Catégorie : Rénovation des Copropriétés

Les copropriétés représentent une part importante du parc immobilier français, avec des défis comme la mobilisation des copropriétaires lors des assemblées générale, le financement, les aides, les nouveaux usages, les audits énergétiques et le choix des solutions et entreprises.

  • Table ronde – Reprise des gros travaux en logements collectifs (USH, ARC, OA, AC Environnement)

    Table ronde – Reprise des gros travaux en logements collectifs (USH, ARC, OA, AC Environnement)

    Rediffusion de la web-conférence “Déconfinement et reprise des travaux – gros travaux en logements collectifs » du 30 avril 2020. Institutionnels, services de l’Etat et entreprises répondent aux questions liées à la reprise des travaux dans les copropriétés et les immeubles HLM.

    AVEC :

    • Nicolas Cailleau – Responsable du Département Energie et Environnement de l’USH (Union sociale de l’habitat)
    • Claude Pouey – Directeur ARC Services au sein de l’ARC (Association des responsables de copropriété)
    • Fabien Gantois – Vice président de l’Ordre des Architectes
    • Denis Mora – Président d’AC Environnement
    • Xavier Faure – Animateur du Grand Circuit et créateur d’Améliorons la Ville
  • Rediffusion web-conférence – Maîtres d’ouvrage et entreprises : comment reprendre les travaux ?

    Rediffusion web-conférence – Maîtres d’ouvrage et entreprises : comment reprendre les travaux ?

    Rediffusion de la web-conférence « Déconfinement et reprise des travaux » du 16 avril 2020.

    Sujet :
    maîtres d’ouvrage et entreprises : comment reprendre les travaux ?
    Suite au discours d’Emmanuel Macron ce lundi 13 avril et à la publication des guides de l’OPPBTP et de la filière du diagnostic immobilier, les services de l’Etat et les maîtres d’ouvrage répondent à vos questions sur la reprise des chantiers (travaux, diagnostics…) dans les logements collectifs (copropriétés, HLM).

    Avec :

    • Marc Charroy – Coordonnateur des actions Amiante à la CRAMIF (Caisse régionale d’assurance maladie d’Ile-de-France)
    • Christophe Desplat – Coordonnateur activité BTP à la CRAMIF
    • Claude Pouey – Directeur ARC Services au sein de l’ARC (Association des responsables de copropriété)
    • Alban Charrier – Responsable du département Politiques Techniques de l’USH (Union sociale de l’habitat)
    • Lionel Janot – Président de la FIDI (Fédération interprofessionnel des diagnostiqueurs immobiliers)
    • Sophie Claus – Responsable Grands Comptes chez Eurofins
    • Jean-Michel Catherin – Dirigeant de Testoon
    • Xavier Faure – Créateur d’Améliorons la Ville et animateur du Grand Circuit
  • Évaluer les performances des systèmes de ventilation : pratiques et équipements

    Évaluer les performances des systèmes de ventilation : pratiques et équipements

    Bilan des enseignements du Protocole Promevent (résidentiel et tertiaire), compilés dans le guide de restitution des bonnes pratiques en matière de contrôle des systèmes de ventilation, selon les typologies de bâtiments et équipements. Présentation des instruments de mesure : anémomètres à hélice, à fil chaud, contrôle en continu…

    Rediffusion de l’intervention de Jean-Michel Catherin, dirigeant de Testoon, lors de la web-conférence du Grand Circuit Contrôler le Bâtiment du 17 mars 2020, spécial « QAI, ventilation et rénovation (mesures, travaux…) ».

    Avec :

    • Jean-Michel Catherin, dirigeant de Testoon

    Découvrez les prochaines thématiques du Grand Circuit

  • Déconfinement et reprise des travaux

    Déconfinement et reprise des travaux

    Une série de 9 web-conférences thématiques avec les acteurs de la filière et les services de l’Etat pour vous informer et vous accompagner dans votre reprise d’activité.

    La reprise de l’activité est une nécessité. Elle représente un défi avec les nouvelles règles sanitaires. Comment organiser les chantiers ? Comment assurer une productivité indispensable ? Comment répartir les coûts ? Quel agenda de reprise prévoir ? Quel impact sur les carnets de commande ?

    Le confinement aura mis en lumière la nécessité d’améliorer la ville et de disposer de logements rénovés et sains. La rénovation, notamment énergétique, est indispensable car elle développe maintenant l’activité qui nous protégera demain, face à l’urgence climatique

    Plus que jamais la collaboration entre tous les acteurs (maîtres d’ouvrage, donneurs d’ordre, architectes, entreprises…) semble essentielle pour y parvenir. 

    Ainsi, pour alimenter cette réflexion et opérer ensemble cette reprise, nous vous invitons à une série de 9 web-conférences avec les donneurs d’ordre, institutionnels, représentant de l’état et des entreprises.

    Maîtres d’ouvrage et entreprises : comment reprendre les travaux ?

    Jeudi 16 avril | 9h à 10h

    Suite au discours d’Emmanuel Macron ce lundi 13 avril et à la publication des guides de l’OPPBTP et de la filière du diagnostic immobilier, les services de l’Etat et les maîtres d’ouvrage répondent à vos questions sur la reprise des chantiers (travaux, diagnostics…) dans les logements collectifs (copropriétés, HLM).

    Avec :

    Les intervenants

    • Marc Charroy – Coordonnateur des actions Amiante à la CRAMIF (Caisse régionale d’assurance maladie d’Ile-de-France)
    • Christophe Desplat – Coordonnateur activité BTP à la CRAMIF
    • Claude Pouey – Directeur ARC Services au sein de l’ARC (Association des responsables de copropriété)
    • Alban Charrier – Responsable du département Politiques Techniques de l’USH (Union sociale de l’habitat)
    • Lionel Janot – Président de la FIDI (Fédération interprofessionnel des diagnostiqueurs immobiliers)

    S’adresse à

    Donneurs d’ordre, institutionnels, maîtres d’oeuvre, maîtres d’ouvrage publics et privés, présidents de conseils syndicaux, AMO, bureaux d’études, architectes, diagnostiqueurs…

    Gros travaux en logements collectifs

    Jeudi 30 avril | 9h30 à 10h30

    Institutionnels, services de l’Etat et entreprises répondent aux questions liées à reprise des travaux dans les copropriétés et les immeubles HLM.

    Avec :

    Les intervenants

    • Nicolas Cailleau – Responsable du Département Energie et Environnement de l’USH (Union sociale de l’habitat)
    • Claude Pouey – Directeur ARC Services au sein de l’ARC (Association des responsables de copropriété)
    • Fabien Gantois Vice président de l’Ordre des Architectes
    • Denis Mora – Président d’AC Environnement

    S’adresse à

    Copropriétaires, présidents de conseil syndical, syndics, architectes, maîtrise d’ouvrage, diagnostiqueurs, bureaux d’étude technique, fabricants de matériaux et professionnels de travaux.

    Entretien et maintenance en logements collectifs

    mardi 5 mai | 9h30 à 10h30

    Institutionnels, services de l’Etat et entreprises répondent aux questions liées à l’entretien et à la maintenance dans les logements collectifs dans le cadre du déconfinement.

    Avec :

    Les intervenants

    • Alban Charrier – Responsable du département Politiques Techniques de l’USH (Union sociale de l’habitat)
    • Claude Pouey – Directeur ARC Services au sein de l’ARC (Association des responsables de copropriété)
    • Dominique Payen Responsable du domaine risque chimique-environnement au sein de l’OPPBTP (Organisme professionnel de prévention du bâtiment et des travaux publics)
    • Yohan Barkat – Responsable commercial Habitat IDF chez Dalkia

    Les invités témoins

    • Yves joli-Coeur – Avocat, membre du Barreau du Québec
    • Céline Rattin – Avocate à la cour d’Appel de Paris

    S’adresse à

    Copropriétaires, présidents de conseil syndical, syndics, architectes, maîtrise d’ouvrage, diagnostiqueurs, bureaux d’étude technique, fabricants de matériaux et professionnels de travaux.

    Réseaux électriques dans les bâtiments tertiaires

    jeudi 7 mai | 9h30 à 10h30

    Les intervenants

    • Sébastien Meunier – Vice-président Smart Building Alliance (SBA) – ABB France
    • Philippe Rifaux – Délégué général Fédération française des intégrateurs électriciens (FFIE)
    • Ingrid Jouve – Responsable Politique Qualité & Environnement, Développement Durable et Responsabilité Sociétale de l’entreprise chez Bouygues Energies & Services, entreprise adhérente du SERCE
    • François Galmiche – Directeur d’Activités Ile de France de SPIE Industrie & Tertiaire, entreprise adhérente du SERCE
    • Frédéric Demongeot – dirigeant de la société Demongeot, délégué régional FFIE

    S’adresse à

    Maitres d’ouvrage publics et privés, collectivités locales, intégrateurs électriciens, industries, entreprises, bureaux d’études et architectes.

    Installations numériques dans les logements

    mardi 12 mai | 9h30 à 10h30

    Avec :

    Les intervenants

    • Hervé Gyselinck – Directeur des Ventes chez Qualitel
    • Philippe Rifaux – Délégué général Fédération française des intégrateurs électriciens (FFIE)
    • Didier Cazes – Responsable relation externe fibre chez Orange
    • Véronique Velez – Responsable du Département Innovation & prospective au sein de l’USH (Union sociale de l’habitat)

    S’adresse à

    Maitres d’ouvrage publics et privés, collectivités locales, intégrateurs électriciens, industries, entreprises, bureaux d’études et architectes.

    Chantiers de désamiantage

    jeudi 14 mai | 9h30 à 10h30

    Avec :

    Les intervenants

    • Marc Charroy Coordonnateur des actions Amiante à la CRAMIF (Caisse régionale d’assurance maladie d’Ile-de-France)
    • Béatrice Kissien-Schmit, directrice adjointe de la DIRECCTE Nouvelle Aquitaine et responsable de l’Unité de Contrôle Régionale Amiante
    • Michel Bonfils – Président du Syrta (Syndicat du Retrait et du traitement de l’amiante et des autres polluants)
    • Michel Galzin – Vice-président du Syrta (Syndicat du Retrait et du traitement de l’amiante et des autres polluants)
    • Thomas Lesser – Coordinateur de la rédaction du guide du Syrta spécial crise Covid-19

    S’adresse à

    Maîtres d’ouvrages publics-privés, opérateurs de retrait, entreprises de travaux, diagnostiqueurs, laboratoires, prescripteurs…

    Repérage amiante pour les collectivités

    mardi 19 mai | 9h30 à 10h30

    Avec :

    Les intervenants

    • Dominique Payen – Responsable du domaine risque chimique-environnement au sein de l’OPPBTP (Organisme professionnel de prévention du bâtiment et des travaux publics)
    • Marc Courbot – Animateur du groupe de travail « Voirie Amiante » au sein de l’AITF (Association des ingénieurs territoriaux de France)
    • Thierry Ornaque – Administrateur de la FIDI (Fédération Interprofesionnelle du Diagnostic Immobilier)

    S’adresse à

    Maîtres d’ouvrages publics-privés, opérateurs de retrait, entreprises de travaux, diagnostiqueurs, laboratoires, prescripteurs…

    Covid-19, prévention des risques, logistique et avantage économique

    mardi 26 mai | 9h30 à 10h30

    Les intervenants

    • Philippe Bourges – Ingénieur conseil national en charge des activités du BTP au sein de la Caisse nationale de l’Assurance Maladie (CNAM)
    • Christophe Desplat – Coordonnateur activité BTP à la CRAMIF
    • Nabil Akl – Directeur Technique Groupe Altarea Cogedim
    • Thibault Dandoy – Direction Nationale de la Construction au sein d’Altarea Cogedim
    • Vincent Albaric – Président UNTEC Rhône-Alpes

    Invité témoin

    • Nicolas Baudard – Manager General IMMA FRANCE

    S’adresse à

    Maîtres d’ouvrages publics-privés, opérateurs de retrait, entreprises de travaux, diagnostiqueurs, laboratoires, prescripteurs…

    Diagnostics avant travaux (amiante, plomb, termites, déchets, ressources)

    jeudi 28 mai | 9h30 à 10h30

    Les intervenants

    • Aziz Atiyeh – Responsable Pôle Décontamination Déconstruction Démantèlement de SETEC (Société d’études techniques et économiques)
    • Anita Romero-Hariot – Experte d’assistance et conseil technique amiante à l’INRS (Institut national de recherche et de sécurité)
    • Pierre Guindollet – Directeur technique chez NOVAXIA
    • Laurent Roquin – Dirigeant du Groupe SODIATEC, gérant & Consultant amiante ING2A, vice-président de la FIDI et administrateur du SYRTA.

    S’adresse à

    Maîtres d’ouvrages publics-privés, opérateurs de retrait, entreprises de travaux, diagnostiqueurs, laboratoires, prescripteurs…

  • Table ronde – Rénovation des copropriétés : les actions des pouvoirs publics sur le territoire

    Table ronde – Rénovation des copropriétés : les actions des pouvoirs publics sur le territoire

    Revivez la table ronde de la web-conférence du Grand Circuit Rénovation des Copropriété du 19 mars 2020, en direct de Pantin. Une émission animée par Xavier Faure.

    Avec :

    • Brigitte Corinthios, directrice de l’Agence Locale de L’Énergie et du Climat « Maîtrisez votre Énergie » (ALEC MVE)
    • Thibault Rome, chef de projet de l’Agence Locale de L’Énergie et du Climat « Est Ensemble »
    • Jessica Jacoby-Koaly, en charge de l’animation du réseau de professionnels Coach Copro, au sein de l’Agence Parisienne du Climat (APC)

    Le sujet :

    Les invités de la table ronde ont apporté un éclairage sur les incitations et aides publiques, les accompagnements proposés ainsi que les outils pour mener à bien la rénovation d’une copropriété.

    Revoir la web-conférence

  • Ventilation : la basse pression donne un second souffle aux copropriétés

    Ventilation : la basse pression donne un second souffle aux copropriétés

    Pas de rénovation sans ventilation ! C’est l’injonction faite par l’entreprise Acthys à toutes les copropriétés afin d’améliorer le confort des occupants et de pérenniser la rénovation des bâtiments. Explications avec Olivier Schaffert, directeur général de la société.

    Quel est le système de ventilation le plus adapté à la rénovation des copropriétés ?

    La grande majorité des bâtiments sur lesquels nous intervenons aujourd’hui ont été construits avant 1982, c’est-à-dire avant la seconde réglementation thermique RT 1982 (second choc pétrolier de 1979) et avant la mise en place de l’arrêté de Mars 1982. Cet arrêté précise les modalités d’application de l’article R.111.9, du code de la construction et de l’habitation, qui lui-même spécifie les débits entrants et sortants à mettre en œuvre afin de renouveler suffisamment l’air des locaux. Ce renouvellement d’air peut être réalisé de manière naturelle ou mécanique. Avant cet arrêté, la grande majorité des bâtiments été traités avec des systèmes de ventilation naturelle.

    La performance de ces systèmes étant assujetties à deux critères physiques fondamentaux que sont la hauteur ainsi que le delta de température intérieur/extérieur, il était compliqué d’équilibrer les systèmes et garantir des débits minimums ou maximum de bon fonctionnement. Pour faire simple plus le conduit est haut et plus il y a de tirage et plus le delta de température est important et plus il y a de tirage (difficile ainsi de faire des économies d’énergie en hiver).

    Avec cet arrêté les professionnels du bâtiment ont majoritairement opté pour la solution mécanique et nous avons vu croître de manière significative la mise en place des systèmes de Ventilation Mécanique Contrôlée (VMC).

    Or, lorsque l’on réutilise les anciens conduits de ventilation naturelle comme le shunt, les boisseaux individuels ou encore les conduits Alsace (à l’époque tous en béton), il est nécessaire d’être particulièrement précautionneux par rapport à la réutilisation de ceux-ci. Les vieux conduits étant bien souvent imparfaitement étanches et la mise en œuvre d’un système de ventilation mécanique standard irait par ailleurs de pair avec une surconsommation énergétique et de l’inconfort.

    Nous avons donc développé des solutions dédiées à ce genre de conduits : des systèmes en ventilation naturelle hygroréglable ou encore basse pression ou hybrides. Les systèmes de ventilation hygroréglables Acthys fonctionnant à un niveau de pression compatible avec les conduits de ventilation naturelle, ces systèmes permettent de les réutiliser en l’état.

    Comment assurer de bonnes performances ?

    Un système performant résout simultanément les deux problématiques fondamentales que sont la qualité de l’air intérieur et l’économie d’énergie. Chez Acthys, chaque bâtiment traité fait l’objet d’un diagnostic complet afin de déterminer la meilleure solution à mettre en oeuvre. Le futur système de ventilation est modélisé en 3D par notre bureau d’études et nous proposons dans certains cas un passage caméra dans les conduits pour vérifier leur vacuité. Si le moindre risque est identifié quant à la mise en œuvre du système sélectionné, nous avertissons la maîtrise d’ouvrage et la maîtrise d’œuvre afin qu’ils puissent agir avant l’intervention des installateurs. Ce diagnostic permet également de s’assurer du bon dimensionnement du système, évitant toute surconsommation d’énergie.

    L’excellence opérationnelle est véritablement au coeur de notre politique d’entreprise. Lors de la phase de travaux et jusqu’à la réception du chantier, l’équipe technique poursuit son accompagnement sur le terrain pour s’assurer que les opérations sont menées dans les règles de l’art. Aussi, Acthys a développé un réseau d’installateurs agréés faisant bénéficier nos clients d’une extension de garantie sur nos systèmes, qui passe de 2 à 5 ans. Le réseau compte actuellement 25 entreprises agréées dans toute la France. Un chiffre que nous souhaitons doubler en 2020.

    Grâce à notre maîtrise de l’air, nous participons à concevoir des lieux de vie intérieurs, intelligents et bienveillants. Nous contribuons à prendre soin de la santé et du bien-être des occupants, dans un esprit Eco-friendly pour la planète.

    Comment accompagnez-vous l’entretien du système ?

    Après la mise en service, Acthys fournit des fiches techniques pour l’entretien des bouches des entrées d’air ainsi que des ventilateurs. Des formations plus poussées sont proposées aux sociétés de maintenance. Pour aller plus loin, nous avons développé avec le groupe Aldes le système AldesConnect Pro. Son concept : équiper les ventilateurs d’un modem avec un système de contrôle afin de mesurer à distance les pressions, les intensités consommées ou encore les vitesses de rotation. Les sociétés de maintenance sont ainsi en mesure de repérer la moindre anomalie et d’anticiper les pannes éventuelles.

    La pérennité du bâtiment passe par sa bonne ventilation. Nous sommes le poumon de celui-ci. Alors oui ! Pas de rénovation sans ventilation !

  • Performance énergétique et état de la copropriété : la vision globale devient la règle

    Performance énergétique et état de la copropriété : la vision globale devient la règle

    La connaissance du bien immobilier est la première étape avant de se lancer dans un programme de travaux de rénovation. C’est aussi un impondérable de plus en plus encadré par la réglementation pour s’assurer de la bonne évaluation et de l’amélioration de la performance énergétique et du bon état des copropriétés. Le point sur ces obligations et sur les solutions pour capitaliser sur la donnée avec Matthieu du Roscoat, directeur technique chez AC Environnement, et Jérôme Bonnet, directeur développement BIM.

    Quelles sont les obligations relatives à la donnée énergétique en copropriété ?

    M.R. Les obligations dépendent de la taille des copropriétés. Celles de plus de 50 lots ont l’obligation de réaliser un audit énergétique, tandis que celles en dessous de ce seuil pourront se contenter d’un diagnostic de performance énergétique (DPE) au niveau de l’immeuble. Si ces deux démarches consistent à relever les caractéristiques thermiques de l’immeuble et à calculer sa performance énergétique, l’audit va plus loin en proposant un véritable accompagnement des copropriétaires, avec une phase de retour d’étude pour leur présenter les solutions.

    Audit et diagnostic servent donc tous deux de base de réflexion sur les travaux à réaliser pour améliorer la performance énergétique de la copropriété. Cependant, je pense qu’il faut avoir une vision plus globale, qui ne se focalise pas uniquement sur la partie énergétique mais qui intègre également le suivi de l’état du bâtiment et de la copropriété. L’actualité nous a ramené à ce constat fin 2018, suite à l’effondrement des immeubles rue d’Aubagne, à Marseille, où des copropriétés défaillantes n’ont pas assuré le bon entretien de leur patrimoine. Or tout est lié : s’il y a un problème d’humidité, il y a forcément aussi un problème thermique sous-jacent.

    C’est pourquoi la loi Alur impose depuis 2014 la réalisation d’un diagnostic technique global (DTG) pour les immeubles de plus de 10 ans passant sous le statut de la copropriété et pour ceux faisant l’objet d’une procédure pour insalubrité. Il n’est pas obligatoire pour les copropriétés existantes, mais sa réalisation doit être soumise au vote de l’assemblée générale des copropriétaires. Ce DTG comporte un volet énergétique, une réflexion sur l’état de la copropriété et sur les travaux qui devront être réalisés en urgence ou à plus long terme. L’audit et le DPE s’intègrent dans ce document.

    À quelles évolutions réglementaires s’attendre ?

    M.R. Le Parlement débat actuellement sur un nouveau projet de loi pour l’amélioration de la lutte contre l’habitat insalubre ou dangereux. Si celle-ci est mise en application, elle viendra modifier le cadre juridique du DTG en le rendant obligatoire pour toutes les copropriétés de plus de 15 ans. La mesure est assez logique puisque les immeubles construits pour la copropriété depuis 15 ans sont déjà entrés dans une démarche globale, notamment en intégrant les caractéristiques thermiques. Tandis que les plus anciennes subissent l’état de la réglementation thermique de leur époque, c’est-à-dire aucune pour les bâtiments d’avant 1973. Avec cette loi, la réflexion globale deviendrait donc la règle.

    Quel est le lien entre audit/DPE et BIM ?

    J.B. Le BIM est avant tout une base de données multi-métiers du BTP, qui intègre l’ensemble des informations relatives au bâtiment, ses équipements et ses matériaux. Si vous avez une fenêtre de 1m2 plein nord, la maquette est en mesure de calculer automatiquement les ponts thermiques, les parois déperditives et d’appliquer les règles de calcul du DPE conformes au mode de chauffage, individuel ou collectif. Contrairement à un rapport DPE classique, qui est un livrable pdf, le BIM permet de capitaliser sur la donnée recueillie. Si demain, le mode de calcul du DPE évolue – ce sur quoi le législateur travaille actuellement – la totalité ou la quasi-totalité des informations nécessaires pour calculer le nouveau rapport sera déjà à la disposition des copropriétaires. Avec la plateforme CN BIM d’AC Environnement, pour “cahier numérique BIM”, les copropriétaires conservent la propriété d’une donnée consultable à volonté, traçable et modifiable.

  • Rénovation : les toitures se mettent au vert

    Rénovation : les toitures se mettent au vert

    Au-delà de la performance énergétique, la rénovation des toitures terrasses offre l’opportunité aux copropriétaires de gagner des espaces supplémentaires et de valoriser leur bien. Éric Thouvenot, responsable du service étanchéité chez SOCATEB, fait le point sur les nouveautés en matière de toitures terrasses.

    Des matériaux se démarquent-ils en matière d’isolation des toitures terrasses ?

    Compte tenu de sa haute résistance thermique et de son prix abordable, la mousse polyuréthane (MPU) est un matériau très demandé. En fonction des contraintes liées à la spécificité de l’opération, nous utilisons également de la laine de roche, de la laine de verre, ou encore du polystyrène extrudé ou expansé.

    Parmi les innovations, on peut mentionner la mousse de verre cellulaire. Ce matériau écologique est recyclable à 100 %. C’est aussi le seul isolant thermique à garantir ses caractéristiques techniques bien au-delà de 10 ans.

    Quel gain peut-on obtenir suite à une rénovation ?

    D’après les moyennes générales, on estime que la déperdition de la chaleur par la toiture d’un bâtiment représente environ 15% à 20%. Les travaux d’isolation de la toiture terrasse sont donc un bon moyen pour économiser de l’énergie et apporter un meilleur confort aux habitants été comme hiver.

    Par ailleurs, pour obtenir les différentes aides et/ou subventions, la résistance thermique de l’isolant doit correspondre à un R ≥4.5m²K/W afin de répondre aux critères d’éligibilité.

    Suite à la réfection d’une toiture terrasse, il est nécessaire de prévoir un contrat d’entretien.

    Celui-ci doit être souscrit par la maîtrise d’ouvrage suivant les prescriptions du DTU 43.1 afin d’assurer le bon fonctionnement de la garantie décennale. Pour plus d’informations, SOCATEB a rédigé « Les bonnes pratiques d’entretien des étanchéités des toitures terrasses » destiné aux maîtres d’ouvrage.

    Les travaux de rénovation de la toiture terrasse s’inscrivent souvent dans un programme de rénovation énergétique global, par conséquent le gain est lié à l’enveloppe du bâtiment dans sa totalité.

    Quelles possibilités d’aménagement offrent les toitures terrasses ?

    Il existe différents type d’aménagement : dalle sur plots, jardins, végétalisation, etc. En ce qui concerne les toitures terrasses jardins, elles se développent de plus en plus en Ile-de-France. On y installe des jardinières avec un minimum de 30 à 40 centimètres de terre végétale, ce qui permet par exemple de faire son propre potager.

    La végétalisation est une autre option, elle présente en premier lieu l’avantage d’améliorer l’isolation thermique et phonique de l’habitat. Outre toutes leurs spécificités techniques et environnementales (régulation des eaux de pluie, protection de l’étanchéité…), les toitures végétalisées redonnent une nouvelle qualité esthétique et une valeur supplémentaire à l’habitat. De plus, elles contribuent à rendre la ville plus calme et agréable à vivre.

    La sécurisation des toitures terrasses fait l’objet de nouvelles normes. Avez-vous des précisions ?

    Pour faire rapidement l’historique, on peut remonter au code de la construction de 1960 pour retrouver la base de la réglementation. Depuis le 1er septembre 2004, un décret rend obligatoire la mise en place d’une protection fixe et rigide pour assurer la sécurité des opérateurs lors d’une intervention. Ce texte est appuyé par la circulaire DRT 2005/08, qui rappelle les obligations du maître d’ouvrage.

    Dernier changement en date en juillet 2019 : « Les garde-corps lestés sont destinés à assurer une protection collective sur des structures ou bâtiments existants où il n’est pas possible techniquement de réaliser une fixation de garde-corps permanents et fixés… » (cf. Norme NF E 85-015). Ces systèmes (garde-corps autoportant) sont donc réservés uniquement aux constructions existantes.

    Dans la cadre de la rénovation des toitures, nous intervenons régulièrement pour la mise en conformité de ces derniers. Chez SOCATEB, nous avons un service dédié au remplacement et à la remise à niveau des garde-corps ne répondant plus à la norme.

  • Rénovation globale : à la quête de la valeur verte

    Rénovation globale : à la quête de la valeur verte

    Si les projets de rénovation peuvent être en premier lieu motivés par des travaux de nécessité (ravalement de façade, changement de chaudière…), ils offrent également l’occasion d’améliorer la performance énergétique et ainsi la valeur du bien. Raphaël Claustre, directeur général d’Île-de-France Énergies, présente les atouts d’une rénovation globale, accompagnée par un interlocuteur unique.

    Île-de-France Énergies associe un accompagnement technique et financier. Quel en est l’avantage ?

    En effet, nous ne séparons pas le technique du financier. Un accompagnement sur ces deux plans favorise et optimise les projets de rénovations globales, c’est-à-dire la remise en l’état des bâtiments tout en apportant des solutions architecturales et énergétiques, mais aussi financières car la plupart des subventions dépendent d’un objectif de performance énergétique. Nous sommes par exemple habilités à prendre en charge les certificats d’économie d’énergie (CEE) et nous parvenons en la matière à négocier des contrats très avantageux auprès des fournisseurs d’énergie. Lorsque ces contrats sont réalisés, cela fait déjà un an ou deux que l’on travaille à la conception du projet avec nos architectes et ingénieurs. Nous connaissons donc exactement le programme de travaux, puisque nous l’avons conçu avec les copropriétaires, et sommes à même d’optimiser les montants des CEE.

    Depuis l’été dernier, nous proposons aux copropriétés que nous accompagnons des prêts à bas taux sur une durée longue. Il permet à tout le monde de financer son projet de rénovation car il n’exige aucune condition d’âge. Et, jusqu’à 21 000 euros, il n’y a pas non plus de critères de capacité de remboursement. En 2020, nous allons également proposer l’éco-prêt à taux zéro collectif. Cela permet d’apporter des solutions adaptées à chaque copropriétaire.

    Nous nous occupons donc à la fois de la maîtrise d’oeuvre, de l’assistance à maîtrise d’ouvrage et de l’ingénierie financière. Avoir un interlocuteur unique comme Île-de-France Énergies fait ainsi gagner beaucoup de temps sur les délais. Et en termes de performance, les projets sur lesquels nous travaillons obtiennent en moyenne 50 % d’économie d’énergie. Mais surtout, après travaux, les bâtiments sont entièrement requalifiés.

    Peut-on connaître à l’avance l’impact d’une rénovation sur la valeur du bien ?

    Il y a deux notions pour comprendre l’impact d’un projet de rénovation sur la valeur du bien. La première est la valeur verte, qui représente la prise de valeur d’un bien du fait de ses atouts environnementaux. La seconde est son opposé, la décote grise, c’est à dire la perte de valeur du fait de ses défauts de performance énergétique. Ces notions sont quantifiables grâce aux données récoltées depuis 2005 par les notaires dans le cadre du diagnostic de performance énergétique (DPE). Ainsi, les études de corrélation indiquent que – toutes choses étant égales par ailleurs – un bien dans les meilleures classes énergétiques en petite couronne francilienne vaut 12 % de plus qu’un bien dans les moins bonnes classes énergétiques. Cette différence est énorme ! Sur 300 000 euros par exemple, cela représente 36 000 euros. En grande couronne l’écart se creuse encore plus et atteint jusqu’à 15 %.

    La logique de rénovation globale devrait-elle idéalement s’appliquer à l’échelle des grands ensembles, autrement dit à tous les immeubles les constituant ?

    Ce qui est dommage, c’est que souvent les grands ensembles ont une gouvernance distincte entre les différents bâtiments qui les composent. Sur un grand ensemble de 1 000 logements, il y en a parfois 200 qui nous confient une mission, alors qu’il serait préférable de réaliser tous les travaux en même temps pour faire baisser les coûts. De toute façon, tous les immeubles de l’ensemble seront amenés à être rénovés en vieillissant.

    D’autre part, on revient une nouvelle fois sur une problématique liée à la décote grise : si l’un des immeubles est rénové, cela va générer une différence de valeur avec les autres biens de l’ensemble, qui sont de qualités constructives initiales similaires. Cet écart va se creuser si la même zone accueille des programmes neufs ou beaucoup de rénovations du parc ancien. Les immeubles non rénovés devront suivre rapidement pour éviter une dégradation progressive de leur valeur.

  • Démarche BIM en copropriété : définition et intérêt

    Démarche BIM en copropriété : définition et intérêt

    Julien Piechowski, directeur des régions Ile-de-France et Normandie chez AC Environnement, présente l’intérêt d’une démarche BIM (building information modeling) pour la maîtrise d’ouvrage.

    Retranscription

    Quel est l’intérêt d’une démarche BIM dans le cadre d’une copropriété ?

    Déjà qu’est-ce que le BIM ? Le BIM (building information modeling) sous-entend une maquette numérique comportant un certain nombre de données. Vous avez trois étapes essentielles et majeures. La première, c’est le fait de numériser le bâtiment. Vous scannez l’ouvrage, donc vous disposez d’un certain nombre de données numériques que vous intégrez dans un logiciel. Et cette deuxième étape c’est la modélisation. La troisième étape est sans doute la plus cruciale : c’est l’intégration de la Data dans la maquette numérique. Dès lors que vous êtes en interopérabilité avec tous les acteurs, vous pouvez disposer de toutes les données de l’ouvrage dans cette maquette BIM.

    L’intérêt pour chacun des maîtres d’ouvrage, c’est de disposer d’une version digitale et numérique de l’ensemble des données du bâtiment. Ensuite, dans le cadre de travaux de réhabilitation, lors de l’exploitation de l’ouvrage, on pourra utiliser cette maquette numérique avec la Data pour connaître les caractéristiques de chaque élément de la construction. Si par exemple l’on veut faire de la réfection de baies vitrées, on connaîtra les caractéristiques initiales et on pourra définir les caractéristiques que l’on souhaite atteindre, et les intégrer de façon optimale dans la maquette numérique.

    Quel retour sur investissement ?

    C’est difficilement de répondre brutalement à cette question. Ce qui est certain, c’est que le coût d’investissement pour la prestation de BIM (donc le fait de créer la maquette numérique et d’intégrer progressivement la Data dedans) sera beaucoup moins important que de partir en aveugle sur des réfections ou réhabilitations lourdes. L’investissement initial sera forcément sur un délai qui est très variable en fonction de la nature des travaux. Ça sera beaucoup plus intéressant d’avoir travaillé en amont sur la maquette numérique et sur l’intégration des données, que de partir en aveugle sur de la réhabilitation lourde durant la vie de l’ouvrage.

    Quel avenir pour le BIM ?

    Le BIM est voué à se développer pour une raison très simple : de plus en plus, on va avoir beaucoup d’acteurs (fabricants, entreprises de pose, bureaux de contrôle, CSPS…) qui vont devoir disposer de la Data de l’ouvrage pour pouvoir le contrôler ou optimiser ses performances. Son développement est donc certain, non pas sur la partie modélisation, mais bien plus sur la partie intégration de la Data dans la maquette.

    Le BIM deviendra-t-il une norme ?

    Norme je ne sais pas. Ce qui est certain, c’est que les textes de loi qui sont en cours et qui vont encore évoluer font que l’on va avoir recours au cahier d’entretien numérique du bâtiment. Si on le vulgarise, il s’agit ni plus ni moins du BIM.