Catégorie : Mag

Retrouvez toutes les interviews et vidéos du Mag du Grand Circuit : rénovation énergétique des bâtiment, diagnostics, maîtrise de l’amiante…

  • Intégration électrique : de nouvelles formations au plus près des réalités du terrain

    Intégration électrique : de nouvelles formations au plus près des réalités du terrain

    Formations inédites, nouvelles plateformes, mise à jour du matériel… Formapelec investit massivement dans la montée en compétence des intégrateurs électriciens. Vincent Weiffenbach, directeur du développement, revient sur les dernières réalisations de Formapelec pour accompagner les professionnels de l’électricité dans leurs métiers.

    Quelles sont les dernières formations disponibles chez Formapelec ?

    Ces deux dernières années ont été riches en nouveaux développements. En 2022, nous finalisons trois de nos engagements pris auprès de la profession. Le premier de ces engagements consistait à mieux accompagner les entreprises spécialisées dans l’éclairage public à travers une offre de formation modulaire sur l’installation, la maintenance et la gestion intelligente (télégestion) des installations de dernière génération. Avec le Serce, nous avons identifié un véritable besoin de montée en compétence de leurs équipes, qui étaient jusqu’à présent formées à d’anciennes technologies. Une nouvelle formation et un nouveau plateau technique, validés par la commission Éclairage du Serce, ont ainsi vu le jour en janvier à Pont-du-Château (63), près de Clermont-Ferrand.

    « Entre 2021 et 2022, 8 nouvelles plateformes de formation ont vu le jour »

    Formapelec va également lancer en mars une nouvelle activité sur la signalisation lumineuse tricolore (SLT). Une formation “terrain” est désormais disponible sur nos deux plateformes à Pont-du-Château et à Cachan (94). 

    Dans le domaine des réseaux électriques, nous avons également créé deux formations dédiées aux habilitations BF-HF pour les équipes opérant dans les “fouilles”, aux abords de câbles souterrains : une formation d’une journée pour les personnels non électriciens « terrassier, chef de chantier ou chef d’équipe de terrassement » habilités B0 H0V et une formation d’une journée et demi pour ceux non formés ni habilités B0 H0V. Ces formations sont proposées sur nos plateformes de Cachan, Pont-du-Château et Dardilly (69).

    Entre 2021 et 2022, ce ne sont pas moins de 8 nouvelles plateformes de formation qui ont vu le jour. D’autres sont en programmation pour les deux années à venir. Elles proposeront notamment des formations dans les domaines de la Smart City et du Smart Building.

    Vincent WEIFFENBACH

    Directeur du développement
    FORMAPELEC

    Quels sont vos futurs projets ?

    Avec la Fédération française des intégrateurs électriciens (FFIE), Formapelec travaille à la création d’une nouvelle architecture de formation pour les métiers du photovoltaïque. Nous avons ainsi créé différents modules spécifiques aux monteurs, raccordeurs, techniciens de maintenance et chargés d’affaires. Nous allons par ailleurs renforcer nos ateliers mobiles avec le matériel nécessaire aux formations “maintenance” et “raccordement”.

    Nous avons également modernisé notre offre de recyclage d’habilitations électrique en développant avec la FFIE un outil de réalité virtuelle unique qui permet à nos clients de réaliser le stage chez eux en vivant une expérience hors du commun : le stagiaire est équipé d’un casque de VR et de deux manettes et il est immédiatement transporter dans un environnement spécifique en fonction du recyclage qu’il doit réaliser. Cette technologie nous permet, outre la diminution du coût et des infrastructures nécessaires au déroulement d’une session standard, de mesurer avec précision les difficultés rencontrées par le stagiaire lors de son parcours.

    Enfin, dans le domaine des infrastructures de recharge de véhicules électriques (IRVE), notre récent partenariat avec Schneider Electric, signé fin 2021, contribuera au développement de notre offre de formation, à travers la mise à niveau de nos formateurs et le renforcement des plateaux techniques.

    Sur le même sujet :

  • Tertiaire, collectif, individuel : les bornes de recharge Green’Up allient adaptabilité et simplicité

    Tertiaire, collectif, individuel : les bornes de recharge Green’Up allient adaptabilité et simplicité

    Legrand propose des infrastructures de recharge de véhicules électriques pour toutes les typologies de bâtiment. À travers des offres dédiées, sa solution Green’up se décline pour le tertiaire, le logement collectif et les résidences individuelles. Connectées et faciles à piloter, ces bornes facilitent la gestion et l’exploitation de la recharge. Tour d’horizon des fonctionnalités.

    Green’up Premium, pour les parkings extérieurs et couverts

    Les bornes Green’up Premium et Premium Métal sont pensées pour équiper les maisons individuelles, les bâtiments d’habitations collectifs, les parkings d’entreprise, de centres commerciaux, d’hôtels ou encore des collectivités. Conçues pour être résistantes et polyvalentes, elles peuvent être installées en parkings extérieurs et couverts.

    En matière de recharge électrique, le maître mot est la sécurité : les bornes Green’up Premium intègrent un dispositif de détection des défauts de courant de fuite 6 mA DC. Celui-ci permet d’avoir en amont a minima une protection différentielle de Type A, plus économique et plus compacte qu’une protection de Type B. Legrand prescrit cependant des différentiels de type F plus adaptés à l’environnement électronique de la borne de recharge. Il bénéficie d’une excellente immunité aux déclenchements intempestifs. Une protection 2P+T pour la prise Mode 2 est également intégrée. Aussi, une seule ligne de puissance suffit pour alimenter la borne.

    Étanche et résistante, la borne Green’up Premium bénéficie des indices de protection IP 44 (infiltration de poussières et jets d’eau à basse pression) et IK 08 (résistance aux chocs). Le modèle Métal est renforcé, avec des indices supérieurs IP 55 et IK 10.

    Fonctions communicantes

    Les bornes Green’up intègrent des fonctions communicantes afin de faciliter la gestion, l’exploitation et l’identification. Sur ce dernier aspect, leur lecteur de badge RFID reconnait l’utilisateur pour autoriser ou non l’accès à la recharge et permettre une refacturation éventuelle. Il est à même de lire tous les badges de contrôle d’accès 13,56MHz de Legrand et des autres fabricants du marché.
    Le kit de communication, intégré ou à rajouter ultérieurement suivant les besoins, va plus loin en proposant la remontée de la mesure MID via le protocole de supervision OCPP, permettant ainsi de déléguer la gestion de la recharge à un opérateur de charge.

    Connectée au réseau IP, chaque borne peut être individuellement pilotée depuis un ordinateur grâce à la solution de pilotage web intégrée au kit de communication. Associée à un Energie Serveur Web, elle offre une gestion dynamique de la puissance de charge.

    Simplicité d’usage avec la solution résidentielle Green’up Access

    Les propriétaires de résidences individuelles peuvent se tourner vers la solution dédiée Green’up Access. Adaptable à la configuration du domicile, elle offre différents dispositifs de branchement prêt-à-poser (sur pied, antivandale, saillie ou encastrée).

    La recharge est sécurisée et optimisée avec la technologie brevetée Green’up System, qui permet de délivrer une puissance maximum de 3,7 kW* sans surchauffe de la prise. Le temps de charge est jusqu’à deux fois plus rapide que sur une prise électrique classique.

    Avec son pack de démarrage pour une installation connectée, la borne Green’up Access se dote de fonctionnalités connectées faciles et accessibles : allumer et couper l’alimentation à distance, suivre la consommation énergétique, programmer des plages horaires pour bénéficier des tarifs heures creuses. Ces fonctionnalités connectées sont pilotées depuis l’application gratuite Home + Control de Legrand. L’utilisateur peut modifier à son envie les paramètres, sans faire appel à un installateur.

    * Pour délivrer jusqu’à 3,7 KW, une prise Green Up doit recevoir un câble de recharge avec boitier électronique compatible et un véhicule compatible Green Up. Rapprochez-vous de votre concessionnaire automobile afin de vérifier si votre véhicule est compatible Green Up. Les constructeurs tels que Renault (Renault, Dacia), Stellantis (Citroën, DS, Peugeot, Opel) proposent des véhicules et cordons compatibles Green Up.

  • Audit, supervision et monitoring : de nouvelles tendances pour contrôler la QAI

    Audit, supervision et monitoring : de nouvelles tendances pour contrôler la QAI

    L’analyse de la qualité de l’air intérieur est un enjeu majeur pour assurer la santé des occupants des bâtiments tertiaires. Moins chers et plus efficaces, les capteurs sont désormais connectés au Cloud, offrant de nouvelles possibilités d’analyse, de supervision et de monitoring. Présentation des solutions phares avec Jean-Michel Catherin, dirigeant de Testoon.

    Jean-Michel CATHERIN

    Dirigeant
    TESTOON

    Comment ont évolué les équipements de mesure en continu de la qualité de l’air intérieur ?

    Avec le Covid-19, les offres de capteurs à petits prix se sont multipliées mais nombre de ces produits ne donnent qu’une estimation des niveaux du CO2 et des composés organiques volatils (COV), sans que l’on ait une idée de la justesse de la mesure. De plus ces capteurs perdent très rapidement en sensibilité. Aucun engagement de performance n’est affiché de la part de ces fabricants et ces solutions ne permettent pas une approche par monitoring de la qualité de l’air intérieur (QAI).

    Le marché n’a heureusement pas attendu la pandémie pour développer et perfectionner des produits performants. Testoon distribue depuis plusieurs années l’analyseur Nemo, du fabricant grenoblois Ethera. Développé avec l’appui du CEA et du CNRS, ce boîtier mesure en continu et enregistre dans le Cloud des paramètres tels que la température, l’hygrométrie, le CO2 et les formaldéhydes. Des cartes de capteurs supplémentaires peuvent y être ajoutées afin de détecter les particules fines, les COV légers, ou encore le radon depuis 2019. Le produit a beaucoup évolué avec des versions plus économiques (avec ou sans détection des formaldéhydes), ainsi qu’avec le lancement de modèles mini et nano qui se concentrent sur la détection du CO2.

    Autre solution offrant un monitoring de qualité, l’enregistreur de données Testo 160 AV IAQ mesure lui aussi le niveau de CO2, ainsi que la température, l’humidité de l’air et la pression atmosphérique. Toutes les données de mesure sont directement enregistrées dans le Cloud de Testo par l’indicateur de données, via le WiFi du bâtiment. L’utilisateur peut ainsi documenter et évaluer les données de mesure sur une longue période. Il recevra également des alertes en cas de dépassement des limites de CO2. C’est un système très simple à mettre en œuvre et pour lequel les prix diminuent très rapidement. Pour prendre en compte des critères plus complexes et bénéficier d’une analyse fine et intelligente, les gestionnaires de bâtiments pourront s’accompagner d’un bureau d’études.

    Que faire de la donnée collectée lors de la mesure de la QAI ?

    Il y a deux manières d’utiliser cette donnée. Lorsqu’elle est collectée en continu, des solutions permettent de superviser le système de ventilation en augmentant par exemple le débit d’air aux bouches lorsque les niveaux de CO2 ou de COV dépassent les seuils définis.

    La deuxième méthode prend la forme d’un audit : on ne régule pas le système en direct mais on l’observe sur une longue période (un an par exemple) en prenant des mesures, dans l’optique d’améliorer le système par la suite. Bien qu’étant une démarche volontaire, cette analyse du patrimoine permet d’aller plus loin dans un projet de rénovation en programmant des travaux d’amélioration de la QAI. 

    Assez récente, cette vision est portée par l’évolution ces cinq dernières années des outils de mesure de la QAI à la fois moins chers, plus précis et plus discrets. Certains bureaux d’études proposent désormais une offre clé en main d’audit ou de monitoring de la QAI. Des start-up ont développé des logiciels de simulation de la QAI en phase conception ou de rénovation permettant de vérifier que les choix de conception ou de rénovation (matériaux, système de ventilation…) apporteront une QAI optimale.

  • Maîtriser la matière première et la fabrication pour des produits disponibles et des prix stables

    Maîtriser la matière première et la fabrication pour des produits disponibles et des prix stables

    Perturbation des approvisionnements, pression sur les ressources, augmentation des coûts des matières premières… Comme la plupart des industries, la production de matériel électrique fait face à des défis de plus en plus complexes. Par son modèle industriel et son mode de gouvernance, le fabricant Unex parvient à limiter les impacts pour les électriciens et les distributeurs. Présentation des atouts de la société avec Laurent Courtial, directeur des Ventes France.

    Laurent COURTIAL

    Directeur des Ventes France
    UNEX

    En cette période tendue, comment parvenez-vous à conserver une production et des prix stables dans le temps ?

    Nous avons décidé de garder la maitrise de deux éléments fondamentaux.

    • Premièrement, l’élaboration de nos propres matières premières thermoplastiques qui conditionnent les performances de nos solutions isolantes, Chemins de câbles, échelles à câbles, Goulottes, Colliers d’installation, etc.
    • Deuxièmement, l’intégralité du processus de fabrication de nos produits dans nos deux usines de Madrid et Barcelone.

    Dans une période de pénurie et d’inflation sur le coût des matières premières, cette maîtrise des différentes étapes du processus de fabrication et une politique affirmée de stocks importants (21 000m2 de stock produits finis), nous permettent d’amortir les soubresauts du marché, sans rupture de stock ni allongement des délais pour nos clients. Ainsi, nous sommes parvenus à modérer les évolutions tarifaires. A ce jour, et depuis le 1er janvier 2021, Unex n’a passé qu’une seule hausse de prix en presque 18 mois, et dans des proportions très raisonnables puisque inférieure à 8% en moyenne.

    Rappelons également que notre modèle d’entreprise nous offre une grande stabilité nous permettant de nous armer pour les enjeux de moyens et longs termes. Née en 1964, et présente depuis 1979 en France, Unex est resté un groupe familial européen qui travaille avec une vision à long terme.

    Quelles sont les particularités des produits conçus par Unex ?

    Unex se définit comme le spécialiste des systèmes isolants et modulables pour le Supportage, la Distribution et la Fixation des câbles et tubes, pour les installations électriques, de télécommunication et de climatisation.

    Nous sommes en permanence à l’écoute des attentes des acteurs de l’installation électrique afin d’anticiper leurs besoins, Maitres d’ouvrage, Maitres d’œuvres, Installateurs, Intégrateurs et Distributeurs.

    Sur le marché des infrastructures de recharge de véhicules électriques (IRVE) par exemple, l’enjeu est d’assurer une installation fiable, sécurisée et optimisée. C’est pourquoi nous avons développé des goulottes et chemins de câbles avec des indices de résistance aux chocs élevés, à des niveaux qui n’existaient pas encore dans les offres standard du marché.

    Autre exemple avec le marché du photovoltaïque, qui a évolué par vagues ces vingt dernières années. Avec l’essor du modèle de production à destination de l’autoconsommation, les nouvelles installations doivent assurer, de manière sécurisée, une bonne performance sur une longue période de temps. Nous proposons ainsi des chemins de câbles et des colliers d’installation qui résistent aux conditions extérieures (intempéries, UV, variations de températures, vents, chocs…) afin de protéger les câbles courant continu entre les panneaux et les onduleurs, mais également les câbles courant alternatif en sortie d’onduleur. Sur la partie courant continu, les niveaux de tension peuvent être très élevés, une isolation performante et une protection mécanique durable sont indispensables pour prévenir tout risque de défaillance et d’accident. Depuis bientôt 15 ans, nous bénéficions d’excellents retours d’expérience d’installations faites dans les conditions climatiques très particulières des îles des DOM-TOM.

    En bref, la philosophie d’Unex est de concevoir et de commercialiser des produits uniques par leur niveau de performance « standard », et dont les particularités répondent aux niveaux d’exigences les plus élevés pour apporter le meilleur service à nos clients. Notre service de recherche et développement étudie chaque détail pour satisfaire cet objectif. Nos innovations portent également sur le packaging de nos produits. Nous introduisons actuellement et progressivement, un nouveau conditionnement pour nos colliers d’installation sous sachets plastiques : l’ouverture facile et refermable “Open Brid” permet d’utiliser la juste quantité de colliers (découvrir en vidéo).

    Pour terminer, il me semble important de préciser que ce qui fait la force de Unex ce sont aussi les femmes et les hommes qui composent nos équipes et qui chaque jour se mettent au service de nos clients pour leur apporter le meilleur service possible.

    Et comme nous avons tous un rôle à jouer vis-à-vis de l’environnement, Unex a commencé à fournir les fiches de déclarations environnementales de ses produits sous format PEP ECOPASSPORT. Les fiches de nos colliers et de notre chemin de câbles en U23X sont déjà disponibles et le reste de nos produits suivra dans les mois à venir.

    Les produits Unex sont disponibles chez les distributeurs professionnels et les grossistes, dans 600 points de vente en France.

  • Décret Tertiaire : comment optimiser sa première déclaration sur OPERAT ?

    Décret Tertiaire : comment optimiser sa première déclaration sur OPERAT ?

    Les exploitants de bâtiments assujettis au décret Tertiaire ont jusqu’au 30 septembre 2022 pour déclarer sur la plateforme Operat leurs premières données de consommation d’énergie pour les années 2020 et 2021. Xavier Gounon, directeur Marketing d’advizeo, présente l’intérêt de la mise en place d’une plateforme de management de l’énergie.

    De quelle manière peut-on être accompagné pour sa première déclaration Operat ?

    La première déclaration est déterminante. Elle implique la connaissance de son patrimoine, de ses Entités Fonctionnelles Assujetties (EFA)* et de ses consommations énergétiques.

    L’utilisation d’une plateforme de management de l’énergie comme celle proposée par advizeo facilite considérablement la collecte de cette donnée. Elle permet de fiabiliser (c’est-à-dire de rendre conforme) et de centraliser cette dernière, en automatisant la récupération des factures et des informations provenant des distributeurs d’énergie.

    Le véritable enjeu est d’optimiser cette première déclaration OPERAT, à partir de l’historique existant, et de choisir la meilleure période de référence : celle où la consommation énergétique sera la plus élevée. Toutefois, il ne s’agit pas d’une simple addition des dépenses. Certains facteurs doivent être pris en compte pour ajuster le calcul de la consommation à la réalité des usages et de l’environnement du bâtiment.

    La prestation de conseil proposée par advizeo permet de définir la meilleure période de référence en tenant compte de l’ensemble de ces facteurs, et ainsi de limiter le chemin à parcourir pour atteindre les objectifs de 2030, 2040 et 2050.

    Xavier GOUNON

    Directeur Marketing
    ADVIZEO

    Quels sont les facteurs à prendre en compte ?

    Il faut savoir que la plateforme Operat ajuste automatiquement les consommations à la rigueur climatique. Elle intègre pour cela les données Météo France de la station la plus représentative de la situation du bâtiment. Le calcul de la consommation doit donc prendre en compte les intensités des périodes de froid.

    De la même manière, il convient de définir l’intensité d’usage du bâtiment pour chaque année étudiée. Cela permet de bénéficier d’un ajustement des objectifs selon la variation du volume d’activité.

    Rappelons également que la déclaration s’effectue sur 12 mois glissants et non calendaires. Il est donc possible de choisir avec précision la période de référence. L’optimisation de ce calcul permet de réduire de quelques points de pourcentage l’effort à consentir pour atteindre l’objectif du décret Tertiaire. Cela peut représenter plusieurs milliers d’euros en moins à investir.

    Quelles sont les spécificités de la plateforme advizeo ?

    La plateforme de management de l’énergie advizeo est conçue par des développeurs et Data Scientists, en collaboration étroite avec des Energy Managers, dont le profil d’ingénieur en performance énergétique assure de répondre parfaitement aux besoins métiers du client.

    C’est un outil en permanente évolution, qui bénéficie de nouvelles fonctionnalités tous les deux mois. Dernièrement, pour donner un exemple, nous avons développé un nouveau module dédié au décret tertiaire avec :

    • la sélection automatique des meilleures périodes de référence pour tous les bâtiments d’un même compte client ; 
    • un tableau de bord pour suivre la progression de ses objectifs, en valeur relative et en valeur absolue.

    Ce module accueillera également la gestion du plan pluriannuel d’investissement et permettra de réaliser des scénarios d’investissement et de simuler ces opérations.

    Au-delà de l’obligation réglementaire, quels sont les enjeux économiques pour les collectivités ?

    Dans un contexte d’augmentation durable du prix de l’énergie, les collectivités se doivent d’agir dans le sens d’une plus grande sobriété énergétique.

    Avant la parution du décret Tertiaire, advizeo avait déjà construit une méthodologie innovante pour permettre aux entreprises de réduire rapidement leurs consommations d’énergie et leur facture, à l’échelle d’un patrimoine immobilier. Cette démarche d’“Energy Management”, réalisée par nos Energy Managers, permet de viser jusqu’à 20 % d’économies d’énergie sans engager de travaux lourds et avec des temps de retour assez rapides (en moyenne inférieurs à 2 ans). Il s’agit le plus souvent de remettre le bâtiment à sa qualité « intrinsèque » d’efficacité énergétique, en évitant les dérives qui mènent au fil du temps à de mauvais usages : cela peut aller d’une modification sur les consignes de température à une meilleure régulation des équipements de chauffe, en passant par des modifications sur les programmes horaires des centrales à traitement d’air (CTA).

    En améliorant la connaissance et le suivi de son parc de bâtiments, l’obligation de déclaration annuelle des consommations peut en ce sens être vue comme une opportunité d’améliorer la performance énergétique de ses bâtiments.

    Aussi, accompagner nos clients vers l’objectif de 40 % de réduction des consommations énergétiques implique de les guider dans la priorisation des travaux et le suivi de leurs impacts. Cela nous amène à prendre en compte les données financières, telles que les aides CEE, et à proposer un plan d’investissement cohérent et complet. Nous conseillons par ailleurs à nos clients de demander des engagements de résultat à leurs prestataires. Cela peut se faire au travers de contrats de performance énergétique (CPE), dispositif qui permet aux donneurs d’ordre de faire varier le coût des prestations en fonction des économies réalisées.

    * Une entité fonctionnelle est une entité correspondant à un établissement au sens de la définition de l’INSEE, à savoir : une unité de production ou d’activité géographiquement individualisée exploitée par une entité juridique. La notion d’« unité géographiquement individualisée » se rattache à une localisation géographique précise dans laquelle les activités sont hébergées.

    Une vidéo Replay du Grand Circuit #TERTIAIRE du 15 mars 2022, spécial « Décret Tertiaire et collectivités : Bâtiments d’enseignement ».
  • Remplacement des menuiseries : vigilance sur les délais d’approvisionnement !

    Remplacement des menuiseries : vigilance sur les délais d’approvisionnement !

    Les tensions d’approvisionnement en matières premières impactent les coûts et les délais d’installation des menuiseries extérieures. Une bonne planification en amont du projet de rénovation limite ces dépassements. Précisions avec Aurélien Hoellinger, responsable commercial grands comptes chez Lorenove.

    Aurélien HOELLINGER

    Responsable Commercial 
    LORENOVE GRANDS COMPTES

    Comment la production de menuiseries est-elle touchée par la crise mondiale de l’approvisionnement en cours depuis plusieurs mois ?

    La production de menuiseries est directement touchée par les tensions actuelles sur les marchés des matières premières, le matériau bois étant particulièrement concerné. Les délais d’approvisionnement sont passés de 10 à 18 semaines et aucune amélioration n’est prévue dans les prochains mois.

    La situation a également des conséquences sur les coûts de production : le mètre cube de chêne est passé de moins de 1 000 euros en 2020 à 2 300 euros en 2022. Les autres matériaux ne sont pas en reste : sur le seul mois d’avril, le prix de l’aluminium a augmenté de 15 %, celui du PVC de 20 % et celui du vitrage de 15 %. Quant à l’acier, son prix a triplé en l’espace d’un an. En conséquence, nos devis et nos offres se réduisent en validité dans le temps. Nous tenons désormais les prix sur trois mois, contre six auparavant.

    Toutefois, Lorenove étant à la fois fabricant et installateur, nous bénéficions d’une meilleure visibilité et d’une plus grande marge de manœuvre que les autres acteurs de la filière pour limiter ces impacts négatifs. Nous parvenons à fiabiliser autant que possible les délais et les prix en sécurisant nos approvisionnements. Lorsque notre entreprise est retenue pour un chantier, nous déclenchons immédiatement la demande en matériaux bois auprès de nos fournisseurs. Une fois que la matière est livrée, nous avons totalement la main sur les délais de fabrication et d’installation, ce que ne peut garantir un artisan.

    Comment les maîtres d’ouvrage peuvent-ils fiabiliser ces délais ?

    Avec jusqu’à 18 semaines de délai d’approvisionnement, les donneurs d’ordre doivent avoir fait leur choix dès le mois de mai pour garantir que le remplacement des menuiseries puisse être réalisé cet été. Une bonne gestion du planning est primordiale. L’entreprise de travaux doit être retenue au mieux dès la phase d’études. 

    Fiabiliser le planning est encore plus indispensable dans le cadre d’un projet de rénovation globale, où différents acteurs interviennent chacun dépendamment des autres : le dépassement des délais d’un seul peut impacter lourdement la date de livraison du chantier par effet domino sur les autres intervenants. Aussi, la rénovation de certains bâtiments publics, comme les écoles, implique une problématique de déménagement du mobilier, qui mobilise des agents de la ville. L’enjeu est de faire coïncider cette opération avec les travaux.

    Sur le plan technique, Lorenove est à même de mener des opérations “coup de point” lors desquelles nous réduisons le temps d’exécution de la pose en mobilisant un effectif important sur un temps réduit. Nous pouvons ainsi poser plus de 80 fenêtres en une seule journée.

    En amont d’un appel d’offre, Lorenove est également en mesure d’accompagner les maîtres d’ouvrage en tant que prescripteur. Sur la base d’un cahier des charges de prescription que l’on établit avec le client, nous réalisons une première estimation des délais et des coûts de l’opération.

    Sur le même sujet

    Présentation de l’offre d’achat groupé de menuiseries extérieures proposée par Lorenove, avec Aurélien Hoellinger, responsable commercial.
  • Repérage amiante : bien connaître la localisation des matériaux amiantés, mais également ceux qui n’en contiennent pas

    Repérage amiante : bien connaître la localisation des matériaux amiantés, mais également ceux qui n’en contiennent pas

    Si le rapport de repérage amiante renseigne d’abord les maîtres d’ouvrage sur la localisation d’amiante dans un bâtiment, il est tout aussi important de savoir où il n’y en a pas. Une bonne définition des ZPSO permet de bien circonscrire l’étendue de la zone amiantée, et ainsi d’éviter de réaliser des travaux de sous-section 4 sur des segments exempts d’amiante. Explication avec Thomas Lesser, dirigeant de Sath Développement.

    Thomas LESSER

    Dirigeant
    SATH DÉVELOPPEMENT

    Peut-on optimiser la réalisation d’un rapport de repérage ?

    L’arrêté du 16 juillet 2019 relatif au repérage de l’amiante avant certaines opérations réalisées dans les immeubles bâtis précise les conditions dans lesquelles est conduite la mission de repérage et ce que doit contenir le rapport. Cette réglementation, qui commence à bien se mettre en place par la filière, est naturellement plus attachée à révéler la localisation d’amiante dans une zone donnée que sa non présence. Or, cette information est tout aussi importante pour certains maîtres d’ouvrage qui n’ont pas d’équipes d’entretien / maintenance formées sous-section 4 et qui souhaitent intervenir uniquement sur les zones exemptes d’amiante.

    La problématique est la suivante : comment délimiter le plus finement la zone sur laquelle ces équipes peuvent intervenir sans risque d’exposition ? La réponse est dans la question : le périmètre de repérage et plus particulièrement les zones présentant des similitudes d’ouvrage (ZPSO) doivent être préalablement bien définis.

    Pour reprendre la définition inscrite dans l’arrêté, une ZPSO “s’entend d’une partie d’un immeuble bâti dont les ouvrages ou parties d’ouvrages sont semblables. La définition de ZPSO permet à l’opérateur de repérage d’optimiser ses investigations en réduisant le nombre de prélèvements devant être réalisés pour analyse.” Dans notre problématique, il s’agira d’aller plus loin en affinant autant que possible la surface des zones susceptibles de contenir de l’amiante.

    Comment définir les ZPSO ?

    Pour un opérateur de repérage tout comme un maître d’œuvre (MOE), il est indispensable de comprendre comment est construit le bâtiment. Dans nos métiers, la première chose à faire lorsque l’on entre dans un bâtiment et un local est d’observer si les murs sont composés des mêmes matériaux : si ce n’est pas le cas, ils ne pourront être inclus dans la même ZPSO. C’est d’autant plus difficile de prime abord que les murs ont souvent un aspect identique de par leur finition, sans toutefois être composés des mêmes matériaux.

    Lorsque les analyses révèlent du positif et du négatif, c’est peut-être le signe que l’opérateur a manqué un détail. On peut alors envisager de diviser la ZPSO en deux. Sur une opération dans laquelle j’intervenais récemment, une zone de 500 m2 a été requalifiée en une surface 10 m2.

    Le point fondamental du travail du diagnostiqueur, ce n’est donc pas tant de savoir combien de prélèvements devront être réalisés, mais de définir un bon zonage. Cela exige de faire des sondages ou des investigations plus poussées avant de prélever.

    Le MOE a-t-il un rôle à jouer pour déterminer les ZPSO ?

    Les ZPSO sont définies par l’opérateur de repérage, mais le MOE peut très bien donner son avis en amont ou en aval. Par sa connaissance du bâtiment, ce dernier est à même d’identifier des incohérences bien souvent liées à un zonage trop large. Les ZPSO pouvant être adaptées au cours de la mission, il engagera des investigations plus fines pour limiter les zones considérées comme amiantés.

    Quelle est votre expérience dans le domaine de l’amiante ?

    Je travaille depuis douze ans dans ce domaine. J’ai d’abord exercé en tant que référent technique amiante dans une importante société de désamiantage pendant cinq ans de 2010 à 2015. Jusqu’en 2020, j’ai dirigé un bureau d’études TCE de 12 personnes où j’ai créé un service Maîtrise d’œuvre Amiante. En décembre 2020 j’ai décidé de travailler seul en tant que MOE amiante. J’exerce également une activité de formation et d’audit des entreprises certifiées pour le désamiantage.

    Depuis ces années et encore aujourd’hui, je participe activement aux réflexions et groupes de travail au niveau national sur la problématique amiante. Dernièrement, j’ai piloté pour le SYRTA (en association avec le SeDDRE) la rédaction des 14 Règles Techniques à destination des professionnels du désamiantage, en cours de publication. Ces actions me permettent de rencontrer régulièrement les représentants des pouvoirs publics et des organismes de contrôle et de prévention qui s’occupent de l’amiante.

    Ces expériences, le suivi des travaux réglementaires et les discussions avec les confrères – hors cadre concurrentiel – m’offrent une vision transversale de la filière : du repérage amiante aux travaux sous-section 3 (SS3) ou sous-section 4 (SS4) jusqu’à la gestion des déchets. J’attache une attention particulière à la conception des opérations de traitement de l’amiante où il y a nécessité de gérer conjointement contraintes budgétaires et techniques.

    Je demeure également très présent sur les chantiers, sur lesquels je me déplace en tant que maître d’œuvre ou en tant qu’auditeur.

  • Installation fibre optique : en finir avec les malfaçons avec l’application FttH Mode d’emploi

    Installation fibre optique : en finir avec les malfaçons avec l’application FttH Mode d’emploi

    Pour guider les techniciens dans le déploiement de la fibre optique et livrer des installations dans les règles de l’art, dans un premier temps dans l’immobilier neuf, les organisations professionnelles et les industriels de la filière réunis au sein d’Objectif fibre lancent une application mobile : “FttH Mode d’emploi”.

    Le rythme très élevé du raccordement au très haut débit entraîne inévitablement une hausse des réclamations : des retours de donneurs d’ordre et d’usagers signalent des cas de mauvaises mises en œuvre des infrastructures numériques au sein des bâtiments. Les acteurs de la filière, dont le leader Orange, se sont engagés depuis 2009 à lutter contre les malfaçons et assurer la diffusion des bonnes pratiques d’installation au travers de la plateforme d’informations Objectif Fibre.

    Jusqu’à présent, cette dernière publiait et actualisait des guides de bonnes pratiques à destination de toutes parties prenantes composant la chaine de réalisation et d’exploitation. Elle organisait également des webinaires et évènements pour donner lieu à des échanges avec les acteurs du secteur. À ces initiatives s’ajoute désormais un nouvel outil pour accompagner les chargés d’affaires et techniciens dans l’exercice de leurs missions : l’application “FttH Mode d’emploi”.

    Coller aux réalités du terrain

    Tous les installateurs peuvent disposer sur leur smartphone de l’application d’aide au déploiement. Ils peuvent la télécharger en scannant le QR Code imprimé sur le dossier d’exécution et autres documents utiles à la bonne exécution du chantier. “FttH Mode d’emploi” est également disponible sur le site d’Objectif Fibre en téléchargement libre.

    L’application reprend l’essentiel des guides des bonnes pratiques, dans un format léger et interactif, et répond au besoin de coller aux réalités du terrain. L’idée est d’apporter aux équipes de déploiement un outil opérationnel, facile d’accès, réactif et ergonomique, mais également accessible à tout moment, même sans accès au réseau mobile.

    FttH Mode d’emploi permet de retrouver les étapes clés du déploiement opérationnel. À l’instar d’une notice de montage, le technicien peut s’appuyer sur l’application pour lever tout doute sur la mise en œuvre dans les règles de l’art de son installation. Les intervenants peuvent ainsi réaliser un autocontrôle de leurs tâches (étiquetage, fixation…) au fil de l’eau, pour une validation a priori de l’installation.

    Organiser le chantier

    Précis dans ses réponses, le contenu est agrémenté de nombreux schémas et illustrations. Des informations mises en évidence mettent en exergue les informations importantes à checker et valider directement sur l’application. L’interface oblige par exemple l’utilisateur à ouvrir chacune des listes des matériels spécifiques avant de démarrer un chantier, afin de l’organiser au mieux dans les règles de l’art. De même, des fenêtres “information” et “en savoir plus” peuvent être ouvertes pour accéder à du contenu supplémentaire issu des guides, que ce soit pour un complément rapide d’information ou pour des lectures plus approfondies.

    L’application sera actualisée avec les prochaines publications et/ou révisions des guides de bonnes pratiques de raccordement du FttH.

  • Suivi des déchets amiante, plans de retrait : la dématérialisation en ordre de marche

    Suivi des déchets amiante, plans de retrait : la dématérialisation en ordre de marche

    En 2022, la dématérialisation des documents devient obligatoire pour les plans de retrait et la gestion des bordereaux de suivi des déchets amiante. Le Syndicat des Entreprises de Déconstruction, Dépollution et Recyclage (SEDDRe) suit ces évolutions et accompagne la profession, notamment à travers des webinars et la mise à jour des Règles Techniques. Explications avec Souhila Paré, chargée de mission santé et sécurité au travail au sein du SEDDRe.

    Souhila PARÉ

    Chargée de mission santé, sécurité au travail
    SEDDRE

    En partenariat sur le projet des Règles Techniques de sous-section 3 subventionné par le PRDA, le SYRTA et le SEDDRe ont rédigé 14 règles sur les bonnes pratiques de la profession. Les premières règles publiées font-elle déjà l’objet de mise à jour ?

    Initiée fin 2018, la convention avec le PRDA a été soldée en septembre 2021. Au moment où je vous parle, 10 Règles ont été finalisées et mises en ligne sur le site dédié. Les 4 dernières sont en cours de finalisation et seront prochainement disponibles.

    Ce qu’il faut retenir de ce projet c’est son caractère inédit et innovant. Pour la première fois, les professionnels de l’amiante se sont regroupés afin d’écrire les règles professionnelles du métier. Ce sont des documents techniques et factuels applicables sur chantier. C’est une véritable mine de connaissances et de retours d’expérience issus d’un grand investissement des participants (entreprises et experts) et qui est mis à disposition de tous. Ce projet est amené à se poursuivre avec les évolutions du métier et de la réglementation.

    Parmi les premières fiches publiées, la Règle Technique « Conditionnement, évacuation, entreposage temporaire et chargement des déchets de chantiers » (RT 12) est en cours de mise à jour compte tenu de l’actualité réglementaire. Elle intègrera dorénavant la question relative à la dématérialisation des bordereaux de suivi des déchets amiante, une démarche rendue obligatoire depuis le 1er janvier 2022, par Décret n° 2021-321 du 25 mars 2021 relatif à la traçabilité des déchets, des terres excavées et des sédiments et par son arrêté d’application du 21 décembre 2021 définissant le contenu des déclarations au système de gestion électronique des bordereaux de suivi de déchets énoncés à l’article R. 541-45 du code de l’environnement, pour les déchets contenant de l’amiante.

    Comment s’organiser pour répondre aux nouvelles réglementations concernant la dématérialisation de la donnée amiante ?

    Deux nouvelles obligations entrent en application en 2022.

    La première obligation concerne l’usage du service Dématamiante (également orthographié Démat@miante) depuis le 1er septembre 2021 pour les deux premières régions pilotes, Pays de Loire et Hauts-de-France. Puis, depuis le 1er janvier 2022, l’obligation s’est étendue pour la Normandie, l’Occitanie et la Réunion. Le déploiement sur tout le territoire national suivra dans l’été 2022 (Arrêté du 17 mai 2021 relatif à l’ouverture, dans les régions Hauts-de-France, Pays de la Loire, Occitanie, Normandie et La Réunion, du pilote de la plateforme DEMAT@MIANTE relative à la transmission dématérialisée des plans de démolition, de retrait ou d’encapsulage d’amiante). Il s’agit de la dématérialisation des plans de démolition, retrait et encapsulage (PDRE) des entreprises de désamiantage, en vue de les transmettre en un clic à l’ensemble des destinataires mentionnés dans le code du travail.

    Dématamiante est centré sur les 18 points réglementaires devant paraître obligatoirement dans le plan de retrait. L’idée de l’outil est de simplifier la transmission et le contrôle de ces 18 points règlementaires. Le SEDDRe étudie actuellement les premiers retours d’expérience des entreprises des régions tests afin d’aider la DGT à améliorer le service. Il est à surveiller que l’utilisation de Dematamiante n’induise pas les entreprises à produire un deuxième document pour le chantier. Il faudrait veiller à l’objectif de simplification de cet outil pour tous les utilisateurs.

    La deuxième obligation concerne la dématérialisation de la traçabilité des déchets dangereux et de l’amiante, entrée en application le 1er janvier. Désormais, les entreprises de retrait, les maîtres d’ouvrage, les transporteurs ainsi que l’exutoire final doivent signer numériquement leurs Bordereaux de Suivi de Déchets Amiantés (BSDA). Pour cela, le ministère de la Transition Écologique et Solidaire a développé la plateforme Trackdéchets. Chaque acteur d’un projet de désamiantage doit créer un compte afin de générer et signer le bordereau numérique. La plateforme renseigne ensuite automatiquement le registre national des déchets dangereux.

    Bien que la disposition soit dès à présent obligatoire, les pouvoirs publics ont accordé une période de tolérance de 6 mois – jusqu’au 30 juin 2022 -, durant laquelle les contrôles n’auront pas vocation à sanctionner mais à accompagner la démarche en s’assurant de l’inscription des intervenants concernés sur la plateforme. Pour accompagner les entreprises, nous relayons les webinars de formation hebdomadaires proposés par Trackdéchets et nous diffusons nos propres webinars, disponibles en permanence sur notre chaîne Youtube. Les équipes du SEDDRe sont également disponibles par téléphone pour aider les entreprises à prendre en main l’outil, ou les renvoyer vers les bons contacts en cas de problèmes techniques.

    Poursuivez-vous actuellement votre réflexion pour une certification SS3 à deux niveaux ?

    D’ici janvier 2023, la DGT ouvrira à l’AFNOR la révision des normes de certification des entreprises de retrait amiante qui encadrent leur activité. Le SEDDRe souhaite porter à cette occasion sa réflexion sur une certification à deux niveaux de technicité : une technicité courante et une technicité supérieure. Comme cela existe déjà pour d’autres métiers, l’idée est d’adapter les exigences et le suivi des entreprises selon la nature de leurs travaux et de leur activité. Ceci dans l’objectif de mieux faire correspondre le système de certification à la réalité du métier. Un groupe de travail se penche actuellement sur des propositions concrètes, notamment quant à la définition des travaux dans chacune des catégories.

  • Quiz Amiante – Gestion des RAAT dans l’Espace Public

    Quiz Amiante – Gestion des RAAT dans l’Espace Public

    Connaissez-vous parfaitement la réglementation en matière de gestion des Repérages Amiante Avant Travaux dans l’Espace Public ? Répondez aux 6 questions du quiz pour tester vos connaissances. Un quiz proposé par Thierry Ornaque, gérant de GEOCAPA.

    [qsm quiz=7]

    Besoin de reviser ? Regardez le replay de l’intervention de Thierry Ornaque sur le Grand Circuit #DIAGNOSTIC !