qualité de service digne de sa marque. Préoccupations évidemment très éloignées de celles du particulier qui lui recherche uniquement le plus petit prix possible.

    Dans le contexte économique actuel n’y a-t-il pas un risque de dévalorisation du métier ?

    Effectivement, aujourd’hui la crise aidant, face à la diminution sensible du nombre de transactions, nombreux sont les professionnels du diagnostic à pratiquer des tarifs sacrifiés, voire suicidaires. Des tarifs qui visent à « sauver les meubles » et à survivre en attendant la reprise.

    Cette démarche est souvent soutenue par une communication internet type discounter : « Si vous trouvez moins cher ailleurs, on vous rembourse la différence », encourageant ainsi les internautes à discuter du prix en direct avec un diagnostiqueur local. Ces « diagnostic-discounters » acceptent également très facilement d’être mis en compétition par des cabinets de courtage qui ont tout intérêt à proposer des missions au plus bas prix.

    Nous assistons cependant à la fermeture de nombreux cabinets « discounter ». Cela ne devrait-il pas, à terme, assainir le contexte que vous déplorez ?

    C’est théorique, car malgré ses difficultés actuelles, le métier du diagnostic continue à susciter des vocations, notamment au sein de grandes entreprises. Celles-ci proposent souvent à leurs salariés, dans le cadre de leur politique de reclassement, la création d’un cabinet de diagnostic tous frais payés avec… possibilité de réintégration en cas d’échec. Vraiment pas de quoi favoriser les comportements responsables !

      Résultat : dans le contexte d’une offre pléthorique sur un marché en forte diminution, on assiste actuellement à la publication de tarifs qui vont de 1 à 4, qui nuisent à la qualité des diagnostics et discréditent sans cesse davantage la profession. 

    Comment traduisez-vous le contexte actuel au niveau de la politique de prix AGENDA ?

    On le voit, dans un tel contexte, déterminer le juste prix devient mission impossible ou du moins difficile.

    S’il est logique qu’un réseau comme AGENDA consente une baisse tarifaire, il lui paraît vital de refuser d’amoindrir la qualité de ses prestations pour pouvoir offrir des prix plus « alléchants ».

    Il faut savoir résister à un mouvement quand il est suicidaire. Suicidaire car il est contraire aux valeurs fondamentales sur lesquelles se sont bâtis la réputation et le succès du réseau AGENDA. En outre, un prix n’est pas qu’un chiffre. Il correspond au nombre et à la valeur des services proposés. La prestation AGENDA, c’est une grande rigueur du diagnostic sur le terrain et la rédaction claire et précise d’un rapport. Et c’est aussi :

    • Une disponibilité permanente

    • Une hotline technique dédiée aux parties à la transaction

    • Un service après-vente efficace

    • Des outils gratuitement mis à la disposition des professionnels de l’immobilier

    • Une contre-visite et une mise à jour gratuites du rapport dans le cadre du DiagZen

    • La meilleure garantie en RC Pro du métier

    • Une prestation qui valorise le bien et sécurise la transaction

    • Et une image de marque qui valorise celle de ses partenaires

    De toute manière, pour nous, résister à la tentation de casser la qualité est un devoir.

    Pourquoi ?

    Pour AGENDA, hors de question de participer à l’effondrement de sa profession. Mais cette « résistance » a ses exigences. Nous veillons à communiquer auprès des professionnels qui savent expliquer à leur client vendeur que seul un diagnostic réalisé par des personnes compétentes, traduit dans un rapport de diagnostic précis et clair permet d’être correctement exonéré de sa garantie des vices cachés, de vendre sereinement son bien, sans remise en question du prix ni report de signature…

    Aujourd’hui, les professionnels de l’immobilier reconnaissent la qualité du service AGENDA qui garantit à sa clientèle le meilleur rapport qualité-prix de la profession. Et cela pour longtemps. Car nous faisons tout pour continuer à mériter la confiance de nos partenaires et à leur donner toutes les raisons de nous choisir. Comme le dit notre slogan : “c’est tellement plus simple de choisir le plus sûr ”… et tellement plus professionnel ! 

  • Meilleurs voeux 2011 !

    infodiagnostiqueur.com vous souhaite une trés bonne année 2011 !

     

     

     

     

  • Thermographie : l’inertie thermique – l’erreur classique de la « toiture chaude »

    Partons du mot « déperdition » qui, en termes de performance énergétique du bâtiment, signifie que le bilan gain – perte est négatif ; néanmoins, encore faut-il définir l’origine des pertes pour conclure sur la performance. Nous observerons ici que la thermographie, par manque de pertinence du diagnostic, peut nous induire en erreur et conduire à des travaux inutiles : méfions-nous des analyses trop hâtives, elles constituent la grande majorité des interprétations.

    LES DEPERDITIONS ENERGETIQUES

    Dans l’article précédent, la thermographie et les déperditions énergétiques,  nous avons décrit les diverses déperditions énergétiques du bâtiment : la caméra thermique n’observe directement que les déperditions radiatives (= par rayonnement).

    A tout instant, de jour comme de nuit, le bâtiment absorbe une partie des rayonnements qui lui parviennent de l’extérieur du bâti : soleil ou ciel dégagé, nuages, horizon et sol. Cette absorption contribue à augmenter l’énergie interne du bâtiment, donc sa température. Cet « extérieur de rayonnement » est appelé environnement radiatif. Même un ciel à – 100°C (ciel dégagé de nuit d’hiver) émet du rayonnement qui chauffe le bâtiment !

    A tout instant également, le bâtiment émet du rayonnement en direction de son environnement radiatif. Cette émission dépend de la température du bâtiment et des matériaux de sa surface ; à part les métaux polis ou bruts, les matériaux de construction sont de bons ou très bons émetteurs de rayonnement, lequel contribue ainsi à la perte d’énergie interne et donc au refroidissement du bâtiment.

    La déperdition radiative est le résultat de ces échanges : déperdition = perte – gain = puissance radiative dissipée.

    On démontre (La thermographie du bâtiment. Bases, normes et diagnostics) que la caméra thermique, qui cartographie les rayonnements, nous procure une image immédiate de ces déperditions radiatives (exprimées en températures apparentes – la thermographie, un métier spécifique )

    LE STOCKAGE DE L’ENERGIE DANS LES MATERIAUX, L’INERTIE DU BATIMENT

    La caméra thermique a toujours raison. En effet, sous la condition de maîtriser la technique, elle observe toujours des déperditions radiatives réelles ! Mais elle ne dit pas d’où viennent ces déperditions. Ce n’est pas son rôle mais celui du thermographe quand il est aussi thermicien.

    L’énergie d’origine extérieure (parvenant au bâtiment par rayonnement et convection) est stockée dans les matériaux en fonction des propriétés thermiques de ces matériaux. Voilà qui nous conduit à considérer l’inertie des matériaux. Quand il y a du soleil, on parle des apports solaires gratuits… mais on ne pense pas assez aux apports convectifs gratuits par la température ambiante (même par temps nuageux), chaque journée. Puis, quand l’environnement ne se prête plus à des échanges favorables au bâtiment, l’énergie stockée est progressivement restituée contribuant au refroidissement du bâtiment ; il devient nécessaire de chauffer le bâtiment par les apports de chauffage intérieur payants.

    Cette vue simplifiée nous rappelle que la dimension temporelle intervient dans la notion d’inertie et qu’il est donc primordial de savoir à quel moment la caméra thermique observe le bâtiment : si c’est durant une phase de restitution d’énergie extérieure ou durant une phase de restitution d’énergie intérieure, qui est le champ de pertinence de la thermographie du bâtiment, comprise comme une aide à la compréhension de la construction et de sa performance énergétique.

    LA TOITURE CHAUDE, ERREUR CLASSIQUE D’INTERPRETATION 

    La toiture d’un bâtiment classique est à faible inertie, tout autant que le bois et de nombreux éléments extérieurs (volets, rambardes, etc…) ; ils vont suivre la température extérieure en emmagasinant assez peu d’énergie extérieure, puis restituer rapidement (quelques heures) l’énergie stockée dès que l’énergie extérieure fait défaut. On observera donc temporairement des toitures plus chaudes que les murs qui sont à plus forte inertie. On criera alors au manque d’isolation de la toiture afin de vendre de l’isolant. Quelque temps après, tout rentre magiquement dans l’ordre. Voir photos A et B.

    LES BATIMENTS A INERTIES MULTIPLES

    Mais un bâti peut être complexe et une paroi peut être composite surtout dans l’ancien où les modifications et rénovations successives ont apportées des matériaux divers et des isolants disparates. Sur ces bâtis, le diagnostic thermographique pertinent impose une connaissance des conditions météo depuis plusieurs jours ainsi  que des observations du bâti au cours du temps (des heures, voire des jours) afin de ne pas désigner comme faiblement ou fortement isolées des zones à fortes ou faibles inerties, la conclusion dépendant de l’instant de l’observation.

    Naturellement, un thermographe averti dispose d’un certain nombre de critères de décision pour savoir s’il est en droit de thermographier puis de conclure.

    Photo A

    Rénovation énergétique thermographie toiture

    Le 20 décembre 2009, il fait -15°C autour de cette école de montagne. Le 22 (date de la photo A), la température extérieure est montée à +8°C ! Durant la phase de croissance de la température extérieure, aucun soleil ni aucune pluie. Les éléments à faible inertie apparaissent chauds, ils restituent l’énergie extérieure (température ambiante dans ce cas) accumulée rapidement.

     

     

     

    Photo B

    Rénovation énergétique thermographie toiture

    Le 26 la température extérieure est redescendue à environ 0°C et les éléments à faible inertie ont suivi : on se retrouve en situation presque normale de thermographie statique et intuitive. Si la toiture était chaude du fait d’un manque d’isolation en toiture, elle serait restée chaude le 26. Donc la thermographie n’a pas détecté de problème d’isolation.