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  • Amiante dans les enrobés : un ancien problème qui en cache un nouveau

    Amiante dans les enrobés : un ancien problème qui en cache un nouveau

    Régulièrement utilisé jusqu’en 1995 comme liant fibreux dans les enrobés bitumineux de voieries routières, l’amiante chrysotile peut présenter un risque lors de la réfection des enrobés, lorsque le revêtement doit être enlevé ou raboté. Mais le problème de l’amiante dans les routes ne se résume pas à ce seul aspect. Le point avec Maxime Misseri, géologue au laboratoire d’analyse amiante AD-LAB.

    « AD-LAB réalise des analyses amiante et HAP (Hydrocarbures Aromatiques Polycycliques) dans les enrobés routiers, explique Maxime Misseri. Il convient cependant de faire la distinction entre l’amiante ajouté de manière intentionnelle comme agent stabilisant pour accroître la solidité des chaussées, et l’amiante d’occurrence naturelle qui peut, encore aujourd’hui, se retrouver de manière non intentionnelle, non plus dans le liant des enrobés, mais dans les granulats ».

    AD-LAB fait partie des deux seuls laboratoires accrédités pour la recherche de l’amiante non intentionnelle. « Normalement, poursuit Maxime Misseri, cette recherche dans les enrobés et les granulats devrait être systématique, mais ne l’est pas en ce qui concerne les granulats ». Cette amiante d’occurrence naturelle peut se retrouver dans les granulats des enrobés routiers, même récents, à cause de l’origine même de ces granulats. « Les granulats proviennent de carrières et, quelquefois, les couches de roches prélevées peuvent être traversées par une veine d’amiante. Ainsi, on peut retrouver de l’amiante mélangé accidentellement avec des granulats ».

    Le risque est aujourd’hui identifié, et, depuis 2014, les exploitants de carrières sont tenus de faire procéder à des analyses de détection d’amiante. Les cartographies réalisées par le BRGM permettent également d’agir de manière préventive, puisqu’elles délimitent assez précisément les terrains amiantifères.

    Quelles sont les stratégies face à ce risque ?

    « Nous savons que le composant amiantin est pathogène, poursuit Maxime Misseri, mais nous n’avons pas assez de recul sur le risque. Nous savons par contre qu’il ne s’agit jamais de quantités importantes d’amiante et qu’il ne concerne que des matériaux relativement inertes. Le risque est donc essentiellement lié aux processus quand des travaux sont réalisés sur les enrobés, à l’occasion de travaux de réfection de chaussée ».

  • Certification des entreprises de retrait ou d’encapsulage amiante : quelles exigences ?

    Certification des entreprises de retrait ou d’encapsulage amiante : quelles exigences ?

    La certification des entreprises procédant au retrait ou à l’encapsulage d’amiante ou de matériaux en contenant a été rendue obligatoire par arrêté du 14 décembre 2012 et ce, pour toutes les opérations dont le dossier de consultation a été publié après le 1er juillet 2014.

    En effet, l’entreprise réalisant des travaux de retrait d’amiante (relevant de la sous-section 3 – art. R.4412-125 à R. 4412-143 du code du travail) doivent être certifiées :

    • Depuis 1996, pour le retrait des matériaux « friables »
    • Depuis 2008, pour le retrait des matériaux « non friables » en intérieur ;
    • Depuis 2012, pour le retrait de tous type de matériaux en intérieur ;
    • Depuis 2014, pour le retrait des matériaux en enveloppe extérieur de bâtiment ainsi que les travaux de retrait dans le cadre de chantiers de type génie civil en extérieur ;

    L’arrêté du 14 décembre 2012 précise par ailleurs que :

    • Cette certification doit être délivrée par un organisme certificateur accrédité à cet effet.

    C’est le cas de GLOBAL Certification® qui est accrédité par le COFRAC (Comité Français d’Accréditation) depuis fin 2014

    • Cette certification s’appuie sur les exigences des normes NF X46-010 et NF X46-011.

    La norme NF X46-010 précise les exigences que doivent respecter les entreprises de traitement de l’amiante – En effet, le certificateur va évaluer la capacité de l’entreprise à réaliser des travaux en conformité avec ces exigences.

    La norme NF X46-011 décrit les modalités d’attribution et de maintien des certificats et des exigences que doivent respecter les organismes certificateurs.
    Ainsi, toute entreprise qui souhaite réaliser des travaux de traitement de l’amiante doit obtenir une certification « entreprise de traitement de l’amiante ». Pour ce faire, elle doit :

    1 / Développer un système de management de la qualité « Amiante » en cohérence avec les exigences de la norme NF X46-010, dans lequel elle intégrera :

    • Une description des moyens personnels, matériels et techniques dédiés à l’activité de traitement de l’amiante
    • les procédures, instructions et enregistrements lui permettant d’assurer une mise en œuvre conforme de son système ainsi que la traçabilité et l’archivage de cette mise en œuvre.

    2 / Prendre contact avec GLOBAL Certification® pour faire une demande de contrat de prestation de certification à la suite de quoi le processus de certification de l’entreprise pourra démarrer en cohérence avec la norme NF X46-011. Cette demande doit être faite via le site internet : www.global-certification.fr rubrique « Portail Amiante Entreprise ».

    Dans les faits, il est possible de contacter GLOBAL Certification® avant d’avoir développé son système, Cependant Il faut savoir que le développement d’un tel système peut prendre de 3 semaines (en temps plein pour une personne compétente ayant déjà mis en œuvre un référentiel amiante – cas isolé) à 2 ans pour une entreprise débutante, développant seule son référentiel et n’ayant jamais œuvré à une telle activité…

  • Analyse de la qualité de l’air dans les ERP : l’importance d’une métrologie réellement opérationnelle

    Analyse de la qualité de l’air dans les ERP : l’importance d’une métrologie réellement opérationnelle

    Les établissements recevant du public (ERP) de catégorie 5 accueillent de jeunes enfants, particulièrement sensibles à la qualité de l’air intérieur. Ils nécessitent une vigilance particulière. Jean-Michel Catherin, dirigeant de Testoon, nous présente un appareil de mesure particulièrement efficace dans ce contexte : le NEMo sigfox du fabricant grenoblois Ethera Labs.

    La mesure de la qualité de l’air dans ces ERP constitue-t-elle un marché pour les diagnostiqueurs ?

    Une réglementation de 2015 oblige les exploitants de ces ERP (essentiellement des collectivités locales) à faire réaliser un audit de la qualité de l’air intérieur et à prendre des mesures correctives si nécessaire.

    Les dispositifs initiaux, jugés trop contraignants, ont été rapidement modifiés par le législateur : les exploitants peuvent désormais recourir à des bureaux de contrôles spécialisé accrédités Cofrac, ou appliquer le Guide des bonnes pratiques pour l’amélioration de la qualité de l’air intérieur édité par le Ministère de l’Écologie. Il s’agit alors d’un autocontrôle nécessitant de maîtriser des notions complexes, ce qui ouvre naturellement ce marché d’accompagnement technique aux diagnostiqueurs.

    La qualité de l’air représente un énorme enjeu de santé publique, lié aux concentrations de population (CO2), et aux polluants intérieurs (formaldéhydes, COV…).

    Pourquoi recommander le NEMo Sigfox ?

    Tout d’abord, parce qu’il est cité par le guide du Ministère de l’Écologie pour mesurer et enregistrer les paramètres de l’air.

    Ensuite, parce que le NEMo Sigfox permet de mesurer en continu le formaldéhyde et le CO2, ainsi que l’exposition réelle des occupants aux polluants. Avec une prise de mesure toutes les 15 minutes, il est possible d’identifier les pics de pollution et de les croiser avec les modes d’occupation des locaux, ce qui permet d’expliquer les variations de qualité de l’air et de corriger certaines routines (aération, produits de nettoyage, etc.)

    Enfin, pour son côté opérationnel : NEMo fonctionne avec un logiciel simple et ergonomique qui génère des apports automatisés directement exploitables avec comparaison aux valeurs guides, ce qui permet de préconiser des mesures efficaces. Il présente donc une orientation résolument « pratique ».

    Quels sont ses points forts pour les diagnostiqueurs ?

    Outre son autonomie de fonctionnement et d’alimentation, le NEMo se caractérise par sa connectivité : l’opérateur a accès en temps réel aux données stockées automatiquement dans le Cloud, sans wifi, puisque Sigfox est un réseau national autonome.

    La restitution des données est réalisée par un logiciel propriétaire fournissant un rapport sur la qualité de l’air conforme au guide des bonnes pratiques. NEMo permet enfin de mesurer les particules fines, et, d’ici fin 2018, pourra également mesurer le radon.

  • Nouvel arrêté certification ODI : objectifs et changements

    Nouvel arrêté certification ODI : objectifs et changements

    L’arrêté « compétences » a été publié le 8 juillet dernier. Il réforme et harmonise les différents dispositifs de certification des diagnostiqueurs immobiliers. Il entrera en vigueur au 1er avril 2019 pour les diagnostiqueurs et le 1er octobre 2018 pour les organismes de formation. Le point avec Sébastien MAURICE, directeur du CESI Certification, organisme de certification accrédité.

    Le nouvel arrêté regroupe et abroge les 6 arrêtés précédents, qui couvraient les 6 domaines de certification : DPE, amiante, électricité, plomb, gaz et termites.

    Le principal changement structurant pour les diagnostiqueurs est l’allongement de la durée du cycle de certification de 5 à 7 ans. Avec une vision plus générale, l’objectif est d’homogénéiser les processus de certification sur l’ensemble des domaines et ainsi de simplifier les procédures d’accès et de maintien dans la profession. Cet objectif se décline sur l’ensemble des exigences du processus de certification avec un axe fort sur la montée en compétences des professionnels du secteur.

    Tout d’abord avec le renforcement de la formation continue, en généralisant l’obligation de formation jusqu’alors limitée à 2 domaines. Les diagnostiqueurs devront désormais se former sur les 6 domaines : 3 jours pour la certification initiale, 1 jour durant leur cycle de certification et 1 jour l’année de leur renouvellement. Cette généralisation se retrouve aussi dans les prérequis professionnels, jusqu’alors limités à 2 domaines également.

    La notion de compétences terrain est aussi renforcée avec la généralisation des contrôles sur ouvrage sur les 6 domaines dans le cadre d’un contrôle sur ouvrage global. A noter que ces contrôles, jusqu’alors réalisés a posteriori sur la base d’un diagnostic déjà effectué, seront désormais réalisés lors d’une mission réelle : un auditeur accompagnera le diagnostiqueur pour évaluer la prestation.

    La valorisation des compétences revient enfin sur le processus de recertification, où l’épreuve théorique est supprimée et l’épreuve pratique personnalisée à partir d’éventuels problèmes soulevés dans des rapports fournis par le diagnostiqueur.

    Au-delà des diagnostiqueurs c’est toute la profession qui évolue car les organismes de formation devront eux aussi être certifiés à partir du 1er octobre 2018.

  • Dalkia : marier confort thermique et efficacité énergétique

    Dalkia : marier confort thermique et efficacité énergétique

    Dalkia, filiale d’EDF, est riche de 80 années d’expérience dans l’exploitation, la maintenance des installations de chauffage et la performance énergétique dans l’habitat collectif. Bois, gaz, réseaux de chaleur, ENR… le point sur les solutions énergétiques pour le chauffage des copropriétés avec Thomas Dubrulle, Directeur commercial habitat & collectivités en Ile de France.

    Quelles sont les particularités de l’offre de Dalkia pour les copropriétés ?

    Depuis 80 ans, Dalkia propose l’entretien des installations de chauffage collectif dans le cadre d’un contrat d’exploitation incluant également la garantie sur le matériel et le gros entretien.

    Mais Dalkia va plus loin, en définissant, pour chaque copropriété, une cible de performance de consommation à atteindre durant la période de chauffage. Si cette cible est atteinte ou dépassée, les bénéfices sont partagés avec la copropriété. En cas de sous-performance, le surplus est à notre charge.

    Quand nous reprenons un contrat d’entretien, nous sommes en mesure de générer 10 à 15% d’économies sans modifier l’installation, notamment en optimisant les rendements des chaudières. Et ceci, avec une garantie de confort thermique contractuelle.

    De plus, grâce au DESC (Dalkia Energy Savings Center), qui est notre centre de pilotage de la performance énergétique des sites que nous exploitons, nous sommes capables de surveiller au plus près le rendement des installations et de détecter les dérives en temps réel. Il gère ainsi plus de 5000 sites en Ile de France.

    En lien avec notre DESC nous développons d’ailleurs un ensemble de solutions numériques pour l’habitat qui permettent d’améliorer le confort et la communication avec les occupants.

    Ces solutions nous permettent de proposer une solution de répartition de frais de chauffage intégrée à nos contrats d’exploitation.

    Dalkia est également acteur de la rénovation thermique. Quel est votre positionnement ?

    Pour les copropriétés, nous intervenons essentiellement dans le cadre de travaux d’optimisation et/ou de rénovation des chaudières et des réseaux de chauffage, et nous proposons des solutions de financement, notamment le prêt collectif Harmonis. Cette solution permet d’amortir les frais de l’opération, en étalant un investissement généralement assez lourd pour nos clients des copropriétés.

    Et en matière d’ENR ?

    Les ENR pour l’habitat passent essentiellement par les systèmes de chauffage biomasse, et plus particulièrement les chaudières collectives à granulés. Chaque année, en moyenne, nous en installons une vingtaine dans des copropriétés, en remplacement du fioul et du gaz, ou en mix énergétique. Ce sont des solutions qui doivent être réfléchies, car elles imposent certaines contraintes de stockage et d’approvisionnement. Par contre, elles offrent une vraie stabilité des prix de l’énergie ainsi qu’un approvisionnement local.

    Nous proposons également des solutions de panneaux solaires thermiques, pour la production d’eau chaude sanitaire, ainsi que de la cogénération.

    Aussi, en tant que gestionnaire de réseau de chaleur urbain, nous développons des solutions à grande échelle comme la géothermie. Quand une copropriété recourt à un de nos réseaux alimenté à plus de 50% par des énergies renouvelables, elle peut bénéficier des avantages fiscaux du « réseau vert », et notamment d’une TVA à taux réduit de 5,5 %.

  • Chauff innov : le chauffage central… décentralisé

    Chauff innov : le chauffage central… décentralisé

    Chauff-Innov commercialise Econorad, une gamme de chauffages et de chauffe-eaux innovants. Au-delà d’une innovation produit, Chauff-Innov propose une nouvelle conception du chauffage. Le point avec Jean-Pierre Delmas, responsable des ventes France.

    Quelles sont les spécificités de votre solution ?

    Nos radiateurs électriques avec circulation d’eau chaude sont basés sur l’hydro-électrothermie. Econorad fonctionnant par circulation d’eau chaude à l’intérieur de chaque chauffage, et qui restitue donc le même type de chaleur. Mais chaque chauffage est un module autonome, avec sa « chaudière » et son circulateur. Il suffit donc de les poser et de les brancher, sans raccordement avec un circuit d’eau.

    600 Watts suffisent pour monter l’eau en température dans les radiateurs d’une puissance calorifique de 1052W à 2631W. Notre solution est issue d’un brevet de chez Siemens Allemagne de plus de 35 ans, qui été revu et optimisé par un ingénieur physicien français. L’ensemble est fabriqué en France depuis un an et demi.

    Quel intérêt pour les copropriétés ?

    Les copropriétés ont généralement des installations collectives, mais la tendance est à l’individualisation des chauffages. Notre solution est en outre plus simple : les radiateurs sont posés sans installation centralisée. Il y a donc une économie sur l’installation et sur l’entretien.

    Nos solutions sont pilotées via Honeywell. Nous avons également développé une solution d’eau chaude sanitaire avec deux chauffe-eaux : 1200 watts pour 150 litres et 1800 watts pour 300 litres. Nous espérons favoriser un changement dans la « culture » du collectif dans les copropriétés, qui peut représenter l’avenir du secteur dans le cadre de la transition énergétique.

  • AD LAB : la recherche et la caractérisation de l’amiante, notre ADN

    AD LAB : la recherche et la caractérisation de l’amiante, notre ADN

    Créé en 2013, AD LAB est spécialisé dans les analyses d’amiante. Le laboratoire est né autour d’experts de l’amiante et d’analystes de métiers. En exerçant du conseil auprès d’entreprises sur la problématique amiante, ils se sont aperçus de la difficulté d’avoir une métrologie amiante fiable, et ont donc créé ce laboratoire qui manquait tant aux professionnel de l’amiante. Interview de Maxime Misseri, docteur en géologie et de Patrick Bontemps, directeur général d’AD-LAB.

    Pouvez-vous nous présenter votre laboratoire ?

    AD LAB est spécialisé en analyses d’amiante, dans les matériaux du bâti, les enrobés routiers, dans les roches naturelles et dans l’air. La portée d’accréditation de ses laboratoires est la plus complète en France à ce jour pour la problématique de l’amiante. Les professionnels qui les composent disposent d’une vingtaine d’années d’expérience autour de compétences complémentaires, notamment techniques (chantier, matériaux, minéralogie, chantier complexe, etc.). En se réunissant, notre objectif était clair : créer un laboratoire aux alentours de Lyon (Brussieu) qui pourrait répondre avec toute la fiabilité requise pour la problématique santé humaine de l’amiante. Aujourd’hui, nous travaillons avec les diagnostiqueurs pour la partie matériaux du bâtiment, avec les entreprises de désamiantage, avec les maîtres d’ouvrage dans le domaine du tertiaire et avec les industriels. Au final, nous proposons nos services à l’ensemble des acteurs de la filière.

    Quels sont vos métiers et savoir-faire ?

    Au-delà des problématiques analytiques, pour lesquelles nous proposons toutes les prestations liées à l’analyse des matériaux du bâti et de l’air, notre laboratoire dispose d’une spécificité rare en France : l’analyse des roches naturelles pour laquelle nous sommes accrédités. Nous sommes les seuls à pouvoir différencier les fragments de clivages amiante et non-amiante.

    Pourquoi cette spécificité ?

    Parce qu’elle répond à un besoin de marché et que nos spécialistes sont des géologues minéralogistes pleinement compétents sur cette thématique extrêmement complexe. Sur les enrobés routiers, nous sommes aussi accrédités, tout comme deux autres laboratoires sur la partie granulat des enrobés routiers, en plus de la partie mastic, ce qui nous permet de rendre un rapport complet sous accréditation COFRAC, et non pas uniquement sur la partie bitumineuse.

    Quant au process d’analyses, il respecte scrupuleusement les normes et textes en vigueur. Après validation du devis, les échantillons sont réceptionnés et traités sous hotte à filtration absolue (observation à la loupe binoculaire), pour être analysés d’abord au MOLP (Microscope Optique à Lumière Polarisée) par un géologue minéralogiste, puis envoyés en préparation. Les échantillons sont pour finir envoyés au META (Microscope Electronique à Transmission Analytique) lorsque cela est nécessaire et afin de rendre un rapport qualitatif. Selon la demande du client, nous pouvons réaliser une analyse quantitative pour quantifier le pourcentage massique d’amiante au MET présent dans l’échantillon, sous accréditation COFRAC, ou rechercher de très faibles quantités d’amiante.

    Qu’est-ce qui vous différencie de vos concurrents ?

    Notre expertise technique nous permet d’accompagner nos clients dans tout le processus. Nous sommes un laboratoire à taille humaine et ne cherchons pas à courir après le volume. Au contraire, nous prenons le temps de comprendre la problématique de chacun de nos clients, de les conseiller au mieux. Nous les suivons jusqu’au bout, même en cas de litige ou de point délicat à régler. Ce rôle d’expert et ce devoir de conseil font entièrement partis du rôle d’un laboratoire de service.
    Notre encadrement technique, composé de docteurs en géologie et de DEA (diplôme d’études approfondies) ou master est très pointu. Nous représentons même la France dans les commissions ISO. Nous intervenons dans des colloques internationaux traitant de notre thématique ou comme expert dans des litiges traités par la cour internationale d’arbitrage .

    Selon vous quelles sont les grandes évolutions à attendre dans votre métier ?

    L’évolution ne rimera pas avec simplification. Au contraire, les normes usuelles pour l’amiante (NFX 43-050, NF X43-269) sont en cours de révision pour répondre à des critères plus exigeants. Ainsi, les modalités métrologiques et analytiques vont évoluer afin d’inciter les laboratoires à plus de professionnalisme. Ce qui est un bien pour l’appréhension du risque amiante pour la santé des travailleurs comme pour celle de la population en général.
    Et si l’on regarde un peu plus loin, les travaux réalisés par l’ANSES devraient également aboutir à de nouvelles évolutions.

    Quelles sont vos dernières et prochaines actualités ?

    Nous participerons au prochain salon des professionnels de l’amiante qui se tiendra le 21 juin à Lyon Espace Tête d’Or, du mercredi 13 septembre au jeudi 14 septembre à Paris Porte de la Villette et à Nantes au mois de novembre. Cela nous tient à cœur, car il s’agit toujours d’un moment privilégié pour accueillir les personnes qui nous font confiance, discuter avec eux sur la manière dont ils envisagent une collaboration et évaluer leur futur besoins. Nos clients collaborent toujours avec nos évolutions pour les satisfaire au mieux.

     

  • Repérage amiante : nouvelles obligations pour les bateaux et constructions flottantes au 1er juillet 2018

    Repérage amiante : nouvelles obligations pour les bateaux et constructions flottantes au 1er juillet 2018

    De nouvelles obligations réglementaires sont attendues, pour les navires, bateaux et constructions flottantes, au 1er juillet 2018, impactant le Dossier Technique Amiante, le Document Unique d’Evaluation des Risques liés à l’amiante et le repérage au préalable des arrêts techniques de travaux. Décryptage avec Sébastien Bony, expert en évaluation du risque « Amiante » et CEO d’Emergen’S.E.A (Groupe ROUBO), société spécialisée dans l’évaluation et la sécurisation opérationnelle et financière des risques liés à l’amiante.

    Quelles sont les conséquences de la nouvelle réglementation ?

    De nombreux navires renferment de l’amiante, car on en produit toujours en Chine, en Russie, et en Inde. Tous les navires qui font des arrêts techniques dans un pays producteur d’amiante ou bien y ont été construits, sont potentiellement contaminés.

    Depuis le 01 Juillet 2018, les armateurs, propriétaires de bateaux battant pavillon français, doivent évaluer les conditions d’obtention du Dossier Technique Amiante (DTA) au regard des nouvelles obligations réglementaires issues du décret n°2017-1442 du 03/10/17 et établir les actions rendues nécessaires d’être mises en œuvre afin de mettre en conformité la situation de l’amiante du navire vis-à-vis de la prévention des risques liés à l’amiante dans le cadre de l’exploitation.

    Dans sa relation employeur-employés, les armateurs sont tenus d’intégrer les résultats de la constitution du DTA dans le Document Unique d’Evaluation des Risques liés à l’amiante (DUER) et mettre en place les modes opératoires pour la santé et la sécurité des travailleurs, des gens de mer et des personnes embarquées.

    Comment le secteur maritime doit-il se préparer ?

    Les armateurs doivent à présent adapter efficacement les conditions d’exploitation du navire avec les interventions courantes sur les équipements qui se révèleront contenir de l’amiante et asseoir les dispositions de sécurité vis-à-vis de l’amiante.

    Dans quelques mois, les arrêts techniques de travaux devront être précédés d’un repérage « amiante » conformément aux dispositions du décret n°2017-899 du 9 mai 2017 dont la méthodologie sera prochainement connue : une organisation rigoureuse se met en place au cœur des chantiers d’arrêt technique.

    Ces nouvelles démarches vont être progressivement intégrées par le secteur maritime pour la sécurité vis-à-vis de l’amiante, une implication le plus en amont possible permettra pour le DTA, de confronter les conditions d’exploitation du navire, des interventions sur les équipements avec les contraintes de sécurité et d’éviter des coûts surdimensionnés. Quant aux arrêts techniques, il s’agira de confronter les spécifications de travaux, les conditions d’accès aux composants structurels et d’équipements, pour aboutir sur l’exhaustivité de la recherche de l’amiante ».

    En conclusion, que ce soit pour le DTA et les arrêts techniques, l’armateur devra assurer la maîtrise des lieux de présence d’amiante.

  • « La qualité du repérage, clé de réussite de l’évaluation des risques liés à l’amiante »

    « La qualité du repérage, clé de réussite de l’évaluation des risques liés à l’amiante »

    Basée à Marseille, la société CEDRES est spécialisée dans l’évaluation et la sécurisation opérationnelle et financière des risques liés à l’amiante. L’évaluation du risque « amiante » dans le cadre du développement d’un projet de réhabilitation et de démolition est essentielle pour assurer la maîtrise opérationnelle et financière d’une opération. Rencontre avec Sébastien Bony, expert en évaluation du risque « Amiante » et CEO de CEDRES (Groupe ROUBO).

    En quoi l’évaluation des risques sécurise les projets de réhabilitation et de démolition de bâtiments ?

    Conformément à l’article L4531-1 du Code du Travail, le maître d’ouvrage est tenu de s’assurer que les principes généraux de prévention sont mis en œuvre de la phase de conception jusqu’à la réalisation de l’ouvrage. Pour ce faire, il doit retenir un opérateur compétent pour établir un rapport de repérage de l’amiante avant travaux exhaustif, en total adéquation avec le programme de travaux envisagé.

    La difficulté réside souvent dans l’exactitude des matériaux et produits contenant de l’amiante (colle versus enduit de ragréage de sol ; peinture gouttelette versus enduit de lissage mural). La dissociation des couches est nécessaire soit par l’opérateur de repérage soit par son organisme d’analyse afin de statuer sur la localisation précise de l’amiante. Ceci permet de définir un cadre sécurisant aux entreprises amenées à valoriser les travaux à mener.

    Par ailleurs, il n’est pas rare de détecter de l’amiante dans des matériaux ou produits alors qu’ils n’en contiennent effectivement pas.

    Le rapport de repérage devra être ensuite transmis aux entreprises de travaux pour leur permettre de réaliser leurs obligations en matière d’évaluation des risques professionnels conformément aux attentes de l’article L4121-3 du Code du Travail.

    Quel est l’apport de l’évaluation des risques pour la sécurité opérationnelle et financière ?

    En cas d’erreur sur la situation de l’amiante, l’entreprise en charge des travaux ne peut asseoir sa méthodologie d’intervention et l’objectif final : par exemple, la technique employée pour l’enlèvement d’une peinture gouttelette différera de celle pour le retrait de l’enduit de lissage mural.

    L’analyse critique de la situation « amiante » est au cœur de l’évaluation des risques. Pour mener à bien le repérage de l’amiante, procéder à la dissociation de couches, identifier clairement le matériau contenant de l’amiante.

    Le temps prévu pour les différentes tâches opérationnelles sera plus important quand l’enduit de lissage doit être retiré par ponçage, voire burinage, si l’enduit est incrusté en profondeur. Le maître d’ouvrage devra aussi prévoir le rattrapage des surfaces après le désamiantage en cas de réhabilitation. Le coût financier de l’opération s’en trouve impacté.

  • Entretien avec Frédéric Maurice, directeur de Eurofins Analyses pour le Bâtiment France

    Entretien avec Frédéric Maurice, directeur de Eurofins Analyses pour le Bâtiment France

    Depuis maintenant 30 ans, Eurofins et ses 30 000 collaborateurs fournissent des prestations d’analyses de pointe en biotechnologie dans le monde entier. L’offre analytique d’Eurofins Analyses pour le Bâtiment propose des solutions reconnues, de qualité et avec des délais optimisés pour la recherche d’amiante dans l’air, les matériaux du bâti et les enrobés routiers.

    Présentez-nous votre réseau de laboratoires.

    Eurofins Analyses pour le Bâtiment est un réseau de 10 laboratoires dont 8 en France. Nous employons plus de 600 personnes qualifiées et dédiées à l’analyse des polluants du bâtiment. Notre réseau représente aujourd’hui la plus grosse capacité d’analyses d’amiante en Europe. En 2017, nous avons analysé plus de deux millions et demi d’échantillons !

    Quelle est la valeur ajoutée d’Eurofins Analyses pour le Bâtiment ?

    Nous proposons à nos clients des délais optimisés selon leurs besoins : c’est une des raisons pour lesquelles nous sommes leader sur notre marché. Nous mettons également tout en œuvre pour faciliter les échanges d’informations avec nos Clients.

    Cela se fait notamment en proposant la dématérialisation des bons de commande, des rapports d’analyses et des factures. Nous offrons ainsi des solutions EDI (Echange de Données Informatisé – Passerelles électroniques) adaptées à nos Clients, pour simplifier leur quotidien et accélérer les flux d’information.

    Pour permettre à nos Clients d’envoyer plus facilement leurs échantillons en analyse, nous travaillons constamment à déployer des solutions logistiques innovantes. Notre équipe Recherche & Développement accompagne nos Clients dans toutes leurs problématiques techniques et leurs soutenances. Nos Chargés de Relations Clients sont disponibles tout au long de la journée pour apporter des réponses rapides et précises à nos Clients.

    Quelles sont les prochaines évolutions au sein du réseau ?

    Deux nouveaux laboratoires vont voir le jour à Palaiseau (91) et à Bucarest (Roumanie) en 2018. Nous investissons au total 15 millions d’euros sur les trois prochaines années : pour créer les laboratoires, les équiper, mais aussi compléter notre parc de microscopes existant. Ceci va nous permettre d’analyser plus de 3 millions d’échantillons cette année en proposant les prix les plus bas du marché tout en restant intransigeants sur la qualité.