Catégorie : Compétences

Comment intégrer les nouvelles technologies et contrôler les installations ? Comment garantir la sécurité et la conformité dans un environnement en constante évolution ? Les réponses dans les Émissions, Reportages et Interviews d’Améliorons La Ville.

  • Contrôles des bornes de recharge électrique : quelles mesures ?

    Contrôles des bornes de recharge électrique : quelles mesures ?

    Jean-Michel Catherin, dirigeant de Testoon, présente les solutions pour contrôler les bornes de recharge de véhicules électriques (IRVE).

    Retranscription

    Pour pouvoir installer une borne de recharge de véhicule électrique (IRVE), il y a principalement trois étapes à respecter. La première étape consiste à vérifier que l’installation électrique à laquelle on va se raccorder va pouvoir supporter l’installation de la borne. Pour ce faire, on va d’abord vérifier que la puissance est compatible avec la puissance que l’on va vouloir développer au niveau de la borne.

    Mais c’est surtout la sécurité qui est importante, puisque la borne va être installée en extérieur. Il faut s’assurer que les éléments de sécurité les plus importants sont respectés. Principalement, on va vérifier que la terre – qui va éliminer les courants de fuite les plus importants – est de bonne qualité. Ensuite, l’installateur va procéder à l’installation de la borne. À ce moment là, il va y avoir deux étapes à contrôler :

    • le bon fonctionnement de la borne. Pour ce faire, vous avez deux méthodes. La première méthode consiste à amener une voiture électrique et se connecter sur la borne. Le dialogue s’opère alors entre la voiture et la borne. Sauf que l’on va pouvoir voir le bon fonctionnement uniquement sur la voiture testée. D’un point de vue technique, ce n’est pas la bonne solution. La bonne sera d’utiliser un appareil de mesure qui va simuler les différents véhicules. Le testeur va simuler des défauts, permettant de vérifier aussi bien le bon fonctionnement, que la façon dont la borne réagit aux défauts.
    • vérifier que la sécurité électrique, de la borne elle-même, est assurée. La borne étant souvent installée à l’extérieur, ou dans un parking, il est important que l’utilisateur qui va connecter sa voiture à une borne qui va délivrer une puissance importante soit en sécurité.

    Il y a donc des normes, comme la NFC 15-100 qui nécessite de vérifier que l’on a un bon retour à la terre et que l’on a des disjoncteurs différentiels qui peuvent se déclencher en cas de défaut. Et donc l’appareil de mesure spécifique aux IRVE va pouvoir se connecter à un autre appareil : le testeur de sécurité électrique, ou testeur multifonction. On pourra ainsi procéder aux tests traditionnels que les électriciens connaissent bien.

  • Certification des diagnostiqueurs : une démarche plus que jamais indispensable

    Certification des diagnostiqueurs : une démarche plus que jamais indispensable

    La certification des diagnostiqueurs immobiliers évolue pour répondre aux nouvelles attentes et exigences du marché. Décryptage de ces évolutions avec Philippe Durand, responsable du secteur Construction au sein de Bureau Veritas Certification.

    Comment développer l’image de marque d’une entreprise de diagnostic immobilier ?

    Une démarche de certification volontaire peut être un levier puissant pour développer son image et son business. Dans le B2B, des marques de valorisation peuvent être utiles à condition que les entreprises clientes y trouvent une nécessité dans l’usage et un bénéfice immédiat. Ce n’est hélas pas vraiment le cas en France. La certification volontaire est cependant une véritable opportunité en B2C, où le consommateur est souvent perdu au milieu de nombreuses marques de qualité : produits NF, marquage CE, Made In France, Origine France Garantie, Fabriqué en France, etc.

    Un consommateur a plutôt tendance à se tourner vers une entreprise qui bénéficie d’une certification qui a un nom

    Ce que souhaite le consommateur, c’est faire appel à l’entreprise la moins chère et la plus fiable possible. Malheureusement, il a du mal à y trouver son compte. Et la certification des professionnels dans le diagnostic immobilier a peu amélioré la situation. Ce que l’on sait, c’est qu’un consommateur a plutôt tendance à se tourner vers une entreprise qui bénéficie d’une notoriété ou qui est certifiée par des opérateurs de renom. Dans les plaintes de consommateurs, nous avons ainsi des clients qui affirment avoir choisi un diagnostiqueur parce qu’il portait notre marque. Ils ont confiance en nous pour être écoutés en cas de problème avec la prestation. Par l’absence d’intérêts partisans, la certification peut donc être un moyen de filtrer la bonne ou la mauvaise foi des deux parties.

    Une certification BIM verra-t-elle le jour prochainement ?

    Bureau Veritas Certification a une expérience non négligeable sur la maquette numérique et le BIM (building information modeling) car c’est un procédé qui existe depuis de nombreuses années et qui est très pratiqué en Amérique du nord et en Asie, où nous sommes présents. Aujourd’hui, nous sommes en capacité de passer rapidement à des éléments concrets de production, dès que les corporations seront en demande d’un signe de qualité.

    Deux solutions se présentent : soit l’on prend le système normatif actuel, défini par ISO et très généraliste ; soit l’on se dit que c’est une bonne amorce et on va beaucoup plus loin ensemble en direction d’un label ou d’une certification BIM, afin de donner le niveau qui est attendu dans l’exploitation des maquettes numériques. La transformation numérique des entreprises étant une ambition forte de l’Etat, la mise en oeuvre d’une certification pourrait être très proche. Reste que le marché français est encore largement en manque de compétences pour répondre à des projets BIM.

  • Fibre optique : quel avenir pour les électriciens ? (questions d’experts avec Orange)

    Fibre optique : quel avenir pour les électriciens ? (questions d’experts avec Orange)

    Questions d’experts à Didier Cazes, responsable des relations externes de la Direction Fibre chez Orange, à l’occasion du Grand Circuit Énergiser le Bâtiment du 27 juin à Nice.

    Retranscription

    Y a-t-il un marché de récupération des câbles de cuivre qui s’opère  ?

    Le cuivre n’est pas mort ! Le réseau de cuivre tel que vous le connaissez, tel qu’il est déjà déployé, avant qu’on désinvestisse totalement toutes ces lignes de cuivre il va se passer du temps. On commence tout juste à démonter, mais ça va encore durer. Il faut entretenir le réseau, il faut le faire évoluer… Parce que tant qu’on n’est pas en statut de zone fibrée, ça veut dire qu’il y a encore de l’ADSL (mais il n’y aura plus de RTC).

    Après, le cuivre, c’est aussi le réseau intérieur du logement. Même si on est tous en mode wifi, malgré tout, le fait de distribuer est encore là. Donc il y a encore du job par rapport à ce côté là.

    Vous avez besoin de 21 000 personnes. Comment travailler avec Orange ?

    Avec Orange c’est un peu particulier parce qu’on ne vient pas frapper à notre porte en disant « je viens travailler pour vous ». Ça peut marcher, car on a une organisation qui gère ce côté là. Mais évidemment, les grands marchés ont d’abord été donnés à des majors, qui ont une résonance nationale, qui eux s’appuient sur de plus petites structures départementales. Ça nous arrive aussi de faire appel en direct. Mais attention quand même, il faut rentrer dans une procédure.

    De nouvelles réglementations dans les prochains mois ?

    Au niveau réglementation, nous avons été servis. Ça fait 12 ans que l’on déploie et on a eu une nouvelle réglementation tous les 6 mois. La toute dernière, ça a été la loi Elan en 2018, qui a conforté notre savoir (et qui a fixé le montant de l’amende), mais aussi qui a conforté l’obligation de résultat. Avec le statut de « zone fibrée », on est à peu près servis. Il y a aujourd’hui des gens qui réfléchissent sur d’éventuelles évolutions sur lesquels nous ne sommes pas très d’accord.

    La réussite du projet tient au fait que l’on sache tous ce que l’on a à faire. En matière de réglementation je pense que tout a été dit : obligation d’équiper tous les logements avec un réseau en fibre optique, dans le neuf et dans l’ancien. Ça a été étendu aux maisons de vacances et à tout le réseau d’entreprises. On devait faire à l’origine 25 millions de raccordements ; aujourd’hui nous devons en faire 34 millions. Et là je ne vous compte pas tous ces fameux services « généraux » : le raccordement des sanisettes, le raccordement des éoliennes, et de tous les points hauts… puisqu’avec la 4G et la 5G nous allons multiplier par 5 le nombre de pylones, qui vont tous être « opticalisés ». Donc le challenge est grand.

  • L’installateur électricien, pivot essentiel de l’installation IRVE

    L’installateur électricien, pivot essentiel de l’installation IRVE

    Intervention de Bernard Gioan, animateur du groupe « mobilité douce » du club smartgrids de la CCI de Nice côte d’azur et représentant national FFIE, à l’occasion du Grand Circuit Énergiser le Bâtiment du 27 juin, à Nice.

    Retranscription

    Bernard Gioan. « Je partage avec Franck Ambrosino (Enedis) le constat selon lequel la problématique actuelle de l’IRVE se pose essentiellement dans le collectif existant. Il y a quand même un point important pour l’installateur, c’est que depuis le 15 juillet 2017 la qualification IRVE Qualifelec est obligatoire. C’est un point très positif pour nous.

    Ce que je pense, c’est que l’installateur électricien dans ce processus IRVE dans le collectif, il est la clé de voûte du projet. C’est lui qui maîtrise l’environnement à la fois législatif (et vous savez qu’en termes d’IRVE le législatif est très important avec tout ce qui est problématique de sécurité, et parfois même plus important que le normatif) et technique : il sait dimensionner les câbles et l’installation. Il sait aussi, en amont, voir l’état de la colonne montante existante (ou se rapprocher d’Enedis) et voir s’il faut ajouter des points de livraison (PDL) et pourquoi pas faire un mix entre des PDL supplémentaires et s’appuyer sur un PDL de services généraux en en augmentant la puissance et en développant derrière l’intelligence pour développer la charge.

    Ce qui est un peu compliqué pour nous, c’est de voir arriver ces nouvelles sociétés « disruptives » […]

    Sur le terrain, souvent, c’est nous qui sommes en prise direct avec le syndic, qui te dit « tu te débrouilles, tu t’occupes de tout ». Donc c’est souvent l’installateur électricien qui est sur le sujet et puis qui, parfois en conseil syndical, rencontre les copropriétaires pour leur expliquer le droit à la prise et les démarches. Et c’est vrai que ce qui est un peu compliqué pour nous, c’est de voir arriver ces nouvelles sociétés « disruptives » qui amènent des solutions packagées (avec abonnement mensuel). On est face à cette réalité d’acteurs qui ne sont pas des techniciens mais qui amènent de vraies solutions financières. C’est à nous de nous adapter, sachant qu’on a toujours un joker, qui est notre qualification. Nous sommes un pivot essentiel de l’installation électrique IRVE. »

  • FlexTack, l’embase adhésive flexible de HellermannTyton qui s’adapte sur les surfaces arrondies et angulaires

    FlexTack, l’embase adhésive flexible de HellermannTyton qui s’adapte sur les surfaces arrondies et angulaires

    Combinée à un collier de serrage, l’embase adhésive flexible de la série FlexTack a été conçue par les ingénieurs de HellermannTyton pour le maintien et le routage de câbles et faisceaux sur des surfaces arrondies ou anguleuses sans avoir à percer de trous. Cette embase innovante et unique sur le marché se colle sur tous les types de surfaces qu’elles soient métalliques, plastiques, peintes ou même vernies. Son adhésif haute performance et son adaptabilité, en font la solution de fixation idéale pour de nombreuses applications mêmes dans des environnements contraignants.

    L’embase adhésive FlexTack fournit une solution de fixation et de routage de câbles fiable pour les applications où il est peu pratique ou impossible d’utiliser des vis ou des boulons. En effet, sa base rainurée et flexible se fixe sur les surfaces plates mais aussi et surtout sur les surfaces concaves, convexes et angulaires. Elle adhère parfaitement à une variété de surfaces à haute et basse énergie telles que le verre, les métaux, y compris les surfaces peintes, vernies, ainsi que les plastiques (polypropylène et le polyéthylène).

    La grande particularité de cette embase réside dans son fort pouvoir adhérent, qui lui confère un remarquable effort à l’arrachement. Dotée d’une couche adhésive homogène, dense et imperméable, l’embase FlexTack dispose d’un bon comportement au vieillissement. Sa couche adhésive vient absorber les légers défauts de surfaces. Fabriquées à partir d’un polyamide 6.6 haute température (PA66HS), et dotée d’un adhésif acrylique, elle s’utilise sur une large plage de températures, de -30°C à + 105°C en continu.

    La mise en place de l’embase FlexTack est très simple. Il suffit de retirer la pellicule protectrice grâce à la zone de préhension, de placer le support adhésif sur la surface et d’appuyer dessus pendant quelques secondes pour obtenir une bonne adhésion et fixer sans délais un collier de serrage. A noter que le collier reste remplaçable sans pour autant enlever l’embase de son support. Cette facilité d’usage offre un gain de temps non négligeable au montage. En outre, les embases répondent aux problématiques fréquentes dans les industries automobiles et aéronautiques de gain de poids.

    Disponible en noir et blanc, de forme carré (28 x 28mm), l’embase FlexTack convient pour des colliers de largeur maximale de 5,4 mm et représente une solution multi-applications : en armoires électriques, dans le domaine ferroviaire, l’aéronautique, l’automobile, la machinerie agricole, le médical ou encore le BTP, etc.

    Demandez votre échantillon gratuit de collier Série LPH en vous rendant sur le site hellermanntyton.fr ou en envoyant un mail à : info@hellermanntyton.fr.

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  • Contrôle de fuite de gaz : FLIR GF77, caméra OGI révolutionnaire et abordable

    Contrôle de fuite de gaz : FLIR GF77, caméra OGI révolutionnaire et abordable

    La FLIR GF77 est la première caméra infrarouge sans refroidissement proposée par FLIR capable de visualiser les émissions de méthane en temps réel, pour un contrôle plus rapide et plus efficace des fuites de gaz. Cette alternative abordable et flexible aux imageurs gaziers optiques refroidis de FLIR a été spécialement conçue pour les producteurs d’énergie renouvelable, les centrales électriques au gaz naturel et les différents emplacements le long de la chaîne d’approvisionnement en gaz naturel.

    Filtrage spectral du méthane

    En repérant le méthane et d’autres gaz de même type, la GF77 améliore la détection tout en réduisant les faux négatifs résultant de gaz qui absorbent d’autres longueurs d’onde.

    Une caméra aux fonctionnalités robustes

    De la mise au point automatique par laser à l’amélioration du contraste 1-Touch Level/Span, la GF77 offre les fonctionnalités high tech les plus récentes de FLIR.

    Conçue pour votre journée de travail

    Conçue avec un bloc optique rotatif pivotant à 180° et un viseur permettant une utilisation tout au long de la journée, avec tout un éventail de fonctionnalités de reporting qui vous aident à organiser les résultats de vos recherches sur le terrain.

  • Comment résoudre les problèmes de PoE complexes

    Comment résoudre les problèmes de PoE complexes

    Le PoE était une technique simple, qui s’est aujourd’hui complexifiée. De nouvelles normes, comme la norme IEEE 802.3bt, sont en voie de ratification, afin d’assurer une puissance plus importante grâce à plus de paires. Cependant, lorsque les dispositifs alimentés (comme les caméras et les points d’accès sans fil) nécessitent plus de puissance de la part de l’équipement de source d’alimentation, le switch peut dire NON.

    En quelques secondes seulement, le nouveau MicroScanner PoE fournit les informations nécessaires à la résolution de ces problèmes de PoE complexes. Il indiquera au technicien si le câble est en bon état ou non, et à l’ingénieur réseau si le port de commutateur est configuré correctement ou non. Si c’est bien le cas, le client saura que c’est le dispositif alimenté qui doit être remplacé.

  • Stockage de l’électricité à domicile : à quand la démocratisation ?

    Stockage de l’électricité à domicile : à quand la démocratisation ?

    Avec le développement de l’autoconsommation se pose la question du stockage de l’électricité par les usagers eux-mêmes. Les solutions à grande échelle se déploient progressivement (stations de transfert d’énergie par pompage, transformation en hydrogène via électrolyse…), mais qu’en est-il des technologies domestiques ?

    Selon une étude publiée cet été par le cabinet britannique Wood Mackenzie*, la capacité de stockage résidentiel d’électricité en Europe pourrait être multipliée par cinq d’ici 2024, pour atteindre 6,6 gigawattheures. Les déploiements annuels devraient plus que doubler. Pour autant, un tel rythme est difficilement envisageable à l’heure actuelle en France, compte tenu du prix de l’électricité nettement plus faible que dans les pays voisins, qui n’encourage pas à investir pour atteindre l’autoproduction. À l’instar du Royaume-Uni, la parité réseau avec moyens de stockage – c’est à dire la situation dans laquelle le prix des énergies renouvelables électriques, coût des batteries inclus, s’abaisse au-dessous de celui du marché de détail de l’électricité – ne sera pas atteinte au cours des cinq prochaines années, mais les déploiements devraient se poursuivre indépendamment de cela.

    Sur les installations avec stockage, l’étude prévoit des valeurs actuelles nettes (VAN) et des taux de rendement interne (IRR) positifs dès 2021 pour l’Italie et en 2022 pour l’Allemagne, deux pays qui ont fortement développé le stockage résidentiel. Cette tendance prendra plus de temps mais devrait se propager dans toute l’Europe. En France, l’ADEME n’envisage pas de déploiement massif des batteries avant 2025. Dans un avis**, l’Agence note : “À ce jour en métropole, les surcoûts occasionnés par les dispositifs de stockage (coûts initiaux et opérationnels) ne permettent pas de rentabiliser l’installation d’autoconsommation”. Elle attend cependant une baisse importante du coût dans les cinq prochaines années.

    Le prix moyen des batteries lithium-ion a diminué de plus de 80 % depuis 2010

    Une baisse des coûts attendue

    La diminution rapide des coûts des systèmes de stockage est le principal moteur du point de basculement économique mentionné par l’étude de Wood Mackenzie. Les économies d’échelle induites par l’augmentation de la production, à destination notamment des véhicules électriques, ont déjà permis de réduire les prix des batteries lithium-ion de plus de 80 % depuis 2010, selon le cabinet d’étude BloombergNef***. À l’heure actuelle, le prix du stockage revient en moyenne à 209 dollars le kilowattheure. D’ici 2030, ce même kilowattheure devrait passer à 62 dollars. Cette tendance reste encore difficile à percevoir sur le marché pour les particuliers, mais le marché évolue rapidement. Les prix varient de façon importante selon les technologies, les marques et la puissance des batteries. Aussi, de nouveaux opérateurs apparaissent encore sur le marché.

    * “Europe residential energy storage outlook 2019-2024” (juin 2019)
    ** Avis de l’Ademe “L’autoconsommation “d’électricité d’origine photovoltaïque” (fév. 2018)
    *** New Energy Outlook 2019 (2019)

    Le zinc-air en expérimentation

    La technologie de stockage la plus économique pour les particuliers demeure la batterie à plomb ouvert, mais elle implique un entretien régulier. Les batteries AGM (Absorbed Glass Mat) ne nécessitent quant à elles aucun entretien mais affichent un prix supérieur. Enfin, du côté des solutions les plus efficaces et résistantes – mais aussi les plus coûteuses -, on retrouve les batteries lithium-ion, ou dans une moindre mesure les batteries gel.

    La startup Zinium, créée en 2016 par EDF, a de son côté innové avec une nouvelle conception zinc-air. Cette technologie cumule les avantages de ne pas surchauffer, de moins polluer et de faire appel à des ressources abondantes sur Terre. De plus, les matériaux utilisés sont bon marché et les procédés de fabrication relativement simples. Les cellules de la batterie se chargeant plutôt lentement (au moins 6h), son rôle est de stocker en journée l’excédent d’électricité produite par des panneaux solaires, pour le consommer le soir ou pendant la nuit. Le premier système Zinium a été conçu pour une maison individuelle et fonctionne depuis 2018 en démonstration. La jeune pousse a démarré ses travaux pour une deuxième génération de cellules, plus performantes et industrialisables.

    Comment évaluer l’intérêt d’un dispositif de stockage ?

    Dans un guide publié en juin 2019, le Programme d’Action pour la Qualité de la Construction et la Transition Énergétique (PACTE) met à disposition des professionnels du bâtiment 120 pages d’information pour les phases de faisabilité, de conception, de mise en œuvre, d’exploitation et de maintenance d’installations photovoltaïques en autoconsommation.

    > Téléchargez le guide

    Crédit photo : Tiero – AdobeStock

  • Mesure de tension : l’essentiel de l’électricien en deux innovations

    Mesure de tension : l’essentiel de l’électricien en deux innovations

    Découvrez les dernières innovations Fluke pour la mesure de la tension. Des outils développés pour répondre aux spécificités de chaque électricien et assurer plus de confort, de sécurité et de productivité.

    Testeur électrique Fluke T6 1000

    Le testeur électrique Fluke T6 1000 est le premier appareil qui mesure à la fois le courant et la tension sans contact. Il génère un signal électromagnétique à l’intérieur du câble, qui s’ajoute à la tension existante. L’analyse de ce signal et du signal résiduel – détecté par le même appareil – permet de déduire la tension. Si les détecteurs de tension sans contact existaient déjà, cette technique offre une mesure plus précise avec un résolution de 0,1 V et une précision de 3 %.

    Grâce cette technologie, baptisée FieldSense, vous pouvez désormais prendre des mesures de manière simple et rapide en passant la mâchoire ouverte autour d’un conducteur pour afficher le niveau de tension sans aucun cordon de test.

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    Nouveaux vérificateurs d’absence de tension et de continuité

    Pour répondre aux besoins spécifiques de chaque professionnel et offrir la meilleur combinaison de sécurité, de facilité d’utilisation et de rapidité de mesure, Fluke a développé une gamme complète de vérificateurs d’absence de tension.

    Fluke T150, avec affichage LCD et mesure de résistance supplémentaire

    Les vérificateurs d’absence de tension et de continuité Fluke offrent des résultats de mesure rapides et adaptés à vos besoins grâce à des boutons ergonomiques et faciles à utiliser, à un rétro-éclairage puissant et à des signaux visuels et sonores clairs, conçus pour toutes les situations. Mesure de résistance jusqu´à 1 999 Ω. Maintien de l´affichage. Ce modèle ergonomique amélioré est facile à utiliser (même avec des gants) et offre un logement sûr et rapide pour les sondes.

    Fluke T130, avec affichage LCD rétroéclairé

    Le vérificateur d’absence de tension et de continuité Fluke T130 est doté de boutons ergonomiques et faciles à utiliser, d’un voyant LED rétro-éclairé, ainsi que d’un écran LCD, d’une fonction de maintien de l’affichage et d’indicateurs sonores et vibrants clairs, adaptés à toutes les situations de travail.

    Fluke T110, avec charge commutable

    Le vérificateur d’absence de tension et de continuité Fluke T110 est doté d’une torche électrique, d’un voyant LED rétro-éclairé, ainsi que d´indicateurs sonores et vibrants clairs pour travailler en toute confiance et obtenir des résultats de tests adaptés à vos besoins.

    Fluke T90

    Doté d’un design fin, le vérificateur d’absence de tension et de continuité compact Fluke T90 vous offre des résultats de tests rapides et adaptés à vos besoins. Des boutons ergonomiques et faciles à utiliser, des voyants LED rétro-éclairés, ainsi qu´un indicateur sonore clair permettent d’obtenir rapidement des résultats dans toutes les situations de travail.

    Les quatre méthodes pour indiquer la présence de tension (voyant LED, écran LCD, tonalité sonore ou retour tactile) permettent de savoir à tout moment si une tension dangereuse est présente (affichage numérique sur T130 et T150, indicateur vibrant sur T110, T130 et T150).

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  • Annulation du Conseil d’Etat : pour AC Environnement, cette décision permettra à la profession de faire face à la réforme du RAAT

    Annulation du Conseil d’Etat : pour AC Environnement, cette décision permettra à la profession de faire face à la réforme du RAAT

    Le groupe a obtenu gain de cause auprès du Conseil d’État, plus haute juridiction administrative française qui, par l’ordonnance n° 433284 du 27/08/2019, a suspendu exclusivement les articles 4 et 13 de l’arrêté du 16/07/2019. Ces deux articles imposaient du jour au lendemain, le recours obligatoire à un opérateur de repérage certifié amiante avec mention pour réaliser un Repérage Amiante Avant Travaux, ce qui était matériellement irréalisable pour les entreprises du secteur et économiquement difficilement supportable.

    Cette décision dissipe un flou juridique né cet été et elle assure à la profession dans son ensemble une croissance économique maitrisée et partagée, se traduisant dans les mois à venir par des créations d’emplois.

    Rappel des faits : le 24 juillet 2019, le Conseil d’État annulait l’arrêté du 25 juillet 2016 qui définissait la certification amiante avec et sans mention, que doit détenir un diagnostiqueur amiante ; mention exigée notamment pour la réalisation de Repérage Amiante Avant Travaux. Cette décision a créé une situation totalement inédite où un texte imposant des critères de compétences nouveaux pour les opérateurs de repérage amiante avant travaux s’appuyait sur un autre texte de 2016 définissant ces critères de compétence, mais texte annulé ! De facto, cette annulation a créé une paralysie totale des organismes de certification, obligés par leur accréditation COFRAC de certifier les opérateurs uniquement selon les dispositions de l’arrêté du 25/07/2016 précisément annulé. Paralysie se produisant à l’instant même où les sociétés réalisant des repérages amiante avant travaux allaient avoir le plus besoin de certifier des opérateurs avec mention.

    AC Environnement salue cette décision en référé du Conseil d’État qui permet à l’ensemble des acteurs du secteur du diagnostic immobilier d’accompagner sereinement l’élargissement du marché du Repérage Amiante Avant Travaux, considérant que les nouvelles obligations vont obliger à recruter, à former et à certifier de nombreux nouveaux opérateurs. C’est sans aucun doute ce que souhaite accompagner la DHUP en allégeant les critères de pré-requis au 1er janvier 2020.

    AC Environnement se félicite que cette décision maintienne en l’état les autres articles de l’arrêté du 16 juillet 2019 auxquelles elle souscrit pleinement dans la mesure où la vocation du diagnostic immobilier reste la préservation de la santé des occupants d’un bâti et des travailleurs sur un chantier en matière d’amiante.

    Au final, cette décision permet de sortir par le haut d’un imbroglio juridique dommageable et permet à une profession d’y voir plus clair, pour qui sait lire le droit et en comprendre les enjeux et conséquences pratiques.

    « Nous nous félicitons que le Conseil d’Etat nous ait entendus. Cette modification va permettre à toutes les entreprises du secteur, y compris les plus petites, de s’adapter dans les meilleures conditions, et aussi aux ministères concernés de travailler rapidement à la publication d’un arrêté remplaçant l’arrêté « certification » annulé en juillet dernier.

    AC Environnement soutient les objectifs de santé et de sécurité mis en avant par le Ministère du travail dans son action de montée en exigence de la réglementation amiante. C’est pour cette raison qu’il nous a semblé dangereux de ne pas prévoir de délai d’application pour pouvoir former et faire certifier sereinement tous nos opérateurs de repérage qui n’avaient pas la certification amiante avec mention.

    Tout le reste de l’arrêté du 16/07/2019 « relatif au repérage de l’amiante avant certaines opérations dans les immeubles bâtis » reste applicable, et tant mieux, car la structuration apportée par cet arrêté très technique était attendue avec impatience par toute la profession depuis 2017. », explique Julien Nidrecourt, Directeur technique du groupe AC Environnement.