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  • Quelles évolutions pour les marchés des électriciens  ? 3 questions à Emmanuel Gravier, président de la FFIE

    Quelles évolutions pour les marchés des électriciens ? 3 questions à Emmanuel Gravier, président de la FFIE

    Emmanuel Gravier, président de la Fédération française des entreprises du génie électrique et énergétique (FFIE), donne les nouvelles orientations de la FFIE dans le cadre du renouvellement pour trois ans de son mandat. L’occasion de commenter les enjeux actuels et futurs pour les électriciens.

    Quelles sont les nouvelles orientations de la FFIE ?

    « Les nouveaux objectifs de mon mandat, qui commence aujourd’hui, sont principalement liés à l’évolution technologique autour de notre métier. Tout ce qui prévalait avant est toujours valable : la défense de nos valeurs ajoutées, de nos marges, du chiffre d’affaires… Mais il y a une évolution technologique telle, qu’il faut en tenir compte. Par exemple, le bâtiment connecté va être une préoccupation majeure, comme l’intelligence artificielle, le stockage de l’énergie, le développement encore plus intense de tout ce qui est photovoltaïque et bornes de recharge de véhicules électriques…

    L’évolution des technologies, surtout télécoms et courants faibles, vont nécessiter des formations supplémentaires

    Il n’y a pas de rupture, puisque depuis trois ans il y avait déjà ces évolutions technologiques. Simplement une accélération : nous allons intensifier nos actions sur la défense de nos professions dans cette évolution technologique. Ce qui passe à la fois par la défense de nos territoires, puisque nous sommes implantés sur tous les départements français et toutes les régions, ainsi que par la présence dans le monde politique, décisionnaire et normatif, ou encore par l’approfondissement des relations avec les fournisseurs et distributeurs. Il faut qu’on puisse saisir toutes les opportunités pour nos adhérents électriciens. L’aspect technique va donc de nouveau être à l’honneur dans tous les sujets que nous traitons à la FFIE.

    Il y a une intensification aussi de nos actions de formation et de veille sur les référentiels de tous les diplômes des professionnels qui nous rejoignent. Nous avons évidemment un enjeu de ressources humaines essentiel pour les années à venir chez nos adhérents. Ça passe par le travail sur la formation initiale, l’apprentissage et sur la promotion de la formation professionnelle. L’évolution des technologies, surtout télécoms et courants faibles, vont nécessiter des formations supplémentaires pour tous les compagnons traditionnels.

    Le business est un peu freiné par le manque de personnel qualifié

    Il y a vraiment une présence dans tout l’écosystème de formations initiales et professionnelles de la part de la FFIE pour que l’on ait vraiment une préparation de l’avenir, notamment sur la question de la ressource humaine qui est fondamentale. Car aujourd’hui le business tient encore mais est un peu freiné par le manque de personnel qualifié que nous pouvons trouver, notamment sur les secteurs du dessin, des méthodes, du chiffrage et également des chefs de chantier. »

    Peut-on parler de nouveaux métiers ?

    Il va falloir que nous ayons de nouvelles compétences, sinon d’autres vont venir les prendre

    « Tous nos métiers évoluent, en même temps qu’il y a de nouveaux entrants sur les métiers habituellement dévolus aux électriciens. De fait, il y a une concurrence qui fait, qu’effectivement, il y a des nouveaux métiers et des nouveaux entrants dans ces nouveaux métiers. L’électricien reste quand même au coeur de tout ce qui va se passer demain. Il faut cependant qu’il s’adapte car sinon il va y avoir des entrants sur une évolution à la marge très très forte de nos métiers. Je pense par exemple aux aspects d’informatique, de télécoms, d’hyper vision. Que ce soit dans le milieu industriel ou dans le milieu de la gestion technique du bâtiment, il va falloir que nous ayons de nouvelles compétences parce que sinon d’autres vont venir nous les prendre.

    Nous allons vers une évolution du métier d’installateur électricien vers l’intégration de systèmes. Ce qui nécessite des gens qui sachent à la fois traiter des problèmes d’énergie, des problèmes de data, des problèmes de traitement de la data, des enjeux de transport avec fibre optique ou cuivre traditionnel… La data prend évidemment une importance colossale.

    Il ne s’agit plus uniquement de transporter de l’énergie, comme cela a longtemps été le cas. Ce n’est plus, non plus, uniquement de transporter de la data. Il faut une intégration de tous ces domaines qui fait que, avec la rapidité actuelle du traitement de l’information, l’électricien doit aussi évoluer vite vers le traitement des données et la supervision de tous ces secteurs la fois énergétiques et de transport numérique.

    Il s’agit vraiment de supervision, quasiment d’hyper-vision. Le secteur du bâtiment intelligent, le bâtiment responsable, est en pleine évolution. C’est à dire qu’il va produire sa propre énergie, la stocker et développer les conforts tout en assurant la sécurité des biens et des personnes. Nous n’avons encore rien vu sur le bâtiment par rapport à ce qui est possible. Les constructeurs sont déjà pas mal en avance sur le sujet des objets connectés. L’intelligence artificielle, qui arrivera d’ici quelques années, va aussi apporter de nombreuses évolutions sur la gestion technique du bâtiment. »

    Une nouvelle crise du secteur est-elle à prévoir ?

    « Au sein de la FFIE, nous sommes très prudents sur ce qui peut se passer dans les mois qui viennent. Car toutes les études montrent que – a priori – il peut y avoir un petit ralentissement. Cela étant, le boom business qui vient d’être vécu par tous nos adhérents n’a pas non plus été extraordinaire. Nous pensons que le creux potentiel des années 2020-2021 pourra être aussi limité.

    Donc nous sommes très optimistes parce qu’il y a cette évolution technologique et toute cette révolution de l’usage qui fait qu’il y a vraiment de quoi faire pour nos métiers. Maintenant, qu’il y ait un ralentissement sur le plan du bâtiment, c’est déjà acté dans les statistiques des mises en chantier de logements ou des autorisations de mises en chantier. Et on sait très bien qu’il va y avoir une baisse en 2019 par rapport à 2018 du nombre de logements construits. Pour les électriciens, cela va avoir un impact aussi. Donc prudence sur les recrutements et sur les investissements. Mais c’est un peu le monde d’aujourd’hui, il faut être prudent même si les tendances sont quand même plutôt favorables pour nos métiers. »

  • Amiante dans les matériaux et dans l’air : quelles méthodes d’analyse ?

    Amiante dans les matériaux et dans l’air : quelles méthodes d’analyse ?

    L’analyse des prélèvements d’air et de matériaux doit répondre à des exigences législatives et réglementaires, tant sur le plan des méthodes de comptage que des technologies utilisées à cet effet. Maxime Misseri, géologue chez AD-LAB, nous présente les méthodes d’analyse très spécifiques : l’analyse d’amiante tout un art.

    « La spécialité d’AD-LAB est l’analyse de l’amiante d’occurrence naturelle, explique Maxime Misseri. Néanmoins, AD-LAB réalise aussi les analyses plus courantes à savoir la recherche d’amiante dans les matériaux et produits du bâtiment et la recherche d’amiante dans l’air ».

    « Ces analyses courantes ne sont néanmoins pas simples à réaliser afin d’obtenir un résultat fiable. Pour ce type d’analyses, poursuit Maxime Misseri, la phase de préparation des échantillons est fondamentale. L’amiante est une fibre de très petite taille qui reste complexe à détecter.

    Un soin particulier apporté à la préparation des échantillons de matériaux va permettre de détecter les fibres les plus fines. Il est donc indispensable de préparer l’échantillon de la manière la plus adaptée et qui permettra d’éliminer le plus possible de matrice, que ce soit par calcination, avec de l’acide, de l’eau, etc… la préparation est fondamentale et permet généralement d’éliminer 80 % de la matrice ».

    Pour les analyses d’air, la préparation est également une part importante du travail. Il est indispensable d’obtenir une grille de microscope électronique représentative de l’échantillon de départ. C’est-à-dire avec suffisamment de matière dessus afin de récupérer et d’observer les fibres, mais sans en avoir trop pour ne pas que les autres particules masquent l’observation des fibres d’amiante. Il est donc indispensable de respecter le pourcentage d’obscurcissement des grilles indiqué dans la norme.

    Ensuite, pour les matériaux comme pour l’air, l’analyste devra passer un temps suffisant pour lui permettre de trouver les fibres et de les identifier correctement.

  • Rénovation des copropriétés : 5 actions pour garantir la performance énergétique

    Rénovation des copropriétés : 5 actions pour garantir la performance énergétique

    La rénovation énergétique d’une copropriété est une opération relativement complexe qui nécessite du temps et des ressources. Si son aboutissement offre en toute logique une réduction de la facture énergétique, les résultats ne sont pas toujours au niveau escompté. Frédéric Delhommeau, directeur Habitat et Rénovation au sein de l’Agence Parisienne du Climat (APC), conseille cinq bonnes pratiques pour optimiser le niveau de performance énergétique.

    1. Suivre les consommations

    « Nos retours d’expérience montrent qu’il faut attendre deux à trois ans après la remise des travaux pour s’approcher du niveau de performance énergétique prévu, une fois que l’exploitation s’est mise à jour de la rénovation réalisée. Un plan d’équilibrage doit ainsi être réalisé, avec un ajustement sur les puissances des chaudières ou sur la loi d’eau, par exemple.

    Tout ce qui permet de rendre le comptage possible ne doit par ailleurs pas être oublié. Dans trop de situations les sorties de chaudières ou de chaufferies sont dépourvues de compteur de calories. Dans ce cadre, difficile de réaliser un suivi. »

    2. Associer l’exploitant de chauffage

    « Si suivre les consommations sur l’exploitation des systèmes de chauffage et de ventilation permet d’optimiser les économies engendrées par la rénovation, ce réflexe manque à de nombreuses copropriétés. Bien souvent, l’exploitant de chauffage est la dernière personne informée du projet de rénovation énergétique en cours.

    N’étant pas associé en amont sur la phase de conception et sur le travail qui sera engagé, il subira la mise à niveau énergétique et ne prévoira pas le travail d’ajustement à réaliser. Au sein de l’APC, nous conseillons donc aux maîtres d’ouvrage d’inclure l’exploitant dès le départ dans le projet, afin qu’il soit acteur de la démarche. »

    3. Garder l’objectif de performance énergétique tout au long du projet

    « La dégradation de l’objectif de performance énergétique en cours de conception est un autre sujet sur lequel nous sensibilisons de plus en plus les copropriétés. La situation est la suivante : les projets de rénovation passent le plus souvent par des phases d’audit énergétique desquels découlent des scénarios de rénovation impliquant des travaux avec des niveaux de performance énergétique associés. Après un premier arbitrage en assemblée générale ou par le conseil syndical – lors duquel un scénario est favorisé – l’audit est suivi d’une phase de mission maîtrise d’oeuvre.

    C’est à ce stade que le scénario est choisi et que l’on entre dans un chiffrage plus précis des travaux à réaliser, lequel débouche sur un nouvel arbitrage. Enfin démarrent les travaux. L’erreur commise par certaines copropriétés est de ne suivre plus que la nature des différents travaux à réaliser, et non le niveau de performance énergétique décidé trois ou quatre ans en amont, lors de la phase d’audit énergétique, voire de la phase de conception de maîtrise d’oeuvre. En résulte une dégradation de l’objectif de départ. Les résultats obtenus seront peut-être au niveau de ce qui a été fait, mais pas au niveau de ce qui avait été initialement pensé.

    Une multitude de changements peuvent nuire à la cohérence du scénario initial : une épaisseur d’isolant remise en cause dans la phase d’autorisation de l’urbanisme, ou encore des points de détail de mise en œuvre tels que la gestion de ponts thermiques, un changement partiel d’ouvrants, etc.

    Pour se prémunir de ce problème, un suivi doit être réalisé par une personne en charge de garder un œil sur la performance énergétique tout au long du projet. Cette personne peut être un assistant à maîtrise d’ouvrage, un bureau d’étude, ou encore l’exploitant sous contrat de garantie énergétique. Sur ce dernier point, nous travaillons actuellement sur un petit guide de sensibilisation des copropriétaires à la garantie de performance énergétique. »

    4. Contrôler la qualité de mise en œuvre des travaux

    « Un défaut récurrent lors d’une rénovation énergétique est celui d’une mauvaise étanchéité. L’APC conseille vivement de réaliser un contrôle – pendant le chantier – de l’étanchéité via un test à la porte soufflante. C’est d’ailleurs ce qui est imposé dans le cadre des certifications BBC (Bâtiment Basse Consommation). Malheureusement, cette bonne pratique qui se systématise progressivement pour d’autres maitrises d’ouvrage comme le logement social ou l’immobilier de bureau n’est encore que bien trop rare en copropriété.

    Plus généralement, la question de la qualité des entreprises est fondamentale. Si la mention RGE est un préalable, nous soumettons d’autres conditions aux professionnels référencés dans l’annuaire CoachCopro. La principale est d’être actif sur le champ de la copropriété, ainsi que de s’engager à respecter les différents documents et bonnes pratiques que l’APC diffuse dans le réseau.

    Une fois que l’on a une entreprise sérieuse, nous encourageons à aller vers des démarches de performance énergétique ou de certification pour être sûr que cette dernière s’alignera au niveau de performance et de qualité escompté par la copropriété. »

    5. Éduquer les occupants

    « Il faut également savoir changer ses usages pour parvenir au niveau de performance énergétique visé. Un audit énergétique prend pour base des niveaux de consommation et donc des niveaux de température de consigne qui sont théoriques. Il en va de même en phase de conception maîtrise d’oeuvre. Or, ces calculs prennent en compte une température de 19°C la plupart du temps. Malgré la sensibilisation réalisée en ce sens, ce niveau n’est pas encore la norme. Un changement d’usage s’impose. Les copropriétaires pourront trouver toutes les bonnes pratiques dans les guides fournis par l’ADEME. »

  • « L’amiante au cœur des métiers du BTP » – Entretien avec Daniel Cerutti (FDBTP 54)

    « L’amiante au cœur des métiers du BTP » – Entretien avec Daniel Cerutti (FDBTP 54)

    Président de la société Wig France Entreprises, spécialisée dans les opérations de désamiantage et de gros-œuvre, Daniel Cerutti nous fait partager sa vision du marché de l’amiante, à la fois en tant qu’entrepreneur du secteur, mais également avec la vision plus large de président de la Fédération Départementale du BTP de Meurthe-et-Moselle.

    Quelles sont les particularités du marché de l’amiante dans votre secteur géographique ?

    Le Grand-Est est une ancienne région industrielle, qui compte de nombreuses entreprises ayant été construites au début du 20ème siècle. Par conséquent, toutes ces structures intègrent, sous une forme une autre, de l’amiante.

    A l’époque, le matériau servait à lutter contre le feu et les vibrations. L’amiante avait donc toute sa place dans les structures industrielles de la région. Il faut souligner que les mentalités ont vraiment évolué dans le domaine, et que la prise de conscience du danger est désormais bien ancrée dans les esprits : tous les acteurs de la filière, bailleurs publics et privés, entreprises du bâtiments, industriels et institutionnels… tous ont conscience des enjeux de santé publique et agissent concrètement chacun à leur niveau.

    Ainsi par exemple, à l’image de ce qui se passe dans le Grand Paris, lorsqu’un logement social est vacant, le bailleur – conscient de la problématique – fait réaliser des travaux de maintenance et donc de désamiantage si nécessaire, dans le respect des règles de la SS4. Autrement dit, on parvient à mettre en œuvre toutes les solutions nécessaires pour respecter la réglementation, la santé des travailleurs et les lois sur l’environnement.

    Par ailleurs, sur ce sujet, on constate un développement du nombre de centres de formations SS3 ou SS4 sur le territoire. Tout cela nous autorise à considérer que la région, sur le front de l’amiante, est un bon élève, appuyé et soutenu en cela par un partenariat avec la Dirrecte et la Carsat.

    Quelles ont été les initiatives de la Fédération dans le domaine ?

    Avec la FDBTP 54, nous avons travaillé sur des actions pour sensibiliser les acteurs du bâtiment sur les problématiques, les enjeux et les bonnes méthodes à suivre dans le domaine de l’amiante.

    Un conseiller formation a été nommé pour accompagner les entreprises et, au niveau régional, un responsable métier s’attache à mettre en œuvre et à coordonner l’ensemble des réunions en partenariat avec la Carsat, la Direccte et les entreprises de désamiantage.

    Les résultats ont été convaincants, puisque les électriciens ont répondu largement présents. Actuellement, nous œuvrons auprès des menuisiers, avant de déployer nos actions sur l’ensemble des corps d’État.

    Au-delà, les chefs d’entreprise et les maîtres d’ouvrage ont bien compris que l’amiante doit être éradiqué, même si sa suppression est complexe du point de vue économique, du respect des procédures et de l’organisation du travail. Notre rôle consiste donc à recruter un nombre croissant d’entreprises de l’artisanat pour les sensibiliser et, pour protéger nos adhérents et préserver leurs activités, de leur offrir tous les outils nécessaires à une lutte efficace contre le risque amiante.

    Dans les années à venir, quelle évolution pouvez-vous anticiper ?

    On peut aisément imaginer que la problématique de l’amiante sera encore très présente dans les 25 prochaines années. Là où l’enjeu se situe actuellement, c’est sur la formation et sur la valorisation du métier.

    Nous ne sommes pas sur des métiers « bouche-trous » et sans compétence, bien au contraire. Un désamianteur est un opérateur technicien qui a reçu une formation très technique, complète et reconnue. Le CQP a déjà été retenu et nous devons encore aller plus loin en ouvrant cette voie à l’apprentissage. Car comment envisager de sauver la planète sans une gestion globale de l’amiante, de son prélèvement à la gestion de ses déchets ?

  • Digitalisation, décentralisation, décarbonisation : les trois enjeux de la filière électrique

    Digitalisation, décentralisation, décarbonisation : les trois enjeux de la filière électrique

    Que l’on considère la question sous l’angle de la production, de l’approvisionnement, de la sécurité ou de l’innovation, la filière électrique est au centre des enjeux de demain. José Campos, délégué régional Grand-Est de la Fédération française des entreprises de génie électrique et énergétique (FFIE), nous résume les défis présents et futurs portés par la filière.

    Quels seront les enjeux de la filière dans les prochaines années ?

    Pour les trois prochaines années, dans la Région Grand Est ainsi que dans toute la France, nous avons identifié trois enjeux prioritaires pour la filière électricité : la décarbonisation, qui consiste à réduire drastiquement les émissions de GES dans nos activités quotidiennes, la digitalisation et la décentralisation.

    Dans un contexte d’industrialisation et d’urbanisation croissantes, les électriciens doivent être de plus en plus innovateurs et apporteurs de solutions technologiques innovantes. En bref, ils doivent être force de proposition dans leur spécialité. Le tout en étant à même de prendre en compte les avancées de l’intelligence artificielle en lien avec les potentiels de développement tel que, par exemple, l’habitat connecté : IRVE, autoconsommation, domotique, photovoltaïque…

    Notre profession d’électricien est en constante évolution. Désormais, nous devons intégrer des compétences informatiques et des connaissances en matière de réseaux de télécommunication sur l’ensemble des domaines : tertiaire, industriel et logement individuel.

    Le monde est en plein changement, et entraîne avec lui tout l’écosystème des intégrateurs et des installateurs électriciens. En conséquence, notre profession est en pleine mutation, tout comme notre rôle de manager. Ce qui nous impose de saisir l’opportunité de nous positionner sur des nouveaux marchés et de mettre en avant le savoir-faire de nos techniciens et de nos cadres pour redorer l’image de notre profession, et comme la dit notre président Emmanuel GRAVIER notre profession ne se limite pas qu’à « tirer des câbles ».

    Quel est la situation du marché dans votre région ?

    Dans notre région Grand-Est, l’année 2018 s’est avérée correcte. Les entreprises ont pu remplir leurs carnets de commandes et la conjoncture leur a permis d’augmenter leurs prix de vente. En revanche, nous craignons que ce ne soit plus le cas en 2019, en raison d’une baisse d’environ 30% des permis de construire.

    Quelles stratégies adopter pour répondre aux nouveaux enjeux de la profession ?

    Afin que les entreprises de notre secteur puissent continuer à se développer comme en 2018, elles devront se positionner sur des marchés porteurs tels que la domotique, l’IRVE et le photovoltaïque.

    Pour ce faire, elles pourront compter sur la FFIE afin de mettre en place des formations pour l’ensemble des électriciens de notre fédération. Les chefs d’entreprises devront changer de stratégie commerciale. Ils devront être en mesure de connaître leur donneur d’ordre, les maîtres d’œuvre, les bureaux d’études ainsi que les diverses solutions techniques existantes dans notre secteur afin d’apporter des réponses techniques en termes d’économies d’énergies et tout autre solution permettant d’améliorer les projets de leurs futurs clients.

    Comment préparer le secteur ?

    Les stratégies que nous devons mettre en place sont essentiellement axées sur l’apprentissage et le développement des formations. Pour le premier point, nous devons former nos jeunes dans les meilleures conditions à l’aide de techniciens confirmés et expérimentés. Nous pourrons ainsi attirer des futurs professionnels et éviter de réitérer certaines erreurs passées comme la non prise en compte de la transmission de compétences. Cette omission avait entraîné une pénurie de techniciens qualifiés. Cette stratégie permettra aussi d’anticiper les départs en retraite pour qu’ils se déroulent sans écueil et, surtout, avec un maximum de reprises. La formation est également un impératif pour que les techniciens puissent monter en compétences, notamment sur les nouvelles technologies.

  • Contrat Maîtrise d’Ouvrage / Entreprise Générale : comment sécuriser le risque amiante ?

    Contrat Maîtrise d’Ouvrage / Entreprise Générale : comment sécuriser le risque amiante ?

    La découverte de présence d’amiante lors de la phase des travaux modifie en profondeur la nature d’un projet de restructuration d’un bâtiment : dépassement des délais, augmentation des coûts, intervenants supplémentaires… S’il n’est pas toujours possible d’avoir toutes les informations avant le démarrage du chantier, les conséquences peuvent toutefois être limitées en veillant à sécuriser les conditions contractuelles entre le maître d’ouvrage et l’entreprise générale vis à vis du risque amiante. Explication avec Sébastien Bony, dirigeant de CEDRES (Filiale du Groupe ROUBO).

    Pourquoi le maître d’ouvrage se trouve en difficulté dans la réalisation de la forfaitisation d’un chantier ?

    Lorsque le maître d’ouvrage (MOA) récupère les résultats de la recherche d’amiante effectuée par le vendeur de l’immeuble, il est tenu de vérifier si cette recherche est exhaustive ou non, et de veiller à ce qu’elle soit en adéquation avec le programme de travaux qui sera exécuté par l’entreprise générale. Il est en effet très fréquent qu’un rapport de repérage soit incomplet car des parties d’ouvrage n’étaient pas accessibles ou des équipements sont restés en fonctionnement. L’idéal est de réaliser une recherche complémentaire avant de signer le contrat avec l’entreprise générale, qui ne doit avoir aucun doute sur la localisation de l’amiante.

    Du fait des contraintes économiques qui pèsent sur l’acquéreur, il n’est pas rare que ce dernier ne puisse pas réaliser cette recherche complémentaire. Il se tourne alors très souvent vers l’entreprise générale pour lui demander de valoriser le coût des travaux et de remettre un prix forfaitaire. Or, un surcoût sera généré si de l’amiante – ou du plomb par ailleurs – est découvert : l’entreprise chiffrera l’opération de désamiantage sans arbitrer le prix, tout en appliquant un coefficient. Le MOA prendra le prix qui lui est annoncé.

    Il est donc indispensable que la question relative à l’amiante soit maîtrisée et que les interventions portant sur ce sujet soient encadrées avant même de signer le contrat avec l’entreprise générale.

    Dans cette situation, comment encadrer le risque financier ?

    Il faut que les deux parties – le MOA et l’entreprise générale – puissent signer en ayant mis une provision sur l’encadrement de l’incertitude. Ou plutôt de ce dont on a la connaissance : que l’on ne peut pas faire de recherche avant la vente et le démarrage des travaux.

    La sécurisation, c’est ainsi de pouvoir démarrer les travaux tout en se disant qu’il y aura une recherche d’amiante complémentaire réalisée selon un périmètre de repérage qui aura été établi au préalable entre le MOA et l’entreprise générale, et spécifié dans les clauses contractuelles. Les conditions essentielles du marché de travaux entre les deux parties ne seront ainsi pas remises en cause une fois que le repérage complémentaire aura été réalisé.

    Certaines étapes du chantier se prêtent particulièrement bien à cet exercice de recherche complémentaire. La phase de curage par exemple, à l’initiation du chantier, présente l’avantage de mettre à nu certains matériaux susceptibles de contenir de l’amiante. Il n’est ainsi pas rare que les opérations de curage d’un bâtiment précèdent une recherche complémentaire de l’amiante afin de poursuivre les inspections des parties d’ouvrage et aboutir l’exhaustivité de la recherche. Cette recherche complémentaire s’inscrit dans la garantie de la sécurité des travailleurs de l’entreprise générale. La bonne pratique consiste donc à débattre en amont des dispositions contractuelles et financières relatives à la recherche et à l’éventuelle découverte d’amiante lors de cette phase de curage et d’asseoir la méthodologie d’intervention.

    Dans quel autre cas l’exhaustivité de la recherche peut-elle être remise en question ?

    Il y a un point de vigilance à avoir concernant le Dossier Technique Amiante (DTA), qui est parfois mal compris. Ce document est la représentation de l’amiante qui est visible et accessible. L’acquéreur de cette donnée ne peut pas s’en satisfaire et doit impérativement engager une recherche complémentaire de la présence d’amiante, tout en veillant à programmer d’autres recherches complémentaires pour sécuriser son contrat. En effet, le repérage exhaustif permet au maître d’ouvrage puis à l’entreprise générale de mener et d’aboutir leurs obligations en matière d’évaluation des risques. le MOA pourra s’assurer que les éléments qui sont portés à la connaissance de l’entreprise générale lui permettent de réaliser les travaux sans incertitudes, plus il sera protégé.

    Plomb versus amiante : quid de la stratégie d’évaluation et de prévention des risques pour la sécurisation du contrat de travaux ?

    L’évaluation des risques menée par le MOA vis-à-vis du risque de présence de plomb est comparable à celle de l’amiante dans la recherche des situations de travail à risque d’exposition à une substance chimique dangereuse. Le contrat entre le MOA et l’entreprise générale devra montrer que les obligations d’information, d’évaluation des risques permettent une sécurisation opérationnelle et financière des conditions de réalisation du marché de travaux.

  • Les caméras thermiques au secours du photovoltaïque

    Les caméras thermiques au secours du photovoltaïque

    Installer des panneaux, c’est bien. Garantir une production régulière et stable en dépit des inévitables pannes qui entraîneront des baisses de productivité, et donc de revenus, c’est mieux. Le sujet de la maintenance des panneaux a trouvé un allié de choix : le drone. Le point avec Jean-Michel Catherin, dirigeant de Testoon.

    Stabilité de la production photovoltaïque : de quoi parle-t-on ?

    Que ce soit chez le particulier ou dans le cadre de « champs » de panneaux, la production d’énergie photovoltaïque implique un contrôle et un entretien réguliers. Les baisses de production des panneaux solaires peuvent avoir des origines diverses : ombres, anomalies sur le réseau public, mauvaise régulation par l’onduleur, ou, bien évidemment, des cellules photovoltaïques en panne, qui s’usent ou qui peuvent être mal raccordées les unes aux autres. La conception d’un panneau photovoltaïque est telle que, si l’une des cellules est abîmée ou en fin de vie, elle va entraîner une diminution de la production de l’ensemble du panneau. Il est donc fondamental de vérifier régulièrement le bon fonctionnement des cellules du panneau.

    Comment réaliser simplement ce contrôle ?

    Tout d’abord, pour comprendre l’utilité de l’imagerie thermique dans ce cas, il faut savoir qu’une cellule ou un groupe de cellule qui ne produit pas ou moins d’électricité va être plus chaud que les autres puisque la chaleur du soleil n’est plus convertie en électricité et qu’en plus, il se produit une inversion de polarité qui transforme la cellule en condensateur, en quelque sorte. Un contrôle avec une caméra thermique va permettre de détecter, sur le panneau défectueux, des « trous thermiques », qui seront le signe d’un dysfonctionnement.

    Quel type de matériel préconisez-vous ?

    Si pour un particulier qui a quelques panneaux sur son toit, une caméra thermique – même premier prix – est largement suffisante, il n’en va pas de même pour un professionnel qui aurait à visiter plusieurs installations par jour, voire de grands champs de panneaux à inspecter.

    Dans ce cas, il convient de se tourner vers un matériel dédié, comme le Bebop Pro Thermal de chez Parrot, un drone piloté par smartphone et équipé d’une caméra thermique Flir One Pro. Il est livré avec une application dédiée qui permet la prise de photos, la diffusion et l’enregistrement de vidéos visuelles et thermiques, puis de les exporter dans un format vidéo standard.

    Pour 1500 euros, l’investissement est même rentable pour les producteurs d’électricité photovoltaïque, qui n’ont alors plus besoin de faire appel à des dronistes professionnels.

  • AD-LAB, spécialiste de l’amiante d’occurrence naturelle

    AD-LAB, spécialiste de l’amiante d’occurrence naturelle

    L’analyse des prélèvements de matériaux et d’échantillons d’air répond à une double exigence relevant de la santé publique et de la santé au travail. Maxime Misseri, géologue, nous présente la spécialité d’AD-LAB : l’analyse des prélèvements d’amiante d’occurrence naturelle.

    « Les exigences du Code du Travail et du Code de la Santé Publique concernent de plus en plus précisément l’amiante d’occurrence naturelle. Même si nous intervenons dans les bâtiments, avec, en amont, l’élaboration des stratégies de prélèvements, nous sommes spécialisés dans l’analyse des fibres d’amiante d’occurrence naturelle. Nous sommes capables de distinguer celles qui sont concernées par la réglementation, puisque certaines d’entre elles ne sont pas considérées comme dangereuses. La famille minérale des amphiboles à laquelle appartient certains amiantes comprend plus de 200 types, parmi lesquels 6 types doivent être identifiées pour leur nocivité ».

    Une spécialisation qui va constituer, pour les années à venir, un véritable atout : « Dans les deux ou trois ans à venir, poursuit Maxime Misseri, les laboratoires vont devoir se spécialiser dans des domaines relatifs à l’amiante (amiante d’occurrence naturelle, amiante volontairement ajouté et matériaux contenant de l’amiante non intentionnellement ajouté, etc…. ».

    Car l’amiante non intentionnellement ajouté d’occurrence naturelle présente un risque réel, qui, s’il est parfaitement identifié par les pouvoirs publics et les professionnels du secteur, demeure relativement inconnu du grand public. « Il faut rappeler que, dès lors que l’on souhaite densifier ou alourdir une matière ou un produit, comme les peintures ou les cosmétiques, par exemple, on utilise une charge minérale pulvérulente. Mais l’extraction de ces adjuvants minéraux peut, si le minéral utilisé est traversé par une veine de roche amiantine, contenir accidentellement des traces d’amiante ».

    C’est la raison pour laquelle, depuis 2014, les exploitants de carrières sont tenus de procéder à des repérages amiante sur les matières extraites, et à utiliser les données cartographiques du BRGM pour éviter de prélever dans des gisements naturellement amiantifères.

  • NF X46-010 : le processus de certification expliqué par GLOBAL Certification®

    NF X46-010 : le processus de certification expliqué par GLOBAL Certification®

    Une fois le système qualité « amiante » de l’entreprise développé, et après avoir établi un contrat de prestation de certification avec GLOBAL Certification®, il est possible d’envisager la certification de l’entreprise sous-réserves de respecter les étapes suivantes :

    Recevabilité

    • Délai : fonction de l’entreprise – suivant transmission du dossier
    • Durée : Analyse documentaire par GLOBAL Certification® – maximum 6 semaines.

    Il s’agit d’une étape documentaire – Chez GLOBAL Certification®, un auditeur va analyser le système documentaire transmis par l’entreprise et va vérifier la présence de tous les éléments relevant des exigences de la norme NF X46-010 – exemple : exigence du § 5.6.3 Suivi médical – l’auditeur va vérifier qu’une procédure/instruction de l’entreprise permet de s’assurer du suivi médical des salariés de l’activité amiante. L’auditeur va également vérifier que les aptitudes médicales des salariés présents dans l’entreprise ont bien été réalisées.

    A la suite de cette étude, une recevabilité positive est prononcée si l’entreprise a transmis tous les documents démontrant qu’elle a pris en compte les exigences de la norme NF X46-010 – l’entreprise a alors 3 mois pour procéder à la réalisation de son audit siège de pré-certification.

    Si l’entreprise n’a pas transmis tous les éléments démontrant qu’elle a pris en compte les exigences de la norme NF X46-010, le dossier est renvoyé pour complément à l’entreprise qui dispose alors d’un délai maximal de 6 mois pour le compléter – une nouvelle étude documentaire est réalisée à réception des documents complémentaires. Son délai peut varier de 2 semaines à 6 semaines suivant le nombre et la nature des compléments attendus.

    Attention, cette étape de recevabilité n’est en aucun cas un audit exhaustif des documents. L’auditeur qui examinera les éléments pourra commenter certains documents transmis pour mettre en évidence des manques ou des incohérences. Il est notamment à noter qu’un dossier recevable n’est pas synonyme d’un dossier conforme. Le rapport de recevabilité ainsi établi permettra à l’entreprise de préparer son audit siège de Pré-certification.

    Audit Siege de pré-certification

    • Réalisation : maximum 3 mois après la notification recevabilité positive du dossier
    • Durée : 1 jour sur site pour une entreprise de moins de 10 salariés
    • Délai : 2 semaines (10 jours ouvrés) pour réponses aux écarts de la part de l’entreprise + 2 semaines pour analyse des réponses par l’auditeur + délai pour passage au comité (comité toutes les 3 semaines).

    L’audit siège de pré-certification est l’occasion de vérifier au siège de l’entreprise de la maitrise par celle-ci de son manuel de management de la qualité « amiante » et de vérifier de la conformité de celui-ci.

    Exemple : exigence du § 5.6.3 Suivi médical – l’auditeur va vérifier que les aptitudes médicales respectent les exigences concernant les travailleurs exposés à l’amiante et que les délais entre les visites médicales indiquées dans la procédure de l’entreprise sont conformes avec la réglementation en vigueur. L’auditeur va également regarder si les dispositions relatives au suivi des expositions des salariés pendant sa période de travail et après son départ de l’entreprise sont conformes avec les exigences normatives et réglementaires. ».

    A la suite de la présentation du rapport de l’audit siège de pré-certification, si celui-ci n’a pas révélé de lacunes bloquantes et si les réponses aux écarts de l’entreprise sont cohérentes, l’entreprise peut se voir attribuer un pré-certificat pour la réalisation d’un premier chantier, sous un délai de 6 mois.

    Si l’analyse de l’audit siège de pré-certification n’est pas concluante, l’entreprise peut être amenée à devoir transmettre de nouveaux éléments qui feront l’objet d’une étude documentaire après leur transmission. Dans de rares cas, l’entreprise doit refaire un nouvel audit siège de pré-certification (par exemple, en cas d’absence de connaissance par le personnel audité du référentiel de l’entreprise).

    A noter : Avant l’obtention de son pré-certificat, l’entreprise ne peut réaliser aucun chantier de retrait d’amiante. Ainsi, de la recevabilité jusqu’à l’audit siège de pré-certification (période pouvant aller de 3 à 18 mois), l’entreprise ne peut déposer aucun plan de retrait. Il lui faut attendre une décision positive suite à la présentation de son rapport d’audit siège de pré-certification en comité pour pouvoir présenter un seul et unique chantier, et ce, quel que soit le nombre de chantier qu’elle aura obtenu.

    Audit de 1er chantier

    • Réalisation : 6 mois prolongeable 6 mois maximum – sous réserve de la déclaration d’un 1er chantier par l’entreprise
    • Durée : 1 jour sur site (quel que soit l’effectif de l’entreprise)
    • Délai : 2 semaines (10 jours ouvrés) pour réponses aux écarts de la part de l’entreprise + 2 semaines pour analyse des réponses par l’auditeur + délai pour passage au comité (comité toutes les 3 semaines)

    A compter de la délivrance du pré-certificat, l’entreprise dispose d’un certificat qui lui permet de réaliser un seul et unique chantier, et ce, quel que soit le nombre de chantier qu’elle aura obtenu.

    L’audit de 1er chantier est un audit sur « rendez-vous ». Il doit être réalisé à l’occasion du premier chantier déclaré par l’entreprise et se dérouler durant une phase de retrait, c’est-à-dire, durant la mise en œuvre par l’entreprise d’un processus de retrait. L’objectif de cet audit est de vérifier la capacité de l’entreprise à préparer son chantier (analyse des risques, préparation du chantier, …), à le réaliser (protection collective et individuelle, application du processus, mesures et contrôles,…), et à enregistrer cette réalisation.

    A la suite de la présentation en comité du rapport de l’audit de 1er chantier, si celui-ci n’a pas révélé de lacunes bloquantes et si les réponses aux écarts de l’entreprise sont cohérentes, l’entreprise peut se voir attribuer un certificat probatoire pour 2 ans.

    Si l’analyse de l’audit de 1er chantier n’est pas concluante, l’entreprise peut être amenée à devoir transmettre de nouveaux éléments qui feront l’objet d’une étude documentaire après leur transmission. Dans de certains cas, l’entreprise doit refaire un nouvel audit de 1er chantier (par exemple, en cas d’absence de maitrise de l’analyse de risque de l’entreprise, ou en cas de maitrise insuffisante de la mise en œuvre du plan de retrait).

    Certification probatoire

    La certification probatoire est délivrée pour 2 ans (prolongeable 1 an maximum) – sous réserve du maintien suite aux audits de surveillance annuelle et sous réserve de l’absence de carence de chantier supérieure à 12 mois.

    Après avoir passé avec succès l’étape de pré-certification (audit siège de pré-certification + audit de 1er chantier), l’entreprise se voit attribuer un certificat probatoire pour 2 ans sous réserves de la réalisation:

    • D’un audit siège annuel de surveillance (Durée minimum 1 jour. La durée de l’audit est variable en fonction de l’effectif et du nombre de sites/dépôts déclarés par l’entreprise) ;
    • D’au moins un audit chantier inopiné annuel (entreprise < 10 salariés) ;

    Attention, le fait d’être certifié à titre probatoire ne signifie pas que la certification est acquise pour 2 ans. En effet lors de ces audits de surveillance annuelle, en fonction du résultat des audits, des décisions peuvent être prises pour demander des examens documentaires, des audits complémentaires. Dans le cadre d’un audit chantier inopiné, si celui-ci révèle des non conformités critiques, le certificat de l’entreprise peut faire l’objet d’une suspension et voir même d’un retrait.

    A la fin de cette période de certification probatoire, l’entreprise est invitée à présenter 3 dossiers de références (étape dite de « certification ») choisis par GLOBAL Certification® dans la liste des chantiers déclarés par l’entreprise, n’ayant pas déjà été audités.

    L’analyse de ces 3 dossiers fait l’objet d’une étude documentaire par un auditeur avant présentation au Comité. Suivant l’analyse de ces dossiers, et l’examen des différents audits de surveillance de l’entreprise, si ceux-ci n’ont pas révélé de lacunes bloquantes et si les réponses aux éventuels écarts de l’entreprise sont cohérentes, l’entreprise peut se voir attribuer un certificat pour 5 ans.

    Dans certains cas, si l’analyse des dossiers de référence et l’examen des différents audits de surveillance de l’entreprise ne démontre pas d’une maitrise de l’activité « amiante », l’entreprise ne peut pas se faire attribuer un certificat pour 5 ans. Suivant le cas, on prolongera son certificat de probatoire de 1 an pour organiser une surveillance complémentaire ou l’entreprise pourra être rétrogradée à l’étape de 1er chantier ou même avant.

    Certification

    • Délai : 5 ans prolongeable – sous réserves du maintien suite à audit de surveillance annuel et sous réserve de l’absence de carence de chantier supérieure à 12 mois.

    Après avoir passé l’étape de certification probatoire et l’analyse de 3 dossiers de référence avec succès, l’entreprise se voit attribuer un certificat pour 5 ans sous réserves de la réalisation :

    • D’un audit siège annuel de surveillance ; (Durée minimum 1 jour. La durée de l’audit est variable en fonction de l’effectif et du nombre de sites/dépôts déclarés par l’entreprise)
    • D’au moins un audit chantier inopiné annuel (entreprise < 10 salariés) ;

    Attention, le fait d’être certifié, n’implique pas que la certification est acquise pour 5 ans. En effet, comme dans le cadre de la certification probatoire, lors des audits de surveillance annuelle, des décisions peuvent être prises pour demander des examens documentaires, des audits complémentaires. Dans le cadre d’un audit chantier inopiné, si celui-ci révèle des non conformités critiques, le certificat de l’entreprise peut faire l’objet d’une suspension ou d’un retrait.

    A la fin de cette période de certification, l’entreprise est invitée à présenter à nouveau 3 dossiers de références choisis par GLOBAL Certification® dans la liste des chantiers déclarés par l’entreprise, n’ayant pas déjà été audités.

    L’analyse de ces 3 dossiers fait l’objet d’une étude documentaire par un auditeur avant présentation au Comité. Suivant l’analyse de ces dossiers, et l’examen des différents audits de surveillance de l’entreprise, si ceux-ci n’ont pas révélé de lacunes bloquantes et si les réponses aux éventuels écarts de l’entreprise sont cohérentes, le certificat de l’entreprise peut faire l’objet d’un renouvellement pour 5 ans.

    Dans certains cas, si l’analyse des dossiers de référence et l’examen des différents audits de surveillance de l’entreprise ne démontre pas d’une maitrise de l’activité « amiante », l’entreprise pourra voir son certificat ne pas être renouvelé. Suivant le cas, l’entreprise pourra être rétrogradée à l’étape de certification probatoire ou même avant.

  • Gérer son cycle de certification pour éviter la suspension

    Gérer son cycle de certification pour éviter la suspension

    Les points de passage obligés de surveillance et les formations périodiques peuvent rapidement devenir un casse-tête de planning qui, s’ils sont mal gérés, peuvent aller jusqu’à la suspension. Une situation qu’il convient d’éviter. Les conseils de Céline Jacquemard, attachée commerciale chez CESI Certification, organisme de certification accrédité.

    Lors des opérations de surveillance documentaire, nous nous apercevons régulièrement que quand nous demandons aux diagnostiqueurs de nous fournir les documents administratifs exigés par la réglementation, beaucoup ne sont pas au courant et omettent de nous les envoyer. De notre côté, si nous n’avons pas l’ensemble des informations exigées, par exemple les preuves de veille réglementaire, la liste des prestations ou les attestations de formation, il nous est impossible de confirmer la certification et nous sommes dans l’obligation de la suspendre. L’enjeu est très important pour le diagnostiqueur car il ne peut plus exercer, et ce pour des raisons administratives complètement indépendantes de ses compétences professionnelles.

    Comment gérez-vous ces obligations ?

    En tant qu’organisme certificateur accrédité, nous suivons l’ensemble des cycles de certification de nos diagnostiqueurs et nous planifions les opérations de surveillance afin de respecter les délais réglementaires. Notre processus est défini de manière à laisser le temps au certifié de rassembler les pièces nécessaires. Suite à la demande initiale, nous relançons après 15 jours sans réponse puis dans le cas extrême, nous notifions la suspension 1 mois après cette relance. La suspension peut-être rapidement levée sur simple envoi des éléments demandés.

    Durant ce processus, nous prenons cependant soin de contacter nos certifiés pour vérifier leurs coordonnées et nous sommes à leur disposition pour toutes questions sur les exigences liées à leur cycle de certification. Ceci a d’ailleurs été notifié en point fort par le COFRAC car toute notre équipe maîtrise l’ensemble de la réglementation et est à même de répondre aux diagnostiqueurs.

    De plus, nous avons mis en place un espace personnel pour chacun de nos certifiés sur lequel ils peuvent retrouver tous leurs documents administratifs (factures, notifications, résultats) et en particulier le planning de leurs cycles de certification avec toutes les obligations y afférant.

    Si vous souhaitez bénéficier de ces outils et de l’accompagnement de CESI Certification, vous pouvez nous transmettre une demande de transfert et nous prendrons en charge vos frais de transfert.