Catégorie : Rénovation des Copropriétés

Les copropriétés représentent une part importante du parc immobilier français, avec des défis comme la mobilisation des copropriétaires lors des assemblées générale, le financement, les aides, les nouveaux usages, les audits énergétiques et le choix des solutions et entreprises.

  • Pourquoi faire appel à une entreprise qualifiée et certifiée ?

    Pourquoi faire appel à une entreprise qualifiée et certifiée ?

    Présent depuis 20 ans sur les marchés publics et privés, SPEBI est une entreprise du bâtiment spécialisée dans le ravalement et l’ITE. La société a su obtenir toutes les qualifications nécessaires pour atteindre l’excellence et un CA attendu supérieur à 30 M€ pour 2018. Le point avec Eric Balech, directeur commercial, et Cédric Antoine, responsable qualité amiante chez SPEBI.

    En quoi consiste la qualification professionnelle ?

    Une qualification Qualibat correspond à une succession de chantiers réussis dans un domaine professionnel particulier tel que le bardage ou l’échafaudage. Dans un souci de transparence, Spebi a fait le choix de rendre consultable sur internet dans « avis clients SPEBI » la totalité des chantiers notés par cet organisme.

    Pourquoi choisir une entreprise certifiée ISO 9001 / 14001 / 18001 ?

    Une entreprise certifiée QSE est une entreprise qui s’est inscrite volontairement dans démarche d’amélioration continue et qui entend en attester la performance. Si elle a fait ce choix c’est qu’elle souhaite s’inscrire dans la durée en plaçant la satisfaction client, la sécurité au travail et la gestion de ses impacts environnementaux au centre de son activité. Il s’agit donc d’un pré-requis indispensable à la bonne conduite d’un chantier et du respect de ses engagements : délais d’intervention, qualité des ouvrages livrés, tenue du chantier.

    Quel est l’intérêt de choisir une entreprise qualifiée par QUALIBAT ?

    La qualification assure que l’entreprise est à jour sur l’évolution des normes du bâtiment et avant-gardiste sur l’évolution des technologies.

    Exemple : depuis octobre 2018, la législation impose de nouvelles dispositions aux bailleurs pour les immeubles amiantés (1 sur 2 concernés) sous peine de sanctions pénales. La question que doit se poser le client est de savoir si l’entreprise choisie a les compétences techniques pour continuer le chantier si la présence d’amiante est avérée.

    Pourquoi choisir une entreprise ayant la qualification 1552 ?

    En faisant ce choix, le copropriétaire a un seul interlocuteur pour l’ensemble des problématiques chantiers. Par ailleurs, la coordination des équipes de désamianteurs et de ravaleurs reste essentielle pour assurer les impératifs d’exécution dans les délais minimum.

    En résumé, choisir une entreprise telle que SPEBI qui dispose de ces qualifications garantit la bonne réalisation de vos chantiers en toute sécurité, et finalement un bon retour sur investissement.

     

  • Rénovation des copropriétés : 5 actions pour garantir la performance énergétique

    Rénovation des copropriétés : 5 actions pour garantir la performance énergétique

    La rénovation énergétique d’une copropriété est une opération relativement complexe qui nécessite du temps et des ressources. Si son aboutissement offre en toute logique une réduction de la facture énergétique, les résultats ne sont pas toujours au niveau escompté. Frédéric Delhommeau, directeur Habitat et Rénovation au sein de l’Agence Parisienne du Climat (APC), conseille cinq bonnes pratiques pour optimiser le niveau de performance énergétique.

    1. Suivre les consommations

    « Nos retours d’expérience montrent qu’il faut attendre deux à trois ans après la remise des travaux pour s’approcher du niveau de performance énergétique prévu, une fois que l’exploitation s’est mise à jour de la rénovation réalisée. Un plan d’équilibrage doit ainsi être réalisé, avec un ajustement sur les puissances des chaudières ou sur la loi d’eau, par exemple.

    Tout ce qui permet de rendre le comptage possible ne doit par ailleurs pas être oublié. Dans trop de situations les sorties de chaudières ou de chaufferies sont dépourvues de compteur de calories. Dans ce cadre, difficile de réaliser un suivi. »

    2. Associer l’exploitant de chauffage

    « Si suivre les consommations sur l’exploitation des systèmes de chauffage et de ventilation permet d’optimiser les économies engendrées par la rénovation, ce réflexe manque à de nombreuses copropriétés. Bien souvent, l’exploitant de chauffage est la dernière personne informée du projet de rénovation énergétique en cours.

    N’étant pas associé en amont sur la phase de conception et sur le travail qui sera engagé, il subira la mise à niveau énergétique et ne prévoira pas le travail d’ajustement à réaliser. Au sein de l’APC, nous conseillons donc aux maîtres d’ouvrage d’inclure l’exploitant dès le départ dans le projet, afin qu’il soit acteur de la démarche. »

    3. Garder l’objectif de performance énergétique tout au long du projet

    « La dégradation de l’objectif de performance énergétique en cours de conception est un autre sujet sur lequel nous sensibilisons de plus en plus les copropriétés. La situation est la suivante : les projets de rénovation passent le plus souvent par des phases d’audit énergétique desquels découlent des scénarios de rénovation impliquant des travaux avec des niveaux de performance énergétique associés. Après un premier arbitrage en assemblée générale ou par le conseil syndical – lors duquel un scénario est favorisé – l’audit est suivi d’une phase de mission maîtrise d’oeuvre.

    C’est à ce stade que le scénario est choisi et que l’on entre dans un chiffrage plus précis des travaux à réaliser, lequel débouche sur un nouvel arbitrage. Enfin démarrent les travaux. L’erreur commise par certaines copropriétés est de ne suivre plus que la nature des différents travaux à réaliser, et non le niveau de performance énergétique décidé trois ou quatre ans en amont, lors de la phase d’audit énergétique, voire de la phase de conception de maîtrise d’oeuvre. En résulte une dégradation de l’objectif de départ. Les résultats obtenus seront peut-être au niveau de ce qui a été fait, mais pas au niveau de ce qui avait été initialement pensé.

    Une multitude de changements peuvent nuire à la cohérence du scénario initial : une épaisseur d’isolant remise en cause dans la phase d’autorisation de l’urbanisme, ou encore des points de détail de mise en œuvre tels que la gestion de ponts thermiques, un changement partiel d’ouvrants, etc.

    Pour se prémunir de ce problème, un suivi doit être réalisé par une personne en charge de garder un œil sur la performance énergétique tout au long du projet. Cette personne peut être un assistant à maîtrise d’ouvrage, un bureau d’étude, ou encore l’exploitant sous contrat de garantie énergétique. Sur ce dernier point, nous travaillons actuellement sur un petit guide de sensibilisation des copropriétaires à la garantie de performance énergétique. »

    4. Contrôler la qualité de mise en œuvre des travaux

    « Un défaut récurrent lors d’une rénovation énergétique est celui d’une mauvaise étanchéité. L’APC conseille vivement de réaliser un contrôle – pendant le chantier – de l’étanchéité via un test à la porte soufflante. C’est d’ailleurs ce qui est imposé dans le cadre des certifications BBC (Bâtiment Basse Consommation). Malheureusement, cette bonne pratique qui se systématise progressivement pour d’autres maitrises d’ouvrage comme le logement social ou l’immobilier de bureau n’est encore que bien trop rare en copropriété.

    Plus généralement, la question de la qualité des entreprises est fondamentale. Si la mention RGE est un préalable, nous soumettons d’autres conditions aux professionnels référencés dans l’annuaire CoachCopro. La principale est d’être actif sur le champ de la copropriété, ainsi que de s’engager à respecter les différents documents et bonnes pratiques que l’APC diffuse dans le réseau.

    Une fois que l’on a une entreprise sérieuse, nous encourageons à aller vers des démarches de performance énergétique ou de certification pour être sûr que cette dernière s’alignera au niveau de performance et de qualité escompté par la copropriété. »

    5. Éduquer les occupants

    « Il faut également savoir changer ses usages pour parvenir au niveau de performance énergétique visé. Un audit énergétique prend pour base des niveaux de consommation et donc des niveaux de température de consigne qui sont théoriques. Il en va de même en phase de conception maîtrise d’oeuvre. Or, ces calculs prennent en compte une température de 19°C la plupart du temps. Malgré la sensibilisation réalisée en ce sens, ce niveau n’est pas encore la norme. Un changement d’usage s’impose. Les copropriétaires pourront trouver toutes les bonnes pratiques dans les guides fournis par l’ADEME. »

  • Les clés de la réussite d’une rénovation énergétique en copropriété

    Les clés de la réussite d’une rénovation énergétique en copropriété

    Gilles Delion, directeur du développement de l’entreprise COULON, donne les clés de la réussite d’une rénovation énergétique.

    Une vidéo réalisée dans le cadre du Grand Circuit de la Rénovation des Copropriétés.

  • « Travaux de ravalement sur supports amiantés » : rendez-vous le 25 octobre à l’Afterwork Spebi

    « Travaux de ravalement sur supports amiantés » : rendez-vous le 25 octobre à l’Afterwork Spebi

    Spebi organisera son deuxième afterwork le 25 octobre prochain sur la thématique des travaux de ravalement sur support amiante. L’occasion pour les participants d’obtenir toutes les réponses les obligations et les modes opératoires d’une entreprise certifiée 1552.

    SPEBI est une entreprise RGE spécialisée depuis 50 ans en ravalement, isolation thermique, étanchéité, et travaux d’intérieur. Certifiée des normes ISO9001-14001-18001, garantes de qualité, sécurité et respect de l’environnement, la société SPEBI est dotée de la qualification amiante 1552. La qualification 1552 permet à la société SPEBI de traiter l’encapsulage et le retrait de supports amiantés en site occupé.

    SPEBI a été récemment élue – depuis le 4 Octobre – par l’association LE GESTE D’OR « Entreprise ravalement de la décennie »

    Programme :
    18H30 > Accueil et verre d’accueil
    19H30 > Ouverture de la conférence
    19H50 > Table ronde Débat et questions/réponses “Comment anticiper et mieux coordonner les interventions des différents acteurs sur un chantier Amianté”
    20H30 > Clôture SPEBI et cocktail dinatoire

    Intervenants :
    Eric BALECH – Directeur commercial (Sté SPEBI)
    Cédric ANTOINE – Responsable Amiante (Sté SPEBI)

    Sur la table ronde :
    Thomas ALIZIER – Diagnostiqueur Amiante (Sté SAFE)
    Patrice PLANCON – (Sté TECHMO)
    Sylvain RAVEL – (Sté ABC DOMUS)
    Rézak SAIDANI – (Sté POLYLOGIS)

    Nous vous attendons nombreux le Jeudi 25 Octobre

    Adresse : 85 Bis Rue Jean Le Galleu 94200 Ivry sur Seine
    Service voiturier assuré
    En transports en commun : métro ligne 7 station Pierre et Marie Curie
    RER C station Ivry-sur-Seine

  • Quel avenir pour les CEE ?

    Quel avenir pour les CEE ?

    Quel avenir pour les certificats d’économie d’énergie ? La réponse avec Marc Gendron, délégué général du Club CEE de l’ATEE.

    Une vidéo réalisée dans le cadre du Grand Circuit de la Rénovation des Copropriétés.

  • Dalkia : marier confort thermique et efficacité énergétique

    Dalkia : marier confort thermique et efficacité énergétique

    Dalkia, filiale d’EDF, est riche de 80 années d’expérience dans l’exploitation, la maintenance des installations de chauffage et la performance énergétique dans l’habitat collectif. Bois, gaz, réseaux de chaleur, ENR… le point sur les solutions énergétiques pour le chauffage des copropriétés avec Thomas Dubrulle, Directeur commercial habitat & collectivités en Ile de France.

    Quelles sont les particularités de l’offre de Dalkia pour les copropriétés ?

    Depuis 80 ans, Dalkia propose l’entretien des installations de chauffage collectif dans le cadre d’un contrat d’exploitation incluant également la garantie sur le matériel et le gros entretien.

    Mais Dalkia va plus loin, en définissant, pour chaque copropriété, une cible de performance de consommation à atteindre durant la période de chauffage. Si cette cible est atteinte ou dépassée, les bénéfices sont partagés avec la copropriété. En cas de sous-performance, le surplus est à notre charge.

    Quand nous reprenons un contrat d’entretien, nous sommes en mesure de générer 10 à 15% d’économies sans modifier l’installation, notamment en optimisant les rendements des chaudières. Et ceci, avec une garantie de confort thermique contractuelle.

    De plus, grâce au DESC (Dalkia Energy Savings Center), qui est notre centre de pilotage de la performance énergétique des sites que nous exploitons, nous sommes capables de surveiller au plus près le rendement des installations et de détecter les dérives en temps réel. Il gère ainsi plus de 5000 sites en Ile de France.

    En lien avec notre DESC nous développons d’ailleurs un ensemble de solutions numériques pour l’habitat qui permettent d’améliorer le confort et la communication avec les occupants.

    Ces solutions nous permettent de proposer une solution de répartition de frais de chauffage intégrée à nos contrats d’exploitation.

    Dalkia est également acteur de la rénovation thermique. Quel est votre positionnement ?

    Pour les copropriétés, nous intervenons essentiellement dans le cadre de travaux d’optimisation et/ou de rénovation des chaudières et des réseaux de chauffage, et nous proposons des solutions de financement, notamment le prêt collectif Harmonis. Cette solution permet d’amortir les frais de l’opération, en étalant un investissement généralement assez lourd pour nos clients des copropriétés.

    Et en matière d’ENR ?

    Les ENR pour l’habitat passent essentiellement par les systèmes de chauffage biomasse, et plus particulièrement les chaudières collectives à granulés. Chaque année, en moyenne, nous en installons une vingtaine dans des copropriétés, en remplacement du fioul et du gaz, ou en mix énergétique. Ce sont des solutions qui doivent être réfléchies, car elles imposent certaines contraintes de stockage et d’approvisionnement. Par contre, elles offrent une vraie stabilité des prix de l’énergie ainsi qu’un approvisionnement local.

    Nous proposons également des solutions de panneaux solaires thermiques, pour la production d’eau chaude sanitaire, ainsi que de la cogénération.

    Aussi, en tant que gestionnaire de réseau de chaleur urbain, nous développons des solutions à grande échelle comme la géothermie. Quand une copropriété recourt à un de nos réseaux alimenté à plus de 50% par des énergies renouvelables, elle peut bénéficier des avantages fiscaux du « réseau vert », et notamment d’une TVA à taux réduit de 5,5 %.

  • Chauff innov : le chauffage central… décentralisé

    Chauff innov : le chauffage central… décentralisé

    Chauff-Innov commercialise Econorad, une gamme de chauffages et de chauffe-eaux innovants. Au-delà d’une innovation produit, Chauff-Innov propose une nouvelle conception du chauffage. Le point avec Jean-Pierre Delmas, responsable des ventes France.

    Quelles sont les spécificités de votre solution ?

    Nos radiateurs électriques avec circulation d’eau chaude sont basés sur l’hydro-électrothermie. Econorad fonctionnant par circulation d’eau chaude à l’intérieur de chaque chauffage, et qui restitue donc le même type de chaleur. Mais chaque chauffage est un module autonome, avec sa « chaudière » et son circulateur. Il suffit donc de les poser et de les brancher, sans raccordement avec un circuit d’eau.

    600 Watts suffisent pour monter l’eau en température dans les radiateurs d’une puissance calorifique de 1052W à 2631W. Notre solution est issue d’un brevet de chez Siemens Allemagne de plus de 35 ans, qui été revu et optimisé par un ingénieur physicien français. L’ensemble est fabriqué en France depuis un an et demi.

    Quel intérêt pour les copropriétés ?

    Les copropriétés ont généralement des installations collectives, mais la tendance est à l’individualisation des chauffages. Notre solution est en outre plus simple : les radiateurs sont posés sans installation centralisée. Il y a donc une économie sur l’installation et sur l’entretien.

    Nos solutions sont pilotées via Honeywell. Nous avons également développé une solution d’eau chaude sanitaire avec deux chauffe-eaux : 1200 watts pour 150 litres et 1800 watts pour 300 litres. Nous espérons favoriser un changement dans la « culture » du collectif dans les copropriétés, qui peut représenter l’avenir du secteur dans le cadre de la transition énergétique.

  • Travaux d’isolation : « Les petites et moyennes copropriétés devraient être LA priorité » – Jérôme Raucoules (AD Validem)

    Travaux d’isolation : « Les petites et moyennes copropriétés devraient être LA priorité » – Jérôme Raucoules (AD Validem)

    AD VALIDEM est une entreprise générale d’isolation, notamment des toitures et des façades, avec des solutions techniques particulièrement adaptées aux copropriétés. Le point avec Jérôme RAUCOULES, co-fondateur.

    Comment réussir une rénovation énergétique en copropriété ?

    Il faut avant tout fixer les priorités, qui sont le plus souvent les combles perdus, les planchers bas au niveau des caves et parking et la façade. L’isolation des combles perdus est, actuellement, la meilleure opération compte tenu de sa performance, de sa rapidité, de sa qualité et d’une tarification maîtrisée. En moyenne nous constatons 20% d’économie de chauffage et une forte amélioration du confort des occupants. Et le dernier étage n’est pas le seul à en profiter, contrairement à une idée reçue tenace.

    En termes d’organisation, nous préconisons d’étaler les travaux sur 2 à 5 ans, sachant qu’avec le système actuel permettant l’obtention d’aides financières, les primes énergies et le crédit d’impôt, la période est idéale pour engager ces travaux.

    Des financements se mettent également en place pour les copropriétés, mais nous devons prendre le temps de les examiner et nous vous invitons à nous contacter pour en savoir plus. Tous les immeubles peuvent être optimisés, également les immeubles parisiens classés qui disposent de combles perdus et de caves. Évidemment, les façades ne pourront pas être isolées.

    AMO et travaux : quels pièges éviter ?

    Il faut travailler avec des entreprises qualifiées car elles seules donnent droit à la prime énergie et au crédit d’impôt. AD VALIDEM dispose des agréments Qualibat, RGE et des autres qualifications justifiants de son expertise dans ses métiers. C’est pourquoi, nous réalisons les travaux selon les normes thermiques réglementaires permettant d’obtenir les primes énergies et le crédit d’impôt.

    Il faut bien planifier les travaux pour optimiser les coûts. À titre d’exemple : ne pas monter un échafaudage pour une réfection de toiture seule, mais profiter du fait que l’échafaudage soit monté pour réaliser les travaux d’isolation des façades. Encore plus surprenant, refaire sa toiture sans isolation !

    Comment évolue votre marché ?

    Le marché est à forte croissance (+ 25% de CA). Une innovation est très attendue : celle des rampants dans les greniers aménagés. Actuellement, aucun isolant ne permet d’avoir une vraie performance. Des tests en laboratoire sont actuellement en cours et le produit devrait pouvoir être mis en œuvre d’ici cinq ans.

  • « La mise en œuvre d’une AMO dès les prémices du projet » – Claude Pouey (ARC)

    « La mise en œuvre d’une AMO dès les prémices du projet » – Claude Pouey (ARC)

    L’ARC est une association à but non lucratif, implantée actuellement sur près de 15000 immeubles en copropriété, dont certains de plus de 5000 logements. Ses objectifs : aider les conseils syndicaux et syndics bénévoles à mieux gérer leur immeuble et améliorer le fonctionnement global de la copropriété. Rencontre avec Claude Pouey, Directeur de la coopérative technique de l’ARC.

    Comment réussir une rénovation énergétique en copropriété ?

    Notre position est la mise en œuvre d’une assistance à maîtrise d’ouvrage dès les prémices du projet. Autrement dit, lorsque le syndic ou le syndic bénévole entame une démarche de réflexion sur l’opportunité de réaliser des travaux de rénovation et de réfection. On s’aperçoit que durant cette période, qui va jusqu’au choix en assemblée générale du maître d’œuvre, les conseils et syndics sont souvent un peu désemparés sans trop savoir dans quelle direction aller, quels travaux prioriser. Ce qui peut aller jusqu’à conduire, trop souvent, à l’arrêt du projet.

    Comment les syndics et conseils peuvent-ils se renseigner en amont ?

    A l’image des médecins généralistes, les espaces Infos Energies peuvent les renseigner de manière globale. Mais les particularités des copropriétés sont très spécifiques et les réponses de ces espaces sont souvent trop générales.

    Prenons l’exemple d’un immeuble haussmannien pour lequel il sera impossible de réaliser une isolation thermique par l’extérieur. Les copropriétés ne disposent pas de compétences internes techniques. Il faut donc des cabinets spécialisés sur le sujet. Et il en existe, mais cela implique des dépenses en amont pour être accompagné. Sur ce sujet, seules les copropriétés en difficultés peuvent bénéficier d’aides.

    Nous espérons qu’un tel dispositif puisse être généralisé. C’est un gage de réussite dans la démarche de rénovation.

    Comment l’Arc intervient-il ?

    Nous avons lancé, fin 2017, une assistance à maîtrise d’ouvrage dédiée à ce sujet. Notre rôle consiste à définir les besoins de la copropriété et à l’aider dans la rédaction de l’appel d’offres et dans le choix du maître d’œuvre en fonction des compétences requises (ravalement, étanchéité terrasse, etc.). En l’absence de maître d’œuvre, nous pouvons assister les conseils syndicaux et les syndics bénévoles tout au long de la réalisation de l’opération, de la définition des besoins à la réception des travaux.

    Enfin, nous accompagnons les copropriétés dans le dépouillement des appels d’offres et nous pouvons mettre en place un suivi technique avec une présence sur place lors des réunions de chantier.

  • « La ventilation est incontournable dans une rénovation globale » – Gilles Delion (Coulon)

    « La ventilation est incontournable dans une rénovation globale » – Gilles Delion (Coulon)

    L’entreprise Coulon, spécialisée dans les travaux de l’enveloppe du bâtiment a été créée en 1920. Elle s’est développée autour de quatre métiers : la façade, la couverture-étanchéité et deux filiales : Air pur ventilation et Window Tech pour les menuiseries extérieures. Avec 70% de ses clients en copropriété, l’entreprise représente 30 millions d’euros avec une centaine de salariés. Rencontre avec Gilles Delion, son directeur commercial.

    Comment réussir une rénovation énergétique en copropriété ?

    La rénovation énergétique en copropriété est souvent un processus long car il est nécessaire que toutes les parties prenantes soient motivées pour réaliser et financer ces travaux. Une fois le projet enclenché, on retrouve une phase de préparation qui passe par un audit énergétique sur les aspects architecturaux et l’optimisation des dépenses énergétiques. Ensuite, il s’agit de définir les besoins et les types de travaux à réaliser pour mener à bien cette opération. Il convient d’avoir une approche globale de l’opération pour optimiser les coûts par une meilleure appréhension des travaux dans leur ensemble.AMO et travaux : quels pièges éviter ?

    Les pièges existent. Par exemple, consulter les entreprises en phase finale du lancement de la consultation ne permet pas ou mal d’anticiper la mise en œuvre. L’autre piège consiste à multiplier les interlocuteurs sur les chantiers. C’est un projet global qui nécessite une gestion rigoureuse avec comme clés de succès : la communication, la coordination et l’animation.

    Enfin, dans ces projets, il ne faut pas aller à l’économie, mais plutôt être soucieux de la qualité des matériaux employés et de la qualification des entreprises à réaliser ces travaux d’envergure et impactant sur le long terme. L’effet peut vite être anéanti si la qualité n’est pas de mise et engendrer des coûts bien plus importants que le budget initial.

    Comment évolue votre marché ?

    Une bonne rénovation de l’enveloppe doit minimiser les dépenses de chauffage, et garantir un réel confort intérieur, été comme hiver. Sur ce sujet, on ne retrouve pas tant d’innovations que cela. Mais le choix dans les matériaux est large.

    Par contre, lorsqu’on isole un immeuble, il devient « hermétique » et le système de ventilation devient incontournable dans la démarche. Or, ce sujet a souvent été oublié par les parties prenantes alors même que la ventilation intervient à hauteur de plus de 20% dans le gain d’économie d’énergie, dans le confort intérieur et la qualité de l’air.