Catégorie : Qualité de l’air

Les diagnostiqueurs jouent un rôle clé dans l’identification des polluants (COV, particules fines, radon, moisissures, etc.) et dans la proposition de solutions pour garantir un environnement sain et conforme aux réglementations.

 

Comment réaliser des mesures précises ? Quels sont les outils et méthodes les plus adaptés ? Et comment interpréter les résultats pour conseiller efficacement vos clients ?

  • Qualité de l’air intérieur : outils et méthodes de contrôle de la ventilation

    Qualité de l’air intérieur : outils et méthodes de contrôle de la ventilation

    Jean-Michel Catherin, fondateur et dirigeant de Testoon, présente les outils et méthodes utilisés pour contrôler les systèmes de ventilation, éléments essentiels pour assurer la qualité de l’air intérieur des bâtiments.

    À lire sur le même sujet – l’interview de Jean-Michel Catherin : Qualité de l’air intérieur : le contrôle de la ventilation a son référentiel.

    La qualité de l’air intérieur fait l’objet d’une attention croissante des pouvoirs publics et des acteurs du bâtiment. L’essentiel de l’enjeu réside dans le contrôle des systèmes de ventilation des bâtiments. Le point sur la pratique et les appareils de mesure avec Jean-Michel Catherin, dirigeant de Testoon [… lire la suite]

  • Contrôle de la qualité de l’air intérieur : quels polluants ? Quelles méthodes ?

    Contrôle de la qualité de l’air intérieur : quels polluants ? Quelles méthodes ?

    Rediffusion de l’intervention d’AC Environnement lors de la web-conférence du Grand Circuit Contrôler le Bâtiment du 17 mars 2020.

    Avec :
    Jérémie Bonnet, directeur commercial Solutions « BIM & Transformation Numérique des diagnostics » chez AC Environnement.

    Le sujet :
    – Tour d’horizon des obligations par typologie de bâtiments et de polluants.
    – Cas particulier des ERP, avec notamment les méthodes pour contrôler une bonne QAI (prélèvement Cofrac ou autodiagnostic).

  • Évaluer les performances des systèmes de ventilation : pratiques et équipements

    Évaluer les performances des systèmes de ventilation : pratiques et équipements

    Bilan des enseignements du Protocole Promevent (résidentiel et tertiaire), compilés dans le guide de restitution des bonnes pratiques en matière de contrôle des systèmes de ventilation, selon les typologies de bâtiments et équipements. Présentation des instruments de mesure : anémomètres à hélice, à fil chaud, contrôle en continu…

    Rediffusion de l’intervention de Jean-Michel Catherin, dirigeant de Testoon, lors de la web-conférence du Grand Circuit Contrôler le Bâtiment du 17 mars 2020, spécial « QAI, ventilation et rénovation (mesures, travaux…) ».

    Avec :

    • Jean-Michel Catherin, dirigeant de Testoon

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  • Qualité de l’air intérieur : le contrôle de la ventilation a son référentiel

    Qualité de l’air intérieur : le contrôle de la ventilation a son référentiel

    La qualité de l’air intérieur fait l’objet d’une attention croissante des pouvoirs publics et des acteurs du bâtiment. L’essentiel de l’enjeu réside dans le contrôle des systèmes de ventilation des bâtiments. Le point sur la pratique et les appareils de mesure avec Jean-Michel Catherin, dirigeant de Testoon.

    Sur quels éléments peut-on agir pour améliorer la qualité de l’air intérieur ?

    La qualité de l’air intérieur est affectée par trois facteurs :

    • les émissions de polluants internes à l’habitat, liés à l’utilisation de matériaux et des produits d’entretien (les formaldéhydes et autres COV* émis par les colles, solvants et vernis par exemple).
    • les émissions externes telles que les particules fines et le benzène, majoritairement issues des automobiles ou de certains commerces et usines.
    • les défauts de ventilation, qui dégradent l’évacuation des émissions de CO2 issues de la respiration humaine et le remplacement de l’air par un air plus sec et moins chargé en CO2.

    Si un premier levier d’action consiste à limiter l’utilisation des produits et matériaux polluants au sein du logement, c’est avant tout sur la performance de la ventilation que se joue la qualité de l’air intérieur. D’un point de vue sanitaire, pour se sentir bien dans un appartement, il faut viser une température comprise entre 18 et 23°C, un taux d’hygrométrie de 40 à 60 % et un taux de CO2 en dessous de 1 000 PPM. La réglementation exige quant à elle des débits d’air extrait minimum. Or, 60 à 70 % des VMC ne sont actuellement pas aux normes.

    Comment contrôler le bon fonctionnement de la ventilation ?

    Le bon fonctionnement de la ventilation dépend de la qualité de son installation, de son dimensionnement, de la perméabilité du réseau et de son entretien. Avec l’appui du Ministère de la Transition Écologique, l’Ademe et le CEREMA** ont élaboré un protocole de référence à partir d’un état des lieux des pratiques existantes. Baptisé Promevent, il restitue toutes les bonnes pratiques sous la forme d’un guide d’accompagnement. C’est aussi une première brique essentielle qui pourrait amener à une future réglementation sur les contrôles.

    Le protocole Promevent détaille quatre grandes familles de contrôles :

    • la pré-inspection, qui consiste à faire le bilan de l’installation existante.
    • les vérifications fonctionnelles, réalisées sur site et qui concernent l’état et le fonctionnement des composants du système de ventilation. Cette partie est composée de 40 fiches, soit autant de configurations observées.
    • les mesures fonctionnelles aux bouches, où l’on accède uniquement à la partie visible. Le protocole définit les différents types de mesure et de matériel de mesure.
    • la mesure spécifique de perméabilité à l’air des réseaux, qui se concentre sur les conduits de ventilation et leur étanchéité.

    Quels sont les outils de mesure préconisés ?

    Le protocole définit les appareils nécessaires à ces contrôles et leur niveau de performance. En ce qui concerne les mesures fonctionnelles, on utilise principalement des anémomètres pour mesurer la vitesse du flux d’air, associés à un cône pour canaliser ce flux au niveau de la bouche. Il existe des anémomètres à hélice, qui nécessitent un minimum de débit pour fonctionner ou encore des anémomètres à fil chaud, permettant de mesurer des débits faibles. Le protocole Promevent définit pour chaque cas de figure le matériel adéquat. Pour les ventilations à double flux, des équipements plus précis sont nécessaires.

    Le contrôle de la perméabilité à l’air permet quant à lui d’identifier les pertes du réseau et d’ainsi éviter le sur-dimensionnement de l’installation, responsable d’une altération de l’efficacité énergétique du système. On procède alors à des tests d’étanchéité en mettant le réseau sous pression avec un appareil de mesure de l’étanchéité du réseau, à l’instar du DP700 de Wöhler, qui détermine la classe d’étanchéité du réseau.

    * Composés organiques volatiles
    ** Centre d’études et d’expertise sur les risques, l’environnement, la mobilité et l’aménagement

  • Qualité de l’Air Intérieur : auto-diagnostic ou prélèvements/analyses COFRAC* puis mesure en continu

    Qualité de l’Air Intérieur : auto-diagnostic ou prélèvements/analyses COFRAC* puis mesure en continu

    Deux approches possibles pour faire un état des lieux et contrôler la Qualité de l’Air Intérieur (QAI) : la réalisation d’un Auto-Diagnostic ou bien le contrôle plus poussé via prélèvements / analyses COFRAC*. À l’issue, des solutions telles que la mesure en continu et en temps réel permettent d’aller plus loin et de mettre en place des procédures et des équipements intelligents de gestion de l’aération (VMC, humidificateurs…). Le point avec Jérémie Bonnet, Directeur Commercial Solutions « BIM & Transformation Numérique des diagnostics » chez AC Environnement.

    Qui est concerné par la réglementation sur la surveillance de la QAI ?

    La seule réglementation en vigueur à ce jour sur la QAI dans le bâti existant concerne les établissements recevant du public (ERP). Pour refaire l’historique, le ministère de la Transition Écologique et Solidaire (ex-ministère de l’Environnement) a publié en 2011 un premier décret rendant obligatoire le prélèvement et l’analyse COFRAC de la QAI. Une prestation que nous proposons chez AC Environnement. Pour la seule Ville de Paris, cette mise en conformité aurait coûté la facture lourde de 8 et 10 Millions d’€. Après contestation de la part des collectivités territoriales face à cette nouvelle charge, la réglementation a donc été assouplie dès 2015 en leur laissant la possibilité de procéder à un Auto-Diagnostic. Tous les 7 ans, les établissements concernés doivent reconduire cette vérification de conformité en remplissant à nouveau ce questionnaire très conséquent. Objectif : identifier si la QAI reste dans les normes en vigueur et mettre en place, dans un second temps, un plan d’action visant à améliorer les points faibles observés.

    La réglementation concerne depuis le 1er janvier 2018 les établissements recevant des enfants de moins de 6 ans (crèches publiques / privées, écoles maternelle et élémentaires). Notons qu’à ce jour, seuls 30 à 40 % des communes concernées ont réalisé les démarches obligatoires. Dorénavant, depuis le 1er janvier 2020, c’est au tour des établissements d’enseignement ou de formation professionnelle du second degré (collèges et lycées, centres de loisirs) de devoir s’y conformer. À partir de 2023, tous les ERP, sans exception, seront concernés.

    Cette approche réglementaire demeure toutefois assez limitée : sur le plan statistique, le contrôle doit être mené sur 50 % des pièces concernées, avec 5 pièces au minimum et 20 pièces au maximum par établissement. Ce qui est relativement faible à l’échelle d’un collège par exemple. Quant au plan d’action, il reste flou sur les obligations.

    Comment facilitez-vous la démarche d’Auto-Diagnostic ?

    Cette démarche relativement lourde mérite d’être correctement réfléchie. Pour donner un ordre de grandeur, si l’on prend une Région comme les Hauts-de-France, les 260 lycées publics qu’elle gère, représentent une collecte d’environ 40 000 questionnaires ! Via sa plateforme web SAAS** dédiée à la Gestion électronique documentaire (G.E.D) et son workflow, AC Environnement et son partenaire TRANSITIA (Cabinet de Conseil et AMOA dédié QAI) offrent une solution efficace pour remplir l’obligation de suivi de la QAI. Au terme de l’état de la situation, nous accompagnons les ERP dans la mise en œuvre du plan d’action préconisé pouvant comprendre des mesures en continu et temps réel.

    Quelles sont les solutions de mesure en continu et temps réel ?

    AC Environnement travaille à ce jour avec des partenaires de sondes « IoT » dédiées QAI, capables de mesurer les polluants de type : CO2, COV, température, humidité, microparticules…

    Citons notamment la startup parisienne NanoSense, qui propose avec ses sondes une plateforme de suivi de la QAI, pièce par pièce, bâtiment par bâtiment, voire à l’échelle de son patrimoine global ; plateforme associée à un système d’alerte en cas de dépassement de seuil. Ces sondes peuvent aussi être directement interfacées et interconnectées avec les VMC pour automatiser une ventilation plus intense. Ces données et l’accès à cette plateforme peuvent également être intégrés dans un processus BIM au sein de la maquette numérique, tel que nous le proposons avec notre solution CN BIM.

    La mesure en continu est moins poussée et précise qu’une analyse ponctuelle mais elle permet d’avoir une vision globale de la QAI, sur une plus longue durée. L’association de ces deux types de contrôle me semble judicieuse pour identifier clairement les actions à mener et obtenir de bons résultats.

    * Mesures d’air réglementaires réalisées par AC Environnement
    AC Environnement accrédité « essai » LAB REF 30 (numéro d’accréditation 1-6001). Liste des sites et portées disponibles sur www.cofrac.fr

    ** SAAS : Software As A Service / Le logiciel en tant que service, est un modèle d’exploitation commerciale des logiciels dans lequel ceux-ci sont installés sur des serveurs distants plutôt que sur la machine de l’utilisateur. Les clients ne paient pas de licence d’utilisation pour une version, mais utilisent librement le service en ligne ou, plus généralement, payent un abonnement.

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  • Qualité de l’air intérieur et radon : quelles analyses ?

    Qualité de l’air intérieur et radon : quelles analyses ?

    Eurofins analyse tous les types d’échantillons d’air. Qu’il s’agisse d’émissions, d’air ambiant, d’air au poste de travail ou de qualité de l’air intérieur (QAI), Eurofins fournit les consommables requis pour le prélèvement et analyse les échantillons conformément aux exigences normatives en vigueur. Entretien avec Florence Chevrier, Chargée d’affaires Eurofins Environnement France.

    Comment analyser la qualité de l’air intérieur dans les ERP ?

    Depuis 2010, la surveillance de la QAI dans certains établissements recevant du public est obligatoire (notamment ceux qui reçoivent des enfants). Aujourd’hui il existe 2 moyens de mesurer sa QAI :

    • Faire appel à un organisme accrédité pour la mise en œuvre des campagnes de mesures de la Qualité de l’Air Intérieur (QAI)
    • Mettre en œuvre un programme d’action de prévention de la QAI, autodiagnostic conduit à l’aide du « guide pratique pour une meilleure qualité de l’air dans les lieux accueillant les enfants ». Il s’agit d’un questionnaire permettant d’évaluer les pratiques de l’établissement et d’identifier les situations à risque. En fonction du résultat obtenu, l’équipe de gestion peut être amenée à décider de réaliser des mesures.

    Eurofins a développé le Kit Pollu’AIR® ERP pour répondre aux besoins du marché. Il s’agit du 1er kit de mesure de la QAI référencé par l’INERIS pour le compte du Ministère. Il est possible de le commander sur Internet via le Web Shop d’Eurofins.

    Quelle est la progression du marché en France ?

    En France, la surveillance de l’air intérieur est obligatoire dans les établissements qui accueillent des enfants. Le décret du 17 août 2015 impose les échéances suivantes : 1er janvier 2018 pour les écoles maternelles, élémentaires et crèches ; 1er janvier 2020 pour les accueils de loisirs et les établissements d’enseignement du second degré ; et 1er janvier 2023 pour les autres établissements. La France compte 50 490 écoles, 7200 collèges et 4170 lycées. Il reste donc de nombreux établissements à surveiller dans les prochaines années.

    Quelles sont les particularités pour l’analyse du radon ?

    Le radon est un gaz radioactif classé cancérigène selon l’OMS, il serait à l’origine de 5 à 10% des cancers du poumon et est le deuxième facteur de risque de cancer du poumon dans le monde. Pour connaître avec précision l’exposition au radon chez soi, il est indispensable de faire une mesure grâce à un dosimètre. La réglementation française est très stricte à ce sujet :

    • Le niveau de référence en France est de 300 Bq/m3. En cas de dépassement, des mesures de remédiation doivent impérativement être mises en place. L’arrêté ministériel du 27 juin 2018 liste le potentiel radon des communes Françaises (3 niveaux différents)
    • Le propriétaire ou l’exploitant des établissements recevant du public (ERP) doit faire procéder au mesurage de l’activité volumique en radon dans les zones à potentiel 3 ainsi que dans les zones 1 et 2, lorsque les résultats de mesurages existants dans ces établissements dépassent 300 Bq/m3 (cette mesure doit être renouvelée tous les 10 ans ou lors de travaux significatifs).
    • L’acquéreur ou le locataire doit être informé du risque radon par le vendeur ou bailleur dans les zones à potentiel radon de niveau 3.
    • Dans les zones à potentiel radon de niveau 3, l’évaluation des risques d’exposition des travailleurs est obligatoire pour tous les lieux de travail situés en sous-sol ou rez-de-chaussée, et doit être annexée au Document Unique (DUER).

    Pour les mesures imposées par la législation l’organisme qui les réalise doit posséder un agrément délivré par l’Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN). Aucun agrément n’est nécessaire pour les mesures réalisées à titre informatif. Concernant les sociétés se situant en zone 3, les dosimètres peuvent être directement posés par l’employeur.

    Si vous souhaitez connaître notre offre en mesure de la concentration de polluants dans l’air intérieur nous vous donnons rendez-vous sur www.eurofins.fr.

  • Qualité de l’air intérieur : la réglementation en construction

    Qualité de l’air intérieur : la réglementation en construction

    Le contrôle de la qualité de l’air intérieur et notamment de l’amiante dans l’air sont l’objet d’une réglementation stricte : pour le contrôle des polluants de l’air intérieur, depuis 2010 avec un aboutissement définitif prévu en 2023 ; pour l’amiante dans l’air depuis 2011, avec des obligations de contrôle motivées par la protection sanitaire des occupants. Sujet sensible s’il en est, puisque nous passons en moyenne 80% de notre temps dans des lieux clos, et souvent insuffisamment ventilés, le contrôle des polluants et de l’amiante dans l’air intérieur est l’une des spécialités d’AC Environnement. Le point sur la question avec Céline Besançon, responsable Qualité, et Raphael EULRY, directeur du développement commercial et marketing.

    Pouvez-vous nous présenter AC Environnement ?

    AC Environnement a été créée il y a 17 ans. Résolument positionnée sur la donnée technique et environnementale, acteur historique du diagnostic immobilier, notre société a su mettre ces spécificités en valeur pour devenir un spécialiste de la donnée du bâtiment et de l’information technique, en s’orientant très rapidement vers le BIM (Building Information Modeling ou Modèle d’Information du Bâtiment).

    Ces choix stratégiques nous ont permis d’anticiper un certain nombre d’évolutions réglementaires à venir, comme le carnet technique du bâtiment, et de proposer à nos clients des prestations complémentaires dans la gestion de leurs biens immobiliers, comme par exemple la maquette numérique. De fait, AC Environnement se positionne dès lors dans l’activité de gestion et de maintenance des bâtiments.

    Notre expertise analytique, attestée par les 75 000 analyses de MCA (Matériaux Contenant de l’Amiante) et les 2 000 analyses d’air que nos 3 laboratoires accrédités de Gentilly, Riorges, et Limonest réalisent chaque mois, nous positionne naturellement en spécialistes des pathologies du bâtiment. Ce qui, par extension, nous amène à notre expertise sur la qualité de l’air intérieur et de l’amiante dans l’air.

    Avec 670 collaborateurs et une spécialisation sur l’ensemble des diagnostics immobiliers, AC Environnement intervient sur l’ensemble du territoire, en diagnostics avant-vente, avant location, avant travaux ou avant démolition.

    Concernant la qualité de l’air intérieur, quelle est la réglementation applicable et quelles sont ses évolutions à venir ?

    A l’origine, c’est la loi du 12 juillet 2010 « portant engagement national pour l’environnement » qui oblige les exploitants de certains ERP à faire procéder à la surveillance de la qualité de l’air intérieur.

    Cette obligation concerne notamment les ERP accueillant les enfants de moins de six ans, les écoles maternelles, les écoles élémentaires, les accueils de loisirs et les établissements d’enseignement ou de formation professionnelle du premier et du second degré. Ces ERP sont tenus de faire procéder à une surveillance de la qualité de l’air à l’intérieur des locaux tous les sept ans. Cette surveillance inclut une campagne de mesures de 4 polluants : formaldéhyde, benzène, dioxyde de carbone (en tant qu’indicateur de confinement) et perchloréthylène si l’établissement jouxte un pressing. Si les analyses font apparaître le dépassement des seuils par au moins un des polluants mesurés, une nouvelle campagne de mesures doit être réalisée dans un délai de deux ans.

    Là où le bât blesse, c’est que la réglementation laisse les modalités de réalisation au choix du propriétaire ou de l’exploitant de l’ERP. Ce dernier peut en effet opter pour une campagne de mesures de polluants réalisée par un organisme accrédité, ou pour une autoévaluation de la qualité de l’air par ses soins.

    Dans le premier cas, c’est un professionnel soumis aux obligations prévues par l’arrêté du 1er juin 2016 et le décret n°2011-1728 du 2 décembre 2011, notamment l’obligation d’accréditation Cofrac, l’établissement d’une stratégie d’échantillonnage, la réalisation des prélèvements ou des mesures en continu, l’établissement de conclusions de conformité aux seuils et l’obligation de confier les prélèvements pour analyse exclusivement à un organisme accrédité à cette fin.

    Dans le second cas, l’autoévaluation se fait au moyen d’un kit de prélèvement fourni par un fournisseur et d’un guide pratique. L’analyse des prélèvements étant confiée au fournisseur du kit. On a donc d’un côté l’intervention d’un professionnel du prélèvement, expert dans son domaine, qui va adapter sa stratégie aux spécificités de l’ERP et, de l’autre, un gestionnaire d’ERP dont ce n’est pas le métier, et qui va devoir établir une stratégie sur la base d’un guide générique…
    Selon le décret du 2 décembre 2011, relatif à la surveillance de la qualité de l’air intérieur dans certains établissements recevant du public (ERP, la surveillance de la qualité de l’air intérieur va se généraliser progressivement : à ce jour, il est applicable aux établissements d’accueil collectif d’enfants de moins de six ans, aux écoles maternelles et élémentaires, elle est progressivement étendue aux accueils de loisirs et aux établissements d’enseignement ou de formation professionnelle du second degré qui doivent satisfaire aux exigences avant le 1er janvier 2020. Pour finir, avant le 1er janvier 2023, tous les ERP seront concernés par l’obligation de satisfaction à l’exigence réglementaire.

    La surveillance de l’amiante dans l’air est également une expertise d’AC Environnement. Quelles sont les obligations afférentes, et de quelle offre disposez-vous ?

    AC Environnement, comme précisé plus haut, réalise chaque mois 2 000 analyses d’amiante dans l’air. Pour ce faire, nous disposons de 500 pompes autonomes pour des analyses META (Microscopie Électronique à Transmission Analytique) et nos laboratoires sont équipés de 17 MET (Microscopes Électroniques à Transmission).

    Mesurer la quantité de fibres d’amiante en suspension dans l’air est une obligation prévue par le Code du Travail (pour la protection des travailleurs de l’amiante), et par le Code de la santé publique, pour ce qui concerne la protection des occupants, dans certains cas bien précis.

    Ce sera le cas :

    • pour les copropriétés dont le permis de construire a été délivré avant le 1er juillet 1997 ;
    • à l’issue de travaux de retrait ou de confinement de matériaux ou de produits inscrits sur les listes A et B du Code de la Santé Publique
    • quand l’évaluation de l’état de conservation périodique d’un matériau contenant de l’amiante laissé en place (flocage, calorifugeage ou faux plafond) aboutit à un score de 2, c’est-à-dire présentant une dégradation ou situé dans un environnement propice à sa dégradation

    Pour ces prélèvements et ces analyses très encadrées, AC Environnement couvre 100% du territoire et dispose d’équipes de préleveurs et de stratèges certifiés, ainsi que d’un matériel de prélèvement totalement autonome, qui lui permet d’intervenir même dans des bâtiments qui ne seraient pas alimentés en électricité.

  • Qualité de l’air intérieur : l’autodiagnostic à portée de kit

    Qualité de l’air intérieur : l’autodiagnostic à portée de kit

    Eurofins analyse tous les types d’échantillons d’air. Qu’il s’agisse d’émissions, d’air ambiant, d’air au poste de travail ou de qualité de l’air intérieur (QAI), nous fournissons les consommables requis pour le prélèvement et nous analysons les échantillons conformément aux exigences normatives en vigueur. Rencontre avec Florence Chevrier, Chargée d’Affaires Eurofins Analyses pour l’Environnement France.

    Quel est l’intérêt des mesures d’air intérieur ?

    Nous vivons principalement dans des espaces clos, qu’il s’agisse de lieux accueillant du public, de bâtiments professionnels ou d’espaces privés et de ce fait nous sommes exposés aux polluants présents dans l’atmosphère des environnements clos. Les problèmes de santé dus à cette pollution sont multiples et recouvrent des manifestations cliniques très diverses, qui, pour la plupart, ne sont pas spécifiques des polluants détectés : maux de tête, de la fatigue, des manifestations allergiques ou encore de l’asthme.

    Quels sont vos domaines d’activité en qualité de l’air intérieur?

    Nous avons aujourd’hui 2 principaux secteurs d’activités. Le 1er concerne le contrôle de la QAI dans les établissements recevant du public. Les contrôles sont prévus en fonction du type d’établissement entre 2018 et 2023. Plusieurs dizaines de milliers d’établissements sont concernés. Le second domaine d’activité s’inscrit dans une démarche de certification environnementale du fonctionnement d’un bâtiment. Initiée dans le domaine du tertiaire, cette démarche s’élargit aujourd’hui aux programmes de construction de toute nature. Divers référentiels sont utilisés : la certification française HQE, qui signifie Haute Qualité Environnementale, la certification anglaise Breeam, ou encore l’américaine Leed. Ces certifications prévoient des mesures de la QAI dans leur programme. A titre d’exemple, la certification HQE prévoit des mesures de NO2, Benzène, Formaldéhyde, COVs, CO, CO2, particules fines

    Comment mesurer la qualité de son air intérieur lorsque l’on est un ERP ?

    Il existe deux possibilités :

    • Faire appel à un organisme accrédité pour la mise en œuvre des campagnes de mesures de la QAI ;
    • Mettre en œuvre un programme d’action de prévention de la QAI, autodiagnostic conduit à l’aide du « guide pratique pour une meilleure qualité de l’air dans les lieux accueillant les enfants ». Il s’agit d’un questionnaire permettant d’évaluer les pratiques de l’établissement et d’identifier les situations à risque. En fonction du résultat obtenu, l’équipe de gestion peut être amenée à décider de réaliser des mesures.

    Eurofins a développé le Kit Pollu’AIR® ERP pour répondre aux besoins du marché. Il s’agit du 1er kit de mesure de la QAI référencé par l’INERIS pour le compte du Ministère. Il est possible de le commander sur Internet via le Web Shop d’Eurofins.

    Pourriez-vous nous parler du kit Pollu’Air ?

    Le kit Pollu’Air® a pour objectif le dosage par prélèvement passif du Benzène et du Formaldéhyde en vue d’une analyse différée en laboratoire.
    Ce kit, permet l’autodiagnostic de ces 2 polluants dans le cadre de la surveillance de la qualité de l’air intérieur.

    Il est constitué de 2 dispositifs de prélèvement. Un dispositif pour la mesure du Benzène et un autre pour celle du Formaldéhyde. Chaque dispositif se compose d’une cartouche d’Adsorbant (RAD145 pour le Benzène et RAD165 pour le formaldéhyde), d’un corps diffusif dans lequel l’opérateur glisse la cartouche Radiello et d’un support triangulaire sur lequel il va ensuite visser l’ensemble. Une fois montés, les éléments sont placés dans la pièce à étudier en évitant les zones de courants d’air. La durée de l’exposition est de 4,5 jours du Lundi au Vendredi durant une période d’occupation de la pièce.

    Il est très simple d’interpréter les résultats communiqués grâce un code couleur défini selon les valeurs de référence en vigueur. Notre catalogue d’analyses ne s’arrête pas à la qualité de l’air intérieur, nous sommes en mesure de répondre à toutes vos demandes analytiques quelle que soit la matrice grâce à notre réseau de laboratoires. Pour plus d’informations, n’hésitez pas à vous rapprocher de l’un de vos interlocuteurs de proximité sur eurofins.fr !

  • Défaut de qualité de l’air intérieur : causes et solutions

    Défaut de qualité de l’air intérieur : causes et solutions

    De par les contraintes techniques et réglementaires qu’il impose, le contrôle de la qualité de l’air intérieur constitue un enjeu pour le marché de la construction et de la rénovation. Jean-Michel Catherin, président de Testoon, nous détaille les implications, les imbrications, et quelquefois les manques, des techniques et de la réglementation régissant le contrôle de la qualité de l’air intérieur.

    La qualité de l’air intérieur recouvre des enjeux fondamentaux. Comment s’articulent-ils ?

    Avant toute autre chose, la qualité de l’air intérieur est un enjeu de santé publique. Depuis quelques années, de nombreuses études ont été menées pour déterminer les raisons de l’émergence constatée de certaines pathologies liées à des typologies d’environnements précis. De nombreux travaux ont ainsi été menés sur la qualité de l’air extérieur, liée à la présence d’hydrocarbures, de pollutions industrielles, de benzènes, etc.

    En parallèle, des travaux ont été réalisés sur la qualité de l’air intérieur qui, elle, concerne les environnements fermés (ERP, bureaux) voire confinés (habitacles de voitures, de camions, de trains), dont font partie les habitations disposant d’un système d’échange d’air intérieur/extérieur contrôlé, c’est-à-dire d’une VMC double flux ou de systèmes d’échange d’air contrôlé permettant d’éliminer les échanges d’air parasites pour optimiser les risques sanitaires et garantir leur efficacité énergétique.

    Et c’est précisément cet équilibre entre l’enjeu sanitaire et les exigences énergétiques qui constitue une véritable quadrature du cercle. Sur le bâti ancien, cet équilibre était maintenu par l’absence d’une isolation efficace, qui garantissait une circulation d’air optimale, mais au prix d’une efficacité énergétique désastreuse…

    La qualité de l’air intérieur s’évalue au regard de plusieurs critères : la concentration en CO2 qui, correctement traitée, permet de déduire un indicateur de confinement, la température, et le taux d’hygrométrie, qui est essentiel à une bonne hygiène de vie et doit être compris entre 40% et 60%.

    L’étanchéité du bâti, la ventilation et la qualité de l’air constitue donc un triptyque à équilibrer pour garantir à la fois les enjeux sanitaires et énergétiques.

    Comment la réglementation fait-elle en sorte d’assurer cet équilibre ?

    En vue de concentrer les efforts sur la maîtrise des consommations énergétiques, la réglementation a surtout mis l’accent sur l’étanchéité à l’air. C’est logique : plus on améliore le confinement des habitations, moins vite elles se refroidissent et donc, moins elles consomment. Mais la réglementation n’a pas instauré de mesures aussi importantes quant à l’efficacité de la ventilation.

    Dès lors que le rapport entre étanchéité et ventilation est déséquilibré, des problèmes apparaissent inévitablement, qui s’expliquent par l’apport à la fois de polluants extérieurs (benzène) et intérieurs, notamment des gaz émis par des matériaux, les fameux COV, et d’autres issus de la décomposition des colles et des solvants, comme les formaldéhydes.

    Pour faire face à cela, la réglementation s’est surtout concentrée sur la lutte contre l’origine des pollutions. Essentiellement, le législateur a accentué la lutte contre la pollution extérieure, notamment issue de la circulation automobile, et, pour la pollution intérieure, à bannir les matériaux fortement émissifs en formaldéhydes (vernis, colles, et autres adjuvants chimiques), via des normes imposées aux fabricants.

    En ce qui concerne la ventilation, la réglementation affiche toutefois un retard plus que conséquent, puisque les dispositifs applicables datent des années 80, quand les VMC dans l’habitat ont été rendues obligatoires pour les bâtiments neufs.

    Quelles sont les conséquences de cette obsolescence sur le marché de la construction et de la rénovation ?

    On se retrouve avec des bâtiments « neufs », c’est-à-dire postérieurs à 1982, avec une VMC qui ne répond pas forcément aux normes d’isolation modernes ; des bâtiments anciens (construits avant 1982) rénovés aux normes modernes qui disposent d’une VMC ; et d’autres qui n’en ont pas. Par ailleurs, l’isolation aux normes actuelles des bâtiments anciens, si elle n’intègre pas une ventilation réellement efficiente, risque de générer des problèmes de qualité de l’air intérieur, en rompant l’équilibre hydrologique et aéraulique du bâti.

    De plus, les exigences de la ventilation ne prennent pas en considération les nouveaux systèmes constructifs : souvent mal installés, mal dimensionnés, et mal entretenus, les systèmes de ventilation ne sont pas ou peu opérants dans l’immense majorité (70%) du parc immobilier. Nous sommes face à un énorme déficit qui va devoir être pris en compte par les pouvoirs publics.

    Des labels se mettent actuellement en place sur le sujet, qui prennent en compte la qualité de la ventilation, via des contrôles de l’étanchéité à l’air du réseau aéraulique, sa fonctionnalité, la performance du système. Je pense notamment au protocole Promevent pour l’habitat, et celui pour le tertiaire qui est en cours de rédaction. Rédigé par les acteurs publics de l’amélioration de l’habitat et par des professionnels, il décrit le protocole de mise en place d’une ventilation efficace, et va servir de base à de future réglementation. A minima, ce protocole a vocation à devenir une norme.

    Entre contrôles, mesures des polluants et qualité de l’air effective, comment agir concrètement dans les bâtiments ?

    La qualité de l’air intérieur est parfaitement monitorée, mais la ventilation doit absolument être prise en compte. Initialement mis en place dans les maternelles et les crèches, les contrôles de qualité de l’air intérieur seront applicables à tous les ERP d’ici 2023. On a donc une montée en puissance progressive de ces dispositifs qui obligent les maîtres d’ouvrages à contrôler le CO2, les formaldéhydes, et le benzène.

    Mais souvent, c’est le mode d’occupation d’un bâtiment qui va déterminer la pertinence des contrôles à effectuer et les modes de ventilation à utiliser. Par exemple, dans une salle de classe occupée, le profil de CO2 va très vite grimper de 500 ppm à 2000 ppm, qui est un taux dangereux. S’il est mesuré par capteurs en continu, les données obtenues n’auront pas d’utilité car la concentration va dépendre des modes d’utilisation, dont il faut pouvoir apprécier l’impact. Il est préférable d’enregistrer ce taux en continu pendant 5 jours, chaque minute. Ces données, horodatées et croisées avec le planning d’utilisation des lieux, va permettre de définir les mesures à prendre, qui seront soit de simple hygiène (ouverture régulière des fenêtres), soit d’installation de dispositifs de ventilation.

    La réglementation devrait évoluer dans ce sens en passant d’une obligation de surveillance à une obligation de maîtrise. Cette disposition figurait d’ailleurs parmi les amendements déposés dans le cadre du projet de loi ELAN (Evolution du logement, de l’aménagement et du numérique).

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    Une vidéo réalisée dans le cadre du Grand Circuit Diagnostiqueurs Immobiliers