Catégorie : Mag

Retrouvez toutes les interviews et vidéos du Mag du Grand Circuit : rénovation énergétique des bâtiment, diagnostics, maîtrise de l’amiante…

  • Fibre optique : assurer la continuité des services dans les bâtiments tertiaires

    Fibre optique : assurer la continuité des services dans les bâtiments tertiaires

    Le décret Tertiaire porte un coup d’accélérateur à l’installation d’équipements de suivi et d’amélioration de la performance énergétique. Des équipements connectés entre eux, communicant en dehors du bâtiment et de fait tributaires d’un réseau de télécommunication performant. Didier Cazes, responsable des Affaires Publiques à la direction Fibre d’Orange, répond à nos questions sur le rôle de la fibre optique et sur les particularités du raccordement des bâtiments tertiaires.

    Didier CAZES

    Responsable relation externe fibre
    Orange

    Quel rôle joue la fibre optique dans le pilotage des consommations énergétiques des bâtiments tertiaires ?

    La fibre optique est en quelque sorte l’autoroute qui va permettre à tous les équipements de communiquer, sans perte et sur plusieurs kilomètres. Avec la multiplication des appareils connectés, l’infrastructure de communication doit être stable et performante afin d’assurer la continuité des services. La fibre optique est la technologie la mieux placée pour répondre à ce besoin. D’autant plus que la France s’est engagée dans un gigantesque chantier de déploiement, dont l’objectif est de couvrir à terme 100 % du territoire. Un objectif indispensable à la réalisation de la vision “Smart City”, dans laquelle s’intègrent aussi bien les bâtiments tertiaires que les immeubles de logement.

    De par son mode de production, la fibre a également un intérêt dans la démarche RSE (Responsabilité sociétale des entreprises), ainsi que d’un point de vue écologique. Sa fabrication nécessite principalement de la silice, disponible en abondance contrairement au cuivre. Aussi, la fibre optique transporte de la lumière et non de l’électricité. Le réseau téléphonique commuté (RTC) en cours de remplacement, quant à lui, nécessite une tension de 48V en continu.

    Quels délais faut-il prévoir pour l’installation de la fibre optique ?

    L’installation de la fibre optique dans les bâtiments tertiaires est souvent plus rapide que pour les copropriétés, où les délais sont rallongés par le processus de prise de décision. Avec les bâtiments tertiaires, l’autorisation s’effectue de gré à gré, entre le gestionnaire du parc immobilier et les occupants. L’étude est également plus simple et succincte dès lors que la zone où se situe l’immeuble est pré-équipée, ce qui est le cas dans la grande majorité des cas. Cette étude concerne le local technique qui irrigue le site et la ligne qui sera tirée jusqu’au client. De plus, les bâtiments tertiaires sont pensés pour accueillir les différents fluides et sont déjà équipés en conséquence, notamment de gaines techniques. Les délais à prévoir sont donc de quelques mois.

    Cependant, les délais n’ont pas tendance à se raccourcir malgré l’industrialisation du raccordement fibre optique en cours dans toute la France : la main-d’œuvre est toujours aussi rare et la demande a explosé depuis la pandémie. Il n’y a toutefois pas de craintes à avoir du côté de l’approvisionnement ou des coûts, grâce à l’existence d’une filière européenne et française.

    Quelles peuvent être les difficultés rencontrées par l’opérateur dans le tertiaire ?

    La principale difficulté concerne le dimensionnement de la ressource allouée à l’immeuble. Si l’opérateur ne connaît pas l’activité des entreprises que l’immeuble abrite, il ne peut pas prévoir le nombre d’accès à la fibre optique. Un centre commercial par exemple nécessite des ressources pour chaque boutique. Le tertiaire c’est aussi beaucoup de TPE et PME, avec des besoins très différents.

    La liste des typologies de bâtiment étant énorme, la standardisation est très complexe. L’étude préalable est donc une étape indispensable. Orange a toutefois identifié des grandes catégories : client unique, multi-client, petite structure artisanale, centre commercial… nous savons évaluer leurs besoins, mais l’étude sera toujours nécessaire au préalable.

  • Électricité et télécoms : des formations sur-mesure pour les demandeurs d’emploi

    Électricité et télécoms : des formations sur-mesure pour les demandeurs d’emploi

    Pour pallier le manque de main d’œuvre dans certaines activités de l’électricité et des télécoms, Formapelec a développé avec ses partenaires des formations sur-mesure à destination des demandeurs d’emploi. Explication avec Hervé Jacques, directeur du développement et de la communication chez Formapelec.

    Hervé JACQUES

    Directeur du développement
    FORMAPELEC

    « Formapelec est régulièrement sollicité au titre d’appels à projet lancés par l’opérateur de compétence Constructys, principalement dans les régions Ile-de-France et Auvergne-Rhône-Alpes. II s’agit pour nous de développer des formations de pré-qualification sur des métiers en tension sur le terrain : monteur-raccordeur FTTH, antenniste 5G, monteur-câbleur en éclairage public et monteur réseaux aéro-souterrains. Du fait de ses relations et de sa connaissance profonde du secteur du bâtiment et de l’électricité, Formapelec est à même d’identifier de manière précise les besoins de ces branches professionnelles. Ces parcours de formation de 300 à 400 heures débouchent sur une véritable mise en relation entre les professionnels et les entreprises, et donc sur des embauches.

    Nos formations pour demandeurs d’emploi sont organisées en étroite collaboration avec Constructys, sous la forme de Préparations Opérationnelles à l’Emploi Collective (POEC). Entre 120 et 140 demandeurs d’emploi sont formés par an sous ce modèle. Nous travaillons par ailleurs avec le Conseil départemental du Val de Marne et avec toute collectivité territoriale qui nous en fait la demande. À Clermont-Ferrand, nous proposons depuis plusieurs années une formation diplômante (titre professionnel MREAS) débouchant sur un contrat de professionnalisation.

    Formapelec propose également des solutions pour les emplois temporaires en intérim. Nous avons par exemple développé un programme sur-mesure avec Vinci Construction afin de former des monteurs de réseaux électriques aéro-souterrains.

    Un oeil sur les évolutions à venir

    Face à l’évolution de plus en plus rapide des techniques et des technologies, la réactivité est plus que jamais indispensable pour assurer la mise à disposition des compétences. Nous maintenons une vigilance constante sur les directions prises par les marchés et les métiers des électriciens. Ainsi, si le marché de la fibre optique (FTTH) continue à être fort pourvoyeur d’emploi, la question du recyclage professionnel des monteurs se posera une fois l’objectif de couverture du réseau rempli. Notre métier nous amène à anticiper et à proposer des solutions pour rediriger ces profils vers d’autres activités en croissance et en demande de qualification. »

    21 octobre 2021

    Venez découvrir le nouveau catalogue de formation Formapelec

    Le 21 octobre 2021 à Cachan (94), Formapelec invite ses clients à découvrir le catalogue 2022 des formations pour les installateurs et intégrateurs électriciens. Au programme : présentation de la vision Formapelec, annonce sur les nouveautés et découverte des plateaux techniques. Une animation qui se clôturera par un buffet déjeunatoire afin de poursuivre les échanges. Formapelec a également l’honneur de bénéficier de la présence exceptionnelle de la handballeuse médaillée Laura Flippes, qui se mêlera aux invités pour des discussions enrichissantes sur son expérience dans le sport de haut niveau.

  • Pilotage de l’éclairage : répondre à la réglementation et anticiper la maintenance

    Pilotage de l’éclairage : répondre à la réglementation et anticiper la maintenance

    L’éclairage demeure un poste de consommation énergétique majeur dans les bâtiments tertiaires. La technologie LED et les solutions de pilotage peuvent considérablement réduire la facture, tout en permettant de suivre les consommations, d’organiser de manière prédictive la maintenance et de répondre aux nouvelles réglementations. Tom Serrière, Product Manager chez Ledvance, présente les évolutions dans le domaine de la gestion de l’éclairage à travers notamment l’innovation VIVARES Zigbee.

    Dans quel contexte s’inscrivent les dernières innovations chez Ledvance en matière de systèmes d’éclairage ?

    Le gouvernement a lancé en septembre 2020 le plan France Relance, doté de 100 milliards d’euros, dont 7 milliards sont consacrés à la rénovation énergétique des bâtiments. Cette aide est un véritable coup de pouce à la mise en place de systèmes performants et économes en énergie.

    Tom Serrière, Product Manager chez Ledvance

    Par ailleurs, la réglementation renforce les obligations de rénovation et de déclaration des consommations énergétiques, notamment à travers le Décret Tertiaire qui impose aux bâtiments tertiaires de plus de 1 000 m2 de réduire leur consommation d’énergie finale de 40 % en 2030, puis de 50 % en 2040 et 60 % en 2050. Or, la gestion de l’éclairage offre une réponse très rapide pour obtenir les premiers gains énergétiques, sans investissement lourd.

    On peut également citer l’Arrêté du 22 mars 2017 modifiant l’arrêté du 3 mai 2007 relatif aux caractéristiques thermiques et à la performance énergétique des bâtiments existants. Ce texte de loi impose, hors habitation, que toute rénovation de l’éclairage fasse l’objet d’une puissance installée inférieure ou égale à 1,6 watt par mètre carré et pour 100 lux. Le recours à un système LED couplé avec une gestion automatique par détection de présence permet d’atteindre ces objectifs : selon l’ADEME, une rénovation performante de l’éclairage permettrait une économie moyenne de 50 kWh par m2 et par an, soit 7,5 € par m2/an. Ainsi, toujours selon l’ADEME, l’amortissement d’une rénovation performante de l’éclairage serait inférieur à trois ans.

    Enfin, à partir du 1er septembre 2023, la mise en application du nouveau règlement européen d’éco-conception Single Lighting Regulation (SLR) entraînera la fin des tubes fluorescents T8, encore actuellement utilisés par 80 % des luminaires dans les bureaux. La gamme LED T8 de Ledvance répond parfaitement à cette demande.

    Avec VIVARES Zigbee, Ledvance propose un système de pilotage de l’éclairage dédié au tertiaire. Quelles sont ses fonctionnalités ?

    Le système sans fil VIVARES Zigbee est idéal pour moderniser les bâtiments existants, où le recâblage est souvent complexe. Flexible et facile à adapter, il se compose de luminaires (panel, downlight…), de détecteurs de présence et de lumière, et d’un contrôleur Zigbee qui communique sans fil avec les autres composants. Le sans fil offre un gain de temps à l’installation en réduisant considérablement le nombre de câbles à tirer, ce qui permet également de conserver la configuration des cloisons.

    Le paramétrage du système s’effectue en amont de l’installation : le technicien en charge de l’architecture de l’éclairage doit pour cela se connecter au site ou à l’application cloud VIVARES Portal, depuis lequel il peut créer les groupes, paramétrer les différentes pièces et configurer jusqu’à 200 points lumineux. Chaque appareil ayant son QR code, l’installateur les scannera un par un en suivant la notice d’installation pour les appairer.

    En option sous forme d’abonnement, l’application VIVARES propose de suivre, en termes d’énergie et de coût, la consommation énergétique de chaque luminaire, de chaque groupe et de chaque pièce. Elle génère également des rapports d’erreur en cas de luminaire défectueux et indique la durée de vie restante des équipements, afin d’anticiper les processus de maintenance et de les remplacer au meilleur moment. Les nouveaux utilisateurs disposent de 6 mois gratuits pour tester cette fonctionnalité.

    Le système de pilotage VIVARES sera disponible sur le marché à partir du mois d’octobre 2021.

  • Des méthodes inédites pour mesurer la performance énergétique des bâtiments

    Des méthodes inédites pour mesurer la performance énergétique des bâtiments

    La manière de mesurer l’efficacité énergétique des bâtiments évolue, les technologies aussi. Si certaines innovations visent une plus grande accessibilité de la mesure, d’autres préfigurent des méthodes inédites d’évaluation de la performance des équipements. Jean-Michel Catherin, dirigeant de Testoon, présente les nouveautés qui attendent les professionnels du diagnostic et du contrôle du bâtiment.

    Mesurer l’étanchéité à l’air, sans porte soufflante

    « La réalisation d’un test d’infiltrométrie est obligatoire en fin de chantier dans le cadre de la RT2012 et de la future RE2020, mais demeure facultative dans l’existant. Bien que ces tests permettent de déceler de manière fiable les défauts d’étanchéité pouvant être responsables d’une surconsommation importante de chauffage, la complexité de leur mise en œuvre n’encourage pas les propriétaires à en réaliser avant ou après des projets de rénovation.

    Un frein qui pourra être levé avec un nouveau testeur d’étanchéité à l’air qui ne nécessite pas l’installation d’une porte soufflante. De la dimension d’un ballon de foot et muni d’une poignée, l’AirTightnessTester est très facile à transporter mais aussi à utiliser. L’appareil mesure dans un premier temps la pression dans le bâtiment lorsque le système de ventilation est éteint, puis analyse la différence de pression après allumage du système. La densité de l’air est calculée à partir de cette différence et du débit d’air de ventilation, ce qui nécessite par ailleurs un anémomètre. Bien qu’il ne s’agisse pas d’une mesure réglementaire, la donnée obtenue donne une très bonne approximation de l’étanchéité à l’air du bâtiment, proche des résultats obtenus par un test avec porte soufflante. »

    Vers une mesure de l’isolation globale de l’enveloppe

    « Une deuxième évolution intéressante pourrait venir de la méthode de mesure de l’isolation thermique. Porté notamment par l’Agence Qualité Construction (AQC) et le CSTB, le projet SEREINE* étudie une méthode visant à mesurer in situ l’isolation thermique globale réelle d’un logement rénové. Le principe consiste à élever rapidement la température du bâtiment (ouvrants obturés et ventilation coupée), puis à mesurer à quelle vitesse celui-ci se refroidit. Cette méthode implique une mesure intérieure de la température, mais également extérieure, ce qui est l’une des difficultés rencontrées actuellement : les variations des températures météorologiques complexifient les calculs, et la mise en place d’équipements de mesure sur plusieurs jours implique une surveillance de ces derniers.

    Encore au stade de la recherche, la méthode SEREINE pourrait devenir une mesure réglementaire dans le futur. Une vingtaine de mesureurs de l’étanchéité à l’air la testent actuellement. L’expérimentation vise également les bâtiments neufs, à travers le projet DIANE. »

    Une sélection de best sellers

    « Les moyens plus traditionnels de mesurer l’efficacité énergétique des bâtiments connaissent également quelques évolutions. Les caméras thermiques utilisées pour identifier les anomalies des systèmes électriques, du chauffage ou de la construction sont par exemple plus précises et moins onéreuses, à l’image de la ThermoMalin TM1, l’une des caméras thermiques à image radiométrique les moins chères du marché (lire notre article).

    caméra thermique ThermoMalin
    Vitromètre GlassBuddy

    Pour mesurer l’épaisseur de verre des ouvrants et vitrages – dans le cadre notamment de la réalisation des DPE, les diagnostiqueurs se tournent désormais massivement vers les modèles laser comme le Merlin Lazer Gauge. Plus sophistiqué, le GlassBuddy offre des informations plus précises et détaillées : épaisseur des verres, épaisseur des lames d’air, position, nombre et type de feuilletage, reconnaissance d’intercalaires, indication sur le positionnement et l’épaisseur des intercalaires.

    Pour garder un œil sur la consommation des équipements d’un logement, on peut également citer un petit appareil de plus en plus plébiscité : le wattmètre, ou mesureur de consommation d’énergie pour prise secteur. Le NZR SEM16+ fournit de nombreuses informations comme la consommation d’énergie, les coûts, la puissance (min/max, réactive, apparente), le facteur de puissance, le courant, la tension, la fréquence, le déphasage, ainsi que la consommation équivalente en CO2. »

    * Solution d’Évaluation de la PeRformance Energétique INtrinsèquE des bâtiments

  • L’autoconsommation, une réponse au décret Tertiaire ?

    L’autoconsommation, une réponse au décret Tertiaire ?

    L’évolution des systèmes de pilotage énergétique ouvre la voie à de nouvelles architectures énergétiques au sein des bâtiments : autoconsommation, alimentation de secours, recharge de véhicules électriques… Des solutions qui permettent de répondre aux nouvelles obligations réglementaires des bâtiments tertiaires. Le point avec Quentin Ley, chef de produit Stockage Énergie Tertiaire et IRVE chez Eaton.

    Le Comptoir Électrique de Sarrebourg a choisi d’installer une puissance photovoltaïque de 49 kWc sur 300 m2

    L’autoconsommation peut-elle participer aux objectifs du décret Tertiaire ?

    La question à se poser est de savoir si l’objectif est de réduire la consommation du bâtiment ou la quantité d’énergie qui lui est délivrée par le réseau. Le décret Tertiaire semble pencher pour la seconde hypothèse. En produisant et consommant une électricité locale, via des énergies renouvelables et un système de stockage, le bâtiment peut alléger sa dépendance au réseau de distribution et participer à cet objectif. 

    L’autoconsommation apparaît donc comme un levier intéressant pour répondre aux obligations de performance énergétique du décret. De plus, l’énergie consommée est une énergie décarbonée.

    Quels sont les autres avantages de l’autoconsommation dans le secteur tertiaire ?

    En intégrant l’installation de panneaux photovoltaïques sur toiture ou ombrières, la mise en place de l’autoconsommation collective et les infrastructures de recharge de véhicules électriques (IRVE), la vision “Building as a Grid” d’Eaton voit plus loin que le décret Tertiaire : nos solutions apportent tout autant une réponse à la loi Énergie Climat et à la loi d’Orientation des Mobilités (LOM).

    L’autoconsommation fournit par ailleurs une deuxième source d’alimentation électrique au site, assurant ainsi la continuité de l’activité en cas de panne du réseau. Bénéficier d’une production locale et d’un stockage tampon permet aussi de se conformer à la loi d’orientation mobilités sans avoir à redimensionner le système de distribution, évitant les surcoûts associés.

    Quentin Ley, chef de produit Stockage Énergie Tertiaire et IRVE chez Eaton.

    Quelles sont les réponses proposées par Eaton pour répondre à ces problématiques ?

    L’expertise d’Eaton repose principalement sur l’optimisation des flux énergétiques du système et sur le stockage de cette énergie. Nous fournissons des convertisseurs de puissance, des automates industriels, des armoires de distribution d’énergie ou encore des bornes de recharge de véhicules électriques, ainsi qu’une suite logicielle pour programmer des scénarios sur mesure et répondre à des problématiques spécifiques.

    Le projet du stade Johan Cruijff Arena à Amsterdam illustre parfaitement notre savoir-faire. Ses 4 100 panneaux photovoltaïques fournissent une puissance nominale de 3 MW, stockée par l’équivalent de 148 batteries de Nissan LEAF. Une combinaison qui permet de stocker en semaine l’énergie nécessaire pour les évènements du week-end, et ainsi supprimer le recours aux groupes électrogènes mobiles.

    En France, l’Université Catholique de Lille a fait appel à nos services pour optimiser la nouvelle source d’énergie produite par les panneaux installés sur les bâtiments historiques. L’objectif : devenir un “Campus Zéro Carbone” d’ici 15 ans. Eaton a ainsi adossé un système de stockage à une capacité de production de 250 kWh, alimentant les bâtiments et six bornes de recharge. Le nouveau système a pu être interfacé avec le système de pilotage pré-existant du client.

    À plus petite échelle, le Comptoir Électrique de Sarrebourg a choisi d’installer une puissance photovoltaïque de 49 kWc sur 300 m2, couplée à un système de stockage avec bascule automatique sur l’alimentation de secours en cas de coupure de courant. Un investissement judicieux qui a permis à l’entreprise de continuer son activité lors d’une coupure de courant.

    Enfin, le projet de SAP Labs France a permis d’installer plusieurs dizaines de points de recharge, sans redimensionner le réseau électrique. Le site a ainsi conservé le transformateur et l’architecture électrique, évitant des surcoûts, tout en accueillant de nouvelles fonctionnalités telles que la maximisation de l’autoconsommation et la sécurisation énergétique.

    Les solutions de stockage sont-elles efficaces ?

    Avec une efficacité de conversion courant alternatif / courant continu de l’ordre de 97 % et une capacité volumétrique de stockage de 50 kWh par m2 au sol, nous avons bien affaire à une technologie mature. La capacité de stockage a été multipliée par deux entre la deuxième et la quatrième génération de batterie. Aussi, nous avons entièrement repensé l’architecture du système afin qu’il soit intégré avec beaucoup de facilité et de modularité. Il ne s’agit plus de démonstrateurs, mais de solutions optimisées et évolutives.

    En savoir +

  • Quiz Rénovation des Copropriétés – évaluez vos connaissances !

    Quiz Rénovation des Copropriétés – évaluez vos connaissances !

    Financement, aides, obligations, audit, travaux… Quel est votre niveau de connaissance en matière de rénovation des copropriétés ? Répondez aux 10 questions du quiz pour tester vos connaissances.

    [qsm quiz=3]
  • Ventilation : la première entrée d’air de filtration haute performance dédiée à la rénovation

    Ventilation : la première entrée d’air de filtration haute performance dédiée à la rénovation

    Chaque logement est exposé à différentes sources de polluants. L’air extérieur apporte des polluants qui peuvent être capturés avant l’entrée dans le logement, comme les pollens. Avec l’Électrofitltre EHT²/EFT², Acthys propose la première solution de purification qui filtre jusqu’à 90 % des poussières, pesticides, pollens et bactéries de votre logement.

    A savoir :

    Parmi les sources de gêne respiratoire

    50 % ont pour origine les pollens.

    En France, près de

    25 % de la population est touché par les allergies aux pollens.

    La qualité d’air intérieur est au cœur des préoccupations gouvernementales mais aussi au cœur des actions d’Acthys. Pour aller toujours plus loin dans sa démarche Acthys vous propose la première solution de purification qui filtre jusqu’à 90 % des poussières, pesticides, pollens et bactéries de votre logement.

    LES + PRODUIT

    1. Ses performances :

    haut niveau de purification de l’air extérieur avant son entrée dans le logement, très faible perte de charge, confort acoustique…

    2. Sa facilité d’entretien :

    solution sans consommable avec maintien de la performance dans le temps, nettoyage 1 fois par an…

    3. Sa simplicité de mise en œuvre & d’intégration :

    intégration en conduit avec une simple connexion électrique

    4. Son caractère différenciant :

    solution unique permettant de répondre aux préoccupations de qualité de l’air

    Pour en savoir +, n’hésitez pas à contacter :
    www.acthys-ventilation.fr

    Produit disponible en septembre.

  • Ventilation en copropriété : faire le bon choix de système

    Ventilation en copropriété : faire le bon choix de système

    Le choix du système de ventilation en copropriété dépend des caractéristiques du bâtiment (hauteur, équipements installés…), du niveau de performance énergétique visé, ainsi que du niveau de qualité de l’air intérieur souhaité. Éclaircissements avec Sylvain Mondina, responsable du bureau d’études au sein de VTI.

    Quelles sont les solutions de ventilation les plus adaptées en copropriété ?

    Le choix de la solution de ventilation la plus appropriée est guidée, pour le fabricant et l’installateur, par un certain nombre de données d’entrées à prendre en considération.

    La première question à se poser est : l’immeuble est-il équipé d’au moins une chaudière ou un chauffe-bain gaz à tirage naturel (raccordé sur les conduits) ? Si la réponse est oui, la copropriété doit se tourner vers une solution VTI telle que VENTILECO GAZ. Cette solution permet d’assurer à la fois la ventilation et l’extraction des gaz brûlés, conformément à la réglementation.

    Lorsqu’il n’y a pas d’extraction des gaz brûlés à assurer, la copropriété aura accès à deux familles de solutions : la première famille est composée de solutions de ventilation naturelle hybride avec extracteurs hybrides MAXIVENT en toiture, qui permettent de valoriser la ventilation naturelle grâce au tirage thermique et au tirage éolien, lorsque ces forces naturelles sont suffisantes. Dans le cas où la ventilation naturelle est insuffisante, l’assistance mécanique se déclenche pour prendre le relais. 

    La seconde famille réunit des solutions de ventilation mécanique basse pression, à l’instar de VOLT’AIR ÉVOLUTION qui permet grâce à une unité de ventilation centrale d’extraire jusqu’à 5.000m3/h, et tout ceci en fonctionnement basse pression, spécifiquement conçue pour la réhabilitation. 

    Le choix entre la ventilation naturelle hybride et la ventilation mécanique basse pression se fait surtout sur des critères de prix qui dépendent de points très spécifiques (nombre de conduits par cage, types de souches de ventilation, etc.) qui varient d’une copropriété à une autre, c’est pourquoi il est difficile de favoriser une solution par rapport à l’autre. Le bureau d’études, l’installateur et le fabricant savent orienter les copropriétaires vers la solution la plus adaptée.

    Toute la gamme VTI est déclinée en versions hygroréglables et autoréglables.

    Comment se différencient les systèmes hygroréglables et autoréglables ?

    L’hygroréglable consiste à ajuster le débit d’air en fonction de l’humidité dans le logement et des besoins du bâtiment, permettant ainsi d’améliorer la qualité de l’air intérieur tout en limitant les besoins énergétiques du système. C’est pourquoi, dans le cadre d’une rénovation globale, ces systèmes sont privilégiés par les propriétaires qui souhaitent obtenir une bonne étiquette énergétique.

    Aussi, pour des bâtiments très étanches où la ventilation a été oubliée lors de la rénovation thermique, un système de ventilation hygroréglable permettra d’évacuer l’humidité accumulée et préviendra les pathologies liées à celle-ci. 

    La ventilation autoréglable vise quant à elle des débits fixes et réglementés, sans se préoccuper des niveaux d’humidité. Plus basique mais moins onéreuse que l’hygroréglable, cette solution offre tout de même une amélioration significative de la qualité de l’air intérieur par rapport à une ventilation naturelle de base.

    Comment assurer la performance de la ventilation dans le temps ?

    Comme tout équipement, la ventilation doit être maintenue et entretenue afin d’éviter tout risque de panne, de dysfonctionnement et de surconsommation des extracteurs. L’occupant d’un logement est en mesure de nettoyer de lui-même les bouches d’aération et les entrées d’air de son appartement : au moins deux fois par an pour celles situées dans la cuisine, et une fois par an pour les autres pièces. Concernant les composants extérieurs du système situés en toiture (extracteurs, réseaux, unités de gestion électronique,) il est obligatoire de faire appel à une société de maintenance pour vérifier et entretenir régulièrement l’installation. 

    Il peut également être intéressant de mettre en place un système de pilotage et de télésurveillance. Avec INFOBOX RÉVOLUTION, VTI propose un dispositif permettant de connaître à distance et en temps réel l’état du système ainsi que le lieu et la nature du problème éventuel qui pourrait survenir sur l’installation. Une application internet et téléphone mobile ainsi qu’une Alerte E-mail ou SMS permet de visualiser l’installation et de faire intervenir rapidement les services de maintenance.

    Sylvain Mondina, responsable du bureau d’études au sein de VTI.

    En savoir +

  • Recharge dans les bâtiments tertiaires : cas d’usage et options de raccordement

    Recharge dans les bâtiments tertiaires : cas d’usage et options de raccordement

    Les cas d’usages des infrastructures de recharge de véhicules électriques (IRVE) dans le tertiaire sont plus variés que dans le résidentiel. Exploration des configurations de raccordement au réseau, avec Olivier Terral, responsable du Pôle co-construction et partenariats au sein du Programme Mobilité Électrique d’Enedis.

    Quelles sont les particularités de l’installation IRVE dans les immeubles de bureaux ?

    Les parkings privés sont classés ERT (établissement recevant des travailleurs) dès lors qu’ils accueillent moins de dix visiteurs extérieurs à l’établissement. La réglementation, notamment celle définissant les mesures de protection au risque incendie, est moindre que celle destinée aux parkings accueillant du public comme les centres commerciaux et les bâtiments administratifs. 

    Prenons un premier cas de figure, dans lequel un employeur a besoin d’alimenter une dizaine de places pour ses employés. La pratique la plus commune consiste à regrouper ces places et à les dédier à la recharge. Les bornes sont raccordées à un tableau électrique, connecté à un compteur issu du réseau public ou connecté au Tableau Général Basse Tension (TGBT) de l’immeuble. Si le propriétaire du parking souhaite déléguer la recharge à un opérateur, il est également possible d’installer un compteur du gestionnaire de réseau dans ce tableau électrique dédié à l’alimentation des bornes de recharge, afin de pouvoir séparer les consommations électriques de l’opérateur, de celles du compteur principal de l’immeuble.

    Les options seront les mêmes dans le cas d’un immeuble multi-occupants, où chaque entreprise souhaite proposer un service de recharge différent sur des zones distinctes du parking. Des normes supplémentaires s’appliquent toutefois en termes de sécurité incendie, pouvant induire des investissements complémentaires, notamment pour l’installation de portes coupe-feu.

    Quelles sont les exigences pour les établissements ouverts au public ?

    Un parking clos et couvert accueillant plus de 10 visiteurs extérieurs à l’établissement sera classé ERP (établissement recevant du public). Dans ce cas, les dispositions relatives au risque incendie peuvent contraindre l’emplacement et la configuration de l’installation de recharge : par exemple, l’installation de bornes d’une puissance supérieure à 22 kW en dessous du rez-de-chaussée et du premier niveau inférieur ne sera possible que dans un parking équipé d’un système d’aspersion (sprinklage, arrosage par brouillard d’eau…). Le détail de la réglementation est disponible dans le “Guide pratique relatif à la sécurité incendie dans les parcs de stationnement couverts ouverts au public”, édité par la DGSCGC*. Pour les parkings extérieurs, l’installation de bornes de recharge – y compris de forte puissance – peut être réalisée sans contrainte particulière.

    La recharge publique implique également de se conformer au décret IRVE n° 2021-546 du 4 mai 2021 portant modification du décret n° 2017-26 du 12 janvier 2017, qui clarifie en particulier l’obligation d’ouverture de la recharge à tous les publics, de manière non discriminatoire. Il s’agit notamment de s’assurer que les standards de prises sont respectés, de garantir la déclaration et le positionnement GPS de l’installation, d’assurer l’interopérabilité du paiement de la recharge, ainsi que de fournir les données statistiques et dynamiques sur la disponibilité de la borne.

    Quels sont les outils mis à disposition par Enedis pour faciliter la réalisation d’un projet IRVE ?

    Enedis accompagne le maître d’ouvrage et ses partenaires pour l’accès à la puissance électrique. Nous proposons aux bureaux d’études de réaliser gratuitement l’analyse d’impact en regard de la capacité locale de puissance disponible du réseau public de distribution. Celle-ci leur permettra d’identifier le type de raccordement (du simple branchement jusqu’au renforcement de réseau) et d’avoir une estimation de coût et délais de leur projet. Nous fournissons également en libre accès l’ensemble de la cartographie du réseau.
    Avec notre simulateur de raccordement basse tension “Tester mon raccordement”, les entreprises et les collectivités peuvent également réaliser eux-mêmes cette première estimation générale d’impact de leur projet, ce qui leur donnera l’opportunité d’en adapter le dimensionnement ou la localisation pour optimiser le coût et le délai de raccordement. Et pour faciliter le processus de raccordement lorsque le projet se précise, Enedis a entièrement dématérialisé le parcours de demande au travers du portail raccordement.

    * Direction générale de la Sécurité civile et de la gestion des crises

    En savoir +

  • Compétences des électriciens : 5 formations pour gagner de nouveaux marchés

    Compétences des électriciens : 5 formations pour gagner de nouveaux marchés

    Pour accompagner les intégrateurs électriciens dans le développement de leur activité sur les marchés à fort potentiel, Formapelec renforce ses formations et investit dans des outils pédagogiques innovants. Tour d’horizon des cinq domaines de formation les plus porteurs avec Hervé Jacques, directeur du développement de Formapelec.

    Le photovoltaïque

    « Nous avons développé plusieurs programmes visant la formation des installateurs, techniciens et bureaux d’études à la conception des installations photovoltaïques. C’est un marché en constante évolution, pour lequel la demande de formation a augmenté de près de 30 % en 2021 par rapport à 2020. Le décret Tertiaire et la loi Énergie Climat ne sont pas étrangers à ce développement : beaucoup de promoteurs se penchent sur le solaire et l’autoconsommation pour répondre à leurs obligations. Les besoins ayant eux aussi évolué, nous revoyons actuellement notre offre avec l’aide de la FFIE afin qu’elle corresponde aux attentes des entreprises. »

    Les infrastructures de recharge

    « Sur le marché des IRVE, on assiste à une véritable explosion d’activité. Plus de 800 professionnels seront formés chez Formapelec en 2021, contre 240 en 2020. C’est le marché qui se développe le plus rapidement. Nous avons fait preuve de beaucoup de réactivité pour répondre à la demande, notamment à travers la création d’unités mobiles de formation. Nos formations sont agréées pour les principaux standards de recharge (niveaux P1, P2 et P3). »

    L’éclairage public et la signalisation lumineuse tricolore

    « Formapelec a réalisé d’importants investissements sur la formation des professionnels de l’éclairage public et de la signalisation lumineuse routière. En collaboration avec le Serce, une plateforme de formation unique en France a vu le jour à Clermont-Ferrand (63). Équipée d’un dispositif imposant pour travailler sur l’éclairage public en basse et haute tension, elle permet également de former les télétechniciens et monteurs de réseaux à la télégestion. Une seconde plateforme, située à Cachan (94), est dédiée à la signalisation lumineuse tricolore. »

    Le digital et la domotique

    « À travers un partenariat avec Rexel, avec qui nous travaillons déjà pour le domaine des IRVE, Formapelec forme les installateurs aux technologies de la Smart Home et au pilotage des équipements connectés. Les moyens seront encore renforcés pour répondre à une demande qui progresse rapidement et qui devrait exploser en 2022. Les nouvelles obligations de performance énergétique et d’optimisation des consommations, liées notamment au décret Tertiaire, ne sont pas étrangères à cette forte croissance. »

    Réseaux électriques

    « C’est un marché plus traditionnel, mais qui fait face à de nouveaux besoins. Nous avons fait évoluer notre offre en ce sens pour y répondre en mettant en place une série de modules courts visant à perfectionner les monteurs sur le terrain, principalement sur la haute tension (HTA) et sur le renforcement des réseaux. L’idée consiste à reprendre le contenu de nos contrats classiques et à les remanier en formations plus ciblées. Nous avons également déployé un nouveau centre de formation à destination des monteurs de réseaux en région Champagne-Ardenne, à Vatry (51). »

    Hervé Jacques, directeur du développement chez Formapelec