Catégorie : Rénovation des Copropriétés

Les copropriétés représentent une part importante du parc immobilier français, avec des défis comme la mobilisation des copropriétaires lors des assemblées générale, le financement, les aides, les nouveaux usages, les audits énergétiques et le choix des solutions et entreprises.

  • Accompagnement des copropriétés : les 12 travaux de l’APC

    Accompagnement des copropriétés : les 12 travaux de l’APC

    Annuaires, évènements, retours d’expériences, plateforme numérique, observatoire… L’Agence Parisienne du Climat (APC) développe de nombreux outils pour accompagner les copropriétaires dans leurs projets de rénovation énergétique. Jessica Jacoby-Koaly, en charge du réseau professionnel de la plateforme CoachCopro, présente les douze chantiers sur lesquels l’agence travaillera jusqu’en 2021.

    Comment l’APC anime la rénovation énergétique des copropriétés en 2020 ?

    Notre principale mission consiste à généraliser l‘éco-rénovation des copropriétés afin de répondre à l’un des objectifs du Plan Climat de Paris. Pour cela, nous avons lancé dès 2018 douze chantiers, que nous poursuivons cette année et jusqu’en 2021 :

    • Le premier chantier vise à segmenter le parc de copropriétés afin d’y proposer des solutions différenciées. Le parc parisien, et même plus largement métropolitain, est constitué
      de différents types et tailles de bâtiments. Les problématiques ne sont donc pas les mêmes en fonction des copropriétés. Ce premier chantier est en lien avec la mission d’accompagnement des conseillers de l’APC, qui identifient les particularités de chaque copropriété afin de répondre au mieux à leurs besoins.
    • De la même manière, nous documentons des références. Notre objectif : être capable de raconter des histoires de rénovations réussies partout et pour tout type de copropriété. L’APC publiera notamment une note sur les bâtiments des 30 glorieuses au cours de l’année.
    • En parallèle, nous travaillons à faciliter l’exploitation des équipements et du bâtiment. Il s’agit ici d’évaluer les performances réelles des copropriétés rénovées et de mettre en avant les exploitations réussies. L’APC a notamment restitué les résultats d’une instrumentation menée sur huit projets de rénovation globale et travaille à présent à exploiter ces données afin d’étudier les pistes d’amélioration, ce qui fonctionne ou non. C’est aussi accompagner la montée en compétences de l’ensemble des acteurs.
    • Le troisième chantier vise à concilier la qualité de l’architecture urbaine et la performance environnementale des rénovations, afin d’anticiper les points bloquants dès les prémisses du projet. Pour ce faire, nous veillons à faciliter le dialogue entre les agences, les services d’urbanisme, les Architectes des Bâtiments de France (ABF) et les porteurs de projet.
    • CoachCopro, notre plateforme web, est la pierre angulaire de notre dispositif d’accompagnement des copropriétés dédié à l’éco-rénovation. Nous veillons continuellement à animer le réseau de professionnels qui y sont référencés, ainsi qu’à guider l’évolution de leurs métiers. Cela passe par la formation et par les évènements que l’on organise entre professionnels ou entre ces derniers et les copropriétaires.
    • Aussi, nous souhaitons rendre incontournable le service CoachCopro auprès des copropriétés, des professionnels et des collectivités.
    • La notion d’assistance à maîtrise d’ouvrage (AMO) est également centrale dans le parcours de la rénovation. Or, il n’y a pas une mais des AMO, selon que l’on soit en face d’un architecte, d’un thermicien ou encore d’un ingénieur financier. En décembre 2019, l’APC a donc publié une note visant à mieux comprendre les missions d’AMO et à encourager les copropriétés à bien s’encadrer.
    • En ce qui concerne notre évènement phare, le Forum de l’Éco-Rénovation, nous souhaitons pérenniser le rendez-vous. En 2020, il prend une dimension métropolitaine et change de nom pour devenir le Forum Habiter Durable. Il se tiendra le 29 avril à l’Hôtel de Ville de Paris.
    • Nous continuons également à communiquer positivement sur la copropriété : l’idée est de montrer que les projets aboutissent, même si les prises de décisions peuvent parfois être longues.
    • D’autre part, nous souhaitons harmoniser et mettre en commun les services que l’on propose à l’échelle de la métropole, afin que les copropriétés puissent avoir le même accompagnement que l’on peut retrouver à Paris.
    • En créant des indicateurs de suivi des consommations énergétiques, nous construisons un véritable service public de la donnée énergétique. Nous obtenons notamment de plus en plus de données grâce à notre Observatoire de la rénovation énergétique, qui nous permettront d’exploiter et de soulever des points d’avancement.
    • Et le dernier de ces 12 chantiers consiste à suivre les évolutions du marché de la copropriété. Cela passe également par l’Observatoire de la rénovation.
  • Gestion des copropriétés : quel avenir réglementaire ?

    Gestion des copropriétés : quel avenir réglementaire ?

    L’Association des Responsables de Copropriétés (ARC) milite auprès des pouvoirs publics pour assurer un cadre réglementaire favorable à une gestion intelligente et performante des copropriétés et à la réalisation de travaux de rénovation. Claude Pouey, directeur de la coopérative technique de l’ARC, présente les positions de l’association.

    Le législateur s’est penché dernièrement sur les règles encadrant la copropriété. Quelles sont les mesures que vous appuyez ?

    Le grand sujet actuellement, ce sont les mesures édictées par l’ordonnance “copropriété”, sortie en novembre pour une application à partir du 1er juin 2020, et par les décrets qui font suite à la loi Elan. L’ARC reproche principalement aux pouvoirs publics d’avoir retiré de la loi la prise en compte du plan pluriannuel de travaux. La mesure pourrait toutefois être réintégrée dans un amendement ultérieur. Le Plan pluriannuel serait très bénéfique pour les copropriétés, car il conditionnerait le fonds travaux, favorisant ainsi le financement et la réalisation des travaux. Le manque de fonds lors du vote en assemblée générale est en effet l’une des principales causes d’abandon d’un projet de rénovation.

    L’ARC s’oppose également à une mesure offrant aux syndics la possibilité de proposer des contrats pour de nouveaux services. Cette mesure ouvre la porte à d’éventuelles manipulations de la part de syndics peu scrupuleux, qui pourraient facturer – en sus du contrat de base – des prestations qui relèvent de la gestion courante des copropriétés.

    Nous défendons par ailleurs auprès des ministères l’idée que les CEE puissent servir à financer l’assistance à maîtrise d’ouvrage. Ils ont commencé à le prendre en compte pour les copropriétés en difficulté, mais pas encore pour celles dont la situation financière est saine mais qui ont du mal à engager des travaux.

    L’ARC a également déposé un recours contre l’arrêté sur l’individualisation des frais de chauffage. Quelle position tenez-vous ?

    Avec l’Union Sociale de l’Habitat (USH), nous avons en effet déposé ce recours en novembre 2019 car nous estimons que les répartiteurs de frais de chaleur ne sont pas fiables et que leur installation ne sera globalement pas économique dans la durée. L’ARC est toutefois favorable à l’installation de compteurs thermiques si l’appartement est desservi par une boucle horizontale de chauffage. Ce recours vise donc à modifier l’arrêté et à écarter sous certaines conditions l’obligation d’installer des répartiteurs de frais de chauffage.

    Quelles sont les priorités de l’ARC pour la décennie 2020 ?

    Notre vocation demeure de faire en sorte qu’un maximum de copropriétés se lancent dans la rénovation énergétique ou dans la rénovation globale. Il y a un axe très fort à développer autour des syndics bénévoles, qui représentent un tiers de nos adhérents. L’ARC va prochainement mettre à leur disposition toute une série de nouveaux outils visant à moderniser la gestion des copropriétés.

    Nous développons notamment un extranet qui donnera accès à des documents essentiels à la gestion des parties communes, qui embarquera une solution de visioconférence et qui permettra de communiquer entre copropriétaires ou entre copropriétés voisines.

    La rénovation des grands ensembles sera abordée sur le Grand Circuit. Quels sont les clés de la réussite de ce type de chantier ?

    Les responsables de copropriété doivent tout d’abord bien identifier les besoins de la copropriété et voir ce qu’ils peuvent réaliser. Ils ont pour cela indiscutablement besoin d’une assistance à maîtrise d’ouvrage. L’ARC peut les accompagner dans cette réflexion, jusqu’au choix du maître d’oeuvre. La communication auprès des copropriétaires est un autre élément essentiel à la réussite du projet de rénovation. En résumé, les responsables de copropriété doivent faire sauter en amont tous les points de blocage jusqu’au vote en assemblée générale.

  • Finitions de façade : la tendance au trompe l’oeil

    Finitions de façade : la tendance au trompe l’oeil

    L’isolation thermique par l’extérieur permet de conjuguer performance énergétique et valorisation de l’aspect architectural. De nouvelles techniques et matériaux permettent désormais d’améliorer les caractéristiques initiales du bâti. Eric Balech, directeur commercial de Spebi, revient sur les dernières innovations en matière de finitions.

    Quelle est la dernière innovation mise en oeuvre par Spebi dans le cadre d’une valorisation architecturale ?

    En novembre 2019, Spebi a remporté le Prix de l’Innovation du Grand Prix Peinture Finition pour la réalisation d’un projet singulier de réhabilitation à Choisy-le-Roi (94). Singulier, car la méthode utilisée n’avait encore jamais été employée dans une résidence en France.

    Nous avons utilisé un système de revêtement de façade basé sur l’application de pochoirs. Cette solution a permis de reproduire l’effet brique apparente – tout en relief – de la façade. Une exigence de l’ABF (Architecte des Bâtiments de France) qui était loin d’être évidente à mettre en oeuvre en vue des contraintes associées à un immeuble de cette hauteur : l’autre solution consistant à poser des plaquettes de parement sur l’isolant était impossible car limitée aux bâtiments R+1, jusqu’à R+4 en demandant un ATEx. Un niveau encore en dessous des sept étages de l’immeuble sur lequel nous sommes intervenus.

    Concrètement, les pochoirs se posent après la mise en place de l’isolant et de la sous-couche, lorsque cette dernière est sèche. Une étape délicate où les équipes doivent respecter scrupuleusement l’alignement de chacun de ces pochoirs de 1m2, avant de l’enduire par dessus. Les temps de séchage (24 heures) sont également très importants : retiré trop tard, le pochoir restera collé au support ; retiré trop tôt, ses reliefs apparaîtront mal. S’il faut attendre par défaut 24 heures, il faut encore prendre en compte les intempéries ou une canicule…

    Vous avez également renforcé le service métallerie. A quel moment intervient-il dans un projet d’ITE ?

    Nous avons une quinzaine de personnes qui travaillent dans la cellule métallerie pour des interventions sur des garde-corps en balcon ou appui de fenêtre. Lorsque l’on réalise une isolation thermique par l’extérieur (ITE), nous sommes en effet amenés à échanger ou à prolonger ces éléments. La plupart des immeubles des années 1970-80 – ceux que nous rénovons actuellement – ne sont pas aux normes, avec notamment de trop gros écarts entre les barreaux, ou encore la présence de peinture au plomb. Dans cette situation, nous plaçons de nouveaux garde-corps, fixés à l’anglaise, c’est-à-dire au nez du balcon et non à l’intérieur, ce qui permet de gagner les 15 cm perdus par ailleurs par le prolongement. 

    Il y a cependant des garde-corps impossibles à reproduire du fait de leur design. S’ils sont aux normes, nous essayons de les conserver. C’est dans ce cas de figure que le service métallerie exerce pleinement son savoir-faire en réparant ces garde-corps abîmés tout en conservant leur design d’origine. Dans tous les cas, ils sont ramenés à l’atelier pour déplombage.

    Quelles sont les tendances actuelles en termes de finitions ?

    L’arrivée de nouveaux matériaux offre toujours plus de finesse de finition aux systèmes de bardage : pâte de verre, plaquette de parement, effet pochoir, peintures métallisées, finitions effet bois… On voit aussi des teintes soutenues qui permettent d’obtenir des finitions avec un coefficient d’absorption supérieur à 35. 

    Pour offrir à nos clients un interlocuteur unique et compétent en la matière, Spebi a également étoffé son service bardage, qui compte à présent une quinzaine de professionnels spécialisés dont une dessinatrice, un conducteur de travaux et des chefs de chantier “bardage”. En 2019, ce service s’est distingué en permettant à l’entreprise de remporter un autre trophée pour un chantier situé à Sèvres (92).

  • Un MOOC pour se former sur la rénovation des copropriétés depuis chez vous !

    Un MOOC pour se former sur la rénovation des copropriétés depuis chez vous !

    Devenez acteur de la rénovation de votre copropriété ! Formez-vous grâce au MOOC Réno Copro*, une formation gratuite en ligne conçue par l’ASDER, l’ALEC Lyon et Ile-de-France Energies.

    [Mise à jour de l’article – jeudi 2 avril : le MOOC Réno Copro est prolongé jusqu’au 30 avril]

    Qu’est-ce que le MOOC Réno Copro ?

    Le MOOC Réno Copro c’est une formation d’envergure nationale conçue par des professionnels du secteur pour faciliter la dynamique de rénovation dans les copropriétés.

    Formation gratuite en ligne, elle a été méticuleusement conçue pour répondre et s’adapter aux besoins des copropriétaires et syndics sans être redondante avec d’autres formations existantes. Riche d’informations indispensables, elle vous donne toutes les clés pour une rénovation énergétique réussie.

    Témoignages d’experts, interviews de copros qui ont réussi, vidéos de cours, quiz (…) vous aurez également à votre disposition des outils de communication qui simplifieront le dialogue au sein de votre copropriété.

    Plusieurs parcours seront possibles en fonction du niveau de connaissance et d’implication de l’apprenant au sein de sa propre copropriété.

    L’objectif : que cette formation impulse un projet, et vous accompagne durant les différentes étapes de la rénovation !

    En bonus ?

    Un certificat de réussite vous sera délivré à la fin de la formation pour attester de vos connaissances dans le domaine.

    * Ce MOOC est une action du programme RECIF, financé par le dispositif des certificats d’économies d’énergie

  • Management de projet : amener le BIM à son plus haut potentiel

    Management de projet : amener le BIM à son plus haut potentiel

    Souvent résumé à la maquette numérique, le BIM (Building Information Modeling) est avant tout une méthode de travail collaborative. Pour apprécier ses bénéfices, sa mise en œuvre dans le cadre d’un projet de conception ou de construction nécessite une formation au Management de projet BIM. Présentation de la formation avec Anis Naroura, formateur pour AFNOR Compétences.

    A qui s’adresse la formation Management de projet BIM, Conception et Construction ?

    Si elle peut s’étendre à tous les acteurs de la construction, la formation s’adresse avant tout aux maîtres d’œuvre et à toutes les personnes qui participent à un projet en intégrant le BIM ou qui souhaitent l’implémenter. Certains aspects peuvent toutefois intéresser les maîtres d’ouvrage, comme la partie juridique, la partie contractuelle ou encore la définition de la charte BIM. Au final, la formation réunit des profils variés et reflète la philosophie BIM, qui peut se définir comme une démarche collaborative de travail, où tous les acteurs apprennent à mieux travailler ensemble. La maquette numérique arrive après et n’est qu’un outil.

    Quel est son objectif ?

    La formation a pour but de donner les clés à ces différents acteurs afin qu’ils puissent apprécier pleinement les bénéfices que la méthode BIM peut avoir sur leur travail au quotidien. Elle répond à des questions comme : Quels sont les impacts sur les plans contractuels et responsabilité ? Comment s’organiser en termes de compétences, d’équipe et de méthodologie de travail ?

    Il s’agit aussi de montrer comment s’inscrire dans un projet en BIM, ou comment le conduire en tant que BIM Manager, pour orchestrer ce travail collaboratif et faire l’interface avec la maîtrise d’ouvrage.

    Quel est le contenu de la formation ?

    La formation alterne théorie et pratique. Les notions centrales au programme trouvent ainsi une déclinaison à travers de mises en situations concrètes, des questionnaires et des jeux de rôle.

    Au-delà de ces méthodes pédagogiques, c’est avant tout les retours d’expérience du formateur qui offrent une véritable valeur ajoutée à la formation. Ils permettent de témoigner des bonnes pratiques, des pièges à éviter et des éléments sur lesquels rester vigilant. Personnellement, je travaille en tant que BIM Manager depuis 8 ans. Je partage ainsi avec les stagiaires de nombreux exemples réels et pratiqués, parfois documentés par des supports visuels.

    Il faut garder à l’esprit qu’il ne s’agit pas d’une formation à l’outil. Nous travaillons plutôt sur l’aspect démarche et organisation et tout ce qui en découle. Même si parfois, on observe des logiciels.

    Parmi les notions centrales de la formation, on peut citer la convention BIM. Elle est la réponse au cahier des charges du projet et c’est elle qui va régir le travail collaboratif de toute l’équipe de maîtrise d’œuvre durant toute la durée du projet. Pour simplifier, elle répond à la question qui fait quoi, et quand. Le BIM Manager veille à sa rédaction avec l’équipe de maîtrise d’œuvre.

    Que se passe-t-il à l’issue de la formation ?

    La formation se déroule sur 6 jours (42 heures) : 5 journées dédiées au contenu et 1 journée à l’examen, avec un battement de 2 semaines au minimum entre la cinquième et la sixième journée. Lors de l’examen, les stagiaires disposent d’une heure pour répondre à un QCM, avant de présenter, devant le groupe, un mémoire sur un de sujets choisi et validé, lors de la formation. La réussite des deux épreuves est nécessaire à l’obtention de la certification de formation.

    Je découvre la formation « Management de projet BIM Conception, Construction » d’AFNOR compétences.

    Découvrir les formations AFNOR COMPÉTENCES

  • ITE en copropriété : valorisation du patrimoine et gain énergétique

    Irène Demoute, directrice commerciale de Socateb, répond aux questions du Grand Circuit Rénovation des Copropriétés sur la valorisation du patrimoine et les gains énergétiques liés à l’isolation thermique par l’extérieur (ITE).

    Retranscription

    Quel est le bénéfice en termes de valorisation du patrimoine avec l’ITE ?

    Quand on fait une isolation thermique par l’extérieur, c’est plus qu’un aménagement technique, c’est aussi un embellissement de vos façades. Parce que vous pouvez remodéliser vos bâtiments. Tous ne s’y prêtent pas, mais avec la majorité des immeubles des 30 glorieuses on a la possibilité d’améliorer l’esthétique du bâtiment. De plus en plus, les études des bureaux d’études et des architectes associent des études architecturales pour donner une image au bâtiment.

    La deuxième chose, c’est que de plus en plus les copropriétaires qui cherchent à acheter, ou les loueurs, recherchent des logements qui ont une valeur thermique plus performante. Parce que dans le temps on veut se sentir mieux. Le confort garde une part importante dans le bénéfice de l’ITE. Et ne pas perdre de place par rapport à une isolation intérieure, pour laquelle on estime une perte de 6 à 10 % à l’intérieur des logements.

    Sur les immeubles des 30 glorieuses, quel gain énergétique peut on espérer ?

    On peut passer de l’étiquette E à C. Donc généralement on est au delà des 25 % parce que la plupart des immeubles de ces années là n’ont pas été entretenus. Donc quand on regarde dans le cadre de la rénovation énergétique, quand on parle isolation thermique des façades, les toitures terrasses, les flocages en cave, les menuiseries… on arrive au delà des 25 % d’économies d’énergie.

  • Rénovation des copropriétés : 3 questions sur le financement, avec DOMOFINANCE

    Rénovation des copropriétés : 3 questions sur le financement, avec DOMOFINANCE

    François Millet, responsable Grand Compte chez Domofinance, répond aux questions sur le financement des travaux de rénovation des copropriétés. Une vidéo réalisée à l’occasion du Grand Circuit Rénovation des Copropriétés.

    Retranscription

    De nouveaux acteurs de crédit vont-ils arriver pour accompagner les copropriétés ?

    Nous sommes deux à l’heure actuelle. La Caisse d’Epargne Ile-de-France et Domofinance. On sait que le Crédit Foncier a arrêté son activité, qui a été transférée à la Caisse d’Epargne Ile-de-France. On espère qu’ils vont s’organiser pour arriver très rapidement.

    Peut-on mettre en place un financement si une partie des copropriétaires n’est pas à jour du paiement de ses charges ?

    Oui. On vote le principe de l’emprunt collectif en Assemblée Générale. Après, si je souhaite utiliser ce financement pour payer mes travaux, je dois être à jour de mes charges. Si mon voisin du dessus n’est pas à jour de ses charges, ça ne sera pas bloquant pour l’étude et l’acceptation de ma demande. Les copropriétaires qui expriment leur volonté d’adhérer au financement doivent l’être.

    Quelles garanties prenez-vous ? Que se passe t-il si la copropriété n’arrive pas à rembourser ?

    Si, durant la durée du financement, un copropriétaire se retrouve en situation de défaillance, l’organisme caution qui garantit notre mise en place d’emprunt collectif va prendre en charge le règlement du retard et va solder la quote-part empruntée. Donc l’offre est sécurisée à la fois pour l’emprunteur concerné en cas de défaillance, et pour l’ensemble des autres copropriétaires qui ont pris cette solution de financement.

  • Chauffage collectif : financement, budget et retour sur investissement

    Chauffage collectif : financement, budget et retour sur investissement

    Marie Souplet, directrice générale de Prochalor, répond aux questions sur le financement et le retour sur investissement des opérations de rénovation et d’entretien des chaufferies collectives. Une vidéo réalisée à l’occasion du Grand Circuit Rénovation des Copropriétés.

    Retranscription

    Quelle part dans le budget représentent les CEE dans le changement d’une chaufferie ?

    En général, on est sur une économie de 10 à 25 % sur le financement des travaux. Ce n’est pas neutre. Aujourd’hui, le montant que peut représenter les aides est énorme.

    Sur quel retour sur investissement compter ? Sur combien d’années ?

    Tout dépend. Sur les exemples que je donne c’est immédiat. Quand on prend en charge le financement derrière, l’économie est immédiate pour la copropriété.

    Quel budget entretien prévoir ?

    Dans tous les cas, le budget d’entretien de l’installation ne va pas évoluer d’une année sur l’autre car vous avez forcément une chaufferie à entretenir et vous avez l’équivalent avec la nouvelle. Après tout dépend de ce que l’on met en oeuvre. Il va sûrement y avoir une augmentation des coûts puisque les obligations réglementaires augmentent. Il va y avoir des obligations de contrôles complémentaires, ce qui ne va pas être négligeable sur la facture d’entretien. Malgré tout, la facture d’entretien est minimum par rapport à la facture P1 (fourniture d’énergie).

    Avec le P2 (rénovation de la chaufferie) on n’a pas forcément une diminution. Généralement les coûts d’entretien ne diminuent pas. Parce qu’on a les mêmes obligations, les mêmes fréquences de passage à assurer.

    Sur le P3 (renouvellement du matériel), comme c’est une garantie totale, si l’installation est très vieillissante la copropriété adapte le P3 en fonction de l’âge de l’installation. Si une chaudière casse, il faut qu’elle puisse avoir la capacité de financer la rénovation de la chaudière.

  • Isolation des copropriétés : financement et garantie

    Isolation des copropriétés : financement et garantie

    Jérôme Raucoules, co-gérant et fondateur d’AD Validem, répond aux questions sur le financement des solutions d’isolation des copropriétés (combles, calorifugeage et sous-sols) et sur les garanties associées. Une vidéo réalisée à l’occasion du Grand Circuit Rénovation des Copropriétés.

    Retranscription

    Combles, calorifugeage, sous-sols… Quelle part dans le budget représentent les CEE sur ces travaux ?

    Sur les combles, c’est de l’auto-financé aujourd’hui pour les copropriétés. La seule chose qui n’est pas autofinancée, c’est quand on souhaite un produit de type laine de roche. Ou encore, mais en copropriété c’est rare, quand on veut passer sur des produits de type ouate de cellulose ou metisse, qui sont des isolants textiles soufflés. Là, il faut faire automatiquement la dépose de l’ancien isolant.

    Le seul cas où il peut y avoir des restes à charge, c’est de l’ordre de 300 à 400 euros lorsqu’il y a un énorme groupe de VMC a protéger. Là on n’est pas dans un standard. Mais pour une copropriété qui fait 1 000 m2, si vous avez 400 euros à charge c’est le maximum.

    Le calorifugeage aussi ça fait un moment que c’est gratuit grâce aux CEE. Et pour les sous-sols, ça dépend de la finition. On peut considérer que l’on a de la prise en charge à 75 %.

    Quelle garantie sur les travaux ? À quelle fréquence faut-il intervenir ?

    L’isolation, une fois qu’elle est faite, on est tranquille pendant 15-25 ans. Pour les combles on peut aller jusqu’à 30 ans. Parce que dans les fiches techniques, vous avez un tassement inclus (vous avez le soufflage à réaliser, qui est de 33 cm en laine de verre, et vous avez les 2 cm de tassement qui sont inclus dans la fiche). On est sur un produit normé. Des études ont montré que ce qui était important, c’était les 25 premiers centimètres, et que tout ce qui était au dessus était du confort thermique mais sans plus.

    Quant à la garantie, elle est décennale pour les entreprises. Elle est aussi en lien avec les audits. Parce qu’une fois qu’on a quelqu’un qui vient contrôler, il y a une garantie juridique. Tout le monde aujourd’hui est bien contrôlé.

  • Ventilation en copropriété : diagnostics, qualité de l’air et connectivité

    Ventilation en copropriété : diagnostics, qualité de l’air et connectivité

    Vincent Bernard et Laurine Chapot, d’Acthys Ventilation, répondent aux questions sur la ventilation des copropriétés à l’occasion du Grand Circuit Rénovation des Copropriétés.

    Retranscription

    Y a-t-il des obligations de diagnostics des conduits de ventilation ?

    Il n’y a pas d’obligations majeures. Parfois on peut voir de l’amiante sur des têtes de souche ou on retrouve des conduits fibro amiantés, ce sont des repérages que l’on doit faire dans le cadre du diagnostic amiante. Aussi, il ne faut pas qu’il y ait des tubes PVC qui courent, car on peut avoir une propagation du feu. Mais il n’y a pas de réglementation particulière sur le conduit, sinon des recommandations.

    Faut-il faire des contrôles réguliers pour veiller à la qualité de l’air intérieur ?

    Nous, on va contrôler l’installation. Il n’y a pas non plus d’obligations particulières sur la qualité de l’air intérieur. Après, il faut savoir qu’il y a de nombreuses solutions qui existent – plus ou moins précises – qui permettent de l’évaluer.

    Y a-t-il des nouvelles technologies sur lesquelles vous travaillez ?

    On travaille sur la connectivité entre la solution de ventilation installée et les objets connectés, l’intelligence artificielle pour mieux agir et plus rapidement. Par exemple sur la maintenance de la solution, pour valider la qualité de l’air intérieur. En fonction du taux d’humidité calculé, la ventilation viendra moduler le logement.