Catégorie : Compétences

Comment intégrer les nouvelles technologies et contrôler les installations ? Comment garantir la sécurité et la conformité dans un environnement en constante évolution ? Les réponses dans les Émissions, Reportages et Interviews d’Améliorons La Ville.

  • Bornes de recharge de véhicules électriques : l’Etat lance une aide à destination des copropriétés

    Bornes de recharge de véhicules électriques : l’Etat lance une aide à destination des copropriétés

    François de Rugy, ministre d’Etat, ministre de la Transition écologique et solidaire, et Elisabeth Borne, ministre chargée des Transports, lancent deux nouvelles mesures d’aide aux copropriétés et collectivités territoriales pour le déploiement de bornes de recharge pour véhicules électriques.

    La proximité et la facilité d’accès à des bornes de recharge sont deux éléments déterminants pour accélérer le développement de l’utilisation des véhicules électriques. Alors que 90% des recharges interviennent aujourd’hui au domicile, 7 millions de ménages disposent d’une place de parking en copropriété où l’installation d’un point de recharge n’est pas toujours aisée et 12 millions de ménages ne disposent pas du tout place de stationnement privative.

    Dans le but de rapprocher les bornes de recharge des Français (au domicile ou à proximité), François de Rugy et Elisabeth Borne lancent ainsi aujourd’hui deux nouvelles mesures d’aide aux copropriétés et collectivités territoriales pour accélérer leur déploiement sur tout le territoire :

    Bornes à moitié prix pour les 3 000 premières copropriétés qui souhaitent s’équiper

    À compter de ce jour, les 3 000 premières copropriétés de France qui se lanceront dans la démarche de s’équiper en bornes de recharge bénéficieront d’une aide de 50% couvrant l’acquisition des équipements, de l’infrastructure pour l’ensemble de la copropriété les travaux d’installation (y compris ceux de pré-équipement). Il leur faudra pour cela s’adresser à un installateur dont les offres sont labellisées par le programme Advenir. Cette opération de soutien exceptionnelle représentant un investissement de 15 millions d’euros permettra de multiplier par 2 le nombre de copropriétés équipées de bornes de recharge.

    Bornes à la demande à 500 mètres de chez soi

    Les collectivités territoriales s’engageant à installer un point de charge à moins de 500 mètres du lieu de résidence ou de travail de tous les propriétaires et utilisateurs de véhicules électriques qui en font la demande, bénéficieront d’une aide de 2 160€ par borne (coûts de fourniture et d’installation) à laquelle pourra venir s’ajouter la prise en charge des coûts de raccordement au réseau électrique – un poste de dépense important – à hauteur de 75%, telle que prévue dans le projet de loi d’orientation des mobilités.

    Les deux mesures de soutien annoncées aujourd’hui permettront de simplifier l’utilisation de véhicules électriques, et donc d’inciter toujours plus de Français à en acquérir. Elles sont le résultat du renforcement du programme ADVENIR, porté par l’AVERE, dont l’objet est de soutenir financièrement l’installation de bornes collectives dans l’espace public et privé, via les certificats d’économie d’énergie.

    Elles visent à concourir à la mise en œuvre de l’objectif, fixé par le projet de Loi d’orientation des mobilités, de multiplier par 5 le nombre de points de recharge installés sur le territoire d’ici 2022. Elles s’ajoutent ainsi à une série de mesures également présentées dans ce projet de loi relatives au déploiement de la mobilité électrique : l’équipement obligatoire dans les parkings de plus de 10 places des bâtiments neufs ou rénovés, la création d’un véritable droit à la prise en habitat collectif, la possibilité de recharger gratuitement sur son lieu de travail ou encore la division par plus de 2 du coût de raccordement des équipements de recharge.

    Cette démarche s’inscrit dans l’engagement de réduire drastiquement les émissions de gaz à effet de serre liées aux déplacements, notamment en mettant fin à la vente de véhicules à énergie fossile carbonnée en 2040.

    Depuis plusieurs années en France, le nombre de véhicules électriques et hybrides rechargeables mis à disposition des français est en constante augmentation, jusqu’à atteindre plus de 227 000 véhicules pour 26 000 points de charge disponibles aujourd’hui. Afin de poursuivre la dynamique de développement de la filière et ainsi d’atteindre l’objectif de neutralité carbone en 2050 fixé par le projet de loi Energie-Climat, le Gouvernement vise le déploiement d’un million de véhicules électriques et hybrides rechargeables en circulation d’ici 2022.

    « Le passage aux véhicules électriques et hybrides rechargeables est une étape déterminante de l’atteinte l’objectif de neutralité carbone en 2050. Afin d’assurer ce développement, nous nous sommes fixés comme priorité de rapprocher les bornes de recharge des Français. Nous continuons à la mettre en œuvre aujourd’hui avec le lancement de ces deux nouvelles mesures de soutien exceptionnelles », a déclaré François de Rugy, ministre d’Etat, ministre de la Transition écologique et solidaire, pendant les Rencontres Internationales des Voitures Écologiques à Alès.

    « Les véhicules électriques sont non seulement bons pour la planète mais aussi pour le pouvoir d’achat puisqu’ils permettent aux Français de se déplacer en consommant moins d’énergie. Ils sont donc une des réponses qui concilient transition écologique et accès de tous à la mobilité. Pour cela, nous accompagnons en même temps l’achat de ce type de véhicules et le déploiement des possibilités de recharge, pour faire entrer pleinement cette solution dans le quotidien de nos concitoyens », a précisé Elisabeth Borne, ministre chargée des Transports.

    Le programme ADVENIR s’inscrit en complément d’autres initiatives pour encourager le déploiement d’infrastructures de recharge. Les particuliers disposent d’un crédit d’impôt pour la transition énergétique de 30% sur l’acquisition du système de recharge à domicile. En outre, le Programme d’Investissements d’Avenir a permis d’aider à hauteur de 61 millions d’euros l’installation de plus de 20 000 points de charge par les collectivités. Enfin, les règles de calcul des avantages en nature ont été révisées afin de rendre plus attractif la mise à disposition d’un véhicule de fonction électrique ainsi que la mise à disposition d’une recharge gratuite par les entreprises pour leurs salariés.

    Par ailleurs, un cadre réglementaire a été mis en place permettant de poser les bases d’une standardisation des installations et d’une amélioration de la qualité du service (standards de prise, interopérabilité, pilotage de la recharge, visibilité du service, maintenance).

  • Testoon’s Summer Deals : jusqu’à -70% sur plus de 400 références jusqu’au 01/07

    Testoon’s Summer Deals : jusqu’à -70% sur plus de 400 références jusqu’au 01/07

    Ne vous perdez pas sous le pic des soldes estivales ! Testoon vous guide pour trouver LES bons plans dans cette jungle tropicale.

    Du 27 juin 2019 à 18:00 au 1er juillet à 23:59, Testoon propose jusqu’à -70% sur plus de 400 références*.

    * Dans la limite des stocks disponibles

    Une question ?

    Vous souhaitez avoir plus de précisions sur l’opération Black Friday de Testoon ?

    Nos conseillers sont disponibles de 9h à 12h30 et de 13h30 à 18h pour répondre à vos besoins!

    Ou appelez-nous au 01 71 16 17 00

  • Repérage amiante avant travaux : arrêté signé, publication imminente

    Repérage amiante avant travaux : arrêté signé, publication imminente

    L’arrêté relatif au repérage de l’amiante avant travaux sur les navires, bateaux et constructions flottantes a été signé le 19 juin et paraitra au Journal Officiel dans les prochains jours. Ses dispositions s’appliqueront à partir du 1er janvier 2020.

    L’arrêté concernant les immeubles bâtis, qui a déjà pris plusieurs mois de retard, a également été signé par la Direction Générale du Travail (DGT) et attend cette semaine la signature de la Direction Générale de la Santé (DGS) et de la Direction de l’Habitat, de l’Urbanisme et des Paysages (DHUP). Son application, initialement prévue en mars 2019 (date dépassée), pourrait être demandée dès ce mois de juillet.

    L’arrêté relatif au repérage avant travaux dans le domaine ferroviaire sera quant à lui présenté au Conseil d’orientation des conditions de travail (COCT) en septembre, de même que l’arrêté relatif à l’analyse des matériaux (révision de l’arrêté du 6 mars 2003). La norme NF F 01-020* devrait être homologuée le 10 juillet prochain et publiée le 10 aout.

    * Applications ferroviaires – Repérage amiante – Identification des matériaux et produits contenant de l’amiante dans le matériel roulant ferroviaire 

  • Sefram A1532 – Testeur pour bornes de charge des véhicules électriques

    Sefram A1532 – Testeur pour bornes de charge des véhicules électriques

    L’accessoire A1532 est idéal pour le test et la vérification des bornes de recharge des véhicules électriques. Utilisé seul ou avec un contrôleur d’installation, il permet de réaliser les tests de fonctionnement et de sécurité des bornes de recharge des véhicules électriques.

    Le A1532 est équipé d’une prise de type 2.

    Tests pouvant être réalisés avec le A1532 seul:

    • Détection de présence de tension de la borne (voyant) ;
    • Simulation des pilotes de résistance pour émuler le véhicule électrique avec plusieurs courants de charge ;
    • Simulation du statut du VE (connecté, déconnecté, en charge avec ventilation, en charge sans ventilation, erreur de pilote) ;
    • Test et visualisation de la réaction de la borne de recharge en fonction des différentes simulations.

    Tests pouvant être réalisés avec le A1532 connecté à un contrôleur d’installations:

    • Mesure de tension ;
    • Mesure d’impédance de boucle ;
    • Mesure de la tension de contact ;
    • Test de DDR ;
    • Mesure d’isolement sur la borne de recharge (hors tension) ;
    • Ajout des test visuels dans un rapport (uniquement sur MW9665) ;
    • Export de tous les test pour création d’un rapport (uniquement sur MW9665)

    Le A1532 est compatible avec les contrôleurs de la gamme SEFRAM: MW9320, MW9660, MW9655, MW9665

  • Les câbles basse tension expliqués par un professionnel : une formation Prysmian Club gratuite

    Les câbles basse tension expliqués par un professionnel : une formation Prysmian Club gratuite

    À travers le Prysmian Club, le groupe Prysmian offre gratuitement aux électriciens, intégrateurs et prescripteurs de nombreux conseils, outils pratiques et informations professionnelles sur leur secteur. Les formations font également parties des avantages du Club : depuis le mois de mai, le Prysmian Club propose à ses adhérents une formation en ligne sur les câbles basse tension, animée par un professionnel.

    Découvrez vite toutes les idées et les astuces pour gagner du temps et rester au courant. Pour en profiter, il suffit de vous inscrire.

    L’inscription se fait en deux clics et c’est toujours 100% gratuit

  • Diagnostic immobilier : des pistes de diversifications à explorer

    Diagnostic immobilier : des pistes de diversifications à explorer

    Qualité de l’air intérieur (QAI), tests d’infiltrométrie, thermographie, diagnostics avant travaux : autant de pistes de diversifications envisageables pour un diagnostiqueur immobilier. Sont-elles pour autant sans incidences sur l’activité ? Sont-elles compatibles avec toutes les structures d’exercice ? Peuvent-elles constituer la base d’une évolution vers d’autres métiers ? Le point avec Lionel Janot, Président de la FIDI.

    On parle beaucoup de la QAI comme piste de diversification pour les diagnostiqueurs immobiliers. Quelle est la réalité du marché ?

    La QAI et son contrôle sont des obligations réglementaires, issues notamment de la loi du 12 juillet 2010 « portant engagement national pour l’environnement » qui a rendu obligatoire la surveillance de la qualité de l’air intérieur par les exploitants de certains ERP recevant un public « sensible » : enfants de moins de six ans, accueils de loisirs, établissements d’enseignement du premier et du second degré (au 1er janvier 2020). Dès 2023, tous les ERP seront soumis à cette obligation.

    Cette surveillance a lieu tous les sept ans et impose de mesurer 4 polluants : formaldéhyde, benzène, dioxyde de carbone et, dans des cas particuliers, perchloréthylène. En cas de dépassement des seuils, l’exploitant doit réaliser une nouvelle campagne de mesures dans les deux ans.

    Le seul bémol que l’on peut opposer à cette activité, c’est que la réglementation permet à l’exploitant de l’ERP de réaliser lui-même le contrôle de la qualité de l’air. Il n’est donc pas formellement tenu de passer par un diagnostiqueur accrédité. Le diagnostiqueur immobilier, pour procéder à ce type de contrôle, devra pour sa part établir une stratégie d’échantillonnage, réaliser des prélèvements ou des mesures en continu, remettre des conclusions de conformité aux seuils et confier les prélèvements pour analyse exclusivement à un organisme accrédité.

    En conclusion, si l’on peut considérer le contrôle de la QAI comme un réel marché pour les diagnostiqueurs, ce contrôle ne suit pas le cadre des activités « classiques » de la profession. En effet, il n’est pas déclenché par une vente ou une mise en location, et sa réalisation fait souvent l’objet d’appels d’offres, qui nécessitent d’être dimensionnés et capables techniquement d’y répondre.

    D’autre part, le contrôle de la QAI fait appel à des compétences différentes de celles exigées du diagnostiqueur, et devront faire l’objet de formations complémentaires. Enfin, ce ne sont pas les mêmes clients, et il sera nécessaire, pour ceux qui souhaitent intégrer le marché, de se structurer en intégrant, notamment, de nouvelles méthodes de prospection commerciales.

    L’infiltrométrie est le seul contrôle actuellement obligatoire en fin de chantier sur des constructions neuves. Constitue-t-elle pour autant un marché porteur ?

    On retrouve pour l’infiltrométrie les mêmes constats que pour la QAI. Le contrôle de l’infiltrométrie répond effectivement à une obligation réglementaire. C’est l’arrêté du 26 octobre 2010 « relatif aux caractéristiques thermiques et aux exigences de performance énergétique des bâtiments nouveaux et des parties nouvelles de bâtiments » qui est venu fixer les objectifs obligatoires de perméabilité à l’air de ces constructions.

    Comme pour le contrôle de la QAI, les tests d’infiltrométrie nécessitent un matériel particulier, dont le premier est une porte soufflante. Il est également spécifique à certains marchés, celui de la construction en premier lieu, et va donc nécessiter des formations supplémentaires et l’adoption de nouvelles méthodes de prospection.

    Ainsi, le rapport devra être rédigé selon les prescriptions de la norme NF EN 13829 et du guide d’application GA-P50-784. De plus, les tests et le rapport ne peuvent être réalisés que par un opérateur certifié par le Ministère en charge de la construction et la Commission d’autorisation de la perméabilité à l’air. Le diagnostiqueur devra donc obtenir une certification supplémentaire.

    Ce que nous constatons en tant que fédération, c’est que les acteurs de ce marché sont aussi bien des diagnostiqueurs immobiliers qui se sont diversifiés, que des bureaux d’études dont c’est le cœur de métier.

    La thermographie peut-elle apporter une réelle valeur ajoutée aux diagnostiqueurs ?

    La technologie de la thermographie peut être utilisée dans les tests d’infiltromérie et dans le cadre du DPE pour détecter des fuites et mettre en évidence des déperditions énergétiques de manière « améliorée » mais, rappelons-le, non obligatoire. En ce sens, la thermographie peut être considérée comme une prestation complémentaire dans le cadre d’un DPE pour un client qui en fait la demande. Et cette demande existe dans le tertiaire et dans le collectif. Car elle permet d’obtenir une « radiographie » du logement, et une visibilité claire sur les performances thermiques d’un immeuble.

    Pour se lancer dans cette activité, le diagnostiqueur doit avoir les compétences de base pour réaliser un audit énergétique. Il sera donc nécessaire d’envisager des formations complémentaires, pour aller vers une spécialisation qui dépasse le cadre du diagnostic immobilier. Il s’agit donc d’un vrai investissement pour ceux qui voudraient évoluer et, éventuellement, changer de métier pour évoluer vers des prestations de bureau d’études thermiques.

    Au final, si on n’est pas face à un marché énorme, la thermographie peut être vue comme un axe de développement pour certains diagnostiqueurs, mais ne se révèlera pas forcément un axe stratégique pour le développement commercial.

    Les arrêtés d’application du diagnostic avant travaux sont attendus pour le début de l’année 2020. Comment envisagez-vous les perspectives de ce nouveau marché ?

    Pour rappel, il ne s’agit pas d’un nouveau marché, puisque l’obligation de réaliser un repérage amiante avant travaux a été introduite par le décret du 9 mai 2017 « relatif au repérage de l’amiante avant certaines opérations ». Ce décret prévoit expressément que le donneur d’ordre, le maître d’ouvrage ou le propriétaire d’immeubles qui décide d’une opération comportant des risques d’exposition des travailleurs à l’amiante doit faire réaliser une recherche d’amiante « assurée par un repérage préalable à l’opération, adapté à sa nature, à son périmètre et au niveau de risque qu’elle présente ».
    Les arrêtés qui sont attendus pour l’application de ce décret concerneront essentiellement les compétences des diagnostiqueurs qui pourront réaliser ces repérages.

    Tous les types de travaux dans l’habitat sont concernés et nécessitent un repérage pour les immeubles construits avant 1997. Tous les corps de métiers amenés à y intervenir doivent déjà, par ailleurs, être formés en intervention SS4, sensibilisés aux risques et avoir acquis les bons réflexes face à des matériaux contenant de l’amiante.

    A notre niveau, nous constatons que les formations commencent à vraiment se développer. De plus en plus, les entreprises intervenants sur des chantiers prennent l’habitude de demander le rapport de repérage avant travaux. Nous constatons également que le volume de diagnostics avant travaux est en très nette augmentation depuis 3 ou 4 ans.

    Pour les diagnostiqueurs qui veulent profiter du marché, ils doivent être certifiés avec mention. Sur un plan opérationnel, le diagnostic avant travaux constitue un travail assez différent puisqu’il va nécessiter une cartographie plus précise du bâtiment, moins d’automatismes dans le repérage et surtout, implique de rendre un rapport de repérage exploitable et bien lisible par le client et l’entrepreneur. Sur place, les investigations et les prélèvements font appel à une réelle expérience de technicien du bâtiment.

    Le diagnostic avant travaux, qui comporte des sondages obligatoires, fait appel à des laboratoires d’analyses, puisqu’il est impossible, dans ce cadre, de déclarer l’absence d’amiante par une simple analyse visuelle. Donc, si le diagnostic avant travaux constitue une réelle opportunité en termes d’activité, il va imposer aux diagnostiqueurs d’envisager le diagnostic différemment, et d’adopter une approche de technicien du bâtiment.

    A cela s’ajoute une plus grande interactivité avec le maître d’ouvrage et l’entreprise de travaux ou les désamianteurs, certains volets de repérage ne pouvant être réalisés qu’au fil de l’avancement des travaux. C’est donc une opportunité pour les diagnostiqueurs de se positionner en partenaires, pour autant que les descriptifs de missions et les contrats sont réfléchis et élaborés de cette manière. En tant que fédération, nous sommes prêts à travailler sur cette question. Je suis d’ailleurs membre du comité de vérification et de suivi des règles techniques SS3 élaborées par le Syrta et le Seddre, en particulier pour travailler sur le volet RAT de retrait.

  • Certification des organismes de formation : réactivité et maîtrise au coeur du processus

    Certification des organismes de formation : réactivité et maîtrise au coeur du processus

    Déjà acteur de la certification des entreprises de traitement de l’amiante, GLOBAL Certification® s’est positionnée sur la nouvelle certification des organismes de formation des diagnostiqueurs techniques immobiliers (OF-DTI). Une évolution naturelle pour la société qui a investi depuis plusieurs années le domaine de la certification des organismes de formation du bâtiment. Le point sur les dernières obligations avec Emilie LE COZ, responsable qualité chez GLOBAL Certification®.

    Avec les dernières réglementations, de quelles certifications doivent disposer les OF-DTI pour exercer ?

    L’arrêté du 2 juillet 2018, qui pose l’obligation de certification des organismes de formation des diagnostiqueurs techniques immobiliers a en effet généré beaucoup d’interrogations de la part des organismes de formations et des associations représentatives. Dans les faits, tout organisme de formation qui souhaite certifier des diagnostiqueurs immobiliers devra lui-même être certifié sur la base d’un référentiel technique spécifique à cette activité et sur la base d’un référentiel national plus général qui devrait paraître à la fin du premier semestre 2019.

    Il y a donc deux certifications : la certification technique OF-DTI, obligatoire pour tout organisme de formation qui souhaite former des diagnostiqueurs, et la certification liée au référentiel national, indispensable pour percevoir les financements publics dans le cadre de la formation professionnelle.

    Ces deux certifications ne recouvrent pas tout à fait les mêmes points d’audit. La certification OF-DTI va ainsi porter essentiellement sur des critères techniques relatifs à la capacité de l’organisme de formation à délivrer des formations conformes aux exigences réglementaires sur le sujet.

    L’audit sur la conformité de l’OF aux exigences du référentiel national va quant à lui porter sur des aspects plus généraux, comme par exemple la prise en compte des salariés en situation de handicap, les relations avec les partenaires sociaux, l’information des candidats sur les prestations et leur tarification ou encore, et c’est une nouveauté, l’intégration de l’entreprise dans le tissu économique local. En tout, ce sont une trentaine de critères, issus du décret qualité amendé, qui devront faire l’objet de l’audit « référentiel national ». Ce référentiel national constitue désormais le référentiel unique qui viendra se substituer aux référentiels particuliers propres à chaque organisme de certification.

    Comment GLOBAL Certification® aide-t-elle à optimiser les processus de certification ?

    Notre référentiel actuel, CLIQ® Formation, intègre déjà la quasi-totalité des critères du futur référentiel national. Nous sommes ainsi prêts à intégrer, dès sa parution officielle, l’ensemble de ses critères. Ceci nous permettra de préparer nos clients à ce nouveau référentiel et d’évoluer rapidement vers celui-ci. En attendant l’entrée en vigueur du référentiel national, à savoir le 1er janvier 2021, la version actuelle de CLIQ® Formation demeure conforme aux exigences du décret qualité et reste en application.

    Le savoir-faire de nos auditeurs est le second grand atout dont dispose GLOBAL Certification® pour optimiser le processus de certification. Ces derniers ont les compétences pour auditer les OF aussi bien sur le référentiel national que sur le référentiel technique. Nous pouvons ainsi nous adapter à l’organisation de nos clients pour préparer en amont l’audit le plus fluide et logique possible, en couplant ces deux processus sur une seule visite, avec le même auditeur, tout en respectant les durées minimales d’audit.

    La Certification des OF-DTI était-elle une évolution naturelle pour GLOBAL Certification® ?

    GLOBAL Certification® certifie des organismes de formations depuis plus de 10 ans dans le domaine du bâtiment. Nous certifions également depuis des années les organismes de formation du secteur du bâtiment, ainsi que les entreprises de désamiantage et les opérateurs de repérage.

    Pour garantir la qualité du processus de certification des organismes de formation, dédiés aux diagnostiqueurs immobiliers comme aux autres corps de métiers, nous nous sommes entourés d’une équipe d’experts techniques indépendants avec une forte capacité d’adaptation. Nous exigeons de leur part, outre les indispensables compétences techniques et l’expérience du métier, une impartialité et une indépendance vis-à-vis des organismes qu’ils iront auditer.

  • Concilier étanchéité à l’air et qualité de l’air intérieur

    Concilier étanchéité à l’air et qualité de l’air intérieur

    Si la performance énergétique demeure le principal enjeu des réglementations actuelles et futures, le défi de la santé dans les bâtiments fait l’objet d’une attention croissante. Dès lors se pose la question : comment assurer un air sain dans des bâtiments de plus en plus étanches ?

    La nouvelle réglementation thermique et environnementale (RE 2020) qui se profile devrait se pencher sur la problématique de la qualité de l’air intérieur (QAI). Ses objectifs se dessinent avec la loi Elan promulguée le 24 novembre 2018 : « Les performances énergétiques, environnementales et sanitaires des bâtiments et parties de bâtiments neufs s’inscrivent dans une exigence de lutte contre le changement climatique, de sobriété de la consommation des ressources et de préservation de la qualité de l’air intérieur », dixit l’article L111-9. Un décret précisera les exigences de QAI et le niveau d’empreinte carbone à respecter pour différentes catégories de bâtiments.

    Vers un contrôle obligatoire de la ventilation à la livraison du chantier ?

    Dans des bâtiments toujours plus étanches à l’air, l’efficacité de la ventilation est l’élément clé pour assurer un bon renouvellement de l’air et limiter la présence des polluants : radon, composés organiques volatils (COV), benzène, formaldéhyde ou encore le dioxyde de carbone (CO2) et le monoxyde de carbone (CO). Pour parvenir à ses objectifs, la réglementation pourrait envisager la mise en place d’un contrôle de l’équipement de ventilation et du réseau aéraulique.

    Si l’ajout d’une telle obligation n’est pas encore d’actualité, cette solution est préconisée par l’Alliance HQE-GBC. Dans un guide pratique, l’association recommande notamment à la maîtrise d’ouvrage d’intégrer dans le planning du chantier des vérifications et mesures de réception des systèmes de ventilation par rapport aux calculs de dimensionnement des installations : débits d’air, pressions, vitesse d’air, puissance électrique, étanchéité du réseau, vérification des réglages des bouches d’extraction, contrôle des paramètres de régulation (sondes CO2) et de programmation.

    Elle conseille par ailleurs d’effectuer les mesures de QAI « avant tous travaux du preneur, afin de bien distinguer la qualité intrinsèque du bâtiment et de dissocier les responsabilités de chacun dans la chaîne d’acteurs (propriétaire et occupant) ». En effet, dans la pratique, la frontière est souvent floue et ces travaux interviennent couramment pendant la phase chantier, avant réception par le preneur. « Tous travaux réalisés après les mesures étant de nature à entraîner une modification des résultats et la modification des niveaux de la qualité de l’air intérieur, ils relèvent exclusivement de la responsabilité du maître d’ouvrage de ces travaux », note l’association.

    Le diagnostic complet des performances des installations de ventilation apparaît ainsi un préalable indispensable aux mesures de qualité de l’air intérieur. En faire l’impasse rendrait difficile l’interprétation des résultats des analyses et ne permettrait que des conclusions approximatives.

    Ventilation sur bâti étanche

    Autre solution pour concilier performance énergétique et bonne qualité de l’air : corriger les erreurs de la RT2012 en obligeant à inclure une ventilation avec récupération de chaleur sur l’air vicié. L’obligation d’assurer un renouvellement de l’air intérieur dans tous les logements neufs date de 1969 sans restriction dans le choix des solutions. C’est ainsi que la plupart ont été conçus avec une ventilation naturelle ou hybride (peu onéreuses à l’achat, sans consommation d’énergie mais dispendieuses en calories et assez peu efficaces) ou une VMC simple flux. Si la VMC double flux à récupération de chaleur sur l’air vicié est la plus aboutie aussi bien en termes d’efficacité que d’économies d’énergie, celle-ci ne peut être installée que sur un bâti étanche à l’air extérieur tel qu’énoncé déjà dans la RT2012. Ainsi, le test d’infiltrométrie devrait avoir de beaux jours avec l’arrivée de la RT2020.

  • Contrôle d’infiltrométrie en fin de chantier : la garantie d’un bâtiment étanche

    Contrôle d’infiltrométrie en fin de chantier : la garantie d’un bâtiment étanche

    Rendu obligatoire par la RT 2012, le contrôle d’infiltrométrie en fin de chantier permet de s’assurer que le bâtiment n’affiche pas des déperditions d’air parasites, c’est-à-dire non contrôlées par les dispositifs de ventilation, et qui viendraient nuire à sa performance thermique en induisant une surconsommation énergétique. Le point avec Jean-Michel Catherin, président de Testoon.

    En quoi consiste un contrôle d’infiltrométrie ?

    Un contrôle d’infiltrométrie est un test d’étanchéité à l’air d’un bâtiment ou d’une partie d’un bâtiment. Techniquement, le contrôle d’infiltrométrie consiste à mettre sous pression un volume de bâtiment dans lequel l’air circule de manière continue. Il peut s’agir d’un appartement, d’une maison ou de tout un immeuble.

    Concrètement, le contrôle est réalisé en installant une « porte soufflante » sur l’un des châssis de porte, et en fermant l’ensemble des autres menuiseries. La mise en dépression de l’intérieur du bâtiment va permettre, en utilisant différents dispositifs – notamment des fumigènes -, de détecter les fuites de l’enveloppe. Le contrôle d’infiltrométrie va donc mesurer les « fuites » d’air résultant de défauts d’étanchéité de l’enveloppe du bâtiment et donc, sa perméabilité à l’air, exprimé par un indicateur : le « Q4 PaSurf ».

    Quelles sont les exigences en matière de perméabilité du bâti ?

    Le contrôle d’infiltrométrie doit être réalisé à la réception des travaux, et il est obligatoire, depuis le 1er janvier 2015, pour tout bâtiment neuf d’habitation individuel ou collectif. Dans le cadre de la RT 2012, ce contrôle doit être réalisé par un opérateur qualifié par QUALIBAT.

    L’indicateur Q4 PaSurf caractérise le débit mesuré de fuite d’air par m² de surface déperditive du bâtiment, ce qu’on appelle communément les « parois froides ». Il est calculé en mettant le bâtiment en dépression de 4Pa, et s’exprime en m3/ par heure et par mètre carré de surface déperditive.

    A l’issue du contrôle, la perméabilité à l’air (Q4 PaSurf) doit être égale ou inférieure aux seuils fixés par la réglementation (RT2012), à savoir : 0,6 m3 par heure et par mètre carré de surface pour les maisons individuelles, 1 m3 par heure et par mètre carré de surface pour les logements collectifs.

    Quelles sont les obligations si l’indicateur n’est pas conformes aux seuils réglementaires ?

    Si le bâtiment atteint la valeur Q4 PaSurf exigée par la réglementation thermique, le certificat de fin de chantier est remis au maître d’ouvrage. Par contre, si le contrôle fait apparaître des valeurs supérieures aux plafonds prévus, le certificat ne pourra être remis qu’à l’issue de mesures correctives.

    Dans le déroulé d’un contrôle d’infiltrométrie, le mesureur remet son rapport à l’entrepreneur qui doit rechercher les fuites et procéder aux corrections. Généralement, ce sont les menuiseries qui sont le plus souvent à l’origine des fuites. Dans la mesure où le constructeur maîtrise ses techniques constructives, il est en mesure de corriger rapidement les désordres.

    Y a-t-il d’autres contrôles à réaliser ?

    Mais, au-delà de ce contrôle d’infiltrométrie, qui est le seul contrôle obligatoire en fin de chantier, il est nécessaire d’en imposer d’autres, comme le contrôle du bon fonctionnement des systèmes de ventilation, ou le contrôle de la résistance thermique de l’enveloppe du bâtiment pour vérifier l’efficacité de son isolation.

    Ce que l’on constate également en matière de construction, c’est une évolution profonde des réglementations. Historiquement, ces dernières étaient avant tout liées aux matériaux, qui devaient être agréés. Mais le législateur s’est aperçu que ce n’était pas suffisant, et qu’il fallait déterminer des paramètres mesurables en fin de chantier. La philosophie de certaines évolutions réglementaires consiste désormais à ne plus réglementer une manière de faire, un mode constructif, mais à mettre en place une obligation de résultats, sans définir de moyens précis. On regarde désormais moins les caractéristiques de matériaux mis en œuvre que le résultat final.

    Conséquence : on laisse les entreprises construire comme elles le souhaitent, et on les contrôle en fin de chantier. Cela induit un problème de confiance, qui peut amener un changement des mentalités et des méthodes, avec la tentation d’importer des modes constructifs nouveaux qui seront mal connus en France, ce qui sera peut-être source d’innovation.

  • Comm’Cast, la TV connectée Comminter

    Comm’Cast, la TV connectée Comminter

    Comminter, Acteur innovant du WiFi public et collectif, propose la solution de TV connectée Comm’Cast pour les hôtels et résidences.

    Les plateformes en ligne de diffusion de contenu se généralisent comme NETFLIX ou My Canal et cela dans tous les pays. Une nouvelle demande émerge dans le secteur hôtelier et résidentiel : la possibilité à un résident de « caster » son propre contenu de son smartphone ou ordinateur sur l’écran de sa chambre, et cela dans sa propre langue comme à la maison. Opérateur Wifi dans le secteur de l’hôtellerie et des résidences depuis plus de 15 ans, Comminter a développé Comm’Cast, solution innovante qui permet de répondre à cette nouvelle demande tout en utilisant les installations en place. Comm’Cast utilise les TV de l’établissement pour les transformer en TV connectées au Wifi. Le client peut alors diffuser en toute sécurité ses propres contenus depuis son équipement.