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  • Rénovation des fenêtres : l’union fait la force avec l’achat groupé

    Rénovation des fenêtres : l’union fait la force avec l’achat groupé

    Spécialiste depuis 80 ans dans la fabrication et la pose de menuiseries extérieures, le groupe Lorillard a développé un service dédié aux copropriétés : « Lorenove Grands Comptes ». Ce service propose aux copropriétaires une solution originale d’achat groupé. Aurélien Hoellinger, responsable commercial, présente le concept.

    Aurélien HOELLINGER

    Responsable Commercial 
    LORENOVE GRANDS COMPTES

    Vous proposez un service d’achat groupé de menuiseries extérieures. Qu’apporte-t-il aux copropriétaires ?

    Lorenove Grands Comptes offre en effet deux possibilités de rénovation des copropriétés. La première – la plus classique -, consiste en un programme de rénovation complet sous condition de marché, avec maîtrise d’œuvre (architecte, bureau d’études, bureau de contrôle). Nous répondons alors à un descriptif technique dans le cadre d’un appel d’offre.

    Ce scénario correspond en général à un projet de rénovation énergétique globale.

    La deuxième solution est plus originale : l’achat groupé. Son principe est simple, les copropriétaires qui souhaitent changer leurs fenêtres s’unissent derrière leur conseil syndical pour obtenir de notre part des prix particulièrement attractif. Les produits proposés sont en adéquation avec les besoins de la copropriété et sont validés par le conseil syndical.

    Les prix dépendent du volume. À partir de 50 fenêtres, la remise varie entre 15 et 20 %. Leurs bénéficiaires peuvent atteindre jusqu’à 40 à 50 % de remise pour un lot plus important.

    Au-delà du prix, cette solution permet de limiter les travaux dans le temps par rapport à une méthode plus classique où les artisans se succèdent. Il est possible de rénover 30 à 40 appartements sur un délai d’un mois et demi. L’achat groupé permet également d’uniformiser l’apparence des façades de la résidence tout en valorisant le patrimoine et en répondant au besoin d’isolation. Le groupe étant fabricant tous matériaux, nous pouvons mettre en œuvre une offre multiproduits (bois, PVC ou alu) afin d’adapter la réalisation au budget de chacun, toujours dans le respect du cahier des charges.

    Aussi, un vote en AG n’est pas obligatoire tant que le produit proposé respecte les dimensions, le matériau et la couleur des fenêtres existantes.

    Quel est le lien contractuel avec les copropriétaires ?

    Le contrat s’effectue en direct avec chaque copropriétaire souhaitant se regrouper, sans aucun autre acteur. Il s’agit de la même relation individuelle que s’ils allaient chez un artisan, à la différence qu’ils acceptent la mutualisation de l’achat.

    Si les syndics peuvent prendre part à l’aventure et gérer la facturation, ce n’est pas du tout une obligation et c’est même très rare dans la pratique. Dans tous les cas, nous intervenons en lien avec le conseil syndical. Ce dernier porte le projet, puisque l’initiative de la démarche consiste à rédiger un cahier des charges des produits qui seront posés, les options individuelles et le type de pose retenu. Lorenove Grands Comptes définit le programme avec le conseil syndical et le décharge ensuite de toute autre mission.

    Une fois le cahier des charges validé, nous générons alors un bordereau unitaire, où un prix sera mis en face de chaque typologie de fenêtre. Ce tarif sera valable pour toute la copropriété.

    L’étape suivante est d’établir un recensement qui doit être réalisé avec précision afin de donner le bon volume de fenêtres à poser. Il est à préciser qu’aucun démarchage commercial n’est effectué par la société Lorenove Grands Comptes.

    Nous assurons la communication, la gestion de l’ensemble des devis, la facturation, les rendez-vous et la relation directe avec les copropriétaires.

    Quels sont les retours d’expérience ?

    Nous réalisons de nombreux programmes, des plus modestes (50 fenêtres) et des plus conséquents (1 000 fenêtres). Dans le cadre d’un marché, on peut citer la Résidence Verrières Joli Mai à Meudon, où nous avons gérés plus de 900 appartements, ce qui représente plus de 4 000 fenêtres remplacées.

    En ce qui concerne l’achat groupé, nos équipes sont intervenues dans plus de 300 appartements pour plus de 800 menuiseries remplacées sur la résidence du Verger de Marly, à Marly-le-Roi. Entre 2018-2019, nous avons réalisé deux tranches de travaux sur la résidence Parc De Béarn à Saint-Cloud (150 logements, 380 menuiseries). Autre exemple, nous sommes intervenus sur la résidence Élysée 2, une résidence de 1400 lots à La Celle-Saint-Cloud (100 logements, 400 fenêtres).

    Il nous est fréquent de travailler dans une résidence en plusieurs tranches de travaux successifs. Les premières réalisations finissent par convaincre les prochains copropriétaires déclenchant ainsi une nouvelle phase de travaux. C’est pour nous un indicateur pertinent de satisfaction.

    Présentation de l’offre d’achat groupé de menuiseries extérieures proposée par Lorenove, avec Aurélien Hoellinger, responsable commercial.
  • Traitement de l’amiante : les étapes de la certification

    Traitement de l’amiante : les étapes de la certification

    Indispensable aux entreprises réalisant des travaux en sous-section 3, la certification “Traitement de l’amiante” est une démarche qui s’étend sur une longue période. Kahina Takka, Ingénieur Certification chez AFNOR Certification, présente la certification, le référentiel associé et les étapes pour l’obtenir.

    À qui s’adresse la certification « Traitement de l’amiante » ?

    Cette certification s’adresse aux entreprises qui procèdent au retrait ou à l’encapsulage de l’amiante, de matériaux ou d’articles en contenant. Autrement dit, aux entreprises de désamiantage. Pour rappel, la certification a été rendue obligatoire par l’arrêté du 14 décembre 2012 qui fixe les conditions de certification des entreprises et précise également que l’organisme certificateur doit être accrédité par le Cofrac.

    Sur quels éléments se base la certification ?

    Pour la certification de ces entreprises, AFNOR Certification se base sur la norme NF X 46-011 « Travaux de traitement de l’amiante – Modalités d’attribution et de suivi des certificats des entreprises ». Cette norme définit les exigences de certification, ainsi que la composition du comité de certification, appelée “instance de décision” dans le référentiel. Les dispositions que les entreprises doivent respecter pour démontrer à l’organisme certificateur leur capacité à réaliser les travaux de traitement de l’amiante sont quant à elles fixées par la norme NF X 46-010 « Travaux de traitement de l’amiante – Référentiel technique pour la certification des entreprises – Exigences générales ».

    Ce référentiel définit les exigences générales – d’ordre administratif, juridique et économique – ainsi que les exigences organisationnelles, avec l’ensemble des procédures et instructions qui permettent à l’entreprise d’organiser et d’assurer le traitement de l’amiante. Il s’agit par exemple des procédures de traitement des réclamations, des anomalies, de la veille réglementaire, normative et technique. La norme NF X 46010 définit également les exigences concernant le personnel, techniques et opérationnelles : l’entreprise doit démontrer à l’organisme certificateur sa capacité à réaliser les activités de traitement de l’amiante avec l’ensemble de ses moyens humains et matériels.

    Quelles sont les différentes étapes de la certification ?

    La première étape est celle de l’étude de recevabilité, où l’on demande à l’entreprise de nous fournir son système documentaire, basé sur les exigences de la norme NF X 46-010. Nous vérifions la présence de tous les éléments exigés comme par exemple le Kbis, l’attestation d’assurance responsabilité civile et environnementale, le conseiller ADR, la liste du personnel affecté au travaux de traitement de l’amiante, les contrats de travail ou les promesses d’embauche en CDI, les formations obligatoires et complémentaires, les avis d’aptitude médicales, les informations relatives à la sous-traitance et prêt main d’œuvre, ainsi que l’évaluation des risques, qui comprend notamment la liste des processus, les méthodes d’évaluation des niveaux d’empoussièrement et le DUER. Depuis janvier 2020, AFNOR Certification a largement réduit les délais d’instruction, qui prennent à présent moins de trois semaines.

    Une fois la recevabilité du dossier déclarée, l’entreprise candidate dispose de trois mois pour réaliser l’audit initial Siège. Cet audit est mené auprès de l’ensemble du personnel affecté à l’activité de traitement de l’amiante et permet de vérifier :

    • la conformité du système de management de l’entreprise et de la maîtrise de ces documents par l’encadrement technique et l’encadrement de chantier ;
    • les modalités de gestion des équipements de protection individuelle ;
    • les modalités de gestion du matériel spécifique amiante possédé en propre par l’entreprise ou en location, en particulier des équipements de protection collective ;
    • les connaissances, par le personnel, des procédures et du matériel de l’entreprise ;
    • les conditions de détermination des niveaux d’empoussièrement des processus décrits dans le document unique.

    Le rapport d’audit et les réponses de l’entreprise aux différents écarts constatés sont ensuite examinés par le comité de certification.

    Un avis favorable du comité de certification permet à l’entreprise de bénéficier d’une pré-certification de six mois, prolongeable six mois maximum. Ce délai lui permet de réaliser son premier chantier, qui sera également audité en phase de retrait et avec en ligne de mire la conformité du plan de retrait et sa mise en œuvre sur le chantier, la condition des salariés ou encore la gestion de la co-activité sur le chantier.

    Le tout repasse devant le comité de certification, qui peut alors délivrer une certification probatoire, d’une durée de deux ans (prolongeable une troisième année), permettant à l’entreprise de réaliser autant de chantiers qu’elle le souhaite. L’entreprise doit par la suite réaliser des audits de suivi annuel (un audit Siège et un ou plusieurs audits chantiers). Avant la fin de la deuxième année, l’organisme certificateur réclame la liste des chantiers réalisés pendant cette phase probatoire. Trois chantiers de référence sont sélectionnés – de préférence un par an – et analysés par le comité. Si tous les critères sont remplis, le comité délivre la certification pour cinq ans.

  • Qualité de l’air intérieur et Covid-19 : moyens de contrôle et démarche BIM

    Qualité de l’air intérieur et Covid-19 : moyens de contrôle et démarche BIM

    Jérémie Bonnet, Directeur Commercial Solutions « BIM & Transformation Numérique des diagnostics » chez AC Environnement, répond aux questions sur les solutions pour contrôler la qualité de l’air intérieur (QAI) dans les bâtiments, ainsi que les moyens de détecter les virus tels que le Covid-19.

    • Quelles sont les solutions pour contrôler la qualité de l’air intérieur ?
    • Le Covid-19 peut-il ou pourra-t-il être détecté ?
    • La démarche BIM peut-elle permettre d’accompagner la problématique de la QAI ?

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  • Précision et qualité : les nouvelles exigences du DPE

    Précision et qualité : les nouvelles exigences du DPE

    La nouvelle mouture du Diagnostic de Performance Énergétique (DPE) devrait finalement entrer en application le 1er juillet 2021. Stanislas Jaubert, référent technique Énergie chez AC Environnement, précise les dernières avancées sur le sujet.

    Comment avance le projet d’évolution du DPE ?

    C’est un travail de longue haleine puisque le processus de concertation a démarré fin 2018. Si la crise sanitaire a retardé la sortie des derniers textes encadrant les évolutions du DPE, les travaux ont pu reprendre début novembre auprès des administrations gouvernementales. Nous sommes actuellement en train de travailler sur les dernières retouches de la méthode 3CL (Calcul de la Consommation Conventionnelle des logements), retenue comme la future et unique méthode de calcul pour les logements à compter de juillet 2021.

    Quels sont les impacts de cette méthode pour les maîtres d’ouvrage ?

    La méthode 3CL s’appuie sur une analyse des caractéristiques du bâti concernant ses cinq usages principaux : le chauffage, l’eau chaude, le refroidissement, l’éclairage, ainsi que la consommation électrique des auxiliaires de ventilation et de chauffage, tels que le moteur du ventilateur et les circulateurs de chauffage. Elle prend également en compte des paramètres extérieurs comme les données climatiques locales et le facteur d’ensoleillement.

    L’usage exclusif de la méthode de calcul 3CL apportera bien plus de précision que la méthode sur facture, qui ne prend en compte que la consommation réelle de l’ancien occupant. Or, les usages et la composition d’un ménage ne sont pas les mêmes d’une occupation à l’autre.

    La méthode sur facture est actuellement imposée pour les logements construits avant 1948 et tous les appartements équipés d’un système de chauffage collectif sans comptage individualisé. Les premiers, ne bénéficiant pas des procédés industriels des immeubles des 30 glorieuses, étaient considérés comme difficilement modélisables physiquement. Cet argument n’est plus valable : les diagnostiqueurs ont à présent à leur disposition un outil pour modéliser ces bâtiments.

    Que change la notion d’opposabilité du DPE ?

    Le DPE deviendra « opposable », c’est à dire contestable, au même titre que d’autres diagnostics tels que ceux portant sur l’amiante ou la sécurité électrique. La responsabilité professionnelle du diagnostiqueur pourra donc être engagée en cas de manquement à ses obligations. Pour ne pas s’exposer à des litiges, ces derniers devront maintenir leur rigueur dans la définition des données d’entrée du calcul.

    Surtout, plus d’informations seront demandées à leurs clients en préalable au diagnostic. Il sera essentiel de sensibiliser les maîtres d’ouvrage à la restitution de ces éléments dès la prise de rendez-vous, qui constituera une prédéfinition du bien.

    Il me semble toutefois opportun de rappeler que le descriptif du bien tel que réalisé dans les DPE actuels était déjà opposable et a pu donner lieu à de nombreux litiges. L’opposabilité à venir en juillet 2021 portera sur le descriptif et sur l’estimation de la consommation énergétique du bien.

    L’opposabilité du DPE met fin de facto au rendu de DPE vierges, qui offraient encore une porte de sortie lorsque les propriétaires d’un bien ne fournissaient pas les informations nécessaires. Les diagnostiqueurs auront alors tout intérêt à consolider leurs conditions de vente.

    Chez AC Environnement, nous accueillons favorablement ces changements, qui feront entrer le DPE dans une approche encore plus qualitative. L’acquéreur du bien sera en mesure de prioriser correctement ses futurs travaux, de mieux gérer son budget et d’assurer la performance énergétique et l’évolution de son bâti.

  • Isolation thermique par l’extérieur en copropriété : avantages et solutions financières

    Isolation thermique par l’extérieur en copropriété : avantages et solutions financières

    ISOVEO accompagne les copropriétés dans leur projet d’isolation et de ravalement. Adam Saadana, fondateur et dirigeant de la société ISOVEO, présente les avantages de l’isolation thermique par l’extérieur et les solutions de financement.

    Comment penser son projet de rénovation en amont des travaux ?

    La réalisation d’un audit énergétique par un bureau d’études thermiques (BET) est le point de départ d’un projet de rénovation énergétique d’une copropriété. En effet, les résultats de ce bilan permettent de justifier ou non le lancement des travaux. Le projet doit ensuite être discuté en assemblée générale. C’est une étape critique : fédérer tous les copropriétaires autour d’un projet commun est indispensable au lancement des travaux. Par ailleurs, afin de pouvoir bénéficier des avantages financiers tels que MaPrimeRénov’ ou les CEE, les copropriétés doivent s’assurer que les entreprises retenues sont certifiées RGE par Qualibat.

    En quoi consiste une Isolation thermique par l’extérieur ?

    C’est une technique visant à isoler les façades d’un bâtiment. Différents isolants peuvent être utilisés pour réaliser une ITE : laine de roche, polystyrène expansé, fibre de bois, etc. Quant à la finition, enduits minéraux ou bardage, les choix sont divers.

    Quels sont les avantages et l’efficacité d’une isolation thermique par l’extérieur ?

    L’isolation thermique par l’extérieur est la technique la plus efficace pour réduire les déperditions énergétiques d’une copropriété car elle se situe comme son nom l’indique sur les murs extérieurs, supprimant ainsi les ponts thermiques.

    Outre les économies d’énergie considérables, la réalisation de travaux d’ITE a cinq autres avantages :

    • L’amélioration du confort thermique, qui se fait remarquer dès les travaux terminés, renforce le bien être ressenti chez soi, ce qui est par ailleurs encore plus appréciable au vu de la pratique accrue du télétravail.
    • Des travaux faciles à mettre en œuvre. D’un point de vue pratique, ces travaux n’engendrent donc aucune gêne pour les occupants, vous pouvez donc continuer de vivre dans votre logement.
    • Un patrimoine valorisé. L’analyse sur la Valeur Verte des notaires de France révèle que le montant de la vente d’un bien après ce type de travaux est 11% plus élevé que celui d’une vente d’un bien équivalent non isolé.
    • Le gain esthétique, avec une façade embellie et réparée.

    Le savoir-faire d’ISOVEO, entreprise Reconnue Garant-Environnement (RGE), permet l’application du système d’ITE correspondant aux attentes des copropriétés dans le respect des règles de l’art et du DTU.

    Comment financer l’ITE ?

    CEE, maprimerenov Copropriété… Les aides à la rénovation énergétique sont nombreuses lorsque l’on fait le choix d’une entreprise RGE comme ISOVEO. Les certificats d’économies d’énergies (CEE) pour commencer, qui sont des aides proposées par les grandes entreprises pour aider à accélérer la transition énergétique. Ces aides permettent de financer en partie les travaux de rénovation énergétique pour les copropriétés.

    MaPrimeRenov Copropriété, lancée en octobre 2020, est un dispositif de l’Etat permettant d’aider les copropriétés à financer jusqu’à 25% leur projet de rénovation énergétique.
    ISOVEO est désormais capable d’effectuer les démarches administratives en tant que mandataire.

    Enfin, il existe diverses initiatives locales provenant des collectivités territoriales, communes et villes actives dans la transition énergétique, dont les montants des aides financières sont plus ou moins importantes. Par exemple, certaines villes réduisent leur taxe foncière lorsque l’indice de performance énergétique est élevé.

    Le montage financier est indispensable pour faire voter des travaux de rénovation énergétique. Chez ISOVEO, nous accompagnons nos clients de A à Z dans la recherche des aides et le montage des dossiers. Notre certification RGE permet de faire bénéficier à nos clients des CEE et de MaPrimeRénov Copropriété.Source SOGECA

    Ravalement et ITE : quelle différence ?

    Le ravalement consiste à nettoyer, réparer et peindre la façade dans le but de l’embellir et de l’aider à résister au passage du temps. L’ITE va plus loin puisqu’elle combine ravalement et isolation, autrement dit esthétisme et économies d’énergie. 

    Dans le détail, le principe consiste à ajouter une épaisseur d’isolant à base de laine minérale, de polystyrène ou d’isolant biosourcé comme la fibre de bois. Chaque isolant apporte ses avantages et inconvénients. Notre expertise sur ce domaine permet aux copropriétés de choisir le meilleur choix d’isolants en fonction de leurs critères comme le rapport qualité/prix, l’environnement ou encore le confort d’été.

    * Source SOGECA
    ** Source IFOP (sondage)

  • Maquette numérique : au-delà de la cartographie de l’amiante

    Maquette numérique : au-delà de la cartographie de l’amiante

    Grâce à la maquette numérique et au BIM, AC Environnement permet aux maîtres d’ouvrage de gérer la cartographie amiante et autres polluants de leurs bâtiments. Un usage qui peut s’étendre l’exploitation-maintenance. Entretien avec Maud Tinland, BIM Manager chez AC Environnement.

    Les diagnostics obligatoires, notamment amiante, sont une porte d’entrée pour mettre en place une maquette numérique. Est-elle aussi demandée en dehors de ce cadre ?

    Chez AC Environnement, nous avons de plus en plus de clients qui souhaitent réaliser des maquettes numériques de leurs patrimoine pour les partager aux architectes dans le cadre d’un projet de réhabilitation.

    D’autres gestionnaires de bâtiments commandent des maquettes numériques pour exploiter les informations qui concernent la sécurité de leurs bâtiments, tels que la position des extincteurs, RIA, BAES… leur bon état de fonctionnement, ainsi que leur conformité réglementaire. AC Environnement répond favorablement à ces demandes en complément de nos métiers historiques en proposant de réaliser la numérisation (scan 3D, drone), la modélisation et l’intégration de données dans les maquettes numériques.

    Nous avons aussi des clients qui possèdent déjà une maquette numérique dans le cadre d’une conception neuve, exempte donc d’amiante ou de plomb, mais qui ne parviennent pas à capitaliser l’investissement de départ par cette maquette pour l’exploitation-maintenance. C’est un service qu’AC Environnement est également en mesure de proposer via la plateforme de gestion et de maintenance CN BIM : le maître d’œuvre, l’exploitant du bâtiment peut visualiser, modifier et agréger ces données aisément sans aucune compétence technique BIM. Il est et reste propriétaire de l’intégralité des informations (information 3D, données techniques…).

    CN BIM offre aussi la possibilité d’accéder à cette base de données et de visualiser les informations souhaitées, tant au travers de la vue 3D que de plans ou de tableurs. Nos clients peuvent alors implémenter tout type de documents ainsi que des informations directement sur la plateforme, ou par le biais d’export/import ODBC ou avec des API en lien avec leurs logiciels métiers.

    CN BIM centralise les nombreux documents qu’un maître d’ouvrage doit avoir en possession pour son projet au sein d’une GED, pour Gestion Électronique des Documents. Notre plateforme peut même être qualifiée de GED 4.0 car elle ajoute la dimension temps : par exemple, les données constructeurs sur la durée de vie des équipements, ou les alertes qui remontent en temps réel auprès du bailleur de la part de la société chargée de l’entretien de leurs équipements techniques.

    Quelle orientation prend le BIM concernant l’exploitation-maintenance des bâtiments ?

    L’idéal, dans l’exploitation-maintenance, serait de créer un carnet de santé numérique du bâtiment. C’est-à-dire un outil suivant le bâtiment tout au long de son cycle de vie. La maquette numérique est d’ores et déjà utilisée pour réaliser des études structurelles ou thermiques qui permettent de construire un plan d’action visant l’amélioration de la performance énergétique du bâtiment. Ce carnet numérique aide à la mise en place d’un plan pluriannuel de travaux permettant à l’exploitant d’anticiper les budgets liés à la maintenance, au remplacement de tous ces équipements.

    Enfin, la plateforme CN BIM est un IHM ( Interface Homme Machine), compatible avec des IOT (objets connectés : thermostat, sonde de chaleurs, sonde QAI, équipement de sécurité…) permettant la centralisation des remontées d’information en temps réel.

  • Maîtrise d’œuvre désamiantage : se nourrir des retours d’expérience

    Maîtrise d’œuvre désamiantage : se nourrir des retours d’expérience

    Depuis 1999, Minos Group maîtrise la chaîne complète du désamiantage, du repérage au retrait. Une expérience solide que le groupe consolide en continu à travers un système de management de la qualité certifié. Entretien avec Mohamed Ouerghi, directeur associé de Minos Group.

    Pouvez-vous nous présenter les activités de Minos Group ?

    Notre activité a démarré aux débuts de la réglementation amiante. Le groupe s’est progressivement construit autour de trois départements :

    • Minos Expertises, dédié à l’ensemble des contrôles réglementaires obligatoires dans le cadre d’une transaction, d’une location ou d’une gestion immobilière. Nous réalisons les diagnostics portant sur l’amiante et le plomb dans tous les secteurs, du tertiaire à l’industrie en passant par la santé, l’enseignement et la recherche.
    • Minos Environnement, notre bureau de contrôle créé en 2007, spécialisé dans les opérations concernant les polluants du bâtiment dans le cadre de travaux, d’une démolition ou de risque de santé publique, environnemental ou du travail.
    • Minos Engineering, le département bureau d’études “pollution et dépollution”, qui réalise des prestations de maîtrise d’œuvre, de conseil et d’assistance à maîtrise d’ouvrage. Minos Group intervient ainsi en amont des projets, notamment pour valoriser les ensembles immobiliers vieillissants ou le foncier au travers d’opérations de dépollution et de déconstruction.

    Le groupe dispose ainsi de toutes les compétences pour maîtriser la chaîne complète des opérations de travaux.

    Quels sont vos conseils pour choisir un bureau d’études désamiantage ?

    L’expertise dans le domaine de l’amiante est tout d’abord indispensable à la réalisation de ces prestations, car les spécificités réglementaires et techniques en la matière sont nombreuses. Le Bureau d’étude doit être en mesure de résoudre toutes les problématiques d’un chantier amiante, où le risque en cas d’erreur peut avoir rapidement de lourdes conséquences financières et sur la santé publique. On peut par exemple citer le risque récurrent lié à la co-activité, lorsque la zone travaillée se situe à proximité d’un bâtiment ou une partie de bâtiment toujours en activité. Le maître d’œuvre doit pouvoir se prévaloir de ses bonnes pratiques, notamment à travers ses retours d’expérience.

    Avec l’amiante, tout se passe bien si les tenants et aboutissants sont maîtrisés. Le maître d’ouvrage doit donc s’adjoindre les services d’un bureau d’études qui maîtrise le risque amiante dans sa globalité.

    Bien entendu, il faut également s’assurer que l’entreprise dispose d’une responsabilité civile professionnelle couvrant l’ensemble des opérations qui seront impliquées dans le projet. Cette responsabilité civile doit comporter une assurance avec une garantie qui soit en rapport avec les travaux projetés. Par la même occasion, l’entreprise doit avoir en sa possession une attestation de responsabilité d’exploitation après livraison, qui étend sa responsabilité après la fin des travaux.

    Comment assurez-vous la qualité de vos prestations ?

    À la suite de chaque opération, nos équipes collectent les retours de la maîtrise d’ouvrage et des entreprises que nous avons suivies sur tout le chantier. Nous prenons ainsi connaissance des éléments qui ont correctement fonctionné ou non. Cette logique nourrit notre démarche qualité et nous permet de modifier nos procédures ou d’améliorer nos interventions en conséquence.

    Nous nous sommes inspirés du système de management de la qualité 17025, conçu initialement pour les laboratoires. Ce système permet de constituer nos activités sous formes de procédures, d’instruction et d’enregistrement, offrant un protocole de suivi unique et standardisé. Nous sommes ainsi en mesure d’apporter les mêmes réponses d’un chantier à l’autre, en prenant bien entendu en compte leurs spécificités.

    Minos Group détient par ailleurs depuis 2017 la certification Mase, qui est un référentiel commun de management en sécurité au travail. L’enjeu est d’améliorer de façon continue nos performances en matière de QSSE (Qualité, Santé, Sécurité, Environnement) qui a toute son importance dans la crise sanitaire que notre pays traverse.

  • Recharge électrique dans les Hauts-de-France : Enedis accompagne les projets innovants

    Recharge électrique dans les Hauts-de-France : Enedis accompagne les projets innovants

    Recharge intelligente, infrastructures de recharge de véhicules électriques (IRVE) couplées à de la production photovoltaïque, installées sur ombrières ou sur candélabres… Dans les Hauts-de-France, Enedis accompagne les expérimentations qui nourrissent le développement de la mobilité électrique. Entretien avec Hélène Rézard, adjointe au directeur déléguée Raccordement Ingénierie chez Enedis et responsable Mobilité Électrique.

    Quels sont les enjeux et perspectives de l’intégration de la mobilité électrique au réseau public de distribution pour Enedis et pour la région des Hauts-de-France ?

    En tant que gestionnaire du réseau public d’électricité, Enedis est l’acteur de référence pour assurer la transition énergétique et le développement à grande échelle des nouveaux usages dans la ville, infrastructures de recharges des véhicules électriques et énergies renouvelables en tête. Notre stratégie est basée sur une relation de proximité avec les collectivités. Nous co-construisons ainsi les projets électriques avec l’ensemble des acteurs du territoire, notamment l’installation de dispositifs de recharge au travail, sur autoroute, sur candélabres, pour les voitures, les bus ou encore les vélos électriques.

    Les Hauts-de-France comptabilisent près de 3 300 espaces de recharge accessibles au public fin juin 2020, soit une progression de plus de 30 % en seulement un an. Avec plus de 25 000 véhicules électriques immatriculés, le territoire compte 7,5 véhicules hybrides et rechargeables par point de charge. La région dépasse ainsi la moyenne nationale (10) tout en répondant à l’objectif fixé par le Gouvernement d’obtenir un ratio inférieur à 10 véhicules par point de charge.

    Des projets se distinguent-ils dans la région ?

    Enedis travaille sur de nombreux projets innovants, combinant parfois recharge et énergies renouvelables. C’est par exemple le cas du projet So Mel, So Connected, avec la métropole lilloise, où nous avons couplé l’installation de bornes de recharge à des ombrières composées de panneaux photovoltaïques. Sur certains projets, le pilotage intelligent de la recharge et le suivi des consommations est expérimenté au travers de l’intégration de compteurs Linky.

    On peut également citer notre collaboration avec le Syndicat intercommunal d’énergie des communes de Flandres (SIECF), que nous accompagnons pour tester plusieurs solutions de raccordement de différentes bornes de recharge sur des candélabres, en exploitant l’énergie du réseau de distribution et l’énergie résiduelle.

    Sur la voie publique, nous travaillons avec Valenciennes sur l’alimentation de lignes de bus. Nous accompagnons également l’installation d’IRVE dans les stations-services sur les aires d’autoroute, comme l’aire de Rely. De manière complémentaire, 23 stations-service sous ombrières photovoltaïques seront installées sur les stations d’autoroute du Nord et du Pas-de-Calais d’ici deux ans.

    Nous répondons également présents pour des projets dans le résidentiel et le tertiaire – avec notamment des solutions d’autopartage pour faciliter l’accès à l’emploi – ou encore pour des projets plus atypiques, à l’instar de notre installation de bornes de recharge de bateaux, à quai, avec le Grand Port Maritime de Dunkerque.

    Comment accompagnez-vous ces projets ?

    Nous sommes proactifs vis-à-vis des collectivités, de l’habitat collectif et des entreprises qui ont des projets. Nous leur proposons notamment des outils de simulation des besoins du territoire, qui nous aident à penser le développement des infrastructures. Enedis les accompagne ensuite pour estimer le volume et optimiser le projet au cas par cas. Nous les aidons à élaborer le schéma de mobilité et à trouver les meilleurs emplacements pour minimiser les coûts.

    Concernant l’habitat collectif, cette démarche d’accompagnement nécessite un diagnostic préalable. Fort de son expérience unique, Enedis est également en mesure d’apporter son conseil pour des innovations en matière de recharge, comme ceux cités précédemment.

  • Analyse amiante : spécificités et impacts de l’arrêté du 1er octobre 2019

    Analyse amiante : spécificités et impacts de l’arrêté du 1er octobre 2019

    Eurofins Analyses pour le Bâtiment est un réseau de laboratoires connu et reconnu pour ses analyses de polluants du bâtiment. Ces dernières années ont été marquées par la diversification de l’offre analytique (analyses de plomb, détection de mérule pleureuse, détecteur de radon…). Toutefois l’amiante reste au cœur de l’activité des laboratoires. Robbie Jameson, directeur des laboratoires du réseau français revient sur l’arrêté du 1er octobre 2019 et ses spécificités.

    Cet arrêté entre en application le 20 avril 2021, quel est son impact au sein d’un laboratoire ? Comment vous y êtes-vous préparé ?

    L’innovation, la fiabilité et la satisfaction de nos clients sont dans l’ADN du Groupe Eurofins, c’est tout naturellement que nos laboratoires sont prêts ou procèdent déjà pour certains d’entre eux aux analyses selon les exigences de ce nouvel arrêté. Il reprend sur de nombreux points des procédés qui font partie de notre méthode analytique depuis toujours. L’adaptation à cet arrêté se fait plutôt simplement et sans perturbation opérationnelle pour nos Clients.

    Il rend obligatoire la séparation de couche lorsque cela est possible : « chaque couche dissociable d’un échantillon, dont la quantité de la prise d’essai est suffisante, fait l’objet d’une analyse unitaire. » (Art.5). Nous avions déjà fait les études longues et exigeantes et les investissements nécessaires pour l’accomplir.

    Un autre item du nouveau texte de loi impose l’usage du Microscope Optique à Lumière Polarisée (MOLP) lors de l’analyse d’un matériau. Ceci fait aussi partie depuis toujours de nos pratiques analytiques. Nous sommes étonnés que certains laboratoires ne pratiquent toujours pas l’observation au MOLP.

    La notion de quantité minimale est un des facteurs clés d’une bonne analyse et nous communiquons depuis longtemps à nos clients sur ce point. Si l’opérateur de repérage ne fournit pas au laboratoire une quantité suffisante pour permettre une analyse valide, il risque un rejet de l’échantillon, ce que nous aimerions forcément lui éviter ! Aujourd’hui cela devient une obligation réglementaire, cette approche de bon sens sera adoptée par l’ensemble de nos confrères.

    Certaines de ces nouveautés ont un impact également chez les opérateurs de repérage. Les équipes au sein de nos laboratoires sont formées et apportent à nos clients toutes les informations dont ils ont besoin à ce sujet.

    Vous avez parlé de l’analyse à la couche, pourtant nous entendons également parler d’analyses monocouche, multicouches ou encore globales. Comment s’y retrouver ?

    Les analyses globales étaient déjà proscrites depuis la parution du LAB GTA 44, et même avant cela avec la NFX 46-020 parue en 2008. Il est un peu illusoire de découvrir aujourd’hui que de telles pratiques n’étaient pas acceptables.

    L’analyse multicouches, lorsqu’il s’agit d’analyser toutes les couches d’un matériau en même temps, revient à une analyse globale et est donc strictement interdite.

    En revanche, si l’analyse multicouche signifie que l’on analyse chacune des couches séparément, alors cette pratique est conforme aux exigences de l’arrêté du 1er octobre 2019. C’est cette approche que nous avons toujours adoptée, car elle seule permet de garantir la limite de 0.1% en masse en évitant par exemple une dilution des fibres solide/solide. Elle permet à notre client de savoir exactement où se situe l’amiante dans le matériau ou produit.

    Quid des matériaux routiers ? Que préconise l’arrêté du 1er octobre 2019 ?

    L’arrêté du 1er octobre 2019 traite spécifiquement des méthodes et principes à mettre en œuvre dans les matériaux et produits dans lesquels on trouve un squelette granulaire d’origine naturelle. Il définit donc clairement l’emploi de méthodes adaptées à l’analyse du squelette granulaire et du liant, s’ils existent. A ce titre, l’arrêté reste assez clair dans sa lecture puisqu’il s’agit bien d’une méthode adaptée à mettre en œuvre aux différentes matrices ou mix de matrices soumises aux essais.
    Selon l’article 2 de l’arrêté, une méthode adaptée est demandée. Il n’est alors pas formellement nécessaire de proposer des analyses en surcoût pour des méthodes qui vont au-delà des exigences réglementaires.
    L’arrêté stipule que « chaque composant fait l’objet d’au minimum trois prises d’essai faisant chacune l’objet d’au moins une préparation. ». Un matériau routier est constitué en général de granulats, fillers, d’un liant et d’amiante délibérément ajouté. Chaque constituant doit alors être analysé à l’aide d’une méthode adaptée.

    La technique dite « de Chatfield » mise en place chez Eurofins est basée sur une succession d’attaques thermiques et acides. Elle est répétable et reproductible et non spécifique, ce qui n’est malheureusement pas le cas de nombreuses autres méthodes.

    C’est sur ce point d’ailleurs que nous espérons une évolution de la réglementation. La norme ISO 22262-1 à la base de la méthode de Chatfield permet un résultat valide avec la lecture d’une seule grille. Le nouvel arrêté exige la lecture de deux grilles. Ceci est absolument superflu avec notre méthode et nous espérons un assouplissement sur ce point.

    Cet arrêté permet une montée en compétences globale de la filière avec un niveau d’exigences accru de la qualité des analyses. Cependant, nous ferons tout notre possible pour éviter une envolée des prix. Aujourd’hui comme hier et comme demain, Eurofins est prêt à proposer un haut niveau de qualité sans en impacter ses clients.

    L’arrêté ne semble pas concerner l’air, comment répondez-vous aux problématiques de vos clients sur ce sujet ?

    Cet arrêté est plutôt ciblé sur le massif, mais il a un impact sur les prélèvements et analyses d’ANP, et il élargit à d’autres sujets HP Env, PMAi, PMA, sur lesquels nous avons des prestations et de l’accompagnement à proposer à nos clients.

  • Conformité du poste de télétravail : responsabilité, mesures et équipements

    Conformité du poste de télétravail : responsabilité, mesures et équipements

    Si le code du Travail réglemente l’environnement professionnel mis à disposition par l’employeur, le développement abrupt du télétravail pendant la crise du Covid fait émerger de nouvelles questions sur ces obligations. Quelles mesures réaliser et par qui ? Jean-Michel Catherin, dirigeant de Testoon, apporte des pistes de réflexion.

    Quels sont les enjeux liés au télétravail depuis la crise sanitaire ?

    L’un des rôles du chef d’entreprise est de s’assurer de la sécurité du personnel sur le lieu de travail et de contrôler l’aspect fonctionnel de ce dernier dans le but de garantir le bien-être et la productivité des salariés. L’installation électrique doit ainsi être conforme à la norme, les nuisances (bruit, chaleur, froid, humidité…) contrôlées et traitées, et le mobilier répondre à des règles d’ergonomie dans le but de prévenir les troubles musculo-squelettiques (TMS). À cela s’ajoute, en cette période de Covid, la problématique de l’hygiène, avec des règles très strictes sur le lieu de travail. Se pose alors la question, dès lors que le salarié exerce son activité à son domicile ou dans un local autre que celui fourni par l’employeur, de la responsabilité de l’employeur et des moyens mis à disposition pour respecter ces exigences.

    Le sujet traité aujourd’hui par les bureaux d’études est souvent limité au risque électrique. Ces derniers sont accrédités par le Cofrac pour réaliser annuellement ces missions. Par ailleurs, les diagnostiqueurs immobiliers réalisent également un diagnostic électrique dans les logements. Au débat s’ajoute donc la question de qui mènera ces vérifications ? Il revient au législateur et aux assureurs de trancher la question.

    Quelles pourraient être les solutions pour certifier la conformité du poste de télétravail ?

    L’une des pistes est l’auto-certification, où le salarié garantit à son employeur que l’installation respecte la norme en faisant lui même ses mesures. Dans ce cas, on peut soit envisager qu’il s’équipe lui même en appareils de mesure, soit que l’entreprise lui mette à disposition une valise avec le matériel nécessaire aux vérifications.

    On peut également imaginer qu’un représentant de l’employeur se déplace chez le salarié pour mener les investigations de rigueur et valider la conformité de l’espace de travail. Mais l’entreprise a-t-elle le droit d’entrer chez ses employés ? Ou faudra t-il mandater une société tierce, comme un bureau d’études ou un diagnostiqueur ?

    Pour aller plus loin, les entreprises pourraient faire installer chez leurs collaborateurs des centrales de contrôle de la qualité de l’air intérieur, reliées en permanence au Cloud. De la même manière, il existe déjà sur le marché des boîtiers employés pour capturer en temps réel les indicateurs de qualité comme la température, l’hygrométrie ou encore le niveau sonore.

    Vers quels types d’équipements se tourner pour effectuer ces mesures ?

    Contrôleur mesureur de terre et de continuité Catohm DT300 de CATU

    Dans l’hypothèse de l’auto-diagnostic, la mesure électrique peut s’effectuer à partir d’un kit comprenant par exemple un DT300 pour mesurer la terre et un DT155 pour vérifier le fonctionnement des disjoncteurs différentiels. Les bureaux d’études et diagnostiqueurs utilisent quant à eux un multimètre.

    Les composés organiques volatils (COV), le taux de CO2 et plus largement la qualité de l’air intérieur me semblent un point très important sur lequel rester vigilant. Pour caractériser cette dernière, on aura besoin a minima de mesurer le débit de ventilation avec un anémomètre muni d’un cône de mesure.

    Enfin, on pourra utiliser un luxmètre pour s’assurer du bon éclairage de l’espace travail, un sonomètre pour identifier les bruits de fond, un télémètre laser pour mesurer l’espace, ou encore un thermo-hygromètre pour garder un oeil sur la température et l’humidité dans l’air.

    Le 15 septembre en web-conférence – TÉLÉTRAVAIL : COMMENT MAÎTRISER LES RISQUES ET ASSURER LA RÉUSSITE ? >>>