Catégorie : Câbles et tableaux

Dans un secteur où la sécurité, la performance et la conformité sont non négociables, le choix des câbles et la conception des tableaux électriques restent des étapes critiques pour tout électricien. Qu’il s’agisse de renouveler une installation vétuste, d’optimiser un réseau pour des bâtiments tertiaires, ou de répondre aux normes NFC 15-100 et RE 2020, chaque détail compte.

  • La protection des circuits contre les surintensités selon la norme XP C 16-600 : quelles sont les règles ?

    La protection des circuits contre les surintensités selon la norme XP C 16-600 : quelles sont les règles ?

    Tout circuit électrique doit être protégé à son origine contre les surintensités (surcharges et court-circuits). Ces protections visent à éviter les échauffements anormaux des conducteurs pouvant entraîner leur détérioration et provoquer des incendies. Mais quel doit être le calibre de ces protections ? Doivent-elles se trouver sur les conducteurs de phase, de neutre, sur les deux ? Peuvent-elles être réglables en courant ? Explications…

    L’importance de l’adéquation entre le calibre de la protection et la section des conducteurs du circuit

    Dans la norme XP C16-600 en vigueur depuis le 1er septembre 2011, l’exigence B.4.3 e) précise que le courant assigné d’un dispositif de protection contre les surintensités, placé à l’origine d’un circuit, doit être adapté à la plus petite section des conducteurs de ce circuit (phase ou neutre), conformément au tableau B.4 dela norme. Dans ce tableau B.4, plus la section d’un conducteur d’un circuit est faible, plus le courant qu’il peut « accepter » sans s’échauffer anormalement l’est également, et donc plus faible est le calibre maximal autorisé pour le dispositif de protection correspondant.

    Sur quel conducteur doit se trouver la protection contre les surintensités ?

    L’exigence B.4.3 a2) précise que la protection doit être installée sur le conducteur de phase.

    Pour le contrôler, il faut vérifier la présence, au niveau du conducteur de phase, d’une tension par rapport àla terre. Cecontrôle ne doit pas être visuel : en effet, la couleur d’un conducteur ne suffit pas pour conclure s’il s’agit d’un conducteur de phase ou d’un conducteur de neutre.

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    Source : association Promotelec – guide « installations électriques des logements existants »

    Dans un tableau électrique, pour distinguer les conducteurs de phase des conducteurs de neutre, l’association Promotelec propose la méthode suivante :

    • le tableau électrique comporte en principe une barrette de phase et une barrette de neutre (voir figure ci-dessus). En mesurant la tension de chacune d’elle par rapport à la terre, celle présentant la tension la plus élevée est a priori la barrette de phase, l’autre est alors la barrette de neutre ;
    • à partir de la mesure précédente, tous les conducteurs raccordés à la barrette de phase sont réputés être des conducteurs de phase, et tous les conducteurs raccordés à la barrette de neutre sont réputés être des conducteurs de neutre.

    Remarque : en régime normal de fonctionnement, le conducteur neutre est au potentiel zéro par rapport à la terre, du fait de sa liaison à la terre du côté du réseau public de distribution. Lorsqu’il est détecté une tension supérieure à 50 V sur le conducteur neutre lors de l’identification du ou des conducteurs de phase, une mention précisant cet état de fait doit être portée dans la rubrique « Constatations diverses » du rapport.

    Dans quels cas un dispositif de protection contre les surintensités de calibre réglable est-il autorisé ?

    Un dispositif de protection contre les surintensités de calibre réglable est interdit pour les circuits terminaux, mais est autorisé pour les circuits de distribution.

    Un circuit terminal est par définition un circuit électrique destiné à alimenter directement des appareils d’utilisation ou des socles de prises de courant. Un circuit de distribution est par définition un circuit électrique alimentant un ou plusieurs tableaux de distribution.

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    Dans le résidentiel et le petit tertiaire répartissez comme vous voulez de 63 à 125 A (suite…)

  • Les règles de la norme XP C 16-600 concernant les interrupteurs différentiels à haute sensibilité (? 30 mA)

    La norme XPC16-600 distingue plusieurs cas pour ce qui est des interrupteurs différentiels à haute sensibilité (≤ 30 mA), selon qu’ils protègent la totalité ou une partie seulement de l’installation électrique. En outre, ces règles ne concernent que les interrupteurs différentiels, pas les disjoncteurs différentiels. Explications sur ces distinctions…

    De quand date la mise en œuvre de DDR 30 mA en locaux d’habitation ?

    Les dispositifs différentiels à haute sensibilité (≤ 30 mA) sont apparus dans les installations électriques des locaux d’habitation avec la norme NF C15-100 « Installations électriques à basse tension » de mai 1991, pour protéger les circuits alimentant des socles de prise de courant et ceux des locaux contenant une baignoire ou une douche. Depuis décembre 2002, les DDR à haute sensibilité (≤ 30 mA) ont été généralisés à tous les circuits parla norme NF C 15-100 en vigueur, lors de la réalisation d’installations électriques domestiques neuves.

    Dans les installations électriques anciennes, de tels interrupteurs sont fréquemment mis en œuvre par les installateurs électriciens pour mettre en sécurité l’installation, notamment en l’absence de conducteurs de protection sur un ou plusieurs circuits.

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    Protection des circuits par DDR à haute sensibilité (≤ 30mA)

    Source : guide « Installations électriques des logements existants » de l’association Promotelec

    Quelles différences entre un interrupteur et un disjoncteur différentiel ? 

    Un interrupteur différentiel remplit deux fonctions :

    • une fonction manuelle de commande (mise en ou hors service de la partie d’installation à l’origine de laquelle il est placé) ;
    • une fonction automatique de protection des personnes (fonction différentielle).

    En plus des fonctions de l’interrupteur, un disjoncteur différentiel protège les canalisations contre les surintensités (surcharges et court-circuits).

    Pourquoi distinguer plusieurs cas dans la norme XP C 16-600 ?

    L’exigence B.4.3.j) de la norme XP C16-600 concerne le courant assigné du ou des interrupteurs différentiels placés en aval du disjoncteur de branchement. A tout instant, le courant qui traverse un interrupteur différentiel (courant consommé par les circuits situés en aval) doit être inférieur ou égal à son calibre. Si ce n’est pas le cas, l’interrupteur risque de s’échauffer anormalement, et de provoquer un début d’incendie. Depuis le 1er septembre 2011,la norme XP C 16-600 distingue 2 cas :

    • Le 1er cas (tableau B.7) correspond à la protection de l’ensemble de l’installation par un (ou plusieurs) interrupteur(s) différentiel(s). Ce cas se rencontre typiquement sur des installations anciennes mises en sécurité ;
    • Le 2ème cas (tableau B.8) correspond à la protection d’une partie seulement de l’installation par un (ou plusieurs) interrupteur(s) différentiel(s). Le tableau B.8 est en fait la fusion des cas n°2 et n°3 de la norme XP C 16-600 d’août 2007. La 1ère colonne du tableau B.8 correspond aux installations conçues selonla norme NF C 15-100 de mai 1991.

    Résumé :

    Pour en savoir plus, se référer au mémento « Diagnostic électrique obligatoire en cas de vente » édité par l’association Promotelec. Ce mémento est une synthèse illustrée des évolutions de la nouvelle norme XP C 16-600 entrée en vigueur depuis le 1er septembre 2011.