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Retrouvez toutes les interviews et vidéos du Mag du Grand Circuit : rénovation énergétique des bâtiment, diagnostics, maîtrise de l’amiante…

  • Recharge en copropriété : comment trouver un installateur qualifié ?

    Recharge en copropriété : comment trouver un installateur qualifié ?

    L’essor rapide de la mobilité électrique et la multiplication des points de charge contraint les copropriétés à repenser leur infrastructure électrique. La colonne horizontale répond à ce besoin de dimensionnement et d’évolutivité des équipements. Pour accompagner les copropriétés dans leur démarche d’installation et de recherche d’installateur, Michaud a lancé un site Internet dédié. Présentation avec Didier Bagnon, directeur commercial.

    Didier BAGNON

    Responsable Expertise Clients
    MICHAUD

    Quelles difficultés peut rencontrer une copropriété dans la réalisation d’un projet de colonne horizontale ?

    L’installation d’une colonne horizontale, telle que celle que nous proposons avec notre solution Park’Elec, nécessite un savoir-faire dans le pilotage de projet, en raison des divers intervenants impliqués dans l’opération : Enedis et ses sous-traitants, pour la pose de la partie collective, les compteurs et les disjoncteurs individuels de branchement ; l’installateur qualifié IRVE pour la pose de la borne et l’appareillage de protection de la borne ; et enfin le Consuel, pour le contrôle final de l’installation électrique. Le tout dans le cadre du processus de décision classique d’une copropriété.

    De plus, les interventions de ces différents acteurs ne sont pas forcément chronologiques, d’où la nécessité de mettre en œuvre une gestion de projet efficace. Pour Michaud, cela passe par la prise en main du projet par un interlocuteur unique. Enedis ayant une mission réglementée l’empêchant d’agir au-delà du disjoncteur de branchement, seul l’installateur peut endosser ce rôle.

    Comment trouver un installateur qualifié pour jouer ce rôle d’interlocuteur unique ?

    Michaud a lancé fin 2021 un site Internet dédié (100pour100-elec.com/), afin de mettre en relation les copropriétés avec des professionnels aptes à prendre en charge la gestion globale du projet. Il s’agit d’installateurs nous ayant fourni les preuves d’une expérience probante dans le domaine de l’installation de bornes de recharge, de colonnes montantes et horizontales, et/ou ayant réalisé des projets en copropriété (maintenance, SAV, interphonie…). En complément de leurs connaissances, nous formons ces installateurs à notre matériel et à nos méthodes de travail standardisées.

    Bien sûr, la qualification IRVE est obligatoire, ainsi que le référencement de leur offre auprès d’Advenir afin de garantir aux copropriétés les aides auxquelles elles ont droit. Parmi tous les acteurs du marché, nous avons sélectionné les professionnels qui cochent le maximum de cases. La plupart des entreprises ainsi référencées sont elles-mêmes sous-traitantes d’Enedis.
    Pour bénéficier de cette mise en relation, les copropriétés peuvent nous contacter en remplissant un formulaire sur notre site Internet 100pour100-elec.com/.

    Quelles autres fonctionnalités proposez-vous à travers ce site Internet ?

    Le site apporte de l’information générale sur le domaine du véhicule électrique et de la recharge. Il présente également les différents types d’infrastructures de recharge, leurs particularités réglementaires et leurs modes de financement, notamment à travers les aides publiques (Advenir, crédit d’impôt…). Enfin, nous mettons à disposition des copropriétaires des documents pour montrer les différentes solutions en assemblée générale et accompagner le processus de décision.

    Le site sera régulièrement mis à jour avec de nouveaux articles et le référencement de nouveaux installateurs, afin de couvrir au mieux l’ensemble du territoire national.

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  • Chaufferie connectée : en copropriété, la régulation au jour le jour

    Chaufferie connectée : en copropriété, la régulation au jour le jour

    Entreprise familiale créée en 1964, Fulgoni intervient sur des projets de réhabilitation et rénovation de chaufferie et systèmes de climatisation. Consciente du rôle croissant de la connectivité, la société a développé son propre système de pilotage afin d’organiser la visite de maintenance virtuelle dans les copropriétés de toutes tailles. Présentation de la solution avec Giovanni Monti, dirigeant de Fulgoni.

    Giovanni MONTI

    Président
    FULGONI

    Quelle solution de pilotage proposez-vous ?

    Nous avons beaucoup travaillé sur la connectivité de nos systèmes, qui offre un moyen de piloter à distance une installation 365 jours par an. C’est une technologie qui se déploie rapidement dans les bâtiments tertiaires, dans l’industrie ou encore dans les grands ensembles de logements collectifs, mais qui a plus de difficulté à se démocratiser auprès de copropriétés plus modestes. 

    Grâce à un régulateur, un modem et une interface simple et intuitive, notre système permet de surveiller, commander et optimiser le fonctionnement de la chaufferie via un portail web. Lorsqu’une anomalie est identifiée, le technicien de maintenance reçoit automatiquement une alerte sur son smartphone. Certaines options lui permettent alors d’agir directement sur l’interface pour configurer la chaudière à distance : réglage de la courbe de chauffe, basculement de pompe manuel… Les occupants ne s’apercevront pas de la panne !

    Dans le cas où une intervention sur site s’impose, le technicien dispose de toutes les informations nécessaires pour préparer son passage et corriger la défaillance, lui évitant des allers-retours inutiles. Un gain de temps d’autant plus considérable qu’il est de plus en plus difficile de se déplacer dans les grandes agglomérations.

    Quant aux copropriétaires, ils restent propriétaires de la donnée récoltée par le système et peuvent accéder en temps réel à l’interface. Même s’il leur est impossible d’agir sur les équipements, nous avons souhaité leur proposer un affichage le plus clair possible. Il prend la forme d’un schéma de principe de l’installation en version dynamique, avec des voyants d’état (vert, rouge, orange), les températures ou encore la pression.

    Quels sont les avantages de la connectivité ?

    Avoir la main à distance sur la chaufferie nous permet de mieux la maîtriser et de tendre vers une logique plus préventive que curative. Comme évoqué précédemment, le gain de temps offert par cette solution n’est pas négligeable. Des interventions plus rapides, c’est aussi l’assurance que le confort des occupants est maintenu.

    Le chauffage étant le premier budget dans un immeuble, l’optimiser revient également à réaliser des économies sur la facture d’énergie. Le pilotage permet notamment de gagner quatre à cinq jours de réactivité sur la courbe de chauffe et de corriger rapidement les défauts et dérives de consommation détectées. Il assure le maintien dans le temps des performances énergétiques de l’installation par le contrôle régulier des consommations et des paramètres de fonctionnement.

    Enfin, réduire les déplacements a un impact positif notable sur l’empreinte carbone de la copropriété, ce qui est l’un des objectifs de la rénovation énergétique.

    Quelles sont les particularités du système par rapport aux autres outils de pilotage proposés sur le marché ?

    Contrairement aux logiciels généralistes proposés par les autres industriels, VIGILIA est une solution sur mesure qui s’adapte à la configuration du système de chauffage. Les techniciens de notre bureau d’études élaborent le produit en fonction des demandes du client, des équipements et des situations. Cette évolutivité évite d’intégrer des options de produits qui ne sont pas utilisés, ce qui simplifie grandement l’interface : si l’installation est simple, l’application le sera tout autant.

    Quelle forme de contrat proposez-vous sur ce modèle de pilotage ?

    Notre contrat P2 Connect est une solution alternative au contrat de maintenance traditionnel de type P2, incluant toutes les fonctionnalités de pilotage évoqués : surveillance 24h/24, diminution des visites et des déplacements sur site, optimisation permanente des performances de l’installation. Les frais d’installation matériel peuvent être pris en charge partiellement ou totalement en fonction de l’installation moyennant un engagement sur 5 ans. Ce contrat permet ainsi de bénéficier d’une réduction tarifaire de 10 à 20 % sur le contrat P2 classique.

    Rénovation globale : optimiser la performance énergétique

    Bien que poussés par les pouvoirs publics et de nombreux acteurs de la rénovation, les projets de rénovation globale – embarquant plusieurs lots de travaux – demeurent encore rares. Pourtant, cette méthode permet d’obtenir de meilleurs résultats en termes de performance énergétique. Concernant le remplacement d’une chaufferie, intégrer dans les calculs le lot isolation permet de s’assurer du bon dimensionnement de l’installation, évitant ainsi une surconsommation indésirable.

    Le principal frein à la rénovation globale est son coût élevé, mais celui-ci fait beaucoup moins peur une fois retranché les aides financières, les économies futures et les frais supprimés.

  • Lab by FFIE : un concentré de nouvelles technologies

    Lab by FFIE : un concentré de nouvelles technologies

    Le développement du numérique, des technologies smart et de l’intelligence artificielle constituent des domaines qui nous permettent de croire en l’avenir. Avec les données télécoms et numériques alliées à l’électricité, l’intégrateur électricien a une place centrale dans la révolution en cours, pour placer le bâtiment au cœur des enjeux sociétaux, énergétiques et climatiques.

    Pour illustrer ces transformations, la FFIE a décidé de créer un Lab dans ses locaux.

    Un parcours de visite décrit ainsi concrètement les différents aspects des métiers de l’électricité et les innovations dans les secteurs résidentiels et tertiaires.

    Plus de 35 partenaires, industriels et fabricants nous ont suivi dans cette aventure et, grâce à l’intégration de leurs produits, ils permettent la démonstration des potentialités de notre profession.

    Ils exposent ainsi leurs solutions innovantes, en situation réelle, dans des espaces bien délimités : photovoltaïque et autoconsommation, bâtiment intelligent, désinfection via UV-C, Lifi, vidéosurveillance… dans un coffee-shop, un logement ou encore une salle de Coworking.

    Le LAB by FFIE peut se visiter uniquement sur rendez-vous (www.ffie.fr)

    Un Kit ambassadeurs métiers

    La FFIE s’est dotée d’un nouvel outil pour sa campagne emploi, initiée en 2021 : le Kit Ambassadeur Métiers.

    Ce nouveau support est l’occasion de présenter la diversité et les atouts des métiers de l’électricité, les opportunités de carrières et les nombreux débouchés à différents publics de jeunes, collégiens, lycéens, étudiants et pourquoi pas, faire naître des vocations !

    Il se présente sous un format ludique avec des nuages de mots, des pictos, des hashtags, des couleurs lumineuses, des vidéos etc … tous les « codes » reconnaissables par les jeunes sur les réseaux sociaux.

    Découvrez le nouveau Kit ambassadeur métiers de la FFIE ainsi que la rubrique consacrée aux métiers de l’électricité et faites briller la filière électricité !

    FFIE en bref

    La FFIE est une fédération professionnelle fondée en 1924, membre de la Fédération Française du Bâtiment, qui représente la moitié du secteur l’intégration de solutions électriques avec 6 800 entreprises adhérentes, dont une large majorité de PME, et 100 000 actifs qui génèrent plus de 17 milliards d’euros de chiffres d’affaires. Elle remplit une mission de représentation, de défense et de promotion des entreprises affiliées, à l’échelon national et européen.

    Les domaines d’intervention de ses professionnels sont nombreux : la gestion technique des bâtiments, infrastructures des véhicules électriques (borne IRVE), autoconsommation, photovoltaïque, l’éclairage, la sécurité électrique, le confort thermique, les réseaux de communication, l’énergie, les automatismes et la maintenance électrique.

    Mais aussi, la FFIE a charge de promouvoir une nouvelle vision, celle de l’e-électricité.

    • L’e-électricité en tant que nouvelle technologie.
    • L’e-électricité en tant que nouveau métier.
    • L’e-électricité en tant que nouveau cap

    Parce-que notre monde change, construisons l’e-électricité, ensemble.

    www.ffie.fr

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    ANITEC en bref

    L’ANITEC (Alliance Nationale des Intégrateurs de TEChnologies connectées, sécurisées et pilotées) Elle est membre de la FFIE. C’est la première organisation professionnelle française regroupant les professionnels experts des métiers de l’information, de la communication, de la domotique et de l’ingénierie en sécurité électronique pour assurer la protection des personnes et des biens dans les bâtiments pilotés, connectés et sécurisés. Elle fédère plus de 200 entreprises sur l’ensemble du territoire. Elle défend les intérêts de ses membres dans les instances, auprès des acteurs institutionnels et des donneurs d’ordre.

    www.anitec.fr

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  • Le réseau de laboratoires qui s’engage pour l’environnement

    Le réseau de laboratoires qui s’engage pour l’environnement

    Afin de limiter leur impact sur l’environnement, tous les laboratoires Eurofins Analyses pour le Bâtiment sont certifiés 14001:15 en Management Environnemental. Vue en infographie des actions menée au quotidien.

  • Rénovation des fenêtres : l’union fait la force avec l’achat groupé

    Rénovation des fenêtres : l’union fait la force avec l’achat groupé

    Spécialiste depuis 80 ans dans la fabrication et la pose de menuiseries extérieures, le groupe Lorillard a développé un service dédié aux copropriétés : « Lorenove Grands Comptes ». Ce service propose aux copropriétaires une solution originale d’achat groupé. Aurélien Hoellinger, responsable commercial, présente le concept.

    Aurélien HOELLINGER

    Responsable Commercial 
    LORENOVE GRANDS COMPTES

    Vous proposez un service d’achat groupé de menuiseries extérieures. Qu’apporte-t-il aux copropriétaires ?

    Lorenove Grands Comptes offre en effet deux possibilités de rénovation des copropriétés. La première – la plus classique -, consiste en un programme de rénovation complet sous condition de marché, avec maîtrise d’œuvre (architecte, bureau d’études, bureau de contrôle). Nous répondons alors à un descriptif technique dans le cadre d’un appel d’offre.

    Ce scénario correspond en général à un projet de rénovation énergétique globale.

    La deuxième solution est plus originale : l’achat groupé. Son principe est simple, les copropriétaires qui souhaitent changer leurs fenêtres s’unissent derrière leur conseil syndical pour obtenir de notre part des prix particulièrement attractif. Les produits proposés sont en adéquation avec les besoins de la copropriété et sont validés par le conseil syndical.

    Les prix dépendent du volume. À partir de 50 fenêtres, la remise varie entre 15 et 20 %. Leurs bénéficiaires peuvent atteindre jusqu’à 40 à 50 % de remise pour un lot plus important.

    Au-delà du prix, cette solution permet de limiter les travaux dans le temps par rapport à une méthode plus classique où les artisans se succèdent. Il est possible de rénover 30 à 40 appartements sur un délai d’un mois et demi. L’achat groupé permet également d’uniformiser l’apparence des façades de la résidence tout en valorisant le patrimoine et en répondant au besoin d’isolation. Le groupe étant fabricant tous matériaux, nous pouvons mettre en œuvre une offre multiproduits (bois, PVC ou alu) afin d’adapter la réalisation au budget de chacun, toujours dans le respect du cahier des charges.

    Aussi, un vote en AG n’est pas obligatoire tant que le produit proposé respecte les dimensions, le matériau et la couleur des fenêtres existantes.

    Quel est le lien contractuel avec les copropriétaires ?

    Le contrat s’effectue en direct avec chaque copropriétaire souhaitant se regrouper, sans aucun autre acteur. Il s’agit de la même relation individuelle que s’ils allaient chez un artisan, à la différence qu’ils acceptent la mutualisation de l’achat.

    Si les syndics peuvent prendre part à l’aventure et gérer la facturation, ce n’est pas du tout une obligation et c’est même très rare dans la pratique. Dans tous les cas, nous intervenons en lien avec le conseil syndical. Ce dernier porte le projet, puisque l’initiative de la démarche consiste à rédiger un cahier des charges des produits qui seront posés, les options individuelles et le type de pose retenu. Lorenove Grands Comptes définit le programme avec le conseil syndical et le décharge ensuite de toute autre mission.

    Une fois le cahier des charges validé, nous générons alors un bordereau unitaire, où un prix sera mis en face de chaque typologie de fenêtre. Ce tarif sera valable pour toute la copropriété.

    L’étape suivante est d’établir un recensement qui doit être réalisé avec précision afin de donner le bon volume de fenêtres à poser. Il est à préciser qu’aucun démarchage commercial n’est effectué par la société Lorenove Grands Comptes.

    Nous assurons la communication, la gestion de l’ensemble des devis, la facturation, les rendez-vous et la relation directe avec les copropriétaires.

    Quels sont les retours d’expérience ?

    Nous réalisons de nombreux programmes, des plus modestes (50 fenêtres) et des plus conséquents (1 000 fenêtres). Dans le cadre d’un marché, on peut citer la Résidence Verrières Joli Mai à Meudon, où nous avons gérés plus de 900 appartements, ce qui représente plus de 4 000 fenêtres remplacées.

    En ce qui concerne l’achat groupé, nos équipes sont intervenues dans plus de 300 appartements pour plus de 800 menuiseries remplacées sur la résidence du Verger de Marly, à Marly-le-Roi. Entre 2018-2019, nous avons réalisé deux tranches de travaux sur la résidence Parc De Béarn à Saint-Cloud (150 logements, 380 menuiseries). Autre exemple, nous sommes intervenus sur la résidence Élysée 2, une résidence de 1400 lots à La Celle-Saint-Cloud (100 logements, 400 fenêtres).

    Il nous est fréquent de travailler dans une résidence en plusieurs tranches de travaux successifs. Les premières réalisations finissent par convaincre les prochains copropriétaires déclenchant ainsi une nouvelle phase de travaux. C’est pour nous un indicateur pertinent de satisfaction.

    Présentation de l’offre d’achat groupé de menuiseries extérieures proposée par Lorenove, avec Aurélien Hoellinger, responsable commercial.
  • Maîtrise d’oeuvre amiante : l’expertise Sath Développement

    Maîtrise d’oeuvre amiante : l’expertise Sath Développement

    Fort de l’expérience de son gérant, Sath Développement apporte aux maîtres d’ouvrage une expertise solide en ingénierie et maîtrise d’œuvre amiante. Présentation de l’entreprise avec son fondateur, Thomas Lesser.

    Thomas LESSER

    Dirigeant
    SATH DÉVELOPPEMENT

    Quelle est votre expérience dans le domaine de l’amiante ?

    Je travaille depuis douze ans dans ce domaine. J’ai d’abord exercé en tant que référent technique amiante dans une importante société de désamiantage pendant cinq ans de 2010 à 2015. Jusqu’en 2020, j’ai dirigé un bureau d’études TCE de 12 personnes où j’ai créé un service Maitrise d’œuvre Amiante. J’ai créé Sath Développement en décembre 2020 afin de travailler seul en tant que maître d’œuvre amiante. J’exerce également une activité de formation et d’audit des entreprises certifiées pour le désamiantage.

    Depuis ces années et encore aujourd’hui, je participe activement aux réflexions et groupes de travail au niveau national sur la problématique amiante. Dernièrement, j’ai piloté pour le SYRTA (en association avec le SeDDRE) la rédaction des 14 Règles Techniques à destination des professionnels du désamiantage, en cours de publication. Ces actions me permettent de rencontrer régulièrement les représentants des pouvoirs publics et des organismes de contrôle et de prévention qui s’occupent de l’amiante.

    Ces expériences, le suivi des travaux réglementaires et les discussions avec les confrères – hors cadre concurrentiel – m’offrent une vision transversale de la filière : du repérage amiante aux travaux sous-section 3 (SS3) ou sous-section 4 (SS4) jusqu’à la gestion des déchets. J’attache une attention particulière à la conception des opérations de traitement de l’amiante où il y a nécessité de gérer conjointement contraintes budgétaires et techniques.

    Je demeure également très présent sur les chantiers, sur lesquels je me déplace en tant que maître d’œuvre ou en tant qu’auditeur.

    Quels sont les avantages à faire appel à un indépendant ?

    Faire appel à un indépendant, c’est l’assurance d’être suivi par un interlocuteur unique et constant. Ceci n’est pas toujours le cas dans des structures plus importantes, où la personne chargée du suivi du maître d’ouvrage peut changer en cours de projet.

    Quels sont les fondamentaux pour choisir un maître d’œuvre amiante ?

    Il faut tout d’abord s’assurer qu’un certain nombre de prérequis sont bien remplis. Le maître d’œuvre doit posséder une assurance couvrant son domaine d’activité. S’il exerce également en tant qu’assistant à maîtrise d’ouvrage (AMO), une assurance d’une autre nature sera de mise.

    Les donneurs d’ordre doivent ensuite regarder l’expérience dans le domaine de l’amiante des intervenants, mais également leur expérience dans les missions de réhabilitation de bâtiment. En plus de la spécialité amiante, le maître d’œuvre doit être un généraliste du bâtiment et connaître les principes de base de chauffage, ventilation, isolation ou encore de la sécurité incendie.

    Si la maîtrise d’œuvre amiante n’est soumise à aucune exigence réglementaire en termes de qualification, elle peut cependant justifier de ses compétences par une démarche de qualification volontaire auprès d’organismes comme l’OPQIBI chez qui je suis qualifié et également instructeur.

    Cet organisme a d’ailleurs récemment relevé ses exigences. Il s’agit avant tout de s’assurer que la maîtrise d’œuvre ait une véritable valeur ajoutée sur la partie analyse du risque, en fournissant une étude plus fine du risque amiante et du contexte du client. L’OPQIBI a aussi renforcé la partie suivi des travaux, en s’assurant que le maître d’œuvre se déplace physiquement sur les chantiers, contrôle les travaux en zone de retrait.

  • Quiz Diagnostic – Nouveau DPE

    Quiz Diagnostic – Nouveau DPE

    Le Diagnostic de Performance Énergétique (DPE) a évolué (contenu, méthode de calcul…) depuis le 1er juillet 2021. Répondez aux questions du quiz pour tester vos connaissances sur les dernières évolutions du DPE.

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  • Repérage amiante : à la recherche de la boîte à outils idéale

    Repérage amiante : à la recherche de la boîte à outils idéale

    Entre sécurité, efficacité et juste prix, le choix du bon outillage est complexe pour les opérateurs de repérage amiante. Comment les professionnels peuvent-ils s’organiser pour composer leur boîte à outils ? Entretien croisé avec Jean-Michel Catherin, dirigeant de Testoon, Laurent Roquin, dirigeant de Sodiatec et administrateur FIDI, et Thierry Ornaque, dirigeant de Geocapa et coordonateur SPS.

    Quelle est la spécificité du métier en matière d’outillage ?

    Laurent Roquin – Sodiatec

    « Notre métier s’inscrit dans des logiques d’interventions sur des polluants du bâtiment qui ont des réglementations particulières en termes d’équipements de protection individuelle (EPI), de consommables et de moyens de protection collective (MPC). La réglementation est assez claire à ce sujet et les opérateurs de repérage peuvent s’orienter sans trop de difficulté vers les références adéquates.

    Et puis nous avons toute une palette d’outils qui sont de l’ordre du non réglementaire et qui dépendent des besoins de chacun et de la politique de l’entreprise. La documentation étant éparse voire absente, composer sa boîte à outil peut s’avérer difficile pour une jeune entreprise. »

    Jean-Michel Catherin – Testoon

    « C’est en effet le sentiment que nous percevons chez Testoon de la part de nos clients diagnostiqueurs, qui se posent de plus en plus de questions pour s’équiper. Pour aider les créateurs d’entreprise, Testoon a élaboré des guides de choix spécifiques à différents types de missions comme les diagnostics immobiliers, l’audit ou encore le DPE. Nous souhaiterions réaliser la même démarche avec un focus sur les prélèvements, mais nous manquons à l’heure actuelle de retours de la profession.

    La question du prix est également récurrente. Si l’on prend l’exemple des échelles télescopiques, les modèles qui répondent à des normes professionnelles ont en effet un coût supérieur aux autres, mais le risque de chute en sera très inférieur. D’autres fois certains outils seront jugés peu pratiques : c’est le cas par exemple des cutters de sécurité, qui se rétractent trop tôt de l’avis de certains utilisateurs. On se retrouve ici à la frontière entre la problématique de sécurité de l’opérateur et la performance de la fonction. »

    Thierry Ornaque – Geocapa

    « Le milieu du repérage compte beaucoup d’indépendants et nombreux sont ceux qui ne disposent pas d’une culture d’analyse du risque. On ne le rappelle pas assez souvent : l’amiante n’est pas le seul risque auquel sont exposés les opérateurs de repérage. Ces derniers peuvent être confrontés – entre autres – à un risque de chute de hauteur, à des éclats de matières lorsque le prélèvement est effectué avec une gouge ou un burin, à un risque de coupures ou d’écrasement, ou encore à une exposition prolongée au bruit. Sans oublier les troubles musculo-squelettiques (TMS) qu’ils peuvent développer.

    La prévention à ces risques a un coût en termes de formations et de matériel. Il incombe au chef d’entreprise de se poser la question de l’outil le mieux adapté afin d’optimiser l’efficacité et la sécurité de leurs employés. De plus, la rédaction d’un document unique d’évaluation des risques (DUER) est obligatoire. »

    Sodiatec et Geocapa sont deux entreprises de tailles différentes. Comment gérez-vous cette problématique de l’outillage ?

    Thierry Ornaque – Geocapa

    « Pour une petite structure, c’est le retour d’expérience des opérateurs sur le terrain qui permet d’établir un package pertinent d’outils et équipements. Mais parfois, les solutions seront un mix de plusieurs éléments ou seront issues du détournement de l’usage d’un matériel existant. Chez Geocapa, nous réalisons nos propres développements R&D pour déployer des solutions efficaces et qui ne dépassent pas les seuils de rejet amiante. Au niveau des aspirateurs THE eau et poussières par exemple, nous avons ajouté des cyclones « maison » en amont de l’aspiration afin d’augmenter la vitesse d’aspiration tout en séparant les éléments aspirés de manière naturelle.

    Pour le repérage sur les enrobés, Geocapa a également développé un concept de remorque embarquant tous les équipements nécessaires aux prélèvements, incluant entre autres les cônes de signalisation routière et un groupe électrogène. Ce matériel, nous le mettons à la disposition des entreprises certifiées qui nous en font la demande. »

    Laurent Roquin – Sodiatec

    « Quand l’entreprise grandit, il est indispensable d’uniformiser les procédures, les outils et les formations. Chez Sodiatec, nous checkons au cas par cas à travers des listings les besoins de chaque opérateur en fonction de ses certifications, formations et diplômes. Appareil de contrôle électrique, enrouleur de continuité, gants isolants, tournevis isolé, visière, testeur gaz, vitromètre, harnais anti-chute, casques anti-chocs… tout cela est normé et défini dans notre package. De même pour l’outillage de base (cutter, ciseaux à bois, tournevis, pinces, massette, burin, grattoir, massette, lampe torche, pied de biche, scie à guichet, échelle télescopique…), les EPI et les consommables.

    Nous avons également recruté un responsable QHSE, un ingénieur dont le métier consiste à gérer les problématiques de qualité, d’hygiène, de sécurité et d’environnement. Il rédige notamment les notices de postes, les modes opératoires et sensibilise les chefs d’équipe sur la question des équipements de sécurité.

    Mais le point de départ de toute cette démarche, c’est la mise en place d’un DUER. Faire appel à un consultant peut s’avérer très utile à cette étape. Pour accompagner les indépendants et les petites structures, la FIDI propose justement un service de facilitation pour l’élaboration des DUER, avec mise à disposition d’un consultant. »

    Jean-Michel Catherin – Testoon

    « Certains opérateurs de repérage sont tentés d’aller acheter leurs outils sur diverses plateformes de vente en ligne pour obtenir des prix attractifs, mais ils se retrouvent vite confrontés à des indisponibilités, à des produits qui ne sont pas en stock, à des prix qui ne sont pas tenus, ou encore à des modèles qui changent continuellement. En passant par 15 ou 20 fournisseurs différents, ils ne bénéficient d’aucun suivi.

    Même si nous ne sommes pas en mesure de garantir une performance en termes de prix sur tous les produits, nos clients peuvent demander à Testoon de leur composer un package de matériel, avec leur propre liste. En poursuivant les échanges avec les professionnels et les fédérations, nous espérons pouvoir proposer prochainement un guide dédié à l’outillage du repérage amiante. »

  • Suivi et déclaration des consommations énergétiques : un pack Tertiaire pour répondre aux obligations

    Suivi et déclaration des consommations énergétiques : un pack Tertiaire pour répondre aux obligations

    À partir de 2022, les propriétaires et gestionnaires de bâtiments tertiaires devront répondre aux obligations déclaratives et de performance énergétique du décret Tertiaire. Legrand accompagne ses clients dans cette démarche à travers un Pack Tertiaire et un suivi sur mesure. Explications avec Emmanuel Ballandras, directeur Développement Partenariats et Relations Extérieures chez Legrand.

    Emmanuel BALLANDRAS

    Directeur développement Partenariats et Relations Extérieures
    Legrand

    En quoi consiste le pack Tertiaire ?

    En tant que fabricant de solutions, mais aussi en tant que générateur de services tiers, Legrand souhaite accompagner les Facility Managers, les Directeurs Techniques de sites, les propriétaires et les exploitants des bâtiments tertiaires dans leurs démarches visant la mise en conformité de leurs bâtiments avec le décret Tertiaire. Pour rappel, de cette réglementation découle en premier lieu une obligation de déclaration, sur la plateforme Operat, des consommations énergétiques des bâtiments tertiaires de plus de 1 000 m2. Elle implique par la suite la mise en place d’actions visant des objectifs de performance énergétique*.

    Legrand s’est donc associé avec deux acteurs – Energisme et BEHI – dans le but de produire une approche simple, didactique et personnalisée. Le Pack Tertiaire que nous proposons repose sur quatre piliers :

    • Une plateforme énergétique full web capable de collecter les données électriques, intégrer des données techniques des bâtiments, comparer la performance des sites, optimiser les puissances souscrites et restituer l’information sous forme de tableaux de bord clairs et didactiques 
    • Un accompagnement personnalisé en 3 temps avec un responsable commercial & un Energie manager
    • Un service client disponible et à votre écoute 5 jours sur 7
    • Une information en avant-première sur toutes les nouveautés Efficacité Energétique du Groupe Legrand

    Comment se déroulent les différentes étapes de l’accompagnement ?

    Le premier rendez-vous consiste à mettre en place la plateforme énergétique, à interfacer les différents flux distributeurs (électricité, gaz…) du bâtiment à la plateforme et à collecter les données énergétiques. Si le propriétaire dispose d’informations ou d’un système préexistant, nous sommes en mesure de les intégrer dans la solution.

    Dans un deuxième temps, nous déterminons la situation initiale et les premières préconisations. Des actions “quick win”, c’est-à-dire des actions qui offrent très rapidement des gains d’économie d’énergie, sont identifiées et mises en place. Enfin, nous aidons les utilisateurs à choisir les données de référence à fournir sur la plateforme Operat, qui serviront de base pour calculer les objectifs de réduction des consommations énergétiques. Plus le choix de l’année de consommation de référence sera précis et pertinent, plus les objectifs seront réalisables. Un rapport de synthèse et un rapport de préconisation sont ensuite remis au client.

    Enfin, les données sont intégrées dans Operat. Nous accompagnons ici le propriétaire pour réaliser le transfert vers la plateforme en respectant les échéances. Si le client le souhaite, une réunion de coaching énergétique pourra avoir lieu 10 mois après cette déclaration. Ensuite, le pack Tertiaire est reconductible tous les ans, à la demande du client.

    Comment aller plus loin dans le suivi de ses consommations avec Legrand ?

    Legrand propose des options “plan de comptage”, permettant une plus grande finesse d’analyse des données de consommation à travers des solutions de sous-comptage, de comptage et de pilotage.

    Nous proposons également des solutions de pilotage spécifiques pour les hôtels, des systèmes de gestion de l’éclairage intelligent ou encore des prises vertes écologiques qui permettent de couper les circuits quand les occupants sont absents. Enfin, Legrand commercialise aussi des bornes de recharge de véhicules électriques, dont la consommation peut facilement être soustraite de la facture globale du Bâtiment si les appareils de comptage que nous évoquons plus haut ont bien été prévus au moment de leur installation.

    * Au choix : un objectif de réduction de 40 % en 2030, 50 % en 2040 et 60 % en 2050 par rapport aux consommations initiales ; ou un objectif en valeur absolue, défini par les pouvoirs publics pour chaque catégorie d’activité.

    Pour plus d’informations sur les dernières solutions de comptage : https://www.legrand.fr/pro/solutions-projets/efficacite-energetique

  • Arrêt du RTC dans les copropriétés : prendre le train de la fibre optique

    Arrêt du RTC dans les copropriétés : prendre le train de la fibre optique

    L’arrêt programmé du réseau téléphonique commuté (RTC) oblige les copropriétés à revoir la façon dont leurs services généraux communiquent. Didier Cazes, responsable des Affaires Publiques à la direction Fibre d’Orange, présente les conséquences de cette décision et les modalités concernant le raccordement à la fibre optique.

    Didier CAZES

    Responsable relation externe fibre
    Orange

    Comment se déroule l’arrêt du RTC ?

    À l’image des autres opérateurs historiques européens, Orange a décidé d’arrêter graduellement le RTC. Le plan d’arrêt est engagé depuis 2018 et concernera environ 3 % du parc en 2023. Un planning de l’arrêt technique du RTC pour les années à venir est à consulter ici. Les utilisateurs sont tout d’abord avertis de l’arrêt du service, puis ils disposent d’un préavis de cinq ans avant la coupure effective. Il n’y a donc pas urgence du moment que la copropriété ou le syndic n’ont pas reçu le courrier.

    L’arrêt total du cuivre est prévu après 2028, et avec lui l’arrêt de l’ADSL. Il n’y aura à terme que deux réseaux prépondérants : la fibre optique et la 4G/5G.

    Quel est l’impact de l’arrêt du RTC pour les copropriétés ?

    De nombreux services pour le maintien à domicile et la télémaintenance des parties communes (ascenseurs, chaufferie…) emploient actuellement le RTC. Dès lors que l’on passe au tout IP, une ou plusieurs box seront installées, ce qui implique de sécuriser son alimentation électrique avec par exemple des batteries de secours. Mais c’est aussi l’occasion de mutualiser plusieurs services, avec un seul abonnement. Un véritable métier apparaît : un intégrateur dédié, comparable aux antennistes, garant de la mise en sécurité de la box et de son fonctionnement, et donc de tous les services reliés. C’est un profil qui existe déjà dans le tertiaire.

    Quels délais faut-il prévoir pour l’installation de la fibre optique ?

    Nous sommes encore dans un projet industriel, où Orange répond à beaucoup de demandes dans un temps court. Il faut cependant compter certaines contraintes pouvant peser sur les délais, comme le processus de prise de décision au sein des copropriétés. La proposition doit passer en assemblée générale, ce qui ajoute un délai de recours.

    Il faut également compter un temps pour réaliser l’étude puis la mettre en validation auprès de la copropriété, et enfin planifier l’installation avec une succession de rendez-vous à coordonner. Rappelons que c’est à la copropriété de prévoir les chemins de câbles et goulottes au préalable de l’intervention d’Orange. Ne pas penser à faire voter ce type de travaux en assemblée générale est susceptible de retarder l’opération. Au final, il faut compter un an lorsque tout est bien planifié.

    Que se passera-t-il pour les copropriétés qui feront une demande de raccordement fibre optique après 2030 ?

    Pour ceux qui ont laissé passer le train de l’accès à la fibre, il est toujours temps de faire une demande mais Orange ne les sollicitera pas de nouveau pour leur proposer de passer à la fibre optique. Un numéro vert est à la disposition de ceux qui souhaitent que l’installation soit réalisée : 0800 38 38 84. Aujourd’hui l’installation est gratuite, mais une décision réglementaire autorise que la charge financière puisse être reportée sur eux. Dans la loi, dès lors qu’une copropriété a refusé par deux fois l’installation de la fibre optique, l’opérateur est en effet en droit de facturer l’installation future. Orange n’a pas encore établi sa position sur le sujet.

    Les copropriétés qui souhaitent installer la fibre optique peuvent rechercher facilement sur internet l’opérateur qui la déploie dans leur quartier. Le site maconnexioninternet.arcep.fr permet d’obtenir cette information. Orange propose également un numéro vert pour demander la prise en main d’un dossier de raccordement.