Comment intégrer les nouvelles technologies et contrôler les installations ? Comment garantir la sécurité et la conformité dans un environnement en constante évolution ? Les réponses dans les Émissions, Reportages et Interviews d’Améliorons La Ville.
Introduction du Grand Circuit #ÉLECTRICITÉ du 16 mars 2022, spécial « Gestion intelligente de l’énergie : Mobilité électrique » et présentation en chiffres du marché du pilotage énergétique, avec Emmanuel GRAVIER, président de la Fédération Française des Intégrateurs Électriciens (FFIE) et Philippe BONI, délégué régional AURA, administrateur FFIE et animateur GT Energie.
Avec :
Emmanuel GRAVIER
Président FFIE
Philippe BONI
Délégué régional AURA, Administrateur FFIE et animateur GT Energie FFIE
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Les électriciens ou mécaniciens qui sont fréquemment en déplacement savent le rôle que peuvent jouer le choix d’outils et son système de transport. Dans le cas d’interventions de maintenance, on donne la priorité à une sélection d’outils bien pensée avec une fonction de transport la plus confortable possible. Wiha présente trois solutions au service de la productivité et du confort.
Sac à dos
Les sacs à dos robustes Wiha offrent un large espace de stockage ainsi qu’un confort de transport agréable grâce à ses rembourrages ergonomiques thermoformés au niveau du dos. L’équipement, pensé en détail avec ses outils à main de grande qualité, est sûr et bien ordonné à l’intérieur du sac à dos. La parfaite stabilité et la possibilité d’ouverture du sac des deux côtés permettent de prendre et de ranger les outils facilement. De nombreux anneaux en D, trousses, et sangles offrent différentes possibilités de rangement des outils, consommables et matériel supplémentaires à l’intérieur comme à l’extérieur.
Un crochet extensible permet de suspendre le sac à dos, rendant ainsi la prise d’outils plus confortable pour l’utilisateur tout en ménageant son dos
La sélection varie selon l’utilisation, mécanique ou électrique. Le jeu electric est composé de tournevis et pinces isolés et ergonomiques, des clés mâles, des outils de dénudage et d’autres équipements de base de l’électricien. La version mécanique contient des outils différents : clés mixtes à cliquet, marteau de serrurier et vaste jeu de tournevis à douilles six pans 1/4″ et d’embouts.
Trolley
Avec le Trolley de maintenance XXL III pour électricien, Wiha pose de nouveaux jalons en termes de fonctionnalité, d’ergonomie, d’efficacité et de sécurité.
Grâce à ses grandes roulettes de format XXL conçues sur mesure, la mallette roule en douceur dans les escaliers ou sur les terrains accidentés et surmonte facilement les obstacles typiques de l’utilisation mobile. Les utilisateurs peuvent ainsi accéder plus facilement à leur lieu de travail et accroître au maximum leur liberté de mouvement. Si des travaux doivent être effectués sur des plafonds ou des emplacements en hauteur, une marche escamotable ou même la mallette en position fermée reposant sur ses pieds robustes peuvent être utilisées.
Les vérins empêchent la fermeture involontaire du couvercle de la mallette et réduisent le risque de se coincer les doigts
Deux encoches situées dans le couvercle de la mallette, permettent de réaliser des petits travaux de découpe, tels que le sciage des goulottes électriques, des tubes ou des barres. Le matériau peut y être inséré et mesuré grâce aux mesures intégrées. Le positionnement de la mallette, même ouvert, sur ses quatre pieds pliables et rétractables, assure une position de travail beaucoup plus confortable, efficace et ergonomique, car les utilisateurs n’ont plus à se pencher au sol pour retirer les outils.
Trousse à outils
Qui un jour ne s’est pas retrouvé à chercher vainement dans sa caisse à outils le bon tournevis pour la bonne application par manque d’ordre, mais surtout par l’absence de lame correspondante aux vis à insérer ou à retirer ?
La gamme ElectricVario se compose de 83 outils entièrement combinables en toute sécurité, car ils sont isolés et testés à 10 000 volts. « Grâce à ces multiples combinaisons, l’électricien gagne du temps et un espace précieux dans sa caisse à outils, souligne Jérôme Layer. Par ailleurs, leur ergonomie a été spécialement étudiée, en collaboration avec des médecins spécialistes et des thérapeutes pour rendre leur utilisation confortable de façon à soulager les muscles et les articulations. »
Pour conclure l’action de vissage, l’utilisateur n’a que l’embarras du choix avec une vaste gamme d’anciens et de nouveaux embouts slimBit et de douilles six pans mâles 1/4″
Découvrez PryCube®, le tout nouveau produit Télécom signé Prysmian Group. Le PryCube® est un kit de raccordement d’abonné constitué d’un câble de branchement intérieur connectorisé et intégré à une PTO/DTIo. Il est particulièrement adapté dans le cadre du déploiement des réseaux FTTx dans les locaux privés et professionnels, collectifs ou individuels.
Le PryCube® est une solution compacte permettant un déroulage du câble simplifié. Sa mise en œuvre facile et intuitive en fait le produit idéal sur tous les chantiers.
Son conditionnement de 432 produits par palette a été étudié afin d’offrir une optimisation logistique parfaite.
La prise en main du conditionnement unitaire est particulièrement ergonomique et réalisable d’une seule main.
Le PryCube® est, de plus, 100% recyclable après installation. Un plus pour la planète !
Un webinaire, animé par l’équipe Télécom de Prysmian Group, vous permettra d’en savoir plus sur ce nouveau produit. Rendez-vous le le 24 mars à 10:00 ! Vous pouvez vous inscrire en cliquant ici.
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LE SAVIEZ-VOUS ? Le câble U-1000 R2V Iristech® fête ses 10 ans !
Entrée en application le 1er janvier 2022, la nouvelle réglementation environnementale des bâtiments neufs RE 2020 renforce le cadre des mesures de fin de chantier. Le point sur les nouveautés avec Jean-Michel Catherin, dirigeant de Testoon.
Jean-Michel CATHERIN
Dirigeant TESTOON
Comment les mesures d’étanchéité de l’enveloppe ont-elles évolué avec la nouvelle réglementation énergétique ?
Le principal changement concerne les modalités de calcul en fonction de la méthode de mesure employée. Pour rappel, la mesure d’étanchéité à l’air n’est pas obligatoire sur l’intégralité des logements dans le cas des bâtiments collectifs. Le mesureur peut valider l’ensemble sur la base d’un échantillon, établi en respectant certaines règles telles que le nombre et la typologie des logements à mesurer. Le coefficient de perméabilité calculé de cette manière est moins précis que celui obtenu via la mesure “grand volume”, mais l’objectif réglementaire est le même.
Pour compenser cette différence de traitement entre les deux méthodes, la RE 2020 introduit une pénalité lorsque la mesure de perméabilité de logements est réalisée par échantillonnage, sous la forme d’un coefficient à appliquer sur les mesures obtenues par cette méthode.
En conséquence de ce changement, il devient rédhibitoire de réaliser une mesure par échantillonnage pour certains types de bâtiments, notamment ceux qui comportent de nombreuses fuites d’air entre les appartements, comme les résidences étudiantes.
Le matériel est-il le même entre les deux méthodes ?
C’est avant tout sur la puissance des ventilateurs que la différence se joue. Une mesure par échantillonnage s’effectuant sur de petits volumes, un ventilateur léger tel que celui intégré dans la porte soufflante Mini-Fan suffit à réaliser les tests d’étanchéité dans le respect des normes.
Un plus gros ventilateur est nécessaire avec la méthode “grand volume”. Les opérateurs peuvent par exemple se tourner vers le BlowerDoor Minneapolis-v2-STD, ou encore vers un système multi-ventilateurs lorsque l’immeuble comporte de nombreux points de fuite. L’équilibrage des pressions à réaliser dans ce type d’intervention nécessite également des ventilateurs supplémentaires à différents endroits du bâtiment testé. Ajouter des ventilateurs et les synchroniser complexifie l’installation et nécessite de monter un réseau pour connecter les modules. La méthode “grand volume” nécessite donc du matériel et des compétences plus avancés.
La RE 2020, qui ne s’applique à l’heure actuelle qu’aux logements neufs, ajoutera très probablement une obligation de mesure d’étanchéité pour les bâtiments tertiaires neufs de petite taille. Cette nouvelle obligation dans le tertiaire devrait amplifier le développement des appareils de mesure “grand volume”.
La RE 2020 renforce également les contrôles des systèmes de ventilation. Quelles en sont les particularités ?
En effet, la réglementation impose désormais un contrôle du système de ventilation à la réception des travaux des bâtiments résidentiels. Publié en décembre 2021, le Protocole “RE 2020 – Vérification, mesures des performances et exigences pour les systèmes de ventilation mécanique dans le résidentiel neuf” précise les modalités de réalisation de la vérification et des mesures du dispositif de ventilation, ainsi que les exigences pour assurer la conformité du système de ventilation. Le référentiel fournit également la liste du matériel à mettre en œuvre pour les différents cas de figure.
Très documenté, ce cadre réglementaire a bénéficié des expérimentations et de l’excellent travail effectué par le groupe de travail du projet Promevent, dont le guide est employé depuis 2016 pour les contrôles volontaires. Si l’intégralité des recommandations n’ont pas été reprises dans la RE 2020, on y retrouve trois des quatre grandes familles de contrôles :
la pré-inspection, qui consiste à faire le bilan de l’installation existante ;
les vérifications fonctionnelles, réalisées sur site et qui concernent l’état et le fonctionnement des composants du système de ventilation ;
les mesures fonctionnelles aux bouches, où l’on accède uniquement à la partie visible.
Le protocole RE 2020 n’a cependant pas retenu le contrôle de l’étanchéité des réseaux aérauliques parmi les tests obligatoires. En identifiant les pertes du réseau, ce type de contrôle pourrait pourtant permettre d’éviter le surdimensionnement des installations, responsable d’une altération de l’efficacité énergétique du système.
Quels sont les outils de mesure préconisés ?
En ce qui concerne les mesures fonctionnelles, on utilise principalement des anémomètres pour mesurer la vitesse du flux d’air, associés à un cône pour canaliser ce flux au niveau de la bouche. Il existe des anémomètres à hélice, qui nécessitent un minimum de débit pour fonctionner ou encore des anémomètres à fil chaud, permettant de mesurer des débits faibles. Pour les ventilations à double flux, des équipements plus précis sont nécessaires.
Pour les bouches hygroréglables, qui sont très utilisées en France, il conviendra de faire une mesure de pression différentielle à la bouche à l’aide d’un manomètre de précision.
La norme XP C 90-483 de novembre 2020, relative aux systèmes de câblage résidentiels secondaires des réseaux de communication, et le guide « Objectif fibre » de décembre 2021, impose aux installateurs la réalisation du contrôle de leurs installations de communication avant leur livraison au client final. Arnaud ALEXANDRE, Responsable du service Courants Faibles du CONSUEL, présente le Certificat de Conformité proposé par l’association pour y répondre.
Arnaud ALEXANDRE
Responsable du service Courants Faibles CONSUEL
Quels référentiels encadrent la validation des systèmes de câblage dans le bâtiment collectif neuf ?
La norme XP C 90-483 détaille les éléments de conception et de vérification des installations de câblage courant faible à l’intérieur des logements, conformément à l’annexe II de l’arrêté du 3 août 2016.
Le guide « Objectif Fibre : Installation d’un réseau en fibre optique FttH dans les immeubles neufs ou rénovés, résidentiels ou mixtes », est, quant à lui, la référence pour la réalisation de la colonne en fibre optique.
Ils apportent les informations nécessaires à la réalisation des installations de communication. Les installateurs y trouveront l’ensemble des éléments pour une conception optimale de l’installation, respectant la réglementation, du point d’arrivée de l’opérateur, jusqu’aux prises RJ45.
Quelles sont les dernières évolutions de ces référentiels ?
On peut citer, plus particulièrement :
Une obligation de contrôle de fin de travaux, et d’une mise à disposition au maitre d’ouvrage d’un rapport de vérification ou d’un certificat de conformité délivré par un organisme de contrôle indépendant (tel que le CONSUEL) ont été intégrés, en novembre 2020, dans la norme XP C 90-483.
De nombreux cas de figure représentatifs et une consolidation du dossier de récolement, dans lequel il est demandé le certificat d’autocontrôle (ou l’attestation de conformité) visé par l’organisme de vérification (tel que le CONSUEL) ont été intégrés, en décembre 2021, dans le Guide « Objectif fibre ».
CONSUEL, au-delà de fournir une réponse à la réglementation et en tant que partenaire historique de la filière électrique, promeut le cercle vertueux : mise en avant des compétences des installateurs / intégrateurs, satisfaction des opérateurs et des usagers, bon fonctionnement et pérennité des installations, au travers de son certificat dédié aux installations de fibre optique et/ou de réseaux de communication résidentiels.
Quel est le cadre de l’intervention du CONSUEL ?
Pour la partie fibre optique, nous nous référons au dossier de récolement qui réunit l’ensemble des documents techniques et administratifs relatifs au câblage de l’immeuble, tels que le schéma d’installation et les fiches des tests réalisés par l’installateur.
Pour la partie réseau de communication, nous nous appuyons sur le cahier de recette de l’installateur.
Nos prestations comprennent une intervention in situ en fin de travaux, la vérification de la bonne mise en œuvre des équipements, le respect des règles de l’art et de la réglementation tout comme la réalisation de mesures, par sondage et échantillonnage, en différents points des installations.
Nous assurons ainsi une vérification de tous les signaux et services, pouvant être supportés par les liens et présents sur une prise RJ45.
Les conséquences d’une installation ne répondant pas aux règles de l’art sont-elles “visibles” dès les premiers usages ?
Effectivement, dans la majorité des cas l’installation ne fonctionnera pas de façon satisfaisante. Néanmoins, certaines prises ne sont pas toujours utilisées dès la réception par l’occupant du logement, le constat n’en sera donc que retardé.
De plus, des réseaux non réalisés correctement, risquent de se dégrader et vieillir prématurément. Les dysfonctionnements peuvent donc apparaître plusieurs années après la réception des travaux. C’est tout l’objet de notre certificat de conformité et du cercle vertueux que nous encourageons, dont les maîtres mots sont : compétence, satisfaction, pérennité.
Le développement du numérique, des technologies smart et de l’intelligence artificielle constituent des domaines qui nous permettent de croire en l’avenir. Avec les données télécoms et numériques alliées à l’électricité, l’intégrateur électricien a une place centrale dans la révolution en cours, pour placer le bâtiment au cœur des enjeux sociétaux, énergétiques et climatiques.
Pour illustrer ces transformations, la FFIE a décidé de créer un Lab dans ses locaux.
Un parcours de visite décrit ainsi concrètement les différents aspects des métiers de l’électricité et les innovations dans les secteurs résidentiels et tertiaires.
Plus de 35 partenaires, industriels et fabricants nous ont suivi dans cette aventure et, grâce à l’intégration de leurs produits, ils permettent la démonstration des potentialités de notre profession.
Ils exposent ainsi leurs solutions innovantes, en situation réelle, dans des espaces bien délimités : photovoltaïque et autoconsommation, bâtiment intelligent, désinfection via UV-C, Lifi, vidéosurveillance… dans un coffee-shop, un logement ou encore une salle de Coworking.
Le LAB by FFIE peut se visiter uniquement sur rendez-vous (www.ffie.fr)
Un Kit ambassadeurs métiers
La FFIE s’est dotée d’un nouvel outil pour sa campagne emploi, initiée en 2021 : le Kit Ambassadeur Métiers.
Ce nouveau support est l’occasion de présenter la diversité et les atouts des métiers de l’électricité, les opportunités de carrières et les nombreux débouchés à différents publics de jeunes, collégiens, lycéens, étudiants et pourquoi pas, faire naître des vocations !
Il se présente sous un format ludique avec des nuages de mots, des pictos, des hashtags, des couleurs lumineuses, des vidéos etc … tous les « codes » reconnaissables par les jeunes sur les réseaux sociaux.
Découvrez le nouveau Kit ambassadeur métiers de la FFIE ainsi que la rubrique consacrée aux métiers de l’électricité et faites briller la filière électricité !
FFIE en bref
La FFIE est une fédération professionnelle fondée en 1924, membre de la Fédération Française du Bâtiment, qui représente la moitié du secteur l’intégration de solutions électriques avec 6 800 entreprises adhérentes, dont une large majorité de PME, et 100 000 actifs qui génèrent plus de 17 milliards d’euros de chiffres d’affaires. Elle remplit une mission de représentation, de défense et de promotion des entreprises affiliées, à l’échelon national et européen.
Les domaines d’intervention de ses professionnels sont nombreux : la gestion technique des bâtiments, infrastructures des véhicules électriques (borne IRVE), autoconsommation, photovoltaïque, l’éclairage, la sécurité électrique, le confort thermique, les réseaux de communication, l’énergie, les automatismes et la maintenance électrique.
Mais aussi, la FFIE a charge de promouvoir une nouvelle vision, celle de l’e-électricité.
L’e-électricité en tant que nouvelle technologie.
L’e-électricité en tant que nouveau métier.
L’e-électricité en tant que nouveau cap
Parce-que notre monde change, construisons l’e-électricité, ensemble.
L’ANITEC (Alliance Nationale des Intégrateurs de TEChnologies connectées, sécurisées et pilotées) Elle est membre de la FFIE. C’est la première organisation professionnelle française regroupant les professionnels experts des métiers de l’information, de la communication, de la domotique et de l’ingénierie en sécurité électronique pour assurer la protection des personnes et des biens dans les bâtiments pilotés, connectés et sécurisés. Elle fédère plus de 200 entreprises sur l’ensemble du territoire. Elle défend les intérêts de ses membres dans les instances, auprès des acteurs institutionnels et des donneurs d’ordre.
Le Diagnostic de Performance Énergétique (DPE) a évolué (contenu, méthode de calcul…) depuis le 1er juillet 2021. Répondez aux questions du quiz pour tester vos connaissances sur les dernières évolutions du DPE.
Bilan de situation du Plan France Très Haut Débit (THHD), fin septembre 2021. Nombre de prises raccordables : 28,3 millions ; nombre de clients raccordés au FttH : 13,45 millions.
Depuis la loi de sécurité financière du 1er août 2003, le dispositif légal prévoit deux modes de gestion du déclenchement de la garantie de responsabilité civile : par la réclamation et par le « Fait Dommageable ». Connaître la distinction est essentiel, car cela détermine quel assureur, en cas de contrats souscrits successivement (changement d’assureur), aura la charge de l’indemnisation. Explication avec Sandrine Vogel, chargée d’affaires au sein du courtier en assurance CEA Courtage.
Quelle est la différence entre Base Réclamation et Fait Dommageable ?
« Depuis la loi de sécurité financière du 1er août 2003, le dispositif légal prévoit deux modes de gestion du déclenchement de la garantie de responsabilité civile : par la réclamation et par le « Fait Dommageable ». Connaître la distinction est essentiel, car cela détermine quel assureur, en cas de contrats souscrits successivement (changement d’assureur), aura la charge de l’indemnisation :
Dans le cas d’un contrat signé sous le mode de la réclamation, l’assureur apporte sa garantie pendant la durée de validité du contrat, même si le fait à l’origine du sinistre s’est produit avant la souscription de la garantie. Cette modalité est proposée par la grande majorité des assureurs. La garantie se déclenche lorsque le client a connaissance de la réclamation et qu’il le déclare à son assureur en cours.
Dans le second cas, dit du “Fait Dommageable”, l’assureur apporte sa garantie dès lors que le fait à l’origine du dommage est survenu entre la date de prise d’effet et la date de résiliation ou d’expiration de la garantie. Autrement dit, une réclamation portant sur un dommage antérieur à la date de signature du contrat sera renvoyée vers l’ancien assureur. Or, l’assuré peut rencontrer des difficultés auprès de cet ancien assureur à faire intervenir une garantie subséquente.
Attention ! Une réclamation portant sur un dommage antérieur à la date de signature du contrat en cours sera renvoyée vers l’ancien assureur. Or, l’assuré peut rencontrer des difficultés auprès de cet ancien assureur à faire intervenir une garantie subséquente.
Chez CEA Courtage, nous ne proposons pas d’assureurs en « Fait Dommageable », excepté à la demande du client. Même dans ce cas, nous alertons nos clients sur le risque d’absence de couverture que peut entraîner ce type de contrat. »
Attention aux assureurs défaillants
« Depuis une directive européenne publiée en 2006, les assurés peuvent se tourner vers des compagnies d’assurance exerçant en libre prestation de services (LPS) dont le siège social est à l’étranger, mais nous recommandons d’éviter celles n’ayant aucune représentation en France. Non soumises à la supervision de l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR), ces assureurs ne sont pas dans l’obligation de prouver qu’ils disposent de provisions suffisantes pour faire face aux éventuels sinistres sur la durée de la garantie décennale. Si la prime ou le nombre de sinistres ont été sous-évalués, l’assureur ne pourra répondre à ses obligations.
En se tournant vers ces acteurs, pratiquant très souvent des tarifs attractifs, l’assuré s’expose à un risque de défaillance de son assureur et à la perte de la garantie décennale pour laquelle il a cotisé. De plus, il peut s’avérer difficile de trouver un nouvel assureur : certaines compagnies refuseront le passif, tandis que d’autres exigeront une prime de reprise venant s’ajouter aux primes précédemment payées par l’assuré. »
Thierry Barle, directeur général de CEA Courtage, présente le rôle du courtier en assurance dans la gestion des sinistres des bureaux d’études Construction et Génie Civil :
optimiser le potentiel règlement futur de l’assurance
transmettre les bonnes informations à l’assureur (justes et précises ; aller dans le sens de l’ingénieur ; actionner l’application des garanties du contrat)