Catégorie : Compétences

Comment intégrer les nouvelles technologies et contrôler les installations ? Comment garantir la sécurité et la conformité dans un environnement en constante évolution ? Les réponses dans les Émissions, Reportages et Interviews d’Améliorons La Ville.

  • Testeur de courant et tension sans contact – FLUKE T6-1000

    Testeur de courant et tension sans contact – FLUKE T6-1000

    Mesurez des tensions jusqu’à 1000 V AC au moyen de la fourche ouverte, sans cordon de test en contact avec les parties sous tension.+ Sans ouvrir les couvercles ou retirer les protections d’écrous. Sur des fils AWG 4/0 (120 mm2) maximum, d’un intensité maximale de 200 A. Votre travail va changer. Plus de sécurité. Plus de rapidité. Plus de facilité.

    • Technologie FieldSense pour mesurer des tensions, courants et fréquences AC sans contact électrique avec les parties sous tension+
    • Affichage simultané de la tension et du courant : fournit toutes les mesures d’alimentation d’un simple coup d’œil pour un dépannage efficace.
    • 1 à 1 000 V AC ou DC
    • 0,1 à 200 A AC
    • Résistance 1 Ω à 100 kΩ
    • Mesure de fréquence de 45Hz à 66Hz
    • Fonctionne avec les câbles jusqu’à AWG 4/0 (120 mm2) avec une ouverture de 17,8 mm
    • Le bouton HOLD fige temporairement le relevé pour en faciliter la consultation.
    • Consultation facile de l’écran rétroéclairé
    • Compatible avec le support magnétique TPAK Fluke en option pour un fonctionnement pratique
    • Garantie standard de 2 ans

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  • Mini caméra thermique Flir One pro

    Mini caméra thermique Flir One pro

    Connectez la Flir One pro à votre smartphone ou votre tablette et emmenez-la partout où vous allez.

    • Mesure de température par point sans contact
    • Technologie MSX brevetée pour une qualité d’image supérieure
    • Batterie intégrée préservant la durée de vie de la batterie de l’appareil
    • Fonction d’obturation automatique du module pour caméra thermique Lepton
    • Coque de protection incluse
    • L’appli Flir One pro inclut des fonctions comme les panoramas thermiques et les enregistrements accélérés thermiques

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  • Flir One pro : Mini caméra thermique

    Flir One pro : Mini caméra thermique

    Connectez la Flir One pro à votre iPhone ou iPad et emmenez-la partout où vous allez.

    • Mesure de température par point sans contact
    • Technologie MSX brevetée pour une qualité d’image supérieure
    • Batterie intégrée préservant la durée de vie de la batterie de l’appareil
    • Fonction d’obturation automatique du module pour caméra thermique Lepton
    • Coque de protection incluse
    • L’appli Flir One pro inclut des fonctions comme les panoramas thermiques et les enregistrements accélérés thermiques

    Pourquoi la Flir One pro possède-t-elle « deux caméras » ?

    Les images thermiques brutes sont belles mais n’offrent pas un niveau de détail physique suffisant. Ainsi, la Flir One pro mélange les deux types d’images (image visible + image infrarouge) grâce à la technologie MSX, apportant ce niveau de détail physique nécessaire aux images thermiques brutes. Avec la technologie MSX, la Flir One pro capture ce qu’aucun autre dispositif n’est capable de faire.

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  • Balomètre connecté pour mesures de débit volumétrique

    Balomètre connecté pour mesures de débit volumétrique

    Avec le balomètre de mesure du débit volumétrique testo 420 pour entrées et sorties d’air de grandes dimensions, vous pouvez satisfaire rapidement et avec précision aux directives en matière d’hygiène et prescriptions en matière de qualité de l’air ambiant. Elle vous fournit une aide fiable pour le calcul du débit volumétrique total sur les installations CTA, p.ex. dans les hôpitaux, immeubles de bureaux ou bâtiments commerciaux.

    Une précision de mesure élevée pour les diffuseurs giratoires grâce à un redresseur de débit volumétrique

    La mesure du débit volumétrique est le plus souvent effectuée sur les diffuseurs giratoires. Les tourbillons d’air générés par ces sorties d’air ne permettent souvent pas de mesurer les flux d’air correctement.

    Avec le balomètre de mesure du débit volumétrique testo 420, ces erreurs de mesure peuvent être réduites de manière significative. Le redresseur de débit volumétrique intégré tranquillise les tourbillons d’air, les transformant en un flux d’air presque régulier. Il calcule ainsi le débit volumétrique avec précision, entre 80 et 3 500 m3/h.

    Un balomètre de mesure du débit volumétrique exceptionnellement léger pour un montage rapide

    Avec ses poignées ergonomiques et son écran inclinable, la hotte de mesure du débit volumétrique présente un poids exceptionnel de moins de 2,9 kg. Des calculs fréquents du débit volumétrique dans de grandes pièces, ainsi que des mesures au-dessus de la tâte sont ainsi possibles en toute sécurité et de manière confortable. Une grande touche de mesure sur le balomètre de mesure du débit volumétrique garantit ici un enregistrement aisé des valeurs de mesure.

    Le hotte présente des dimensions de 610 x 610 mm. D’autres hottes sont disponibles comme accessoires pour d’autres diffuseurs plafonniers. L’utilisation de notre trépied disponible en option est utile pour les entrées et sorties d’air particulièrement hautes. Celui-ci peut en effet être déployé jusqu’à 4 mètres.

    Un montage rapide et aisé de la hotte de mesure du débit volumétrique est possible grâce à des baleines. Le trolley fourni à la livraison garantit quant à lui un transport sûr.

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  • 1917-2017 Le SYCABEL fête son 100ème anniversaire

    1917-2017 Le SYCABEL fête son 100ème anniversaire

    Il existe plus de 100 associations de fabricants de câbles dans le monde, réparties dans une trentaine de pays. Créé en 1917, le SYCABEL, qui est l’une des plus anciennes, représente un secteur majeur de la construction électrique en France, omniprésent – bien que très discret – et indispensable au bon fonctionnement du monde moderne.

    Membre actif de la Fédération française des Industries Electriques, Electroniques et de Communication (FIEEC), de la Fédération Européenne des syndicats de fabricants de câbles (EUROPACABLE), et membre associé de la Fédération des Minerais, Minéraux industriels et Métaux non ferreux (FEDEM), le SYCABEL poursuit avec détermination ses missions originelles de valorisation et de représentation des fabricants de fils et câbles, électriques et de communication, dans le respect des principes du développement durable et la recherche constante de solutions à forte valeur ajoutée.

    Le métier du câble trouve son origine en France dans le besoin de transporter l’énergie électrique et, notamment, de s’éclairer, avec l’apparition de l’ampoule électrique à la fin du XIXème siècle. Les avancées rapides de la science de l’électricité appliquée ont entraîné les très nombreuses mutations de cette industrie au cours du XXème siècle. Les adhérents du SYCABEL ont su développer, dans leurs usines implantées dans l’hexagone, des gammes de produits innovants et multiples, conformes aux normes les plus exigeantes et contribuant à la sécurité incendie. Ils sont internationalement appréciés pour leurs performances, leur robustesse et leur fiabilité.

    Acteur capital du développement économique et de l’aménagement du territoire, la profession répond aux impératifs des applications d’avant-garde les plus complexes. Sa stratégie volontariste et sa vision prospective lui permettent en particulier de figurer parmi les leaders mondiaux en matière de déploiement de la fibre optique. Elle se positionne également en spécialiste des câbles à haute puissance pour les liaisons de grandes distances en courant continu, indispensables à l’avènement de la transition énergétique européenne.

     

  • Serge Van de Velde – Turbotronic : « La nouvelle génération d’installateurs demande du connecté »

    Serge Van de Velde – Turbotronic : « La nouvelle génération d’installateurs demande du connecté »

    ENTRETIEN AVEC
    Serge Van de Velde, directeur de Turbotronic. Importateur depuis 1989, Turbotronic distribue des appareils de mesure des installations électriques (six marques), de thermographie (deux marques) et de test des réseaux informatiques (deux marques).

    Quels sont les appareils les plus demandés par les électriciens ?

    L’évolution des normes et des lois dicte souvent la demande. En ce moment même, la demande grimpe pour les testeurs d’installation avec la loi Alur, qui impose un nouveau diagnostic portant sur la conformité du réseau électrique d’un habitat avant la location ou la vente. Nos ventes ont augmenté d’environ 30 % pour ce type d’appareils, mais cette tendance ne devrait pas durer plus d’un an. L’évolution technologique joue aussi un rôle important, avec des appareils toujours plus innovants qui facilitent le travail des installateurs. Je pense notamment à un petit contrôleur de continuité et de boucle de terre – baptisé Tohme – qui permet de tester l’impédance de boucle par la prise, ce qui est susceptible de faire gagner du temps à l’installateur. Les électriciens doivent prendre le temps de découvrir les offres des fabricants : certains appareils sont peu connus mais peuvent leur faciliter le travail et faire la différence en termes d’activité.

    Y a t-il du changement dans les habitudes des électriciens ?

    La nouvelle génération d’électriciens installateurs se focalise sur l’utilisation des smartphones et des tablettes. Les nouveaux appareils de mesures sont maintenant connectés, permettant d’envoyer à un collaborateur les mesures prises sur le site pour le reporting, de partager les données et de s’organiser sur un téléphone au lieu de le faire à la main. Cette tendance se transforme petit à petit en standard. Nous y participons en proposant toutes sortes d’appareils de mesure connectés, dont une caméra thermique qui se connecte directement sur un smartphone : Seek Thermal.

    Qu’en est-il de la thermographie ?

    La thermographie est un nouveau marché à développer pour l’électricien. Turbotronic est devenu cette année le distributeur officiel de la marque Flir, le leader mondial pour ce type d’équipements. Les appareils que nous proposons permettent d’identifier facilement et rapidement les défauts dans une armoire électrique et de détecter les circuits défaillants. L’électricien peut ensuite générer un rapport et montrer à son client les défauts de l’installation, photos thermographiques à l’appui. Cette technologie participe à l’émergence d’une nouvelle offre de service sécuritaire.

     

    Interview réalisée dans le cadre de la Conférence des Électriciens en régions
    Retrouvez Serge Van de Velde à l’occasion de la prochaine étape, le 17 octobre à Marseille.


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  • Le Groupe IGE+XAO remporte l’appel d’offres du CHU de Nantes.

    Le Groupe IGE+XAO remporte l’appel d’offres du CHU de Nantes.

    Le CHU de Nantes, qui comprend plusieurs établissements, a lancé fin 2016 un appel d’offres afin de s’équiper d’une solution de Conception Assistée par Ordinateur dédiée à l’électricité.

    A l’issue du processus de sélection, le Groupe IGE+XAO et ses logiciels SEE Electrical Expert (conception électrique) et SEE Project Manager (gestion des données et documents électriques) ont été choisis.

    SEE Electrical Expert est une solution évolutive, complètement personnalisable et adaptée à toute entreprise quels que soient son secteur d’activité et sa taille. Le logiciel inclut des fonctionnalités « métier » essentielles pour la conception et la gestion de la documentation des installations électriques :

    –          éditeur schématique dédié performant,

    –          automatisation de nombreuses fonctions de dessin,

    –          gestion des borniers et connecteurs,

    –          gestion des entrées/sorties automates,

    –          génération des nomenclatures matériels et carnet de câbles,

    –          implantation en enveloppe (armoires, coffrets, boîtiers électriques, …) 2D-3D.

    SEE Project Manager, quant à lui, est un logiciel de gestion documentaire et de données techniques dédié aux projets électriques. Outil collaboratif par excellence, il permet le partage ainsi que la gestion du cycle de vie des dossiers électriques et des documents associés, tout en les centralisant et en les sécurisant sur un serveur.

     

    « Nous nous félicitons de la décision du CHU de Nantes et pour la confiance qu’il nous accorde. Nous mettrons à son service nos 30 années d’expérience, le savoir-faire de nos experts ainsi que le service de proximité apporté par notre agence de Nantes et ses collaborateurs » a déclaré Alain Di Crescenzo, Président Directeur Général du Groupe IGE+XAO.

    A PROPOS DU GROUPE IGE+XAO

    Depuis 31 ans, le Groupe IGE+XAO conçoit, produit, commercialise et assure la maintenance d’une gamme de logiciels de Conception Assistée par Ordinateur (CAO), de gestion du cycle de vie « Product Lifecycle Management » (PLM) et de simulation dédiée à l’électricité. Ces logiciels ont été élaborés pour aider les industriels à concevoir et à maintenir la partie électrique de tout type d’installation. Ce type de CAO/PLM/Simulation est appelé « CAO/PLM/Simulation Electrique ». IGE+XAO a bâti une gamme de logiciels de CAO/PLM/Simulation électrique destinée à tous les secteurs industriels. IGE+XAO représente 385 personnes dans le monde réparties sur 33 sites et dans 22 pays ainsi que plus de 88 595 licences diffusées dans le monde. IGE+XAO est une référence dans son domaine. Pour tout complément d’information : http://www.ige-xao.com.

    CONTACTS IGE+XAO

    Groupe IGE+XAO, 16 Boulevard Déodat de Séverac – CS 90312 – 31773 Colomiers Cedex – France

    Tél : +33 (0)5 62 74 36 36 – Fax : +33 (0)5 62 74 36 37 – www.ige-xao.com

    Les titres d’IGE+XAO sont cotés sur NYSE Euronext Paris – Compartiment C – ISIN FR 0000030827

    Indice EnterNext© PEA-PME 150

    Relations analystes/investisseurs : Alain Di Crescenzo (Président Directeur Général) +33 (0)5 62 74 36 36

    Relations Presse : Christian Colin +33 (0)5 62 74 36 08

  • Patrick Moulard – FFIE PACA : « Il n’y a pas de projets futuristes »

    Patrick Moulard – FFIE PACA : « Il n’y a pas de projets futuristes »

    ENTRETIEN AVEC
    Patrick Moulard, délégué régional de la FFIE pour la région PACA. La fédération défend et promeut les entreprises de génie électrique et énergétique.

    La reprise économique est-elle au rendez-vous en région PACA ?

    Elle a commencé à se dessiner sur le littoral depuis plus d’un an, notamment via de nombreux projets de logements en cours de réalisation. Il s’agit pour la plupart de grands ensembles, en construction dans toute la région avec des points forts sur Marseille et  Nice. Le territoire bénéficie de  l’OIN (opération d’intérêt national) ECO VALLEE sur la Plaine du Var, un vaste programme de construction d’ensembles de bureaux, logements et services. Nous constatons une très forte densification de chantiers sur cette zone géographique.

    Quel type d’entreprises la région accueille-t-elle ?

    Les TPE constituent la frange la plus importante du tissu économique régional sur le marché de l’installation électrique, mais quelques très grandes entreprises se sont aussi installées dans la région. Le tertiaire et le logement sont deux secteurs extrêmement forts en raison de l’attractivité de la côte d’Azur. L’industrie se concentre quant à elle dans le bassin marseillais – l’Étang de Berre, par exemple, accueille une grande partie des entreprises pétrochimiques.

    La région est-elle une terre d’opportunités pour les électriciens ?

    L’autoconsommation va se développer grâce aux projets smart grid et à la réglementation thermique en cours d’écriture. Nous allons tourner la page de la RT2012 et intégrer la notion de bilan carbone dès l’origine d’un projet de construction : de la fabrication et du transport des matériaux chez nos fournisseurs jusqu’à la livraison d’une opération. Il faudra être plus efficients que jamais sur l’énergie consommée par les bâtiments. Sur les bâtiments à énergie positive, le plus facile pour compenser la consommation passera par de la production d’électricité d’origine solaire photovoltaïque. Notre région est par ailleurs très bien positionnée sur ces métiers grâce à son fort niveau d’ensoleillement tout au long de l’année. Le confort d’été est un second axe de réflexion et fera la particularité des ouvrages méditerranéens. En fonction de la classification des bâtiments, les électriciens interviendront sur des équipements plus ou moins sophistiquées qui géreront le confort d’été. La GTB pilotera les niveaux de température intérieure, les niveaux extérieurs et l’ensoleillement. Le tout sera motorisé, automatisé et connecté afin de gérer les demandes de consommation des bâtiments.

    Quel est le profil de l’électricien de demain ?

    La valeur ajoutée de l’électricien résidera dans sa maîtrise de technologies d’appareillage et de pilotage de plus en plus performantes. Il n’y a pas de projets futuristes ! Les courants faibles gagnent de l’importance et les entreprises doivent maîtriser l’ensemble de la boucle. Cela passe par la montée en compétences des acteurs via la formation, notamment sur la partie réseau pour pouvoir travailler sur des protocoles IP et sur la couche logiciel pour faire des interfaces avec de l’installation plus traditionnelle.

     

    Interview réalisée dans le cadre de la Conférence des Électriciens en régions


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  • Arnaud Brouquier – S2ICF : « Les électriciens doivent coopérer »

    Arnaud Brouquier – S2ICF : « Les électriciens doivent coopérer »

    ENTRETIEN AVEC
    Arnaud Brouquier, président du S2ICF – le syndicat des professionnels du courant faible – et dirigeant de la société Delta Sertec, spécialisée dans l’installation et la maintenance du bâtiment connecté, piloté et sécurisé. Implantée à Marseille et à Avignon, l’entreprise compte 45 collaborateurs après 38 ans d’existence.

    Quels sont les marchés porteurs dans le domaine du bâtiment connecté ?

    L’immobilier résidentiel représente près de la moitié de notre activité, via les promoteurs, les bailleurs sociaux et les syndics de copropriété. Les marchés porteurs sur ce secteur sont l’interphonie et le contrôle d’accès pour l’habitat, suivis de l’antenne de télévision collective et de la vidéo-protection. Nous espérons plus amplement sensibiliser les promoteurs immobiliers de la région à la domotique, qui se démocratise grâce aux smartphones. Certains de mes confrères toulousains sont notamment parvenus à greffer des offres domotique et sécurité aux offres courant-faible classiques des promoteurs, avec de petits packages « en option ».

    Nous intervenons également beaucoup sur les bâtiments du tertiaire. Notre force sur ce secteur, c’est d’être multi-spécialistes : le client final aime n’avoir qu’un seul interlocuteur sur un projet et son suivi. Le réseau informatique est au cœur de tous les systèmes que nous posons et branchons. En maîtrisant le réseau, nous sommes capables d’avoir la main sur tous les sujets comme la téléphonie d’entreprise, la vidéo-protection, l’alarme intrusion, le contrôle d’accès ou encore l’affichage dynamique.

    Les électriciens sont-ils bien armés sur le plan commercial ?

    À l’heure actuelle les électriciens ne sont pas organisés pour faire de la maintenance, contrairement aux entreprises du courant faible qui disposent d’un service après vente. Car historiquement, ces dernières ont démarré sur le marché de l’antenne de télévision collective, où elles ne pouvaient pas vendre sans contrat. Ces entreprises sont habituées depuis plus de trente ans à avoir des demandes d’intervention sur diverses pannes. Elles se sont organisées en interne pour intervenir avec un technicien, qui fait par la suite un compte rendu d’intervention. C’est ce qui manque aux électriciens.

    Un conseil pour les électriciens ?

    En premier lieu, je leur conseille de ne pas s’éparpiller et de choisir de se perfectionner dans un type d’équipements. Des électriciens qui deviennent multi-spécialistes et intégrateurs globaux comme les entreprises du S2ICF auront besoin de quelques années. Nos entreprises bénéficient d’au moins vingt ans d’expérience ! Les électriciens doivent donc raisonner dans le sens de la coopération et non de la compétition. Intégrateurs et électriciens ont chacun leurs forces : les premiers n’auront peut-être pas l’organisation pour mettre des réservations dans les banches sur un chantier de coffrage, pour déployer des câbles ou encore pour installer des pieuvres électriques. Les seconds ont une connaissance très poussée dans les réseaux informatiques. Nous devons nous organiser et nous avons tout intérêt à répondre à des marchés en co-traitance.

  • Thierry Grosdidier – Qualifelec : « La maintenance doit devenir un réflexe »

    Thierry Grosdidier – Qualifelec : « La maintenance doit devenir un réflexe »

    ENTRETIEN AVEC
    Thierry Grosdidier, directeur technique de Qualifelec, l’organisme de qualification des entreprises d’installation électrique accrédité par le Cofrac. Près de 6 500 entreprises du bâtiment ont obtenu la qualification auprès de Qualifelec.

    Quelles sont les conditions à remplir pour obtenir la qualification ?

    La qualification s’appuie sur un référentiel. C’est une articulation entre, d’une part, la démonstration d’une existence juridique (extrait Kbis, assurance dans le domaine de qualification…), la possession du matériel indispensable à l’activité et la formation des techniciens de l’entreprise ; et d’une autre part la validation d’un savoir faire purement technique. Sur ce second aspect, nous exigeons au moins quatre références chantier dans le domaine de qualification.

    Quelles sont les dernières évolutions des référentiels ?

    Les deux principales nouveautés sont liées à l’évolution réglementaire. Avec la publication du décret n°2017-26, la qualification est rendue obligatoire depuis le 14 juillet 2017 pour l’installation et la maintenance des infrastructures de recharge pour véhicules électriques (IRVE). C’est un marché qui va se développer avec le soutien des pouvoirs publics. Qualifelec est par ailleurs mandatée pour accréditer les organismes de formation sur le sujet des bornes de recharge et de l’électromobilité. A partir du 14 Janvier 2018, les formations devront être conformes aux trois niveaux d’exigences, qui sont en ligne sur notre site internet.

    La seconde évolution réglementaire concerne l’arrêté sur l’autoconsommation et le stockage, qui encourage les Français à installer du solaire photovoltaïque. Ils stockeraient et consommeraient une partie de la production, et revendraient le surplus à des conditions privilégiées de rachat. Cet arrêté nous a amené à réformer notre référentiel pour avoir dorénavant deux indices de qualification : SPV1 pour les installations de puissances inférieures à 36KWc et SPV2 pour celles supérieures à 36KWc.

    Vous lancez également un indice dédié à la maintenance. Quels référentiels concerne-t-il ?

    Il existait historiquement une qualification en maintenance axée sur les courants forts. Nous avons à présent décliné des indices de maintenance dans la plupart de nos référentiels, ce qui peut faire prendre conscience aux professionnels et aux utilisateurs que les installations ne sont pas inertes mais évoluent dans le temps et nécessitent un contrat de maintenance afin de garantir leur fonctionnement optimal. L’indice a ainsi été rajouté pour les référentiels Installation solaire photovoltaïque (SPV.MA), Pompe à chaleur (PAC.MA) et Ventilation (VEN.MA). La performance de ces trois types d’installations est très sensible à la récurrence et à la qualité de l’entretien. Nous tâchons de sensibiliser les entreprises et la maîtrise d’ouvrage pour que la maintenance devienne un réflexe et puisse offrir un complément d’activité aux électriciens. Pour ces derniers, proposer de suivre le système qu’ils ont eux même préconisé et mis en œuvre est une bonne façon de fidéliser leur clientèle. Ces trois nouveaux indices offrent de la visibilité à la maintenance et mettent son intérêt en évidence.

     

    Interview réalisée dans le cadre de la Conférence des Électriciens en régions