Catégorie : Compétences

Comment intégrer les nouvelles technologies et contrôler les installations ? Comment garantir la sécurité et la conformité dans un environnement en constante évolution ? Les réponses dans les Émissions, Reportages et Interviews d’Améliorons La Ville.

  • Sécurité et habilitation électrique

    Effectuer des opérations sur des installations électriques ou dans leur voisinage entraîne des risques réels pour le personnel. La réglementation impose que les salariés bénéficient d’une formation à la sécurité contre les dangers des courants électriques et reçoivent un titre d’habilitation délivré par l’employeur.

    L’habilitation électrique est incontournable et indispensable dans le domaine de l’électricité. Elle est la reconnaissance par un employeur de la capacité d’une personne à accomplir les tâches fixées en toute sécurité. Dans le cadre réglementaire et normatif français, cette habilitation électrique est régie maintenant par la norme NF C18-510 Opérations sur les ouvrages et installations électriques et dans un environnement électrique – Prévention du risque électrique de janvier 2012.

    De « fortement recommandée » avant le 1er juillet 2011, l’habilitation électrique est devenue obligatoire et régie par la Norme NF C 18-510, applicable depuis janvier 2012, qui étend significativement le nombre de cas où une habilitation électrique doit être délivrée.

    Un périmètre large pour l’habilitation électrique

    L’habilitation électrique concerne tous les corps d’état : les métiers du bâtiment (électriciens, mécaniciens, paysagistes, plaquistes, peintres, plombiers, maçons, menuisiers…) mais aussi les gardiens d’immeuble, agents de sécurité, informaticiens, techniciens après-vente, ascensoristes, diagnostiqueurs immobiliers… Elle implique également tous les opérateurs de l’entreprise : les salariés, le personnel intérimaire, les sous-traitants, les travailleurs indépendants, les auto-entrepreneurs, le prêt de main d’œuvre et les non électriciens travaillant au voisinage d’installation électrique. Les électriciens ont une large palette d’habilitations correspondant aux situations de travail et aux dangers auxquels ils sont exposés. Un tableau complet reprend les combinaisons possibles entre domaines de tension, type d’opération ou de travaux et responsabilité respective des intervenants. Par exemple, un électricien habililité B1B1V – B2B2V ou B2V Essai BC est un électricien qui peut effectuer des travaux et des essais du type création ou modification d’une installation, remplacement d’une armoire hors tension sur des installations en basse tension.

    Comment habiliter ?

    Avant d’être habilité, le travailleur doit avoir été formé et avoir été déclaré apte par le médecin du travail. L’employeur délivre un titre d’habilitation électrique après s’être assuré que la personne a reçu une formation théorique et pratique sur les risques liés aux risques électriques et qu’il est capable d’accomplir en toute sécurité, les tâches qui lui sont confiées. Il est donc important de déterminer en amont le type d’habilitation électrique que chaque salarié confronté à un risque électrique doit posséder en fonction des tâches qu’il effectue. En cas d’incertitude, l’employeur pourra obtenir des conseils auprès de l’organisme de formation ou de son organisation professionnelle. Il devra également remettre à chaque personne habilitée un recueil de prescriptions issu de la Norme NF C18-510 et, dans certains cas, l’accompagner d’une instruction de sécurité. L’habilitation électrique doit être révisée chaque fois que cela s’avère nécessaire. Cela relève d’une responsabilité de l’employeur. Ce qui sous-entend de vérifier régulièrement les savoirs et savoir-faire de la personne habilitée. Indépendamment de ces contrôles, un recyclage tous les 3 ans après la formation initiale est préconisé dans la norme NF C 18-510 pour pouvoir renouveler l’habilitation.

    Formation pour l’habilitation électrique

    Il existe une offre large de formations couvrant les besoins des publics « non-électriciens » comme ceux des électriciens confirmés (basse tension, haute tension, recyclage), ou encore ceux des référents et futurs formateurs internes d’entreprise. Les durées sont fonction de la complexité de la formation. Habiliter est une responsabilité et un acte de direction qui va donner au salarié les moyens d’assurer sa propre sécurité. Dans cet objectif, la sélection de l’organisme de formation doit faire l’objet d’une attention particulière.

    Références : Code du travail (articles R. 4544-9 à R. 4544-11) et sur les règles techniques de la norme française NFC 18-510 de janvier 2012 »Opérations sur les ouvrages et installations électriques et dans un environnement électrique. – Prévention du risque électrique ».

    L’habilitation électrique : les différents niveaux d’habilitation

    Les sigles des niveaux d’habilitation sont identifiées par 2 ou 3 caractères, définis comme ci-dessous :

    La 1re lettre concerne le domaine de tension : Basse Tension (BT (<1000V AC)) ou Haute Tension (HT (>1000V AC).
    B: Autorisé à travailler dans le domaine BT.
    : Autorisé à travailler dans le domaine HT.

    Le chiffre précise le niveau de responsabilité : n<on-électricien, électricien éxécutant, chargé de travaux, de chantier, etc.
    0 : non électricien exécutant ou chargé de chantier.
    1 : électricien exécutant.
    2 : chargé de travaux d’ordre électrique.

    La 2nde lettre identifie la nature des opérations : travaux sous tension, consignation, intervention élémentaire, etc.
    T : autorisé à effectuer des travaux sous tension.
    N : autorisé à effectuer des travaux de nettoyage sous tension.
    V : autorisé à effectuer des travaux en zone de voisinage de pièces nues sous tension.
    C: chargé de consignation.
    R: chargé d’intervention générale.
    S: chargé d’intervention élémentaire.
    E: essai, vérification, mesurage et manoeuvre.
    X: opération spéciale
    (…) dans certains cas un attribut

    Pour plus de précisions, se référer à la norme NF C 18-510.

    Tableau : les niveaux d’habilitation

    Les niveaux d'habilitation

    NOTE

    Pour plus de détails sur les risques électriques et les travaux concernés par l’habilitation électrique, voir l’article “Prévention du risque électrique : une nouvelle plaquette de l’INRS”.

    Cet article a été rédigé en collaboration avec CSEEE et Testoon

  • Le DTG copropriété obligatoire depuis le 1er janvier

    Le DTG copropriété obligatoire depuis le 1er janvier

    L’article 58 de la loi ALUR instaure une nouvelle obligation pour les copropriétés : le Dossier Technique Global ou DTG. Il est entré en vigueur depuis 1er janvier 2017.

    Le DTG copropriété (Dossier Technique Global) concerne uniquement les immeubles de plus de 10 ans qui ont fait l’objet d’une mise en copropriété ou ceux faisant l’objet d’une procédure pour insalubrité et pour lesquelles l’administration demande au syndic de le lui produire.

    Quel sera son contenu du DTG copropriété (Dossier Technique Global) ?

    Le DTG copropriété (Dossier Technique Global) devrait comporter :

    • une analyse de l’état apparent des parties communes et des équipements communs,
    • un état de la situation du Syndicat des copropriétaires au regard de ses obligations légales et réglementaires,
    • une analyse des améliorations possibles concernant la gestion technique et patrimoniale de l’immeuble (état de l’immeuble),
    • un Diagnostic de performance énergétique de l’immeuble ou un audit énergétique,
    • une évaluation sommaire du coût ainsi que la liste des travaux nécessaires à la conservation de l’immeuble (notamment sur les 10 prochaines années).

    Le contenu du DTG copropriété (Dossier Technique Global) doit être présenté à la première assemblée générale des copropriétaires qui suit sa réalisation.

    A l’issue de sa réalisation, si les conclusions annoncent la nécessité de réaliser des travaux, le Syndic devra inscrire à l’ordre du jour de l’Assemblée qui suivra sa réalisation la question de l’élaboration d’un plan pluriannuel de travaux ainsi que les conditions de sa mise en œuvre.

  • Contrôleur d’installations multifonction, NFC15-100,FDC16-600, écran couleur, batterie Li-ion, DDR B

    Contrôleur d’installations multifonction, NFC15-100,FDC16-600, écran couleur, batterie Li-ion, DDR B

    Caractéristiques :

    • Contrôleur d’installations multifonctions.
    • Grand écran couleur, batterie Lithium-ion.
    • DDR type AC, A & B
    • Mesures: Isolement, contrôle de terre (1P, 1P sélective, 3P, terre sous tension (boucle de terre)), test DDR, continuité, tension, courant, fréquence, rotation de phases.
    • Mesure de puissance active monophasé et triphasé: Par pinces de courant (en option).
    • Table des fusibles embarquée.
    • Mesure de chute de tension dV%(Zi).

    Pour plus d’informations sur le « Contrôleur d’installations multifonction, NFC15-100,FDC16-600, écran couleur, batterie Li-ion, DDR B », cliquez ici

  • Kit contrôleur Fluke 1663 + kit EPI, VAT, perchette télescopique et sacoche, conforme FD C 16-600

    Kit contrôleur Fluke 1663 + kit EPI, VAT, perchette télescopique et sacoche, conforme FD C 16-600

    Fournis avec 1 Kit EPI, 1 testeur DDT/VAT, la perchette télescopique Perchedia, 1 sacoche de transport professionnelle.

    NOUVEAU :

    • Continuité sélectionnable entre les entrées L-N ou N-PE.
    • Nouveau cordon prise secteur avec « pod » spécial de connexion.
    • Remplace le Fluke 1653DEXL.

    (suite…)

  • Le renouveau du photovoltaïque sur le marché de l’électricien

    Le renouveau du photovoltaïque sur le marché de l’électricien

    Après avoir connu une forte croissance, le marché du photovoltaïque a chuté fin 2009, date à laquelle le dispositif d’aide à l’équipement a été revu drastiquement pour éviter un effet de bulle. La filière qui était en train de se constituer a été fortement affectée de la fabrication à l’installation. Depuis 2014, le marché du photovoltaïque reprend progressivement des forces notamment avec l’autoconsommation et les perspectives Bepos.

    L’évolution du marché

    La production d’énergie photovoltaïque continue de progresser notamment en Europe, même si en terme de puissance installée, le marché européen qui représentait trois quart du marché mondial en 2011 est redescendu en dessous de 30% au profit de la Chine et des États-Unis. Le coût de l’électricité photovoltaïque étant en baisse constante et les besoins en énergie toujours importants, une nouvelle croissance « raisonnée » du marché du photovoltaïque est en marche.
    L’autoconsommation se développe ainsi que les centrales ou fermes de production. Beaucoup d’acteurs qui s’étaient tournés vers l’intégration au bâti avant 2010 se sont retirés du marché. Le photovoltaïque tend à devenir un lot où vont intervenir des spécialistes. La demande reprend en France depuis 2014 et devrait logiquement progresser avec l’arrivée du Bepos (bâtiment à énergie positive) car la majorité des bâtiments d’ici à 2020 devraient se voir équipés de modules photovoltaïques leur permettant de présenter un bilan énergétique positif.

    Se former et créer une activité spécialisée en photovoltaïque

    L’alliance des compétences de l’électricien et d’un métier de l’enveloppe, couvreur, façadier, métallier, etc., est l’approche idéale pour la réalisation d’installations de qualité sur un bâtiment.
    Pour la partie électricité, un électricien bénéficiant d’un socle de connaissance classique (CAP et au-delà) peut à l’aide d’une formation professionnelle au photovoltaïque de quelques jours avec travaux pratiques se préparer à aborder cette spécialité. La partie principale va aborder le dimensionnement de l’installation et ses conditions de mise en oeuvre : relevés d’exposition, localisation des composants, choix des câbles électriques extérieurs, connexions et intégration des différents éléments (boîtiers de connexion, onduleurs), connecteurs spécifiques, optimisation des sections de câbles, disposition des panneaux en série, qualité du courant, sécurité, fiabilité, rendement, protection contre les surtensions, déplacement en hauteur, étanchéité…
    Mais la compétence technique n’est pas tout. L’environnement du photovoltaïque est particulier. Le professionnel doit intervenir dans la gestion du raccordement au réseau électrique local et les démarches nécessaires pour le contrat de rachat de l’électricité. Enfin, l’électricien peut accompagner le client dans la partie administrative : financement, subventions, crédit d’impôt, emprunts, permis de construire, déclaration de travaux, statut de producteur, gestion des assurances et des mesures de sécurité spécifiques. S’orienter vers le photovoltaïque doit donc être un choix raisonné.
    Il existe des formations complémentaires qui permettent à une entreprise de former à chaque niveau de responsabilité les personnes intervenant sur le photovoltaïque et de se doter ainsi de compétences relatives à la conception, la mise en oeuvre, à la maintenance mais également à la gestion administrative d’un projet. Certaines formations permettent d’accéder aux qualifications QualiPV Elec et Bat.

    Cet article a été rédigé en collaboration avec CSEEE

  • Diagnostiqueur Immobilier : l’amiante avec mention

    Diagnostiqueur Immobilier : l’amiante avec mention

    La certification amiante avec mention devient obligatoire à partir du 1er juillet 2017 pour les diagnostics qui portent sur :

    • les repérages prévus aux articles R. 1334-20 et R. 1334-21 du code de la santé publique (liste A et B) ainsi que les études périodiques de l’état de conservation prévues à l’article R. 1334-27 du même code qui sont réalisés dans les immeubles de grande hauteur, dans les établissements recevant du public répondant aux catégories 1 à 4 définies à l’article R. 123-19 du code de la construction et de l’habitation, dans les immeubles de travail hébergeant plus de 300 personnes ou dans des bâtiments industriels;
    • les préposés à l’article R. 1334-22 du code de santé publique (liste C);
    • les examens visuels prévus à l’article R. 1334-29-3 du code de la santé publique.

    Texte ci-dessus extrait de l’article 2 de l’arrêté du 25 juillet 2016 définissant les critères de certification des compétences des personnes physiques opérateurs de répérages, d’évaluation périodique de l’état de conservation des matériaux et produits contenant de l’information amiante et d’examen visuel après travaux dans les immeubles bâtis et les critères d’accréditation des organismes de certification.

    Quelle lecture de cette nouvelle obligation ?

    Comme tout changement réglementaire, la lecture des nouvelles obligations réserve toujours une partie d’enquête sur le fait de pouvoir ou pas prétendre à cette nouvelle certification.

    A l’instar du DPE en 2012, un régime dérogatoire est mis en œuvre jusqu’au 31/12/2016 , à savoir:
    extrait article 10 de l’arrêté du 25 juillet 2016 définissant les critères de certification des compétences des personnes physiques opérateurs de réparation, d’évaluation périodique de l’état de conservation des matériaux et produits contenant de l’amiante, et d’examen visuel après travaux dans les immeubles bâtis et les critères d’accréditation des organismes de certification:

    Les personnes certifiées à l’entrée en vigueur du présent arrêté , justifiant de la réussite à une opération de surveillance, au titre de l’arrêté du 21 novembre 2006 définissant les critères de certification des compétences des personnes physiques opérateurs de révision et de diagnostic amiante Dans les immeubles bâtis et les critères d’accréditation des organismes de certification, sont réputés réunir le pré-requis au paragraphe I de l’annexe 2, sous réserve que la personne certifiée ait exercé sur un périmètre équivalent à celui de la mention définie à l’article 2 du présent arrêté. La personne certifiée doit en fournir la preuve par tout moyen à l’organisme de certification.

    Retrouvez la totalité de l’article sur bureauveritas.fr

  • La qualité de l’énergie : définition et principes. Interview d’un expert

    La qualité de l’énergie : définition et principes. Interview d’un expert

    Interview d’un expert : Thierry Malvoisin chez Fluke

    Dans un contexte où l’économie d’énergie est le mot d’ordre, la qualité de l’énergie est un enjeu qui implique tous les maillons du réseau de distribution d’électricité. Mais au fait, la qualité de l’énergie : qu’est-ce que c’est ?

    Thierry Malvoisin travaille au sein des équipes Fluke depuis plus de vingt ans. Il est en charge notamment des solutions en qualité d’énergie adaptées aux grandes structures telles que Enedis (ex-ERDF). Il nous livre ici une définition de la qualité de l’énergie pour mieux en saisir les principes et les implications.

    Comment définissez-vous la qualité de l’énergie ?

    La qualité de l’énergie désigne plus concrètement la qualité de la fourniture électrique.  Celle-ci dépend de trois facteurs que sont la continuité d’alimentation, la qualité de l’onde de tension et la qualité de service.

    La continuité d’alimentation recouvre les coupures ou interruptions du réseau. On distingue les coupures très brèves (entre 1 seconde et 3 minutes) des coupures longues (supérieures à 3 minutes).

    La qualité de l’onde de tension désigne les perturbations liées à la forme de l’onde de tension délivrée par le réseau, susceptibles d’altérer le fonctionnement des appareils électriques raccordés au réseau, voire de les endommager. Les types de perturbations identifiés sont par exemple les creux de tension, les surtensions impulsionnelles, les variations de fréquence, les papillotements, etc.

    Enfin,  la qualité de l’énergie dépend de la qualité de service qui caractérise la relation entre un utilisateur et son gestionnaire de réseau ou son fournisseur. Il s’agit par exemple des délais de (re)mise en service, des délais d’intervention d’urgence, des délais de raccordement, des notifications de coupure programmée, etc.

    Deux types d’acteurs agissent donc sur la qualité de l’énergie : le distributeur d’une part, et l’utilisateur d’autre part. Sur chacun de ces maillons, la responsabilité de l’un ou de l’autre est engagée. Côté distributeur, la qualité de fourniture du réseau est très encadrée, notamment par la norme EN50160. Cette norme européenne liste les différents types de perturbations et les paramètres à surveiller.

    Quels sont les facteurs principaux qui occasionnent une dégradation du réseau ?

    Les conditions atmosphériques (orages, branche d’arbre qui chute) sont les premières causes de rupture de ligne ou de perturbations.

    Côté usager, des creux de tension sont provoqués par une nouvelle utilisation du réseau, ou une utilisation inadaptée. Bref, tous types d’utilisation qui n’étaient pas prévus en amont. Des enclenchements soudains de charge vont générer des à-coups sur le réseau, impactant la distribution de l’électricité chez l’ensemble des usagers. Dans une copropriété, les pompes à chaleur, les systèmes frigorifiques ou les climatiseurs, peuvent en être à l’origine. Dans une entreprise, il peut s’agir d’une machine qui réalise un appel de charge trop important.

    Quelles sont les opérations préventives et correctives pour corriger ces dysfonctionnements ?

    Sur le volet prévention, le bon dimensionnement des réseaux est une première étape.

    Une seconde opération préventive est le contrôle de la conformité du réseau aux normes.

    Enfin, il faut exercer une veille constante sur l’évolution du réseau et son vieillissement à l’aide d’appareils de mesure comme les analyseurs de réseaux électriques.

    S’agissant des mesures correctives, on recourt à l’utilisation de filtres anti-harmoniques pour résoudre les problèmes de pollutions harmoniques assez courantes sur le réseau.

    Une autre mesure : la mise en place de variateurs de fréquence ou de démarreurs progressifs qui permettent un appel progressif de charge sur les machines industrielles.

    Quelles solutions propose Fluke aux professionnels garants de la qualité de l’électricité et aux usagers ?

    Nous proposons deux grandes familles d’outils : les outils d’analyse globale du réseau pour les distributeurs, dont les appareils de contrôle de conformité aux normes, et les appareils de mesure pour les utilisateurs.

    À l’intérieur de ces familles, nous proposons trois grandes catégories. Les outils d’expertise : il s’agit par exemple des enregistreurs de qualité d’énergie triphasée Fluke 1750 et 1760, conçus pour l’analyse des systèmes de distribution électrique collectifs et industriels en réseaux de basse à moyenne tension.

    Nous avons les outils de gamme intermédiaire comme les enregistreurs de la série Fluke 1740 conçus pour les techniciens chargés d’analyser les problèmes sur les réseaux au quotidien et d’assurer un contrôle de conformité.

    Et enfin, les outils particulièrement adaptés aux usagers, qui permettent d’évaluer les consommations et d’identifier les perturbations à l’origine de défauts sur les process industriels : la gamme des énergimètres de la série Fluke 430 et les derniers nés, Fluke 1736 et 1738 par exemple.

    Dans quelle mesure les entreprises suivent-elles les recommandations pour optimiser leurs réseaux ?

    Côté usagers, le contrôle s’applique notamment au secteur du bâtiment, régi par la RT2012 (et la prochaine RT2020) qui définit la réglementation des bâtiments à basse consommation.

    Quant aux entreprises, étant donné les pertes de coûts considérables que peuvent engendrer les détériorations des réseaux (arrêt de la chaîne de production, détérioration du parc machines, surconsommation), elles se montrent particulièrement attentives, et de plus en plus, à sa qualité et aux contrôles pour y remédier. Elles se réfèrent pour cela à la norme ISO 50001 de 2011. Cette norme, fruit d’une collaboration entre soixante-et-un pays, définit les lignes directrices pour développer une gestion méthodique de l’énergie et réaliser une économie d’énergie de masse. Selon l’Agence Internationale de l’Énergie, cette norme pourrait avoir un impact sur 60 % de la demande d’énergie mondiale. C’est peu dire que l’enjeu est de taille ! Un bilan sera prochainement tiré sur cette norme ISO.

  • Enregistreurs de qualité de courant triphasé ; mono, 4 entrées U/I, AC, RMS, classe S, EN50160

    Enregistreurs de qualité de courant triphasé ; mono, 4 entrées U/I, AC, RMS, classe S, EN50160

    Idéal pour l’étude de l’utilisation de l’énergie et l’enregistrement de la qualité du réseau électrique, le 1738 capture et enregistre automatiquement plus de 500 paramètres de qualité du réseau électrique. (suite…)

  • Mesureur de CO spécial diagnostic selon NF P 45-500, évolutif

    Mesureur de CO spécial diagnostic selon NF P 45-500, évolutif

    Le CODIAG+ est le nouveau contrôleur CO conçu spécialement pour la nouvelle norme sur le diagnostic gaz NFP 45-500-2013 applicable depuis le 1er Janvier 2014.
    Il remplace l’ancien CODIAG. (suite…)

  • L’habilitation électrique, tous concernés !

    L’habilitation électrique, tous concernés !

    La nouvelle NF C 18-510 a pris effet le 21 janvier 2012. Effectuer des opérations sur des installations électriques ou dans leur voisinage entraîne des risques réels pour le personnel. C’est pourquoi le règlement impose que les salariés bénéficient d’une formation à la sécurité contre les dangers des courants électriques et reçoivent un titre d’habilitation électrique délivré par l’employeur.

    Pourquoi une nouvelle habilitation électrique ?

    De nouvelles règles ont été ajoutées au Code du Travail. L’habilitation électrique est devenue obligatoire à compter du premier juillet 2011. Elle était auparavant fortement recommandée. La C 18-510, ancienne publication, est aujourd’hui une norme NF C 18-510. Elle est applicable depuis début 2012.

    Obligatoire pour qui ?

    L’habilitation électrique concerne tous les corps d’état : les métiers du bâtiment (électriciens, mécaniciens, paysagistes, plaquistes, peintres, plombiers, maçons, menuisiers…) mais aussi les gardiens d’immeuble, agents de sécurité, informaticiens, techniciens après-vente, ascensoristes, diagnostiqueurs immobilier, etc. Elle implique également tous les opérateurs de l’entreprise : les salariés, le personnel intérimaire, les sous-traitants, les travailleurs indépendants, les auto-entrepreneurs, le prêt de main d’œuvre et les non électriciens travaillant au voisinage d’installation électrique.

    Travailler au voisinage d’installations électriques, ça veut dire quoi ?

    Les travaux « au voisinage » sont exécutés à proximité de pièces nues sous tension :
    • soit sur des installations électriques mises hors tension (ex : remplacement d’un disjoncteur mis hors tension dans une armoire électrique industrielle mise hors tension) ;
    • soit sur des installations non électriques (ex : travaux de peinture dans un local électrique).

    Je suis concerné. Comment habiliter mon personnel ?

    Pour former votre personnel aux nouvelles habilitations électriques, il faut vous appuyer sur l’analyse des tâches effectuées par les responsables techniques. La nouvelle norme fixe le type d’habilitation électrique que les salariés confrontés à un risque électrique doit posséder en fonction des tâches qu’ils effectuent. Par la suite, l’employeur délivre un titre d’habilitation après s’être assuré que la personne a reçu une formation théorique et pratique sur les risques liés à l’électricité et qu’il est capable d’accomplir en toute sécurité, les tâches qui lui sont confiées. L’employeur doit également remettre à chaque personne habilitée un recueil de prescription issu de la norme NF C 18-510 et, dans certains cas, l’accompagner d’une instruction de sécurité.

    J’ai habilité mon personnel avant 2012, les titres d’habilitations électriques sont-ils encore valables ?

    Oui, le recyclage des habilitations doit être renouvelé tous les trois ans. Une formation à l’habilitation électrique reçue en 2010 devra faire l’objet d’un recyclage en 2013.

    Cet article a été rédigé en collaboration avec AFORELEC.