Catégorie : Audit, conseil

La rénovation d’une copropriété commence par un audit rigoureux et un accompagnement sur mesure pour identifier les priorités techniques, économiques et environnementales. Pour les présidents de conseil syndical, syndics, gestionnaires de patrimoine et copropriétaires, cette étape est cruciale : elle permet de cartographier les besoins (isolation, chauffage, accessibilité, sécurité), d’évaluer la faisabilité des travaux et de définir une feuille de route réaliste, en phase avec les contraintes budgétaires et les attentes des occupants.

  • 1 milliard d’euros de prestations d’audits énergétiques à réaliser en 3 ans !

    1 milliard d’euros de prestations d’audits énergétiques à réaliser en 3 ans !

    Poussée par l’obligation d’audit énergétique, la copropriété est certainement le secteur qui sera en pointe sur les 3 prochaines années en termes de rénovation énergétique. Quelles sont les perspectives en chiffres ?

    Quelques chiffres sur les copropriétés

    En France, nous avons 560 000 copropriétés qui représentent environ 7 millions de logements. La majorité des copropriétés (53%) ont été construites avant 1949, ce qui fait que le parc des copropriétés est plus ancien que l’ensemble du parc résidentiel (29 % construit avec 1949).

    En termes de répartition géographique, la région Ile-de-France comprend 120 000 copropriétés soit plus de 20% de l’ensemble des copropriétés françaises.

    Pour le nombre de logement par copropriété, 69 % des copropriétés sont composées de moins de 10 logements (26 % de 11 à 50 logements et 5 % de plus de 50 logements). Concernant les occupants, 47 % sont des propriétaires.

    43 % des logements en copropriété sont équipé d’un chauffage collectif, ce sont celles qui seront soumises à l’audit énergétique ou au DPE collectif.

    Quel marché pour l’audit énergétique ?

    20% des copropriétés sont soumises à l’audit énergétique (plus de 50 lots avec un chauffage collectif). Au 1er janvier 2017, plus de 112 000 audits énergétiques devaient donc être réalisés pour répondre à l’obligation.Si on prend comme hypothèse un coût moyen par audit énergétique de 10 000 euros hors taxe, cela représente un chiffre d’affaires d’environ 1 milliard d’euros hors taxe !

    à la fin 2013, peu nombreuses étaient les copropriétés à avoir enclenché la démarche d’audit. Les professionnels (bureaux d’études thermiques) vont avoir du mal à réaliser les audits énergétiques avant la date limite…

    Quel budget pour les travaux et autres prestations ?

    Au-delà des prestations d’audit proprement dit, cette obligation entraîne de nombreuses professions dans son sillage : les architectes, les conseillers financiers, les maîtres d’œuvres…

    La part belle sera certainement réservée aux travaux induits par ces audits, avec certes un décalage dans le temps lié à la contrainte des assemblées générales.

    Les 2 millions de logements qui sont dans les 112 000 copropriétés représentent une manne financière qui en fera un marché colossale. Le potentiel maximale peut être estimé à 40 milliards d’euros HT (pour un budget moyen de rénovation de 20 000 €HT/logement).

    Le parc ancien des copropriétés fait un terreau parfait pour la rénovation.

  • Accompagnateurs de la rénovation énergétique en copropriété

    Accompagnateurs de la rénovation énergétique en copropriété

    Les agences locales de maîtrise de l’énergie et du climat (ALEC)

    Un agence locale de l’énergie et du climat est présidée par un élu. C’est un pôle d’expertise qui accompagne la transition énergétique des territoires.

    Grâce à leur statut d’associations “loi 1901”, les ALEC regroupent en leur sein des partenaires, acteurs, décideurs que sont les collectivités territoriales, les chambres consulaires, les associations de consommateurs ou de protection de l’environnement, les fédérations de professionnels, les producteurs et distributeurs d’énergie, les bailleurs sociaux.

    La vocation des ALEC, telle que l’avait souhaité initialement l’Europe, est d’être « un outil de proximité, née d’une volonté politique locale, intervenant auprès des consommateurs finals, acteurs et décideurs locaux, avec l’appui de la collectivité, cristallisant la volonté conjointe de territoires volontaires et des acteurs du monde de l’énergie d’œuvrer pour réduire les consommations d’énergie et l’empreinte carbone du territoire ».

    Un des quatre champs d’action d’une ALEC touche la réalisation avec l’aide à la décision et le soutien technique :

    • Conseils en économies d’énergie pour des consommateurs finals qui ont peu de moyens (CEP, syndicats de copropriétés, ménages en situation de précarité énergétique). Elles définissent les objectifs du projet, aident au choix d’un cahier des charges adapté, mobilisent les aides financières disponibles, mettent en place un suivi des consommations d’énergie.
    • Accompagnement pré-opérationnel à des entreprises, des bailleurs sociaux, des copropriétés afin de les encourager à se soumettre à des audits énergétiques et à mettre en œuvre ultérieurement les recommandations découlant de ces audits.
    • Supervision, en tant qu’autorité indépendante, des audits énergétiques et/ ou des travaux afin d’en vérifier la qualité et justifier ainsi des aides publiques attribuées.

    Pour en savoir plus : http://www.federation-flame.org/les-alec-en-france/quest-ce-quune-alec/

    Espaces info-énergie

    Les Espaces Info Energie ont pour mission de délivrer une information de qualité et conseiller gratuitement le grand public sur les réflexes simples à adopter et les solutions à mettre en œuvre afin de réduire sa consommation d’énergie et de contribuer à la réduction des émissions de gaz à effet de serre.

    L’Espace Info Énergie- EIE-, prend parfois place auprès d’une Agence Locale de l’Énergie – ALE.

    Un service gratuit neutre et indépendant

    Des spécialistes répondent à vos questions et délivrent leurs conseils, sans privilégier de solution énergétique particulière. Les conseillers ont la capacité professionnelle nécessaire pour effectuer des comparatifs simples afin d’optimiser votre consommation d’énergie.

    Pour en savoir plus : http://ile-de-france.ademe.fr/Espaces-info-energie,7.html

    Source : ADEME

    S’informer sur la rénovation énergétique des copropriétés

    L’association des responsables de copropriété (ARC), l’association Planète Copropriété et le CLER (réseau pour la transition énergétique) ont créé un site Internet didactique dédié à la rénovation énergétique en copropriété, coproprieterre.org.

    Il s’articule autour de quatre axes :

    • comprendre : le fonctionnement d’une copropriété, la réglementation qui la régit en matière d’énergie, les techniques de la performance énergétique ;
    • agir : en partant du bilan initial de copropriété pour arriver aux travaux ;
    • financer les travaux : en mettant en place les outils adaptés et en faisant appel aux bonnes sources de financement ;
    • mobiliser la copropriété et ses acteurs tout au long du projet.

    Remarque : deux sites, Coach Copro (porté par plusieurs agences locales de l’énergie) et Coprojet (porté par les PACT, la Caisse d’épargne de Paris, et l’ARC), vont prochainement être mis en ligne afin d’offrir des informations et des services complets pour permettre aux copropriétaires de mener à bien la rénovation des copropriétés.

    Top départ du Plan de rénovation énergétique de l’habitat

    Le dispositif « J’éco-rénove, J’économise » marque le lancement opérationnel du Plan devant permettre la rénovation de 500 000 logements par an d’ici à 2017.

    Le gouvernement a annoncé le lancement de «J’éco-rénove, J’économise», un dispositif d’aide à la rénovation énergétique des logements qui s’appuie sur les réseaux de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (ADEME), de l’Agence nationale de l’habitat (ANAH) et de l’Agence nationale pour l’information sur le logement (ANIL), qui maillent tout le territoire, ainsi que sur le Commissariat général à l’investissement.

    Il doit inciter les Français à engager des travaux de rénovation énergétique dans leur habitat et les aider dans leurs démarches. Pour cela, une campagne de communication grand public (web, télévision et radio) débute mi septembre pour une durée de deux mois.

    Un accompagnement personnalisé via le service public de la rénovation énergétique

    Un service public de la rénovation énergétique est mis en place pour faciliter l’accès à l’information et offrir un accompagnement à travers un numéro de téléphone unique national (n° Azur : 0810 140 240) et le site Internet renovation-info-service.gouv.fr.

    En outre, plus de 450 Points rénovation info service (Pris) répartis sur l’ensemble du territoire constituent la clé de voûte de ce service public de proximité. Ce réseau se compose des espaces info énergie (EIE) de l’ADEME, des guichets ANAH et des agences départementales d’information sur le logement (ADIL). Les Pris permettent notamment aux ménages de s’informer gratuitement sur la nature des travaux à effectuer, de savoir comment bénéficier des aides, et de pouvoir constituer rapidement un dossier.

    Enfin, mille ambassadeurs de la rénovation énergétique, vont être recrutés via le dispositif des emplois d’avenir, par les collectivités locales ou les associations en partenariat avec l’ANAH. Ils ont pour mission de mener une démarche proactive de détection et d’identification des ménages précaires les plus isolés.

    Des aides pour financer la rénovation énergétique des logements privés

    Pour lutter contre la précarité énergétique, le plafond de ressources donnant accès aux aides de l’ANAH a été relevé : 46 % des Français y sont désormais éligibles. Une prime complémentaire de 3 000 € financée sur le programme Investissements d’avenir est apportée.

    Pour les ménages à revenus dits modestes, plusieurs dispositifs d’aides existent.

    Le programme « Habiter Mieux » de l’Anah. A travers ce programme lancé en 2010, l’Anah prend en charge 35% du montant des travaux de rénovation énergétique des ménages aux ressources modestes et 50% dans le cas de ménages aux ressources “très modestes” (dans la limite de 20.000€ pour les travaux d’amélioration et 50.000€ pour des travaux lourds). à ceci, s’ajoute la Prime Habiter Mieux (FART) : Une prime d’Etat (officiellement FART, souvent appelée la « prime Habiter Mieux ») vient compléter les aides du programme Habiter Mieux lorsque les travaux permettent un gain énergétique d’au moins 25%.

    Elle est distribuée de manière proportionnelle : 10% du montant des travaux engagés, dans la limite de 2 000 euros pour les ménages très modestes et 1 600 euros pour les foyers modestes.

    Pour les ménages modestes, depuis le 1er janvier 2016, qui ont enclenchés des travaux énergétiques ont ouvert droit à une aide accordée par l’Anah (modestes et très modestes) sont automatiquement éligibles à l’éco-PTZ. De plus, la loi de finance de 2016 proroge l’éco-PTZ jusqu’en 2018 et facilite sa mobilisation.

    En parallèle du PTZ, le gouvernement a mis en place le Micro crédit à taux zéro (Micro éco-PTZ ou ou Eco PTZ Habiter Mieux). Adossé à l’éco-PTZ, ce nouveau dispositif permet aux bénéficiaires du programme Habiter Mieux de financer le reste de leurs travaux grâce à un crédit à taux zéro adapté aux « petits montants ». Versé dès le début des travaux, ce prêt sans intérêt peut s’élever jusqu’à 20 000 euros.

    Enfin, les collectivités sont impliquées dans ces dispositifs pouvant octroyer des aides au niveau des Régions, Départements, Communautés de communes, Communes, etc. permettant aux usagers de cumuler les aides pouvant atteindre, dans certains cas, un financement public de 80%.

    Le dernier dispositif concerne les Certificats d’Économie d’Énergie(CEE). Il oblige les fournisseurs d’énergie à réaliser des économies d’énergie auprès de leurs clients. S’ils ne respectent pas leurs obligations, l’État leur impose de fortes pénalités financières.

    Pour l’ensemble des ménages, il est possible de cumuler l’Éco-PTZ 0% et le CITE sans conditions de ressources depuis mi-2016.

  • Plan de travaux d’économies d’énergie pour les immeubles en copropriété

    Plan de travaux d’économies d’énergie pour les immeubles en copropriété

    Le syndic de copropriété souhaitant soumettre à l’assemblée générale des copropriétaires un plan de travaux d’économies d’énergie ou un contrat de performance énergétique, doit joindre à la convocation, le diagnostic de performance énergétique (pour les copropriétés de moins de 50 lots) ou le rapport synthétique de l’audit énergétique (pour les copropriétés de 50 lots ou plus).

    Si le syndicat des copropriétaires décide de faire procéder à des travaux d’économies d’énergie, le syndic de copropriété doit procéder à une mise en concurrence d’entreprises pour la réalisation de ces travaux.

    Une fois l’ensemble des devis recueillis, le syndicat inscrit à l’ordre du jour de l’assemblée générale suivants la mise aux voix soit :

    • d’un plan de travaux d’économies d’énergie ;
    • d’un contrat de performance énergétique.

    Si un plan de travaux d’économies d’énergie est adopté par l’assemblée générale des copropriétaires, les travaux planifiés doivent faire l’objet d’un vote distinct.

    Le plan de travaux d’économies d’énergie doit intégrer des travaux relevant d’une ou plusieurs des actions figurant dans l’une ou l’autre des deux catégories suivantes :

    1) travaux portant sur les parties et équipements communs :

    • travaux d’isolation thermique performants des toitures ;
    • travaux d’isolation thermique performants des murs donnant sur l’extérieur ou sur des locaux non chauffés ;
    • travaux d’isolation thermique performants des parois vitrées donnant sur l’extérieur ;
    • travaux d’amélioration des installations d’éclairage des parties communes ;
    • travaux d’installation, de régulation, d’équilibrage ou de remplacement des systèmes de chauffage, de refroidissement ou d’eau chaude sanitaire ;
    • travaux d’isolation des réseaux collectifs de chauffage, de refroidissement ou d’eau chaude sanitaire ;
    • travaux de régulation ou de remplacement des émetteurs de chaleur ou de froid ;
    • travaux d’amélioration ou d’installation des équipements collectifs de ventilation ;
    • travaux d’installation d’équipements de chauffage, de refroidissement ou de production d’eau chaude sanitaire utilisant une source d’énergie renouvelable ;

    2) travaux d’intérêt collectif portant sur les parties privatives :

    • travaux d’isolation thermique des parois vitrées donnant sur l’extérieur comprenant, le cas échéant, l’installation de systèmes d’occultation extérieurs ;
    • pose ou remplacement d’organes de régulation ou d’équilibrage sur les émetteurs de chaleur ou de froid ;
    • équilibrage des émetteurs de chaleur ou de froid ;
    • mise en place d’équipements de comptage des quantités d’énergies consommées.

    Un programme détaillé indiquant l’année prévisionnelle de réalisation des travaux et leur durée. Une évaluation du coût des travaux prévus au plan, fondée sur les devis issus de la consultation d’entreprises.

    Les travaux d’économie d’énergie ou de réduction des émissions de gaz à effet de serre d’intérêt collectif réalisés sur les parties privatives comprennent tout ou partie des travaux décrits ci-dessus. Une fois votés, les copropriétaires concernés sont tenus de réaliser ces travaux dans un délai raisonnable en fonction de leur nature et de leur coût.

    Le syndicat des copropriétaires procède à la réception des travaux en présence des copropriétaires concernés. Si des réserves sont émises, le syndic assure le suivi et la réception des travaux destinés à permettre la levée des réserves.

    Après réception définitive, le syndic adresse aux copropriétaires concernés, par lettre recommandée avec avis de réception, les pièces et documents relatifs aux travaux (contrat de l’entreprise, procès-verbaux de réception, attestations des assurances …)

  • Le diagnostic de performance énergétique dans les petites copropriétés

    Pour les copropriétés de moins de 50 lots et équipées de chauffage collectif ou refroidissement,

    L’article 1er de la loi Grenelle 2 (codifié à l’article L. 134-4-1 du Code de la construction et de l’habitation) prévoit l’obligation de réaliser un DPE pour les bâtiments équipés d’une installation collective de chauffage ou de refroidissement.

    En sont exemptées les grandes copropriétés – de cinquante lots ou plus – construites avant le 1er juin 2001. Dans ces bâtiments, un audit énergétique devrait en effet être réalisé depuis 2017, dans les conditions définies par un précédent décret en date du 27 janvier 2012.

    à la suite de l’établissement du DPE ou de l’audit énergétique ainsi prévus, les copropriétaires des bâtiments équipés d’une installation collective de chauffage ou de refroidissement ont par ailleurs l’obligation de se poser la question d’un plan de travaux ou d’un contrat de performance énergétique (CPE).

    Le présent décret en précise les conditions d’inscription à l’ordre du jour de l’assemblée générale des copropriétaires. Le cas échéant, le syndic de copropriété procède à la mise en concurrence d’entreprises pour la réalisation de ces travaux. Pour tous les bâtiments en copropriété, le décret fixe également le contenu du plan de travaux d’économies d’énergie ainsi que la nature et les conditions de réalisation des travaux d’intérêt collectif sur les parties privatives.

    à noter, la notion de « travaux d’intérêts collectifs portant sur les parties privatives » donne exceptionnellement droit au syndicat de copropriétaires de statuer sur des travaux portant sur les parties privatives.

    Afin de favoriser la mise en œuvre des travaux d’économies d’énergie dans les copropriétés, la loi Grenelle 2 (art. 7) a en outre notablement assoupli les modalités de prise de décision prévues par la loi du 10 juillet 1965 fixant le statut de la copropriété des immeubles bâtis.

    Pour en savoir plus : décret n° 2012-1342 du 3 décembre 2012 relatif aux diagnostics de performance énergétique pour les bâtiments équipés d’une installation collective de chauffage ou de refroidissement et aux travaux d’économies d’énergie dans les immeubles en copropriété

  • Audit énergétique : modalités de réalisation

    Audit énergétique : modalités de réalisation

    Le décret 2012- 11 du 27 janvier 2012 avait imposé, pour certains immeubles, la réalisation d’un audit énergétique.

    Cette obligation concerne les immeubles :

    • à usage principal d’habitation en copropriété de cinquante lots ou plus ;
    • équipés d’une installation collective (c’est-à-dire une installation desservant au moins 90% des lots à usage d’habitation de l’immeuble) de chauffage ou de refroidissement ;
    • dont la date de dépôt de la demande de permis de construire est antérieure au 1er juin 2001.

    L’arrêté précise également la notion de « bâtiment à usage principal d’habitation », en précisant que cette « usage principal » est avéré dès lors que plus de la moitié de sa Surface Hors Oeuvre Nette (SHON) est composée de lots à usage d’habitation.

    Pour ce calcul, l’arrêté précise que la SHON est celle applicable avant l’entrée en vigueur de l’ordonnance du 16 novembre 2011 portant réforme de la surface de plancher.

    Compétences de l’auditeur

    Les auditeurs doivent présenter au syndicat des copropriétaires et au conseil syndical, au cours de la procédure de mise en concurrence préalable, les éléments suivants :

    • la copie d’un diplôme sanctionnant une formation du niveau de l’enseignement post secondaire d’une durée minimale de trois ans ou d’une durée équivalente à temps partiel dans le domaine des techniques du bâtiment, dispensée dans une université ou un établissement d’enseignement supérieur ou dans un autre établissement de niveau équivalent, ce diplôme ayant été délivré par une autorité compétente d’un Etat de l’Union européenne ou partie à l’accord sur l’espace économique européen, ou la copie d’un titre professionnel ou d’une certification de qualification professionnelle de niveau équivalent ;
    • la preuve par tous moyens d’une expérience professionnelle, d’une durée compatible avec les conditions d’expérience requises par l’article R. 134-17, de technicien ou d’agent de maîtrise du bâtiment ou dans des fonctions d’un niveau professionnel équivalent dans un bureau d’études thermiques ;
    • au moins trois audits énergétiques réalisés sur des bâtiments en copropriété équipés d’une installation collective de chauffage ou de refroidissement.

    Recueil des informations sur site

    L’auditeur doit réaliser l’audit de performance énergétique sur site, de préférence pendant la période de chauffe, afin d’avoir une « vision » en conditions réelles ». Cette visite est réalisée en présence du syndic et du président du conseil syndical ou de l’un de ses membres.

    Le contenu de la visite et ses modalités sont définis précisément par l’arrêté. Ainsi, l’auditeur interroge les occupants sur la manière dont ils utilisent et gèrent habituellement les différents équipements du logement (ouvertures des fenêtres, puisage d’eau chaude et d’eau froide, régulation des émetteurs…). Ils sont également interrogés sur leurs dépenses annuelles en énergie et sur l’appréciation de leur confort thermique.

    De la même manière, les occupants devront répondre à un questionnaire rapide et synthétique qui leur sera envoyé par l’auditeur ou le syndic, concernant le confort thermique et l’état des équipements privatifs et du bâti.

    Pour une meilleure précision des consommations et de la performance énergétique de l’immeuble, le syndic doit remettre à l’auditeur un certain nombre de documents qui vont lui permettre d’évaluer au plus près les consommations d’énergie des parties communes :

    • le carnet d’entretien prévu à l’article 18 de la loi n 65-557 du 10 juillet 1965 ;
    • le contrat d’exploitation et de maintenance de l’installation collective ;
    • les coefficients de répartition des charges de chauffage, de refroidissement et, le cas échéant, de production d’eau chaude sanitaire appliqués aux lots ;
    • le procès-verbal de la dernière assemblée générale des copropriétaires ;
    • les factures des travaux réalisés, les devis des travaux éventuellement envisagés ;
    • les plans de la copropriété et le diagnostic de performance énergétique éventuellement réalisé sur le bâtiment ;
    • tout autre document ou étude informelle permettant d’apprécier la qualité thermique de la copropriété.

    Modélisation du bâtiment

    Afin d’être à même de proposer des mesures concrètes (travaux) pour améliorer la performance énergétique de l’immeuble, l’auditeur doit réaliser une modélisation du bâtiment.

    Cette modélisation, qui se fait au moyen d’un logiciel de simulation thermique se fait sur la base des données d’entrée du modèle ajustées avec les conditions réellement observées et remontées par les occupants. Au final, cette modélisation doit permettre d’aboutir à des consommations énergétiques simulées approchant les consommations réelles établies.

    Une fois ce travail effectué, l’auditeur est en mesure de proposer des pistes d’actions pertinentes et concrètes pour améliorer la performance énergétique du bâtiment. Ces améliorations sont déterminées par la simulation de l’impact énergétique positifs de travaux.

    Ces derniers peuvent concerner, par exemple :

    • les éléments constitutifs de l’enveloppe du bâtiment (parois opaques et vitrées) ;
    • l’installation collective de chauffage et de refroidissement ;
    • les équipements de production d’eau chaude sanitaire ;
    • les équipements de ventilation ;
    • les équipements d’éclairage ;
    • les équipements de production d’électricité à demeure.
    • Préconisations générales et propositions de travaux

    Une liste de préconisations visant à améliorer la performance et la gestion des équipements privatifs et communs doit être reprise dans le rapport d’audit. Il s’agira ici d’actions ponctuelles (mise en place d’un système de régulation, le désembuage, le calorifugeage des réseaux de distribution, la mise en place de robinets thermostatiques ou la purge des émetteurs de chaleurs). Chaque préconisation doit faire l’objet d’une estimation du coût de sa mise en oeuvre et des économies générées.

    L’audit doit également intégrer des recommandations sur les comportements individuels permettant d’améliorer la performance énergétique de l’immeuble.

    Enfin, sur la base des simulations réalisées dans le cadre de la modélisation, le rapport d’audit doit contenir des propositions de travaux destinés à améliorer la performance énergétique de l’immeuble.

    Ces propositions doivent être présentées sous forme de « scénarios de rénovation énergétique » cohérents avec les travaux votés ou prévus par ailleurs par les copropriétaires.

    Avant la présentation du rapport en assemblée, l’auditeur doit organiser une réunion de présentation de l’intégralité de l’audit en vue de recueillir l’approbation du syndicat et du conseil syndical sur les plans d’actions qui seront proposés en assemblée générale des copropriétaires.

  • DPE : précisions pour les immeubles en copropriété

    DPE : précisions pour les immeubles en copropriété

    C’est suite à la loi Grenelle II du 12 juillet 2010 que le décret du 3 décembre 2012 qu’un DPE ou audit énergétique est imposé avant le 1er janvier 2017 aux bâtiments équipés d’une installation collective de chauffage ou de refroidissement. Le décret en précise les modalités.

    Ce diagnostic doit être réalisé dans l’ensemble du bâtiment selon les modalités du DDT (Dossier de diagnostic Technique – Art L. 271-4).

    Lorsqu’il est question d’un immeuble en copropriété, le syndic a inscrit la décision de réaliser ce diagnostic à l’ordre du jour de l’AG des copropriétaires. Le diagnostic est réalisé par un professionnel.

    Dans le cas où le syndicat des copropriétaires décide de réaliser des travaux d’économies d’énergie, le syndic de copropriété́ procède à la mise en concurrence d’entreprises pour la réalisation de ces travaux. Il inscrit à l’ordre du jour de l’assemblée générale suivant cette mise en concurrence le vote, sur la base des devis recueillis, soit d’un plan de travaux d’économies d’énergie, soit d’un contrat de performance énergétique.

    Dans le cas où un plan de travaux d’économies d’énergie est adopté, les travaux planifies doivent faire l’objet d’un vote distinct.

    A noter également que ce diagnostic vaut diagnostic de performance énergétique au sens des articles L134-1 à L134-4 pour chacun des lots. Attention, si le DPE n’est pas conforme, il doit être complété.

  • DPE collectif ou audit énergétique ?

    La rénovation énergétique devient peu à peu une nécessité pour permettre à bon nombre de consommateurs de réduire leurs factures et à se donner un peu d’air en termes d’émissions des gaz à effet de serre. Rappelons tout de même que cette prise de conscience collective n’est pas si vieille et qu’elle découle de la sensibilisation à ces problématiques avec l’entrée en vigueur du DPE à la vente en novembre 2006 et à la location en juillet 2007. Si tout est loin d’être complètement opérationnel, que de chemin parcouru depuis !

    Voyons tout d’abord la réglementation qui vise les immeubles bâtis.

    DPE ou audit énergétique, que dit la réglementation ?

    Au-delà des arrêtés et décrets instaurant les obligations de DPE en cas de vente ou de location de lots destinés à l’habitation ou du tertiaire, revenons sur l’immeuble dans sa globalité avec les obligations découlant des lois Grenelle I et II.

    L’article L.134-4-1 du Code de la Construction et de l’Habitation, créé par la loi n°2010-788 du 12 juillet 2010 (loi Grenelle II), définit les obligations de réaliser avant le 1er janvier 2017 :

    1. un diagnostic de performance énergétique pour les bâtiments équipés d’une installation collective de chauffage ou de refroidissement,
    2. sauf pour une catégorie particulière de bâtiments remplissant en plus toutes les conditions suivantes simultanément :
    • qu’ils soient à usage principal d’habitation en copropriété de 50 lots ou plus,

    et

    • dont la date de dépôt de la demande de permis de construire est antérieure au 1er juin 2001.

    Dans ces bâtiments, un audit énergétique doit être réalisé. Le décret n° 2012-111 du 27 janvier 2012 relatif à l’obligation de réalisation d’un audit énergétique a pour objet de définir ses modalités de réalisation.

    Il est pris pour l’application de l’article 1er de la loi n° 2010-788 du 12 juillet 2010 portant engagement national pour l’environnement.

    Contenu de l’audit énergétique

    L’arrêté du 28 février 2013 (publié au Journal officiel du 3 avril 2013) précise le contenu et les modalités de réalisation d’un audit énergétique.

    Cet arrêté comporte 7 titres :

    1. en préliminaire aux titres qui le suivent, le TITRE 1er apporte quelques précisions utiles à des définitions existantes :
    • une installation de chauffage ou de refroidissement est dite collective, au sens du présent arrêté, lorsqu’elle dessert, a minima, plus de 90 % des lots à usage d’habitation du bâtiment,
    • un bâtiment est à usage principal d’habitation, au sens du présent arrêté, dès lors que la surface hors œuvre nette totale du bâtiment, dans sa définition applicable avant l’entrée en vigueur de l’ordonnance n° 2011-1539 du 16 novembre 2011 portant réforme de la surface de plancher, est représentée pour plus de la moitié par des lots à usage d’habitation.
    1. Le TITRE II précise les modalités du recueil des informations par la personne en charge de réalisation de l’audit (visite sur site, exploitation des données…) ainsi que les obligations de chaque partie (propriétaires, syndic…).
    2. Le TITRE III fait une synthèse des données recueillies et définit les données établies par l’audit à partir d’elles (consommations annuelles d’énergie primaire du bâtiment pour chaque usage et totale, l’évolution à travers le temps…).
    3. Le titre IV exige que l’audit comprenne la « Modélisation du bâtiment » au moyen d’un logiciel de simulation thermique.
    4. Le TITRE V introduit les propositions de travaux, précisant que « l’audit énergétique comprend une liste de préconisations visant à améliorer la performance et la gestion des équipements privatifs et communs, et notamment de l’installation collective de chauffage ou de refroidissement. »
    5. Le TITRE VI définit les informations du rapport synthétique.
    6. Le TITRE VII revient sur les compétences de l’auditeur en indiquant qu’il doit « présenter au syndicat des copropriétaires et au conseil syndical, au cours de la procédure de mise en concurrence préalable au choix du prestataire (si elle existe) » les justificatifs démontrant de sa compétence définie à l’article R. 134-17.
  • Audits énergétiques et DPE en copropriété dans la réglementation européenne

    Le 11 décembre 1997, le protocole de Kyoto est signé lors de la 3ème conférence annuelle de la convention cadre des Nations Unies sur les changements climatiques. Ce traité international a pour but principal de réduire les émissions de gaz à effet de serre. Le protocole entre en vigueur le 16 février 2005 soit 90 jours après que plus de 54 pays l’aient ratifié.
    Pour mettre en place ce traité en Europe, l’Union Européenne a promulgué une directive spécifique sur la performance énergétique des bâtiments (N°2002/91) en janvier 2003. C’est donc la naissance officielle du DPE en Europe.

    En vertu du traité sur l’Union Européenne les Directives doivent être obligatoirement transposées dans les législations de chaque pays dans les délais qu’elles fixent. A défaut les pays membres sont condamnés à payer de fortes pénalités et ou des astreintes financières. La Commission Européenne tient à jour une liste des pays contrevenants qui est publiée régulièrement sur son site internet. Par ailleurs, les citoyens peuvent directement faire appliquer les Directives européennes par leurs Tribunaux car une Directive est de valeur supérieure à la Loi nationale. Les copropriétés sont visées par ces directives dans leurs dispositions concernant les bâtiments.

     

    La Directive Européenne “ENERGIE” de 2002

    L’objectif fixé est d’accroitre de 20% l’efficacité énergétique avant 2020.

    Pour les bâtiments, la Directive 2002/91/CE du 16 décembre 2002 a obligé les états membres à légiférer sur l’obligation d’établir des certificats relatifs à la performance énergétique des bâtiments.

    L’obligation des audits énergétiques et DPE était ainsi créée en Europe.

    Bonne élève, la FRANCE a légiféré par ses Lois Grenelle 1 et 2 en instaurant les obligations d’audit énergétique ou de DPE des copropriétés. La France est même en tête des pays de l’Union Européenne pour ses contraintes légales et ses engagements de réduction des consommations d’énergie. Mais comme tous les autres pays européens elle est en retard dans ses moyens pour y parvenir.

    Il sera difficile à tous les pays membres de l’Union Européenne d’atteindre l’objectif d’améliorer la performance énergétique de 20% avant 2020.

    La Commission Européenne le sait et elle a donc promulgué le 4 octobre 2012 une nouvelle directive « ENERGIE » votée par le parlement européen le 11 septembre 2012.

    La Directive « ENERGIE »  de 2012

    Le 4 octobre 2012, après un vote positif du Parlement européen le 11 septembre 2012, l’Union européenne a adopté une nouvelle directive “ENERGIE” pour favoriser l’atteinte de l’objectif communautaire de 20 % d’amélioration de l’efficacité énergétique (Directive 2012/27 UE).

    La directive introduit un objectif de 3 % de rénovation annuelle des bâtiments de l’État. En France seuls sont concernés les bâtiments des administrations centrales, pas ceux des collectivités locales, ni le parc privé dont celui des copropriétés.

    Cette Directive ne revient pas sur les obligations légales d’audit ou de DPE notamment dans les copropriétés fixées par celle de 2002 qui sont maintenues. Elle crée de nouvelles mesures obligatoires concernant notamment la mise en place d’audits énergétiques dans les grandes entreprises.

    Les entreprises ciblées sont celles de plus de 250 salariés et dont le chiffre d’affaires annuel est supérieur à 50 millions d’euros (obligation européenne transposée en France par la Loi du 16 juillet 2013).

    La transposition des Directives « ENERGIE » de 2002 et 2012 en France concernant les bâtiments

    La France a déjà respecté l’ancienne directive “Energie” de 2002 (2002/91/EG) par la promulgation de ses Lois Grenelle 1 et 2.

    C’est ainsi que fut créée l’obligation d’audit ou de DPE pour les copropriétés et l’obligation de voter des plans d’économies d’énergie en assemblée générale à la suite de ceux-ci.

    Les Lois Grenelle françaises qui comprennent, entre autres, l’objectif de réduire de 38 % la consommation dans le bâtiment existant d’ici 2020, sont même bien plus ambitieuses que celui de la directive européenne (20%).

    Les audits ou DPE obligatoires en copropriété vont donc accélérer la transition énergétique dans ce type de bâtiments, même si pour l’instant aucune obligation européenne ou nationale de travaux n’existe pour les travaux d’économies d’énergie en copropriété.

    Les observateurs considèrent que les audits énergétiques et DPE serviront à mieux concevoir les fonds de prévoyance et les plans pluriannuels des copropriétés françaises pour leurs rénovations énergétiques.

    En attendant les réelles obligations de travaux qui feront l’objet de Directives futures…

    Vers une obligation de travaux énergétiques en copropriété ?

    Les audits et DPE sont des obligations minimum des copropriétés pour leur faire prendre conscience des enjeux énergétiques dans leurs immeubles. Ils devraient avoir un effet pédagogique sur les copropriétaires…

    La Commission Européenne réfléchit forcément sur des obligations de travaux du parc privé qu’elle n’impose pour l’instant qu’au parc public.

    Par la Directive de 2012 elle oblige les états membres à lui rendre compte des efforts fournis, des moyens employés et des obligations légales employées pour atteindre les objectifs européens obligatoires.

    La Commission Européenne doit faire régulièrement la somme des objectifs des différents états membres qui lui auront été transmis par chaque pays et elle doit ainsi vérifier leur compatibilité avec l’objectif communautaire de 20 %.

    Par exemple La France organise régulièrement des débats sur la transition énergétique pour se nourrir de l’avis des professionnels, des scientifiques et des ONG en vue constituer sa feuille de route (notamment sur les bâtiments) qu’elle doit transmettre à la Commission Européenne.

    L’obligation légale française de transmettre les DPE à l’observatoire des DPE est un des moyens qui va permettre à la France de se nourrir d’éléments statistiques en vue d’orienter sa politique énergétique et d’en faire part à la Commission Européenne.

    Elle fera part ainsi à La Commission Européenne de l’état de ses bâtiments, notamment en copropriétés, de façon à ce que celle-ci ajuste ses Directives en fonction des moyens employés.

    Vers un système unique européen de certification et d’accréditation des diagnostiqueurs

    Il est à signaler que la Commission Européenne encourage l’organisation d’un système européen d’accréditation et de coordination.

    Elle favorise les accords européens multilatéraux pris dans le cadre de la coordination européenne des organismes d’accréditation dans chaque pays membre de l’Union Européenne. Chaque pays membre a désigné un organisme d’accréditation qui est reconnu par tous les autres pays signataires de l’accord européen auxquels peuvent au surplus se joindre les pays européens non membres de l’Union.

    L’Europe de l’efficacité énergétique avance à grand pas…

  • Les acteurs de la copropriété

    Les acteurs de la copropriété

    Le syndic

    Le syndic est le « mandataire » du syndicat de copropriété, c’est-à-dire qu’il est la personne qui représente le syndicat et agit en son nom. Dans la pratique, le syndic est le gestionnaire de la copropriété.

    Deux types de syndics peuvent gérer un immeuble :

    1. un syndic professionnel
    2. un syndic non professionnel (un copropriétaire)
    • soit en tant que syndic non professionnel, souvent appelé « syndic bénévole » de façon impropre puisqu’il peut se faire indemniser financièrement sur la base d’un contrat présenté au vote de l’assemblée générale.
    • soit en tant que président d’un conseil syndical coopératif (syndicat coopératif). Dans ce cas il ne pourra pas être rémunéré puisque la loi précise clairement que les membres du conseil syndical ne peuvent pas être rémunérés. L’assemblée générale devra également désigner un contrôleur aux comptes, soit parmi les copropriétaires (mais en dehors du conseil syndical pour conserver la « séparation des pouvoirs »), soit un professionnel.

    Syndics professionnels/non-professionnels, quelles différences ?

    Seules différences pour le syndic non-professionnel :

    • Pas de garantie de fonds mandant
    • Pas d’assurance RCP obligatoire, mais conseillée (incluse dans l’adhésion à l’ARC par exemple)
    • Pas de possibilité de dispense de tenir un compte bancaire séparé. Un syndic non professionnel ne peut ouvrir un compte qu’au nom du syndicat des copropriétaires.

    Qui peut être syndic non professionnel ?

    N’importe qui, à partir du moment où il est copropriétaire (ou si son conjoint l’est).

    Le cas de l’administrateur provisoire judiciaire

    La loi prévoit deux cas où le juge nomme un « administrateur provisoire » pour gérer la copropriété (avec les droits de l’assemblée générale ou du conseil syndical pour une période plus ou moins longue). On distingue deux cas.

    En cas d’absence de syndic (art. 47 du décret)

    En cas de carence de syndic (dans le cas où l’assemblée générale n’a pas pu élire un syndicpar exemple), le Président du Tribunal de Grande Instance peut nommer un administrateur judiciaire dont la mission principale sera la convocation d’une assemblée générale en toute légalité, non contestable, en vue de la désignation d’un syndic. L’administrateur provisoire devra alors récupérer les archives auprès du précédent syndic.

    Les fonctions de cet administrateur provisoire cessent de plein droit à compter de l’acceptation de son mandat par le syndic désigné par l’assemblée générale.

    En cas de difficultés, notamment financières, de la copropriété  (art. 29-1 de la loi)

    La loi du 21 juillet 1994 (premier dispositif concernant les copropriétés en difficulté) a instauré un système spécifique d’administration provisoire propre à la copropriété.

    La mise sous administration provisoire de la copropriété est une procédure judiciaire. Elle fixe l’objectif de redresser la situation financière du syndicat de copropriété en nommant un administrateur provisoire, se substituant au syndic et en partie à l’assemblée générale (voire même au conseil syndical).

    Le président du Tribunal de Grande Instance (TGI) peut être saisi, quand l’équilibre financier de la copropriété est « gravement compromis », afin de se prononcer sur la nécessité de désigner un administrateur par :

    • Un ensemble de copropriétaires représentant au moins 15% des voix du syndicat ;
    • Le syndic
    • Le procureur de la République
    • Le président du TGI a le pouvoir de définir, dans l’ordonnance de désignation de l’administration, l’étendue de la mission qui lui est confiée.

    Le conseil syndical

    Le conseil syndical est constitué de copropriétaires élus en assemblée générale (majorité de l’article 25, puis 25-1) pour assister et contrôler le syndic dans la gestion de la copropriété. Son rôle est consultatif et non décisionnaire. Une fois constitué, le conseil syndical doit élire un président parmi ses membres.

    Le conseil syndical est obligatoire

    Depuis 1985, le conseil syndical est obligatoire. Le syndicat des copropriétaires pourrait toutefois déroger à cette obligation par un vote en assemblée générale à la double majorité de l’article 26 mais ce n’est vraiment pas conseillé.

    L’article 21 de la loi de 1965 précise que les personnes liées au syndic ne peuvent pas être élues au Conseil syndical, notamment ses préposés, tels que ses salariés ou le gardien de l’immeuble. Les personnes qui ne sont pas elles-mêmes copropriétaires (conjoints non mariés ou non pacsés) ne peuvent pas être membres du Conseil syndical selon la loi.

    Fonctionnement du conseil syndical

    Le conseil syndical doit suivre les règles de fonctionnement précisées dans le règlement de copropriété ou votées en assemblée générale. Si rien n’a été prévu, il peut aussi choisir de mettre en place ces règles quitte à les faire ensuite ratifier en assemblée générale.

    Il peut s’organiser en répartissant le travail autour des postes importants de la copropriété : suivi des comptes, suivi des petits travaux et de l’entretien, suivi des ascenseurs, suivi du recouvrement des impayés, mise en place d’un programme travaux prévisionnel, etc.

    Pour que le rôle du conseil syndical prenne tout son sens, il est important que le conseil syndical soit indépendant par rapport au syndic :

    • Il faut que le conseil syndical puisse se réunir sans que le syndic ne soit systématiquement présent (seulement sur invitation du conseil syndical).
    • Il faut que le conseil syndical puisse mettre en place des actions de contrôle critiques : le conseil syndical a souvent l’impression que contrôler le syndic signifie remettre en cause sa gestion et le syndic sait aussi utiliser cela à son avantage. Il faut vraiment considérer le rôle du conseil syndical comme étant celui – très important – de vérifier que le professionnel à qui on a fait appel respecte ses engagements et fait bien son travail. Le mettre face à ses oublis, ses erreurs ou carences et lui demander de les reprendre est tout à fait légitime et constructif.

    Les copropriétaires pensent parfois (injustement) que le conseil syndical est « rémunéré » pour sa mission, ce qui n’est pas le cas. La loi interdit la rémunération des membres du conseil syndical, mais permet leur dédommagement pour les frais engagés par leur mission (déplacements, photocopies, timbres, téléphone, etc.).

    Ils peuvent également se faire assister par des professionnels sur un budget pris en charge par la copropriété.

    L’assemblée générale

    Toutes les décisions du syndicat des copropriétaires doivent être obligatoirement prises en assemblée générale.

    L’assemblée générale est tenue au moins une fois par an, tous les membres du syndicat y sont convoqués.

    Rôle de l’assemblée générale

    L’assemblée annuelle obligatoire est dénommée « assemblée générale ordinaire » ou assemblée générale annuelle. Toute autre assemblée générale est intitulée « assemblée générale extraordinaire » (en plus de l’assemblée générale ordinaire). Une assemblée générale extraordinaire peut être nécessaire par exemple pour le vote de travaux ou d’opérations spéciales qui méritent de faire valider une décision avant la prochaine assemblée générale extraordinaire.

    Les règles de convocation, déroulement, vote, etc., des assemblée générale extraordinaire sont les mêmes que pour les assemblées générales ordinaires.

    Les règles de majorité

    Lors de l’AG, chaque copropriétaire vote à proportion de ses millièmes de copropriété. Il s’agit donc d’un fonctionnement plus censitaire que démocratique puisque, plus un copropriétaire possède de millièmes, plus il est appelé à participer aux charges de copropriété, et plus sa voix aura de poids en assemblée générale.

    Concernant les majorités, on parle de millièmes « présents ou représentés », c’est-à-dire qu’il s’agit des voix des copropriétaires qui sont présents en assemblée générale ou absents mais représentés par un mandat de vote (ou pouvoir).

    Les règles de majorité sont adaptées en fonction de la nature de la décision à prendre. Plus la décision implique la copropriété et a des conséquences fortes pour les copropriétaires, plus la majorité nécessaire pour que la décision soit adoptée sera « forte ».

     

     

    MAJORITES APPLICATION EXEMPLE
    Majorité simple Art. 24 Majorité des présents et représentés. Calcul : voix des copropriétaires présents ou représentés (sans tenir compte des absents et des abstentionnistes).
    • 700/1000ème présents et représenàtés
    • 300 votes POUR / 250 millièmes CONTRE, et 150 millièmes s’abstiennent
    • POUR > CONTRE = résolution adoptée
    Majorité absolue Art. 25 Calcul : sur la totalité des voix des copropriétaires du syndicat. Sur 1000/1000ème il faudra 500+1 soit 501/1000ème pour que la résolution soit adoptée
    Majorité de l’article 25-1 Calcul : si la majorité à l’article 25 n’est pas obtenue mais que la résolution a recueilli au moins 1/3 des voix du syndicat, il est possible de revoter immédiatement à la majorité simple, c’est-à-dire à la majorité de l’article 24. Si la résolution votée à la majorité 25 n’a pas recueilli 501 millièmes POUR, mais qu’elle a recueilli au moins 334 millièmes POUR, un nouveau vote peut être fait à la majorité 24.
    Double majorité Art. 26 Calcul : 2/3 du total des millièmes ET majorité en nombre des copropriétaires du syndicat Sur 12 copropriétaires représentant 1000/1000ème, il faudra 667/1000ème POUR émanant de 7 copropriétaires.
    L’unanimité Majorité très rare : concerne des décisions mettant en cause des éléments primordiaux. La totalité des tantièmes devraient être représentés et se prononcer POUR la résolution.
  • Isolation thermique par l’extérieur (ETICS) : DEKRA Industrial optimise les travaux grâce à sa mission diagnostic

    Isolation thermique par l’extérieur (ETICS) : DEKRA Industrial optimise les travaux grâce à sa mission diagnostic

    DEKRA Industrial, acteur majeur de l’inspection, accompagne les maîtres d’ouvrage dans la réalisation de leurs travaux de rénovation ou d’entretien, en proposant le diagnostic des bâtiments équipés d’un système d’isolation thermique par l’extérieur (ITE ou ETICS en anglais).

    De nouvelles obligations réglementaires

    En France, de nombreux logements ne sont pas isolés correctement. Les pouvoirs publics se sont donc engagés à améliorer la performance énergétique de ces bâtiments. Cela passe par l’adoption de la Directive européenne sur la performance énergétique des bâtiments, mais aussi par la loi sur la transition énergétique de 2015, qui prévoit nécessairement des travaux d’isolation thermique lorsque des travaux importants sont réalisés sur un bâtiment.
    Plus efficaces que l’isolation par l’intérieur, les systèmes d’isolation par l’extérieur sont privilégiés par le législateur. Un décret du 30 mai 2016 impose ainsi qu’à partir du 1er janvier 2017, lors de travaux de ravalement importants, l’isolation thermique des bâtiments devra obligatoirement se faire par l’extérieur.

    DEKRA Industrial : une mission diagnostic ETICS pour accompagner les travaux de rénovation ou d’entretien

    Les plus anciens ETICS ne répondent cependant plus toujours aux nouvelles exigences de performance énergétique. Depuis 2010, afin de préserver les bâtiments et pour choisir la meilleure solution d’isolation par l’extérieur, il est désormais obligatoire, avant de procéder à des travaux de rénovation ou d’entretien de systèmes d’ITE, de réaliser un diagnostic approfondi, pour valider la conformité des solutions adoptées et s’assurer que celles-ci respectent notamment les règles concernant la protection contre l’incendie des façades.
    Afin d’aider les propriétaires à respecter leurs obligations, DEKRA Industrial a développé une mission de diagnostic ETICS. Le bureau de contrôle propose un accompagnement dans la mise en conformité vis-à-vis des règles professionnelles de conception et d’exécution, pour apprécier l’état de dégradation de l’ETICS et ainsi choisir la technique la plus adaptée. DEKRA Industrial dispose d’une prestation complète de diagnostic.
    Elle se déroule suivant plusieurs étapes :
    • Inspection visuelle de l’état général des façades
    • Détermination des pathologies (moisissures ou condensation, fissures, arrachage du RPE d’origine…)
    • Classement du niveau des défauts observés
    • Appréciation des contraintes et des modalités d’accès aux façades
    • Analyse du système en place
    • Examen visuel rapproché des façades par accès en hauteur
    • Rapport photographique des différents désordres
    • Analyse en laboratoire de la perméabilité à la vapeur d’eau de l’enduit mince avec sa finition
    • Remise d’un rapport nécessaire à la consultation des entreprises pour la rénovation de l’ETICS (recensement des typologies de désordres et classement des travaux à réaliser)
    Le diagnostic réalisé par DEKRA Industrial permet ainsi aux maîtres d’ouvrages d’optimiser leurs opérations de rénovation ou d’entretien, dans le respect des obligations réglementaires et tout en maîtrisant leurs coûts.