Étiquette : paroles de pros

  • « La TNT reste un moyen privilégié de recevoir la télévision »

    « La TNT reste un moyen privilégié de recevoir la télévision »

    Thierry Brillac a repris depuis sept ans l’entreprise familiale créée en 1986, Centre Ouest Antennes, basée près de la Rochelle. La société intervient essentiellement dans la pose d’antennes collectives pour le compte des bailleurs sociaux, des syndics, des hôtels et de l’hôtellerie de plein air. Avec 3 techniciens et un contrat pro, l’entreprise se développe aussi dans des marchés de niche. Entretien.

    Comment vous adaptez-vous à l’arrivée de la fibre ?

    La fibre est en forte croissance. Elle fait des utilisateurs satisfaits et d’autres qui le sont beaucoup moins. En effet, la qualité et le débit ne sont pas aussi réguliers que pour la réception TNT. Si une personne dispose de 100 méga – ce qui n’est pas souvent le cas – d’autres, avec moins, auront des difficultés à recevoir la télévision sur plusieurs postes.

    Quoi qu’il en soit, la TNT est maintenue jusqu’en 2030 et les grands événements sportifs (coupe du monde de football, jeux olympiques) devraient être un moteur d’amélioration de la qualité de la TNT avec l’ultra HD et le 4K, car beaucoup disposeront encore de la TNT comme unique moyen de réception de la télévision.

    De notre point de vue la TNT reste en effet un moyen privilégié de recevoir la télévision pour la majorité des français. Nous avons fait ce constat lors de la phase 3 du réaménagement de la TNT le 23 Janvier dernier, à l’occasion de laquelle nous avons dû régler les filtres sur les nouvelles fréquences. Alors que certains clients pensaient que l’ADSL était majoritairement utilisé, nous avons montré qu’au contraire, la TNT était prédominante.

    Formation, recrutement : quelles difficultés rencontrez-vous ?

    Concernant la formation, nous restons sur des techniques connues. Nous surveillons les nouveaux matériels des constructeurs afin de proposer à nos clients qui ont besoin de remplacer leurs téléviseurs de s’enquérir des dernières innovations, comme le 4K. Quant au recrutement, il est assez difficile de trouver des techniciens qui maîtrisent les métiers des courants faibles. Nous avons aussi besoin de profils plus informatiques, notamment pour l’installation de wifi, d’interphones ou de vidéo-protection. La seule formation adaptée en courant faible était dispensée par l’Afpa à Fontenay le Comte. Elle a été abandonnée au profit d’un contenu orienté autour de la fibre.

    Vous parliez de marchés de niche. Quels sont-ils ?

    Outre ce qui a été cité, nous travaillons pour les opérateurs mobiles sur le filtrage de la 4G et bientôt 5G liées au réaménagement des fréquences de la TNT. Nous déployons aussi des amplificateurs de téléphonie pour les zones mal couvertes et répondons à toute opportunité de marché sur le courant faible.

  • Les solutions LEDs selon Bever Innovations : 70 % d’économies à la clé

    Les solutions LEDs selon Bever Innovations : 70 % d’économies à la clé

    Important fabricant néerlandais de solutions LEDs intelligentes pour l’intérieur et l’extérieur, Bever Innovations est un acteur incontournable présent dans le monde entier. Rencontre avec Jean-Michel Ludot, responsable du développement.

    Quels sont les dernières évolutions technologiques et techniques des LEDs ?

    La tendance se poursuit dans la production de LEDs plus puissantes avec un ratio lm/W élevé et de longues durées de vie. Autour des LEDs, les systèmes intègrent des fonctions de gestion de l’éclairage en relation avec l’environnement (activité du site, apports de lumière extérieure, intégration avec les autres systèmes de l’entreprise…).

    Quelles sont les attentes ?

    Les attentes de nos clients concernent des produits fiables à longévité accrue avec « zéro maintenance ». Une autre tendance est la recherche de produits connectés pilotables à distance. Dans le domaine industriel, par exemple, l’objectif est double : réduire les consommations électriques et maîtriser les coûts d’installation et d’exploitation des luminaires, le tout en apportant un éclairage optimal.

    Il est donc nécessaire d’installer des équipements intelligents et sans fil pour que l’éclairage puisse se moduler (marche, arrêt et gestion de l’intensité et de la puissance de l’éclairage). Dans les années à venir, les produits d’éclairage devront s’intégrer avec les autres systèmes (alarmes, outils de production, etc…) pour faire partie d’un réseau général d’objets connectés.

    Avez-vous un exemple concret ?

    Nous avons équipé une zone de service sur l’Aéroport de Marseille en début 2017. Auparavant l’éclairage restait en pleine puissance toute la nuit. Désormais il est réduit au bout d’un temps programmé sans activités détectées. Le site est aussi passé à la LED. A la clé, des économies substantielles. Autre exemple : un entrepôt frigorifique aux Pays-Bas. Les lampes néons et à iodure métallique y ont aussi été remplacées par des LED. Cela a permis de passer de 220 points lumineux à moins de 100 et de consommations de 64 000 kWh à moins de 5 000 kWh. Surtout, le personnel trouve la lumière plus confortable.

  • Eurofins : une logistique adaptée aux acteurs de terrain

    Eurofins : une logistique adaptée aux acteurs de terrain

    Eurofins Analyses pour le Bâtiment est un réseau regroupant 9 laboratoires en France, spécialisés notamment dans l’analyse amiante, et résolument tournés vers le service aux acteurs opérationnels. Interview de Pierre Proietti, Président du Laboratoire de Bordeaux.

    Quelles bonnes pratiques doivent respecter les maîtres d’ouvrage ?

    Le maître d’ouvrage doit initier la démarche amiante, ce qui nécessite d’avoir une connaissance des obligations réglementaires. Le repérage doit être réalisé par un diagnostiqueur certifié, qui travaillera avec un laboratoire accrédité pour analyser les matériaux. Au-delà, il faudrait que le maître d’ouvrage s’intéresse à la manière dont sont menés le diagnostic et les analyses pour pouvoir dialoguer efficacement avec les experts et ainsi décider utilement en termes de sécurité et de coûts. Enfin, le maître d’ouvrage doit faire réaliser les mesures d’empoussièrement garantissant la sécurité des occupants sans se contenter des mesures réalisées par l’entreprise de travaux.

    Le prélèvement est une opération complexe. Pouvez-vous nous expliquer ?

    La complexité commence avant le prélèvement, dès l’établissement de la stratégie de prélèvement, comprenant le type, le nombre, la durée et la localisation des mesures. Elles seront réalisées avec du matériel contrôlé métrologiquement, et devront se dérouler conformément aux processus de travail ou de désamiantage retenus pour l’élaboration de la stratégie. Les filtres des prélèvements et les données essentielles aux analyses seront transmis à un laboratoire accrédité pour l’analyse au MET, pour être intégrées et pour restituer ensuite les résultats au client.

    Mesure d’exposition, mesure d’empoussièrement : quelles différences ?

    La mesure d’empoussièrement définit la concentration moyenne en fibres d’amiante par litre d’air, tandis que la mesure d’exposition évalue la concentration moyenne en fibres/litre inhalée dans l’air pollué, en tenant compte des protections respiratoires utilisées.

    Avec 9 laboratoires en France, pourriez-vous nous expliquer les spécificités de la Nouvelle Aquitaine en termes de marché ?

    On rencontre en Nouvelle Aquitaine l’ensemble des problématiques de l’amiante, aussi bien en milieu urbain que rural, dans des contextes industriels variés : installations hydroélectriques, centrales nucléaires, sites scientifiques de pointe et installations militaires, aéronautique, ferroviaire… Les grands projets d’infrastructures et de réhabilitation de sites génèrent de l’activité. Nous traitons aussi des problématiques d’amiante dans les navires, ainsi que l’HAP dans les enrobés routiers.

  • Financement : « une gestion évolutive du matériel des électriciens »

    Financement : « une gestion évolutive du matériel des électriciens »

    Leasecom, pionnier de la location financière et de l’économie de l’usage, aide les entreprises en leur proposant une gestion évolutive des équipements réputés à forte obsolescence. Créée en 1984, elle regroupe un réseau de 1 100 partenaires constructeurs, distributeurs et éditeurs. Rencontre avec Frédéric Amichot, responsable du développement marché.

    Que signifie « productivité responsable » ?

    Au cœur de la relation du distributeur, constructeur et client final, nous sommes tiers de confiance et animons un écosystème de professionnels. Concrètement, nous proposons un nouvel usage du matériel : plutôt que d’investir de manière classique, nos distributeurs proposent un système locatif à leur client. Par exemple pour un parc de 20 Cameras dans une grande surface, en échange d’un loyer, elle peut se doter immédiatement des nouvelles technologies, les faire évoluer ou les remplacer à tout moment sans augmenter sa charge locative. L’entreprise peut ainsi, passer simplement de l’analogique au numérique en maîtrisant son budget. Et enfin, chaque matériel usagé est systématiquement récupéré, re-commercialisé ou recyclé selon les normes DEEE. Et l’émission des gaz à effet de serre est compensée grâce à notre partenaire Compte Co2. Autrement dit, la chaîne est entièrement responsable.

    Quels services additionnels proposez-vous aux professionnels ?

    En tant que facilitateur, nous proposons des services associés. Au-delà du financement, nous intégrons à titre d’exemple la maintenance. Ainsi le client final ne disposera pas d’un devis pour le matériel et un autre pour la maintenance, mais d’un financement tout compris mensuel. Il est ainsi plus facile pour lui d’intégrer dans sa comptabilité une charge régulée sur l’année qu’un investissement important à un instant T. Autre avantage, pour le fournisseur cette fois-ci, nous supportons le risque d’insolvabilité du client pendant toute la durée du contrat. Et Leasecom règle le fournisseur de l’intégralité de son projet dès l’installation des équipements.

    Quel accompagnement proposez-vous ?

    La gestion évolutive du parc de matériel nous permet d’anticiper les besoins en s’adaptant au cas par cas, nous permettant de proposer en amont le matériel adéquat tout en optimisant le contrat pour toujours garantir au client final un parc de qualité optimale.

  • Entretien avec Lionel Charpentier, responsable du laboratoire amiante Synlab Gennevilliers

    Entretien avec Lionel Charpentier, responsable du laboratoire amiante Synlab Gennevilliers

    Le laboratoire SYNLAB amiante France est issu du groupe ALcontrol Laboratories l’un des plus grands laboratoires environnemental indépendants d’Europe. Fin 2014, le groupe a ouvert un laboratoire spécialisé dans les analyses amiante en France. En seulement trois ans, plus d’une centaine de collaborateurs ont rejoint l’entreprise. Entretien avec Lionel Charpentier, responsable du laboratoire amiante SYNLAB Gennevilliers, qui couvre l’ensemble du territoire français.

    Présentez-nous votre expertise.

    Le laboratoire SYNLAB Gennevilliers a été créé pour répondre à la demande spécifique de nos clients sur la problématique amiante en France. Nous réalisons des analyses amiante dans les matériaux du bâtiment, dans les enrobés bitumineux et dans l’air. Nos spécialistes utilisent notamment un matériel qui n’est pas utilisé ailleurs en Europe : le microscope électronique à transmission analytique (META), qui permet de répondre à la réglementation française.

    Les diagnostiqueurs immobiliers sont nos principaux clients et nous répondons également à la demande d’industriels ou de laboratoires de prélèvement d’air, qui nous font parvenir leurs filtres. Étant l’un des plus importants laboratoires amiante en France, nous pouvons recevoir des dossiers de plusieurs centaines d’échantillons sans problème. En fonctionnant en 3×8, six jours sur sept, nous garantissons des délais très courts et respectés avec un taux de service supérieur à 90%. Cette organisation permet à nos experts d’analyser plusieurs dizaines de milliers d’échantillons par mois.

    Comment accompagnez-vous vos clients ?

    Chez SYNLAB nous souhaitons avoir un vrai apport qualitatif dans la relation entre le laboratoire et le client. L’aspect humain et le service apporté en plus de la simple analyse est en effet très demandé par nos clients. Pour être au plus près d’eux, nous fonctionnons toujours en binôme : un interlocuteur commercial et un interlocuteur du service technique et client.

    Notre service technique se charge par ailleurs de la veille réglementaire pour le laboratoire lui-même et pour nos clients. Nous pouvons ainsi leur apporter les réponses les plus justes en restant alertes sur les évolutions des normes et des référentiels d’accréditation. Nous allons même plus loin en participant à l’élaboration des normes via notre présence dans différents comités Afnor. SYNLAB travaille ainsi, avec d’autres acteurs du secteur, à l’élaboration de la norme NF X 43-050 pour l’analyse d’amiante dans l’air et les matériaux. Nous avions travaillé de même avec la norme NF X 43-269, qui va entraîner de nombreux changements cette année au niveau du processus dans le laboratoire mais aussi chez nos clients.

    Quels sont vos principaux développements en 2018 ?

    La grande actualité cette année est notre intégration dans le groupe de laboratoires SYNLAB, un des plus importants groupes analytique au monde. Notre arrivée en juillet 2017 a permis de compléter la division Environnement du groupe, notamment avec la spécificité de l’analyse amiante sur META. De notre côté, nous bénéficieront des forces de production de SYNLAB et d’importants investissements matériels pour notre laboratoire, mais aussi humains avec le renforcement des équipes de production, commerciales et d’accompagnement client.

  • Entretien avec Patrick Bontemps, vice-président de l’Union des Laboratoires de Santé du Bâtiment

    Entretien avec Patrick Bontemps, vice-président de l’Union des Laboratoires de Santé du Bâtiment

    Entretien avec Patrick Bontemps, vice-président de l’Union des Laboratoires de Santé du Bâtiment (USLB).

    Présentez-nous l’ULSB ?

    L’Union de Santé des Laboratoires du Bâtiment a été formée en 2006, elle regroupe les principaux organismes accrédités par le COFRAC dans le domaine de l’amiante en France mais aussi, et plus largement, tous les acteurs de la santé du bâtiment.
    Par l’intermédiaire de cette association, nous souhaitons apporter nos expériences et nos connaissances scientifiques auprès des instances réglementaires, normatives, accréditrices et certificatrices.
    Par la représentativité de ses adhérents et leur expertise, l’ULSB est l’interlocuteur privilégié des pouvoirs publics et partenaires des acteurs privés. Elle apporte des réponses constructives et circonstanciées.

    Qui sont les adhérents ?

    Notre association recense 24 adhérents présents en France et en Europe et représentant plus de 85% des analyses et 63% des mesures d’empoussièrement. L’ULSB rassemble la grande majorité des laboratoires de santé du bâtiment français, c’est la raison pour laquelle aujourd’hui nous avons une relation privilégiée avec les instances réglementaires.

    Quelles sont les perspectives de l’ULSB pour 2018 ?

    Nous participons aux travaux de normalisation en lien avec les différents domaines d’activités relatifs au repérage amiante avant-travaux, les activités laboratoires (par exemple la révision normative GA X 46 033, la révision de la norme 43-050) et enfin, nous allons contribuer aux échanges sur la révision de l’arrêté métrologie laboratoire. En conclusion, nous souhaitons devenir un interlocuteur incontournable dans la gestion du risque amiante.

    Qui peut se joindre à votre association ?

    Tous les laboratoires accrédités amiante ! Nous souhaitons représenter le maximum de laboratoires pour faire évoluer les normes et accréditations en collaboration avec les instances réglementaires.

  • « 188 fiches composent le catalogue des CEE » – Marc Gendron (Club CEE)

    « 188 fiches composent le catalogue des CEE » – Marc Gendron (Club CEE)

    Entretien avec Marc Gendron, délégué général du Club CEE de l’ATEE. L’Association Technique Energie Environnement, avec ses 2200 adhérents, œuvre à une plus grande maîtrise de l’énergie dans les entreprises et les collectivités. Elle aide les utilisateurs à mieux connaître les actions envisageables pour économiser et bien gérer l’énergie, pour réduire leurs émissions de gaz à effet de serre, tout en améliorant leur propre rentabilité.

    Qu’est-ce qu’une fiche d’opération standardisée ?

    Les opérations standardisées d’économies d’énergie correspondent à des opérations pour lesquelles une valeur forfaitaire de certificats d’économies d’énergie (CEE) a été définie. Nous étudions les solutions proposées par les industriels, les bureaux d’études, et les experts. Les fiches sont ensuite présentées à l’Ademe qui valide le calcul d’économie d’énergie forfaitaire. Puis, elle est transmise au Ministère (Direction générale de l’énergie et du climat) avant d’être publiée sous forme d’arrêté au Journal Officiel après consultation du Conseil supérieur de l’énergie. Une fois validée, la fiche intègre le catalogue composé de 188 fiches à ce jour.

    Comment le catalogue évolue-t-il ?

    Les fiches qui le composent évoluent en fonction de la réglementation et du marché. En effet, nous sommes soucieux d’aller dans chaque fiche au-delà de la règlementation en vigueur pour encourager les bonnes pratiques. Et nous sommes attentifs à chaque innovation qui peut rendre un produit énergétiquement plus efficace.

    Enfin certaines solutions peuvent devenir le standard d’un marché. Dans ce cadre nous considérons qu’il n’y a plus besoin d’inciter la mise en œuvre de ces équipements au travers du dispositif CEE. Par exemple nous avons retiré du catalogue la fiche LED de Classe A+ qui aujourd’hui est considéré comme le standard du marché des lampes en France.

    Nous poussons aussi de nouvelles fiches. Par exemple, l’une concerne les chaufferies collectives autour de l’isolation des points singuliers. Il s’agit d’isoler par matelas la vanne, générant ainsi des économies substantielles.

    Comment peuvent évoluer les CEE ?

    C’est un dispositif intelligent et souple qui pousse à l’innovation chez les industriels et permet aux professionnels de disposer d’un argument de vente intéressant auprès de leurs clients. En effet, les CEE, au travers des primes énergies incitent les bénéficiaires du dispositif à engager des travaux d’efficacité énergétique. Certains forfaits sont attractifs, d’autres moins. Mais bien utilisés, ils représentent un intérêt permettant par exemple pour les personnes précaires de financer la quasi-totalité de leurs travaux d’isolation de comble.

  • La France au 4ème rang du marché mondial de la fibre – par Infractive

    La France au 4ème rang du marché mondial de la fibre – par Infractive

    ENTRETIEN AVEC
    Mathieu Husson, président d’Infractive. La société est spécialisée dans les équipements de télécommunications, depuis les outils nécessaires au déploiement du réseau, jusqu’aux analyseurs et testeurs utilisés pour en vérifier le bon fonctionnement. Son crédo : les infrastructures et transmissions fibre optique.

    Où en est le marché de la fibre ?

    Le marché est en pleine explosion, boosté par le Plan Très Haut Débit du Gouvernement qui prévoit de raccorder l’ensemble de la population au Très Haut Débit d’ici 2022. Par ailleurs, la France relèvera l’obligation de déployer la fibre optique dans tous les logements neufs depuis le 1er juillet 2016. La fibre devrait couvrir 80% des 36,3 millions de logements français, tandis que les 20% restants dépendront d’une technologie alternative. Ce sont ainsi près de 28,4 millions de logements qui devront être raccordés à la fibre optique.

    Le déploiement de la fibre optique s’appuie aussi bien sur les investissements des pouvoirs publics que ceux d’opérateurs privés.

    Comment le déploiement de la fibre va-t-il s’effectuer ?

    Deux zones de déploiement ont été identifiées : la Zone Très Dense (ZTD) et la Zone Moins Dense (ZMD). Les opérateurs nationaux (Orange, SFR, Free, Bouygues Télécom) se sont engagés à couvrir en fibre optique – sans financement public – les 106 communes les plus habitées (ZTD), ce qui correspond à environ 6,4 millions de logements.

    Sur les 29,9 millions de logements restants (la ZMD), on distinguera deux types de déploiement : d’une part le déploiement né du co-investissement d’opérateurs privés, d’autre part les Réseaux d’Initiative Publique (co-investissement entre financement public et opérateur privé).
    Les opérateurs privés se sont entendus pour couvrir environ 14 millions de logements en fibre, laissant ainsi aux RIP les 15,9 millions de logements restants, dont la moitié devrait être couverte en fibre optique.

    Aujourd’hui, 10,2 millions de logements peuvent s’abonner à la fibre optique ; et chaque trimestre, environ 750 000 lignes deviennent éligibles à la fibre.
    Plusieurs éléments viennent cependant perturber et ralentir les processus de déploiement. Par exemple, on rencontre des problèmes concernant l’élagage des arbres pour le passage des câbles aériens ; ou encore des difficultés à réaliser des tranchées sur certaines routes bitumées qui peuvent nécessiter un désamiantage.

    A noter aussi que la France est sujette à une pénurie de câble fibre optique. En effet, près de la moitié du marché est accaparée par la Chine qui déploie, elle aussi, massivement. Résultat, nous ne disposons pas de suffisamment de matière première pour répondre au déploiement de la fibre en France.
    On retiendra néanmoins qu’au-delà de ces éléments, le déploiement en France est tel que le pays s’est hissé au 4ème rang du marché mondial de la fibre optique !

  • « Toutes les copropriétés nécessitent un plan de financement spécifique » – Alain Roure (DOMOFINANCE)

    « Toutes les copropriétés nécessitent un plan de financement spécifique » – Alain Roure (DOMOFINANCE)

    ENTRETIEN AVEC
    Alain Roure, directeur des activités Copropriété au sein de Domofinance. Né de l’alliance de EDF et BNP Parisbas Personal Finance, Domofinance est le spécialiste du financement des travaux de rénovation énergétique de l’habitat au sens large (isolation, chaudière, chauffe-eau, fenêtres, chauffage, panneau solaire photovoltaïque, ravalement de façade, etc.).

    Financement et copropriété : quelles particularités ?

    Il faut garder en tête que dans le cadre des copropriétés, l’approche des travaux de rénovation est globale et nécessite une temporalité particulière, fruit d’une réflexion sur plusieurs années. Toute décision se prend en assemblée générale, de l’idée au vote des financements. Or, pour optimiser les travaux de rénovation, l’ingénierie financière est déterminante. L’idée est d’analyser le montant global des travaux, de mesurer l’amélioration énergétique au regard des baisses de charges et d’estimer la valeur verte du bien (amélioration du confort).

    Dans cette analyse du coût, il faut partir du montant global et déduire l’ensemble des aides, toujours plus importantes pour des bouquets de travaux, puis distinguer les aides collectives des aide individuelles. Il est donc conseillé de prendre son temps pour bien valider les aspects financiers et ainsi optimiser l’ensemble des frais.

    Quel est votre avis sur les CEE ? Comment utilisez-vous ce levier ?

    Pour les aides collectives, lors de travaux de rénovation énergétique, le coût total peut être déduit d’un certain nombre d’aides cumulables : Anah, Région, Ademe. Les CEE viennent ensuite comme aide complémentaire à déduire.

    Pourquoi prendre son temps pour bien calculer les aides ?

    Nous constatons que pour les expériences réussies de rénovation, il est nécessaire d’avoir à ses côtés des spécialistes de l’ingénierie financière. Entre la décision votée en AG et la décision d’engagement des travaux votée ensuite, il faut se donner un peu de temps avant de démarrer les travaux pour être certain d’avoir mobilisé les aides collectives et individuelles à proposer. Autrement dit, si les travaux démarrent trop rapidement, souvent on sera dans la précipitation et toutes les solutions ne seront pas mises en oeuvre.

    Quelles solutions de financement adaptées ?

    Toutes les copropriétés nécessitent un plan de financement spécifique. Pour les projets de rénovation importants, nous avons développé une approche de prêt collectif ou éco-prêt à taux zéro collectif. Ce schéma, complexe dans sa mise en œuvre, est adossé à des prêts individuels sur une durée de 3 à 12 ans avec une grande souplesse. C’est une innovation importante.

  • VIDEO – La couverture des risques métiers dédiées aux électriciens

    VIDEO – La couverture des risques métiers dédiées aux électriciens

    MMA INOVENCE, cabinet d’assurance spécialisé en entreprises et basé sur l’est de la France, a développé une offre d’assurance entièrement dédiée aux intégrateurs électriciens. Christophe Heberlé, gérant de la société, présente cette offre à l’occasion de l’étape de Lille du Grand Circuit 2018 des Intégrateurs Electriciens.

    => Lire également l’interview de Christophe Heberlé : « Assurer les professionnels en fonction de leurs besoins »