Catégorie : Rénovation des Copropriétés

Les copropriétés représentent une part importante du parc immobilier français, avec des défis comme la mobilisation des copropriétaires lors des assemblées générale, le financement, les aides, les nouveaux usages, les audits énergétiques et le choix des solutions et entreprises.

  • ZOOM : Les certificats d’économie d’énergie et la rénovation énergétique des copropriétés

    ZOOM : Les certificats d’économie d’énergie et la rénovation énergétique des copropriétés

    Mesure phare de la Politique gouvernementale d’encouragement aux économies d’énergie, les Certificats d’Economie d’Energie (CEE) sont aujourd’hui un outil incontournable du financement des travaux de rénovation énergétique des copropriétés.
    Mis en place par la Loi de programme fixant les orientations de la politique énergétique (Loi Pope) du 13 juillet 2005, ce dispositif a instauré l’obligation pour les fournisseurs d’énergie de promouvoir les actions visant à réduire la consommation d’énergie de leurs clients et
    plus généralement de l’ensemble des consommateurs, y compris les copropriétés.
    Les acteurs du dispositif de CEE sont multiples. Il y a d’abord les fournisseurs d’énergie appelés « obligés », les « structures collectives » qui sont des intermédiaires entre certains obligés et les béné ciaires du dispositif, les entreprises qui interviennent directement sur vos travaux et qui peuvent avoir conclu des accords avec des obligés pour distribuer ces primes de CEE…
    Les CEE permettent de nancer jusqu’à 30% du mon- tant des travaux, lorsque ceux-ci respectent les critères technique d’éligibilité dé nis par la Loi.

    Comment avoir recours aux CEE en copropriété ?

    Les CEE nancent une partie des travaux de rénovation énergétique. Il convient donc de suivre toutes les étapes devant vous conduire à des travaux de qualité.
    Il faut d’abord réaliser un diagnostic énergétique de votre bâtiment et des ses équipements qui vous orien- tera dans vos choix de travaux et vous informera sur leur coût et sur les économies que vous réaliserez sur votre facture énergétique selon chaque scénario de tra- vaux dé ni.
    Une fois les travaux choisis et dès l’obtention des devis des entreprises consultées, vous pouvez obtenir des estimations de la prime dont vous pouvez béné cier au titre des CEE. Ces démarches doivent être entreprises avant le vote en Assemblée Générale des travaux.

    Quel apport au financement des travaux ?

    Les CEE peuvent prendre différentes formes : une prestation gratuite, un financement à des conditions bonifiées, ou encore une prime que vous encaissez à la n des travaux.
    A titre d’exemple, lors du changement de votre chau- dière. Si la nouvelle chaudière respecte les critères d’éligibilité au CEE (s’il s’agit d’une chaudière à conden- sation, par exemple), alors vous pouvez béné cier d’une prime pour vous aider à la nancer.
    Cette prime peut vous être directement proposée par
    votre chauffagiste ou par le Bureau d’études interve- nant sur votre projet. Vous pouvez également deman- der d‘autres propositions de nancement auprès d’un obligé ou d’une structure collective en leur transmettant les devis relatifs à la nouvelle chaudière. La mise en concurrence au titre des CEE est d’ailleurs fortement conseillée. En effet, le montant de la prime peut sensi- blement varier d’un opérateur à l’autre !

    A quel moment doit-on s’en préoccuper ?

    La réglementation impose un processus de valorisation des CEE très stricte : il faut obtenir l’engagement de nancement avant la signature du bon de commande. Le conseil syndical devra donc lancer la recherche de la meilleure valorisation des droits à CEE avant la décision de lancer les travaux. La démarche pouvant s’avérer complexe et longue, sachez que vous pouvez vous faire aider par des conseils spécialisés qui vous permettront d’obtenir rapidement des propositions intéressantes.

    Quelques exemples !

    Certains travaux peuvent générer plus de CEE que d’autres, proportionnellement à leur coût.
    L’isolation de la toiture terrasse ou encore le chan- gement de l’ancienne chaufferie par une chaudière à condensation font partie de ces opérations particuliè- rement intéressantes, puisqu’elles peuvent générer un éco-bonus au titre des CEE couvrant jusqu’à 25% et 20% respectivement du coût des travaux.

  • Rénovation : triple ou double vitrage ?

    Rénovation : triple ou double vitrage ?

    Le contexte du Grenelle de l’Environnement incite tous les acteurs du bâtiment à trouver des solutions techniques pour répondre aux nouvelles exigences de la RT 2012, mais aussi pour agir sur les bâtiments existants sans « tuer le gisement », c’est-à-dire réaliser des rénovations qui ne seront pas considérées comme insuffisantes 5 ou 10 ans plus tard. Les parties vitrées sont à la fois les plus coûteuses du bâti et les plus complexes à bien dimensionner et choisir. Un nouveau produit semble répondre aux nouveaux besoins : le triple vitrage. Qu’en est -il ? Est-ce pertinent d’abandonner le double vitrage au profit du triple ?

    Pourquoi avoir inventé le triple vitrage ?

    Cette question rappelle celle qu’on se posait lors du passage du simple au double vitrage. La réponse est la même. Une lame d’air entre deux vitrages confère une meilleure isolation thermique parce que l’air conduit mal la chaleur. Alors deux lames d’air, c’est deux fois mieux… Ceux sont les pays nordiques qui ont mis au point ces triples vitrages dès les années 90. Les allemands les ont banalisés chez eux dès 2005 et en France, tous les principaux fabricants de fenêtres industrialisées proposent maintenant leurs modèles « triple ».

    Le coefficient de déperdition d’une fenêtre Uw est passé d’une fourchette de 1.8 -1.3 à 1.3 – 0.8, soit, pour un même type de même menuiserie, une réduction des pertes calorifiques d’environ 35%.

    Ce qui est bon pour les finlandais est-il bon pour nos climats ? Les hivers ne sont pas les mêmes et certains se demandent si cette nouvelle offre industrielle ne plie pas à une mode du « toujours plus ».

    Avantages / inconvénients par rapport aux double-vitrages

    Un petit rappel est préalablement nécessaire. Le produit standard actuel ne contient plus de l’air mais de l’argon, gaz plus dense que l’air, donc moins enclin à circuler entre les deux vitrages et donc, transférant moins de chaleur du vitrage intérieur vers le vitrage extérieur. En outre, les vitrages sont équipés d’une couche faiblement émissive qui permet à un vitrage qui reçoit de la chaleur de moins restituer cette chaleur vers l’extérieur. Le double vitrage de 2011 est donc bien plus performant que son homologue de 2000. Les triples vitrages bénéficient également de ces technologies : deux lames d’argon et une couche faiblement émissive.

    Les « moins » du triple vitrage sont le coût, le poids, l’encombrement. La lumière extérieure a également plus de difficulté à passer à travers.

    Les « plus » sont des déperditions réduites d’où moins de chauffage, un confort accru l’hiver car la surface du vitrage intérieur est encore moins froide, mais aussi durant l’été grâce à une meilleure protection du soleil et de la chaleur extérieure…quand la fenêtre est fermée.

    Alors que choisir ?

    Les calculs semblent converger vers la conclusion suivante, seulement applicable aux logements : si les vitrages sont orientés au Sud (du sud-est au sud-ouest) et sans masque, le double vitrage reste le plus avantageux. Pour les autres situations, le triple est meilleur. Le choix va principalement dépendre des coûts même si beaucoup de paramètres entrent en jeu : les données climatiques, les orientations et masques, les coûts d’investissement, la taille des surfaces vitrées… et le coût de l’énergie.

    S’il s’agit d’un changement de fenêtre dans un bâtiment existant, la possibilité de la mise en place d’une fenêtre avec son encombrement plus important est la première question à se poser avant d’aller plus loin.

    Une certitude : le triple vitrage va se banaliser rapidement, surtout si le baril de pétrole persiste au-dessus des 100 $.

  • Réhabiliter énergétiquement des bâtiments patrimoniaux

    Réhabiliter énergétiquement des bâtiments patrimoniaux

    Combien de fois a-t’on entendu dire : « Les ABF m’ont interdit de changer mes fenêtres » ? Mais qui sont les ABF ? Quel est leur rôle ? Ont-ils forcément tort de s’opposer à certains travaux ?

    Le rôle des ABF

    Les architectes des bâtiments de France (ABF) ont un rôle primordial dans la conservation du patrimoine français. Ils sont  chargés de l’entretien et la conservation des monuments et la protection du patrimoine urbain et paysager.

    Les travaux de construction, de rénovation ou de réhabilitation d’un bâtiment existant nécessitent une déclaration préalable ou une autorisation de travaux. La protection du patrimoine relevant de l’ABF fait partie de cette démarche.

    Dans les espaces du territoire présentant un intérêt patrimonial (historique, artistique ou naturel), l’ABF délivre plusieurs types d’avis selon les types de travaux et les servitudes qui s’appliquent :

    • avis conforme, c’est-à-dire auquel le maire doit se conformer. Un avis défavorable de l’ABF donne lieu à un rejet par le maire de la demande d’autorisation ;
    • avis simple, dont le maire peut ou non tenir compte ;
    • avis consultatif, demandé ou non par le maire.

    Les 100 Services départementaux de l’architecture et du patrimoine rendent près de 600 000 avis par an, mobilisant seulement 800 agents et environ 120 ABF.

    Les zones de protection ne couvrent qu’une petite partie du territoire et sont de plusieurs types :

    • immeubles classés,
    • immeubles inscrits et périmètres de protection,
    • secteurs sauvegardés,
    • zones de protection du patrimoine architectural, urbain, paysager (ZPPAUP),
    • sites classés,
    • sites inscrits,
    • sites et les abords de monuments historiques.

    Ainsi les ABF ne sont amenés à formuler un avis que sur une petite partie du territoire français, alors que de nombreux bâtiments ruraux ont une valeur architecturale patrimoniale mais n’y sont pas soumis. Par ailleurs, un ABF traite en moyenne 5000 dossiers par an, parmi ceux-ci, la majeure partie obtient des avis positifs mais il y a lieu de présenter un dossier clair et complet pour faciliter son  instruction.

    Quand rénovation énergétique rime avec aberration architecturale…

    Nombre d’aberrations sont visibles en se baladant dans les rues, juste en levant la tête et brisent l’harmonie des façades : remplacement des fenêtres existantes par des fenêtres ayant des profilés plus larges ; remplacement des volets battants ou persiennes existants par des volets roulants dont le coffre est visible et placé dans l’encadrement de la baie ; mise en place d’unités extérieures de climatisation sur les garde-corps…

    On ne peut pas tout se permettre en se cachant derrière la raison des économies d’énergie !

    Les étapes d’une réhabilitation énergétique d’un bâtiment à caractère patrimonial

    • Réaliser un diagnostic complet multicritère et non pas seulement énergétique
    • Identifier la « valeur patrimoniale » du bâtiment et de son voisinage
    • Evaluer les risques architecturaux et techniques et les atouts que les actions de rénovation énergétique peuvent avoir sur le bâtiment, notamment les risques pathologiques (ex : ne pas engendrer de désordres par exemple liées à l’humidité.).
    • Conserver les propriétés hygroscopiques des matériaux notamment lors de la mise en place d’isolant et/ou d’enduit.
    • Préserver au maximum l’aspect extérieur du bâtiment : matériaux d’origine ; dimensions…
    • Evaluer l’impact technico-économique des travaux envisagés pour cibler ce qui est vraiment indispensable.
    • Ne pas plaquer des solutions habituellement utilisées dans les bâtiments neufs
    • Ne surtout pas utiliser les « chiffres » issus des modèles de calcul usuels comme des vérités absolues mais prendre du recul car tout n’est pas quantifiable…
    • Etablir un bouquet de travaux cohérent, efficace et sans risque et parfois accepter qu’il sera difficile de viser un niveau « basse consommation ».
    • Constituer une équipe de maitrise d’œuvre avec des compétences multicritères et ayant l’expérience de ce type de rénovation, lorsque cela est possible selon l’importance du projet à mener.
    • Déposer auprès de l’ABF un dossier précis et complet, ne pas hésiter à utiliser les fiches disponibles sur le site : http://www.enrabf.fr/fiches-d-aide-a-la-renovation-19-0.html
    • Faire appel à des professionnels, artisans et entreprises, qualifiés et ayant de l’expérience dans ce type de bâtiment
  • Equiper un immeuble et raccorder ses occupants à la fibre optique

    Equiper un immeuble et raccorder ses occupants à la fibre optique

    Bénéficier chez soi de tous les usages multimédias dans de bonnes conditions de réception et d’envoi d’informations : c’est ce qu’offre la fibre optique, une technologie permettant un débit quasi illimité. Si l’équipement en fibre est désormais obligatoire pour les constructions de logements neufs, beaucoup reste encore à faire pour les immeubles anciens ou à rénover.

    La Fibre, à quoi ça sert ?

    L’internet et les technologies de l’information et de la communication font désormais partie de notre quotidien. En 2012, 7 ménages sur 10 étaient abonnés à l’internet. Tous les membres de la famille s’y connectent, les usages se multiplient, souvent simultanément dans un même foyer : tablettes, télévision haute définition, connectée ou 3D via une box, messagerie, réseaux sociaux, jeux, achats et démarches diverses en ligne, stockage dématérialisé de données (Cloud)… Le télétravail, la gestion « intelligente » de la maison avec de plus en plus d’équipements et d’appareils connectés, l’enseignement en ligne, l’e-médecine, le maintien des personnes âgées à domicile sont quelques-uns des usages qui se développent aujourd’hui.

    Comment faire pour installer ou simplement bénéficier de la fibre jusqu’au logement ?

    Deux possibilités s’offrent à nous :

    Anticiper le raccordement du logement

    Anticiper le raccordement du logement en installant la liaison en fibre optique de la limite du bâtiment jusqu’à l’intérieur du logement (à la charge du donneur d’ordres). Le pré-équipement du site ayant pour effet de faciliter et simplifier le raccordement futur du logement par un futur Fournisseur d’Accès à Internet (FAI).

    C’est le cas des constructions neuves ayant fait l’objet d’un Permis de Construire antérieur au 1er avril 2012 (en application du décret n° 2009-52 du 15 janvier 2009).

    Un guide de bonnes pratiques pour fibrer les immeubles neufs coécrit avec les parties prenantes de la plateforme objectif fibre¹ est en téléchargement libre sur le site de l’Arcep².

    C’st aussi le cas des rénovations des parties communes (exemple : cage d’escalier, redistribution des différents réseaux), installation anticipée sur la base du cas précédent.

    Attendre l’arrivée d’un opérateur chargé du déploiement

    Attendre l’arrivée d’un opérateur chargé du déploiement (dont les travaux restent à la charge de celui-ci). Ce type de déploiement restant à la main de l’opérateur candidat est règlementairement encadré.

    Un guide pour les syndics et les propriétaires est téléchargeable sur le site de l’Arcep.

    Afin de protéger les propriétaires d’immeuble et les copropriétaires, des règles précises d’installation de la fibre optique dans les immeubles ont été définies (loi de modernisation de l’économie – LME – du 4 août 2008, trois décrets d’application du 15 janvier 2009, recommandations de l’ARCEP.

    Enfin depuis mars 2014 (par l’Ordonnance n° 2014-329 du 12 mars 2014), il est devenu possible à un opérateur d’immeuble de faire payer l’installation de la fibre (jusqu’ici gratuite) à la copropriété si celle-ci a refusée par deux fois la dite installation.

    Aujourd’hui, comment la fibre arrive-t-elle dans le parc existant ?

    Ces dernières années, de nombreuses copropriétés et propriétaires d’immeuble ont été sollicités par les opérateurs privés ou publics qui se sont lancés sur le marché de la fibre en vue d’être autorisés à installer la fibre dans l’immeuble. Ce qui n’empêche pas les copropriétaires, une fois que l’immeuble est équipé en fibre par un opérateur (« l’opérateur d’immeuble »), de s’abonner au service fibre d’un autre opérateur, qui devient pour eux l’opérateur commercial (FAI). Il s’agit là de l’application du principe de mutualisation du réseau (le câblage mis en place par un opérateur doit pouvoir être utilisé par d’autres opérateurs).

    Une première étape indispensable : l’accord formalisé du propriétaire

    L’ensemble du dispositif législatif et réglementaire tend à sécuriser les propriétaires qui désignent un opérateur d’immeuble, seul responsable devant la copropriété des travaux d’installation de la fibre, même dans le cas où ils sont confiés à des sous-traitants.

    Les propriétaires restent, bien entendu, libres de leur choix, qui ne sera fait qu’après l’inscription de l’installation de la fibre à l’ordre du jour de l’assemblée générale des copropriétaires. Précisons que cette inscription doit être faite de droit lorsqu’un opérateur en fait la demande au syndic.

    L’assemblée, à la majorité des présents et représentés (article 24-2 de la loi de 1965), pourra alors désigner l’opérateur de son choix pour procéder à l’installation, étant entendu que l’opérateur d’immeuble retenu devra prendre à sa charge tous les frais de construction, d’exploitation et de maintenance du réseau installé.

    Lorsque l’immeuble est en mono-propriété, un rendez-vous avec un de ses conseillers dédié à la fibre est généralement proposé par l’opérateur au propriétaire de l’immeuble afin de lui présenter sa proposition.

    Un document essentiel : la convention proposée par l’opérateur

    Afin de protéger les propriétaires contre des démarches abusives, le législateur a prévu la signature entre le propriétaire, ou le syndicat des copropriétaires, et l’opérateur, d’une convention encadrant l’implantation du réseau FttH (Fiber to the Home, signifiant en français « fibre jusqu’au foyer »). Les clauses obligatoires de ce contrat ont été précisées par le décret n° 2009- 54 du 15 janvier 2009.

    Cette convention a pour objectif de fixer clairement les règles d’installation, de gestion, d’entretien et de remplacement des lignes en fibre optique. Elle précise les conditions de réalisation des travaux, les règles de gestion, d’entretien et de remplacement des matériels, les modalités d’accès au bâtiment. Elle définit les obligations de responsabilité et d’assurances de l’opérateur, ainsi que les modalités d’information du propriétaire et des opérateurs tiers.

    Ce document détermine aussi les dispositions financières liées à l’installation ainsi que les droits de propriété. Y figurent, enfin, la durée de la convention et les conditions de son renouvellement ou de sa résiliation.

    L’Arcep a mis au point une convention-type à destination notamment des conseils syndicaux et syndics de copropriété, qui peut être téléchargée sur www.arcep.fr.

    A compter de la signature de la convention entre l’opérateur, le propriétaire unique ou le syndic (sur délégation de l’assemblée générale), les travaux devront être réalisés dans un délai maximum de 6 mois, sous peine pour non-respect des délais de nullité du document, autorisant les copropriétés et propriétaires d’immeuble à signer une convention avec un autre opérateur.

    Combien ça coûte ?

    Tous les frais d’installation, d’équipement et de maintenance sont entièrement pris en charge par l’opérateur d’immeuble. La loi est claire à ce sujet, la copropriété (ou le propriétaire d’immeuble) n’a rien à débourser. Chaque résident peut ensuite choisir l’opérateur commercial qui procèdera au raccordement du logement sur le réseau installé dans l’immeuble.

    L’occupant qui souhaite souscrire une offre auprès d’un opérateur commercial différent de celui qui a installé la fibre dans son immeuble n’a pas de démarche à faire. C’est son opérateur commercial qui contractualisera une offre de mutualisation avec l’opérateur de l’immeuble.

    Institution d’un droit à la fibre

    La même volonté des pouvoirs publics de favoriser le déploiement du très haut débit a prévalu pour instaurer une notion de « droit à la fibre »,  inspirée de la loi sur le droit à l’antenne. Le décret n° 2009-53 du 15 janvier 2009 d’application de loi précise qu’un propriétaire ne peut s’opposer au raccordement à un réseau en fibre optique

    d’un locataire, sauf motif sérieux et légitime, qui sera, en cas de litige, arbitré par le tribunal.

    Cette obligation ne préjuge pas du choix de l’opérateur commercial qui raccordera le logement de chaque résident qui le souhaitera. En effet, l’opérateur, en charge de l’installation dans l’immeuble, est tenu par la loi, de proposer à ses concurrents des matériels mutualisables.

    Comment installer dans le parc neuf, voire rénové ?

    Le dernier domaine d’intervention de la LME porte sur les immeubles neufs, et vient renforcer la volonté affirmée des pouvoirs publics, à travers le législateur, de promouvoir le développement rapide de la fibre optique sur le territoire.

    La publication d’un arrêté interministériel a précisé le décret n° 2009-52 du 15 janvier 2009, indiquant que tout permis de construire pour des immeubles neufs déposé à compter du 1er avril 2012, devra intégrer la mise en place de lignes très haut débit en fibre optique dans l’immeuble et dans chaque logement. Toutefois, prévoir des infrastructures dédiées au futur réseau optique ou même envisager le pré-équipement en fibre optique lors d’une rénovation, même mineure constitue une démarche pertinente qui facilitera l’arrivée de la fibre et de ses services, sans générer de surcoût ou de désagréments significatifs lors d’éventuels travaux supplémentaires.

    Comment garantir que l’installation de la fibre optique dans les logements neufs ou rénovés est conforme à ce qu’attendent les futurs opérateurs commerciaux qui s’y interconnecteront.

    Comme le précise le guide pratique pour les immeubles neufs, le contrôle des installations mises en place devra être fait tant par l’installateur lui-même (s’il en a la capacité) que par un organisme externe. Systématiquement, l’opérateur devra trouver sur le site un dossier de récolement (au format papier ou électronique) rassemblant tous les documents techniques et administratifs concernant les câblages de communication de l’immeuble. Il est constitué en deux exemplaires par l’entité en charge du contrôle dont un exemplaire est remis au maître d’ouvrage (pour transmission au gestionnaire) à la fin du chantier et l’autre déposé dans le point de raccordement.

    La fibre, outil de valorisation du patrimoine.

    Le Très Haut Débit répond aux enjeux du développement durable et contribue à valoriser le patrimoine. En effet, dans un parc immobilier croissant, mais encore de moins de 3 millions de foyers, être le propriétaire d’un logement ou d’un immeuble fibré, à la pointe de la technologie, qui se distingue par son réseau intérieur, est la garantie d’être recherché par des utilisateurs soucieux de retrouver un environnement identique, permettant les usages que seul offre le très haut débit, en cas de déménagement. Au même titre que le droit à l’antenne, les bilans énergétiques, la pose de détecteurs de fumée, le droit à la fibre devient un standard de l’équipement immobilier.

  • L’efficacité énergétique active : une gestion active des consommations par et pour les copropriétaires

    L’efficacité énergétique active : une gestion active des consommations par et pour les copropriétaires

    L’Agence Internationale de l’Energie le disait dans son World Energy Outlook 2012 : l’efficacité énergétique doit être rendue plus visible en renforçant les dispositifs de mesure et d’affichage des consommations. En effet, la performance globale et réelle d’un bâtiment ne peut être assurée et maintenue dans le temps que par la mise en place d’un ensemble de services permettant cette visualisation. C’est précisément cet ensemble de services que couvre l’efficacité énergétique active. La mise en place d’un dispositif d’efficacité énergétique active présente de plus un certain nombre d’avantages particulièrement adaptés à la gestion énergétique des copropriétés.

    Revenons sur le concept de performance énergétique. Que ce soit à l’échelle d’un pays ou à l’échelle d’un bâtiment, le système énergétique a toujours été conçu pour fournir de l’énergie en quantité. Plus un système était capable de fournir d’énergie, plus le système pouvait être qualifié de performant. Il est maintenant évident que ce mode de pensée n’est pas soutenable. Il faut dès lors effectuer un nécessaire changement de paradigme dans notre façon d’appréhender nos choix énergétiques. En effet, l’énergie ne doit pas être considérée comme une finalité en soit, mais comme un moyen de répondre à des besoins de services rendus. C’est sur l’analyse de ces besoins que le dimensionnement d’un système énergétique doit être fait pour ne pas générer de gaspillage ou de surproduction inutile. L’énergie doit être consommée à son plus juste besoin. C’est sur cette règle simple que se fonde le concept d’efficacité énergétique active.

    Comment appliquer ce principe dans un bâtiment ?

    Tout d’abord en identifiant les besoins dans chaque pièce : pour cela, à l’aide d’un système de capteurs de présence, de température, de qualité de l’air, de lumière, on peut déterminer avec précision la quantité d’apports énergétiques qu’il faut fournir à cette pièce en particulier.

    L’information est ensuite envoyée au régulateur des installations qui peut alors ajuster le niveau de production des équipements énergétiques (chaudière, climatisation, régulateur de la lumière, etc.). Il s’agit là d’optimiser l’approvisionnement énergétique pour servir ces besoins à leur juste niveau. Enfin, ce juste niveau d’énergie est approvisionné jusqu’à la pièce. Les capteurs permettent de vérifier que le service énergétique est bien rendu et d’ajuster en temps réel, par un dialogue permanent avec les équipements, les niveaux de consommation.

    Avec ce schéma de fonctionnement, ce sont les besoins qui déterminent le niveau de consommation en fonction du service désiré et non l’inverse. Ainsi, la consommation énergétique du logement est maintenue à son niveau le plus faible possible pour fournir les services dont le consommateur a besoin : pas de gaspillage, pas d’énergie consommée inutilement.

    En parallèle, afin que le consommateur puisse s’impliquer dans la performance énergétique de son logement, il faut que les informations sur ses consommations lui soient fournies, via un dispositif d’affichage (mural, tablette, téléphone ou autre). Des logiciels permettent aujourd’hui de pouvoir visualiser ses consommations et de comprendre leur impact sur la facture énergétique. Ainsi, grâce à la mesure de ses consommations et à la compréhension de l’interaction entre usages énergétiques et volume de consommation, le consommateur peut alors maîtriser davantage sa facture d’énergie en ajustant ses habitudes de consommation. L’efficacité énergétique active contribue ainsi par sa dimension pédagogique à la lutte contre la précarité énergétique. La part des charges énergétiques diminue pour les consommateurs, permettant en retour de faciliter le paiement des loyers.

    En résumé, la performance énergétique d’un bâtiment dépend de 3 familles de solutions :

    • L’amélioration de la qualité de l’enveloppe (isolation, étanchéité, inertie, facteur solaire) permet de diminuer les fuites d’énergie en fonction de la différence de température entre l’intérieur et l’extérieur du logement.
    • Le choix d’équipements techniques de production, de distribution ou de consommation, plus performants permet de diminuer les pertes d’énergie dues au rendement de ces équipements.
    • Enfin, l’efficacité énergétique active permet d’éliminer les gaspillages d’énergie liés à la production de services énergétiques inutiles.

    La question du coût d’investissement pour la copropriété se pose alors. En effet, la rénovation énergétique globale d’un immeuble est un investissement lourd qui nécessite une approche séquentielle afin d’être soutenable financièrement. Le graphique suivant montre, de façon indicative, que les trois familles de solutions décrites plus haut, bien que toutes nécessaires pour obtenir la meilleure performance énergétique, n’ont pas les mêmes caractéristiques en termes de retour sur investissement et d’économies d’énergie. Il conviendra pour la copropriété d’effectuer un arbitrage raisonné pour séquencer dans le temps les investissements.

  • Sensibilisation des occupants

    Au-delà de la rénovation thermique et du changement de la chaufferie, il ne faut pas négliger l’importance des occupants.

    Après la présentation du rapport final de l’audit énergétique, il convient de mettre en place un programme de formations courtes (½ journée) pour l’information, l’explication des nouveaux systèmes de la copropriété et le conseil en gestion de l’énergie.

    En effet, on ne vit pas de la même manière dans un bâtiment de 1920 que dans un bâtiment rénové globalement.

    Thèmes possibles de la sensibilisation :

    • Explication aux copropriétaires sur l’isolation mise en œuvre,
    • Explication aux copropriétaires sur les systèmes mis en œuvre (ventilation, chauffage, eau chaude, comptage d’énergie),
    • Explication aux copropriétaires sur la gestion de l’énergie,
    • Explication aux copropriétaires sur les protections estivales et hivernales.
  • Production d’énergies renouvelables en copropriété

    Production d’énergies renouvelables en copropriété

    En fonction de la copropriété et de son implantation sur site, certains types d’énergies renouvelables peuvent être pertinents et pris en compte dans le calcul de coût global.

    Solaire thermique

    La mise en place de panneaux solaires thermiques est pertinente dans le cas par exemple d’un bouclage d’eau chaude sanitaire. Il faut cependant avoir une toiture orientée plein SUD ou une toiture terrasse sur laquelle il faudra créer un support d’inclinaison. L’inclinaison idéale pour un capteur plan est égale à la latitude du projet pour la production d’eau chaude sanitaire annuelle car lorsqu’on positionne les capteurs à cette latitude ils produisent correctement aussi bien en été et en hiver, la demande d’eau chaude étant quasi constante durant toute l’année. En fonction des besoins et de l’utilisation de l’eau chaude, l’inclinaison des capteurs pourra être différente.

    Solaire photovoltaïque

    La mise en place de capteurs photovoltaïques peut être intéressante sur une copropriété pour l’alimentation des espaces communs, de l’éclairage extérieur et de la chaufferie. L’électricité produite peut ainsi être revendue ou utilisée pour l’ensemble de la copropriété.

    Cogénération

    Une partie des nouveaux systèmes de chauffage (bois, gaz…) permet de créer de l’électricité en même temps que le chauffage, c’est le principe de la cogénération. L’électricité produite peut ainsi être revendue ou utilisée pour l’ensemble de la copropriété.

    Éolien

    En fonction du site et de l’étude de la rose de vent locale, l’installation d’éolienne sur le terrain de la copropriété ou en toiture peut être pertinente. L’électricité produite peut ainsi être revendue ou utilisée pour l’ensemble de la copropriété.

    En cas de production d’électricité renouvelable, il faudra privilégier l’autoconsommation avant la revente. En effet, l’autoconsommation permet d’utiliser l’énergie locale et de limiter les pertes réseaux.

    Les systèmes présentés sont régulièrement subventionnés. Le bureau d’études thermiques peut vous aider à trouver les aides. Le conseil régional, l’ADEME, l’Europe… aident les installations d’énergies renouvelables afin que les temps de retour sur investissement deviennent attractifs.

  • Une solution à moindre coût : la mise en place d’un contrat d’exploitation de chauffage avec engagement de résultat

    Une solution à moindre coût : la mise en place d’un contrat d’exploitation de chauffage avec engagement de résultat

    Qui est responsable de la consommation de chauffage ici ?

    Dans le panel des solutions d’amélioration énergétique en copropriété, il est un champ d’action à très fort effet de levier : celui de la conduite et de l’entretien des installations thermiques de la copropriété (chaudière, bruleur, échangeur de chauffage urbain, producteur d’eau chaude sanitaire…). Ces installations sont bien souvent l’objet d’un contrat simple d’entretien, de nettoyage et vérification. Or ce sont ces installations qui consomment l’énergie de la copropriété pour assurer les différents services du chauffage ou encore de la production d’eau chaude sanitaire.

    Le contrat d’entretien qui porte sur les installations thermiques peut, à condition d’être bien défini et correctement négocié, être transformé pour contrôler et surtout maîtriser les consommations d’énergie tout au long de la saison de chauffage. On parle alors d’un contrat de résultat ou encore d’un contrat avec engagement de résultat. Ce contrat permet à la copropriété de désigner un prestataire-pilote responsable de la conduite des installations et des consommations d’énergie. Dans ce cas le prestataire s’engage à maintenir une température de confort contractuelle ainsi qu’une cible de consommation d’énergie assortie. Chaque année à la fin de la saison de chauffe, un bilan est tiré afin de savoir si la cible a été atteinte : si la consommation de chauffage est inférieure, le prestataire a réalisé des économies ; si la consommation est supérieure à la cible le prestataire est en excès, il est pénalisé en conséquence.

    On se situe dans une démarche d’efficacité énergétique qui permet de faire des gains substantiels (15 à 30% parfois) grâce à une réelle conduite des installations.

  • Chauffage et production d’eau chaude en copropriété

    Chauffage et production d’eau chaude en copropriété

    Une fois la rénovation globale de la copropriété accomplie, il convient de se pencher sur le chauffage et la production d’eau chaude sanitaire.

    En effet, en cas de changement de système de chauffage, il est important de le dimensionner en fonction des travaux réalisés afin que sa puissance soit adaptée à la copropriété. Cela permet d’augmenter la durée de vie de la chaufferie et de limiter l’investissement.

    Suite à l’audit énergétique, il est indispensable de réaliser un calcul de coût global pour vérifier la pertinence du changement de chaufferie. Cela permet de prendre en compte le coût d’installation, le coût du nouveau combustible, le coût de maintenance et d’entretien. En fonction de l’âge de la chaufferie actuelle et des travaux réalisés sur la copropriété, il peut être très pertinent d’avoir un nouveau système de chauffage.

    En effet, le remplacement d’une chaudière ancienne présente souvent le meilleur ratio réduction des consommations d’énergie par rapport à l’investissement consenti.

    Il convient de rappeler dans l’ordre décroissant, le combustible le plus cher jusqu’au moins cher :

    • Propane
    • Electricité
    • Réseau de chaleur
    • Fioul
    • Gaz naturel
    • Granulés de bois en vrac
    • Plaquettes de bois

    Dans tous les cas le choix d’un combustible devra se faire en fonction :

    • De la taille de la copropriété,
    • De sa consommation énergétique,
    • De la proximité des combustibles,
    • De l’étude d’approvisionnement en énergie (obligatoire dans le cas d’une rénovation lourde de plus de 1000m² SHON arrêté du 18/12/2007).

    Autres astuces :

    • Vérifier l’existence du réseau de gaz naturel ou d’un réseau de chaleur proche de la copropriété ; à noter que raccorder un bâtiment au réseau de chaleur ne permet de signer un contrat de fourniture qu’avec l’opérateur exploitant le réseau en question alors que raccorder le bâtiment au réseau de gaz permettra de mettre en concurrence les différents fournisseurs de gaz naturel pour retenir celui proposant les tarifs les plus avantageux et, le cas échéant, d’en changer ultérieurement.
    • Veiller à couper les circulateurs du réseau de chauffage en-dehors de la période de chauffage.
    • Afin de responsabiliser chaque copropriétaire le chauffage et l’eau chaude sanitaire devra être comptabilisé par logement.  Cela peut être mis en place avec l’installation de compteur énergétique par logement.
    • Le réseau de chauffage devra être désemboué et équilibré.
    • En fonction de la chaufferie et de sa régulation, il peut être pertinent d’installer des robinets thermostatiques ou des têtes électrothermiques sur les radiateurs.
    • Le réseau de bouclage de chauffage et d’eau chaude sanitaire devra être correctement calorifugé afin de limiter les pertes inutiles.
    • La température intérieure des logements devra être limitée à 20°C.
    • Si le système de régulation le permet, il peut être pertinent selon les copropriétés, de réduire la température de chauffage pendant la nuit.
  • La ventilation en copropriété

    La ventilation en copropriété

    Une grande majorité des copropriétés n’ont pas de système de ventilation permettant d’avoir un renouvellement d’air correct. A la suite de nombreuses mesures, il s’avère que le taux d’humidité, le CO2, et les composés organiques volatils (benzène, formaldéhyde…) des logements est souvent au-dessus de la zone de confort. Ce constat est source de pathologies plus ou moins graves pour le bâtiment et pour les occupants.

    La ventilation est directement liée à l’isolation du bâti. En effet, lors d’une rénovation globale de qualité les défauts d’étanchéité à l’air sont stoppés. Il convient alors de mettre en œuvre une stratégie de ventilation globale de la copropriété. Il est à noter que le changement des menuiseries d’une copropriété entraine une meilleure étanchéité à l’air du bâti. Il est donc indispensable de mettre en place un système de ventilation efficace lorsque les menuiseries sont changées.

    Exemples de ventilation

    Il y a de nombreuses manières de ventiler des logements. Deux manières semblent se dégager du lot en copropriété, il s’agit de la ventilation naturelle assistée et la ventilation mécanique double flux.

    La ventilation naturelle assistée

    Elle est souvent mise en œuvre car de nombreuses copropriétés disposent de conduit SHUNT pour l’aération des cages d’escalier, des cuisines et salles de bains. Le but étant de mettre en place ici des entrées d’air dans les pièces principales (bureau, chambre, séjour, salon) et d’utiliser les extractions existantes SHUNT dans les pièces humides (cuisine, salle de bain, WC, salle d’eau).

    L’avantage de ce système est qu’il permet de ventiler correctement les logements en utilisant principalement le tirage thermique et la force du vent. En effet, l’extraction de l’air se fait principalement avec un extracteur statique qui crée une dépression du conduit SHUNT et aspire l’air des logements. En cas de faible courant d’air, une ventilation basse consommation fait l’appoint pour que les logements soient ventilés correctement.

    La ventilation mécanique double flux collective ou individuelle

    Ce système est pertinent dans le cas d’une rénovation globale uniquement.

    La ventilation double flux permet de récupérer une grande partie (>80%) de l’énergie de l’air sortant pour préchauffer l’arrivée d’air des logements. Les avantages de ce système est de consommer moins d’énergie, de filtrer l’air entrant, et d’augmenter le confort thermique. Toutefois ce système a plusieurs inconvénients, il faut changer les filtres régulièrement et créer un réseau de soufflage d’air et un réseau d’extraction, parfois difficile en rénovation.