Catégorie : Compétences

Comment intégrer les nouvelles technologies et contrôler les installations ? Comment garantir la sécurité et la conformité dans un environnement en constante évolution ? Les réponses dans les Émissions, Reportages et Interviews d’Améliorons La Ville.

  • Découvrez à quel point l’impression d’étiquettes peut être facile

    Découvrez à quel point l’impression d’étiquettes peut être facile

    Créez et imprimez rapidement des étiquettes fiables, quand vous en avez besoin, avec imprimantes portables de Brady. Regardez de courtes vidéos !

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  • Habilitation électrique : à chaque situation sa formation

    Habilitation électrique : à chaque situation sa formation

    B0, B1, B2V, BR, BC, BP, B2XL… Les habilitations électriques sont presque aussi nombreuses que les situations d’exposition au risque électrique. Jimmy Carton, formateur expert référent chez AFNOR Compétences, présente les formations Habilitation Électrique et les particularités du dispositif.

    À qui s’adressent les formations Habilitation Électrique ?

    Les formations à l’habilitation électrique s’adressent principalement à des opérateurs du second oeuvre, des ingénieurs de la construction, ou encore des contrôleurs et des inspecteurs en énergie. Nous délivrons différents types d’habilitations électriques, que l’on peut diviser selon deux types d’opérations : opérations d’ordre électrique ou opérations d’ordre non électrique.

    Les formations démarrent donc en fonction du niveau : B0 (travaux d’ordre non électrique), B1 (travaux d’ordre électrique), B2 (chargé de travaux d’ordre électrique), BR (chargé d’interventions générales) et BC (chargé de consignation), en ce qui concerne les installations basse tension. On retrouve également des formations spécifiques, comme celle requise pour les opérations sur installations photovoltaïques (BP) ou encore pour les futurs techniciens et les personnes amenées à intervenir en urgence sur un véhicule électrique accidenté (B2XL).

    Pour les opérations d’ordre électrique, l’habilitation ne s’adresse qu’à des stagiaires qui disposent préalablement d’un diplôme dans le domaine électrique ou qui ont suivi une formation de mise à niveau. Sans prérequis, il s’agit uniquement des formations H0 (haute tension) et B0 – qui concernent la connaissance des risques et des distances mais qui ne permettent aucune opération – ainsi que des formations BS et BE. La formation BS concerne des opérations de remplacement à l’identique, qui ne relèvent pas de l’électricien. La formation BE est quant à elle déclinée selon des opérations de quatre natures : Essai, Vérification, Mesure et Manoeuvre. Les formations B0, BS et BE ne conviennent donc pas aux dépanneurs, ni aux personnes qui ont des électriciens sous leurs ordres.

    Quel est le contenu de ces formations ?

    Chaque formation est composée d’une partie pratique et d’une partie théorique. Cette dernière suit la norme NF C18-510, qui définit le cadre de l’habilitation et de la formation en matière de durée et de contenu, ainsi que le rôle des personnes qui seront habilitées.

    Le stage commence par un rappel sur les notions de base (tension, courant…), puis s’attache à l’évaluation des risques et les effets du courant électrique avec des exemples de différents types d’accidents (contact direct, indirect, induction électromagnétique…). Nous travaillons également sur les notions liées aux différentes opérations d’intervention ou de travaux, sur les dispositifs de protection, sur les régimes de neutre et de consignation, sur les distances de sécurité et sur les notions de voisinage réseau, de consignation et de déconsignation. Sans oublier le matériel de sécurité et les règles concernant les incendies et les premiers secours.

    Côté pratique, les stagiaires sont mis en situation avec le port des équipements de protection individuelle (EPI) et la définition de l’analyse de risque. Ils pratiquent à cette occasion sur une armoire de type tertiaire ou industriel et réalisent des mesures d’intensité, de courant et de terre, en monophasé et en tri-phasé.

    Le tout est validé par une évaluation théorique, une étude de cas et une évaluation pratique où l’on sollicite le stagiaire sur des opérations, une mesure et la rédaction des documents de conformité. L’examen réussi, AFNOR Compétences délivre un avis après formation, qui permet à l’employeur de délivrer le titre d’habilitation, valable 3 ans.

    Quelle est la particularité de la formation chez AFNOR Compétences ?

    La principale particularité chez AFNOR Compétences, c’est de développer des formations sur le volet pratique au plus près des situations de travail. Les opérations et mesures sont réalisées en conditions significatives, sur une maquette sous tension et sous contrôle du formateur. Aussi, chaque formateur a une expérience du domaine de tension sur lequel il va intervenir, ainsi que des différentes opérations qui peuvent être réalisées. Que ce soit dans le domaine industriel, du bâtiment, du tertiaire ou des nouvelles technologies.

  • Qualité de l’air intérieur : où en sommes-nous ?

    Qualité de l’air intérieur : où en sommes-nous ?

    Revivez la table ronde de la web-conférence du Grand Circuit Contrôler le Bâtiment spécial « Qualité de l’air intérieur », co-organisé par Testoon et Info Diagnostiqueur. Une émission animée par Xavier Faure, le 17 mars 2020.

    Avec :

    • Émilie Hecquet – infirmière conseillère médicale en environnement intérieur au sein de l’association. pour la prévention de la pollution atmosphérique (APPA)
      APPA
    • Benjamin Rougeyroles – chargé de mission Coach Copro au sein de l’Agence Parisienne du Climat (APC)
    • Francis Tiffaneau – responsable activité énergétique chez Cerqual Qualitel Certification

    Revoir la web-conférence

    Le sujet : contexte et enjeux de la qualité de l’air intérieur pour la santé des occupants dans les logements et le tertiaire (bureaux, écoles…). Retour d’expérience et comparaison de la qualité de l’air dans la rénovation et les constructions neuves. Tour d’horizon des bonnes pratiques.

  • HellermannTyton propose des gaines tressées pour le blindage électrique des câbles

    HellermannTyton propose des gaines tressées pour le blindage électrique des câbles

    La gaine tressée en cuivre étamé HEGTB5 d’HellermannTyton est utilisée pour la protection et le blindage électrique des câbles, dans les industries du transport, les composants électroniques sensibles et le secteur de la défense. Elle est proposée en rouleaux de 10 mètres.

    Conçue pour la protection et le blindage électrique, la gaine HEGTB5 d’HellermannTyton est composée d’un tuyau en PVC amovible recouvert d’une tresse en cuivre étamé. Cette structure permet d’éviter toute déformation et une insertion plus facile des câbles. La gaine souple s’adapte à la forme donnée par les câbles, elle est proposée en plusieurs diamètres de 3 à 20 mm et présente une capacité d’extension d’environ 2 :1. Elle convient donc particulièrement aux applications dans des espaces restreints.

    Le modèle HEGTB5, en cuivre étamé, présente une efficacité de blindage renforcée, laquelle s’étend de 50 dB à 90 dB, variable selon le diamètre de la gaine et la fréquence électrique à bloquer. Sa couverture optique minimale est de 95 % afin d’éviter les interférences. Elle résiste à des températures de -40°C à +155°C.

    Par ailleurs, HellermannTyton propose une gamme complète de gaines de protection tressées à base de fils de cuivre mais aussi de fils polyester. Outre la protection standard, différents modèles sont disponibles en fonction des applications : anticorrosion, retardateurs de flamme, certifiés VG 96936-10/Type A pour les applications militaires.

  • Livre électronique : réponses aux principales questions sur les tests de fibre optique !

    Livre électronique : réponses aux principales questions sur les tests de fibre optique !

    Les réponses aux principales questions que vous vous posez sur la fibre optique !

    Nous accompagnons nos clients qui testent la fibre depuis plus de vingt-cinq ans. Notre équipe d’assistance technique a plus de 150 ans d’expérience combinée, et vient en aide à des centaines de clients chaque mois en répondant aux questions les plus complexes sur la fibre optique. Nous avons probablement couvert votre question principale d’une manière ou d’une autre.

    Grâce à ce guide numérique utile, obtenez des réponses détaillées à huit des questions sur les tests de fibre optique les plus posées à notre équipe.

  • Covid-19 : pour garantir le fonctionnement des antennes relais, les procédures s’assouplissent

    Covid-19 : pour garantir le fonctionnement des antennes relais, les procédures s’assouplissent

    Durant le confinement, l’afflux de connexions fait craindre une congestion du réseau numérique. Pour éviter tout risque de saturation, les formalités permettant l’implantation ou la modification d’une installation de communication électronique sont aménagées.

    Le confinement de la population a conduit à une mise sous tension des réseaux de communications électroniques résultant d’un accroissement massif des usages numériques (télétravail, cours par Internet, streaming, jeux en ligne, etc.). L’ordonnance n° 2020-320 du 25 mars 2020 vient adapter les procédures applicables pour garantir la continuité du fonctionnement de ces infrastructures.

    Quatre procédures administratives préalables en vue de l’implantation ou de la modification d’une installation de communications électroniques sont ainsi aménagées :

    • suspension de l’obligation de transmission d’un dossier d’information au maire ou au président d’intercommunalité en vue de l’exploitation ou de la modification d’une installation radioélectrique sur le territoire d’une commune (C. P. et télécommunications électroniques, art. L. 34-9-1, II B). L’exploitant doit néanmoins continuer d’informer l’autorité locale par tout moyen et régulariser sa situation, lorsque l’installation ou la modification est pérenne, dans un délai d’un mois à compter de la fin de l’état d’urgence sanitaire ;
    • possibilité pour l’exploitant d’une station radioélectrique de prendre une décision d’implantation sans accord préalable de l’Agence nationale des fréquences, ANFR (C. P. et télécommunications électroniques, art. L. 43, I). L’exploitant doit également continuer d’informer l’Agence par tout moyen et régulariser sa situation, lorsque l’implantation est pérenne, dans un délai de trois mois à compter de la fin de l’état d’urgence sanitaire ;
      Remarque : cette disposition est applicable en Polynésie française, dans les îles Wallis et Futuna, dans les Terres australes et antarctiques françaises et en Nouvelle-Calédonie.
    • réduction du délai d’instruction des demandes de permissions de voirie relatives aux installations de communications électroniques implantées à titre temporaire et dans le cadre d’interventions urgentes à quarante-huit heures (C. P. et télécommunications électroniques, art. L. 47). Aux termes de ce délai, le silence gardé par l’administration vaut acceptation ;
    • dispense d’autorisation d’urbanisme au titre de l’article L. 421-5, b du code de l’urbanisme pour les constructions, installations et aménagements nécessaires à la continuité des réseaux et services de communications électroniques ayant un caractère temporaire. Leur implantation peut perdurer jusqu’à deux mois après l’expiration de la durée de l’état d’urgence sanitaire afin de permettre leur démantèlement.

    L’ensemble de ces adaptations sont strictement limitées à la période pendant laquelle l’état d’urgence sanitaire est déclaré par le Premier ministre. Elles ne peuvent être appliquées qu’à la condition que la construction, l’installation, l’aménagement ou la modification d’une installation radioélectrique soit rendue strictement nécessaire pour assurer la continuité du fonctionnement des services et des réseaux de communications électroniques.

    Gaëlle Guyard, Code permanent Environnement et nuisances

    > Ord. n° 2020-320, 25 mars 2020 : JO, 26 mars

  • Photovoltaïque : des délais supplémentaires accordés pour les appels d’offres

    Photovoltaïque : des délais supplémentaires accordés pour les appels d’offres

    Le ministère de la transition écologique et solidaire a décidé de maintenir une souscription en juillet à hauteur d’un tiers du volume prévu, et de reporter 2/3 du volume pour une période nouvelle en novembre pour les appels d’offres solaire photovoltaïque (PV) au sol comme celui de l’éolien.

    Pour les autres, un décalage des dates de souscription est prévu.

    Filières Date de dépôt des offres
      Ancienne date Nouvelle date
    Solaire PV sol 3 juillet

    1/3 : 3 juillet

    2/3 : 3 novembre

    Solaire PV Fessenheim 31 juillet 30 septembre
    Solaire PV bâtiment 6 juillet 6 septembre
    Solaire PV innovant 3 avril 3 juin
    Solaire PV ZNI 12 juin 12 août
    Autoconsommation 18 mai 18 juillet
  • Democlès annonce ses mesures pour une maîtrise d’ouvrage exemplaire

    Democlès annonce ses mesures pour une maîtrise d’ouvrage exemplaire

    Ecosystem et l’ADEME lancent un appel à projets pour de meilleures pratiques de gestion des déchets de chantier, un dispositif de traçabilité est à l’étude et un guide de bonnes pratiques des diagnostics déchets avant démolition sera prochainement publié.

    Lancée fin 2014 par l’éco-organisme Ecosystem, grâce au cofinancement de l’ADEME, la plateforme collaboratrice Démoclès vise à améliorer les pratiques en matière de prévention et de gestion des déchets issus de chantiers du bâtiment et notamment les opérations de démolition et de réhabilitation.

    Avant l’entrée en vigueur en 2022 de la nouvelle filière à responsabilité élargie du producteur (REP) créée par la loi relative à la lutte contre le gaspillage et à l’économie circulaire, le projet est entré dans sa dernière étape, celle de l’accompagnement des acteurs du secteur dans l’appropriation des différents outils. Démoclès met à disposition de nouvelles ressources : une étude préalable d’un dispositif de traçabilité des déchets de chantiers du bâtiment et un guide du diagnostiqueur. Un appel à projets « Gestion des déchets de chantiers du bâtiment : pour une maîtrise d’ouvrage exemplaire » est lancé.

    Le dispositif de traçabilité des déchets de chantiers du bâtiment doit évoluer

    Une étude préalable définit un modèle dématérialisé de traçabilité physique des flux de déchets, géré par un « tiers de confiance » qui permettrait de répondre aux besoins de chacun des acteurs de la chaîne des responsabilités. Elle n’a pas pour finalité de définir précisément le mode de fonctionnement, de gouvernance et de financement de cette traçabilité, mais de poser les grands principes de ce futur modèle. Elle établit toutefois une première approche économique du modèle. Un benchmark des plusieurs systèmes de traçabilité existants a été réalisé et il a été étudié si leur transposition était possible pour répondre à la problématique des déchets de chantier.

    Le système de traçabilité devra se baser sur une procédure de caractérisation des flux de déchets via la mise en place d’un standard commun. Il devra couvrir l’ensemble des déchets (inertes, non dangereux non inertes, dangereux) de chantiers de taille significative des maîtres d’ouvrages professionnels, les chantiers des particuliers seront exclus du périmètre. L’objectif final sera de favoriser la valorisation des déchets de chantiers du bâtiment.

    Parallèlement à la réforme du diagnostic déchets avant démolition opérée dans le cadre de la loi relative à l’économie circulaire, un guide de bonnes pratiques du diagnostiqueur doit être prochainement publié.

    Recherche futurs chantiers exemplaires en matière d’économie circulaire

    Démoclès lance un appel à projets co-financé par Ecosystem et l’ADEME afin d’accompagner 50 maîtres d’ouvrages vers de meilleures pratiques de gestion et de valorisation des déchets de chantier. Les lauréats bénéficieront de l’accompagnement par des bureaux d’études spécialisés pour conduire un état des lieux de leurs pratiques, leur proposer un plan d’action pour leur conduite du changement et en suivre la mise en place. Cet accompagnement pourra concerner un chantier test ou l’ensemble du périmètre d’intervention du maître d’ouvrage lauréat.

    Ces pratiques d’exemplarité consistent en la réalisation d’un diagnostic déchets de qualité, la prise en compte des résultats du diagnostic déchets dans les documents de marchés, la prise en compte des responsabilités des maîtres d’ouvrage vis-à-vis des déchets générés dans les documents de marché, la mise en place d’outils de reporting, la traçabilité des déchets.

    Sont concernés les maîtres d’ouvrage public ou privé réalisant régulièrement des opérations de démolition ou de réhabilitation significatives. Sont recherchés des chantiers test dont la phase de consultation des entreprises n’a pas commencé. Les dossiers sont attendus avant le 30 avril 2020. Les lauréats seront annoncés fin mai 2020 pour un démarrage de l’accompagnement dès le mois de juin.

    Gaëlle Guyard, Code permanent Environnement et nuisances

    > Etude préalable d’un dispositif de traçabilité des déchets de chantiers, 2019

  • Qualité de l’air intérieur : placer la santé au coeur de l’acte de construire

    Qualité de l’air intérieur : placer la santé au coeur de l’acte de construire

    L’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (ADEME) a élaboré une méthode de management de la qualité de l’air intérieur des bâtiments, focalisée sur l’apprentissage par le terrain (ECRAINS®).

    Cette démarche, qui s’adresse aux principaux acteurs du bâtiment et concerne les projets neufs et en réhabilitation, « vise à limiter durablement les émissions de polluants à la source et à pérenniser la qualité des ambiances intérieures ».

    Elle répond aux deux objectifs suivants :

    • améliorer la qualité des projets en proposant un cadre de travail permettant de faire progresser chaque opération vers la meilleure version d’elle-même ;
    • renforcer les compétences des professionnels en proposant un système d’accompagnement des acteurs et des ressources spécifiques facilitant l’apprentissage collectif et l’expérimentation.

    ADEME, Placer la santé au coeur de l’acte de construire, janv. 2020 (s’ouvre dans un nouvel onglet) »>> ADEME, Placer la santé au coeur de l’acte de construire, janv. 2020

  • Qualité de l’air intérieur : le contrôle de la ventilation a son référentiel

    Qualité de l’air intérieur : le contrôle de la ventilation a son référentiel

    La qualité de l’air intérieur fait l’objet d’une attention croissante des pouvoirs publics et des acteurs du bâtiment. L’essentiel de l’enjeu réside dans le contrôle des systèmes de ventilation des bâtiments. Le point sur la pratique et les appareils de mesure avec Jean-Michel Catherin, dirigeant de Testoon.

    Sur quels éléments peut-on agir pour améliorer la qualité de l’air intérieur ?

    La qualité de l’air intérieur est affectée par trois facteurs :

    • les émissions de polluants internes à l’habitat, liés à l’utilisation de matériaux et des produits d’entretien (les formaldéhydes et autres COV* émis par les colles, solvants et vernis par exemple).
    • les émissions externes telles que les particules fines et le benzène, majoritairement issues des automobiles ou de certains commerces et usines.
    • les défauts de ventilation, qui dégradent l’évacuation des émissions de CO2 issues de la respiration humaine et le remplacement de l’air par un air plus sec et moins chargé en CO2.

    Si un premier levier d’action consiste à limiter l’utilisation des produits et matériaux polluants au sein du logement, c’est avant tout sur la performance de la ventilation que se joue la qualité de l’air intérieur. D’un point de vue sanitaire, pour se sentir bien dans un appartement, il faut viser une température comprise entre 18 et 23°C, un taux d’hygrométrie de 40 à 60 % et un taux de CO2 en dessous de 1 000 PPM. La réglementation exige quant à elle des débits d’air extrait minimum. Or, 60 à 70 % des VMC ne sont actuellement pas aux normes.

    Comment contrôler le bon fonctionnement de la ventilation ?

    Le bon fonctionnement de la ventilation dépend de la qualité de son installation, de son dimensionnement, de la perméabilité du réseau et de son entretien. Avec l’appui du Ministère de la Transition Écologique, l’Ademe et le CEREMA** ont élaboré un protocole de référence à partir d’un état des lieux des pratiques existantes. Baptisé Promevent, il restitue toutes les bonnes pratiques sous la forme d’un guide d’accompagnement. C’est aussi une première brique essentielle qui pourrait amener à une future réglementation sur les contrôles.

    Le protocole Promevent détaille quatre grandes familles de contrôles :

    • la pré-inspection, qui consiste à faire le bilan de l’installation existante.
    • les vérifications fonctionnelles, réalisées sur site et qui concernent l’état et le fonctionnement des composants du système de ventilation. Cette partie est composée de 40 fiches, soit autant de configurations observées.
    • les mesures fonctionnelles aux bouches, où l’on accède uniquement à la partie visible. Le protocole définit les différents types de mesure et de matériel de mesure.
    • la mesure spécifique de perméabilité à l’air des réseaux, qui se concentre sur les conduits de ventilation et leur étanchéité.

    Quels sont les outils de mesure préconisés ?

    Le protocole définit les appareils nécessaires à ces contrôles et leur niveau de performance. En ce qui concerne les mesures fonctionnelles, on utilise principalement des anémomètres pour mesurer la vitesse du flux d’air, associés à un cône pour canaliser ce flux au niveau de la bouche. Il existe des anémomètres à hélice, qui nécessitent un minimum de débit pour fonctionner ou encore des anémomètres à fil chaud, permettant de mesurer des débits faibles. Le protocole Promevent définit pour chaque cas de figure le matériel adéquat. Pour les ventilations à double flux, des équipements plus précis sont nécessaires.

    Le contrôle de la perméabilité à l’air permet quant à lui d’identifier les pertes du réseau et d’ainsi éviter le sur-dimensionnement de l’installation, responsable d’une altération de l’efficacité énergétique du système. On procède alors à des tests d’étanchéité en mettant le réseau sous pression avec un appareil de mesure de l’étanchéité du réseau, à l’instar du DP700 de Wöhler, qui détermine la classe d’étanchéité du réseau.

    * Composés organiques volatiles
    ** Centre d’études et d’expertise sur les risques, l’environnement, la mobilité et l’aménagement