Étiquette : paroles de pros

  • Le boom des instruments de mesure connectés

    Le boom des instruments de mesure connectés

    Caméras, testeurs, mètres laser… les indéfectibles compagnons du diagnostiqueur sont désormais tous reliés à un support numérique. Phénomène marketing ou évolution radicale du métier ? Le point avec Jean-Michel Catherin, dirigeant de Testoon.

    La connectivité des outils du diagnostiqueur est-elle une tendance durable ?

    La métrologie est au cœur du métier de diagnostiqueur immobilier. Les appareils de mesures y tiennent un rôle particulièrement central. Historiquement, les relevés de mesures consistaient à reporter les valeurs constatées sur une check-list papier. Bien que le métier de diagnostiqueur immobilier soit techniquement assez « moderne », les appareils de mesure ont connu peu d’évolutions. Et aujourd’hui, les valeurs sont reportées manuellement sur des logiciels dédiés.

    Cependant, en matière d’efficacité et de productivité, plus il y a de mesures à réaliser, plus la connexion entre l’appareil de mesure et le logiciel devient indispensable. Presque tous les appareils de mesure sont dotés d’une connexion avec un ordinateur, une tablette ou un smartphone. Cependant, nous constatons que les diagnostiqueurs n’ont pas tous pris l’habitude d’utiliser ces fonctionnalités.

    Quelles sont les conséquences sur le métier de diagnostiqueur ?

    La connectivité est désormais la norme chez les fabricants. Au début, c’était un supplément payant, mais aujourd’hui, ce sont des applications gratuites.

    A court terme, il n’y aura pas de conséquences, puisque ceux qui voudront continuer à travailler comme avant pourront le faire. Par contre, les diagnostiqueurs qui sauront utiliser les possibilités de ces outils de mesure connectés vont significativement améliorer leur productivité. Sans compter la valeur ajoutée qu’ils pourront apporter à leurs clients et à leurs prestations.

    Quels types de produits peuvent participer à créer cette valeur ajoutée supplémentaire ?

    Pour les diagnostiqueurs immobiliers, je pense particulièrement à deux gammes de produits chez Leica et chez Parrot. Concernant Leica, les télémètres laser DISTO X3 et X4 (ce dernier disposant d’une caméra pour une meilleure visée précisément en extérieur) sont livrés avec une application pour smartphone ou tablette qui va dessiner le plan précis de la pièce mesurée directement sur le support connecté, concomitamment à la prise des mesures. Idéal pour un mesurage Carrez, il permet de fournir gratuitement un plan au client. Ils génèrent un gain de temps également pour les repérages nécessitant l’établissement d’un plan de localisation, comme pour le plomb et l’amiante. En les équipant du DTS 360, il est même possible de réaliser des plans en 3D.

    Le drone professionnel de Parrot, BE BOP pro 3D modeling se pilote via un smartphone et peut voler de manière autonome autour d’un bâtiment. La programmation du plan de vol se fait avec Google Map, et le logiciel Pix4DCapture permet de modéliser un fichier en 3D du bâtiment, tout en réalisant des mesures précises au centimètre. Une vraie valeur ajoutée que le diagnostiqueur peut vendre aux agences immobilières en amont de ses prestations habituelles.

  • Certification amiante sous-section 3 : comment organiser le manuel qualité amiante ?

    Certification amiante sous-section 3 : comment organiser le manuel qualité amiante ?

    L’organisation du manuel qualité amiante et de la même manière celle du système qualité amiante de l’entreprise est laissée à la discrétion de l’entreprise. Néanmoins, lorsqu’une entreprise qui n’a aucun bagage qualité se lance, elle peut être désorientée pour organiser son système.

    Forme

    Certaines entreprises ont un manuel complet tel un livre qui regroupe tous les éléments de réponses aux différentes exigences sans distinction de procédure/d’instructions. Ce document à l’avantage de centraliser les éléments, mais il est parfois difficile de s’y retrouver après plusieurs années de mise en œuvre et autant de mises à jours que d’audits réalisés, d’évolution de processus, d’intégration de nouveaux matériels…

    D’autres vont créer des procédures desquelles dépendront des instructions desquelles dépendront des enregistrements. L’intérêt étant par exemple que lorsque l’on intègre un nouveau matériel, il suffit de rédiger une nouvelle instruction propre à l’utilisation et à l’entretien de ce matériel et à la glisser dans le dossier en cohérence. La difficulté devient alors de ne pas sur-développer de nouvelles instructions et de ne plus savoir si une exigence n’est pas déjà intégrée dans une déjà existante.

    Architecture

    Lorsque l’on démarre, il peut être intéressant de s’appuyer sur la norme NF X46-010 et ses différents chapitres pour organiser son système. Cependant, après développement, on se rend compte que certaines exigences sont redondantes, et on risque de développer plusieurs instructions pour des exigences qui peuvent être traitées ensemble (exemple : la gestion du personnel)

    D’ailleurs, certaines entreprises restent sur cette architecture pour répondre plus facilement à l’organisme certificateur. Si cette disposition est très appréciable pour l’auditeur, elle n’est peut-être pas la plus pratique pour l’entreprise et son personnel.

    La bonne architecture est celle qui permet à l’entreprise :

    • de retrouver, sans difficultés, dans son manuel, la réponse à n’importe laquelle des exigences de la norme.
    • de pouvoir intégrer des réponses à de nouvelles exigences ou de compléter des exigences déjà existantes sans remettre en cause la totalité de son système et de son organisation.

    Adéquation

    Lors de l’audit siège de pré-certification, l’organisme certificateur vérifiera l’adéquation du système avec l’organisation présente de l’entreprise et éventuellement avec l’organisation future.

    Ainsi, lors de la rédaction de son manuel, l’entreprise doit s’interroger pour chacune des exigences sur :

    • Qui est responsable du maintien en conformité de l’exigence ?
    • Comment assure-t-il ce maintien, de quel(s) moyen(s) dispose-t-il ?
    • Qui contrôle que le maintien de l’exigence est conforme de manière permanente ?
    • Quelle(s) alerte(s) sont mises en œuvre pour s’assurer de l’absence de dérive ?
  • VIDEO – AMIANTE360 : le mode hors connexion arrive

    VIDEO – AMIANTE360 : le mode hors connexion arrive

    Le logiciel AMIANTE360 accompagne les professionnels dans leurs opérations de retrait de l’amiante. Fin mars 2018, le logiciel a gagné une nouvelle fonctionnalité, très demandée par ses utilisateurs : la possibilité d’utiliser le module Exposition sur le chantier sans aucune connexion Internet.

    Gilles Le Poulard, directeur Business Unit au sein d’Amiante360, explique cette nouvelle fonctionnalité à l’occasion du Grand Circuit de la Filière Amiante.

  • Traiter différemment la problématique amiante : entretien avec Thomas Lesser (BET 2C)

    Traiter différemment la problématique amiante : entretien avec Thomas Lesser (BET 2C)

    Créée il y a 20 ans, initialement dans l’ingénierie des structures pour le bâtiment, BET 2C a évolué vers d’autres pôles de compétences, notamment l’électricité et la plomberie. Son rachat en 2015 sera l’occasion d’y intégrer une compétence « maîtrise d’œuvre amiante ». Focus sur cette activité avec Thomas LESSER, président de BET 2C.

    Quels sont les enjeux de l’amiante dans les années à venir ?

    Dans notre métier de conseil et de MOE sur l’amiante, essentiellement pour des entreprises générales ou auprès de maîtres d’ouvrages pour des opérations de réhabilitation, l’enjeu majeur est que l’amiante ne soit pas un frein, notamment sur le plan financier. Notre objectif est donc de minimiser les coûts liés au traitement de l’amiante pour que les projets ne soient pas purement et simplement stoppés.

    Pour ce faire, nous n’abordons pas la question sous l’angle unique du désamiantage : si le retrait peut s’imposer dans certaines zones, nous privilégierons dans d’autres des interventions en « sous-section 4 ». C’est pourquoi notre rôle d’analyse en amont du bâti, du programme des travaux et du contexte est fondamental.

    Quels sont les risques à éviter ?

    Il faut avant tout ne pas effrayer l’utilisateur du site, notamment quand nous travaillons en site occupé. Nous ne devons pas cacher le problème, mais tout doit être pensé, y compris au niveau de la communication pour rassurer les occupants.

    Quels développements peut-on envisager pour l’avenir ?

    Le marché va tendre vers du désamiantage uniquement avant démolition d’un côté, et des rénovations « sous-section 4 », de l’autre. Les enjeux sont donc liés à la formation des différents corps de métiers.

    Depuis 3 ans, grâce au PRDA, qui aide à l’émergence de nouvelles techniques, matériaux et outillages pour les travaux en Sous-section 4, les choses évoluent positivement dans ce sens.

  • La fibre optique : une opportunité pour les électriciens – Interview de Didier Cazes (Orange)

    La fibre optique : une opportunité pour les électriciens – Interview de Didier Cazes (Orange)

    Le plan Très Haut Débit et le déploiement généralisé de la fibre qui l’accompagne vont, contrairement aux idées reçues, ouvrir de nouveaux marchés aux électriciens. Troquer le cuivre contre la fibre : une bonne idée ? Éléments de réponse avec Didier Cazes, Responsable des relations externes de la Direction fibre chez Orange.

    La fibre présente-t-elle des opportunités de marchés pour les électriciens ?

    Beaucoup d’électriciens considèrent que le marché du déploiement est verrouillé car ce dernier repose – et c’est d’ailleurs vrai – sur une quinzaine de gros acteurs. Mais ce qu’ils ne prennent pas en compte, c’est tout le marché du raccordement et de l’installation domestiques qui est tout aussi considérable. Et qui va demander une souplesse organisationnelle que seules peuvent avoir des PME ou des artisans.

    le raccordement des 28 millions de logements à fibrer sera assuré dans les 10 ou 15 prochaines années par les électriciens

    On estime que le déploiement de la fibre jusqu’à l’abonné devrait mobiliser environ 19 000 emplois. Les électriciens disposent déjà, moyennant des formations ciblées (notamment la soudure de fibre optique), des compétences nécessaires à l’installation de la fibre dans les immeubles. Donc, si le déploiement de la fibre est bien le fait de grands opérateurs pour ce qui concerne les voies publiques ou les colonnes montantes, le raccordement des 28 millions de logements à fibrer sera, lui, assuré dans les 10 ou 15 prochaines années par les électriciens. Il concernera essentiellement le raccordement fibre jusqu’au Nœud (FTTN), jusqu’à l’entreprise (FTTE) et jusqu’à l’abonné (FTTH).

    Il y a également un autre marché dont on parle peu, surtout parce qu’il n’a pas été identifié au départ : les services généraux des immeubles (ascenseurs, alarmes…) qui, pour la plupart, fonctionnent en RTC (réseau analogique), une technologie qui sera définitivement supprimée à partir de fin 2018. Par conséquent, toutes ces connexions vont devoir passer en fibre. Aussi, en complément du marché de la migration vers la fibre, tout un marché de maintenance de ces réseaux va se développer, à la fois dans le professionnel et le résidentiel, via des contrats de maintenance annuels. Le marché est énorme pour ceux qui sauront s’en saisir.

    Précisément, quelles sont les clés de ce marché ?

    Les électriciens vont devoir se former aux spécificités de la fibre, et se familiariser avec les câbles optiques, les types de raccordement des différents connecteurs, les raccordements par soudure et par épissurage mécanique, la pose de raccordement des PRI et des PB, le brassage et le repérage des fibres dans les PRI et PB et le piquage sur câble colonne montante. Beaucoup d’artisans ont d’ailleurs sauté le pas et commencent à se former sur la fibre.

    « Objectif Fibre », qui est une organisation interprofessionnelle des métiers de la fibre et qui compte parmi ses membres fondateurs la Fédération française des entreprises du génie électrique et énergétique (FFIE), labellise des centres de formations à la fibre optique. Nous travaillons depuis 2009 avec les représentants des électriciens.

    Une fois formés, il faut évidemment un investissement en matériel : réflexomètres, soudeuses… Le métier est donc complètement ouvert aux électriciens qui souhaitent prendre le marché, car il n’y aura certainement pas de « fibristes » comme il existe des plombiers ou des électriciens… Il faut des corps de métiers déjà structurés.

    En bref, la fibre, qui nécessite une précision plus importante que le travail sur le cuivre, fera troquer – aux électriciens qui s’y investiront – leur blouse bleue contre une blouse blanche.

  • FTTH : un marché pour les électriciens ?

    FTTH : un marché pour les électriciens ?

    Nassim Sallah, d’Infractive, explique les opportunités pour les électriciens du marché de la fibre optique et du raccordement FTTH.

    Une vidéo réalisée dans le cadre du Grand Circuit des Intégrateurs Electriciens.

  • Les examens de certification : une nouvelle modalité optimisée

    Les examens de certification : une nouvelle modalité optimisée

    Passer les examens de certification de diagnostiqueurs immobiliers s’avère souvent compliqué entre réglementation, disponibilité et déplacement . Quelles sont les modalités les plus adaptées à votre situation ? Le point sur le sujet avec Céline JACQUEMARD, Correspondante certification chez CESI Certification, organisme de certification accrédité.

    Fini le stress des examens collectifs minutés :

    Depuis janvier 2017, CESI Certification dispose d’une plateforme numérique d’épreuves pour la certification des diagnostiqueurs immobiliers. Cette innovation permet d’avoir beaucoup plus de souplesse et de sécurité au niveau des examens. Désormais lors d’une session, chaque candidat se connecte de manière individuelle et peut passer les épreuves en ligne en toute autonomie et à son rythme. Ainsi les candidats peuvent passer des épreuves sur des domaines différents en même temps et jusqu’à deux dans la journée. Ceci nous permet donc d’offrir beaucoup plus de dates d’examens qu’auparavant avec des sessions multi-domaines.

    Une nouvelle solution pour gagner du temps et de l’argent :

    Pour un cabinet de diagnostics, il est difficile de trouver des disponibilités avec l’ensemble de ses salariés et il est surtout très onéreux de les envoyer en centre d’examen (trajet, hôtel et temps de production perdu). Grâce au numérique et à l’investissement dans du matériel d’examen portatif, CESI Certification propose de déplacer la salle d’examen dans l’entreprise avec un simple accès wifi.

    C’est donc l’entreprise qui choisit la date d’examen et notre correspondant certification agréé se déplace directement dans ses locaux avec tout le matériel d’examen nécessaire afin de respecter les conditions réglementaires.

    Outre les aspects financier et organisationnel, cette modalité permet une gestion complète des certifications internes étant donné que les salariés peuvent passer 2 certifications par jour et anticiper jusqu’à un an l’examen de recertification.

  • Combien de temps pour se certifier SS3 ? Le système qualité amiante au coeur du processus

    Combien de temps pour se certifier SS3 ? Le système qualité amiante au coeur du processus

    La question la plus courante parmi nos futurs certifiés est : « combien de temps vous faut-il pour me certifier ? »

    Notre réponse est toujours : « cela dépend avant tout de l’entreprise et de sa capacité à démontrer qu’elle répond à l’ensemble des exigences du référentiel à savoir la norme NF X46-010 d’aout 2012 et par conséquent à la règlementation applicable. »

    En effet, GLOBAL Certification® s’engage à respecter des délais pré-définis pour l’analyse des éléments transmis par l’entreprise à chacune des étapes du processus de certification. Néanmoins, nous ne pouvons pas prévoir les délais qui seront éventuellement nécessaires à l’entreprise pour :

    • Apporter ces éléments initiaux – l’entreprise fait une demande de prestation de certification mais n’a pas encore élaboré son système qualité amiante – ce dernier peut être établi en 3 semaines comme en 2 ans, et ce délai est uniquement du fait de l’entreprise.
    • Apporter des éléments complémentaires dans le cas où les éléments précédents seraient incomplets – en effet, si le dossier initial de l’entreprise est incomplet, l’entreprise est invitée à le compléter. Pour cela, GLOBAL Certification ® lui accorde un délai de 6 mois. Il est alors du ressort de l’entreprise de répondre au plus vite avec les éléments conformes.

    Ainsi, la première étape du processus, (qui n’apparait pas dans la norme NF X46-011 de décembre 2014) et qui est à l’origine de tout le processus de certification de l’entreprise reste l’élaboration par l’entreprise de son système de management de la qualité « amiante ». Ce système fera alors l’objet d’un manuel qualité qui sera la base documentaire de toute l’activité amiante de l’entreprise.

    Le manuel qualité amiante doit décrire les moyens personnels, matériels et techniques dédiés à l’activité de traitement de l’amiante ainsi que l’organisation mise en œuvre pour leur articulation. A cette fin, le manuel comprendra les procédures, instructions et enregistrements qui permettront à l’entreprise d’assurer une mise en œuvre conforme de ses procédures ainsi que la traçabilité et l’archivage de cette mise en œuvre.

    Pour élaborer ce manuel, l’entreprise peut s’appuyer sur la norme NF X 46-010 et plus particulièrement :

    • Le chapitre 4 relatif aux exigences applicables à l’entreprise ;
    • Le chapitre 5 relatif aux critères d’évaluation de la conformité aux exigences ;

    Les éléments constituant le manuel qualité amiante

    Ainsi l’entreprise développera un manuel/système qualité dans lequel elle présentera les éléments permettant de démontrer qu’elle satisfait aux critères relevant des différentes exigences :

    Note : les critères indiqués ci-après ne sont pas exhaustifs – cf. NF X46-010 ;

    Généralités / Critères généraux/ Critères administratifs, juridiques et économiques

    Outre son engagement à respecter les exigences de la norme NF X46-010, l’entreprise décrit son activité, le périmètre qu’elle souhaite voir certifié (un effectif, une agence, un dépôt, différents sites, …). Au travers de son document unique, l’entreprise décrit les processus qu’elle souhaite voire couvert par la certification demandée et donc les secteurs d’activité demandés ainsi que le niveau maximal d’empoussièrement.

    L’entreprise démontre de la légalité de son existence, du respect de ses obligations fiscales et sociales et qu’elle dispose d’une assurance couvrant sa responsabilité civile et environnementale en matière de traitement de l’amiante par la transmission d’attestations en cohérence et en cours de validité.

    Critères organisationnels

    L’entreprise décrit l’organisation qu’elle met en œuvre pour assurer le fonctionnement de son activité de traitement de l’amiante en conformité avec les exigences réglementaires. Ainsi, elle décrit comment elle s’assure de connaitre ces exigences réglementaires et quels moyens de contrôles et de correction le cas échéant, elle met en œuvre pour s’assurer du respect permanent de ces exigences au sein de son organisation.

    Critères techniques

    L’entreprise décrit ses locaux, leur destination, leur caractéristiques…. Elle indique en particulier si elle dispose d’une installation de stockage de déchets dangereux et/ou d’une installation fixe de traitement de l’amiante et la décrit précisément le cas échéant ainsi que son mode de fonctionnement.

    L’entreprise fournit la liste du matériel dont elle dispose en propre. Elle définit les critères de choix (d’achat et/ou location) des matériels dont elle a l’usage, elle décrit leur affectation, leur utilisation, leur maintenance et entretien et l’enregistrement de ce suivi.

    Critères concernant le personnel affecté aux activités de traitement de l’amiante

    L’entreprise fournit la liste de son personnel ventilée par fonction – elle doit justifier d’un nombre suffisant de personnes possédant les compétences d’encadrement technique, encadrement de chantier, opérateur de chantier.
    Elle définit les critères de maintien de l’habilitation de ses personnels (aptitude médicale et formations) et les critères d’affectation un poste défini (définition de fonction), ainsi que les procédures et instruction lui permettant d’assurer le suivi de l’exposition de ses salariés et l’enregistrement de ce suivi.

    Critères concernant les opérations de traitement de l’amiante

    L’entreprise décrit les procédures et instructions qui lui permettent de mettre en œuvre un chantier de traitement de l’amiante intégrant :

    • L’analyse des risques prévisionnelle et l’élaboration du plan de retrait
    • La préparation du chantier (installations, contrôles préalables,…)
    • La mise en œuvre des travaux de retrait dans le respect des processus décrits au plan de retrait ;
    • Les contrôles mis en œuvre, les mesures et analyses réalisées ;
    • La gestion des déchets du chantier depuis leur acceptation préalable jusqu’à leur élimination dans un centre de traitement ;
    • La restitution et le repli du chantier ainsi que la mise à jour du Dossier des Ouvrages Exécutés ;
    • Le suivi de l’exposition du personnel intervenant ;
    • Le suivi et l’entretien du matériel utilisé ;

    Elle définit les enregistrements associés aux procédures et instruction pour assurer un suivi pérenne de ces opérations de traitement de l’amiante.

    Critères sur la sous-traitance et le prêt de main d’oeuvre à but non lucratif

    Même si elle ne prévoit pas de mise en œuvre de sous-traitance ou de prêt de main d’œuvre dans l’immédiat, l’entreprise doit décrire les moyens qu’elle met en œuvre pour s’assurer du respect des exigences normatives. En effet, la norme NF X46-010 précise que :

    • il n’est possible de sous-traiter tout ou partie d’un marché de travaux qu’à une entreprise a minima pré-certifiée.
    • il n’est possible de proposer son personnel en prêt de main d’œuvre à titre non lucratif qu’à compter de l’obtention de la certification probatoire mais également uniquement à une entreprise détentrice d’une certification à minima probatoire.

    L’organisme certificateur doit donc s’assurer que l’entreprise à bien pris en compte ces exigences pour un éventuel futur recours à l’une de ces possibilités.

  • Analyse amiante dans les roches naturelles : le point avec Maxime Misseri d’AD-LAB

    Analyse amiante dans les roches naturelles : le point avec Maxime Misseri d’AD-LAB

    Pour toute opération de travaux publics sur des terrains cartographiés par le BRGM et identifiés comme amiantifères, un repérage est effectué par des géologues spécialisés. Le repérage d’amiante naturelle ne relève en effet pas du même champ de compétence que le repérage amiante dans les bâtiments. Il s’agit ici de savoir analyser le terrain car la formation de l’amiante répond à des règles géologiques très précises. Une norme est actuellement en cours de rédaction pour déterminer les règles et processus applicables au repérage de l’amiante naturelle.

    « Cette norme doit permettre de déterminer les terrains présentant un risque nul, ou, à l’inverse, des terrains contenant par exemple des dolérites induisant un risque fort de présence d’amiante », explique Maxime Misseri, géologue chez AD-LAB. Actuellement, le code du travail et le code de la santé publique posent une obligation générale de prévention pour empêcher toute exposition aux fibres d’amiante, et le repérage avant travaux oblige à s’assurer de l’absence d’amiante sur le terrain, en fonction de la nature de la roche. Ne reste plus qu’à définir les modalités pratiques sur le terrain.

    « Ces textes sont en cours de rédaction et le législateur va codifier et peaufiner les modes de repérage les mieux adaptés à l’amiante naturelle. Initialement, ce texte était planifié pour la fin de l’année, mais il y a un gros travail à faire sur les normes. Cela risque donc de prendre un peu plus de temps ».

    Si le risque de présence d’amiante est essentiellement concentré, du fait des conditions de sa formation, dans les massifs cristallins, le déplacement des roches par l’effet de l’érosion fait qu’il est possible d’en retrouver dans les lits des rivières et dans les alluvions…

    « Globalement, conclut Maxime Misseri, il va falloir accroître notre vigilance sur le sujet de l’amiante naturelle. Les États-Unis ont beaucoup d’avance sur le sujet, et certains cas de contaminations domestiques liées à l’environnement font l’objet d’études détaillées ».

  • Nouvel arrêté compétence : comment optimiser son intégration ?

    Nouvel arrêté compétence : comment optimiser son intégration ?

    Le nouvel arrêté « compétences » entrera en vigueur le 1er avril 2019 pour les diagnostiqueurs. Ce nouveau dispositif peut, selon les cas de figure, devenir un casse-tête opérationnel et financier. Il est cependant possible d’optimiser son intégration en fonction de sa situation : les conseils de Sébastien MAURICE, directeur du CESI Certification, organisme de certification accrédité.

    On peut envisager trois cas de figure, qui vont conduire à des solutions différentes.

    Le premier cas est celui des « futurs » diagnostiqueurs pas encore certifiés et qui souhaitent accéder à la profession. Il y a alors 2 solutions qui dépendent de leur date de certification initiale. Soit ils sont certifiés avant le 1er avril 2019 suivant les exigences des 6 arrêtés actuels ; soit après, suivant les exigences du nouvel arrêté.

    Bien que ce soit binaire, on peut se poser la question d’anticiper ou d’attendre pour se faire certifier et chaque solution a ses avantages et inconvénients. Le nouvel arrêté permet d’avoir une durée de certification de 7 ans au lieu de 5, mais avec des obligations de formation et de prérequis professionnels plus importantes que la réglementation actuelle. Chaque cas sera spécifique et nécessitera une analyse opérationnelle et financière en fonction du ou des domaines de certification.

    Le deuxième cas est le plus simple, c’est celui des diagnostiqueurs certifiés dont la certification expire avant le 1er avril 2019. S’ils souhaitent continuer leur activité, il n’y a qu’une seule solution, ils devront se faire recertifier suivant les exigences des 6 arrêtés actuels pour une durée de 5 ans. La nouvelle réglementation n’a donc aucun impact pour eux – pour le moment – et ils se retrouveront dans le dernier cas de figure, plus délicat, 5 ans après.

    Ce dernier cas concerne donc les diagnostiqueurs certifiés dont la certification expire après le 1er avril 2019. Tout d’abord pas de crainte, le cycle ira bien jusqu’à son terme des 5 ans au-delà du 1er avril. Ensuite le nouvel arrêté prévoit la possibilité d’une prorogation de 2 ans. Mais attention, sous réserve de réussite au contrôle sur ouvrage global. La recertification pour 7 ans sera ensuite possible dans la continuité.

    Sans la réalisation du contrôle sur ouvrage global, les diagnostiqueurs ne pourront pas proroger leur cycle de 5 ans et ne pourront pas être recertifiés puisque ce critère est aussi une exigence pour le renouvellement. Ils seront donc contraints de repasser en certification initiale. L’enjeu opérationnel et financier est donc conséquent entre les coûts de contrôle, de formation et de certification.

    Là encore, chaque cas sera spécifique et nécessitera une analyse en fonction du ou des domaines de certification et certains pourront opter pour une anticipation de la recertification avant l’entrée en vigueur du nouvel arrêté.