Catégorie : Compétences

Comment intégrer les nouvelles technologies et contrôler les installations ? Comment garantir la sécurité et la conformité dans un environnement en constante évolution ? Les réponses dans les Émissions, Reportages et Interviews d’Améliorons La Ville.

  • Termites et mérule : le point sur la lutte contre les parasites du bois.

    Termites et mérule : le point sur la lutte contre les parasites du bois.

    Les insectes xylophages et les champignons lignivores, dont les représentants les plus connus sont respectivement les termites et la mérule, sont au cœur des préoccupations des départements touchés. Ils font l’objet de diagnostics techniques dès lors que la zone dans laquelle se situe le bien concernée est victime d’une infestation reconnue par les pouvoirs publics. Les biens construits dans ces zones doivent également faire l’objet de mesures spécifiques, et les propriétaires, occupants et entrepreneurs y sont soumis à certaines obligations. Termites et mérule : explications.

    Termites et mérule : le point sur la lutte contre les parasites du bois

    Les termites et autres xylophages peuvent provoquer des dégâts irréversibles dans un bâtiment. Le Code de la Construction et de l’Habitation (CCH) prévoit un dispositif législatif et réglementaire complet de protection des bâtiments en termes de protection et de lutte.

    Tout d’abord, la loi impose un zonage départemental mis en place par voie d’arrêté préfectoral. Le zonage est réalisé sur la base des déclarations d’infestation qui doivent obligatoirement être faites par les propriétaires ou les occupants des logements touchés. Cette déclaration doit être réalisée par lettre recommandée à la mairie et peut être accompagnée du diagnostic technique. Ces déclarations sont ensuite transmises à la préfecture qui dresse et met à jour le zonage.

    Dans les zones infestées, les maires des communes concernées peuvent obliger les propriétaires à procéder à la recherche des termites et, en cas de présence, à la mise en œuvre de moyens de lutte préventive et curative.

    En cas de refus ou d’inaction du propriétaire, le maire peut demander au juge des référés de faire procéder d’office et aux frais du propriétaire à la recherche de termites et aux travaux préventifs ou d’éradication nécessaires.
    Le montant des frais est avancé par la commune et sera recouvré comme en matière de contributions directes.

    Les insectes xylophages : un dispositif organisé

    Ensuite, les propriétaires de bâtiments situées dans une zone infestée inscrite au zonage départemental doivent, lors de la vente de l’un de ces biens, fournir un état relatif à la présence de termites. Cet état est informatif et valable 6 mois. Il doit bien évidement être réalisé par un opérateur certifié.

    Les maîtres d’œuvre et les entreprises procédant à la construction ou à l’aménagement de bâtiment sont également soumis à un certain nombre d’obligations.

    Ainsi, les constructions et les aménagements dont le permis de construire ou la déclaration de travaux ont été déposés à compter du 1er novembre 2006 doivent intégrer une protection des bois et matériaux à base de bois participant à la solidité des bâtiments. Cette obligation concerne :

    • les insectes à larves xylophages (capricornes, vrillettes, etc.) sur l’ensemble du territoire français (métropole, DOM-TOM) ;
    • les termites dans les zones délimitées par un arrêté préfectoral.

    D’autre part, les constructions et les aménagements dont le permis de construire ou la déclaration de travaux ont été déposés à compter du 1er novembre 2007 doivent comprendre une protection de l’interface sol/bâtiment contre les termites souterrains (barrière physique, physico-chimique ou par un dispositif de construction contrôlable).
    Enfin, à réception des travaux le constructeur doit fournir au maître d’ouvrage une notice technique mentionnant les modalités et les caractéristiques des protections mises en œuvre contre les termites et les autres insectes xylophages.

    Mérules et champignons lignivores : un dispositif en évolution

    La loi Alur a mis en place un dispositif de lutte contre la mérule, qui se situe, de manière opérationnelle, entre celui prévu pour les termites et celui, purement informatif, de l’ERNT.

    Ainsi, la loi Alur a créé une déclaration des foyers infestés par la mérule, qui impose à l’occupant ou au propriétaire de l’immeuble contaminé, d’en effectuer la déclaration en mairie. Si la mérule est détectée dans les parties communes d’un immeuble en copropriété, c’est au syndic qu’incombe cette obligation.

    Sur la base de ces déclarations en mairie, comme pour les termites, le préfet procède à une délimitation, au niveau départemental et par voie d’arrêté, des zones de présence d’un risque de mérule

    En cas de vente d’un bien immobilier situé dans l’une de ces zones délimitées par arrêté préfectoral, le vendeur doit fournir une information sur la présence d’un risque de mérule, qui doit être annexé à la promesse de vente ou, à défaut de promesse, à l’acte authentique de vente.

  • STABIPLAN SUR BIM WORLD 2017

    Pour la troisième année consécutive, Stabiplan renouvelle son partenariat avec BIM WORLD 2017.
    Nous serons présents en tant qu’exposant du 29 au 30 Mars sur les stands 78, 79 et 80 à l’Espace Grande Arche de la Défense.

    Lors de ce salon, nous vous montrerons comment des installateurs, des bureaux d’études et des responsables de projets atteignent l’excellence grâce au BIM avec nos solutions.

    Venez découvrir nos dernières innovations qui vous aiderons à rester compétitif dans vos métiers grâce au BIM.

    BIM World est le rendez-vous international du numérique pour la construction, l’aménagement et l’exploitation avec :

    – 140 exposants acteurs du numérique, de la construction, de l’exploitation et de l’aménagement
    – 70 conférences et ateliers couvrant toutes les applications du BIM et des maquettes numériques pour les métiers concernés

    – 5000 participants réunis pour partager leur expérience et de nouveaux projets.

    Stabiplan France, Gold Partner Autodesk, sera présent sur BIM World pour présenter ses solutions Stabicad mais aussi MEPcontent, sa bibliothèque de contenu BIM.

    Pour cette édition, nous serons accompagnés de nos partenaires fabricants Mitsubishi Electric, Caleffi et le hub Chappée De Dietrich.

    À cette occasion, rencontrez nos experts BIM et découvrez les meilleurs outils pour accéder au BIM LIVE : Stabicad et MEPcontent.

    À propos de Stabiplan

    https://www.stabiplan.com/fr-fr

    A propos MEPContent

    MEPcontent.eu est un service de Stabiplan élaboré en étroite collaboration avec les fournisseurs et les fabricants de matériels d’installations techniques qui s’adresse à tout ingénieur MEP.
    Il vous donne accès aux informations graphiques et commerciales de tous les produits, dans les formats de familles Revit (RFA) et de fichiers AutoCAD 3D (DWG).

    Vous pouvez utiliser le contenu présent sur MEPcontent dans vos installations Electriques et Mécaniques.
    Que ce soit pour une utilisation dans Revit et/ou AutoCAD, vous trouverez en ligne les différentes gammes de produits des fabricants et des fournisseurs.

    Stabiplan SAS

    Le Polaris
    76 Avenue Pierre Brossolette 01 49 65 61 80 info@stabiplan.fr

    Revendeur Gold Autodesk

    Texacad est une activité de Stabiplan
    Pour plus d’informations ou pour des images vous pouvez contacter notre service marketing en France : Daniella Clain
    d.clain@stabiplan.fr
    01.49.65.61.80

    Depuis 1990, Stabiplan est le leader dans le développement et la vente de logiciels de conception reposant sur Revit et CAD pour l’ingénierie MEP en Europe. Notre produit multi-plateforme Stabicad est adapté aux besoins locaux et aux souhaits des ingénieurs : il est utilisé par plus de 3 500 clients et un groupe d’utilisateurs quotidiens comptant plus de 8 500 ingénieurs. Stabiplan a des bureaux en Belgique, en France,

    aux Pays-Bas et en Roumanie, en Allemagne et en Autriche.

  • Classification des niveaux d’intégration de sécurité (NIS) : une démarche innovante

    Classification des niveaux d’intégration de sécurité (NIS) : une démarche innovante

    Le propriétaire (ou le locataire) peut envisager la sécurité de son bâtiment et la sûreté de ses occupants à plusieurs niveaux. Suivant son évaluation du risque et le niveau de performance attendu, il mettra en œuvre un niveau d’intégration de sécurité (NIS) adapté :

    1. La prévention de la malveillance, à l’aide de systèmes autonomes de détection d’intrusion, de contrôle d’accès, de vidéosurveillance et de sécurité incendie ;
    2. La sûreté renforcée qui permet de combiner ces systèmes autonomes, tout en prenant en compte le niveau de service et de confort offert aux occupants ;
    3. L’intégration des systèmes de sûreté dans la gestion active du bâtiment, pour un pilotage global des infrastructures techniques.

    Permettre aux acheteurs publics et privés de mieux appréhender les systèmes de sûreté ouverts1, dès la conception ou la rénovation du bâtiment, dans une optique de continuité de fonctionnement et d’amélioration de la performance du bâtiment, voilà l’objectif premier de la classification des niveaux d’intégration de sécurité (NIS).

    La sécurité du bâtiment se positionne comme le complément indispensable des systèmes d’information, de la sécurité des salles informatiques et des Datacenters, dans une logique de gestion active du bâtiment.

    A noter

    L’évaluation de la performance d’un bâtiment tient compte de sa consommation énergétique et de son empreinte environnementale ; ces critères viennent en complément du confort et de la sécurité attendue par ses occupants. La gestion active du bâtiment permet de maintenir et d’améliorer durablement la performance globale du bâtiment, sa continuité de fonctionnement et son niveau de sécurité. Le propriétaire (ou le locataire) peut envisager la sécurité de son bâtiment et la sûreté de ses occupants à plusieurs niveaux. Suivant son évaluation du risque et le niveau de performance attendu, il mettra en œuvre un niveau d’intégration (NIS) adapté.

    Cet article a été rédigé en collaboration avec LE GIMELEC

    Source LE GIMELEC – http://www.gimelec.fr/

    Résumé :

    L’évaluation de la performance d’un bâtiment tient compte de sa consommation énergétique et de son empreinte environnementale ; ces critères viennent en complément du confort et de la sécurité attendue par ses occupants. La gestion active du bâtiment permet de maintenir et d’améliorer durablement la performance globale du bâtiment, sa continuité de fonctionnement et son niveau de sécurité.

  • Quand le CFO devient le CFA : Les luminaires à LED connectés.

    Quand le CFO devient le CFA : Les luminaires à LED connectés.

    L’ère du Smart & Green Building est advenue, les acteurs de l’immobilier attendent désormais un bâtiment intelligent et écoresponsable, conscients de la valorisation que cela confère à leurs offres immobilières sur le marché et de la nécessité de répondre à des réglementations et labels écologiques de plus en plus exigeants en regard de la performance énergétique et du développement durable.

    Avec raisons, quelques chiffres font mal :

    • La communauté européenne estime que les bâtiments constituent le plus gros poste :
      • De consommation électrique avec 43% de l’électricité européenne consommée
      • D’émission carbone avec 66% des émissions globales européennes
    • L’ONU a annoncé en 2012, la pénurie du cuivre d’ici 38 ans au rythme de consommation actuelle.

    Pour qu’un bâtiment devienne « intelligent », il va falloir le doter de systèmes communicants, afin d’en optimiser son exploitation, sa dépense énergétique et ses émissions carbone ainsi qu’offrir de nouveaux services à son gestionnaire et à ses utilisateurs.

    La multiplication des systèmes, la sobriété énergétique et la pénurie annoncée du cuivre, rendent caduc le principe appliqué jusqu’alors où chaque système disposait de son propre câblage et réseau.

    Limiter l’usage du cuivre signifie, employer plus de fibres optiques, mutualiser l’usage du cuivre restant pour à la fois communiquer et conduire l’énergie et de ne construire plus qu’un seul réseau physique pour y intégrer tous les systèmes basés sur une technologie réseau commune.

    Le luminaire LED connecté sur réseau Ethernet-IP (Internet Protocol) est une première illustration de l’application du principe de mutualisation de l’exploitation des ressources, tout en apportant un système d’éclairage moins gourmand en énergie et d’une durabilité nettement supérieure.

    En effet Ethernet permet également d’alimenter le terminal avec une puissance allant jusqu’à 30 W et bientôt 60 W.

    Du coup le luminaire LED, devient aussi borne WiFi, interface LiFi (Light Fidelity) ou radio pour communiquer avec les objets alentours, détecteur de présence et photomètre, etc. et surtout le réseau basse tension qui les alimentait, disparait !

    De plus il est déjà certain, que la LED connectée n’est que l’éclaireur de l’armée des systèmes et autres objets connectés qui vont déferler sur le bâtiment de demain.

    Il faut prendre l’émergence de ce nouveau système comme un signe avant-coureur de la mutation profonde que va devoir accomplir le métier d’électricien, en s’imprégnant profondément d’une culture courants faibles, Ethernet et IP.

    Cela signifie pour les électriciens devoir faire d’énormes efforts de formation, sous peine de se faire prendre des parts de marché par d’autres acteurs ayant une connaissance transversale des fluides d’énergie et de communication du bâtiment, penser pouvoir résister à l’évolution technologique est illusoire.

    Certains verront dans l’évolution vers des systèmes et objets connectés, requise par le Smart & Green Building, l’annonce funeste de la fin du métier d’électricien qu’ils ont toujours connus et d’autres au contraire y verront là l’opportunité du développement d’un nouveau marché et les uns comme les autres auront raison.

    En tout état de cause la LED connectée constitue une opportunité rêvée, pour le rapprochement des métiers des courants fort et faibles et des syndicats professionnels représentant ces métiers.

    Le Smart & Green Building est un nouveau défi pour nos professions, il est temps que leurs savoir-faire respectifs se combinent pour être en capacité d’y répondre et nos syndicats professionnels sont pour cela des acteurs indispensables, pour informer les entreprises des évolutions de leurs marchés, appréhender leurs nouveaux besoins en formations et qualifications et ainsi défendre nos professions en les menant vers le marché du bâtiment connecté et écoresponsable.

    Gilles Genin
    BET Ingetel
    S2ICF

  • Un monde d’innovations : le catalogue produit 2017/2018 est disponible !

    Un monde d’innovations : le catalogue produit 2017/2018 est disponible !

    Avec plus de 60 000 produits, HellermannTyton est l’un des principaux fabricants et fournisseurs de solutions de qualité supérieure pour la fixation, l’isolation, la protection et l’installation de câbles.

    Le catalogue constitue un outil pratique présentant de manière exhaustive les produits par catégorie ainsi que de nombreux exemples d’applications industrielles spécifiques… idéal pour les installateurs électriques, les ingénieurs, les designers industriels ou encore les distributeurs de matériel spécialisé.

    « Même à l’heure du numérique, nos clients et partenaires continuent de se fier au catalogue papier, clair et riche en informations », explique Jean-Baptiste Humann, Directeur général de HellermannTyton France.

    « Nous avons également effectué une refonte de notre site Internet pour faciliter et optimiser la recherche dans notre gamme complète de produits, à tout moment et sur tous les supports – PC, ordinateur portable, tablette ou smartphone – le tout en 19 langues ».

    Le catalogue produit 2017/2018 est disponible !

    Aperçu des nouveautés :

    • Comparaison plus rapide des produits et des spécifications techniques
    • Systèmes et solutions conçus pour répondre aux exigences de l’industrie
    • Supplément pratique : présentation des matériaux
    • Tous les produits et informations disponibles en ligne, 24h/24

    Commandez gratuitement votre exemplaire du catalogue 2017/2018 en appelant le +33(0)1 30 13 80 00 ou en vous rendant sur la page web TBC, où vous pourrez télécharger ou feuilleter la version électronique.

    Si vous souhaitez consulter ou télécharger le catalogue dans une autre langue, c’est possible en vous rendant directement dans la partie téléchargement sur la page HellermannTyton du pays concerné.

  • Formation électricité : les formations continues au métier d’électricien

    Formation électricité : les formations continues au métier d’électricien

    Distinguer courant fort et courant faible, c’est observer l’électricité sous l’angle des usages. Aux courants forts, le domaine de l’énergie. Aux courants faibles, celui de l’information. Les deux empruntent quelquefois les mêmes chemins. L’USB, le CPL ou encore le POE (power over ethernet) donnent la possibilité d’alimenter et de faire communiquer des matériels. Par extension, la fibre optique qui fait circuler l’information par la lumière et non par le courant électrique est quelquefois associée aux courants faibles… La physique et les usages ont souvent des langages peu compatibles ! Peu importe, car du point de vue de l’électricien, ce qui compte c’est ce que l’on peut mettre en oeuvre pour répondre aux besoins d’un client.

    Les courants forts expliqués pour la formation électricité

    Le courant fort renvoie nécessairement au courant faible dès lors qu’il y a présence des deux. Du point de vue du fournisseur d’énergie, le courant fort fait référence aux réseaux de transport (dit Haute Tension et concerné par la norme NF C 13-200).

    Définition et réglementation pour la formation électricité

    Du point de vue de l’entreprise d’électricité qui intervient sur le réseau domestique / tertiaire après le poste de transformation (HTA/BT NF C 14-100 distribution en amont du compteur) on classera alors le 380/220 Vac (dit Basse Tension) dans le courant fort. Dans ce cas, on est soumis à la réglementation NF C 15-100 (en aval du compteur). Le terme courant fort va ici plus spécifiquement désigner l’ensemble des alimentations électriques nécessaires au bon fonctionnement d’une installation (éclairage, prises de courant, alimentations diverses). Le seuil communément admis entre courant fort et faible est une tension supérieure à 50 V.

    Domaines d’application pour la formation électricité

    La « famille courant fort » est vaste. Outre les infrastructures de transport de l’électricité, on y retrouve l’électromécanique, la régulation thermique (chauffage, climatisation, froid), la construction électrique (armoires, tableaux, pupitres, coffrets), l’éclairage, le contrôle et la mesure de l’énergie, les process industriels. Des normes d’installations existent généralement pour la mise en oeuvre du matériel électrique dans chaque secteur d’activités (par exemple : NF C 17-200 pour l’éclairage public, NF C 15-150-1/2 pour l’installation d’enseignes lumineuses…).

    La formation électricité dans le détail

    Les courants forts sont au programme de tous les diplômes de formation à l’électrotechnique (CAP PROELEC, Bac Pro MELEC…). En formation continue, il existe des stages abordant les notions essentielles de l’électricité et proposant un approfondissement des connaissances en électricité, qui permettent en une quinzaine de jours d’acquérir les bases. Pour des reconversions professionnelles, les adultes pourront se tourner sur des formats de 10 mois comme technicien d’équipement en électricité proposé par l’AFPA. Les préparations opérationnelles à l’emploi (POE) organisées pour les demandeurs d’emploi, souvent en liaison avec des organisations professionnelles tendent à se développer et permettent de véritables spécialisations sur des fonctions précises offrant des débouchés.

    Les Courants faibles expliqués pour la formation électricité : sécurité incendie, GTB, fibre optique, VDI…

    La famille des courants faibles est vaste et tend à s’élargir avec de nouvelles opportunités d’usage, fruits de la convergence des réseaux numériques, électriques, télécoms, audiovisuels, etc.

    Définition pour la formation électricité

    Les courants faibles concernent généralement toutes les tensions sous le 50Vac de sécurité (Très Basse Tension) et notamment réseaux de communications (domotique, contrôle d’accès, télésurveillance, vidéoprotection, sécurité incendie,…). Le VDI (Voie Données Images), les réseaux informatiques, les télécoms (RTC), la TV hertzienne ou le satellite, peuvent être regroupés dans des sous-familles des courants faibles. L’interaction courant fort – courant faible est de plus répandue. Le CPL (Courant Porteur en Ligne) et le fil pilote sont classés dans les courants forts puisqu’ils sont véhiculés sur le réseau 220Vac et protégés électriquement sur le tableau abonnés. La fibre optique véhicule l’information via la lumière mais est couramment mise en oeuvre par les électriciens et connaît un fort développement. Dans d’autres applications utilisées dans le domaine tertiaire pour la gestion des énergies ou encore les smart grids, le courant faible permet une gestion intelligente de l’énergie. On peut parler de l’évolution vers un réseau unique qui supportera à la fois l’énergie et les signaux de communication.

    Domaines d’application pour la formation électricité

    Depuis plusieurs années, la part des courants faibles augmente dans l’activité de l’électricien. La croissance des usages et des débits, la généralisation de l’IP, la percée du numérique, soutiennent une demande continue y compris en rénovation, car le cycle de vie des installations est plus court pour les courants faibles que dans les courants forts. Différentes spécialisations sont accessibles, de la domotique dans le résidentiel aux applications dédiées à la sécurité (détection et alarme incendie, anti-intrusion, contrôle d’accès, vidéoprotection…), réseau informatique, téléphonie. Le savoir-faire complet à détenir va bien au-delà d’une simple mise en oeuvre, puisqu’il va incorporer le contrôle, la mesure, la maîtrise des perturbations, la programmation, la normalisation dans chaque domaine, la recette, etc. Les courants faibles font évoluer l’installation électrique vers une installation de contrôle-commande du bâtiment. Proposer un éventail large de solutions, des choix technologiques permettant les meilleures conditions de mise en oeuvre, maîtriser toute la chaîne de valeur de la conception à la programmation et la maintenance, c’est ouvrir d’importantes possibilités de marché. A noter également, la fonction d’intégrateur qui évolue en complément de celle de l’électricien. L’intégrateur va donner la dernière couche à l’installation en prenant en charge le paramétrage, la communication, les protocoles ainsi que la mise en service conformément à l’usage demandé.

    La formation électricité dans le détail

    En formation initiale, la part des courants faibles tend à se renforcer, notamment dans le nouveau Bac Pro MELEC ou encore dans le BTS systèmes numériques, option électronique et communications qui remplace le BTS systèmes électroniques depuis 2014.
    En formation professionnelle, une formation théorique et pratique est essentielle avant d’entreprendre une quelconque démarche vers ces marchés, afin de maîtriser les technologies ainsi que les recettes clients et la remise des DOE pour validation des installations. Il existe des panels complets de formation couvrant séparément les spécificités de ces activités. Ici le client final vous demandera un fonctionnement global de son installation. Cela implique de maîtriser l’étude, l’installation, la configuration, les essais, la remise des documents (généralement sous une charte graphique à respecter) et d’être capable de proposer un contrat de maintenance sur l’installation.

    Cet article a été rédigé en collaboration avec CSEEE

  • Appareils de mesure : les outils de contrôle de la sécurité électrique de l’installation

    Appareils de mesure : les outils de contrôle de la sécurité électrique de l’installation

    Aujourd’hui, une installation électrique doit répondre à des normes de construction sévères afin d’assurer la distribution du « courant électrique » et surtout assurer la sécurité des utilisateurs.

    Afin de contrôler cela, des mesures doivent être réalisées à l’aide d’appareils de contrôle et sécurité électrique répondant aux normes en vigueur. Par exemple, pour la NF C 15-100 (installations électriques basse-tension), les mesures réalisées avec les appareils doivent répondrent à la norme IEC 61557.

    En France, un organisme comme le CONSUEL doit vérifier la conformité des installations avant leur mise en service. Celles-ci font par la suite l’objet de contrôles réguliers. Il appartient alors à tout électricien de vérifier par lui-même et au préalable son installation à l’aide d’appareils de contrôle et sécurité électrique adéquates, en vue d’éviter de coûteuses reprises de chantier.

    Ces outils seront également utiles dans le cadre de maintenances ou réparations pour repérer une panne ou un dysfonctionnement.

    Les appareils de contrôle et sécurité électrique pour les mesures de Terre

    Une installation électrique doit être équipée d’un circuit de terre qui relie à la terre l’ensemble des masses métalliques de l’installation. Il permet l’écoulement dans le sol des courants d’origines diverses (courant de défaut, de fuite, de choc comme la foudre), et assure la sécurité électrique des personnes. Le circuit de terre doit être fréquemment contrôlé. Un mesureur de terre et/ou un contrôleur de boucle de terre est alors nécessaire.

    • Le mesureur de terre

    Il permet une mesure de la terre principale. Réalisée obligatoirement hors tension, cette mesure est la seule à être réellement fiable. C’est d’ailleurs celle qui est effectuée par le CONSUEL lors de la vérification sur les nouvelles installations avant mise en service. Différentes méthodes existent, la plus courante étant la méthode des trois piquets.

    • Le contrôleur de boucle de terre

    Au contraire de la mesure par piquets, le contrôle de boucle doit se faire sous-tension. Le but est d’insérer un courant de défaut dans l’installation et de vérifier la valeur de résistance induite. Cette mesure est une mesure par excès, et n’est pas aussi fiable que la méthode par piquets, mais elle permet de contrôler la valeur de terre dans toutes les prises murales d’une installation.

    Les appareils de contrôle et sécurité électrique pour le contrôle des dispositifs différentiels

    Toute installation conforme aux normes en vigueur est équipée de « dispositifs différentiels ». Ils servent à couper la distribution du courant en cas d’anomalies sur une installation électrique : fuite de courant, court-circuit, surcharge, défaut d’isolation (courant de fuite par la prise de terre, aussi appelé courant résiduel), etc.

    Le principe d’un dispositif différentiel à courant résiduel (DDR) est de « comparer » les intensités sur les différents conducteurs qui le traversent. Par exemple, en monophasé, il « compare » les intensités circulants dans le conducteur de phase et dans le conducteur de neutre. Si le courant dans la phase au départ d’un circuit électrique est différent de celui du neutre, alors il y a fuite. C’est un appareil de protection des personnes qui limite les risques d’électrisations/électrocutions en détectant les fuites de courant à la terre de l’installation électrique.

    Dans une installation domestique actuelle, on trouve au moins un DDR (500 ou 650 mA) en tête d’installation et plusieurs DDR 30mA sur les différents circuits.

    Afin de contrôler le bon fonctionnement d’un dispositif différentiel, il est nécessaire de vérifier qu’il déclenche pour des courants résiduels correspondants à sa sensibilité nominale (Idn) et dans un temps suffisant pour protéger efficacement les personnes (un DDR est considéré comme « bon » s’il déclenche pour un courant >1/2xIdn, et dans un temps <300ms).

    Pour réaliser ce contrôle, le contrôleur de différentiel injecte un courant sur le circuit afin de faire déclencher le DDR associé.

    Il est possible de contrôler la sensibilité du disjoncteur (seuil de déclenchement) et/ou le temps de déclenchement. Les modèles avec écran sont à préférer, car ils donneront les valeurs de mesures que le DDR déclenche ou non.

    À titre de comparaison, un contrôleur sans écran permettra un contrôle simple uniquement (test de déclenchement sans mesures), tandis qu’un modèle avec écran, en plus des mesures, pourra offrir d’autres réglages et mesures utiles (choix du type de disjoncteur, mesure de terre, continuité, etc.).

    Les appareils de contrôle et sécurité électrique pour le contrôle de continuité

    Une bonne continuité du circuit de terre est primordiale afin d’assurer une bonne protection. En effet, les normes exigent que toutes les masses métalliques d’une installation soient reliées à la terre. Cela inclut bien évidemment toutes les prises de courant pourvues d’une broche de terre, mais aussi la tuyauterie et les « carcasses métalliques » des appareillages type plaque de cuisson, lave-linge, etc.

    Afin de s’assurer que toutes ces liaisons sont effectives et conformes aux normes, un test de continuité est réalisé entre toutes les bornes de terre, les éléments métalliques (tuyaux ou appareillages) et la borne de terre principale de l’installation.

    Pour une installation domestique, selon la NF C 15-100, la valeur relevée doit être <2 Ohms. Selon les autres types d’installations et les distances, les normes associées peuvent définir des valeurs supérieures.

    Généralement, la mesure de continuité est intégrée à d’autres mesureurs, comme les mesureurs de terre et/ou de boucles de terre, ou même sur des contrôleurs de différentiels, ou encore sur des appareils multifonctions regroupant toutes les mesures pour la sécurité électrique.

    Enfin, comme cette mesure est réalisée potentiellement sur des distances dépassant les longueurs des cordons fournis en standard, il sera indispensable de s’équiper d’un enrouleur de câble comme ceux de la série ENROMALIN disponible exclusivement chez Testoon.

    Les appareils de contrôle et sécurité électrique pour la mesure d’isolement

    Un défaut d’isolement est généralement un symptôme d’une mauvaise installation. Un isolant de câble en mauvais état, un mauvais câblage, un courant de surcharge, etc., les raisons en sont multiples, et le pire défaut étant un court-circuit. Un matériel présentant un défaut d’isolement peut tomber en panne, brûler et déclencher des dispositifs de protection, c’est-à-dire la coupure de toute l’installation.

    Pour se prémunir des risques liés à un isolement insuffisant ou à une dégradation du niveau de l’isolement, des mesures doivent être effectuées. Elles concernent aussi bien les matériels électriques que les installations sur lesquelles ils sont connectés.

    Toutes les normes concernant des installations ou matériels électriques spécifient les conditions de mesure et les seuils minimums à respecter pour les mesures d’isolement. Par exemple, pour la NF C 15-100, la mesure de la résistance d’isolement doit être effectuée hors-tension entre tous les conducteurs actifs de l’installation à contrôler. Les appareillages doivent être débranchés.

    Afin de contrôler les résistances d’isolement, on utilise un contrôleur d’isolement appelé aussi mégohmmètre.

    Le principe est d’insérer une tension d’essai continue sur le circuit hors-tension à tester, et de relever la valeur de résistance d’isolement. Le seuil de la tension d’essai est définie par les normes. Par exemple, selon la NF C 15-100, sur une installation monophasé normalement alimenté en 230V AC, la tension continue à appliquer pour le test d’isolement est de 500V DC. La valeur de résistance d’isolement à trouver doit être >500 kOhms.

    Les tensions d’essais vont généralement de 100 à 1000V DC, mais certaines descendent jusqu’à 50V DC. Les tensions <100V DC sont utiles pour les tests sur les lignes téléphoniques en services (relève de dérangement). Le choix sera à faire entre la plage de mesure de la résistance d’isolement, et les tensions d’essais à appliquer.

    Les appareils de contrôle et sécurité électrique : les contrôleurs/testeurs d’installation électrique

    Afin de simplifier le travail des électriciens, les fabricants ont conçus des appareils dits « multifonctions » appelés contrôleurs/testeurs d’installation électrique. Ils effectuent la plupart voire toutes les mesures sur les installations électriques : les mesures de tensions (jusqu’à 500/550V AC), de continuité, d’isolement, de terre par méthode des trois piquets, de boucle de terre, les tests de DDR (seuils et temps de déclenchement), de rotation de phase (pour les réseaux triphasés). Certains proposent mêmes les mesures de courant via une pince de courant en option.

    Les appareils multifonctions sont généralement très compacts et simples d’utilisation au regard de leurs nombreuses fonctionnalités. Certains proposent des menus d’aide sous forme graphique directement à l’écran. Enfin, certains modèles, plutôt destinés aux applications industrielles, proposent en plus des mesures de puissance et d’harmoniques.

  • Les tendances d’évolution du secteur électrique

    Les tendances d’évolution du secteur électrique

    31Au cœur de la convergence des réseaux d’énergie et de communication, le secteur de l’installation électrique suit les évolutions d’une société de plus en plus connectée et consommatrice de technologies, et se retrouve à ce titre au cœur des enjeux énergétiques.

    Les atouts indiscutables de l’électricité

    Énergie indispensable, l’électricité est le vecteur énergétique le plus souple, le moins sujet aux ruptures d’approvisionnement et le plus adapté en termes de qualité et de propreté. L’électricité s’intègre dans un « système énergétique global » comprenant également les réseaux de gaz et d’eau optimisé techniquement pour être plus performant et économe.

    Des bâtiments à connecter, réguler et sécuriser

    L’électronique et les technologies numériques s’intègrent aujourd’hui progressivement et durablement dans le bâtiment. Les besoins en communication entre les équipements, les occupants et les exploitants d’un bâtiment ne cessent d’augmenter avec le développement de la communication d’entreprise et d’Internet. Cette évolution se traduit par le besoin de réseaux communicants (télécommunication, informatique ou voix-données-images) qui deviennent aussi indispensables qu’un réseau d’eau ou un réseau d’énergie électrique. Elle se traduit également par le besoin de compétences professionnelles adaptées.

    Des enjeux énergétiques à relever

    La facture énergétique pèse aujourd’hui dans toute décision d’avenir. Les exigences de performance énergétique des bâtiments renforcent le besoin de conseil et de services adaptés. La filière électrique apporte des réponses technologiques : solutions d’automatisme, de mesures de consommations, d’optimisation de pilotage ou de communication à distance capables de générer des économies d’énergie importantes. Les installateurs ont un rôle prépondérant pour répondre à la prise en compte croissante d’exigences environnementales dans les services liés à l’énergie (thermique, climatique, électrique, conditionnement d’ambiance…).

    Au carrefour des grandes évolutions de la société et des technologies

    Moins consommer, répondre à l’évolution démographique et au vieillissement de la population, adapter les villes, les routes et les logements au développement de la mobilité électrique, les enjeux énergétiques d’avenir sont multiples et convergent vers un développement significatif des usages. Le rythme de construction de logements est insuffisant pour répondre aux besoins. Parallèlement, les bâtiments vont devoir être équipés pour répondre aux besoins de distribution et d’efficacité énergétique, et dotés d’éléments de communication internes et externes pour assurer des services de communication (TV, téléphonie, Internet). Des fonctions domotisées et communicantes répondront aux besoins d’autonomie de la population âgée ou souffrant d’un handicap. L’installation électrique est un métier d’avenir et pour longtemps.

    Cet article a été rédigé en collaboration avec CSEEE AFORELEC

  • Formation – Diagnostic Electricité

    Formation – Diagnostic Electricité

    Cette formation vous permet d’acquérir ou d’actualiser vos compétences en vue de l’obtention ou de la ré-obtention de la certification obligatoire pour exercer le métier de diagnostiqueur immobilier selon le domaine électricité.

    Contenu de la « Formation – Diagnostic Electricité »

    – Actualiser ses connaissances théoriques et pratiques

    • Révision des lois générales de l’électricité
    • Méthodologie de réalisation d’un diagnostic d’une installation électrique intérieure
    • Rédaction d’un rapport de diagnostic électrique

    – Évaluation des connaissances

    Pour avoir plus d’informations sur la « Formation – Diagnostic Electricité » cliquez ici

  • Niveaux d’intégration de sécurité électrique (NIS) : positionnement des actions de sécurité

    Niveaux d’intégration de sécurité électrique (NIS) : positionnement des actions de sécurité

    Dans le cadre de la mise en place d’un système de sécurité, trois niveaux d’intégration de sécurité (NIS), conformes aux certifications en vigueur, peuvent être définis.

    Niveau d’intégration de sécurité NIS1 : système unitaire et autonome pour les risques de malveillance identifié

    • analyse du risque et respect des règles de l’art et des normes applicables pour la conception du système,
    • mise en œuvre de moyens techniques visant à réduire le risque et de contrats de maintenance pour le maintien en condition opérationnelle,
    • préconisations sur les systèmes qui ne font pas encore l’objet d’une certification.

    Niveau d’intégration de sécurité NIS2 : NIS1 + interaction entre les différents systèmes de sûreté

    • apport d’un niveau de contrôle avancé en cas de sinistre,
    • prise en compte de l’activité du site, de la traçabilité, de la gestion horaire, de l’authentification forte ou renforcée,
    • prise en compte de la circulation des occupants et de leurs autres besoins.

    Niveau d’intégration de sécurité NIS3 : NIS2 + interaction avec les autres systèmes techniques du site

    • hypervision pour le pilotage des systèmes et optimisation pour améliorer la sécurité, le confort et l’efficacité énergétique,
    • corrélation d’évènements, reporting, plan d’action correctif,
    • planification des investissements, maîtrise du coût global.

    Seuls les systèmes « ouverts » relèvent de la classification NIS3.

    Deux critères de choix

    Le positionnement des niveaux d’intégration de sécurité (NIS) peut se faire selon 2 axes.
    Le premier est constitué par les besoins à prendre en compte dans la politique de sécurité du bâtiment et de ses abords : la malveillance, la productivité de ses occupants ou plus largement, le bâtiment dans son ensemble.
    Le second est déterminé par les technologies et services à mettre en œuvre pour parvenir à l’objectif fixé : des systèmes autonomes, des systèmes interconnectés ou des systèmes ouverts.