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Retrouvez toutes les interviews et vidéos du Mag du Grand Circuit : rénovation énergétique des bâtiment, diagnostics, maîtrise de l’amiante…

  • Rénovation des bâtiments publics : l’intracting sanctuarise les économies d’énergie

    Rénovation des bâtiments publics : l’intracting sanctuarise les économies d’énergie

    Dans le cadre du plan de relance, la Banque des Territoires met à disposition des collectivités et des organismes de logement social une enveloppe  de 13,5 milliards d’euros pour financer les actions de rénovation énergétique et le développement des EnR. Au-delà de l’enveloppe elle-même, l’accompagnement passe également par des dispositifs innovants tels que l’intracting. Entretien avec Hubert Briand, responsable du pôle Efficacité Énergétique des Bâtiments de la Banque des Territoires.

    Quelle est la clé pour massifier la rénovation énergétique des bâtiments publics ?

    Les solutions de financement sont aujourd’hui nombreuses, mais aborder le sujet sous l’angle purement financier est une erreur. Le risque est de financer des tranches de budget d’investissement et de ne pas placer les projets de réhabilitation dans une approche globale intégrant les besoins de renouvellement, la mise conformité, les économies de fonctionnement et la qualité d’usage.

    Prendre le sujet dans le bon sens consiste à suivre six grandes étapes : comprendre l’importance du sujet ; auditer son patrimoine et identifier les besoins ; bâtir une stratégie patrimoniale et planifier les investissements ; définir les modalités opérationnelles et les meilleurs montages ; mobiliser les ressources adaptées pour passer à la réalisation ; et enfin piloter et mesurer les gains d’efficacité énergétique. Le vrai sujet à l’heure actuelle est donc d’accompagner les collectivités dans ce parcours, afin de concevoir le projet le plus efficient.

    Comment la Banque des Territoires sensibilise-t-elle les collectivités ? 

    Nous avons développé plusieurs outils pour guider les collectivités tout au long de leur parcours. Le service en ligne “Mon comparateur énergétique”, par exemple, permet d’évaluer la performance énergétique du patrimoine d’une commune et de la comparer à la moyenne des communes partageant des caractéristiques similaires, comme la taille et la zone climatique. Nous avons par ailleurs développé un outil de cartographie (Prioréno) qui utilise les fichiers fonciers et différentes bases de données afin de localiser les bâtiments et identifier leur consommation.

    La Banque des Territoires expérimente également des programmes spécifiques de financement de l’ingénierie et de la maîtrise d’œuvre, postes sur lesquels les collectivités modestes ont un véritable besoin. C’est le cas notamment du “Plan 1 000 écoles”, qui vise sur deux ans à accompagner la rénovation d’un bâtiment éducatif sur sept dans les villes du programme « Action cœur de ville » grâce au financement (jusqu’à 100 %) des études définissant le programme de travaux. Sur ce même sujet, on peut également citer “Autodiagnostic 360”, qui a pour ambition d’imaginer l’école de demain en intégrant les technologies du numérique et des moyens pédagogiques novateurs aux projets de rénovation énergétique.

    Avec l’intracting, vous proposez une nouvelle approche pour financer et programmer les travaux. Comment ce dispositif fonctionne t-il ?

    C’est un dispositif issu de la notion de coût global, sorte de CPE* interne (internal contracting), que l’on a importé d’Allemagne qui l’expérimente depuis plus de 20 ans. Le constat préalable est que dans la comptabilité publique, il y a une séparation stricte entre dépenses de fonctionnement et dépenses d’investissement. Avec l’intracting, l’idée est de briser (analytiquement) cette logique afin de pouvoir prioriser les travaux en fonction des économies que l’on peut obtenir. Le service financier définit un budget d’investissement qui finance des opérations de rénovation énergétique et les économies générées sont réinvesties dans de nouveaux travaux.

    L’intracting vise donc des retours sur investissement rapides permettant d’enclencher un processus vertueux d’amélioration des performances énergétiques, les économies obtenues alimentant la ligne budgétaire ainsi créée. Ce dispositif nécessite un pilotage, une évaluation des actions et un suivi précis, impliquant étroitement les services financiers et les services techniques. Sa mise en place permet de préparer avec toutes les équipes des projets de plus en plus importants, notamment dans le but de répondre aux obligations du décret Tertiaire.

    La Banque des Territoires a repris ce modèle en proposant aux universités, puis aux hôpitaux et aux collectivités, d’adapter ce budget analytique et ce process vertueux. Nous proposons de financer les travaux jusqu’à 100 % du besoin en avances remboursables à un taux fixe de 0,25 %, dans la limite d’un financement de 5M€ sur une durée de 13 ans maximum.

    À l’occasion du plan de relance, nous avons sophistiqué la méthodologie de l’intracting avec deux autres formules : 

    – « l’intracting sécurisé », la Banque des Territoires  finance des travaux sous forme de  CPE*. La convention (13 ans maximum) permet un financement à taux zéro et un co-financement des études d’ingénierie, en contrepartie du partage des CEE** générés par l’opération.

    – « l’intracting mutualisé » qui permet de donner les moyens financiers aux EPCI et aux syndicats d’énergie, en tant que mutualisateurs, de massifier la rénovation énergétique des bâtiments publics. La mutualisation des actions de rénovation énergétique (études, travaux, financement, suivi) a été rendue possible par une évolution législative dans la loi Énergie-Climat.

    * Contrats de performance énergétique
    ** Certificats d’économie d’énergie

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  • Self-e: la nouvelle référence des commandes sans fils et sans piles est disponible

    Self-e: la nouvelle référence des commandes sans fils et sans piles est disponible

    Faire évoluer son logement connecté tout en réduisant son impact sur l’environnement, c’est possible avec la nouvelle génération de commandes sans fils et sans pile Self-e de Legrand. Grâce à un récupérateur d’énergie intégré, ces commandes sans fils s’auto-alimentent d’une simple pression avec le doigt et permettent de piloter tous les appareils électriques associés.

    Disponibles depuis le mois de mai 2021 dans les points de vente agréés, les nouvelles commandes sans fils et sans pile de Legrand viennent compléter l’offre de commandes sans fils « with Netatmo » existantes. Plus fines, compactes et silencieuses que celles actuellement sur le marché, elles sont totalement autonomes en électricité grâce à un nouveau système breveté développé en collaboration avec le CEA. Un appui modéré sur l’ensemble de la touche transforme l’énergie mécanique en énergie électrique.

    Chaque commande peut contrôler jusqu’à 20 produits connectés : des éclairages (en version simple et double), des équipements raccordés aux prises de courant (lumière sur pied par exemple), des volets roulants (en commande simple ou en centralisation). Les commandes Self-e permettent également de lancer des scénarios personnalisés de type départ/arrivée ou encore lever/coucher. La personnalisation de ces routines quotidiennes se fait directement dans l’App Home + Control.

    Interopérabilité

    La communication radio est réalisée avec le standard international Zigbee, permettant de fournir sur une longue portée le réseau maillé sans fil le plus intéropérable et adoptant les règles les plus avancées de cybersécurité.

    Idéales pour la rénovation, ces commandes peuvent être installées sur un mur, posées sur un meuble ou en multiposte : elles s’intègrent parfaitement aux gammes d’appareillage dont elles reprennent les caractéristiques esthétiques. Robustes, les commandes Self-e sont conçues pour durer plus de 50 ans sans maintenance, puisqu’il n’y a pas de pile à changer.

    + d’informations sur www.legrand.fr

  • IRVE en colonne horizontale : des revenus récurrents pour les installateurs

    IRVE en colonne horizontale : des revenus récurrents pour les installateurs

    Avec Park’Elec, Michaud propose une solution de colonne horizontale dédiée à la recharge de véhicules électriques en copropriété. En simplifiant l’installation de bornes supplémentaires, le dispositif facilite l’adhésion à la mobilité électrique et assure aux électriciens une activité récurrente après la première installation. Didier Bagnon, directeur commercial, présente la solution.

    Quelles sont les caractéristiques de Park’Elec ?

    Park’Elec est une colonne horizontale particulièrement bien adaptée aux besoins des immeubles d’habitation. Il s’agit d’une extension du réseau public de distribution à l’intérieur du parking, de la même manière que la colonne verticale alimente en électricité les logements dans l’immeuble. Chaque place de parking est ainsi traitée comme un mini logement, avec son compteur dédié.

    Park’Elec est conforme aux préconisations du tout récent Guide pour l’installation de bornes de recharge de véhicules électriques et hybrides rechargeables en copropriétés, édité par l’AVERE en collaboration avec Enedis, la FFIE, le GIMELEC, la FNAIM et l’Unis (Avril 2021).

    La colonne horizontale répond à la même logique que la colonne verticale, mais elle fait appel à des savoir-faire plus étendus : s’ajoutent ainsi des connecteurs de dérivation, dérivés de connecteurs de lignes aériennes pour lesquels Michaud possède une longue expérience ; en bout de câble, le besoin d’isoler nécessite d’installer des extrémités rétractables à froid ; quant au compteur individuel, ce dernier doit être placé dans une armoire pour en protéger l’accès.

    L’infrastructure proposée par Michaud est compatible avec toutes les bornes de recharge du marché et peut aussi bien être installée en intérieur qu’en extérieur, avec un système de totem, ou en aérien sur un mur. Elle répond ainsi à tous les cas de figure rencontrés dans les logements collectifs.

    Quels sont les retours des installateurs sur le modèle Park’Elec ?

    Cette solution de colonne horizontale permet aux installateurs de générer du chiffre d’affaires récurrent dans une même copropriété. Une fois cette colonne horizontale et les premières bornes de recharge installées, le raccordement de nouvelles bornes sera très facile et permettra d’équiper à terme l’intégralité des places de parking. On a ainsi constaté qu’en moyenne, sur des projets en parking de copropriété d’une cinquantaine de places, la demande de raccordement initiale concerne trois places, puis une dizaine au moment de l’assemblée générale, puis ce sont cinq places par an qui s’ajoutent. La première demande crée donc un appel d’air qui entraîne les copropriétaires au-delà du projet initial.

    Êtes-vous en mesure d’apporter de nouveaux clients aux installateurs ?

    Afin de faciliter la mise en relation entre les installateurs et les maîtres d’ouvrage, Michaud a constitué une liste d’installateurs référents. Nous sélectionnons des professionnels compétents et en mesure d’accompagner les copropriétés dans la gestion globale du projet : c’est-à-dire de la demande de subvention Advenir jusqu’au contrôle de conformité Consuel, en passant par la mise en réseau par Enedis et l’installation de la borne. Bien sûr, nous veillons à ce qu’ils disposent de la qualification IRVE, qui est obligatoire. Tous les installateurs intéressés par notre solution et qui répondent à ces critères peuvent nous rejoindre. 

    Quel pourrait être l’avenir de la recharge ?

    Avec le développement exponentiel de la voiture électrique se pose la question de l’adéquation du réseau de distribution électrique avec les niveaux de puissance sollicités. On peut estimer à partir des données actuelles que, d’ici 15 ans, 60 % des places de parking en copropriété seront équipées de bornes de recharge. Faut-il dès lors multiplier par 1,6 la puissance qui alimente chaque immeuble ? Un tel redimensionnement du réseau serait difficile à réaliser. 

    Mais en observant les usages, on constate que la recharge s’effectue plutôt la nuit, lorsque les usages sont moindres dans les étages. L’idée est alors d’asservir le parking aux heures pleines et heures creuses. C’est d’ailleurs le minimum demandé à l’heure actuelle pour bénéficier des subventions Advenir. 

    Cette première approche demeure légère, mais nous travaillons d’ores et déjà à des solutions de pilotage plus évoluées, qui nécessiteront un câblage courant faible des bornes et de la supervision. Il sera ainsi possible de piloter globalement et de mutualiser les usages entre l’immeuble et le parking. Des expérimentations sont actuellement menées avec Enedis sur des chantiers types.

    En savoir +

    À lire également : IRVE en copropriété : simplicité et économies avec la colonne horizontale.

  • Assurance : l’expertise CEA au service de l’ingénierie de la construction

    Assurance : l’expertise CEA au service de l’ingénierie de la construction

    Depuis plus de 30 ans, CEA accompagne les métiers de l’ingénierie et de la maîtrise d’oeuvre de la construction dans leur démarche de couverture en responsabilité civile. Présentation du cabinet de courtage en assurance avec son dirigeant, Thierry Barle.

    Quelle est la spécialisation du cabinet ?

    CEA bénéficie de plus de 30 ans d’ancienneté dans le domaine de l’ingénierie de la construction et de l’environnement. Historiquement, nous avons su accompagner ce secteur dans l’évolution de ses métiers, et plus particulièrement dans la récupération progressive des missions de maîtrise d’oeuvre. Nous couvrons ainsi tous les corps de métier : le génie climatique et fluide, l’électricité, l’urbanisme et l’aménagement de la ville (voirie, parc et jardins), ou encore l’étanchéité et les structures.

    Nous avons noué des partenariats avec des acteurs majeurs dans le domaine de la construction. On peut notamment citer la fédération Cinov, la Fédération Française du Paysage (FFP), ainsi que l’OPQBI, l’organisme de qualification de l’ingénierie du bâtiment, pour lequel je suis membre du comité de qualification. Dans ce cadre, nous aidons à la qualification de l’ingénierie sur tous les métiers du bâtiment et de l’infrastructure. Nous sommes également leur courtier conseil.

    Plus largement, CEA appartient à un groupe de courtage spécialisé comptant 65 collaborateurs, dont la moitié est dédiée à l’ingénierie. Nous sommes organisés sur différents sites, principalement à Paris, Lyon et Marseille.

    Quelles sont vos missions ?

    Nos missions consistent à défendre et représenter nos clients auprès des assureurs en cas de sinistre. Pour cela, avant de leur proposer un assureur, nous étudions en détail leurs besoins à travers un audit complet de leur situation. CEA est ainsi en mesure de proposer à ses clients les meilleurs compagnies d’assurance et de négocier pour ces entreprises les meilleurs contrats d’assurance pour couvrir les responsabilités de leurs dirigeants et de leurs collaborateurs.

    La Responsabilité Civile générale de l’entreprise assure les conséquences financières de la responsabilité que peut encourir l’entreprise en raison de dommages causés dans l’exercice de ses activités ou par les produits livrés, notamment à la suite de dommages causés aux clients ou aux fournisseurs. La Responsabilité des Dirigeants et Mandataires Sociaux couvre quant à elle ces derniers en cas de négligence, faute de gestion ou manquements involontaires aux obligations légales. À travers le dispositif de couverture de Responsabilité Civile des Constructeurs, nous garantissons également la Responsabilité Civile Décennale pour les ouvrages réalisés.

  • Métrologie : Testoon crée un laboratoire de test pour le matériel des diagnostiqueurs

    Métrologie : Testoon crée un laboratoire de test pour le matériel des diagnostiqueurs

    Le bon étalonnage des appareils de mesure est indispensable à la réalisation de prestations de qualité. Pour accompagner les diagnostiqueurs dans cette démarche et diminuer l’immobilisation de leur matériel, Testoon ouvre son propre laboratoire de tests. Présentation du service avec Jean-Michel Catherin, dirigeant de Testoon.

    Quel est l’enjeu de la métrologie pour les métiers du diagnostic ?

    Les évolutions techniques et réglementaires dans les activités du bâtiment exigent des données de plus en plus précises. En tant que producteurs de ces données, les diagnostiqueurs sont sensibilisés à cette problématique. La vérification du bon étalonnage des appareils de mesure est ainsi plus que jamais primordiale.

    La complexité d’une vérification réside dans le niveau de précision que l’on souhaite obtenir et la complexité des appareils. Si dans le cas de l’infiltrométrie la réglementation est clairement établie, les normes relatives aux diagnostics gaz et loi Carrez ne précisent pas la finesse de mesure que doivent viser les équipements. Or, en cas de litige et de contre-expertise, le diagnostiqueur peut se retrouver dans l’obligation de prouver la justesse de ses mesures. Le meilleur moyen de se prémunir est d’effectuer la vérification métrologique de ses appareils auprès d’un laboratoire accrédité, afin d’obtenir un certificat. Un plus également pour garantir la qualité de la prestation auprès des clients, assurer la sécurité juridique de ses prestations et même parfois négocier son contrat de responsabilité civile professionnelle.

    Testoon accompagne désormais les diagnostiqueurs dans cette démarche. Quelle solution proposez-vous ?

    Testoon équipe et est à l’écoute de plus de 6 000 diagnostiqueurs immobiliers. Nous avons identifié un besoin grandissant concernant le contrôle de leurs appareils et avons investi dans une solution adaptée à cette problématique. Testoon a ainsi lancé un laboratoire de tests pour effectuer directement les vérifications métrologiques des équipements de nos clients.

    Pour cela, nous avons embauché un ingénieur spécialisé, mis en place des bancs de test et défini des procédures pour, en définitive, juger si l’appareil est correctement réglé ou non par rapport à des objectifs fixés. Ce laboratoire intégré est ainsi en mesure de générer un certificat d’étalonnage ou un constat de vérification.

    Trois premiers bancs de tests sont proposés pour débuter cette aventure : un banc électrique, visant à tester l’ensemble des configurations des appareils de mesure de la sécurité électrique ; un banc de vérification gaz, composé de sondes et de chambres dans lesquelles est introduit un gaz étalon, notamment le monoxide de carbone ; ainsi qu’un banc dédié à la vérification des télémètres laser. Chacun de ces calibrateurs est raccordé par un laboratoire de niveau supérieur grâce à une chaine d’étalon.

    En cas de non conformité, Testoon propose selon le cas l’ajustage du matériel par le laboratoire ou par le fabricant, la réparation ou encore le remplacement de l’appareil.

    Quels sont les avantages par rapport à un laboratoire classique ?

    Avec cette nouvelle offre Testoon, les diagnostiqueurs auront accès à un service conçu pour eux et certifiant la justesse de leurs mesures. En évitant de recourir à la sous-traitance multiple, nous pourrons garantir des délais inférieurs à ceux des laboratoires. Ces derniers disposent en effet d’une gestion des flux plus en phase avec la philosophie de leurs clients industriels, qui sont peu adaptés à la réactivité demandée par les diagnostiqueurs.

    À voir en vidéo

    Pour plus d’information, rendez-vous sur www.testoon.com.

  • Quiz : connaissez-vous Socateb ?

    Quiz : connaissez-vous Socateb ?

    Connaissez-vous Socateb et les bonnes pratiques pour réussir un projet de rénovation énergétique en copropriété ?

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  • Génie civil et repérage amiante avant travaux : se préparer pour 2023

    Génie civil et repérage amiante avant travaux : se préparer pour 2023

    Geocapa a contribué à la rédaction de la norme NF X46-102, qui vise à encadrer les opérations de repérage de l’amiante dans les ouvrages de génie civil, les infrastructures de transport et les réseaux. Une norme sur laquelle se basera la prochaine réglementation. Entretien avec Thierry Ornaque, dirigeant de l’entreprise.

    Quelles sont les prochaines actualités réglementaires concernant le repérage de l’amiante en voirie ?

    En 2021, nous attendons la publication – probablement cet été – d’un nouvel arrêté qui rendra obligatoire l’application de la norme NF X46-102. Cette norme a pour objet de définir le contenu, la méthodologie et les modalités de réalisation des missions de repérage et de cartographie de l’amiante pour trois sous-domaines : les ouvrages de génie civil, les enrobés routiers et les réseaux enterrés.

    Quelles en sont les conséquences pour les diagnostics réalisés actuellement ?

    Les diagnostiqueurs et les maîtres d’ouvrage disposeront de deux ans, soit jusqu’à juillet 2023 si le calendrier de publication est respecté, pour se mettre en conformité avec la nouvelle réglementation. Mais tous les diagnostics réalisés avant 2023 et ne respectant pas la norme pourront être jetés à la poubelle après cette date !

    La norme sur laquelle se base la réglementation étant d’ores et déjà disponible, il est tout à fait possible d’anticiper en faisant appel à des entreprises qui se sont formées pour la respecter.

    Quels changements seront apportés par la réglementation ?

    Avec la nouvelle réglementation, toutes les étapes de la commande et le rôle du donneur d’ordre sont précisés. Ce dernier doit notamment fournir la définition de l’emprise de ses travaux, un plan, ou encore le type de travaux qui seront effectués. Ainsi, si les travaux sont réalisés sur les réseaux, le diagnostic s’étendra aux trois sous-domaines. Le nombre de prélèvements sera quant à lui défini en fonction de la typologie des infrastructures, et non par le donneur d’ordre lui-même.

    Du son côté, l’opérateur de repérage devra monter en compétences. Si une simple formation sous-section 4 (SS4) est suffisante actuellement, la certification avec mention sera nécessaire dans le futur, ainsi que la validation de ses compétences sur les ouvrages de génie civil. Pour pouvoir intervenir sur les trois sous-domaines, il sera aussi préférable de disposer de l’AIPR (Autorisation d’intervention à proximité des réseaux), du CATEC (Certificat d’aptitude à travailler en espaces confinés dans le domaine de l’eau potable et de l’assainissement) et d’avoir suivi les formations sur la sécurité routière. C’est tout le métier qui va se professionnaliser.

    Aussi, la notion de Zone présentant des similitudes d’ouvrage (ZPSO) devient centrale : il sera nécessaire de cartographier l’amiante en fonction de toutes les couches. Pour rappel, l’arrêté du 1er octobre 2019 relatif aux modalités de réalisation des analyses de matériaux susceptibles de contenir de l’amiante impose déjà de réaliser une analyse couche par couche. De plus, le liant et les granulats doivent être analysés différemment par les laboratoires.

    La réglementation aura-t-elle un impact sur les coûts ?

    Sur le dernier point évoqué, il est certain que le prix de l’analyse va augmenter. L’analyse des granulats est en effet quatre à cinq fois plus chère que celle du liant.

    Ensuite, faire appel à des entreprises compétentes a forcément un coût. Un repérage effectué conformément à la norme nécessite des investissements en termes d’assurance, de matériel et de formation. D’autant plus que le risque ne s’arrête pas à l’amiante mais s’étend à la silice et aux HAP (Hydrocarbures aromatiques polycycliques). De mon expérience, seuls 4 % des diagnostics amiante sur la voirie sont positifs, tandis que plus de 65 % des retours sur les HAP dépassent le seuil réglementaire.

    Actuellement, les coûts des prestations sont trop souvent en dessous de ce qu’ils devraient être. La montée en compétences devrait permettre de faire revenir les prix à leur juste niveau.

    Pour aider les maîtres d’ouvrage et les diagnostiqueurs à mieux comprendre ces changements, les groupes de travail qui ont collaboré à la rédaction de la norme éditeront prochainement deux guides.

  • IRVE en copropriété : simplicité et économies avec la colonne horizontale

    IRVE en copropriété : simplicité et économies avec la colonne horizontale

    Leader sur le marché du matériel de distribution électrique, Michaud équipe les colonnes montantes de plus d’un tiers des copropriétés françaises. Fort de son expérience dans l’habitat collectif, le fabricant propose avec Park’Elec une solution de colonne horizontale dédiée à la recharge de véhicules électriques. Didier Bagnon, directeur commercial, présente les atouts du dispositif.

    Quel est le principe de Park’Elec ?

    Park’Elec est une colonne horizontale particulièrement bien adaptée aux besoins des immeubles d’habitation. Il s’agit d’une extension du réseau public de distribution à l’intérieur du parking, de la même manière que la colonne verticale alimente en électricité les logements dans l’immeuble. Chaque place de parking est ainsi traitée comme un mini logement, avec son compteur dédié.

    Park’Elec est l’une des premières réponses aux exigences techniques compilées par la filière à travers le Guide de préconisation Bâtiments neufs du Ministère de la Transition écologique (juin 2018), le Guide IRVE d’Enedis, ou encore le Recueil pratique IRVE (version 2018), édité par le SERCE, Enedis, la FFIE, le GIMELEC et l’IGNES.

    La colonne horizontale répond à la même logique que la colonne verticale, mais elle fait appel à des savoir-faire plus étendus : s’ajoutent ainsi des connecteurs de dérivation, dérivés de connecteurs de lignes aériennes pour lesquels Michaud possède une longue expérience ; en bout de câble, le besoin d’isoler nécessite d’installer des extrémités rétractables à froid ; quant au compteur individuel, ce dernier doit être placé dans une armoire pour en protéger l’accès.

    Didier Bagnon, directeur commercial – MICHAUD

    L’infrastructure proposée par Michaud est compatible avec toutes les bornes de recharge du marché et peut aussi bien être installée en intérieur qu’en extérieur, avec un système de totem, ou en aérien sur un mur. Elle répond ainsi à tous les cas de figure rencontrés dans les logements collectifs.

    Quels sont ses avantages pour le syndic et les copropriétaires ?

    Pour commencer, Park’Elec est aujourd’hui la solution la plus adaptée à l’explosion du véhicule électrique qui se profile pour les années à venir. Les copropriétés avaient jusqu’à présent des besoins éparses en raccordement, avec seulement un ou deux copropriétaires par immeuble usant de leur droit à la prise. Selon les projections, 30 à 40 % des véhicules seront électriques ou hybrides rechargeables à horizon 2030. Les copropriétés doivent donc se projeter dans ce cadre et réfléchir à la manière d’alimenter l’intégralité de leur parking.

    La colonne horizontale est la solution la plus simple, puisqu’il suffit de brancher les nouvelles bornes sur le câble principal circulant dans l’ensemble de parking, également appelé « CABLE BUS ». Ce câble est dès l’origine dimensionné pour recevoir à terme la totalité des places de parking.

    Deuxième argument, chaque copropriétaire dispose de son propre compteur. Ce dernier est donc libre de choisir son fournisseur d’électricité et ne paie que sa consommation exacte. Au-delà de l’investissement de départ pour l’installation du CABLE BUS, pris à 40 % en charge par Enedis, le seul coût récurrent sera la consommation électrique. Il suffira de trois ou quatre ans pour rentabiliser l’investissement de départ.

    Enfin, le syndic est totalement dispensé d’engager la copropriété dans un contrat de prestataire de service, la relève du comptage et la facturation à l’usager étant entièrement gérées par Enedis via les compteurs Linky.

    A qui s’adresser pour réaliser l’installation ?

    Les copropriétés peuvent s’adresser à Enedis ou directement à nous. Michaud est en mesure de les mettre en relation avec des installateurs compétents, accoutumés à nos solutions et susceptibles de les accompagner sur tout le projet, notamment pour la rédaction du dossier de demande de subvention Advenir.

  • Ventilation : les liens entre qualité de l’air intérieur, santé et économies d’énergie

    Ventilation : les liens entre qualité de l’air intérieur, santé et économies d’énergie

    Les conséquences d’une mauvaise qualité de l’air intérieur sont nombreuses et de mieux en mieux documentées. Longtemps oubliée dans les projets de rénovation énergétique, la ventilation est pourtant au cœur d’un double enjeu : sanitaire et énergétique.

    Patrick Fraisse, directeur général de VTI, revient sur les polluants et les pathologies liées à une ventilation inadaptée. L’occasion de présenter trois solutions techniques permettant d’arbitrer entre une excellente qualité de l’air intérieur et une performance énergétique optimale.

    • Quels risques encourent un bâtiment mal ventilé et ses occupants ?
    • Quel est le lien entre la qualité de l’air intérieur et les économies d’énergie ?
    • Comment effectuer un diagnostic efficace de la ventilation d’une copropriété avant travaux ?
  • Contraignant, cher, compliqué… 9 idées reçues sur les travaux sur façade amiantée

    Contraignant, cher, compliqué… 9 idées reçues sur les travaux sur façade amiantée

    La présence d’amiante sur la façade d’un immeuble peut changer la nature des travaux de ravalement ou d’isolation thermique par l’extérieur. Pourtant, certaines pratiques permettent de réduire le coût et les délais, tout en assurant la sécurité des intervenants et des occupants. Retour sur neuf idées reçues avec Stéphane Détruiseux, responsable Technique Amiante chez SPEBI.

    1. La sous-section 4* (SS4), moins dangereux que la SS3

    FAUX

    La dangerosité de l’intervention est déterminée par le niveau de poussière produit par la technique de travail. Par exemple : percer des trous (SS4) produira plus de poussière que retirer une conduite d’eau pluviale en amiante-ciment (SS3).

    * La sous-section 4 concerne les interventions de maintenance, de réparation ou d’entretien en présence d’amiante

    2. La présence d’amiante complique les travaux

    Parfois FAUX…

    Dans la plupart des cas, la présence d’amiante peut être gérée grâce au développement de techniques et de matériaux applicables en présence d’amiante, réalisés par les fournisseurs impliqués dans les travaux de ravalement et d’ITE. Exemple : Hilti a développé le pisto-scellement pour la fixation des plaques. LICEF a développé une gamme de décapants utilisables sur supports amiantés.

    … mais parfois VRAI

    Quand des travaux de retrait lourds sont prévus, ces travaux nécessitent une planification particulière qui peut influer sur la durée des travaux.

    3. Tous les diagnostics amiante sont équivalents

    FAUX

    Plusieurs diagnostics réglementaires sont obligatoires pour les bâtiments construits avant 1997, mais ils n’ont pas tous les mêmes critères de recherche :

    • Le DAT (Diagnostic Avant Travaux) ou RAAT (Repérage Amiante Avant Travaux) ou repérage avant démolition

    C’est le seul document qui indique la présence ou l’absence d’amiante pour les travaux à réaliser.

    Il recherche et identifie TOUS les Matériaux ou Produits Contenant de l’Amiante (MPCA) dans le périmètre spécifique des travaux. L’opérateur de repérage prélève des échantillons des tous les matériaux impactés par les travaux et recherche la présence d’amiante dans toutes les couches de ces matériaux (colles de dalle ou de carrelage, sous enduits de lissage…).

    • Le DTA (Dossier Technique Amiante) 

    Il regroupe les informations concernant la présence de MPCA et leur état de conservation, en ne cherchant que les MPCA visibles dans les parties communes (faux plafond, calorifugeage, flocage, conduits, plaques, dalles…).

    Il n’est pas exploitable par l’entreprise pour son chiffrage et son analyse des risques (sauf rares exceptions)

    • D’autres diagnostics amiante existent (diagnostic avant-vente, diagnostic amiante des parties privatives), mais ils sont encore moins adaptés dans le cadre de travaux.

    4. L’amiante coûte cher

    En partie VRAI…

    Uniquement dans le cas où des travaux de retrait lourds sont nécessaires :

    • Décapage généralisé des supports
    • Dépose de grandes surfaces de bardage amianté (plaques de Glasal ou ardoises par exemple)

    …mais le plus souvent FAUX

    Dans la majorité des cas, le surcoût reste modéré en regard de l’enveloppe budgétaire globale d’un ravalement ou d’une ITE. Les opérations suivantes (liste non exhaustive), fréquemment rencontrées dans les travaux de ravalement, n’entraînent pas de dérapage des budgets :

    • Percement des ancrages de l’échafaudage
    • Purge ponctuelle des désordres en façade (fissures, poussées de fer…)
    • Retrait de descentes EP en amiante ciment
    • Retrait ponctuel de MPCA (gênant les aménagements ou les adaptations de l’existant par exemple)
    • Fixations des matériaux ou équipements

    5. Seul le ravaleur doit prendre en compte l’amiante

    FAUX

    Tous les intervenants doivent tenir compte de la présence de l’amiante, dès la pose de l’échafaudage.

    6. Toutes les entreprises de ravalement peuvent intervenir en présence d’amiante

    FAUX

    Une entreprise certifiée pour le retrait de l’amiante (1552 QUALIBAT ou équivalent AFNOR ou GLOBAL certification) dispose du personnel, du matériel et des moyens organisationnels pour gérer la présence d’amiante sur un chantier (SS4 et SS3).

    La certification est le gage d’une expertise globale de l’entreprise dans la gestion de l’amiante.

    Une entreprise ne disposant pas de certification sera limitée dans son champ d’action : elle ne pourra intervenir qu’en SS4 (uniquement avec formation du personnel) ou devra sous-traiter tout ou partie des prestations en présence d’amiante.

    On constate souvent que les entreprises formées uniquement à la SS4 ne maîtrisent pas tous les points importants de la réglementation amiante permettant d’assurer ces travaux en toute sécurité pour les intervenants et les résidents.

    7. L’amiante rallonge les délais

    En partie VRAI…

    Quand la présence d’amiante n’est pas anticipée. Découvrir la présence d’amiante durant la phase de préparation du chantier perturbe systématiquement le démarrage du chantier :

    • Surcoût à chiffrer et à budgétiser
    • Solutions techniques à adapter
    • Recherche d’un sous-traitant si l’entreprise sélectionnée n’est pas qualifiée
    • Actualisation du planning selon les disponibilités du sous-traitant

    …mais également FAUX

    Quand la présence d’amiante est connue dès l’étude, elle est intégrée au planning du chantier. En dehors des interventions de retrait lourdes, la plupart des interventions peuvent être réalisées en temps masqué, sans préjudice sur la durée du chantier.

    Fournir les diagnostics lors de la consultation des entreprises permet d’anticiper la présence d’amiante, de l’intégrer au planning du chantier et de sélectionner la bonne entreprise. L’arrêté du 19 juillet 2019 officialise le caractère obligatoire des diagnostics avant travaux.

    9. L’amiante doit être systématiquement retiré

    FAUX

    C’est l’état de conservation qui détermine si un matériau doit être retiré. Un matériau dégradé entraînant une pollution devra être retiré s’il n’est pas possible d’empêcher sa dégradation par une réparation, tandis qu’un matériau en bon état peut être conservé. Dans près de 9 cas sur 10, l’amiante est conservé lors de travaux sur l’enveloppe.