Étiquette : paroles de pros

  • Des pratiques à respecter lors des analyses amiante – Nicolas Bohler (Eurofins)

    Des pratiques à respecter lors des analyses amiante – Nicolas Bohler (Eurofins)

    Entretien avec Nicolas BOHLER, responsable commercial au sein d’Eurofins Analyses pour le Bâtiment France. Leader des analyses d’amiante, le réseau regroupe 11 laboratoires dont 9 en France dédiés à cette activité.

    Comment votre offre répond-elle au marché du diagnostic immobilier ?

    L’offre analytique d’Eurofins Analyses pour le Bâtiment propose des solutions conçues pour répondre aux besoins des diagnostiqueurs français. Notre réseau de laboratoires propose la meilleure qualité et le meilleur service au meilleur prix ! Nous sommes en mesure d’analyser toutes les couches hétérogènes d’un échantillon en 4 jours dans le cadre d’un chantier de diagnostic avant travaux ou démolition. Notre offre ne s’arrête pas là puisque nous apportons un accompagnement technique lors des chantiers qui le nécessitent.

    Quelles sont les bonnes pratiques à respecter pour les analyses amiante, plomb et fibres inorganiques ?

    Il est essentiel de ne mettre qu’un seul échantillon par sachet, en quantité suffisante pour éviter les pollutions et nous permettre de réaliser l’analyse et l’atteinte de la limite de détection (LD<0,1% en masse). Le respect de cette limite de détection nous oblige à différencier l’ensemble des couches hétérogènes de chaque matériau constituant l’échantillon. C’est pourquoi nous vous mettons à disposition le guide des quantités minimales sur le site internet Eurofins.

    Pour le conditionnement, il semble bon de rappeler que la norme NF X 46 020 indique que l’échantillon doit être sous double emballage individuel étanche à l’air et propre. L’identification doit être claire et lisible pour permettre l’enregistrement de l’échantillon et bien entendu le sachet ne doit pas être fermé avec des agrafes, nœuds, scotch…

    Par ailleurs, le bon de commande doit être complet, avec le numéro du devis en cours de validité et le type d’analyse.

    Pour quels autres types d’analyses constatez-vous une progression ?

    Eurofins peut accompagner les diagnostiqueurs sur l’identification des insectes xylophages ou autres champignons lignivores pour fournir une réponse scientifique et poussée en cas de doute. Nous proposons également les analyses de plomb dans l’eau, ou encore le contrôle de la concentration d’amiante dans l’air lorsque la présence d’amiante est avérée sur un matériau dégradé. Mais ce n’est qu’un petit aperçu de notre champ d’intervention, nous sommes en mesure de répondre à vos problématiques concernant le radon, la qualité de l’air intérieur ou encore les fibres céramiques réfractaires.

  • « Diagnostiqueur, une profession de plus en plus “à risque” » – Grégoire Marion / Céline Chauris (Cabinet Condorcet)

    « Diagnostiqueur, une profession de plus en plus “à risque” » – Grégoire Marion / Céline Chauris (Cabinet Condorcet)

    Le Cabinet Condorcet, courtier et intermédiaire en assurances, est spécialisé, depuis sa création en 2007 dans l’assurance des entreprises de diagnostics immobilier et compte plus de 700 entreprises clientes. Entretien avec Grégoire MARION, responsable de la branche Responsabilité Civile et Céline CHAURIS, responsable des sinistres.

    Quelle est votre particularité ?

    Nous sommes positionnés sur un marché de niche très réglementé avec peu d’acteurs et donc peu de solutions. Nous travaillons avec plusieurs grandes compagnies d’assurances nous permettant de proposer des solutions adaptées à chaque situation, que ce soit en délégation totale pour les professionnels (avec édition des contrats en interne) ou en partenariat.

    Sur quels nouveaux marchés assurez-vous les diagnostiqueurs immobiliers ?

    Si nos accords-cadres avec de grands assureurs nous permettent d’établir des contrats d’assurances sur les marchés classiques qui évoluent avec les nouvelles réglementations, nous sommes en capacité de trouver, sur les marchés complexes, des solutions et de proposer des offres sur-mesure.

    En allant directement chez les assureurs, parfois réticents, nous avons l’expérience et la légitimité pour négocier et apporter des solutions. Ainsi, lorsqu’un diagnostiqueur réalise une activité exclue, nous entrons dans du sur-mesure et négocions avec la compagnie d’assurance qui l’assure déjà, ou avec une autre afin de couvrir l’ensemble de son activité.

    Comment les sinistres évoluent-ils ?

    Le diagnostiqueur est une victime facile, encore plus aujourd’hui avec une « américanisation » des réclamations et des procédures judiciaires. Nous constatons qu’au fil des années, la profession est de plus en plus « à risque » avec une jurisprudence constante et complexe et des démarches de surprotection des consommateurs. Les difficultés pour s’assurer ne sont pas liées à la nature des activités mais plutôt aux antécédents. Le diagnostiqueur doit donc plus que jamais adopter les bonnes pratiques.

    Lorsque les assurés sont confrontés à une procédure judiciaire, ils ont le choix de trouver l’avocat qui les défendra. Mais sans un avocat spécialisé dans le domaine, le diagnostiqueur risque gros. C’est pourquoi nous proposons à nos clients de les mettre en relation avec des avocats spécialisés dans cette profession complexe. Ils connaissent les réglementations et sont au fait des jurisprudences permettant ainsi de défendre le dossier au mieux.

    Quelles sont les bonnes pratiques ? Comment se protéger au mieux ?

    Les conseils ci-dessous sont valables dans le domaine de l’amiante et de l’ensemble des activités des diagnostiqueurs :

    • Prendre des photos et de les conserver

    Jointes en annexe des rapports, les photographies complètent des descriptifs souvent trop brefs et incapables de décrire l’ensemble.
    C’est la preuve utilisée par les avocats en cas de litige. La photo apporte beaucoup d’informations. Par exemple, le bien a-t-il été rénové depuis la venue du diagnostiqueur laissant paraître un coffrage amianté ? Dans ce cas, le professionnel ne peut en avoir pris connaissance car sa mission est non destructive. En cas de plainte, les photos permettront d’apporter la preuve.

    • Ne croire que ce que l’on voit.

    Souvent, les diagnostiqueurs font confiance à leurs clients, et retranscrivent leur propos dans le rapport, sans vérification. Un avocat sur Marseille nous expliquait qu’un diagnostiqueur avait réalisé un diagnostic dans une maison en bois. Composée e panneaux, le propriétaire indiquait qu’il s’agissait de bois. Or, il s’agissait en fait de plaques en bois qui recouvraient des plaques d’amiante. Le professionnel aurait dû vérifier ou écrire dans son rapport « le vendeur m’a dit que… ».

    • Demander des documents

    Afin de limiter sa responsabilité, le diagnostiqueur a tout intérêt à réclamer un maximum de documents (plans, factures, etc.). En cas d’absence de réponse, il est important de le noter, aussi. Cela démontrera que la demande a été formulée.

    Un diagnostiqueur a œuvré dans une maison déclarée sans cave. Après la vente, le vendeur a découvert sous l’habitation une cave… emplie de mérule. Le diagnostiqueur n’ayant pas mentionné cette pièce a été attaqué.

    Le professionnel a donc tout intérêt à éditer un rapport de police mentionnant les documents communiqués ou non. Ce travail de secrétariat important permettra de limiter sa responsabilité.

    • Se re-déplacer

    Lors de mises à jour de diagnostics, certains professionnels, souvent à la demande du vendeur, modifient simplement la date du rapport, sans procéder à un nouveau diagnostic. Or, le bien peut avoir été modifié et seul une nouvelle visite permettra de s’assurer de la véracité des informations retranscrites.

  • « La recertification doit encore évoluer pour rester à un coût acceptable » – Philippe Durand (Bureau Veritas Certification)

    « La recertification doit encore évoluer pour rester à un coût acceptable » – Philippe Durand (Bureau Veritas Certification)

    Bureau Veritas Certification est leader mondial de la certification. Philippe Durand, responsable du secteur Construction – Immobilier revient sur les enjeux du marché.

    Certification et recertification : quel est votre point de vue ?

    La certification dans le domaine du diagnostic immobilier a été mise en place il y a 10 ans pour fiabiliser un métier en phase de développement et qu’il était indispensable de cadrer. Les professionnels doivent, depuis cette date, détenir des prérequis dans les domaines techniques afin d’exercer son activité. Cette maîtrise des prérequis doit être validée par un tiers de confiance. Quant à la recertification, elle doit encore évoluer pour rester à un coût acceptable.

    Quelle est la valeur de la certification ?

    Si certains professionnels estiment son coût élevé, il faut avant tout avoir en tête que c’est un outil de valorisation de la profession. Si nous ramenons l’investissement à sa grandeur économique, il ne s’élève pas à plus d’un euro par diagnostic et représente moins de 15 % des investissements du professionnel au regard de la formation, du matériel, des logiciels, etc. Et ces rapports ont bien évolués puisqu’en 2007, ce coût relatif était 30 % à 40% supérieur.

    La certification est-elle gage de qualité ?

    La certification est une chaîne de confiance dans laquelle l’organisme de certification est accrédité par un tiers de confiance : le Cofrac. L’adéquation du contenu de nos examens avec le cahier des charges réglementaire est donc passée en revue. On peut considérer que le contenu fait l’objet d’une appréciation à un moment donné et qu’il est perfectible a minima.

    Dans le cadre de la formation, cette validation du programme en amont par un tiers de confiance n’existe pas. L’organisme de formation est donc seul responsable à juger de la conformité de ses formations. Le processus d’amélioration doit se mettre en place, c’est certain. Mais rappelons-nous de la jeune profession d’il y a 10 ans : beaucoup de chemin a été parcouru depuis, et peu de professions se sont améliorées aussi visiblement dans un laps de temps si court.

    L’une des pistes d’amélioration est donc le contenu de la formation. Il faut que cette dernière s’adapte aux compétences à acquérir : formation longue pour les novices ou formations spécialisées pour apporter un contenu utile au professionnel expérimenté qui ne doit pas entendre, dans le cadre d’une re-certification, le même discours qu’il y a 5 ans.

  • « L’union fait la force » – Lionel Janot (FIDI)

    « L’union fait la force » – Lionel Janot (FIDI)

    Créée en 2004 la Fidi regroupe plus de 1000 diagnostiqueurs et 700 entreprises, tous issus des modèles économiques variés (indépendants, salariés intégrés, réseaux de franchises, etc). Lionel Janot, son président, revient sur les dossiers chauds de la profession.

    Le DPE est au cœur du débat du plan énergétique porté par Nicolas Hulot. Quel est votre point de vue ?

    Le 1er février, nous avons présenté 12 propositions au Conseil supérieur de la Construction et de l’Efficacité Énergétique avec pour objectif que le DPE évolue vers un DPE 3.0. Ces propositions se sont articulées autour de 4 grands principes : fiabilisation, meilleure lisibilité par les clients, enrichissement pour éradiquer les « passoirs thermiques », et plus grande implication des diagnostiqueurs dans le cadre des travaux d’amélioration autour de l’utilisation plus pertinente et efficace des données récoltées. Nous proposons également d’accompagner les pouvoirs publics par la mise en place d’ateliers-test grandeur nature grâce à nos nombreux adhérents qui tissent l’ensemble du territoire.

    Quelles sont les conséquences de l’arrêté de compétences?

    Cet arrêté était attendu depuis longtemps. Mais sur ce sujet, nous avons été consultés tardivement. L’arrêté prévoit l’allongement de la certification de 5 à 7 ans et la suppression des QCM en re-certification au profit de contrôles sur ouvrages dans tous les domaines. Il pose aussi le cadre de la certification obligatoire des organismes de formations et de l’indépendance entre ces derniers et les organismes de certification.

    Si globalement nous sommes satisfaits des avancées, nous restons vigilants et inquiets quant à la mise en pratique de contrôles globaux et aléatoires. Constitués en intersyndicale avec la CDI, la CFDI et LDI, nous travaillons sur des propositions concrètes afin que la mise en pratique corresponde à la réalité. Le texte n’est pas assez précis et de nombreuses questions se posent : que faire si, sur un bien, l’ensemble des diagnostics n’est pas à réaliser ? Si le diagnostiqueur n’est pas certifié pour l’ensemble de ses activités par un même organisme ? Quel sera le coût additionnel pour le professionnel ?

    Face à ces questions, il est fondamental que la profession se fédère car, ne l’oublions jamais, l’union fait la force.

    Pourquoi adhérer à la FIDI ?

    En rejoignant la FIDI, vous profitez d’un contrat groupe d’assurance responsabilité civil professionnelle MMA, fruit d’une collaboration historique avec le cabinet MMA-Subervie. Notre contrat groupe est spécialement adapté à notre métier avec des garanties calquées selon vos activités pour une large couverture permettant d’ajuster une prime concurrentielle.

    La FIDI, c’est aussi une équipe disponible de permanent et de membre pour répondre à toutes les questions techniques, normatives ou juridiques.

    En rejoignant la FIDI, vous pesez et participez à l’évolution de votre métier. Et plus nous sommes nombreux, plus nous sommes écoutés. Tous bénévoles, élus et adhérents peuvent participer aux groupes de travail, et être présents auprès des instances règlementaires et normatives tels que la X 46-020, X 46-021 pour l’amiante, les travaux de normalisation Gaz et Electricité, les comités de certification, le plan de recherche et développement amiante. En adhérent, vous pouvez être acteur de l’évolution de votre métier.

  • Nanoscop : son application au service des laboratoires

    Nanoscop : son application au service des laboratoires

    ENTRETIEN AVEC
    L’obscurcissement des grilles d’analyse est souvent sujet à des difficultés d’analyses et donc de résultat. Partant de ce constat, Jean-Michel Haas, président de Nanoscop, a développé une solution pouvant améliorer le travail des laborantins. Explication.

    Nanoscop est une petite société créée en 2015 qui propose, en dehors de son site internet pour les laboratoires, des services aux entreprises travaillant dans le domaine de l’amiante. Ses principales activités sont :

    • Le suivi et maintien de systèmes qualité pour l’accréditation COFRAC pour les laboratoires de prélèvement (entrepreneur principal) et pour les laboratoires d’analyses pour les programmes LABREF 26 et LABREF 28, HP Env, programme 144…
    • Le conseil et l’assistance aux entreprises, AMO…

    Son site internet www.nanoscop.fr propose une application dédiée aux laboratoires d’analyses pour la recherche d’amiante dans l’air en microscopie électronique à transmission analytique (META).

    Pourquoi cette application ?

    L’analyse pour la recherche de fibre d’amiante est un enjeu de santé public et nécessite une grande rigueur et une précision importante dans l’analyse afin de protéger les travailleurs et la population environnante. L’appréciation du taux d’obscurcissement impacte la réalisation ou non du comptage et de manière indirecte la validité de la Sensibilité analytique (SA).

    Le constat

    Cela fait des années que j’entendais dire qu’estimer le taux d’obscurcissement des grilles dans le cadre des analyses d’air en META n’étaient pas une chose aisée. Mais après pas mal de concertation avec différents acteurs, notamment dans le milieu du laboratoire, j’ai constaté que les laborantins ont beaucoup de difficultés pour appréhender le taux d’obscurcissement des grilles et donc pour respecter la norme dans le cadre de la préparation des échantillons de prélèvement d’air. L’être humain peut être très performant dans cet exercice mental. Cela dépend de chaque individu mais surtout d’un entraînement régulier.

    L’idée

    L’idée a été de trouver un système performant pouvant aider techniquement les laborantins dans cette difficulté. Le logiciel proposé permet l’entraînement, et la mesure des performances du laborantin. Le laboratoire peut ainsi homogénéiser les performances de son personnel et rendre plus robuste l’expression de sa SA. L’objectif et d’aider les laboratoires à améliorer et maintenir les compétences dans ce domaine très précis, qui impacte directement la validité du résultat des analyses d’air.

    Le concept

    Le système consiste à développer une grande bibliothèque d’images représentant des poussières et des fibres sur une surface représentant une ouverture de grille à des grossissements différents comme si le laborantin était en observation sur le microscope électronique à transmission. Le but étant de faire apparaître pendant un temps donné une grille avec différents grossissements de manière à se rapprocher le plus possible de la réalité lors de l’observation au META. L’objectif de l’exercice est d’avoir des grilles aléatoires tant sur la quantité de reproduction de particules que de reproduction de fibres. L’encrassement simulé est compris entre 2 et 50% de la surface de l’ouverture. Chaque image est ainsi unique.

    Le candidat se trouve en présence de trois choix de grossissement et peut prendre celui qu’il utilise habituellement dans son travail pour faire son estimation du pourcentage d’obscurcissement tel que présenté dans l’application.

    En fin de test, un rapport confirmant la réussite du test permet au candidat de prouver en toute impartialité et indépendance, qu’il sait parfaitement estimer ce critère normatif.

    L’application Nanoscop.fr est un outil pour aider les laborantins dans leur travail et donc rendre plus fiables les analyses d’air. D’autres développements sont actuellement à l’étude pour aider à améliorer encore plus la qualité de l’analyse.

  • « Au moins 4 millions de diagnostics avant-vente réalisés en 2017 ! » – Thierry Marchand (FNAIM)

    « Au moins 4 millions de diagnostics avant-vente réalisés en 2017 ! » – Thierry Marchand (FNAIM)

    La Chambre des Diagnostiqueurs (FNAIM) a été créée il y a 11 ans. A sa tête Thierry Marchand, qui entend accompagner les diagnostiqueurs avec une vision sur les dix prochaines années en renforçant ses équipes autour d’une stratégie guidée par un objectif : la santé, la sécurité des personnes et la protection de l’environnement pour un logement plus sûr et plus confortable.

    Quelle est la situation de la profession et ses enjeux pour 2018 ?

    Notre métier a débuté en 1992 avec la loi Carrez. S’il a connu des aléas, il s’est nettement professionnalisé depuis la mise en place de la certification il y a 10 ans. Notre profession est véritablement consciente de la responsabilité que lui a confiée les pouvoirs publics. Les chiffres sont là : on estime que les diagnostics pour la vente, la location et les travaux représentent plus d’un milliard d’euros de CA par an.

    Au cours de la seule année 2017, 970 000 logements ont été vendus. Avec une moyenne de 4 diagnostics par vente, ce sont au moins 4 millions de rapports réalisés, rien que pour la vente ! Les associations de consommateurs précisent que le taux d’erreur dans les rapports baisse au fil du temps.

    Les propriétaires sont de plus en plus inquiets des contrôles que réalisent leur diagnostiqueur. Effectivement, les conclusions de nos rapports ont un impact sur leur vente ou leur location. Mais ils ne voient pas toute la chaîne de réalisation d’un diagnostic. Le diagnostiqueur n’est pas le seul à être responsable : a-t-il été bien formé ? La certification de compétence effectue-t-elle les contrôles de manière efficace ?

    A ce titre, Les diagnostiqueurs peuvent-ils être considérés comme des « auxiliaires de l’État » ?

    Oui, nous pouvons nous considérer ainsi. Pour exercer, les diagnostiqueurs ont l’obligation d’être certifiés. Et pour être certifié, il faut d’abord être formé. Or la question de la responsabilité des organismes de formation et de certification n’est jamais relevée. De bons professionnels peuvent commettre des erreurs si leur formation est insuffisante ou médiocre.

    Ils passent aussi à travers le contrôle de la certification qui se concentre principalement sur les rapports, mais pas sur les processus de réalisation de ces documents. Les autres professions réglementées ont des garde-fous, comme les ordres professionnels. Or, avec un peu plus de 7500 diagnostiqueurs en France pour 9000 certifiés, ce n’est malheureusement pas un enjeu. Notre organisation professionnelle patronale, la CDI FNAIM, que je représente, met toute son énergie à défendre nos adhérents et notre profession.

  • «  Vérifier et entretenir son matériel va devenir essentiel ! » – Jean-Michel Catherin (TESTOON)

    « Vérifier et entretenir son matériel va devenir essentiel ! » – Jean-Michel Catherin (TESTOON)

    Acteur du matériel pour les diagnostiqueurs, Testoon fournit des packs complets aux entreprises nouvellement créées ou aux nouveaux salariés, qui vont du petit matériel de mesure, aux échelles. Réassort et service de maintenance font également partie de l’offre de Testoon. Jean-Michel Catherin revient sur les enjeux du matériel.

    Comment se porte le marché du diagnostic immobilier dans votre secteur ?

    Le marché reste relativement dynamique. La période 2017-2018 montre pour le moment une demande équivalente à celle du début des années 2010. Le marché est sain. Il se partage entre l’investissement dans des packs complets pour des embauches ou des créations d’une part et l’entretien régulier du parc de matériels d’autre part.

    Pourquoi faut-il faire vérifier son matériel régulièrement ?

    Parce que c’est économiquement rentable sur le long terme. Le fait de vérifier dans les délais l’ensemble de son parc permet de réaliser les réglages garantissant les bons résultats du diagnostic et de changer les composants défectueux et non pas le matériel complet, même si les normes ne le précisent pas à chaque fois. Vérifier ne veut pas dire changer ! Mais quand on fait des mesures, il est normal de vérifier que les mesures sont justes !

    C’est un enjeu important qui va s’imposer encore plus dans l’avenir. Par exemple, certains clients nous indiquent que cela fait longtemps qu’ils n’ont pas détecté de monoxyde de carbone avec leur appareil. Or lorsque le résultat est égal à zéro, cela signifie soit qu’il n’y a pas de monoxyde, soit que l’appareil ne fonctionne pas… Les risques peuvent donc être importants.

    Les appareils se dotent-ils des dernières technologies ?

    S’il n’y a pas de révolution dans les outils de base pour diagnostiqueur, ils se dotent régulièrement de nouvelles fonctions utiles que l’utilisateur n’exploite pas, souvent par ignorance ou habitude. Par exemple, le dernier télémètre Leica permet de réaliser des prises de plan simple avec un télémètre connecté à une tablette. Résultat : le diagnostiqueur peut se promener dans l’appartement, le télémètre saura dans quel endroit il se situe en fonction du déplacement et reportera automatiquement le tracé.

    De la même manière, nous avons un partenariat avec Parrot pour des drones professionnels tout en étant économiques et simples d’emploi. Il est permis, pour un budget de moins de 1500 €, de proposer de nouvelles missions à forte valeur ajoutée : Par exemple proposer aux agences immobilières des images insolites en réalisant un modèle 3D pour les grandes propriétés, ou réaliser des études de déperditions énergétiques sur un bâtiment.

  • Ouest Contrôle Environnement : pionnier des laboratoires en franchise

    Ouest Contrôle Environnement : pionnier des laboratoires en franchise

    ENTRETIEN AVEC
    Serge Bruneaud, fondateur de Ouest Contrôle Environnement. Créé en 2001, Ouest Contrôle Environnement innove dans le domaine des laboratoires à travers sa franchise. Retour sur un développement aussi intéressant que novateur dans le domaine.

    Présentez-nous votre structure ?

    Ouest Contrôle Environnement exerce historiquement le métier de diagnostiqueur immobilier. Nous réalisons l’ensemble des diagnostics avec une spécialisation sur l’amiante. Je suis moi-même expert auprès des compagnies d’assurances. Puis OCE a suivi les évolutions du marché. Vers 2008, nous avons accompagné nos clients dans les domaines de l’amiante (démolition, avant travaux). C’est à cette époque que nous avons débuté notre activité de laboratoire de prélèvement d’air sur le plomb et l’amiante avec un agrément ministériel. Puis, en 2010, nous sommes allés plus loin en obtenant la certification Cofrac pour les mesures d’empoussièrement amiante. Soucieux d’aller au bout de la démarche, nous avons, en 2012, obtenu l’accréditation pour la stratégie de prélèvement et, dans la foulée, avons créé un laboratoire d’analyse des matériaux et de l’air pour lequel nous sommes accrédités depuis 2016. Pourquoi aller aussi loin ? D’une part, dépendre uniquement de sous-traitants devenait risqué. D’autre part, en tant qu’expert, je souhaitais comprendre et maîtriser toute la chaîne.

    Quelles techniques utilisez-vous ?

    Nous utilisons trois techniques : la Microscopie Optique à Lumière Polarisée (MOLP), la Microscopie Electronique à Balayage Analytique (MEBA) et la Microscopie Electronique à Transmission Analytique (META). La majorité des laboratoires travaillent autour de deux techniques (MOLP ET META). Pour les matériaux, le MEBA permet de voir plus de matière qu’avec le META grâce à une observation en surface. Toute incertitude est ainsi levée.

    Vous développez une franchise. Pouvez-vous nous expliquer ?

    Au fil du développement de notre activité de laboratoire, nous couvrions les demandes au niveau national. J’ai souhaité développer un réseau pour être au plus près des chantiers de nos clients. Nous sommes, dans cette démarche de développement pionnier en France. Ainsi, en 2016, nous avons créé l’enseigne sous la marque Ouest Contrôle Environnement. Nous disposons déjà de 7 franchises sur le grand ouest (de la Normandie au Pays Basque). Nous nous implantons actuellement dans le sud-est, avec un objectif de 20 franchises à horizon fin 2018. Quant aux profils recherchés, nous demandons à ce que les candidats soient déjà professionnels dans le domaine de la construction et si possible dotés d’une bonne connaissance de la problématique amiante de manière générale. Nous souhaitons avant tout intégrer des acteurs de terrain, car c’est bien la qualité du prélèvement sur le terrain, le respect des conditions de réalisation et la parfaite représentativité qui font la qualité des résultats communiqués aux clients.

    Enfin nous nous intéressons au marché des prélèvements des 86 substances à VLEP contraignantes présentent dans l’air, comme par exemple le plomb, les poussières de bois, les fibres céramiques réfractaires, etc. Nous réfléchissons aussi à nous positionner sur les analyses liées à l’eau et aux sols pollués.

  • VIDEO – Amplificateurs GSM : GigaConcept à la recherche d’électriciens

    VIDEO – Amplificateurs GSM : GigaConcept à la recherche d’électriciens

    Avec sa plateforme Giga network, GigaConcept propose une mise en relation entre les structures (entreprises, collectivités…) en demande d’une réception 4G dans leurs locaux et les intégrateurs opérationnels formés au besoin.

    Laurent Muckensturm, fondateur de la société, présente le concept à l’occasion du Grand Circuit 2018 des Intégrateurs Electriciens.
    > Présentation de l’interface à 2min15.

    Plus d’infos sur www.giga-network.fr

  • Airria Channel : pour décrocher de nouveaux marchés

    Airria Channel : pour décrocher de nouveaux marchés

    Leader en installation et maintenance d’objets connectés depuis sa création en 2005, Airria se positionne sur des marchés technologiques en pleine évolution : sécurité, domotique, énergie, e-santé, mobilité… Jérôme Robert, directeur, revient sur les principaux enjeux de son activité.

    Quelle est l’histoire du marché des objets connectés ?

    Le marché « objets connectés » existe depuis de nombreuses années. Tout a débuté avec les box internet. Aujourd’hui, il est lié à une commande avec ou sans fil d’un autre objet distant dans le but d’améliorer l’habitat, le travail, la production, etc. Ce marché touche de nombreuses activités : informatique, sécurité, santé, gestion des énergies – avec Linky pour l’électricité. Les métiers changent à l’image de la sécurité où, il y a encore quelques années, nous installions des alarmes filaires.

    Nous estimons que chaque personne dispose actuellement de 4 ou 5 objets connectés. Avec une perspective de 50 objets, on peut tout imaginer. Prenons l’exemple des bouches à incendies. Si elles étaient toutes équipées d’objets connectés, les pertes d’eau ou les fuites seraient immédiatement décelées. Et ce n’est qu’un exemple.

    Aujourd’hui, le marché s’oriente clairement vers les objets connectés et sur la nécessité de développer un service de prise en main et une aide à l’installation. C’est sur ce créneau que nous nous engageons pleinement. Certains objets se branchent seuls. D’autres nécessitent les compétences d’un électricien formé à la domotique. Mais quel que soit l’appareil, tous imposent une prise en main au bénéfice de l’utilisateur final.

    Quelles sont les conséquences en termes de compétences des techniciens ?

    Les objets connectés ont été, à leur origine, l’apanage des informaticiens (qui restent nos fournisseurs les plus importants). Certains se sont dirigés vers l’électrique pas nécessité mais sans approfondir. A l’inverse les électriciens se sont dotés de connaissances informatiques simplifiées, créant de nouveaux

    Lorsqu’un promoteur immobilier fait appel à nous pour la maîtrise d’œuvre d’un projet national, nous répercutons ses besoins nationaux au niveau local et recherchons, dans ce cadre, des électriciens pour mettre en œuvre la partie smart. Afin de faciliter nos apports d’affaires en région, nous avons développé le site www.airriachannel.com. Nous y publions les missions, les formations que nous dispensons sur les missions et les actualités du métier. Bref, nous formons et apportons des missions pour tous les électriciens désireux de trouver de nouveaux marchés.