Catégorie : Façade et toiture

Comment choisir les matériaux (isolation par l’extérieur, enduits, bardages, toitures végétalisées) en fonction des contraintes réglementaires (PLU, ABF) et des objectifs de performance (RE 2020, déperditions thermiques) ? Quelles sont les bonnes pratiques pour sécuriser le chantier (échafaudages, coordination des corps d’état) et minimiser les nuisances pour les occupants ? Et comment financer ces travaux grâce aux aides disponibles (CEE, subventions locales, éco-PTZ) ?

 

Améliorons La Ville propose des émissions, conférences, reportages et interviews avec des experts et des retours d’expérience concrets.

  • Immeubles des 30 glorieuses : typologie de bâtiments et rénovation énergétique

    Immeubles des 30 glorieuses : typologie de bâtiments et rénovation énergétique

    Benjamin Rougeyroles, chargé de mission au sein de l’Agence Parisienne du Climat (APC), présente les particularités des immeubles des 30 glorieuses et leurs avantages par rapport aux autres bâtiments dans le cadre de leur rénovation énergétique. Une vidéo réalisée à l’occasion de l’étape de Vincennes du Grand Circuit Rénovation des Copropriétés.

    Retranscription

    Je représente aujourd’hui la plateforme CoachCopro. C’est une plateforme Web qui permet aux Agences locales de l’énergie d’accompagner les copropriétaires dans leur projet de rénovation. Le rôle de CoachCopro est aussi de faire l’interface entre les copropriétaires et les professionnels de la rénovation énergétique. CoachCopro est aujourd’hui déployé sur plus de 22 territoires en France, et notamment sur tous les territoires de la métropole du Grand Paris.

    Quelques chiffres clés : la métropole compte aujourd’hui 101 000 copropriétés, ce qui représente 2 millions de logement. Environ 30% du bâti correspond à la période des 30 glorieuses (1945-1973). Quand on parle des 30 glorieuses, on distingue 4 typologies de bâtiments, que l’on va trouver dans cette période : le type MRU (ministère de la rénovation urbaine), regroupant des bâtiments construits juste après la 2ème guerre mondiale ; les immeubles de standing, avec des prestations plus élevées que la moyenne, notamment avec des matériaux constructifs plus nobles (parements en pierres agrafées, des balcons, des grandes pièces de vie, des halls d’immeuble de bonne qualité…) ; des tours, que l’on appel aussi IGH (immeubles de grande hauteur) ; et les grands ensembles. Ce sont des bâtiments qui on été construits vite, avant les premières réglementations thermiques, avec peu ou pas d’isolation. Et même si votre bâtiment a été isolé à la période de sa construction, c’était il y a 50 ans. Donc l’isolement a pu en pâtir.

    Ce sont donc sur ces bâtiments que l’on retrouve les déperditions énergétiques les plus élevées de l’ensemble du parc de bâtiments construits en France.

    Pendant les années des 30 glorieuses on a voulu construire plus vite, on a utilisé beaucoup de béton, plus fin. Et on avait moins de problèmes d’approvisionnement énergétique. On n’avait pas de soucis avec les grosses chaufferies fioul dans ces types de copropriétés. Même si l’on perdait de l’énergie, ce n’était pas grave parce que l’on était en capacité d’en acheter énormément, ce qui n’est plus le cas aujourd’hui.

    Leurs avantages pour la rénovation énergétique

    Premièrement, on a moins de contraintes patrimoniales sur ces types de bâtiments. Il en existe, mais il y en a moins que sur du bâti ancien par exemple. Par contre, sur les 30 glorieuses on va retrouver de grands murs de façade lisses, sur lesquels l’isolation va être facilement apportée. De même que ces bâtiments ont des installations collectives sur lesquelles il va être plus facile d’intervenir, d’avoir une régulation générale, et de faire des gains d’échelle et de performance.

    L’autre particularité de ces bâtiments, ce sont leurs matériaux constructifs qui sont fermés à la vapeur. On va pouvoir être plus libre dans les choix techniques que l’on va pouvoir apporter.

    Un exemple de rénovation

    Dans cet exemple, le bâtiment date de 1973 et compte 53 logements. Il totalise presque 1 million d’euros de travaux (environ 18 000 euros par logement), mais qui permet un gain énergétique de 53 % en passant d’une étiquette D à une étiquette C. Les travaux correspondent notamment à l’isolation des façades et des planchers bas, au changement des fenêtres et à l’amélioration de la ventilation. Ces retours d’expériences, on peut les retrouver sur une carte directement sur le site Coach-Copro.

  • Les matériaux biosourcés s’invitent dans la copro – Rendez-vous le 26 nov. à Paris

    Les matériaux biosourcés s’invitent dans la copro – Rendez-vous le 26 nov. à Paris

    Les matériaux biosourcés s’invitent dans la rénovation des copropriétés. Pour répondre aux questions des professionnels et présenter les initiatives en la matière, l’Agence Parisienne du Climat (APC) invite les prescripteurs et entrepreneurs à un après-midi d’information sur le sujet ce mardi 26 novembre.

    À cette occasion, fabricants, fournisseurs et concepteurs présenteront les dernières innovations adaptées à la rénovation de copropriétés.

    A travers ce nouveau cycle de rendez-vous, l’objectif est de proposer aux professionnels de la rénovation énergétique de découvrir et partager des solutions innovantes aux contraintes rencontrées lors de la rénovation des copropriétés.

    Programme

    • 14h – 14h15 : Accueil et introduction par l’Agence Parisienne du Climat
    • 14h15 – 15h00 : Présentation des isolants biosourcés : caractéristiques et intérêt par Biofib Isolation
    • 15h30 – 15h45 : Présentation des panneaux isolants naturels en paille de riz de Camargue par FBT isolation
    • Pause (15 min)
    • 16h – 16h30 : Lancement du projet «rue Jean Quarre» porté par la Ville de Paris (DCPA)
    • 16h30 – 17h : Utilisation de matériaux biosourcés sur bâti ancien en copropriété par l’AFIH

    Informations pratiques

    • Date : mardi 26 novembre 2019
    • Horaire : 14h – 17h
    • Lieu : Maison des acteurs du Paris durable, 21 Rue des Blancs Manteaux, 75004 Paris
  • Comment assurer une bonne interface entre isolation et ventilation ? Réponses d’expert avec AD VALIDEM

    Comment assurer une bonne interface entre isolation et ventilation ? Réponses d’expert avec AD VALIDEM

    Jérôme Raucoules, co-fondateur d’AD Validem, répond aux questions sur l’isolation à l’occasion du Grand Circuit Rénovation des Copropriétés.

    Retranscription

    Comment assurer une bonne interface entre l’isolation et la ventilation ?

    Dans de nombreux cas en habitat collectif, il y a déjà de la ventilation en place. Après, est-ce qu’elle est sur-dimensionnée, sous-dimenssionnée ? Ce n’est pas mon métier donc je ne peux pas prendre position. En revanche, les endroits que l’on a isolé dans le passé (il y a 7, 8 ans) où la ventilation n’était pas présente, au dernier étage on se retrouve très rapidement avec des traces de moisissures.

    C’est plus présent encore dans des habitats individuels mais je pense que c’est identifié dans le sens où l’habitat individuel que l’on peut traiter c’est majoritairement avec des offices HLM et ils ont déjà – dans la majorité des cas de ce que l’on peut fréquenter – complété ou refait l’isolation en place, et il y a toujours un électricien qui passe avant nous pour la ventilation. Les meilleurs refont le réseau, on passe, et ils mettent le bloc après (ils ont juste à raccorder). Sur les copropriétés, je n’ai pas de recul car dans ce que l’on traite aujourd’hui, il s’agit souvent de copropriétés qui ont été faîtes entre 1980 et 1995, époque à laquelle il y a eu une première loi qui imposait la ventilation. Les immeubles qui ont vraiment un problème de ventilation, ce sont souvent des immeubles qui ont déjà un toit terrasse.

    Aujourd’hui, l’isolation et la ventilation ce sont deux métiers totalement différents. Quand on a une problématique de ventilation, on confie cette partie à une entreprise partenaire.

    Y a-t-il des précautions à prendre lors de l’isolation avec les chaufferies collectives ?

    Hormis la notion de feu, non, rien de particulier. En chaufferie, la seule chose c’est la notion de feu. On peut rajouter un placo flamme sur la partie plafond.

    Quel entretien pour un flocage ?

    Ce n’est pas très à la mode en ce moment. Lors de la pose il y a un petit gel qui est ajouté et qui permet de maintenir le flocage. On peut en rajouter pour l’entretien. La dalle rapportée est plus dans l’air du temps : la majorité des gens aujourd’hui remplace le flocage par de la dalle rapportée. Ça ne bouge pas et il y a de la finition qui peut être peinte.

    Donc l’entretien du flocage, c’est un gel qui est rajouté. Il peut aussi être recomplété. Mais ce n’est pas conseillé. Dans certains cas précis on peut garder le flocage et mettre de la dalle dessus. Le flocage peut être retiré facilement, c’est surtout du volume en déchèterie. Pour vous donner un ordre d’idée, on a travaillé sur une EHPAD où la décision a été prise de retirer tout le flocage : sur 700 m2, on a retiré 85 m3 de flocage.

  • Le traitement des façades en copropriété – Réponses d’expert avec Spebi

    Le traitement des façades en copropriété – Réponses d’expert avec Spebi

    Éric Balech, directeur commercial de Spebi, répond à trois questions sur le traitement des façades des copropriétés, à l’occasion du Grand Circuit Rénovation des Copropriétés.

    • Comment assurer une bonne interface avec la ventilation lors du traitement de la façade ?
    • Quel est l’impact de l’isolation thermique par l’extérieur (ITE) sur le confort ?
    • Comment éviter les défauts d’humidité après une ITE ?

    Retranscription

    Comment assurer une bonne interface avec la ventilation lors du traitement de la façade ?

    Chez Spebi, nous passons par les co-traitants. La ventilation n’est pas notre métier, donc nous travaillons avec deux partenaires. La ventilation, le chauffage, c’est le même métier. Effectivement, soit la ventilation existe, auquel cas on la prolonge. Soit – cas assez rare – il n’y a pas de ventilation du tout. Et là on la crée. Mais c’est un cas extrême de faire passer la ventilation par le pignon.

    Quel est l’impact de l’isolation thermique par l’extérieur (ITE) sur le confort ?

    C’est le confort d’été et le confort d’hiver. Et puis on en oubli un troisième : l’isolation phonique, que vous avez si vous avez de la laine de roche ou de l’isolant bois, qui ont des qualités phoniques supérieures au polystyrène (qui n’en a quasiment pas). Après, il faut tout de même savoir que le polystyrène est deux fois moins chère que la laine de roche.

    Comment éviter les défauts d’humidité après une ITE ?

    Cette problématique est liée à la première question, il faut une bonne ventilation ! Cela passe par la VMC, par des aérations dans le double vitrage… Il faut laisser circuler l’air.

  • Comment réduire le coût des travaux sur l’ITE ? Réponses d’experts avec Socateb

    Comment réduire le coût des travaux sur l’ITE ? Réponses d’experts avec Socateb

    Deux questions à Irène Demoute, directrice commerciale de Socateb, spécialiste de l’isolation thermique par l’extérieur des bâtiments. Extrait du Grand Circuit Rénovation des copropriétés.

    Retranscription

    Existe-t-il des solutions pour réduire le coût des travaux sur l’ITE ?

    Oui, il peut être réduit dans la mesure où on a un programme complet qui est bien adapté. Il ne faut rien oublier dès le départ. Effectivement, l’audit est la première étape qui va permettre de savoir ce que l’on veut faire sur son bâtiment et ce que l’on peut faire. On a parlé des diagnostics amiante et des diagnostics plomb avant travaux, on se retrouve – nous entreprise – souvent confrontées à des dossiers dans lesquels nous n’avons pas à l’étude les diagnostics ; ce qui pose un certain problème puisque les budgets qui vont être annoncés ne vont pas être en corrélation avec le coût des travaux, surtout si il y a de l’amiante par la suite.

    On voit de plus en plus de végétalisation de toitures-terrasses aujourd’hui. Est-ce une nouvelle demande des copropriétaires ?

    Sur les immeubles sur lesquels nous avons travaillé, nous n’avons jamais été confrontés à de la végétalisation sur toitures-terrasses. C’est plus le cas sur Paris, ou effectivement c’est demandé. Maintenant c’est proposé, mais le plus souvent en assemblée générale c’est un poste qui n’est pas retenu parce que ça coûte cher et que ce n’est pas encore dans les moeurs. Pour l’instant ils sont plus sur la rénovation de leur façade, sur le confort et sur l’amélioration de la performance énergétique.

  • Le management horizontal de Spebi, meilleur allié de l’innovation

    Le management horizontal de Spebi, meilleur allié de l’innovation

    De ses débuts dans la peinture intérieure à la certification amiante pour la rénovation des façades, Spebi n’a cessé d’innover sur les plans technique et managérial pour offrir des prestations complètes et de qualité. Une démarche qui la place parmi les premières entreprises de son secteur. Entretien avec Vincent Roches, son président-directeur général.

    À sa création en 1965, Spebi débute dans les travaux de peinture intérieurs. Vingt ans plus tard, l’entreprise se spécialise dans le ravalement d’immeubles, activité qui connaîtra d’importantes évolutions avec les premières politiques de rénovation énergétique. « Avec la contrainte des économies d’énergie, cette activité est devenue de plus en plus technique, et les qualifications nécessaires. Les premiers chantiers consistaient en grande partie à l’application de systèmes d’imperméabilisation. Puis la rénovation énergétique a totalement pris le dessus dans les années 2010 », explique Vincent Roches, P-DG de l’entreprise depuis 2016. Spebi se lance ainsi dans la Rénovation thermique par l’extérieur (RTE), le bardage et la vêture, avec toutes les activités annexes que ces dernières impliquent : remplacement des garde-corps, gouttières et volets… S’ajoutent également d’importantes contraintes liées aux normes de sécurité et incendie.

    L’innovation pour la qualité et la sécurité

    La démarche qualité entre très vite au coeur de l’ADN de la société : dès les années 2000, Spebi est l’une des premières PME triplement certifiées ISO 9001, ISO 14001 et OHSAS 18001. « La quasi-totalité de nos effectifs sont des autodidactes. À ce moment, il nous fallait mettre en place des règles pour assurer la qualité du résultat. Et ces normes nous ont permis d’établir des process. C’était une démarche volontaire qui nous était indispensable ».

    Un nouveau cap est franchi en 2015, avec l’obtention de la certification amiante (1552). Spebi est une nouvelle fois parmi les précurseurs dans le domaine. « L’amiante suppose une rigueur dont nous faisions – et faisons encore – preuve. C’était une fois de plus un choix naturel, qui implique des investissements qui correspondent à notre philosophie d’aller vers l’avant, d’être dans les premières entreprises innovantes. C’était également la volonté d’offrir un service clé en main à nos clients, notamment pour des raisons de sécurité », précise Vincent Roches.

    Management horizontal et esprit d’équipe

    Spebi adopte une nouvelle politique à partir de 2009 avec un changement de dirigeant, puis avec la reprise de l’entreprise par Vincent Roches en 2016. Fini le management vertical, place au management horizontal. « Nous avons lancé des services dédiés pour chaque activité : un service échafaudages (avec plus de 80 000 m2 d’équipements) ; un service études ; un service bardage, qui demande des spécialisations bien précises ; un service garde-corps ; ou encore les services amiante et plomb. Spebi a désormais une vraie équipe, stable et sans turn-over. Un vrai esprit d’équipe s’est installé, avec des collaborateurs jeunes et compétents, qui se sentent très impliqués dans la société. La transmission des compétences est également très importante, c’est ce que je trouve le plus beau dans notre métier », explique Vincent Roches.

    L’obtention du prix du Geste d’Or en 2018 est la consécration de ces dix années de travail et de renouveau managérial. Pour les clients de Spebi, c’est la garantie du respect des délais, du maintien des plannings et de la qualité des résultats.

    Et pour l’avenir ? Spebi poursuit l’innovation en 2019 en lançant un nouveau service d’accompagnement financier pour soutenir les copropriétés dans leurs projets de rénovation énergétique. L’idée : proposer des rapprochements avec les spécialistes du marché afin d’aider les copropriétaires à bénéficier des aides financières. (voir notre article à ce sujet : SPEBI déploie un nouveau service d’ingénierie financière au service des copropriétés).

  • Transition écologique : les solutions existent, diffusons-les !

    Transition écologique : les solutions existent, diffusons-les !

    Le monde des sprinteurs de l’innovation et des coureurs de fond qui conçoivent ou construisent des bâtiments au quotidien ne sont pas suffisamment connectés. Dommage, car beaucoup de solutions existent et ne demandent qu’à être connues pour être adoptées à grande échelle. Le point avec Véronique Pappe, directrice de Construction21 France et international.

    Comment voyez-vous le secteur du bâtiment aujourd’hui ?

    Aujourd’hui, l’enjeu principal du secteur du bâtiment est d’être moins consommateur de ressources et moins polluant. Cela sous-tend un grand nombre de problématiques et celle de la connaissance des solutions existantes est sans doute l’une des plus importantes.

    Comme nous le répètent souvent les professionnels avec lesquels nous sommes en communication constante, beaucoup de solutions existent déjà, aujourd’hui, pour créer des bâtiments plus sobres, plus intelligents, plus sains et confortables.

    En parallèle, la R&D est très productive et réunit des acteurs aussi différents que des universitaires, des architectes, des startupers, des autodidactes ou des ingénieurs de grands groupes. Le défi est donc de faire passer l’information et, au-delà, de réussir à faire dialoguer des institutions aux intérêts parfois divergents, mais qui travaillent pour la plupart dans la même direction. C’est pourquoi nous avons pensé Construction21 comme un média permettant à la fois de s’informer, de promouvoir les bonnes pratiques et de nouer des relations avec d’autres professionnels, afin d’accélérer les transitions énergétique et numérique du secteur. Force est de constater, après sept ans d’existence, que le secteur a fortement évolué sur ces thématiques. Mais il reste beaucoup à faire, notamment au regard de l’immense challenge du changement climatique.

    On dit souvent que le secteur est organisé en silos, ce qui l’empêche d’évoluer. Êtes-vous d’accord avec cette analyse ?

    En partie, mais il faut aussi prendre en compte le fait que les enjeux de la ville de demain imposent de multiplier les entrées. Nous ne pouvons aujourd’hui penser la ville à la seule échelle du BTP ou des bâtiments. Et nous ne pouvons penser l’habitat de demain à la seule mesure de la ville. Nous devons ainsi prendre en compte l’organisation territoriale dans son ensemble.

    Si nous réfléchissons par exemple à la transition énergétique, celle-ci impose bien sûr de mieux isoler et chauffer de grandes unités d’habitation, de mieux concevoir les bâtiments tertiaires, de faciliter leur accès via les transports en commun massifs, mais aussi de réfléchir à comment et avec quelle énergie nous allons les alimenter.

    Actuellement par exemple, on entend beaucoup parler de méthanisation et celle-ci a forcément un impact sur les territoires qui entourent la ville. Il faut donc penser cette dernière en fonction de son poids à l’échelle locale et globale. C’est pour cela que, d’un média de diffusion des idées initialement pensé autour du bâtiment durable, Construction21 est désormais passé à l’échelle de la ville et des territoires. En témoigne la diversité des adhérents à notre association et des études de cas que nous recevons chaque année pour les Green Solutions Awards.

    Aujourd’hui, Construction21 relaie de plus en plus de contenus autour de la résilience, de l’urbanisme, de l’énergie, de la mobilité à toutes les échelles, du bilan carbone, de l’agriculture urbaine ou de l’économie circulaire. Autant de problématiques qui semblent innovantes aujourd’hui, mais qui devraient rapidement s’imposer dans notre quotidien.

  • 7ème Forum de l’éco-rénovation en copropriété : des solutions pour plus de confort chez soi !

    7ème Forum de l’éco-rénovation en copropriété : des solutions pour plus de confort chez soi !

    Le Forum de l’éco-rénovation en copropriété, organisé par l’Agence Parisienne du Climat, est le rendez-vous gratuit et incontournable des Parisiens et habitants de la métropole parisienne pour un habitat plus confortable, plus économe et plus durable. #forumcopro

    Rendez-vous le mardi 16 avril 2019 de 9h à 18h à l’Hôtel de Ville de Paris

    Cette année le Forum mettra l’accent sur le confort chez soi et les différentes solutions pour améliorer le bien-être dans son habitat.

    Des solutions pour optimiser le confort chez soi et pour entamer un projet de rénovation énergétique

    Le confort est aujourd’hui un enjeu primordial pour tous et il s’applique à de nombreux domaines :

    • confort et isolation thermique,
    • confort acoustique,
    • qualité de l’air,
    • végétalisation…

    Tous les aspects seront abordés au cours de cette journée.

    A qui est dédié ce Forum ?

    • A tous les copropriétaires de Paris et de la métropole parisienne qui souhaitent faire de leur copropriété un habitat plus confortable et durable.
    • Aux syndics qui souhaitent initier une démarche d’éco-rénovation dans les copropriétés dont ils ont la gestion.

    Quel que soit le stade de votre projet (premier questionnement, volonté d’entamer des travaux de rénovation énergétique, travaux déjà en cours…), le Forum de l’éco-rénovation vous permettra de trouver le bon interlocuteur pour vous accompagner dans votre démarche.

  • Isolation thermique des copropriétés : les facteurs-clés de succès

    Isolation thermique des copropriétés : les facteurs-clés de succès

    La rénovation des copropriétés, et spécialement la rénovation énergétique des immeubles des 30 glorieuses, est un sujet complexe, tant sur le plan technique que réglementaire ou financier. SOCATEB, entreprise d’Ile-de-France spécialisée dans le ravalement technique et thermique, est au coeur de cette problématique à la croisée de compétences multiples. Le point sur les facteurs-clés d’une rénovation thermique réussie avec Irène Demoute, directrice commerciale chez SOCATEB.

    Que représente le marché des copropriétés pour SOCATEB ?

    SOCATEB est une entreprise familiale fondée en 1981 et située à Orly. Notre activité est donc centrée sur la grande région parisienne. SOCATEB regroupe 5 pôles d’expertises complémentaires : l’enveloppe du bâtiment, avec une spécialité dans le ravalement technique ; l’isolation thermique par l’extérieur et bardage, bardage ; l’étanchéité des toitures et des – terrasses, le traitement de l’amiante, en façade et la serrurerie (garde-corps, …). SOCATEB réalise près de 60% de son chiffre d’affaires sur des chantiers de copropriétés, mais également avec des bailleurs sociaux et des institutionnels.

    Comment penser la rénovation énergétique d’une copropriété ?

    Pour la partie qui nous concerne – le ravalement – le décret de du 30 mai 2016 a considérablement modifié l’approche des travaux de ravalement, en imposant, à quelques exceptions près, la réalisation de travaux d’isolation thermique dès lors qu’un bâtiment fait l’objet de travaux de ravalement importants sur des parois de locaux chauffés donnant sur l’extérieur, représentant au moins 50 % d’une façade du bâtiment, hors ouvertures.

    L’approche de la rénovation thermique a donc été profondément changée, tant de notre côté (puisque nous embarquons désormais des travaux d’isolation de manière quasi-systématique) que du côté des copropriétés, qui doivent repenser ces travaux qui, au départ, pouvaient n’être qu’à finalité technique et esthétique .

    Dans notre branche, les dossiers qui nous parviennent pour la réalisation des travaux sont, dans 80% des cas, pilotés par une maitrise d’œuvre (architectes, bureau d’études…) sur le plan technique, qui a déjà préparé le projet en amont avec le syndic et les copropriétaires. Mais nous avons encore beaucoup d’appels directs de maîtres d’ouvrages ou de syndics qui souhaitent obtenir un devis pour un ravalement. Dans ce cas, nous devons les conseiller sur les bonnes démarches à suivre.

    En effet, il faut bien comprendre qu’une opération de ravalement va nécessiter de se poser la question des travaux embarqués d’isolation thermique : les copropriétaires les ont-ils intégrés dans la démarche, tant sur le plan technique que (surtout) financier ? C’est la raison pour laquelle nous faisons en sorte qu’ils prennent la problématique dans le bon sens, et les incitons à faire réaliser un audit ou un diagnostic complet de la copropriété. Opération qui nécessite déjà une première approbation de l’AG des copropriétaires, et d’engager des frais avant les premiers travaux.

    Dans la mesure où la plupart des copropriétés n’ont qu’une seule AG par an, on comprend que le processus peut rapidement s’allonger. Cette première phase va permettre aux copropriétaires d’avoir un bilan ou un audit thermique de leur bien, ainsi que la classe énergétique de leur immeuble. Donc généralement, entre l’idée de rénovation d’une façade et l’engagement des travaux, il peut se passer 3 ou 4 ans, voire plus.

    Quels sont les arguments à la disposition du syndic qui vont « faire mouche » auprès des copropriétaires ?

    Tout d’abord, il y a l’argument réglementaire : embarquer des travaux de rénovation thermique dans le cadre d’une opération de ravalement est obligatoire. Beaucoup de dossiers qui nous parviennent et qui comprennent des travaux de rénovation thermique ont initialement été retoqués par les municipalités car celles-ci sont vigilantes quant au respect de cette obligation. Mais ce « surcoût » peut parfois freiner les copropriétaires pour la réalisation du ravalement, et les faire renoncer à l’opération.

    Ensuite, il y a l’argument du confort thermique généré par les travaux d’isolation, qui vont générer une amélioration du cadre de vie et du confort quotidien des occupants. Ici, on ne parle plus de retour sur investissement ou de plus-value, mais bien de quelque chose qui est perceptible dès réception des travaux. Le corollaire de ce confort, c’est la diminution de la facture énergétique. Là encore, l’effet est quasiment immédiat : un habitat bien isolé, ce sont des occupants qui voient leurs charges baisser.

    Un autre argument imparable, selon la situation de l’immeuble, c’est le risque de perte de valeur à la revente, quand d’autres immeubles neufs se sont construits, ou vont se construire aux alentours. Ces immeubles neufs sont aux normes, avec une étiquette énergétique A ou B, alors que la copropriété à rénover se positionne en classe E ou F… ce qui peut rebuter les acheteurs.

    Enfin, un argument peut emporter la décision : les aides financières, comme les crédits d’impôts, les Certificats d’Économies d’Énergie, ou les aides directes de l’ANAH ou de l’ADEME dont chacun des copropriétaires pourra bénéficier. C’est là que l’ingénierie financière prend toute son importance.

    Ce que l’on constate, par contre, c’est que l’argument écologique et la diminution de l’empreinte carbone, ne font pas mouche face aux frais à engager.

    Quel est donc le planning d’une rénovation réussie ?

    Les dossiers qui aboutissent sont ceux qui ont été préparés en amont avec les différentes personnes compétentes, à savoir, l’équipe de maîtrise d’œuvre, le syndic et les conseils syndicaux sur l’ensemble du projet, et pas uniquement sur les aspects techniques et esthétiques. Il faut également intégrer l’ingénierie financière. Par ailleurs, des réunions d’informations seront indispensables pour présenter le projet aux copropriétaires.

    La première étape, c’est la motivation du projet et l’existence d’une « locomotive » qui va le tirer jusqu’au bout. Ce sera généralement l’équipe composée du conseil syndical et du syndic. C’est elle qui va convaincre les copropriétaires que le bâtiment a vécu, qu’il faut le ravaler et, par conséquent, y embarquer des travaux. A ce stade, le maitre d’ouvrage doit envisager de faire voter la réalisation d’un bilan ou d’un diagnostic thermique.

    La deuxième étape, c’est de faire appel à une maîtrise d’œuvre qui va proposer des « scénarios de travaux » cohérents, en recommandant la solution la plus adaptée. A ce stade, le budget est connu dans ses grandes lignes, et l’ingénierie financière peut entrer en lice. C’est elle qui va indiquer les aides déblocables collectivement et individuellement (Il s’agit de calculs personnalisés par appartement en fonction du revenu fiscal du copropriétaire). A ce stade, on se situe généralement deux ans après le lancement de l’idée.

    La troisième étape consiste à réaliser des appels d’offres auprès des entreprises. Au cours cette année, on commence à présenter les financements de l’opération. L’ingénierie financière se charge de collecter les aides (ANAH , CEE…) et de trouver des subventions pour faciliter le financement auprès d’acteurs tels que : la région Ile de France, l’ADEME ile de France etc.. Par ailleurs, elle peut également réaliser des dossiers de prêts pour le reste-à-charge.

    Enfin, la quatrième année sera celle du démarrage des travaux si ceux-ci sont votés lors de l’assemblée générale. Rappelons que chaque décision fait l’objet d’un vote.

    Mais ce phasage n’est pas une recette-miracle : chaque copropriété est un cas particulier qui nécessite une étude spécifique. L’important est de prendre le temps et d’y consacrer les ressources nécessaires.

  • La démarche QSE chez Socateb : une exigence dans l’ADN de la société

    La démarche QSE chez Socateb : une exigence dans l’ADN de la société

    Entreprise familiale créée en 1981, SOCATEB est spécialiste de l’enveloppe du bâtiment – façade, étanchéité, désamiantage – et de la rénovation énergétique des copropriétés en IDF. Retour sur l’histoire d’une société qui a su utiliser la certification comme un levier d’affirmation de ses valeurs historiques : satisfaction du client, respect des collaborateurs et préservation de l’environnement. Les explications de Gaëlle Ganier, Responsable Qualité-Sécurité-Environnement (QSE) chez Socateb.

    Pourquoi faire appel à une entreprise qualifiée/certifiée ?

    Socateb est triplement certifiée ISO 9001, ISO 14001 et OHSAS 18001. Cette démarche reflète, pour le client, notre ambition de délivrer des prestations de qualité qui ne se fassent pas au détriment de l’environnement ni de nos collaborateurs.

    Une entreprise certifiée comme Socateb travaille sur la satisfaction, certes, mais également à un processus d’amélioration continue, qui est par ailleurs imposé par les normes. Chaque chantier fait ainsi l’objet d’un retour d’expérience avec les collaborateurs, afin de définir, de manière participative, les axes d’amélioration devant être mis en œuvre sur les prochains chantiers.

    Cette démarche itérative d’amélioration garantit à nos clients une qualité constante, et même croissante, de nos prestations. Nous sommes audités annuellement, par Bureau Veritas, sur différentes opérations de leur choix. C’est également une garantie importante pour le client, qui peut s’exprimer librement sur notre prestation via la plateforme BATIREF, annuaire spécialisé dans les professionnels du bâtiment BTP.

    Quels sont les objectifs principaux imposés par la certification ?

    Nos certifications sont fondées sur 3 piliers. Tout d’abord, nous travaillons dans un objectif d’amélioration continue, qui nous impose de ne jamais rester sur un constat d’échec. Ce qui nous amène à réfléchir ensemble aux solutions envisageables face à des difficultés rencontrées sur les chantiers. C’est l’objectif des retours d’expérience.

    En parallèle, nous nous attachons à la sécurité au travail. Cette notion, pour nous, va au-delà du simple port des EPI et de la sécurité des échafaudages, deux points qui sont largement acquis chez Socateb. Ainsi, par exemple, l’intégrité de nos échafaudages est contrôlée en externe, et nous faisons procéder à une vérification systématique de la conformité de leur montage par une société externe. Nous œuvrons à l’amélioration des outils de travail pour compagnons avec la mise en place de ponceuses dorsales équipées d’aspirations,…

    Sur ce point, Socateb est plutôt passée au stade du « bien-être au travail ». Nous veillons ainsi au confort de nos salariés en mettant à leur disposition, sur chaque chantier, des bungalows équipés, des WC, et des vestiaires. Nous avons également édité un livret d’accueil, issu d’un travail en partenariat avec l’OPPBTP de 2015 à 2018, qui décrit notamment les gestes et postures à adopter au bureau et sur les chantiers pour éviter les troubles musculo-squelettiques.

    Enfin, nous garantissons un respect maximal de l’environnement grâce à des achats responsable vis-à-vis de l’environnement en privilégiant notamment le bois français pour nos ossatures de bardage etc… mais aussi par un traitement approprié des déchets de chantier. Les déchets sont mis en benne et leur tri est confié à des prestataires agréés et si possible certifiés. En aval, Socateb vérifie également la qualité du travail de ses prestataires : nous visitons régulièrement leurs plateformes de traitement et leurs sites de stockage.

    Quel est la place du management dans la certification ?

    Elle est centrale ! Sa mise en œuvre ne peut se faire sans une réelle adhésion des équipes aux processus mis en place. Il faut sensibiliser les équipes à travailler dans une logique de fédération autour des projets, et c’est précisément l’intérêt de cette triple certification, puisque ces 3 normes sont des normes de management. Les retours sur expérience et les audits de chantiers permettent de prendre en considération les préoccupations, les idées et les propositions des salariés pour améliorer les chantiers suivants.

    L’amélioration des conditions de travail induite par ce process continu suffit à convaincre nos collaborateurs d’y adhérer. C’est une démarche de long terme, mais depuis que nous l’avons mise en place il y a 5 ans, nous constatons une diminution drastique des accidents et des pathologies du travail. Le gain n’est pas immédiat, mais il est durable.

    Par ailleurs, la cohésion d’équipe passe aussi chez nous par le sport avec la réalisation en 2017 d’un Mudday, et plus récemment en 2018 par l’ascension du Mont Blanc, autant d’animations à l’occasion desquelles nous subventionnons des associations caritatives sélectionnées par nos collaborateurs.