Catégorie : Façade et toiture

Comment choisir les matériaux (isolation par l’extérieur, enduits, bardages, toitures végétalisées) en fonction des contraintes réglementaires (PLU, ABF) et des objectifs de performance (RE 2020, déperditions thermiques) ? Quelles sont les bonnes pratiques pour sécuriser le chantier (échafaudages, coordination des corps d’état) et minimiser les nuisances pour les occupants ? Et comment financer ces travaux grâce aux aides disponibles (CEE, subventions locales, éco-PTZ) ?

 

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  • Rénovation : triple ou double vitrage ?

    Rénovation : triple ou double vitrage ?

    Le contexte du Grenelle de l’Environnement incite tous les acteurs du bâtiment à trouver des solutions techniques pour répondre aux nouvelles exigences de la RT 2012, mais aussi pour agir sur les bâtiments existants sans « tuer le gisement », c’est-à-dire réaliser des rénovations qui ne seront pas considérées comme insuffisantes 5 ou 10 ans plus tard. Les parties vitrées sont à la fois les plus coûteuses du bâti et les plus complexes à bien dimensionner et choisir. Un nouveau produit semble répondre aux nouveaux besoins : le triple vitrage. Qu’en est -il ? Est-ce pertinent d’abandonner le double vitrage au profit du triple ?

    Pourquoi avoir inventé le triple vitrage ?

    Cette question rappelle celle qu’on se posait lors du passage du simple au double vitrage. La réponse est la même. Une lame d’air entre deux vitrages confère une meilleure isolation thermique parce que l’air conduit mal la chaleur. Alors deux lames d’air, c’est deux fois mieux… Ceux sont les pays nordiques qui ont mis au point ces triples vitrages dès les années 90. Les allemands les ont banalisés chez eux dès 2005 et en France, tous les principaux fabricants de fenêtres industrialisées proposent maintenant leurs modèles « triple ».

    Le coefficient de déperdition d’une fenêtre Uw est passé d’une fourchette de 1.8 -1.3 à 1.3 – 0.8, soit, pour un même type de même menuiserie, une réduction des pertes calorifiques d’environ 35%.

    Ce qui est bon pour les finlandais est-il bon pour nos climats ? Les hivers ne sont pas les mêmes et certains se demandent si cette nouvelle offre industrielle ne plie pas à une mode du « toujours plus ».

    Avantages / inconvénients par rapport aux double-vitrages

    Un petit rappel est préalablement nécessaire. Le produit standard actuel ne contient plus de l’air mais de l’argon, gaz plus dense que l’air, donc moins enclin à circuler entre les deux vitrages et donc, transférant moins de chaleur du vitrage intérieur vers le vitrage extérieur. En outre, les vitrages sont équipés d’une couche faiblement émissive qui permet à un vitrage qui reçoit de la chaleur de moins restituer cette chaleur vers l’extérieur. Le double vitrage de 2011 est donc bien plus performant que son homologue de 2000. Les triples vitrages bénéficient également de ces technologies : deux lames d’argon et une couche faiblement émissive.

    Les « moins » du triple vitrage sont le coût, le poids, l’encombrement. La lumière extérieure a également plus de difficulté à passer à travers.

    Les « plus » sont des déperditions réduites d’où moins de chauffage, un confort accru l’hiver car la surface du vitrage intérieur est encore moins froide, mais aussi durant l’été grâce à une meilleure protection du soleil et de la chaleur extérieure…quand la fenêtre est fermée.

    Alors que choisir ?

    Les calculs semblent converger vers la conclusion suivante, seulement applicable aux logements : si les vitrages sont orientés au Sud (du sud-est au sud-ouest) et sans masque, le double vitrage reste le plus avantageux. Pour les autres situations, le triple est meilleur. Le choix va principalement dépendre des coûts même si beaucoup de paramètres entrent en jeu : les données climatiques, les orientations et masques, les coûts d’investissement, la taille des surfaces vitrées… et le coût de l’énergie.

    S’il s’agit d’un changement de fenêtre dans un bâtiment existant, la possibilité de la mise en place d’une fenêtre avec son encombrement plus important est la première question à se poser avant d’aller plus loin.

    Une certitude : le triple vitrage va se banaliser rapidement, surtout si le baril de pétrole persiste au-dessus des 100 $.

  • Réhabiliter énergétiquement des bâtiments patrimoniaux

    Réhabiliter énergétiquement des bâtiments patrimoniaux

    Combien de fois a-t’on entendu dire : « Les ABF m’ont interdit de changer mes fenêtres » ? Mais qui sont les ABF ? Quel est leur rôle ? Ont-ils forcément tort de s’opposer à certains travaux ?

    Le rôle des ABF

    Les architectes des bâtiments de France (ABF) ont un rôle primordial dans la conservation du patrimoine français. Ils sont  chargés de l’entretien et la conservation des monuments et la protection du patrimoine urbain et paysager.

    Les travaux de construction, de rénovation ou de réhabilitation d’un bâtiment existant nécessitent une déclaration préalable ou une autorisation de travaux. La protection du patrimoine relevant de l’ABF fait partie de cette démarche.

    Dans les espaces du territoire présentant un intérêt patrimonial (historique, artistique ou naturel), l’ABF délivre plusieurs types d’avis selon les types de travaux et les servitudes qui s’appliquent :

    • avis conforme, c’est-à-dire auquel le maire doit se conformer. Un avis défavorable de l’ABF donne lieu à un rejet par le maire de la demande d’autorisation ;
    • avis simple, dont le maire peut ou non tenir compte ;
    • avis consultatif, demandé ou non par le maire.

    Les 100 Services départementaux de l’architecture et du patrimoine rendent près de 600 000 avis par an, mobilisant seulement 800 agents et environ 120 ABF.

    Les zones de protection ne couvrent qu’une petite partie du territoire et sont de plusieurs types :

    • immeubles classés,
    • immeubles inscrits et périmètres de protection,
    • secteurs sauvegardés,
    • zones de protection du patrimoine architectural, urbain, paysager (ZPPAUP),
    • sites classés,
    • sites inscrits,
    • sites et les abords de monuments historiques.

    Ainsi les ABF ne sont amenés à formuler un avis que sur une petite partie du territoire français, alors que de nombreux bâtiments ruraux ont une valeur architecturale patrimoniale mais n’y sont pas soumis. Par ailleurs, un ABF traite en moyenne 5000 dossiers par an, parmi ceux-ci, la majeure partie obtient des avis positifs mais il y a lieu de présenter un dossier clair et complet pour faciliter son  instruction.

    Quand rénovation énergétique rime avec aberration architecturale…

    Nombre d’aberrations sont visibles en se baladant dans les rues, juste en levant la tête et brisent l’harmonie des façades : remplacement des fenêtres existantes par des fenêtres ayant des profilés plus larges ; remplacement des volets battants ou persiennes existants par des volets roulants dont le coffre est visible et placé dans l’encadrement de la baie ; mise en place d’unités extérieures de climatisation sur les garde-corps…

    On ne peut pas tout se permettre en se cachant derrière la raison des économies d’énergie !

    Les étapes d’une réhabilitation énergétique d’un bâtiment à caractère patrimonial

    • Réaliser un diagnostic complet multicritère et non pas seulement énergétique
    • Identifier la « valeur patrimoniale » du bâtiment et de son voisinage
    • Evaluer les risques architecturaux et techniques et les atouts que les actions de rénovation énergétique peuvent avoir sur le bâtiment, notamment les risques pathologiques (ex : ne pas engendrer de désordres par exemple liées à l’humidité.).
    • Conserver les propriétés hygroscopiques des matériaux notamment lors de la mise en place d’isolant et/ou d’enduit.
    • Préserver au maximum l’aspect extérieur du bâtiment : matériaux d’origine ; dimensions…
    • Evaluer l’impact technico-économique des travaux envisagés pour cibler ce qui est vraiment indispensable.
    • Ne pas plaquer des solutions habituellement utilisées dans les bâtiments neufs
    • Ne surtout pas utiliser les « chiffres » issus des modèles de calcul usuels comme des vérités absolues mais prendre du recul car tout n’est pas quantifiable…
    • Etablir un bouquet de travaux cohérent, efficace et sans risque et parfois accepter qu’il sera difficile de viser un niveau « basse consommation ».
    • Constituer une équipe de maitrise d’œuvre avec des compétences multicritères et ayant l’expérience de ce type de rénovation, lorsque cela est possible selon l’importance du projet à mener.
    • Déposer auprès de l’ABF un dossier précis et complet, ne pas hésiter à utiliser les fiches disponibles sur le site : http://www.enrabf.fr/fiches-d-aide-a-la-renovation-19-0.html
    • Faire appel à des professionnels, artisans et entreprises, qualifiés et ayant de l’expérience dans ce type de bâtiment
  • Les isolants en laine de roche dits traditionnels…

    Les isolants en laine de roche dits traditionnels…

    … Ne sont pas en reste et présentent le grand avantage de cumuler plusieurs des propriétés énoncées ici. Outre la thermique, la première qualité que l’on demande à une isolation, la laine de roche possède également de très bonnes performances acoustiques, non négligeables d’un point de vue confort. Mais surtout, elle est excellente en sécurité incendie car naturellement incombustible, puisqu’elle se compose à 97% de basalte, une roche volcanique. Cette caractéristique lui confère également une vraie durabilité, en plus d’être recyclable à l’infini et de s’inscrire ainsi dans un cycle de vie complet.

    Des produits qui ont fait leur preuve

    Approuvés depuis plus de 70 ans, ces matériaux s’intègrent aujourd’hui sur des systèmes complets de façades ou de toiture et représentent des solutions certifiées techniquement par des organismes tiers (CSTB, ACERMI, LNE…) pour leur qualité et leur mise en œuvre dans les Règles de l’Art. Ces solutions se déclinent sur toutes les applications et quelle que soit la typologie de construction : maison individuelle, logement collectif, bâtiment métallique…

    Les produits d’isolation en laine de roche bénéficient également de FDES. Le matériau possède également une DVDS (Déclaration Volontaire de Données de Sécurité), qui se base elle sur le principe du volontariat de la part de l’industriel. Donc, pas de doute à avoir sur la fiabilité et la pérennité de cette famille d’isolants.

    Des réponses à toutes les questions

    Les sociétés de ce secteur d’activité sont souvent dotées de plusieurs experts en ingénierie du bâtiment qui répondent à l’ensemble des questions techniques et pratiques que les professionnels comme les particuliers se posent. Ces services d’assistance sont également capables de produire du conseil de qualité en matière d’efficience énergétique auprès des prescripteurs.

    4 avantages clés d’une isolation en laine de roche en copropriété

    • La performance acoustique de ce matériau permet de réduire efficacement les contraintes phoniques internes (bruits de voisinage) et externes (circulation, voies ferrées…)
    • L’Isolation Thermique par l’Extérieur (ITE) est une technique très prisée pour son confort d’intervention en milieu occupé. Les habitants ne sont absolument pas impactés dans leur vie quotidienne pendant les travaux, puisque tout se passe à l’extérieur !
    • De par leurs caractéristiques intrinsèques, les isolants en laines minérales résistent très bien aux éléments et en particulier à l’humidité. Ce qui leur confère une durabilité à toute épreuve et préserve ainsi le patrimoine ancien.
    • Les combles sont une source majeure déperdition énergétique. La technique du soufflage mécanisé permet de les isoler de façon rapide et économique. Le rapport énergie économisée / prix des travaux est particulièrement intéressant sur cette application où la laine de roche garantie une très bonne tenue au vent. C’est une vraie première solution pour les copropriétés en situation de précarité énergétique.
  • L’isolation en copropriété

    L’isolation en copropriété

    Une grande partie des copropriétés n’ont aucune isolation thermique, la mise en œuvre d’une isolation globale permet de réduire le coût d’exploitation du bâtiment. Outre la réduction du coût d’exploitation, une isolation correctement mise en œuvre permet :

    • D’augmenter le confort intérieur : car la température intérieure des murs devient plus chaude. En effet, pour être confortable on estime qu’il faut moins de 4°C entre la température de l’air intérieur et la température du mur extérieur.
    • De réduire les ponts thermiques : dans le cas de l’isolation par l’extérieure et donc de réduire les risques de condensations ponctuelles entrainant parfois des pathologies.
    • De réduire les émissions de CO2 : la réduction du besoin de chauffage permet de réduire les émissions de CO2 de la copropriété.
    • De diminuer la puissance de chauffage : en d’autres termes avoir des températures dans le réseau de chauffage plus basses pour la même température de confort. De ce fait, la diminution de la puissance de chauffage permet de limiter les pertes du réseau de chauffage.
    • D’augmenter le coût de revente des logements : un logement globalement rénové est plus attractif qu’un logement ancien sans isolation.

    Suite à l’audit énergétique

    Suite à l’audit énergétique de la copropriété, il convient de valider un programme de rénovation énergétique. Ce programme permet de distinguer les travaux à réaliser rapidement des travaux à réaliser à plus ou moins long terme. Ainsi, le programme permet un phasage des travaux d’isolation thermique de la copropriété en fonction du budget annuel alloué à la rénovation. Dans tous les cas une isolation globale à très court terme permet de réduire très rapidement le coût d’exploitation, cependant nombreuses sont les copropriétés ne pouvant pas se permettre de financer la totalité des travaux dès la première année.

    Le déroulé des travaux est propre à chaque copropriété, cependant certains travaux sont souvent exécutés ensemble :

    • Toiture/combles,
    • Murs/fenêtres/ventilation,
    • Chauffage et eau chaude sanitaire,
    • Plancher bas (peut être effectué seul car il n’y a pas de connexion avec le reste de l’ouvrage (mur, comble, fenêtre, toiture… En général sur les rénovations cette partie se fait à la fin.)

    L’occupation des logements, le pourcentage de la rénovation et la répartition des déperditions de la copropriété permettent de dégager des travaux plus urgents que d’autres. Ainsi, il est souvent plus rentable de grouper les travaux ensembles afin de réduire le temps d’intervention et donc le coût de la rénovation (par exemple la mise en place d’un échafaudage pour plusieurs travaux). Il convient de rappeler que le choix de l’isolation et de son épaisseur doit se faire sur plusieurs critères pour être pertinent.

    Critère 1 : Économique

    Afin de réduire durablement le coût d’exploitation de la copropriété, le choix d’un système d’isolation devra être fait par rapport à son coût global et non uniquement par rapport à son coût d’investissement. Ce critère permet de prévoir un temps de retour sur investissement en fonction du coût de fourniture plus la pose et des gains énergétiques engendrés. Dans tous les cas, l’isolation mise en œuvre devra respecter au minimum les exigences du crédit d’impôt et des certificats d’économies d’énergie. De plus, il faut veiller à «ne pas tuer le gisement d’économie d’énergie». En effet, la rénovation d’une paroi se fait environ tous les 20 à 30 ans. Il convient de choisir correctement l’épaisseur d’isolation pour les vingt prochaines années en prenant en compte l’évolution du prix de l’énergie. L’analyse du coût global des copropriétés met en avant que la sur-isolation par rapport au standard du crédit d’impôt est souvent rentable à court terme. Par exemple la fourniture « l’isolant » ne représente que 30% en moyenne du coût d’une isolation par l’extérieure, les autres coûts sont quasiment invariables en fonction de l’épaisseur.

    Critère 2 : Durée de vie

    Ce critère parfois oublié est indispensable au choix de l’isolation. Il convient de choisir un isolant adapté à la paroi. Il est donc indispensable de vérifier l’adéquation entre l’isolant et son support notamment pour la fixation mécanique, la migration de la vapeur d’eau, le déphasage thermique.

    Critère 3 : Eco-matériaux et matériaux recyclés

    Ce critère permet de valoriser un matériau local dans la rénovation de la copropriété et de réduire l’impact du bâtiment sur son environnement. Pour cela des fiches de données environnementale et sanitaire (FDES) sont disponibles sur une large gamme de produits. Les éco-matériaux envisageables en copropriété sont :

    • La laine de bois rigide et semi-rigide,
    • La laine de lin /chanvre,
    • Les bottes de paille,
    • La ouate de cellulose,
    • L’isolation textile…

    Les types d’isolation les plus souvent rencontrés

    • Isolation de la toiture terrasse : isolation rigide au-dessus de la toiture terrasse,
    • Isolation des combles non aménagés : isolation en soufflage d’isolant en vrac,
    • Isolation des murs extérieurs : isolation par l’extérieur avec enduit,
    • Changement des fenêtres : changement des fenêtres et pose en applique extérieure dans l’alignement de l’isolation extérieure,
    • Isolation du plancher bas sur sous-sol/garage : flocage en sous-face de plancher.

     

    RÉSISTANCE THERMIQUE DU CRÉDIT D’IMPÔT (M2.K/W) ESTIMATION DE L’ÉPAISSEUR (CM) AVEC DES ISOLANTS STANDARDS RÉSISTANCE THERMIQUE EXCELLENTE (M2.K/W) ESTIMATION DE L’ÉPAISSEUR (CM) AVEC DES ISOLANTS STANDARDS
    Isolation toiture terrasse 4,5 14 10 25
    Isolation combles perdus 7 30 10 40
    Isolation des murs extérieurs 3,7 15 8 25
    Isolation du plancher bas sur sous-sol 3 12 6,5 20
    Changement des fenêtres Uw <1,7 2,4 Uw < 0,8 4,4
  • Les gros travaux : les conséquences d’une absence de préparation et de Plan pluriannuel de travaux

    Les gros travaux : les conséquences d’une absence de préparation et de Plan pluriannuel de travaux

    Un des problèmes importants de la Copropriété est celui-ci :

    • Les copropriétaires, mais aussi le conseil syndical et le syndic ne savent pas, la plupart du temps, quel est l’état exact de la copropriété (ouvrage par ouvrage : toiture ; caves ; balcons, etc… – ou équipement par équipement, voire partie d’immeuble par partie d’immeuble) ;
    • de ce fait, les copropriétaires attendent que les ouvrages ou équipements soient dégradés pour intervenir ;
    • les copropriétés agissent donc souvent au coup par coup, dans l’urgence, au prix fort et sans réel appel d’offre.

    Ces interventions coûtent au final très cher et ne sont ni satisfaisantes ni, souvent, suffisantes (partielles, non mises en cohérence, etc.).

    Par ailleurs ces travaux non programmés sont difficiles à payer par les copropriétaires les plus modestes du fait que ceux-ci n’ont pas anticipés ni provisionnés les interventions correspondantes. Les impayés se développent, la gestion devient plus tendue (ainsi que les relations entre les copropriétaires), l’entretien courant pâtit de cette situation et la copropriété peut être entraînée dans une spirale plus ou moins rapide de dégradation.

    Il y a deux solutions :

    • Ne rien faire, ce qui aura pour conséquence de faire basculer de nombreuses copropriétés dans la précarité du fait d’une insuffisance de gros entretien,
    • Mettre en place, de façon progressive, concertée et sociale un « plan pluriannuel de travaux » accompagné de la mise en place d’un « fonds travaux ».

    Ce plan pluriannuel de travaux permet :

    • de tenir compte du vieillissement différentiel des ouvrages et des équipements (la couverture a une durée de vie différente des installations de distribution d’eau) ;
    • d’étaler les efforts financiers dans le temps ;
    • de disposer en permanence d’un immeuble en « bon état d’usage », de fonctionnement et d’aspect ;
    • de lancer des consultations d’entreprises très en amont et de faire ainsi des économies grâce à des appels d’offre rigoureux (en lançant les travaux dans l’urgence, on accepte souvent n’importe quel devis…).
  • Les métiers de la rénovation énergétique portés par les engagements de la France

    Les métiers de la rénovation énergétique portés par les engagements de la France

    Métiers de passion et de conviction au cœur des grands enjeux de notre siècle, les métiers de la rénovation énergétique offrent de formidables opportunités sur le long terme.

    La recherche de l’efficacité énergétique n’est pas une mode éphémère. La France s’est en effet engagée à diviser par quatre ses émissions de gaz à effet de serre d’ici 2050. Le secteur du bâtiment est en première ligne des réformes et des législations à venir puisqu’à lui seul, il représentait 44 % de la consommation énergétique de la France en 2012.
    Déjà, les bâtiments neufs se sont vu imposer des règles strictes en matière d’efficacité énergétique, mais c’est en rénovant les bâtiments existants que la France diminuera véritablement sa consommation énergétique.

    Incitations et obligations de rénover

    Promulguée le 18 août 2015, la loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte fixe un objectif de 500 000 rénovations lourdes de logements par an. Afin d’inciter les propriétaires, même les plus modestes, à rénover leurs bâtiments, plusieurs mesures existent, telles le crédit d’impôt pour la transition énergétique, un éco-prêt à taux zéro un taux de TVA à 5,5% ou encore les certificats d’économie d’énergie. La loi a instauré l’obligation de réaliser des travaux de rénovation énergétique lors de travaux de ravalement de façade, de réfection de toiture ou de transformation de combles.

    75000 emplois créés par la rénovation énergétique

    Peu de professionnels ont aujourd’hui les connaissances nécessaires à la rénovation énergétique des bâtiments. Bureaux d’études thermiques, experts en efficacité énergétique, conseillers en rénovation…, les besoins en professionnels formés et en entreprises compétentes se font sentir. Le gouvernement estime ainsi à 75000 le nombres d’emplois directs et indirects qui seront créés, dans le secteur du bâtiment, par la loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte. Pour les demandeurs d’emplois, environ 3 millions de personnes au premier trimestre 2015, c’est la promesse d’un formidable terrain de reconversion professionnelle, avec emploi à la clé ou création d’entreprise.

  • VIDEO – Bref, j’ai visité une maison passive

    VIDEO – Bref, j’ai visité une maison passive

    Nous voisins Belges s’intéressent eux aussi au passif, et avec humour ! Découvrez cette parodie de Bref pour casser les préjugés sur le passif.

    Source : http://www.maisonpassive.be/

  • Problématique de l’isolation en copropriété

    Problématique de l’isolation en copropriété

    Une grande partie des copropriétés n’ont aucune isolation thermique, la mise en œuvre d’une isolation globale permet de réduire le coût d’exploitation du bâtiment. Au préalable un audit énergétique détermine le programme de rénovation.

    Outre la réduction du coût d’exploitation, une isolation correctement mise en œuvre permet :

    – D’augmenter le confort intérieur : car la température intérieure des murs devient plus chaude. En effet, pour être confortable on estime qu’il faut moins de 4°C entre la température de l’air intérieur et la température du mur extérieur.

    – De réduire les ponts thermiques : dans le cas de l’isolation par l’extérieure et donc de réduire les risques de condensations ponctuelles entrainant parfois des pathologies.

    – De réduire les émissions de CO2 : la réduction du besoin de chauffage permet de réduire les émissions de CO2 de la copropriété.

    – De diminuer la puissance de chauffage : en d’autres termes avoir des températures dans le réseau de chauffage plus basses pour la même température de confort. De ce fait, la diminution de la puissance de chauffage permet de limiter les pertes du réseau de chauffage.

    – D’augmenter le coût de revente des logements : un logement globalement rénové est plus attractif qu’un logement ancien sans isolation. 

    Suite à l’audit énergétique 

    Suite à l’audit énergétique de la copropriété, il convient de valider un programme de rénovation énergétique. Ce programme permet de distinguer les travaux à réaliser rapidement des travaux à réaliser à plus ou moins long terme. Ainsi, le programme permet un phasage des travaux d’isolation thermique de la copropriété en fonction du budget annuel alloué à la rénovation. Dans tous les cas une isolation globale à très court terme permet de réduire très rapidement le coût d’exploitation, cependant nombreuses sont les copropriétés ne pouvant pas se permettre de financer la totalité des travaux dès la première année.

    Le déroulé des travaux est propre à chaque copropriété, cependant certains travaux sont souvent exécutés ensemble :

    • Toiture/combles,
    • Murs/fenêtres/ventilation,
    • Chauffage et eau chaude sanitaire,
    • Plancher bas (peut être effectué seul car il n’y a pas de connexion avec le reste de l’ouvrage (mur, comble, fenêtre, toiture… En général sur les rénovation cette partie se fait à la fin.)

    L’occupation des logements, le pourcentage de la rénovation et la répartition des déperditions de la copropriété permettent de dégager des travaux plus urgents que d’autres. Ainsi, il est souvent plus rentable de grouper les travaux ensembles afin de réduire le temps d’intervention et donc le coût de la rénovation (par exemple la mise en place d’un échafaudage pour plusieurs travaux).

    Il convient de rappeler que le choix de l’isolation et de son épaisseur doit se faire sur plusieurs critères pour être pertinent.

    Critère 1 : Économique

    Afin de réduire durablement le coût d’exploitation de la copropriété, le choix d’un système d’isolation devra être fait par rapport à son coût global et non uniquement par rapport à son coût d’investissement. Ce critère permet de prévoir un temps de retour sur investissement en fonction du coût de fourniture plus la pose et des gains énergétiques engendrés. Dans tous les cas, l’isolation mise en œuvre devra respecter au minimum les exigences du crédit d’impôt et des certificats d’économies d’énergie. De plus, il faut veiller à « ne pas tuer le gisement d’économie d’énergie ». En effet, la rénovation d’une paroi se fait environ tous les 20 à 30 ans. Il convient de choisir correctement l’épaisseur d’isolation pour les vingt prochaines années en prenant en compte l’évolution du prix de l’énergie. L’analyse du coût global des copropriétés met en avant que la sur-isolation par rapport au standard du crédit d’impôt est souvent rentable à court terme. Par exemple la fourniture « l’isolant » ne représente que 30% en moyenne du coût d’une isolation par l’extérieure, les autres coûts sont quasiment invariables en fonction de l’épaisseur.

    Critère 2 : Durée de vie

    Ce critère parfois oublié est indispensable au choix de l’isolation. Il convient de choisir un isolant adapté à la paroi. Il est donc indispensable de vérifier l’adéquation entre l’isolant et son support notamment pour la fixation mécanique, la migration de la vapeur d’eau, le déphasage thermique.

    Critère 3 : Eco-matériaux et matériaux recyclés

    Ce critère permet de valoriser un matériau local dans la rénovation de la copropriété et de réduire l’impact du bâtiment sur son environnement. Pour cela des fiches de données environnementale et sanitaire (FDES) sont disponibles sur une large gamme de produits. Les éco-matériaux envisageables en copropriété sont :

    • La laine de bois rigide et semi-rigide,
    • La laine de lin /chanvre,
    • Les bottes de paille,
    • La ouate de cellulose,
    • L’isolation textile…

    Les types d’isolation les plus souvent rencontrés 

    – Isolation de la toiture terrasse : isolation rigide au-dessus de la toiture terrasse,

    – Isolation des combles non aménagés : isolation en soufflage d’isolant en vrac,

    – Isolation des murs extérieurs : isolation par l’extérieur avec enduit,

    – Changement des fenêtres : changement des fenêtres et pose en applique extérieure dans l’alignement de l’isolation extérieure,

    – Isolation du plancher bas sur sous-sol / garage : flocage en sous-face de plancher.

     Cet article a été rédigé en partenariat avec TREENERGY.

    Pour en savoir plus :