Catégorie : Compétences

Comment intégrer les nouvelles technologies et contrôler les installations ? Comment garantir la sécurité et la conformité dans un environnement en constante évolution ? Les réponses dans les Émissions, Reportages et Interviews d’Améliorons La Ville.

  • Pilotage de l’énergie : rôle du bureau d’études et retour sur investissement

    Pilotage de l’énergie : rôle du bureau d’études et retour sur investissement

    Luc Welfringer, responsable du pôle énergie chez Manexi, et Albert Fernandes, responsable d’activité GTB/Cybersécurité, répondent aux questions sur le pilotage des solutions de stockage de l’électricité dans le Bâtiment, sur le retour sur investissement de ces solutions et sur le rôle du bureau d’études dans ces projets. Une vidéo réalisée à l’occasion du Grand Circuit Energiser le Bâtiment.

    Retranscription

    À quel moment du projet faut-il faire appel à l’expertise d’un bureau d’études ?

    L.W.
    Il y a vraiment trois étapes clés. Le bureau d’études va servir à faire l’interface entre le maître d’ouvrage, qui exprime son besoin dans des termes qui ne sont pas forcément techniques car ce n’est pas son coeur de métier, et des fournisseurs de solutions et des entreprises qui vont installer, qui elles sont très techniques et ont besoin de bien comprendre les maîtres d’ouvrage. Donc le premier moment clé, c’est la traduction des besoins du maître d’ouvrage en des spécifications techniques qui vont permettre aux professionnels de concevoir le système le plus adapté.

    Le second moment, c’est au moment de la mise en service des systèmes. Puisque là encore les systèmes sont de plus en plus complexes. On a énormément d’exemples de bâtiments sur lesquels ces systèmes là ont été installés. Et personne ne sait comment ils fonctionnent : l’entreprise qui les a installés est partie sur un autre chantier ; et puis le mainteneur qui doit les récupérer est arrivé un peu en retard et il se retrouve avec un système sans trop de documentation, il ne sait pas trop comment ça marche ; donc il va avoir tendance à pousser toutes les manettes à fond pour que le confort soit assuré, mais la performance on ne sait pas trop.

    Et puis ensuite, c’est à travers des missions d’accompagnement sur la durée type commissionnement, contrat de performance énergétique ou encore certification environnementale, qui permettent de sécuriser un maintien de la performance au delà de la conception de cette performance et de la mise en oeuvre de cette performance.

    Quel accompagnement proposer au maître d’ouvrage tout au long de la vie du bâtiment ?

    L. W.
    Effectivement, quand on discute avec un maître d’ouvrage de ses besoins on lui dit toujours de penser à l’exploitation parce que c’est, toujours en durée et en coût d’exploitation, la période qui est la plus longue et la plus importante. Donc on essaie toujours de concevoir un système en vue de son exploitation.

    Pendant cette exploitation, il existe différents accompagnements qui permettent de maîtriser et de sécuriser, voire de garantir la performance. Notamment via le contrat de performance énergétique, qui est un mécanisme contractuel qui permet de garantir la performance à travers un dispositif qui conclu entre le maître d’ouvrage et l’entreprise qui va maintenir le bâtiment.

    On a aussi beaucoup de certifications et de labélisations, qui étaient initialement très orientées environnementales et généralistes. Certaines d’entres elles se focalisent sur les systèmes de régulation et de pilotage. On peut parler par exemple de WiredScore et R2S, qui sont vraiment centrés et focalisés sur les systèmes du bâtiment intelligent. C’est aussi un dispositif et un accompagnement qui permet de garantir dans la durée le bon fonctionnement de ces équipements.

    Quelles sont les solutions de pilotage qui ont le meilleur retour sur investissement ?

    A.F.
    Les solutions de pilotage idéales n’existent pas réellement. Il n’y a pas vraiment de produits ou de technologies majeures qui permettent de répondre à tous les cas de figure. C’est la raison pour laquelle il est important de bien concevoir la solution globale qui va permettre de répondre à la fois aux enjeux financiers, aux objectifs réglementaires, en fonction des contraintes. Pour les différentes solutions et outils disponibles aujourd’hui, leur coût va augmenter en fonction de ces facteurs : la taille du bâtiment, la finesse que l’on veut atteindre, les objectifs d’économies que l’on veut obtenir, les ressources disponibles… Tout cela a un coût, ce sont donc des solutions qui se conçoivent au cas par cas.

    Le CAPEX (dépenses d’investissement) que l’on va investir dans les équipements, dans la solution, sera inversement proportionnel au coût d’OPEX (dépenses d’exploitation). Normalement, avec un automatisme poussé au maximum (par exemple grâce à des systèmes de GTB), on va permettre d’automatiser au maximum le pilotage. Par exemple quand on a un système bi-directionnel on peut très bien délester par endroit pour puiser dans le stockage d’énergie ; quand on a a disposition des groupes électrogènes ou des onduleurs avec du photovoltaïque, on peut très bien charger en énergie quand elle est très peu chère et la restituer quand elle est plus chère pour la revendre ou l’utiliser. Tout cela doit être automatisable, et ce n’est possible que si on industrialise les équipements à l’échelle du bâtiment et du parc.

  • Guide : 7 conseils pour éviter les litiges

    Guide : 7 conseils pour éviter les litiges

    À travers un document de 6 pages, le Cabinet Condorcet propose aux diagnostiqueurs 7 conseils pour éviter les litiges.

    Parce qu’elle accompagne un acte important de la vie des ménages et des entreprises, la profession de diagnostiqueur immobilier symbolise, peut-être plus que beaucoup d’autres activités, à la fois la judiciarisation de la société (un diagnostiqueur est en moyenne mis en cause environ une fois par an) et l’évolution constante de la jurisprudence vers une surprotection des consommateurs.

    Partenaire incontournable de cette profession objectivement « à risque », le Cabinet Condorcet est positionné sur un marché très réglementé et travaille avec plusieurs grandes compagnies d’assurances, nous permettant de proposer des solutions adaptées à chaque situation. Nos accords avec de grands assureurs nous permettent d’établir des contrats d’assurances sur les marchés classiques et complexes, nous sommes en capacité de trouver des solutions et de proposer des offres sur-mesure afin de couvrir l’ensemble de l’activité et construire un contrat adapté et sur-mesure. Mais alors que les difficultés pour s’assurer ne sont pas liées à la nature des activités mais plutôt aux antécédents du professionnel, le diagnostiqueur doit plus que jamais adopter les bonnes pratiques.

  • Jicable 2019 : une référence scientifique dans le domaine des Câbles Electriques et de leurs accessoires

    Jicable 2019 : une référence scientifique dans le domaine des Câbles Electriques et de leurs accessoires

    Partenaire historique de Jicable, le SYCABEL a présenté trois publications lors de la 10ème édition de la Conférence Internationale consacrée aux Câbles d’Energie Isolés, en juin dernier, à Versailles.

    L’utilisation des câbles d’énergie isolés se généralise dans les réseaux de transport et de distribution d’énergie électrique. Cet essor est consécutif au développement considérable d’innovations technologiques hautement performantes et liées à la pression environnementale.

    Jicable, le forum qui leur est consacré, se déroule tous les quatre ans depuis 1984 et permet une analyse en profondeur de l’Etat de l’Art et des perspectives d’avenir. Parmi les 330 communications présentées à l’occasion de Jicable’19 aux 700 participants provenant de 49 pays, le SYCABEL s’est exprimé sur trois questions d’actualité cruciales : la résistance à la corrosion, la consignation sans coupure d’un cable à Haute Tension et le Règlement Produits de Construction.

    Protocole d’essais accélérés de résistance à la corrosion

    La possible interdiction en 2025 du plomb métallique utilisé comme revêtement protecteur du conducteur de neutre dans certains câbles basse tension de distribution d’énergie, décrits dans la norme française NF C 33-210, a conduit le SYCABEL à anticiper en proposant au marché français une alternative techniquement fiable. Un groupe de travail a été constitué dès 2018 pour envisager des solutions capables d’offrir, entre autres, une résistance à la corrosion au moins aussi performante que celle du revêtement de plomb.

    Dans cette optique, des échantillons de câbles fournis par les adhérents du SYCABEL ont été testés au CETIM de Nantes, laboratoire indépendant spécialisé dans l’étude des phénomènes de corrosion. Ces câbles, avec ou sans plomb, ont été comparés les uns aux autres afin de déterminer un cycle de vieillissement accéléré sous atmosphère hautement corrosive (forte salinité et températures élevées).

    Le sujet de la présentation du SYCABEL lors de Jicable’19 était donc la description de ce nouveau protocole d’essais accélérés de résistance à la corrosion pour valider et classer les performances en termes de durée de vie des futurs câbles.

    Vers une consignation sans coupure d’un câble Haute Tension (HTB)

    Lors d’une intervention de maintenance sur une ligne Haute Tension, il est vital d’identifier parfaitement les conducteurs d’une liaison souterraine. La continuité de fonctionnement des liaisons HTB* est un enjeu majeur de la qualité de fourniture et transmission d’électricité.

    La norme NF 18-510 qui détermine comment assurer la sécurité des opérateurs travaillant sur les réseaux d’énergie, impose de piquer les câbles Haute Tension (HTB) pour s’assurer qu’ils ne sont plus sous tension. C’est-à-dire que l’isolant est perforé et le conducteur mis à la terre. Malheureusement la conséquence de cette méthode est de détruire l’isolant du câble.

    Aussi, le SYCABEL qui travaille sur une méthode alternative non destructive qui permettrait d’identifier de façon certaine une liaison dont le conducteur a été mis à la terre aux deux extrémités, a fait une communication pour présenter ses travaux durant Jicable’19.

    Des tests ont été réalisés afin de mettre en place un protocole d’essais fiable d’une méthode de vérification d’absence de tension sans piquage du câble HTB mais par injection et mesure de courant. Ils ont permis de mettre en évidence la qualité de ce procédé. D’ores et déjà les résultats obtenus confirment les attentes et démontrent la faisabilité de la consignation de l’ouvrage ou de l’installation, sans coupure du câble, mais avec identification certaine du conducteur ou de l’écran, sur le lieu de travail, par utilisation d’un dispositif (émetteur récepteur), comme en HTA.

    Règlement Produits de Construction : la réponse des câbles Haute Tension à courant alternatif et à courant continu

    Le Règlement Produits de Construction (RPC) et son application aux câbles Haute et Très Haute Tension est en débat depuis plusieurs années, notamment en France. La Conférence Internationale Jicable’19 a donné au SYCABEL l’opportunité de présenter une publication sur le sujet.

    Ont été successivement exposés le contexte, en particulier règlementaire, ainsi que l’influence des techniques de gestion de la sécurité incendie sur les liaisons HT. En France, comme partout en Europe, les câbles de puissance installés de façon permanente dans les ouvrages de constructions doivent être conformes au RPC depuis juillet 2017.

    A partir d’une revue des conséquences de la règlementation européenne, essentiellement du RPC sur les installations Haute Tension, et au travers d’une série d’expériences avec des câbles HT, des orientations ont été données sur les solutions à proposer aux opérateurs de réseaux de transport d’électricité pour répondre aux nouveaux besoins et exigences.

    La présentation a mis l’accent sur le cadre légal et ses conséquences sur les câbles HT, l’état de l’art et la capacité des fabricants à fournir des câbles ayant des niveaux de performance améliorés en cas d’incendie.

    * Une liaison souterraine HTB est un ouvrage en câbles isolés assurant le transport d’un courant alternatif de tension nominale strictement supérieure à 50 kV. Les niveaux de tension pour le raccordement au RPT sont 63kV2, 90kV, 150kV3, 225kV et 400kV en courant alternatif.

    Source : RTE, CAHIER DES CHARGES GENERAL -LIAISONS SOUTERRAINESCCG–LS – Mars 2019

  • Pourquoi et comment organiser un management de la qualité BIM ?

    Pourquoi et comment organiser un management de la qualité BIM ?

    Philippe Durand, directeur de programme chez Bureau Veritas Certification, explique pourquoi et comment organiser un management de la qualité BIM.

    Retranscription

    Pourquoi et comment organiser un management de la qualité BIM ?

    Le BIM est une nouveauté qui nécessite que tous les acteurs puissent avoir la même information ou la possibilité de se coordonner pour comprendre ce qu’on leur demande dans la démarche BIM, puisque le BIM est avant tout une démarche.

    Pour se faire, il y a plusieurs possibilités. Soit que tous les acteurs fassent l’objet d’une formation pour comprendre la démarche BIM, mais ça peut prendre un certain temps qui n’est peut-être pas compatible avec les données économiques actuelles et la rapidité d’exécution des chantiers. Donc l’une des solutions pourrait consister à organiser la coordination du chantier BIM au travers d’un plan de qualité, inventer un système de management de la qualité d’un projet BIM. Plusieurs intérêts : tous les acteurs pourraient avoir l’expérience d’une tierce partie indépendante qui apporterait un regard critique et qui permettrait peut-être au maitre d’ouvrage de mieux appréhender les besoins de l’exploitant futur, mais également de pouvoir valider et certifier l’ensemble des données du bâtiment et les données à exporter en imaginant que les Data puissent être utilisées dans la vie du bâtiment pour les entreprises de contrôle, d’inspection ou de maintenance.

    Faut-il certifier les intervenants ?

    On peut l’imaginer, mais il y a certainement d’autres données possibles. Parce qu’il ne faut pas perdre de vue que la démarche BIM existe depuis plusieurs années et qu’il y a des opérateurs qui sont aujourd’hui totalement compétents. Et ces gens là ne peuvent pas être pénalisés sous prétexte qu’une certification se met en place aujourd’hui. Donc il faut il tout de même tenir compte du panel des compétences existantes aujourd’hui et qui sont éprouvées.

    Le marché est-il dans l’attente de la création de signes de qualité ?

    On peut considérer un réel manque car nous sommes dans une période de transition sur l’usage, avec des documents qui sont remis à la fin d’une construction. On a tendance à dire qu’on a des plans tels que construits, ça clôture la fin d’un chantier et on signe le PV de réception. On ne se soucie pas de ce que l’on peut faire de ces plans ou des notices techniques qui sont associées au produit. Alors qu’aujourd’hui ces plans vont vivre avec le bâtiment, et les notices techniques vont être totalement dématérialisées pour un usage. C’est cette transition qui est à comprendre. Elle ne sera réussie que si les données que l’on va héberger et transmettre sont fiables et pertinentes, ce que l’on ne peut pas garantir aujourd’hui. Le temps que les gens prennent conscience de cet usage nécessite un accompagnement. Et les maîtres d’ouvrage ont besoin d’une validation forte parce qu’il y a un intérêt économique non négligeable pour l’avenir sur toute la chaine de vie d’exploitation d’un ouvrage.

    Quelle est l’expérience de Bureau Veritas Certification sur le sujet du BIM ?

    Bureau Veritas Certification a une expérience internationale sur les maquettes BIM de part les zones géographiques sur lesquelles il opère. Il est vrai qu’aujourd’hui l’ensemble des acteurs du groupe se sont focalisés sur ce qu’est un projet BIM et ce que l’on peut en faire, parce que c’est un sujet qui est très complexe et qui nécessite d’avoir des compétences sur les fondamentaux de la construction d’un ouvrage et des livrables qui sont donnés en fin de construction, mais également sur l’exploitation des Data en tant que données techniques du bâtiment, et la fiabilités des Data en tant que métadonnées puisque ces dernières peuvent être détournées pour faire un certain profit.

    Donc la philosophie BIM chez Bureau Veritas Certification, c’est d’allier les compétences tant sur l’aspect construction, sur ce que l’on veut faire des données techniques pour faire vivre le bâtiment, mais également sur la sécurité des données pour que le bâtiment ne puisse pas être « violé » avec des données introduites volontairement par malveillance. Toute la chaine de confiance doit exister sur tous ces aspects là. Bureau Veritas Certification a la chance de pouvoir réunir tous ces acteurs au sein de ses équipes.

  • Diagnostics immobiliers : évolution du marché et 7 conseils pour éviter les litiges

    Diagnostics immobiliers : évolution du marché et 7 conseils pour éviter les litiges

    Thierry Barle, dirigeant de Cabinet Condorcet, présente les évolutions du marché des diagnostics immobiliers en 2019 et présente avec Grégoire Marion, responsable de la branche Responsabilité Civile, 7 conseils pour éviter les litiges.

    Retranscription

    Quelle évolution du marché des diagnostics en 2019 ?

    « Sur l’année écoulée, nous avons constaté une concentration des activités avec le regroupement des acteurs, pour former des groupes plus importants. On a une professionnalisation du métier avec, pour un grand nombre, la volonté d’aller sur des diagnostics plus techniques, plus complexes, mais aussi plus engageants. »

    De nouvelles pratiques impactent-elles les contrats d’assurance ?

    « Pour accompagner cette évolution, le Cabinet Condorcet fait évoluer ses contrats : nous augmentons vos capitaux, nous augmentons les garanties, nous adaptons les éléments relatifs à votre activité.»

    Comment le Cabinet Condorcet accompagne ses clients devant l’évolution de la réglementation ?

    « Dans ce contexte, le Cabinet Condorcet, fort de ses partenariats avec notamment la Chambre des diagnostiqueurs immobiliers de la FNAIM (CDI-FNAIM) et le cabinet d’avocats spécialisé dans la profession De Angelis, cherche à accompagner l’ensemble des diagnostiqueurs dans cette évolution, dans cette maturité et dans la professionnalisation des démarches.

    Le réglementaire va prendre une part de plus en plus significative dans les missions au quotidien.

    Afin de faciliter cette approche aux professionnels et que chacun puisse maitriser au mieux ses responsabilités, Condorcet a créé le guide des 7 bonnes pratiques dans le domaine de l’assurance, de manière à ce que chacun puisse préserver ses intérêts. »

    7 conseils pour éviter les litiges

    1. Toujours prendre des photos et les conserver

    Jointes en annexe des rapports, les photographies complètent des descriptifs souvent trop brefs et incapables de décrire l’ensemble. Elles constituent la preuve utilisée par les avocats en cas de litige.

    Exemple : le bien a-t-il été rénové depuis la venue du diagnostiqueur laissant paraître un coffrage amianté ? Dans ce cas, le professionnel ne peut en avoir pris connaissance car sa mission est non destructive. En cas de plainte, les photos permettront d’apporter la preuve.

    2. Ne croire que ce que l’on voit

    Il est important de ne pas croire sur parole les clients, et de ne pas retranscrire leur propos dans le rapport, sans vérification.

    Exemple de sinistre réel : un diagnostic réalisé dans une maison en bois, composée de panneaux. Le propriétaire indiquant que ces panneaux sont composés de bois. Or, il s’agissait de plaques en bois recouvrant des plaques d’amiante. Il incombe au professionnel de vérifier ou écrire dans son rapport que cette information vient du vendeur.

    3. Demander des documents

    Afin de limiter sa responsabilité, le diagnostiqueur a tout intérêt à réclamer un maximum de documents (plans, factures, etc.). En cas d’absence de réponse, il est important de le noter, aussi. Cela démontrera que la demande a été formulée.

    Exemple de sinistre réel : un diagnostiqueur a œuvré dans une maison déclarée sans cave. Après la vente, le vendeur a découvert sous l’habitation une cave, emplie de mérule. Le diagnostiqueur n’ayant pas mentionné cette pièce a été tenu responsable des dommages. Le professionnel a donc tout intérêt à éditer un rapport mentionnant les documents communiqués ou non. Ce travail de secrétariat important permettra de limiter sa responsabilité.

    4. Se re-déplacer

    Lors de mises à jour de diagnostics, certains professionnels, souvent à la demande du vendeur, modifient simplement la date du rapport, sans procéder à un nouveau diagnostic. Or, le bien peut avoir été modifié et seul une nouvelle visite permettra de s’assurer de la véracité des informations retranscrites. Le diagnostiqueur ne doit donc pas renouveler son rapport sans vérification, même pour arranger un client avec qui il entretien de bons rapports !

    5. Répondre rapidement aux réclamations des tiers

    Soit directement, soit par le biais de l’assureur, qui vous assiste. Cela permet d’éviter au maximum les réclamations judiciaires et de favoriser le règlement amiable des litiges.

    6. Le cas de la sous-traitance

    Il est important de rédiger un contrat de sous-traitance (ou d’avoir un écrit) mentionnant les missions de chaque partie, et de prévenir ses clients lorsqu’un diagnostic sera effectué par un prestataire extérieur. En cas de litige, cela permet de dégager la responsabilité du donneur d’ordre de toute responsabilité en cas de litige.

    7. Le règlement amiable est une meilleure solution que le règlement par voie judiciaire

    Le développement des lois de protection des consommateurs et la jurisprudence constante entraîne dans la plupart des cas une condamnation des diagnostiqueurs, en cas de simple doute et s’il ne peut pas prouver son innocence. Il est donc plus important de solutionner un litige à l’amiable et réglé par son assureur que de s’enliser dans une procédure longue et souvent coûteuse.

  • Pilotage énergétique : impacts, nouveaux risques et gains

    Pilotage énergétique : impacts, nouveaux risques et gains

    Sébastien Meunier, directeur du développement chez ABB, répond aux questions sur le pilotage des solutions de stockage de l’électricité dans le Bâtiment à l’occasion du Grand Circuit Energiser le Bâtiment.

    Transcription

    Quel est l’impact des nouvelles solutions de stockage sur les réseaux électriques ?

    Je vais revenir un instant sur les systèmes de stockage. De quoi parle-t-on ? On a vu apparaitre des systèmes de stockage, par exemple dans le résidentiel (du 3 kW). Là, les systèmes de stockage d’énergie dont on parle, c’est de 30 à 1600 kW, pour chaque sous-système. Evidemment, on peut étendre les capacités par modules de la quantité de batteries dont on a besoin, au delà de la puissance. Nous sommes sur des capacités assez conséquentes. L’impact, ça va être de se mettre d’accord si l’on veut autoconsommer ou réinjecter. Il y a donc un impact contractuel qui est important. On a vu les conventions d’autoconsommation apparaitre à ce sujet là.

    Et puis il y a un impact sur le dimensionnement du réseau, c’est à dire sur la conception même de l’architecture électrique d’un site ; le fait même d’introduire des systèmes de stockage va modifier l’architecture électrique du réseau. Donc il y a un impact sur la conception et l’exploitation.

    Est-ce que les nouveaux systèmes amènent de nouveaux risques ?

    Je vais en citer deux. Ces nouveaux systèmes énergétiques fonctionnent, ils sont disponibles. On a des sites d’expérimentation. Par rapport au challenge que je citais tout à l’heure, le premier risque c’est de savoir si collectivement on saura saisir les opportunités de ces nouveaux systèmes énergétiques ? La PPE a donné un certain nombre d’objectifs à atteindre. Maintenant la question c’est « comment on va les atteindre ? » On sait que l’on ne pourra pas tout faire avec des décrets et des obligations. Le vrai risque que l’on a, et en même temps l’opportunité, c’est de mettre en oeuvre ces nouveaux systèmes énergétiques. On a notamment un contrat stratégique de filière qui a été signé sur les nouveaux systèmes énergétiques. Maintenant, il faut que l’on se mette tous ensemble autour de la table pour savoir comment on va atteindre ces objectifs. C’est facile de mettre dans un décret « moins 50 % », mais comment on fait ? C’est à nous collectivement de le faire.

    Après, on a une deuxième risque qui est plus lié à la profession d’intégrateur électricien : même si les conditions de marché deviennent favorables, on a de la formation à mettre en place. On a une vision système qui est un peu différente de celle que l’on a aujourd’hui du lot technique courant fort. Donc il faut intégrer des dimensions supplémentaires. Le risque, c’est que si on n’arrive pas à produire suffisamment de formation de qualité, si les entrepreneurs ne se saisissent pas de ce sujet, on va passer à côté.

    Comment le big data peut-il contribuer aux économies d’énergie ? Des exemples concrets ?

    La caractéristique des objets connectés, c’est que ça génère beaucoup de données. Mais qu’est-ce que l’on peut en faire ? Il y a deux grandes applications.

    Des applications sur la régulation des usages. Les automatismes c’est très bien, mais avec le big data et l’intelligence artificielle on va avoir des fonctionnalités supplémentaires. Par exemple de prévision des scénarios d’occupation. Non pas conventionnels mais basés sur des données réelles ; basés sur l’auto-adaptation du bâtiment. Donc sur des éléments qui ne relèvent pas forcément d’automatismes ou de plages horaires fixées, mais plutôt d’une adaptation temps réel par rapport à l’usage réel du bâtiment, par rapport aux contraintes financières et confort fixées par les occupants ou les exploitants. On sait que l’on peut avoir des économies réelles qui vont de 20 à 60 %, mais si on ajoute du big data et des algorithmes on peut aller encore beaucoup plus loin sur ces économies d’énergie.

    Il y a un deuxième gain supplémentaire, c’est celui lié à la flexibilité. Ce n’est pas directement une économie d’énergie, mais ça peut être une économie financière parce que je vais pouvoir générer des revenus grâce à mes scénarios de flexibilité. Je vais avoir un agrégateur ou un fournisseur, par exemple, qui va me rémunérer parce que je vais rentrer en scénario d’autoconsommation, ou au contraire parce que je vais sous-tirer sur le réseau. On va me payer pour que je consomme parce que je vais contribuer à l’équilibre du réseau. Ce n’est pas une économie d’énergie mais une économie financière.

  • Les câbles basse tension expliqués par un professionnel – Deux formations Prysmian Club gratuites

    Les câbles basse tension expliqués par un professionnel – Deux formations Prysmian Club gratuites

    Le Prysmian Club, le Club des installateurs du leader mondial de l’industrie des câbles et des systèmes pour l’énergie et les télécommunications, vous offre une formation en deux parties sur les câbles basse tension.

    Une formation vidéo en ligne complète, créée et expliquée par des professionnels pour des professionnels.

    Apprenez-en plus sur ces câbles :

    • Qu’est-ce qu’un câble basse tension ?
    • Les composants (conducteurs, isolants…)
    • Les différents types de câbles basse tension et leur application.

    Scindée en deux parties, cette nouvelle formation est à découvrir sur le Prysmian Club.

    L’inscription et l’accès au Club sont 100 % gratuits et sans engagement.

  • Fiabilisation du DPE : les recommandations de la FIDI

    Fiabilisation du DPE : les recommandations de la FIDI

    Dans une lettre adressée à Isabelle Cartier-Da Coasta (Direction de l’habitat, de l’urbanisme et des paysages) suite à la réunion de concertation du 21 novembre 2019, la FIDI suggère des propositions complémentaires au projet de fiabilisation du DPE.

    Sur les délais de parution des textes

    Si nous avons bien compris, pour une publication en mars, vous devez avoir terminé la rédaction mi-janvier. Ce délai interdit une « mise à l’épreuve » par des diagnostiqueurs des nouvelles pratiques induites par les textes en question.

    Depuis le début, nous vous demandons la possibilité de tester. Si un thermicien doit le tester, il est également indispensable que des diagnostiqueurs chevronnées et qualifiés le passent au banc d’essai des contraintes du terrain et des multiples cas. Une fiabilisation efficace n’échappera pas à une batterie de test complète.

    Nous avons autant besoin que vous d’avoir un DPE V3 fiabilisé, pour ne pas vivre comme lors de la dernière fiabilisation, une remise en cause du nouveau DPE par les associations de consommateurs.

    La durée de validité passerait de 10 à 9 ans

    La FIDI propose 6 ans, pour se caler sur les durées de validité des diagnostics réalisés dans le cadre de la location. La compréhension et l’acceptation des consommateurs passent par une simplification.

    DPE en logement collectif

    Il faut différencier les chauffages collectifs des chauffages individuels. Un DPE à l’immeuble ne rend pas compte des particularités de chaque appartement, surtout si certains copropriétaires ont réalisé des travaux significatifs d’amélioration énergétique.

    C’est pourquoi votre option 1 est la bonne :« Supprimer la possibilité d’utiliser un DPE collectif en tant que DPE individuel d’un lot ».

    Etiquette « énergie »

    Nous proposons de matérialiser aussi la « passoire thermique ».

    Recommandations de travaux

    Nous proposons que pour les « passoires thermiques », le premier bouquet permette de sortir de cette classification de « passoire thermique ».

    Exploitation des données du DPE

    Nous pensons que cette obligation est dangereuse par rapport à la confidentialité des données.

     

    Les diagnostiqueurs certifiés sont les premiers artisans de la mise en place du DPE V3. Au sein de la FIDI, des diagnostiqueurs, thermiciens de formation sont prêts pour tester la version finale, même sur un temps très court.

    Cette fiabilisation du DPE est trop importante pour ne pas profiter de ce test, afin d’en faire un outil vraiment pertinent et de faire de cette réforme un succès pour les consommateurs, les pouvoirs publics, les professionnels et par conséquent pour l’amélioration effective de la performance énergétique en France.

  • C’est Noël avant l’heure : tentez de remporter le tout premier E-tournevis au monde de Wiha !

    C’est Noël avant l’heure : tentez de remporter le tout premier E-tournevis au monde de Wiha !

    Êtes-vous prêt.e pour la révolution SpeedE ? Le tout premier E-tournevis au monde signé Wiha vous permet d’effectuer 3 mouvements en 1 :

    • un resserrement électrique de vis rapide
    • une fonction « protection » du matériel automatique
    • une réparation à la main avec habilité

    De sacrés avantages grâce auxquels vous travaillerez deux fois plus vite, rien que ça !

    Impressionné.e.s ? Tentez de remporter un SpeedE en participant à notre concours.

  • Diagnostics avant travaux : capitaliser l’information sur la durée

    Diagnostics avant travaux : capitaliser l’information sur la durée

    AC Environnement a fait de la maquette numérique et du BIM sa marque de fabrique dans le domaine des diagnostics immobiliers. Aperçu des avantages de cette solution avec Julien Nidrecourt, directeur technique du groupe.

    Quel est l’intérêt d’intégrer les diagnostics dans une logique BIM ?

    Plusieurs arguments témoignent de la pertinence d’intégrer notamment l’information amiante, plomb, gaz et électricité dans une maquette numérique. Le premier d’entre eux est la capacité à capitaliser l’information. Avant d’arriver à une opération de travaux, le maître d’ouvrage peut avoir mené des investigations dans le cadre des locations ou de ses obligations liées aux parties communes. Il détient ainsi une première information sur la présence des polluants et des pathologies. Même si cette démarche est en premier lieu destinée à l’exploitation du bien, il est intéressant et pertinent d’archiver la donnée dans une maquette de façon à ce qu’elle puisse être récupérée facilement dans le cas où, demain, des travaux sont envisagés. Cette information confortera l’analyse de risque tout en optimisant le coût des diagnostics ultérieurs.

    Même logique dans le cas de cessions de patrimoine importante : resynthétiser l’immeuble avec une lecture des problématiques amiante et plomb, en affichant l’immeuble et en activant les éléments pollués, apporte un niveau d’information non négligeable à l’acquéreur au préalable de la vente.

    Grâce au BIM, le maître d’ouvrage peut également remettre plus facilement les informations du bâtiment au intervenants suivant, comme le demande la réglementation.

    Les gains financiers offerts par le BIM permettent-ils un réel retour sur investissement ?

    En ce qui concerne l’amiante c’est une certitude. Avec l’expérience, nous savons qu’un maître d’ouvrage peut être amené à acheter plusieurs fois la même chose. De ce fait, on demande au diagnostiqueur d’avoir une vraie réflexion à l’échelle de l’immeuble, et non plus au niveau du logement ou d’une pièce. Pouvoir synthétiser l’information, l’afficher à l’écran, activer des parties d’ouvrage avec une donnée sur les polluants déjà détectés… Tout cela permet au maître d’ouvrage d’optimiser sa gestion des zones présentant des similitudes d’ouvrage (ZPSO) en toute transparence avec le diagnostiqueur. Le BIM devient ainsi un outil extrêmement efficace dans le cadre de la recherche d’optimisation des coûts autour de la problématique amiante. La démarche offre une plus-value évidente.

    On notera également un retour sur investissement intéressant concernant le DPE. Car une fois les éléments intégrés dans la maquette, on peut générer très facilement des DPE grâce au moteur de calcul intégré. Ce dernier vient lire tout ce qui est implémenté dans la maquette comme les isolants des murs, le type de chauffage, le système de ventilation, ou encore l’exposition du bâtiment. Notre système BIM peut aussi proposer des simulations de travaux et en mesurer immédiatement l’impact sur le DPE. Un propriétaire peut par exemple calculer les conséquences d’un changement de vitrage. Cette utilisation de la donnée offre beaucoup d’autonomie au maître d’ouvrage, qui peut se positionner sur des intentions de travaux sans avoir recours nécessairement à des bureaux d’études en première intention.

    Y a t-il une date de péremption des documents ?

    Selon les cas de figure, oui, mais seulement en ce qui concerne le format du livrable des diagnostics tel qu’exigé par la réglementation. L’information technique hébergée dans la maquette, elle, demeure pertinente tant que les travaux n’ont pas eu lieu. D’ultérieurs livrables pourront ainsi être actualisés sur la base de ce qui est connu dans la maquette numérique.