Catégorie : Rénovation des Copropriétés

Les copropriétés représentent une part importante du parc immobilier français, avec des défis comme la mobilisation des copropriétaires lors des assemblées générale, le financement, les aides, les nouveaux usages, les audits énergétiques et le choix des solutions et entreprises.

  • Immeubles des 30 glorieuses : typologie de bâtiments et rénovation énergétique

    Immeubles des 30 glorieuses : typologie de bâtiments et rénovation énergétique

    Benjamin Rougeyroles, chargé de mission au sein de l’Agence Parisienne du Climat (APC), présente les particularités des immeubles des 30 glorieuses et leurs avantages par rapport aux autres bâtiments dans le cadre de leur rénovation énergétique. Une vidéo réalisée à l’occasion de l’étape de Vincennes du Grand Circuit Rénovation des Copropriétés.

    Retranscription

    Je représente aujourd’hui la plateforme CoachCopro. C’est une plateforme Web qui permet aux Agences locales de l’énergie d’accompagner les copropriétaires dans leur projet de rénovation. Le rôle de CoachCopro est aussi de faire l’interface entre les copropriétaires et les professionnels de la rénovation énergétique. CoachCopro est aujourd’hui déployé sur plus de 22 territoires en France, et notamment sur tous les territoires de la métropole du Grand Paris.

    Quelques chiffres clés : la métropole compte aujourd’hui 101 000 copropriétés, ce qui représente 2 millions de logement. Environ 30% du bâti correspond à la période des 30 glorieuses (1945-1973). Quand on parle des 30 glorieuses, on distingue 4 typologies de bâtiments, que l’on va trouver dans cette période : le type MRU (ministère de la rénovation urbaine), regroupant des bâtiments construits juste après la 2ème guerre mondiale ; les immeubles de standing, avec des prestations plus élevées que la moyenne, notamment avec des matériaux constructifs plus nobles (parements en pierres agrafées, des balcons, des grandes pièces de vie, des halls d’immeuble de bonne qualité…) ; des tours, que l’on appel aussi IGH (immeubles de grande hauteur) ; et les grands ensembles. Ce sont des bâtiments qui on été construits vite, avant les premières réglementations thermiques, avec peu ou pas d’isolation. Et même si votre bâtiment a été isolé à la période de sa construction, c’était il y a 50 ans. Donc l’isolement a pu en pâtir.

    Ce sont donc sur ces bâtiments que l’on retrouve les déperditions énergétiques les plus élevées de l’ensemble du parc de bâtiments construits en France.

    Pendant les années des 30 glorieuses on a voulu construire plus vite, on a utilisé beaucoup de béton, plus fin. Et on avait moins de problèmes d’approvisionnement énergétique. On n’avait pas de soucis avec les grosses chaufferies fioul dans ces types de copropriétés. Même si l’on perdait de l’énergie, ce n’était pas grave parce que l’on était en capacité d’en acheter énormément, ce qui n’est plus le cas aujourd’hui.

    Leurs avantages pour la rénovation énergétique

    Premièrement, on a moins de contraintes patrimoniales sur ces types de bâtiments. Il en existe, mais il y en a moins que sur du bâti ancien par exemple. Par contre, sur les 30 glorieuses on va retrouver de grands murs de façade lisses, sur lesquels l’isolation va être facilement apportée. De même que ces bâtiments ont des installations collectives sur lesquelles il va être plus facile d’intervenir, d’avoir une régulation générale, et de faire des gains d’échelle et de performance.

    L’autre particularité de ces bâtiments, ce sont leurs matériaux constructifs qui sont fermés à la vapeur. On va pouvoir être plus libre dans les choix techniques que l’on va pouvoir apporter.

    Un exemple de rénovation

    Dans cet exemple, le bâtiment date de 1973 et compte 53 logements. Il totalise presque 1 million d’euros de travaux (environ 18 000 euros par logement), mais qui permet un gain énergétique de 53 % en passant d’une étiquette D à une étiquette C. Les travaux correspondent notamment à l’isolation des façades et des planchers bas, au changement des fenêtres et à l’amélioration de la ventilation. Ces retours d’expériences, on peut les retrouver sur une carte directement sur le site Coach-Copro.

  • Portrait du logement collectif à Vincennes

    Portrait du logement collectif à Vincennes

    Bertrand Pitavy, conseiller municipal et chargé de l’Éco-citoyenneté à la Ville de Vincennes, présente en chiffres les particularités du logement collectif dans la ville de Vincennes.

    Retranscription

    Quelques chiffres sur la Ville de Vincennes. Vincennes c’est un peu plus de 26 000 habitants au kilomètre carré. Pour donner un ordre de grandeur, les trois villes les plus densément peuplées en France sont Levallois-Perret, Vincennes, et Le Pré-Saint-Gervais. Ces trois villes ont toutes les trois plus de 25 000 habitants au km2.

    La densité forte est en effet une problématique car la ville manque de foncier. La seule parcelle actuellement libre de tout habitation fait 50 m2. Mais ça a aussi un avantage : moins de transports, donc moins d’émissions de gaz à effet de serre. Et la plupart des bâtiments sont mitoyens, avec une déperdition d’énergie moindre.

    Concernant l’âge du patrimoine immobilier, plus des 2/3 des bâtiments à Vincennes ont été construits avant 1968, c’est à dire avant la première réglementation thermique. On considère qu’il y a un effort à faire sur ce sujet là.

    On a aussi une très large majorité de logement collectif : 95 % des logements à Vincennes sont collectifs.

    À cela s’ajoute un certain nombre de contraintes environnementales et patrimoniales.

    Tout cela s’intègre dans un Agenda 21, mis en place avec un levier majeur qui est le développement d’un habitat économe en énergie. Pour cela on a mis en place des actions. La première est la sensibilisation des Vincennois à la maitrise de l’énergie, qui se réalise notamment au travers du défi des familles à énergie positive (ça permet de s’assurer que l’on pense aux bons gestes du quotidien, qu’on les ancre dans nos habitudes pour avoir un premier niveau d’économie d’énergie). Le deuxième, c’est l’accompagnement des copropriétés dans leur projet de rénovation, avec par exemple le Grand Circuit Rénovation des Copropriétés. Et le troisième, c’est la lutte contre la précarité énergétique.

  • Copropriété : à quelle fréquence contrôler les canalisations ?

    Copropriété : à quelle fréquence contrôler les canalisations ?

    Fabien Quillevere, directeur d’exploitation au sein d’IDR, répond aux questions sur les canalisations des copropriétés à l’occasion du Grand Circuit Rénovation des Copropriétés.

    Retranscription

    À quelle fréquence entretenir et contrôler les canalisations ?

    La plupart des copropriétés, avant d’être impactées par un problème, estiment que ça marche bien et n’entretiennent que très peu leurs canalisations. Sauf si une personne au sein de la copropriété est sensibilisée à ces métiers de la canalisation.

    Il est bon de faire un hydro-curage tous les 10 ans. Plus la canalisation ou la colonne est vieillissante, par exemple si l’immeuble date de la période des 30 glorieuses, plus il faut sensibiliser la personne qui va faire l’hydro-curage à ne pas mettre trop de pression, au risque de créer un dégât des eaux. Et si vraiment vous n’avez aucun historique dessus, une petite inspection n’est pas négligeable car – avec un passage à la caméra – vous n’engendrez pas beaucoup de frais pour la copropriété mais vous savez anticiper derrière et vous allez pouvoir intervenir sur les problèmes futurs.

    Il faudrait aussi sensibiliser les auditeurs qui font l’ensemble du bâtiment à ne pas négliger cette partie, qui peut dégrader tout ce qui a été refait dans un appartement ou dans une partie commune.

    Y a-t-il des cas où des travaux destructifs sont nécessaires ?

    Les travaux destructifs sont nécessaires en pied de colonne. S’il n’est pas fait, il est bon de le faire. Comme il y a pas mal de coudes, on ne va pas pouvoir forcément le réhabiliter, donc on change cette partie visible dans le pied de colonne. Le côté destructif intervient aussi à partir du moment qu’il y a un gros dégât des eaux et qu’il n’y a plus de structure de colonne.

  • Les matériaux biosourcés s’invitent dans la copro – Rendez-vous le 26 nov. à Paris

    Les matériaux biosourcés s’invitent dans la copro – Rendez-vous le 26 nov. à Paris

    Les matériaux biosourcés s’invitent dans la rénovation des copropriétés. Pour répondre aux questions des professionnels et présenter les initiatives en la matière, l’Agence Parisienne du Climat (APC) invite les prescripteurs et entrepreneurs à un après-midi d’information sur le sujet ce mardi 26 novembre.

    À cette occasion, fabricants, fournisseurs et concepteurs présenteront les dernières innovations adaptées à la rénovation de copropriétés.

    A travers ce nouveau cycle de rendez-vous, l’objectif est de proposer aux professionnels de la rénovation énergétique de découvrir et partager des solutions innovantes aux contraintes rencontrées lors de la rénovation des copropriétés.

    Programme

    • 14h – 14h15 : Accueil et introduction par l’Agence Parisienne du Climat
    • 14h15 – 15h00 : Présentation des isolants biosourcés : caractéristiques et intérêt par Biofib Isolation
    • 15h30 – 15h45 : Présentation des panneaux isolants naturels en paille de riz de Camargue par FBT isolation
    • Pause (15 min)
    • 16h – 16h30 : Lancement du projet «rue Jean Quarre» porté par la Ville de Paris (DCPA)
    • 16h30 – 17h : Utilisation de matériaux biosourcés sur bâti ancien en copropriété par l’AFIH

    Informations pratiques

    • Date : mardi 26 novembre 2019
    • Horaire : 14h – 17h
    • Lieu : Maison des acteurs du Paris durable, 21 Rue des Blancs Manteaux, 75004 Paris
  • Chaufferies collectives : s’engager sur des résultats

    Chaufferies collectives : s’engager sur des résultats

    Si l’entretien des chaufferies collectives fait l’objet de nombreuses réglementations, l’opportunité d’optimiser sa consommation de chaleur peut être une motivation pour faire appel à des contrats plus poussés d’exploitation des installations. Explication avec Marie Souplet, présidente de Prochalor.

    Quel est le métier de Prochalor ?

    Prochalor est exploitant d’installations thermiques collectives (à partir de 70 kW) faisant appel à toutes les énergies et technologies pouvant être mises à disposition des collectivités pour leur assurer le chauffage et l’eau chaude sanitaire : chaufferies gaz, chauffage urbain, chaufferies bois, co-génération, pompes à chaleur, solaire thermique… À ce titre, nous nous assurons de l’entretien des équipements, des travaux de rénovation, avec pour objectif de renforcer la performance énergétique des installations. Nous nous occupons également de tous les contrôles réglementaires sur les installations.

    Quels sont ces contrôles réglementaires ?

    Il y en beaucoup, mais les plus importantes concernent la sécurité et la pollution des installations, notamment via les contrôles de combustion à effectuer sur les chaudières et l’inspection des armoires électriques, des extincteurs ou encore des disconnecteurs, qui évitent de polluer le réseau d’eau potable de la ville.

    D’autres réglementations ont pour cible la protection de l’environnement. Dans l’actualité, il y a aussi la question des “installations classées”, dans lesquelles entreront d’ici la fin de l’année 2019 les chaufferies supérieures à 1MW, contre 2MW actuellement. Ces installations devront être déclarées à la préfecture pour permettre aux pouvoirs publics de situer les installations pouvant être considérées à risque, et d’éventuellement procéder à des contrôles.

    Quelles sont les solutions contractuelles de maintenance que vous proposez ?

    Prochalor propose différents contrats de durée. Ceux-ci peuvent être des contrats d’entretien simples basés sur un nombre de passages, sans obligation de résultat sur des engagements énergétiques. C’est un type de prestation un peu réducteur à notre sens, car nous souhaitons participer aux économies énergétiques de nos clients.

    Nous proposons donc des contrats améliorés. Le contrat de maintenance avec garantie totale du matériel, par exemple : lorsqu’un équipement casse, nous avons l’obligation d’assurer la continuité du fonctionnement et de venir réparer la pièce au moment où l’on s’aperçoit de la panne. Cela limite les délais d‘interruption de service.

    Le contrat ultime, c’est celui avec l’achat du gaz, pour lequel notre obligation consiste à dispenser une température contractuelle dans le bâtiment qui oscille entre 19°C (la température réglementaire fixée par l’État) et 20 ou 21°C à la demande de certains clients. La quantité de gaz nécessaire est calculée à l’année et varie en fonction de la rigueur climatique. Si jamais Prochalor génère 20°C dans le logement alors que la consommation cible est fixée à 19°C, c’est nous qui prenons en charge le degré supplémentaire. Ce n’est pas rien, car un degré peut représenter jusqu’à 7 % de la consommation. Autre avantage de ce contrat : le marché du gaz étant très vaste, nous sommes à même de négocier les prix de l’énergie suite aux appels d’offres ouverts que nous lançons auprès des fournisseurs de gaz. Prochalor peut ainsi faire profiter ses clients des meilleurs tarifs de gaz possibles.

  • Financement des travaux et anticipation du budget – Réponses d’expert avec IDF ENERGIES

    Financement des travaux et anticipation du budget – Réponses d’expert avec IDF ENERGIES

    Raphaël Claustre, directeur général d’IDF Energies, répond aux questions sur le financement des travaux de rénovation des copropriétés et l’anticipation du budget à l’occasion du Grand Circuit Rénovation des Copropriétés du 13 juin 2019 à Bobigny.

    Retranscription

    Est-ce que vous aussi vous ramenez le reste à charge par rapport à la valeur verte* ? Pensez-vous que l’investissement de départ crée des économies au global ?

    Oui et non. Au milieu de la phase de conception et de la réunion que l’on fait deux semaines avant le vote des travaux, il y a un document (4 pages) très précis avec tous les chiffres utiles. On ne donne pas l’impact en valeur verte car les informations que l’on a sur la valeur verte, ce sont les informations moyennes données par les notaires. Et les notaires donnent la moyenne à l’échelle de la grande couronne parisienne, en appartement. Moi, je ne suis pas capable de la transformer, sur votre copropriété, en exactement ce que ça va donner. La valeur verte c’est donc un argument, mais on le donne en qualitatif. On ne peut pas le quantifier.

    Avec des aides qui changent régulièrement, comment anticiper le budget sur du long terme ?

    Les aides changent tous les ans mais on a quasiment jamais eu de changements radicaux. Le Crédit d’impôt transition énergétique (CITE) par exemple : chaque fois que l’on parle à une copropriété on lui dit qu’on n’est pas sûr de l’aide qu’elle aura. Par contre il existe depuis 2005 et ça fait 14 années qu’il est reconduit. C’est vrai que chaque année il y a une loi de finance qui est votée, qui peut le renforcer, l’affaiblir, l’annuler. En ce moment il s’agit plutôt de le transformer en une prime. Finalement ça ne change pas grand chose. Donc oui il y a un aléa sur les aides, et notre but est de vous informer et de les sécuriser le plus possible.

    Les certificats d’économie d’énergie (CEE), qui sont aujourd’hui des subventions importantes, sont apportés et garantis par IDF Energies : quand vous votez vos travaux en assemblée générale, nous vous proposons un contrat qui vous garantie que – si vous réalisez les travaux tels que votés – alors nous vous verserons en fin de travaux une somme précise. Nous vous sécurisons le plus possible, même s’il y a un peu d’aléa.

    Quelles sont les prochaines évolutions concernant les aides financières ?

    Les grandes tendances, ce serait que le CITE soit sécurisé au moment du vote en assemblée générale. Que ce soit un crédit d’impôt, une prime, ou un autre outil qui le succède. Afin qu’au moment où les copropriétaires votent, ils soient certains de bénéficier de cette aide. Aujourd’hui on vote en assemblée générale, et on sait réellement si on aura l’aide quand on aura fini de payer les factures. Donc ça, les pouvoirs publics en parlent de plus en plus.

    Deuxième évolution possible : il existe un prêt à taux zéro, mais qui est très difficile à mobiliser. À ma connaissance, en Ile-de-France il n’y a que deux sociétés qui mobilisent ces prêts à taux zéro, dont IDF Energie. Une possibilité serait que ces prêts à taux zéro soient distribuer directement par des sociétés de tiers financement.

    * La valeur verte correspond à l’augmentation de valeur engendrée par la meilleure performance énergétique et environnementale d’un bien immobilier par rapport à un autre bien immobilier toutes les autres caractéristiques étant égales par ailleurs.

  • Réforme du droit de la copropriété : la mise en place obligatoire d’un plan pluriannuel de travaux annulée

    Réforme du droit de la copropriété : la mise en place obligatoire d’un plan pluriannuel de travaux annulée

    Communiqué de la FNAIM

    Attendu depuis plusieurs mois avec la promesse de réformer en profondeur un secteur dont le cadre juridique n’avait que très peu évolué depuis la loi du 10 juillet 1965, le projet d’ordonnance portant réforme du droit de la copropriété, prévue par la loi ELAN, a été adoptée hier, mercredi 30 octobre, en Conseil des ministres. La Fédération Nationale de l’Immobilier constate que les débats autour de ce projet ont permis d’aboutir à une réforme relativement équilibrée. Elle regrette cependant la disparition de la mesure phare de cette ordonnance, pourtant approuvée à l’unanimité par l’ensemble des acteurs de la profession et des associations de consommateurs, la mise en place obligatoire d’un plan pluriannuel de travaux (PPT).

    Une occasion manquée sur la rénovation des bâtiments mais des avancées pour les propriétaires et la gestion des syndics

    La Fédération des professionnels de l’immobilier, dont la mobilisation a permis de faire avancer plusieurs points, se satisfait d’avoir été entendue sur des questions essentielles, mais regrette profondément le recul au dernier moment du Gouvernement sur le plan pluriannuel de travaux, disposition consensuelle issue des débats du CNTGI :

    Une occasion ratée d’améliorer l’entretien des immeubles : La mise en place obligatoire d’un plan pluriannuel de travaux (PPT) pour les copropriétés de plus de 15 ans, présente jusqu’au dernier moment dans le projet de réforme, a disparu du texte final. La FNAIM regrette le retrait par le Gouvernement de cette mesure qu’elle estimait impérative et qui aurait permis d’assurer une rénovation du bâti, qui ne peut s’envisager que dans la durée. « Le plan pluriannuel de travaux que nous appelions de nos vœux, aurait permis une plus grande anticipation pour les copropriétaires, notamment grâce à l’obligation d’abonder les fonds travaux à hauteur de 2,5% minimum du PPT. Concrètement, cette mesure aurait permis de mieux prévenir la dégradation des immeubles et d’éviter des drames comme ceux de la rue d’Aubagne à Marseille. » souligne Jean-Marc Torrollion. « C’est pour les professionnels de la copropriété une réelle déception. Nous attendons les explications du Gouvernement sur les moyens qu’il compte mettre en place pour lutter contre le délabrement de nombreux bâtiments. ».

    Petites ou grandes copropriétés gardent les mêmes prestations : Le maintien d’un régime unique de gestion de la copropriété est une mesure positive, qui garantit une égalité des copropriétaires face au droit, quelle que soit la taille de la copropriété, même si les petites copropriétés bénéficient d’aménagements particuliers. « Le risque était de créer un régime de copropriété à deux vitesses, qui aurait pu engendrer une rupture en matière de services proposés aux copropriétés de 5 lots au plus (ou bien 15 000€ de budget pendant 3 années consécutives) en les faisant sortir de la gestion professionnelle », ajoute Jean-Marc Torrollion.

    Plus de services pour les copropriétaires : Combat de longue date de la FNAIM également, la réforme donne la possibilité aux syndics de proposer un contrat socle, marquant une avancée concrète pour les services proposés par le syndic, au-delà du contrat type qui limitait jusqu’alors cette possibilité. « Cela permettra au syndic de proposer aux copropriétaires toute une gamme de prestations répondant aux attentes et besoins des copropriétaires (conciergerie, gardiennage, babysitting, dogsitting, etc.) qui pourront-être autant d’éléments apportés au bien vivre au sein de la copropriété. » précise Jean-Marc Torrollion.

    Mise en concurrence du syndic, plus de simplicité pour le copropriétaire, plus de sécurité pour le syndic : Le projet maintient la mise en concurrence obligatoire du syndic à chaque échéance, malgré les interrogations de la profession quant au bien-fondé de cette mesure. Cependant, la FNAIM a obtenu que la mise en concurrence soit sous la responsabilité unique du conseil syndical et que le non-respect du processus – par le conseil syndical – n’ait aucune incidence sur la validité du contrat. « Cela permet au syndic de travailler avec sérénité et que sa mission ne puisse être remise en cause dans le cas où la mise en concurrence ne serait pas appliquée dans les délais » précise Jean-Marc Torrollion.

    Le renforcement du rôle et des pouvoirs du conseil syndical : vers plus d’efficacité

    Le renforcement du rôle et des pouvoirs du conseil syndical sera un levier d’amélioration de la gestion des immeubles en copropriété. On peut citer notamment le renforcement des pouvoirs du président du conseil syndical et l’encadrement de la délégation des pouvoirs accordée au conseil syndical pour l’exécution de certaines décisions. Pour Jean-Marc Torrollion « Le conseil syndical reste dans son rôle et il n’a pas été donné suite à l’idée, évoquée pendant un certain temps, d’un conseil d’administration dans les grandes copropriétés qui ne correspondait pas à notre vision de la gestion des immeubles collectifs en France, et aurait remis en cause l’esprit de la loi de 1965, basé sur un fonctionnement « démocratique » de la copropriété ».

    Une série de mesures au service d’une plus grande fluidité dans la gestion

    De nombreuses dispositions présentes dans ce texte vont permettre de faire primer la gestion collective sur les intérêts particuliers et assurer un fonctionnement plus fluide et plus efficace de la copropriété. On peut citer par exemple :

    • l’interdiction à la copropriété de faire obstacle à des travaux de mise aux normes handicapées sur les parties communes,
    • la facilitation du vote par correspondance,
    • la portabilité des documents dématérialisés lors de changement de syndic,
    • l’obligation pour toutes les copropriétés gérées par un syndic professionnel d’ouverture d’un compte bancaire séparé,
    • la mise en place de mesures facilitées pour le recouvrement des charges,
    • ou encore, l’abaissement des majorités afin de faciliter les prises de décisions.

    « Bien que le pragmatisme l’ait emporté dans beaucoup des mesures et que cette réforme préserve les équilibres indispensables au bon fonctionnement de la copropriété, la FNAIM regrette le manque d’ambition dans certaines mesures pourtant essentielles, à l’image du plan pluriannuel de travaux. » déclare Jean-Marc Torrollion, Président de la FNAIM.

  • Comment assurer une bonne interface entre isolation et ventilation ? Réponses d’expert avec AD VALIDEM

    Comment assurer une bonne interface entre isolation et ventilation ? Réponses d’expert avec AD VALIDEM

    Jérôme Raucoules, co-fondateur d’AD Validem, répond aux questions sur l’isolation à l’occasion du Grand Circuit Rénovation des Copropriétés.

    Retranscription

    Comment assurer une bonne interface entre l’isolation et la ventilation ?

    Dans de nombreux cas en habitat collectif, il y a déjà de la ventilation en place. Après, est-ce qu’elle est sur-dimensionnée, sous-dimenssionnée ? Ce n’est pas mon métier donc je ne peux pas prendre position. En revanche, les endroits que l’on a isolé dans le passé (il y a 7, 8 ans) où la ventilation n’était pas présente, au dernier étage on se retrouve très rapidement avec des traces de moisissures.

    C’est plus présent encore dans des habitats individuels mais je pense que c’est identifié dans le sens où l’habitat individuel que l’on peut traiter c’est majoritairement avec des offices HLM et ils ont déjà – dans la majorité des cas de ce que l’on peut fréquenter – complété ou refait l’isolation en place, et il y a toujours un électricien qui passe avant nous pour la ventilation. Les meilleurs refont le réseau, on passe, et ils mettent le bloc après (ils ont juste à raccorder). Sur les copropriétés, je n’ai pas de recul car dans ce que l’on traite aujourd’hui, il s’agit souvent de copropriétés qui ont été faîtes entre 1980 et 1995, époque à laquelle il y a eu une première loi qui imposait la ventilation. Les immeubles qui ont vraiment un problème de ventilation, ce sont souvent des immeubles qui ont déjà un toit terrasse.

    Aujourd’hui, l’isolation et la ventilation ce sont deux métiers totalement différents. Quand on a une problématique de ventilation, on confie cette partie à une entreprise partenaire.

    Y a-t-il des précautions à prendre lors de l’isolation avec les chaufferies collectives ?

    Hormis la notion de feu, non, rien de particulier. En chaufferie, la seule chose c’est la notion de feu. On peut rajouter un placo flamme sur la partie plafond.

    Quel entretien pour un flocage ?

    Ce n’est pas très à la mode en ce moment. Lors de la pose il y a un petit gel qui est ajouté et qui permet de maintenir le flocage. On peut en rajouter pour l’entretien. La dalle rapportée est plus dans l’air du temps : la majorité des gens aujourd’hui remplace le flocage par de la dalle rapportée. Ça ne bouge pas et il y a de la finition qui peut être peinte.

    Donc l’entretien du flocage, c’est un gel qui est rajouté. Il peut aussi être recomplété. Mais ce n’est pas conseillé. Dans certains cas précis on peut garder le flocage et mettre de la dalle dessus. Le flocage peut être retiré facilement, c’est surtout du volume en déchèterie. Pour vous donner un ordre d’idée, on a travaillé sur une EHPAD où la décision a été prise de retirer tout le flocage : sur 700 m2, on a retiré 85 m3 de flocage.

  • Le pilotage du chauffage en copropriété selon Legrand

    Le pilotage du chauffage en copropriété selon Legrand

    Emmanuel Ballandras, directeur des partenariats de Legrand, répond aux questions sur le pilotage du chauffage à l’occasion du Grand Circuit Rénovation des Copropriétés.

    Retranscription

    Le pilotage, plutôt pour le neuf ou l’ancien ?

    Le produit est totalement agnostique de neuf ou de rénovation. Vous pouvez donc faire aussi bien en neuf qu’en rénovation, sans aucune problème. Après, tout dépendra du type de chauffage que vous avez. Tous les types de chauffage ne sont pas adaptés aux solutions que j’ai montré. En l’occurence, avec la tête thermostatique, il faut avoir une graduation sur votre chauffage pour pouvoir installer ce produit sur la connexion déjà existante. Il y a aujourd’hui 35 à 45 % des radiateurs individuels du marché qui sont équipés de ces graduations, sur lesquels vous venez ajouter ni plus ni moins que de la connectivité sur la tête existante. La sortie de câble que je vous ai montré tout à l’heure permet de se mettre derrière le branchement qui sort du mur pour venir alimenter le convecteur, et à ce moment là vous pouvez mettre un autre type d’intelligence mais à un autre endroit que sur la tête ici.

    Les systèmes Legrand s’interfacent-ils facilement avec les anciens systèmes de chauffage ventilation climatisation ?

    Je pense avoir répondu à la question. Tout va dépendre du type de matériel que vous avez. Certains auront ce type d’appareillage, d’autres seront plutôt à la connectivité qui est derrière le convecteur. Dans tous les cas, on a une solution pour une très grosse majorité des convecteurs qui existent aujourd’hui.

  • Coup de pouce Chauffage électrique : Thermor et EDF s’associent

    Coup de pouce Chauffage électrique : Thermor et EDF s’associent

    Thermor et EDF, 2 acteurs majeurs de l’efficacité énergétique en France, s’associent pour accompagner, dans le cadre du Coup de pouce chauffage de l’Etat, les foyers français dans la réalisation d’économies d’énergie.

    Ainsi, EDF propose une prime pour le particulier pouvant aller jusqu’à 130€(1) pour le remplacement d’un convecteur fixe « ancienne génération » (2) par un radiateur chaleur douce « nouvelle génération (3) ».

    En partenariat*, Thermor, grande marque française de radiateurs, propose une large gamme (plus de 100 références) de radiateurs performants pouvant bénéficier de cette offre.

    Pour en profiter, il suffit au particulier de s’inscrire AVANT le démarrage de ses travaux sur le site prime-energie-edf.fr et faire réaliser les travaux par un professionnel.

    Pour aller plus loin, Thermor complète le dispositif dès 4 radiateurs remplacés : en ajoutant au système de chauffage, l’option de pilotage à distance Cozytouch, Thermor rembourse 100 € supplémentaires (4) ! Le particulier pourra ainsi piloter à distance, d’où il veut et quand il veut ses radiateurs et gérer au mieux sa consommation d’énergie.

    Ainsi, par exemple, pour l’achat de 4 radiateurs chaleur douce Thermor (modèle Ovation 750w au prix TTC TVA réduite de 10% de 737€ ) ainsi que d’un bridge Cozytouch (prix TTC TVA réduite de 10% de 91€), le particulier peut bénéficier d’une réduction cumulée allant jusqu’à 620 euros (1) !

    Une réelle opportunité, à l’entrée de l’hiver, pour remplacer ses vieux convecteurs grille-pains par des radiateurs chaleur douce nouvelle génération !

    (1) : Montant de la prime fourni à titre indicatif pour tout devis signé jusqu’au 31/01/2020 inclus, dont les travaux sont réalisés jusqu’au 31/12/2020 (date de la facture faisant foi). Le montant de la prime dépend des paramètres renseignés lors de la simulation sur le site prime-energie-edf.fr (130€ par émetteur pour les foyers modeste et 60€ par émetteur pour les autres foyers), et est soumis aux évolutions de la réglementation du dispositif des certificats d’économies d’énergie. Le montant définitif de la prime est calculé à validation du dossier.

    (2) : En remplacement de radiateurs électriques fixes, à régulation électromécanique et à sortie d’air, ou munis de la plaque signalétique d’origine porteuse du marquage CE et de la mention « NF Electricité performance catégorie A », « NF Electricité performance catégorie B » ou « NF Electricité performance catégorie 1* »

    (3) : Radiateur NF Electricité performance 3*œil, à savoir pour Thermor : gammes Mythik, Équateur, Ovation, Bilbao, Ingenio, Emotion, Emotion Barre. Hors versions basses.

    (4) : Voir conditions sur prime-energie-edf.fr dans la rubrique « Offre Partenaires Thermor »

    * Dans le cadre d’un partenariat conclu avec EDF, Thermor accorde un avantage au client final sur ce matériel et selon les conditions s’il est installé par un professionnel