Catégorie : Mag

Retrouvez toutes les interviews et vidéos du Mag du Grand Circuit : rénovation énergétique des bâtiment, diagnostics, maîtrise de l’amiante…

  • Intégrateurs électriciens : marchés porteurs et nouvelles formations

    Intégrateurs électriciens : marchés porteurs et nouvelles formations

    Hervé Jacques, directeur du développement de Formapelec, fait le point sur les marchés les plus actifs dans le domaine de l’intégration électrique : IRVE, bâtiment connecté, fibre optique… 

    L’occasion de présenter le nouveau partenariat de Formapelec avec Rexel et les nouveautés pour la formation des électriciens.

    Présentation du centre de formation Formapelec.

  • Interrupteurs : limiter la maintenance avec le sans fil et sans pile

    Interrupteurs : limiter la maintenance avec le sans fil et sans pile

    Dans la continuité de sa démarche en faveur du bâtiment connecté et durable, Legrand s’est associé au CEA pour développer une nouvelle génération d’interrupteurs sans fil et sans pile. Une innovation qui réduit les opérations de maintenance liées à l’utilisation de piles.

    Non reliés au réseau électrique du bâtiment, les interrupteurs connectés sans fil offraient déjà de nombreux avantages, car ils permettaient notamment de faciliter la rénovation de l’installation en positionnant l’interrupteur librement, sans faire de travaux. Les voici à présent dispensés de pile, grâce à un dispositif intégré de récupération d’énergie mécanique protégé par pas moins de trois brevets. Une simple pression génère l’énergie nécessaire à l’interrupteur pour communiquer et piloter les équipements électriques, tels que les éclairages ou les volets motorisés, via le standard international de communication radio ZigBee.

    Plus durable

    S’intégrant parfaitement aux offres connectées « with Netatmo » de Legrand, cette innovation compacte et discrète permet de rendre le bâtiment connecté plus durable en réduisant l’impact environnemental et les opérations de maintenance liés à l’utilisation de piles.

    « Cette nouvelle technologie va dans le sens de notre volonté d’apporter toujours plus d’innovation intelligente à nos clients, commente Antoine Burel, Directeur général adjoint et Directeur des opérations de Legrand. Elle est également une réponse quotidienne aux défis environnementaux qui nous entourent. C’est le résultat d’une très belle collaboration avec le CEA, qui nous a apporté son savoir-faire, en particulier de recherche fondamentale. »

    Une gamme enrichie

    Ces nouveaux interrupteurs sans fil et sans pile viennent étoffer la gamme d’interrupteurs et de prises connectés Céliane with Netatmo, lancée en 2018 dans le but de rendre le logement connecté accessible à tous. La vision de Legrand en la matière repose notamment sur l’évolutivité et l’interopérabilité des équipements avec des systèmes tiers. Le fabricant souhaite ainsi rendre possible une infrastructure capable de communiquer demain avec un objet connecté qui n’existe pas encore et qui ne sera peut-être pas de la marque Legrand.

    Touche design : Living Now, une nouvelle gamme à mi-chemin entre tertiaire et résidentiel

    Depuis le 1er janvier 2021, Legrand commercialise en France sous la marque BTicino sa nouvelle gamme d’appareillage électrique Living Now. Cette gamme au design avant-gardiste s’inscrit aussi bien dans des projets résidentiels que tertiaires et propose des innovations connectées, dont la commande vocale avec Alexa d’Amazon nativement intégrée à l’appareillage. 

    La gamme propose l’intégralité des fonctions permettant de réaliser une installation traditionnelle : prises Surface affleurantes (à fleur de mur, brevet Legrand), chargeurs USB, prises RJ45, thermostats…. Au total plus de 100 fonctions pour répondre aux besoins des chantiers résidentiels ou tertiaires.

    + d’infos

  • Diagnostics : 3 idées reçues sur les caméras thermiques et la thermographie infrarouge

    Diagnostics : 3 idées reçues sur les caméras thermiques et la thermographie infrarouge

    Jean-Michel Catherin, dirigeant de Testoon, tord le cou à trois préjugés au sujet de l’usage de la thermographie infrarouge et des caméras thermiques dans le domaine du bâtiment (investigation et identification des pathologies du bâtiment, rapports d’analyses, devis…).

  • Gaz vert en copropriété : une solution propre et vertueuse pour tous

    Gaz vert en copropriété : une solution propre et vertueuse pour tous

    Remplaçant idéal du chauffage fioul en copropriété, le gaz se verdit avec sa version renouvelable issue des unités de méthanisation. Les projets se multiplient et la part du gaz vert pourrait, selon GRDF, atteindre 30 % en 2030.

    Qu’est-ce-que le gaz vert ?

    Le gaz vert ou biogaz est une énergie obtenue par la décomposition de déchets organiques d’origines ménagère, agricole, agroalimentaire ou industrielle. C’est la base d’une énergie 100% renouvelable qui peut être injectée dans le réseau de gaz pour chauffer les logements, obtenir de l’eau chaude, cuisiner et même rouler !

    Une fabrication simple

    Les déchets sont collectés, triés, préparés puis introduits dans un méthaniseur, où ils sont maintenus à une température de 37° environ. Brassés régulièrement, ces substrats se transforment en gaz par le processus de fermentation. Une fois épuré, le biogaz prend le nom de biométhane. Il peut alors être injecté dans le réseau de distribution de gaz après odorisation. Quant au digestat, produit résidu de la méthanisation, il retourne à la terre comme engrais naturel. Un cycle vertueux et local.

    Une énergie d’avenir

    Au 1er février 2021, 218 sites de méthanisation injectaient du biométhane sur les réseaux de gaz en France pour une capacité de 3920 GWh. Cette énergie locale permet de chauffer l’équivalent d’environ 800 000 logements environ. GRDF estime que la part des gaz verts pourraient atteindre 30% en 2030 et même 100% en 2050.

    Les consommateurs peuvent opter pour le biométhane auprès du fournisseur de gaz de leur choix. La fourniture de gaz vert sera certifiée via le mécanisme des Garanties d’Origine : un bon moyen d’agir pour la planète.

  • Travaux en sous-section 4 : une formation dédiée aux travaux d’étanchéité

    Travaux en sous-section 4 : une formation dédiée aux travaux d’étanchéité

    Soprema Entreprises a développé une formation sous-section 4 (SS4) pour ses équipes intervenant sur des chantiers en présence d’amiante. Lou Maxin, responsable activité Amiante agence de Paris, répond en vidéo aux questions sur les enjeux de la SS4 et de la formation dans le cadre des travaux de couverture et d’étanchéité.

    Les questions posées :

    • Quelles sont les certifications nécessaires à une entreprise intervenant en sous-section 4 sur une toiture amiantée ?
    • Comment Soprema Entreprises assure la formation de ses collaborateurs ?
    • Quelles sont les particularités de cette formation ?
    • À quels secteurs d’intervention ouvre la formation ?
    • Quel suivi après la formation ?
  • Analyse des parties communes : principe, valorisation des travaux et démonstration

    Analyse des parties communes : principe, valorisation des travaux et démonstration

    Présentation de l’Analyse Parties Communes (l’APC) par le CONSUEL. L’APC est un produit permettant d’avoir une vision à 360° des gaines techniques présentes en immeuble commun d’habitation résidentielle.

    Consuel en bref

    Sebastien Olivier

    Directeur du Développement
    et de l’Innovation
    CONSUEL

    Le CONSUEL, Comité National pour la Sécurité des Usagers de l’électricité, est une association créée en 1964, reconnue d’Utilité Publique par arrêté du 6 février 2005. Il a pour mission d’élaborer et mettre en œuvre toutes études et actions tendant à l’observation des règles établies, en matière de conception et d’exécution des installations électriques intérieures, en vue d’assurer la sécurité des personnes et la protection des biens. 

    A ce titre, il exerce le contrôle de la conformité des installations électriques dans le cadre du décret du 14 décembre 1972 modifié par les décrets n°2001-222 du 6 mars 2001 et n°2005-1567 du 9 décembre 2005.

    Sa Direction du Développement et de l’Innovation, emmenée par Sébastien OLIVIER, déploie une stratégie de développement de la sécurité dans l’habitat existant permettant de positionner CONSUEL « au cœur » des transitions numérique et énergétique ; intégrant des offres innovantes et une démarche partenariale qualitative.

    4 domaines d’expertise

    Les services et produits proposés au bailleurs, copropriétés, gestionnaires de réseaux de distribution, employeurs, obligés et mandataires, installateurs électriciens, intégrateurs s’appuient sur 4 domaines d’expertise :

    • la sécurité électrique dans les logements et parties communes pour l’habitat individuel et collectif ; avec un focus spécifique pour la mise en place du télétravail.
    • la maintenabilité de vos ouvrages de colonnes électriques et leurs évolutions avec l’intégration de nouvelles émergences (bornes IRVE, 5G, panneaux photovoltaïques, etc.) dans vos bâtiments.
    • le bon fonctionnement des installations courants faibles de télédistribution et des réseaux de communication qui permettront l’intégration des nouvelles technologies d’information et la communication (TIC).
    • le respect des exigences réglementaires associées à l’attribution de label/certification du type Certificats d’Economies d’Energies (CEE).  

    Nous sommes présents à toutes les étapes de vos projets ; depuis la phase de diagnostic ou relevés de des différentes caractéristiques, en passant par différents accompagnements en phase de travaux jusqu’au contrôle final confirmant la conformité des installations.

    Enfin, nous vous permettont de définir « les justes travaux » et de ce fait de maîtriser l’enveloppe budgétaire concernée.

    Notre étendard « Innovons avec la sécurité électrique » prend tout son sens grâce à vos initiatives. Notre ambition est de vous accompagner et répondre à l’ensemble de vos besoins.

  • Enseignements clés du baromètre amiante PROTYS et Harris Interactive

    Enseignements clés du baromètre amiante PROTYS et Harris Interactive

    PROTYS réalise chaque année un « Baromètre amiante » auprès des professionnels des Travaux Publics afin de faire ressortir un état des lieux de la perception du risque amiante et de suivre son évolution années après années. Alexandre Neuraz, Responsable marketing, présente les derniers enseignements de l’étude et ses projections pour 2021.

    Pourquoi avoir réalisé ce baromètre ?

    Depuis des années, l’amiante est un objet de préoccupation pour les autorités comme pour les professionnels. Depuis la loi El Khomri de 2016, on note un renforcement de la réglementation amiante. De nombreuses normes et arrêtés sont parus. Fin 2020, la norme NF X46-102 concernant le repérage de l’amiante dans les ouvrages de génie civil, les infrastructures de transport, ainsi qu’au niveau des réseaux divers, a été publiée, après 2 ans de travail au sein de la commission de normalisation.  L’enjeu est clair : assurer la sécurité sur les chantiers.

    Dans ce contexte de renforcement réglementaire, il est important de comprendre quels sont les enjeux pour l’ensemble des professionnels. Ainsi, nous réalisons ce baromètre chaque année afin de faire un état des lieux de la perception et de l’évolution du risque amiante par les professionnels des Travaux Publics : comment intègrent-ils les enjeux réglementaires dans leurs processus métiers ? Comment s’approprient-ils les nouvelles obligations et adaptent-ils leurs pratiques métiers ? 

    Quels sont les enseignements de ce baromètre ?

    Cette édition a été réalisée dans le contexte particulier de crise sanitaire que nous vivons tous collectivement. Si le baromètre précédent avait mis en lumière une certaine méconnaissance des enjeux et des obligations liés à l’amiante et de ses dangers, cette réglementation suscitait encore l’an dernier l’intérêt des entreprises et collectivités, parfaitement conscientes des enjeux associés. L’édition 2021 marque une vraie rupture par rapport aux années précédentes. Voici les trois principaux enseignements que nous dégageons. 

    Le premier élément, sans surprise, est que la crise liée à la Covid-19 a eu un impact important sur les organisations et a bousculé notamment les processus et les priorités des professionnels confrontés à la problématique de l’amiante sur les chantiers. Rattrapés par le principe de réalité, ils ont dû s’adapter et redéployer leurs ressources internes allouées aux enjeux amiante sur les nouveaux risques sanitaires.

    Deuxième enseignement, on remarque une stagnation des bonnes pratiques. En effet, la conscience des risques professionnels liés à l’amiante n’est plus aussi forte. 30 % des répondants les jugent faibles, contre 25 % l’an dernier. Et dans les faits, les pratiques n’évoluent pas : seuls 17 % estiment être conformes à la réglementation travaux sur voirie dans 100 % des cas. Ils étaient 16 % en 2019. Alors que les différents acteurs auraient dû cette année se professionnaliser à l’approche de la sortie de la norme amiante et de ses arrêtés, ils ont été contraints de faire une pause en raison de la crise sanitaire.

    Enfin, dernier enseignement : une volonté de souplesse ! Le baromètre révèle que si les professionnels adhèrent massivement au principe de précaution, ils sont de moins en moins nombreux à souhaiter voir évoluer la réglementation amiante, dont la volonté de changement perd 20 points en deux ans.

    Le contexte Covid, qui a conduit les professionnels à mettre en œuvre de nombreux nouveaux protocoles, n’est sans doute pas étranger à cette évolution. Et s’ils sont un peu plus au fait, pour la moitié d’entre eux, des sanctions encourues en cas de manquement, ils souhaitent que l’État soit indulgent sur les modalités de son application. Après une période compliquée sur le plan sanitaire, ils ont encore besoin de temps et d’accompagnement dans la mise en œuvre des nouvelles règles.

    Quelles conclusions pouvons-nous tirer ?

    Si elle était encore imparfaitement comprise et appliquée, cette réglementation suscitait encore l’an dernier l’intérêt des entreprises et collectivités, parfaitement conscientes des enjeux associés. La crise sanitaire liée à la Covid 19 est venue porter un brusque coup d’arrêt aux efforts réalisés en 2019 par les professionnels pour s’intéresser aux nouveaux textes réglementaires et s’approprier leurs nouvelles obligations. Accaparés par les protocoles Covid qui ont bousculé leurs organisations, ils ont cette année fait une pause. Sans rejeter le principe de précaution, ils semblent même avoir une conscience moins aiguisée des risques liés à l’amiante et souhaitent, très clairement, de l’indulgence de la part des Pouvoirs publics quant à l’application de la réglementation.

    Pour autant, la situation sanitaire ne doit pas amener les acteurs de la chaine amiante à négliger les fondamentaux de la sécurité sur les chantiers, condition d’un bon déroulement des travaux.

    Il semble donc plus que jamais indispensable de poursuivre les actions de sensibilisation et de communication, afin que les professionnels se réapproprient le sujet et s’attachent, dès 2021, à mettre en place les solutions et processus métiers adaptés à la gestion de ce risque.

  • Rénovation globale : à la quête de la valeur verte

    Rénovation globale : à la quête de la valeur verte

    Si les projets de rénovation peuvent être en premier lieu motivés par des travaux de nécessité (ravalement de façade, changement de chaudière…), ils offrent également l’occasion d’améliorer la performance énergétique et ainsi la valeur du bien. Raphaël Claustre, directeur général d’Île-de-France Énergies, présente les atouts d’une rénovation globale, accompagnée par un interlocuteur unique.

    Île-de-France Énergies associe un accompagnement technique et financier. Quel en est l’avantage ?

    En effet, nous ne séparons pas le technique du financier. Un accompagnement sur ces deux plans favorise et optimise les projets de rénovations globales, c’est-à-dire la remise en l’état des bâtiments tout en apportant des solutions architecturales et énergétiques, mais aussi financières car la plupart des subventions dépendent d’un objectif de performance énergétique. Nous sommes par exemple habilités à prendre en charge les CEE et nous parvenons en la matière à négocier des contrats très avantageux auprès des fournisseurs d’énergie. Lorsque ces contrats sont réalisés, cela fait déjà un an ou deux que l’on travaille à la conception du projet. Nous connaissons donc exactement le programme de travaux, et sommes à même d’optimiser les montants des CEE.

    Nous proposons également aux copropriétaires que nous accompagnons des prêts à faible taux. Ainsi, ils peuvent à la fois bénéficier de prêts d’avance des subventions et de prêts collectifs à adhésion individuelle : chacun décide ou non de participer à l’emprunt. Nos solutions de prêts n’imposent aucune condition d’âge. Depuis 2020, nous proposons également l’éco-prêt à taux zéro collectif.  Nous nous occupons donc à la fois de la maîtrise d’œuvre, de l’assistance à maîtrise d’ouvrage et de l’ingénierie financière. Avoir un interlocuteur unique comme Île-de-France Énergies fait ainsi gagner beaucoup de temps sur les délais. 

    Peut-on connaître à l’avance l’impact d’une rénovation sur la valeur du bien ?

    Il y a deux notions pour comprendre l’impact d’un projet de rénovation sur la valeur du bien. La première est la valeur verte, qui représente la prise de valeur d’un bien du fait de ses atouts environnementaux. La seconde est son opposé, la décote grise, c’est à dire la perte de valeur du fait de ses défauts de performance énergétique. Ces notions sont quantifiables grâce aux données récoltées depuis 2005 par les notaires dans le cadre du DPE. Ainsi, les études de corrélation indiquent que – toutes choses étant égales par ailleurs – un bien dans les meilleures classes énergétiques en petite couronne francilienne vaut 12 % de plus qu’un bien dans les moins bonnes classes énergétiques. En grande couronne l’écart se creuse encore plus et atteint jusqu’à 15 %.

    Les aides encouragent-elles à mener des rénovations globales ?

    La réforme des aides entamée l’an dernier va en effet dans ce sens.  C’est le cas de la version copropriété du dispositif Ma Prime Rénov’ qui a été mise en place en janvier. Cette aide bénéficie aux syndicats de copropriétaires pour tous les travaux en parties communes, si le programme de travaux atteint au moins 35% d’économies d’énergie. Cela est accessible en réalisant un bouquet de travaux.

    Dans la même logique, les certificats d’économie d’énergie sont bonifiés pour un programme de travaux permettant 35% d’économies d’énergie. Il s’agit du « Coup de pouce rénovation performante de bâtiment résidentiel collectif », seulement quelques entreprises peuvent le verser, Ile-de-France Energies en fait partie. 

    Aujourd’hui, entre les aides, les solutions de prêts et d’accompagnement, tout est en place pour pouvoir faire des rénovations énergétiques globales !

  • Décret tertiaire : déterminer l’année de référence, un choix stratégique à ne pas négliger en 2021 !

    Décret tertiaire : déterminer l’année de référence, un choix stratégique à ne pas négliger en 2021 !

    La mise en œuvre du dispositif Éco Énergie Tertiaire repose sur les données qui seront intégrées dès 2021-2022 dans la plate-forme Operat. Une étape complexe et indispensable, qu’il convient de préparer afin d’assurer l’atteinte des objectifs comme nous l’explique Anne Valachs, Directrice générale du SERCE.

    Où en est la mise en œuvre du décret Tertiaire publié le 23 juillet 2019 ?

    L’année 2021 acte la première étape de la mise en œuvre du dispositif Eco Energie Tertiaire. D’ici le 30 septembre 2021, les assujettis devront renseigner la plate-forme Operat, administrée par l’Ademe, en enregistrant l’activité tertiaire exercée ainsi que la superficie de chaque bâtiment ou partie de bâtiment concernés. Ils auront ensuite une année, jusqu’au 30 septembre 2022, pour compléter la base en choisissant l’année de référence (entre 2010 et 2019) et les consommations associées. Ensuite, tous les ans, ils devront intégrer avant fin septembre leurs consommations annuelles d’énergie qui seront pondérées selon divers indicateurs, en fonction des activités hébergées. 

    Les maîtres d’ouvrage concernés ont donc un peu plus d’un an pour définir la meilleure stratégie. Cela nécessite de collecter et d’interpréter les données, puis arbitrer le choix de cible entre l’atteinte de l’objectif en valeur relative (année de référence) ou l’atteinte de l’objectif en valeur absolue et minimiser le risque. Cela n’est pas forcément aussi facile que cela en a l’air ! 

    Par exemple, prendre l’année la plus froide, n’est pas toujours le choix le plus pertinent. La plate-forme Operat intégrant des corrections en fonction des variations saisonnières, il faut en tenir compte pour déterminer l’année de référence. Différents facteurs sont susceptibles d’influencer la consommation énergétique (fréquentation, conditions météorologiques, travaux…). Une étude multi-paramètres est donc indispensable pour définir l’année à partir de laquelle seront définis les objectifs d’économies d’énergie à atteindre.

    En quoi la définition de l’année de référence est-elle stratégique ?

    La trajectoire d’amélioration jusqu’à la première échéance fixée en 2030 dépend de l’année de référence sélectionnée. C’est une étape cruciale, qu’il ne faut absolument pas négliger. 

    Il faut par exemple prendre en compte des travaux de rénovation déjà réalisés pour estimer leur impact sur la consommation énergétique du bâtiment, et leur contribution à l’atteinte des objectifs. En fixant une année de référence antérieure à la date de ces travaux, il est ainsi possible de capitaliser sur des actions d’économies d’énergie déjà réalisées. 

    À partir de 2022, un plan d’action permettra la planification des travaux pour sécuriser l’atteinte des objectifs en 2030. Il s’agit donc d’adopter la trajectoire la plus optimale sur le plan technique et financier.

    Un choix de cette importance nécessite de faire appel à des partenaires ayant une expertise reconnue dans le domaine de l’efficacité énergétique. 

    Comment les entreprises du SERCE peuvent-elles accompagner les maîtres d’ouvrage concernés ?  

    Les entreprises de la transition énergétique et numérique regroupées au sein du SERCE sont des acteurs engagés depuis de nombreuses années dans la rénovation et l’amélioration de l’efficacité énergétique des bâtiments. 

    Elles sont présentes sur l’ensemble du territoire, à proximité de leurs clients, et se déplacent régulièrement sur leurs sites. Elles travaillent dans la durée et proposent des solutions sur mesure pour optimiser la gestion des installations intérieures et accroître leurs performances.

    Elles peuvent ainsi réaliser une synthèse patrimoniale pour les multi propriétaires afin de pouvoir établir une stratégie de programme pluriannuel de travaux à l’échelle d’un parc (possibilité de compensation des résultats à l’échelle d’un parc).

    C’est la première réglementation qui fixe une obligation de résultat : chaque année les consommations réelles seront comparées avec les niveaux de consommations cibles. Les maîtres d’ouvrage peuvent déléguer cette obligation aux entreprises du SERCE grâce à leurs capacités à définir et réaliser les travaux les plus pertinents, exploiter les bâtiments et à s’engager sur la performance énergétique notamment via les Contrats de Performance Énergétique (CPE).

    Le réel accompagnement, c’est bien celui qui débute dès la collecte et l’interprétation des données et qui se termine par l’atteinte des objectifs, une fois les travaux réalisés. Les phases d’exploitation et de maintenance sont bien entendu indispensables au maintien de la performance énergétique dans la durée. 

  • Maîtrise d’œuvre désamiantage : se nourrir des retours d’expérience

    Maîtrise d’œuvre désamiantage : se nourrir des retours d’expérience

    Depuis 1999, Minos Group maîtrise la chaîne complète du désamiantage, du repérage au retrait. Une expérience solide que le groupe consolide en continu à travers un système de management de la qualité certifié. Entretien avec Mohamed Ouerghi, directeur associé de Minos Group.

    Pouvez-vous nous présenter les activités de Minos Group ?

    Notre activité a démarré aux débuts de la réglementation amiante. Le groupe s’est progressivement construit autour de trois départements :

    • Minos Expertises, dédié à l’ensemble des contrôles réglementaires obligatoires dans le cadre d’une transaction, d’une location ou d’une gestion immobilière. Nous réalisons les diagnostics portant sur l’amiante et le plomb dans tous les secteurs, du tertiaire à l’industrie en passant par la santé, l’enseignement et la recherche.
    • Minos Environnement, notre bureau de contrôle créé en 2007, spécialisé dans les opérations concernant les polluants du bâtiment dans le cadre de travaux, d’une démolition ou de risque de santé publique, environnemental ou du travail.
    • Minos Engineering, le département bureau d’études “pollution et dépollution”, qui réalise des prestations de maîtrise d’œuvre, de conseil et d’assistance à maîtrise d’ouvrage. Minos Group intervient ainsi en amont des projets, notamment pour valoriser les ensembles immobiliers vieillissants ou le foncier au travers d’opérations de dépollution et de déconstruction.

    Le groupe dispose ainsi de toutes les compétences pour maîtriser la chaîne complète des opérations de travaux.

    Quels sont vos conseils pour choisir un bureau d’études désamiantage ?

    L’expertise dans le domaine de l’amiante est tout d’abord indispensable à la réalisation de ces prestations, car les spécificités réglementaires et techniques en la matière sont nombreuses. Le Bureau d’étude doit être en mesure de résoudre toutes les problématiques d’un chantier amiante, où le risque en cas d’erreur peut avoir rapidement de lourdes conséquences financières et sur la santé publique. On peut par exemple citer le risque récurrent lié à la co-activité, lorsque la zone travaillée se situe à proximité d’un bâtiment ou une partie de bâtiment toujours en activité. Le maître d’œuvre doit pouvoir se prévaloir de ses bonnes pratiques, notamment à travers ses retours d’expérience.

    Avec l’amiante, tout se passe bien si les tenants et aboutissants sont maîtrisés. Le maître d’ouvrage doit donc s’adjoindre les services d’un bureau d’études qui maîtrise le risque amiante dans sa globalité.

    Bien entendu, il faut également s’assurer que l’entreprise dispose d’une responsabilité civile professionnelle couvrant l’ensemble des opérations qui seront impliquées dans le projet. Cette responsabilité civile doit comporter une assurance avec une garantie qui soit en rapport avec les travaux projetés. Par la même occasion, l’entreprise doit avoir en sa possession une attestation de responsabilité d’exploitation après livraison, qui étend sa responsabilité après la fin des travaux.

    Comment assurez-vous la qualité de vos prestations ?

    À la suite de chaque opération, nos équipes collectent les retours de la maîtrise d’ouvrage et des entreprises que nous avons suivies sur tout le chantier. Nous prenons ainsi connaissance des éléments qui ont correctement fonctionné ou non. Cette logique nourrit notre démarche qualité et nous permet de modifier nos procédures ou d’améliorer nos interventions en conséquence.

    Nous nous sommes inspirés du système de management de la qualité 17025, conçu initialement pour les laboratoires. Ce système permet de constituer nos activités sous formes de procédures, d’instruction et d’enregistrement, offrant un protocole de suivi unique et standardisé. Nous sommes ainsi en mesure d’apporter les mêmes réponses d’un chantier à l’autre, en prenant bien entendu en compte leurs spécificités.

    Minos Group détient par ailleurs depuis 2017 la certification Mase, qui est un référentiel commun de management en sécurité au travail. L’enjeu est d’améliorer de façon continue nos performances en matière de QSSE (Qualité, Santé, Sécurité, Environnement) qui a toute son importance dans la crise sanitaire que notre pays traverse.