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  • Qualité de l’air dans les bureaux : polluants et méthodes d’analyse

    Qualité de l’air dans les bureaux : polluants et méthodes d’analyse

    Une mauvaise qualité de l’air intérieur peut nuire à la santé et à la productivité des collaborateurs évoluant dans leur espace de travail. CO2, COV, microparticules… Quels sont les polluants que l’on retrouve dans les bureaux et comment agir ? Réponse avec Jérémie Bonnet, Directeur Commercial Solutions « BIM & Transformation Numérique Des Diagnostics » chez AC ENVIRONNEMENT.

    Quels sont les principaux polluants à surveiller dans les bureaux ?

    Contrairement aux établissements recevant du public (ERP), les bureaux ne font pas l’objet d’une réglementation spécifique sur la surveillance de la qualité de l’air intérieur (QAI). Néanmoins, les quatre polluants analysés dans le cadre des ERP sont évidemment les mêmes que l’on retrouve dans les bâtiments tertiaires.

    Le plus connu et répandu est le CO2. Il est généré par la présence humaine et certains systèmes de chauffage. Gaz asphyxiant, il diminue l’apport en oxygène et, de fait, réduit la productivité des collaborateurs. Il peut également causer des maux de tête, diminuer l’acuité visuelle et nuire à la concentration. Dans une pièce fermée, de très hautes concentrations peuvent être rapidement atteintes.

    Il y a ensuite le Benzène, qui fait partie des COV (composés organiques volatiles) et que l’on retrouve dans les carburants des voitures, les mélanges de peintures et les produits d’entretien. Inflammable et toxique par inhalation, ce polluant est classé cancérogène.

    Autre COV, le Formaldéhyde est lui aussi présent dans les produits d’entretien ménagers et industriels, ainsi que dans les colles et le mobilier. En plus d’être cancérogène, cet élément est allergisant.

    Dernier des quatre polluants, le Tétrachloroéthylène est le moins susceptible de se retrouver dans les bureaux, s’agissant d’un composé que l’on retrouve uniquement à proximité de l’activité des pressings et laveries.

    À cette liste s’ajoutent des milliers d’autres polluants parmi lesquels on peut citer les microparticules, l’oxyde de carbone (CO) ou encore l’ozone troposphérique.

    Quelles sont les solutions pour mesurer la QAI dans les bureaux ?

    Différentes méthodes peuvent être employées pour contrôler la QAI au sein des espaces de travail. La plus avancée, mais aussi la plus onéreuse, reste-le prélèvement/analyse de l’air par un laboratoire ayant la certification « Cofrac ».

    Moins précis, des capteurs « grand public » peuvent être placés dans les pièces afin de capturer en temps réel les niveaux de CO2 et de COV au niveau global, c’est-à-dire essentiellement le cumul entre le benzène et le formaldéhyde. L’intérêt de cette approche est avant tout d’alerter quand certains seuils sont atteints, avant d’engager des mesures plus poussées. Elle permet par ailleurs de sensibiliser les occupants et d’identifier des anomalies ou mauvaises pratiques.

    Une autre solution consiste à mener une démarche d’Auto-Diagnostic, préconisée par la réglementation ERP, consistant en une Évaluation De l’État des Ouvrants et des Moyens d’Aérations (EDEOMA), suivie par une phase lors de laquelle une partie des collaborateurs de l’entreprise répond à des QCM portant sur les pratiques des occupants, des équipes d’entretien et des gestionnaires du bâtiment. Le contenu du questionnaire est bien entendu adapté à chaque type d’activité. L’autodiagnostic permet ainsi d’identifier les actions à mener pour améliorer la qualité de l’air. Ces trois méthodes sont complémentaires et peuvent être mises en place graduellement.

    Enfin, post analyse, il y a aussi désormais des solutions matérielles permettant de traiter et améliorer les problèmes in-situ et en présence humaine. Les produits BioZone distribués par notre partenaire SYNERTECH (Paris, Lyon) en font partie. Leur fonctionnement est assez simple, grâce à une technologie brevetée et utilisée par la NASA pour la conquête de l’espace, ces appareils diffusent du plasma froid d’oxygène qui permet de détruire radicalement dans l’air et sur les surfaces : les virus (dont le COVID-19), les bactéries, les Composés Organiques Volatiles ainsi que toutes les mauvaises odeurs, quelques soient leurs origines. C’est une technologie vraiment intéressante, car elle ne nécessite aucun filtre, consommable ou quelconque adjuvant.

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  • Le e-learning débarque dans la formation amiante SS4

    Le e-learning débarque dans la formation amiante SS4

    Romain Finiels, responsable formation externe chez AC Environnement, présente la formation amiante sous-section 4 (SS4) à destination des opérateurs de chantier, encadrants techniques et encadrants de chantier.

    Pouvez-vous nous rappeler le contexte réglementaire autour de la qualification SS4 ?

    Depuis 2012, la réglementation impose à tous les professionnels du bâtiment exposés ou susceptibles d’être exposés à l’amiante d’effectuer une formation initiale sur le sujet. Cette formation porte donc sur la prévention du risque amiante en SS4 et s’adresse aux opérateurs de chantier, encadrants techniques et encadrants de chantier. Les premiers doivent suivre deux jours de formation, tandis que les encadrants suivent un programme de cinq jours.

    Quel est le contenu de la formation SS4 proposée par AC Environnement ?

    On retrouve au centre de la formation l’aspect réglementaire et les conséquences pénales, la notion de risque, ainsi que les niveaux d’empoussièrement, les valeurs limites d’exposition professionnelle (VLEP) et les équipements de protection.

    À l’issue des deux journées, les opérateurs de chantier connaissent le risque amiante, savent comment appliquer scrupuleusement la réglementation face au risque amiante et sont à même d’appliquer les mesures de prévention qu’ils ont expérimenté lors des travaux pratiques.

    Au cours de leur session de cinq jours, les encadrants techniques apprennent par ailleurs à concevoir, organiser et piloter la démarche de prévention via notamment la rédaction des modes opératoires, tandis que les encadrants de chantier sont formés à les mettre en oeuvre, ainsi qu’à transmettre aux opérateurs l’ensemble des informations participant à la démarche de prévention. Une version condensée de ces trois programmes est également organisée pour les intervenants qui cumulent les trois fonctions.

    Pour les travaux pratiques, AC Environnement propose une plateforme pédagogique mobile pouvant accueillir entre six et dix personnes, mais que nous limitons dans le contexte pandémique actuel à cinq afin de garantir la distanciation sociale. Les stagiaires peuvent notamment y apprendre comment percer un mur, utiliser un aspirateur Très Haute Efficacité (THE), entrer dans une zone confinée et utiliser le matériel dédié aux trois niveaux d’empoussièrement.

    La crise du Covid-19 a t-elle eu un impact sur le déroulé des formations ?

    Oui, de manière plutôt positive. Les nouvelles restrictions et précautions destinées à l’endiguement du virus ont bouleversé la manière de se former. Si bien que, depuis le mois de septembre, nous avons obtenu l’aval de la DGT pour proposer des formations de quatre jours en e-learning pour les encadrants. L’organisation de la cinquième journée dédiée aux travaux pratiques demeure toutefois en présentiel.

    Cette grande nouveauté permet aux stagiaires de se former à leur rythme et à l’heure qu’ils le souhaitent, via notre plateforme numérique ouverte 24H/24, 7J/7. Ils peuvent également accéder à tout moment à la documentation, à leurs relevés de connexion et à leurs scores de QCM. La formation e-learning va fondamentalement changer les choses, en offrant un gain de confort aux entreprises et en réduisant les coûts liés à l’hébergement, aux déplacements ou encore à la restauration.

    La prochaine étape sera sans doute la réalité virtuelle et la vidéo 360, que l’on a commencé à expérimenter pour nos formations destinées aux diagnostiqueurs immobiliers. Des technologies immersives et à fort potentiel pédagogique, qui conforteront la place du e-learning dans la formation professionnelle.

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  • Du fioul au gaz naturel : les étapes du raccordement en copropriété

    Du fioul au gaz naturel : les étapes du raccordement en copropriété

    Plus de la moitié des projets de raccordement des copropriétés au gaz naturel est réalisée en Ile-de-France, où GRDF a mis en place une structure dédiée. Le point sur l’accompagnement du distributeur et les étapes du raccordement avec Jérôme Bracque, chef des ventes Copropriété chez GRDF.

    De quelle manière GRDF accompagne les copropriétés en Ile-de-France ?

    Il reste environ 180 000 logements alimentés au fioul en Ile-de-France, dont 45 000 à Paris. Cela représente près de 4 200 copropriétés. Notre rôle chez GRDF consiste à proposer à ces dernières une alternative qui soit à la fois plus économique, moins polluante et sécurisée sur le plan industriel.

    Le territoire d’Ile-de-France dispose d’un suivi tout particulier chez GRDF, avec une équipe dédiée aux copropriétés. Nous convertissons ainsi en énergie plus de 250 copropriétés par an. La région disposant d’un maillage très dense de son réseau gaz, il s’agit dans la quasi-totalité des cas de raccordements en limite d’immeuble. Lorsque le réseau est plus éloigné, notre bureau d’études réalise des études d’extension et de renforcement de réseau, ainsi que l’étude économique et de faisabilité.

    Pour guider au mieux les copropriétés, GRDF met à disposition des comparateurs énergétiques : à partir du moment où les copropriétés nous fournissent les consommations d’une autre énergie, nous sommes en capacité de leur donner l’équivalence avec le gaz. Nos fiches de référence, qui portent sur une année de consommation, offrent aussi un comparatif, plus détaillé, par rapport à l’ancien mode de chauffage. L’outil EffiCopro permet par ailleurs d’estimer les économies de charges de chauffage en chaufferie collective.

    Nous accompagnons également tous les acteurs du projet, du montage du dossier jusqu’à la mise en service, en passant par les phases de planification, les travaux, la commande de matériel et les demandes d’autorisation d’ouverture de voirie.

    Quelles sont les étapes du raccordement au gaz d’une copropriété ?

    Le raccordement s’effectue en quatre étapes. Dans un premier temps, notre équipe étudie le projet au travers des informations fournies par la copropriété. GRDF valide alors les grands principes d’alimentation et transmet une offre de raccordement comprenant notamment le coût, l’emplacement du point de livraison, le descriptif des travaux et les délais. La copropriété dispose alors de six mois pour accepter l’offre.

    Une fois l’offre acceptée, l’interlocuteur technique GRDF entre en jeu pour organiser le projet. Il établit un planning prévisionnel et lance une étude détaillée, les démarches administratives et la commande du matériel nécessaire. Il assure également la coordination des différentes interventions avec le maître d’oeuvre.

    La troisième étape est celle de la réalisation de l’installation intérieure de la chaufferie par le professionnel choisi par la copropriété, et de la pose des équipements techniques de comptage gaz par GRDF.

    Enfin, après réalisation des travaux, la mise en service de l’installation parachève le raccordement au gaz naturel de l’immeuble. Celle-ci est demandée directement par le fournisseur de gaz sélectionné par la copropriété. Le certificat de conformité, fourni par l’installateur à la fin des travaux, est un document essentiel à remettre au technicien GRDF pour finaliser la mise en service.

    Quels sont les délais de raccordement ?

    Il faut avoir à l’esprit que le raccordement nécessite un certain nombre d’étapes et de préparation, ces opérations ne peuvent être réalisées en quelques jours, il faut compter au minimum 12 semaines après signature du contrat de raccordement, sans prise en compte des 2 mois de rétractation dont bénéficie la copropriété après acceptation du devis. Les projets doivent donc réellement être anticipés par les copropriétés et cela augmente de ce fait tout l’intérêt de l’accompagnement des équipes GRDF.

  • Outillage à main : l’innovation Wiha mobilisée contre les troubles musculaires

    Outillage à main : l’innovation Wiha mobilisée contre les troubles musculaires

    Fabricant d’outillage à main depuis huit décennies, Wiha consacre sa recherche au développement d’outils adaptés aux usages des professionnels et réduisant au minimum l’effort et la fatigue des utilisateurs. Jerome Layer, responsable marketing France, présente la philosophie de l’entreprise et ses dernières innovations pour les électriciens : le tournevis à assistance électrique SpeedE 2 et un trolley à outils modulaire.

    Quelle orientation donnez-vous aux outils que vous développez ?

    Wiha est une entreprise résolument tournée vers l’innovation. Notre philosophie, c’est de concevoir des outils qui s’adaptent aux usages quotidiens des professionnels. Chaque corps de métier que nous fournissons – essentiellement dans le second oeuvre du bâtiment – est suivi par une équipé dédiée, tandis que des panels composés d’artisans français testent les outils développés puis distribués en France. Une attention toute particulière est portée à la prévention des troubles musculo-squelettiques (TMS) : Wiha a ainsi été le premier fabricant d’outillage à main reconnu par les médecins, à travers la certification accordée en 2015 par le comité de médecins allemands AGR.

    Une de vos innovations phares, le tournevis à assistance électrique SpeedE, en est déjà à sa deuxième version un an après sa sortie. De quelles améliorations bénéficie-t-il ?

    Nous avons en effet lancé en mars 2020 la version 2 du tournevis SpeedE, que nous avons fait évoluer par rapport à sa première version en prenant en compte les retours des professionnels. Ces derniers souhaitaient en premier lieu plus de rapidité et de puissance.

    En termes de rapidité, SpeedE 2 offre désormais une vitesse de rotation de 250 tours par minute, contre 180 tours pour SpeedE 1. Concernant la puissance, la nouvelle version s’arrête toujours automatiquement en butée à partir de 0,4 Newton mètre (Nm) – à l’instar de SpeedE 1 – mais dispose à présent d’un bouton permettant d’augmenter cette puissance jusqu’à 1 Nm. Au-delà, l’utilisateur peut bien entendu poursuivre le vissage à la force du poignet, sans abîmer le pas de vis comme risquerait de le faire de l’électro-portatif. La taille du manche a été révisée afin de pouvoir exercer sans risque une force de 12 Nm en manuel, contre 8 Nm précédemment. La puissance de l’éclairage intégré a également été revue à la hausse.

    SpeedE 2 dispose d’une durée de vie de plus de 250 000 vissages. L’équipe en charge des tests s’est relayée 24/24h pour visser et déserrer des tableaux électriques afin de tester l’outil en situation réelle et obtenir l’estimation la plus fine possible de sa durée de vie. La batterie rechargeable a quant à elle une autonomie de 800 vissages.

    Wiha propose également une caisse à outil innovante. Quelles sont ses particularités ?

    Le trolley à outils XXL III est une caisse à outil de 100 pièces. Plus que son contenu, son originalité tient à son ergonomie : la caisse dispose de pieds qui se déplient et qui la transforment en petite table basse. L’idée est d’éviter au maximum que l’utilisateur se baisse pendant son activité. Ce dernier peut également s’en servir comme escabeau, la caisse pouvant supporter jusqu’à 150 kilos, ou comme siège pour les travaux à mi-hauteur, évitant ainsi de travailler à genoux.

    Gradué et résistant, le couvercle peut également se transformer en un petit établi sur lequel l’utilisateur peut directement couper ou scier. Toujours afin de réduire les TMS, le trolley dispose de grandes roues permettant de monter des marches de plus de 20 cm de hauteur et de rouler avec peu de vibrations sur des sols inachevés. Pour ces caractéristiques, le produit a lui aussi été recommandé par les médecins.

  • La crise sanitaire renforce l’urgence du déploiement de la fibre

    La crise sanitaire renforce l’urgence du déploiement de la fibre

    Si la maintenance des réseaux de télécommunication s’est poursuivie pendant le confinement, les opérateurs doivent à présent préparer la reprise des chantiers afin de retrouver au plus vite le rythme nominal des déploiements. Didier Cazes, responsable des Affaires Publiques à la direction Fibre d’Orange, fait le point sur les dernières évolutions du déploiement de la fibre et sur les conséquences de la pandémie du Covid-19.

    Comment avance le déploiement de la fibre optique et de la 4G en France ?

    Sous l’impulsion du Plan France Très Haut Débit, dont l’objectif est d’apporter le « bon débit pour tous » à l’horizon 2020 et le « très haut débit pour tous » d’ici 2022 sur l’intégralité du territoire français, l’ambition de déployer la fibre optique et de nouvelles générations de réseaux mobiles est pleinement engagée.

    Au cours de l’année 2019, près de 5 millions de locaux ont été rendus raccordables sur l’ensemble du territoire, contre 3,2 millions l’année précédente sur la même période, dont 2,87 millions raccordés par Orange. Le nombre total de locaux raccordables au 31 décembre 2019 est ainsi passé à plus de 18 millions.

    Concernant la 4G, plus de 7 000 relais mobiles ont été activés partout en France, amenant le taux de population couverte en voix/sms à 99 %. Début 2020, 90 % des sites mobiles Orange ont ainsi été convertis en 4G.

    La crise sanitaire remet-elle en question le modèle de développement du numérique dans la ville ?

    Les premiers retours d’expérience sur la crise sanitaire ont démontré l’intérêt d’accéder aux services numériques, vecteurs du maintien du lien économique, social et éducatif, et leur rôle primordial dans nos quotidiens. S’il reste encore des immeubles qui n’ont toujours pas répondu favorablement à l’entrée de la fibre, les freins à la décision pour l’installation du très haut débit, fibre ou mobile semblent avoir totalement disparu. L’ère de la ville numérique ou de l’immeuble connecté est bien réelle puisque la majeure partie des acteurs de l’immobilier sont conscients que le raccordement à la fibre est devenu un argument différenciant pour le marché du locatif et de l’achat.

    Comment voyez-vous la reprise du marché post-Covid-19 ?

    La reprise ne se fera pas d’un claquement de doigt. Lors de la crise de 2008, où beaucoup d’industriels et d’installateurs avaient vu leur activité momentanément stoppée, le redémarrage avait pris plusieurs mois. Dans le cas de la crise sanitaire que nous vivons actuellement, tout a été mis à l’arrêt. Toute la chaîne de réalisation a été perturbée, de la décision en assemblée générale à la réalisation des chantiers de l’arrivée de la fibre dans l’immeuble. Avec les délais relatifs à l’appropriation de tout un chacun des nouveaux modes d’intervention, cela prendra plusieurs mois avant que les chantiers puissent retrouver leurs trajectoires nominales. Aussi, les assemblées générales des copropriétés – qui sont l’élément déclencheur des travaux – n’ont pas toutes pu se tenir, décalant d’autant plus les chantiers. Même si l’ordonnance en la matière du 20 mai dernier permet la tenue des assemblées d’une manière dématérialisée (avec l’usage des outils numériques), faut-il encore que syndics et copropriétaires décident d’y recourir. Il y aura probablement encore des répercussions pour les 12 à 15 mois à venir avant que tous les acteurs s’adaptent. Toutes les entreprises n’auront pas les moyens financiers d’attendre cette reprise, de gros mouvements de marché sont donc hélas à prévoir.

    Chez Orange, l’activité a été maintenue pendant la période de confinement, nous n’avons mis personne au chômage partiel et 60 000 de nos collaborateurs étaient en télétravail. Nous étions ainsi en capacité de répondre favorablement, à chaque fois que cela était possible, à la production du réseau mobile ou fibre. Le déploiement, même ralenti, a été maintenu. De plus, nous poursuivons autant que possible nos travaux de déploiement FttH (Fibre optique jusqu’au domicile) tout en nous assurant de la sécurité des intervenants et des clients. La réalisation des études et l’obtention des autorisations utiles participeront à un redémarrage plus rapide.

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  • Recharge en copropriété : faire le choix du collectif et de l’évolutif

    Recharge en copropriété : faire le choix du collectif et de l’évolutif

    Bien que le droit à la prise lève un frein au développement des bornes de recharge de véhicules électriques, le véritable enjeu pour les copropriétés est d’assurer un déploiement progressif et à des conditions équitables pour tous les copropriétaires. Explication avec Olivier Terral, responsable du Pôle co-construction et partenariats au sein du programme Mobilité Électrique d’Enedis.

    Quel est le rôle d’Enedis concernant la mise en oeuvre d’infrastructures de recharge dans les copropriétés ?

    La mobilité électrique constitue un nouvel enjeu qui mobilise forcément le gestionnaire de réseau de distribution électrique. En effet, au-delà de l’alimentation électrique de ce nouvel usage qui nécessite d’adapter les infrastructures, la capacité de stockage des voitures électriques constitue une opportunité de stocker la production d’électricité issue de sources renouvelables. Enedis a pour ambition d’être le partenaire du développement à grande échelle de la mobilité électrique, partout et pour tous, en s’assurant notamment que les solutions de recharge existent pour tous les cas d’usage.

    Concernant les copropriétés, le branchement de plusieurs bornes de recharge dans des parkings d’immeubles existants, qui n’ont pas été prévus pour cela à l’origine, nécessite une étude électrique et implique le gestionnaire de réseau.

    Enedis propose d’accompagner les syndics, pour les aider à comprendre les architectures techniques de raccordement disponibles et faciliter le raccordement au réseau de la solution retenue. Dans tous les cas, la copropriété devra faire appel à un bureau d’études ou à un installateur pour la mise en place des bornes de recharge.

    Quelles sont les architectures de raccordement disponibles en copropriété ?

    Il existe 3 principales configurations. La première consiste à se brancher directement sur l’alimentation électrique des services généraux lorsque la capacité de puissance de celle-ci le permet. Dans ce cas, le coût d’installation de la borne et le raccordement (3 000 à 5 000 euros en moyenne) est entièrement à la charge du copropriétaire qui en fait la demande. Cette méthode est le plus souvent utilisée dans le cadre de l’exercice du droit à la prise, mais atteint très rapidement ses limites. En effet, la capacité de puissance disponible sur un compteur de services généraux ne permet de couvrir dans le cas général que les premiers utilisateurs. De plus, cette configuration exige que le syndic répartisse les consommations électriques des bornes de recharge et les déduise des consommations électriques des services généraux.

    La deuxième configuration consiste à raccorder au réseau de distribution un compteur dédié pour l’alimentation des bornes de recharge. Cette configuration permet de répartir plus facilement les consommations électriques entre les utilisateurs et de mutualiser les besoins de puissance. Elle permet par ailleurs de déléguer la gestion du service à un opérateur de recharge qui peut assurer le pilotage collectif de la recharge voire, dans certains cas, prendre en charge l’investissement.

    La troisième configuration consiste en la mise en place d’un câble public d’alimentation dans le parking, dimensionné de telle sorte à pouvoir accueillir les connexions individuelles des copropriétaires qui en font la demande. Chaque utilisateur dispose ainsi de son propre compteur individuel et paye directement ses consommations électriques auprès du fournisseur de son choix.

    Quelles sont les aides pour l’installation de bornes de recharge en copropriété ?

    Le dispositif ADVENIR (voir le site www.advenir.mobi) assure une prise en charge de 50% des coûts d’équipement en infrastructure collective de recharge auprès des copropriétés, ainsi qu’une prise en charge de 40% du coût d’installation d’une borne de recharge auprès d’un résident (copropriétaire ou locataire). Ces aides se cumulent avec le CITE (Crédit d’Impôt Transition Energétique) de 300 € pour les propriétaires, et le taux de TVA réduit à 5,5%, pour les immeubles d’habitation de plus de 2 ans.

  • Les étapes pour réaliser une stratégie d’échantillonnage

    Les étapes pour réaliser une stratégie d’échantillonnage

    La stratégie d’échantillonnage est essentielle pour déterminer les zones qui feront l’objet des différentes mesures liées aux émissions d’amiante avant, pendant et après le chantier. Explications avec Pierre Conkar, responsable activité Air au sein d’AC Environnement.

    Quelles sont les étapes pour réaliser une stratégie d’échantillonnage conforme à la réglementation ?

    Il faut tout d’abord pouvoir s’appuyer sur les bons documents : disposer du rapport de diagnostic amiante avant travaux ou du dossier technique amiante s’il s’agit d’une surveillance périodique, ainsi que du plan de retrait. En complément, les plans cotés permettent de réaliser l’étude préliminaire et d’estimer le nombre de mesures à prévoir et leur type. La visite sur site est aussi primordiale. Elle permet de confirmer les hypothèses établies via ces documents.

    On délimite ensuite le périmètre d’investigation pour connaître les locaux concernés et les locaux adjacents qui peuvent être impactés par les travaux. On détermine également les zones homogènes en fonction du type de matériau amianté, de sa nature et de son état de dégradation, ainsi que de la typologie des locaux. À partir de ces informations et du nombre de pièces unitaires calculé, il est ainsi possible de déterminer le nombre de prélèvements. À surface égale, ce nombre sera différent entre des mesures avant travaux et des mesures après travaux.

    Comment déterminer et adapter les équipements de protection collective ?

    Dans le cadre d’une opération de désamiantage, une entreprise peut s’appuyer sur la base SCOLA, qui recense tous les processus qui ont été mis en oeuvre et leur niveau d’empoussièrement. Pour une opération en SS4, la base documentaire de référence sera la base CARTO, qui recense plusieurs types de prélèvements et modes opératoires.

    À partir des indications obtenues en termes de protections collectives, l’entreprise doit réaliser un chantier test pour s’assurer que la VLEP (valeur limite d’exposition professionnelle) est bien respectée pour les opérateurs. Les résultats obtenus permettent également de confirmer le niveau d’empoussièrement du processus/mode opératoires. Ainsi, l’entreprise peut s’assurer que les EPC/EPI utilisés sont bien adaptés. Ce chantier test vient donc confirmer la première hypothèse de la base SCOLA. L’entreprise doit ensuite réaliser trois validations de processus sur le même principe. Si tous les résultats sont inférieurs aux 100 fibres par litre, elle pourra adapter les moyens de protection collective mis en oeuvre.

    Quels services propose AC Environnement pour accompagner les travaux en conditions SS4 ?

    Nous pouvons leur proposer un accompagnement complet allant de la rédaction du mode opératoire pour évaluer le risque jusqu’à la réalisation via notre service “polluants” des différentes mesures d’empoussièrement : mesures statiques (avant et après travaux, ainsi que les mesures environnementales pendant les opérations) et mesures sur opérateurs.

    Nous proposons également aux entreprises de réaliser les fit-tests permettant d’adapter le type de masque à la morphologie de l’opérateur. Pour cela, nous pouvons nous déplacer directement sur un chantier, à condition de respecter certaines règles comme celle de réaliser le test dans un bureau de chantier, et non sur le plateau, afin d’éviter de fausser les résultats. Les entreprises peuvent également venir dans nos locaux. Ce service est opérationnel en région parisienne et autour de notre siège social, en Auvergne-Rhône-Alpes.

    Depuis quelques mois, nous proposons une formation certifiante pour les entreprises et maîtres d’oeuvre souhaitant être habilités SS4, aussi bien en tant qu’opérateur qu’en tant qu’encadrant de chantier. À côté de cette formation, nous proposons des ateliers de sensibilisation de nos clients pour la rédaction de la stratégie d’échantillonnage.

    Au delà de ces services, nous avons mis en place un véritable accompagnement de nos clients, sur chantier, par mail ou par téléphone. Les déplacements sur chantier avant le début des opérations sont systématiques, voire même pendant dans le cas de chantiers plus complexes ou lorsque nous suivons un maître d’oeuvre débutant dans le domaine de l’amiante.

  • Rénovation : pérenniser les gains énergétiques

    Rénovation : pérenniser les gains énergétiques

    Pionnier dans le secteur de la sobriété énergétique, le groupe Nepsen intervient sur des missions de conseil et de maîtrise d’oeuvre pour aider ses clients à engendrer des negawatts, autrement dit de l’énergie non consommée. Entretien avec Alexandre Sevenet, président de Nepsen.

    Quel est le potentiel d’économie d’énergie dans les copropriétés ?

    Pour les copropriétés qui se sont peu préoccupées de leur facture énergétique jusqu’à présent, le potentiel peut atteindre jusqu’à 70 % d’économie d’énergie. La lutte contre les déperditions thermiques via l’isolation et l’étanchéité de l’enveloppe (façade, toiture et menuiseries) est le premier gisement d’économie. Une fois que l’on a obtenu une enveloppe ultra-performante, on s’attaque aux différents rendements liés aux équipements de production, de distribution et d’émission. Il s’agit alors de rénover ou remplacer des installations, d’agir sur la régulation et l’entretien, ou encore de sensibiliser les copropriétaires en les équipant notamment de compteurs et d’afficheurs de température afin qu’ils puissent constater ce qu’ils consomment.

    Chez Nepsen, nous recherchons les économies d’énergie durables et garanties. Pour cela, nous nous basons sur un concept développé dans le monde de l’industrie en matière de sélection d’équipements techniques : le FMDS, pour fiabilité, maintenabilité, disponibilité et sécurité. Cette méthode assure que l’équipement ou le matériau utilisé conservera une performance de très bon niveau tout au long de sa vie, avec la plus grande longévité possible et une maintenabilité réelle.

    Au delà de l’isolation, y a-t-il des gisements d’économie intéressants ?

    Oui, notamment du côté des menuiseries. Ces dernières sont bien plus performantes qu’il y a une dizaine d’années. Toutefois, c’est une technologie développée dans les années 1980 par Jacques Paziaud qui génère le plus d’économie et de confort. Baptisé “fenêtre pariétodynamique”, il s’agit d’un triple vitrage respirant, permettant le renouvellement d’air par une lame d’air entre les vitres. Les calories du soleil chauffent ainsi deux fois l’air entrant et le système évite de percer une bouche d’entrée pour assurer la ventilation. Là où le meilleur triple vitrage actuel a une performance thermique Uw de 0,8 ou 0,9, la fenêtre pariétodynamique offre un Uw de 0,35.

    Quelles sont les solutions pour pérenniser la performance énergétique suite à des travaux ?

    Chez Nepsen, nous essayons de promouvoir la notion de garantie de résultat, notamment via le contrat de performance énergétique (CPE). Cet outil répond parfaitement aux attentes des copropriétaires sceptiques sur le niveau d’économie d’énergie présenté avant les travaux et à la recherche d’une sécurité contractuelle. Dans le cadre de ce contrat, l’enjeu est clairement établi dès le départ : l’opérateur prend en charge l’intégralité des surcoûts si le bâtiment consomme plus que prévu, tandis que les gains sont partagés avec le maître d’ouvrage dans le cas contraire.

    Pour les copropriétés équipées d’un chauffage collectif, un contrat d’exploitation avec intéressement de l’exploitant est également une formule qui a fait ses preuves pour pérenniser les économies d’énergie. À condition cependant de ne pas souscrire au contrat P1 portant sur la fourniture de combustible. De fait, avec un contrat P1, la marge que l’exploitant dégage sur le P1 est toujours supérieure à l’intéressement qu’il peut obtenir sur le P2 et le P3 en faisant correctement son travail d’économie d’énergie.

  • Diagnostics et BIM : trois logiciels au service de l’exploitation des bâtiments

    Diagnostics et BIM : trois logiciels au service de l’exploitation des bâtiments

    Fort de son historique dans le domaine du numérique, AC Environnement a tout naturellement développé ses propres outils numériques. Entretien croisé avec Jérôme Bonnet, directeur du Développement BIM, et Julien Piechowski, Directeur de la région Ile-de-France Normandie.

    AC Environnement a développé ses propres outils numériques. Quels sont-ils ?

    La suite logicielle Atlante offre toutes les fonctionnalités dont nous avons besoin depuis la commande jusqu’à la livraison du rapport, en passant par la saisie terrain. Le développement de cet outil terrain s’est basé sur un constat simple : tout doit partir du plan et doit pouvoir être localisé dessus simplement par le technicien. Atlante est aussi interfacé avec d’autres systèmes d’informations tiers ou propriétaires, comme nos laboratoires ou notre plateforme WebXpert qui permet à nos clients de consulter les rapports de leur patrimoine, gérer des alertes et nous passer des commandes.

    Nous nous sommes engagés depuis peu dans le redéveloppement de nos outils terrain, convaincus que le BIM et ses fonctionnalités natives apporteront un plus indéniablement stratégique en rendant notre donnée technique interopérable avec nos autres projets de développement numériques que sont CN BIM et CN PLAN, déjà plus matures.

    Avec CN-BIM, vous accompagnez également les maîtres d’ouvrage dans l’exploitation de leurs bâtiments. Quels sont ses fonctionnalités ?

    Aujourd’hui, nos clients nous réclament des diagnostics amiante ou autres pour répondre en premier lieu à une contrainte réglementaire. Nous leur fournissons une donnée technique complète et unique, mais qui ne sera jamais totalement exploitée. Nous avons donc souhaité apporter une valeur ajoutée à cette donnée réglementaire. C’est la genèse de CN BIM.

    Notre solution CN BIM est ouverte à nos clients. Elle nous permet de capitaliser sur la donnée réglementaire, en apportant du conseil et du service. Parce que la maquette numérique apporte bien plus de lisibilité et de fonctionnalités à nos repérages qu’un rapport classique avec un accès facile et intuitif à une multitude de données complexes. Les données existent déjà dans nos rapports, nous n’en créons pas de nouvelles. Le BIM permet simplement de les réorganiser et d’aider nos clients dans leur prise de décision pour gérer et entretenir leur patrimoine bâti. En apportant de la donnée qualifiée et en favorisant son accès, nous permettons aux bailleurs et gestionnaires de patrimoines d’anticiper leurs dépenses.

    Chez AC Environnement, le BIM est un axe de diversification de notre activité, complémentaire à nos diagnostics. Pour des bailleurs et propriétaires qui ne disposent souvent d’aucun patrimoine graphique, nous avons donc développé une prestation pour capturer l’existant. Nous travaillons sur un format international IFC et les clients qui utilisent une maquette numérique créée par nos soins ne sont pas pieds et mains liés avec AC Environnement. Notre ambition est de créer un standard que n’importe quel diagnostiqueur puisse à l’avenir alimenter et enrichir à partir de son smartphone et de sa tablette.

    CN BIM s’appuie sur les maquettes numériques BIM et agrège toutes les informations indispensables pour une gestion clairvoyante des bâtiments. Une plateforme accessible en ligne, collaborative de façon sécurisée avec toutes les parties prenantes : copropriétaires, conseil syndical, gestionnaires, maîtrise d’œuvre, entreprises, artisans.

    Les métrés, automatisés depuis la maquette, sont fiables et partagés. Les données sont classées, à jour, requêtables et exportables pour être partagées. Les informations techniques sont capitalisées et à portée de clic.

    De nouveaux outils numériques vont-ils s’ajouter à la liste ?

    Depuis maintenant un an, AC Environnement développe CN Plan, un logiciel de dessin sur tablette au format IFC, afin d’alimenter CN Diag et ainsi couvrir la totalité de nos métiers en exploitant la puissance de la méthodologie BIM.

    Nous exploitons les méthodes de travail et technologies « BIM » pour rendre intelligibles les données techniques, économiques et environnementales du bâtiment, collectées notamment lors de diagnostics réglementaires par ses opérateurs. L’accès à la donnée est alors adapté, ordonné et normalisé, dans une maquette numérique interopérable.

  • Prélèvement d’air : point sur les dernières évolutions normatives

    Prélèvement d’air : point sur les dernières évolutions normatives

    François Braet, référent technique chez Eurofins, revient sur les derniers changements normatifs, les bonnes pratiques liées aux prélèvements d’air et anticipe les prochaines évolutions normatives.

    Comment obtenir des mesures d’empoussièrement représentatives de la situation à évaluer ?

    Pour des mesurages réalisés dans le cadre de l’évaluation des niveaux d’empoussièrement en amiante, la durée de prélèvement doit être limitée à la période représentative. Dans ce contexte, pour que le résultat de la mesure d’empoussièrement soit représentatif de la situation à évaluer, le prélèvement doit être réalisé pendant la totalité de la mise en œuvre du processus durant la vacation, tout en s’assurant que le matériau traité, que la technique employée et que les MPC du processus soient bien appliqués lors du mesurage.

    Stratégie d’échantillonnage et stratégie d’analyse : quelle sensibilité analytique ?

    Lors de l’établissement de la stratégie d’échantillonnage, la difficulté repose sur l’estimation de la durée du prélèvement. Un compromis doit être trouvé entre la durée minimale nécessaire permettant l’atteinte de la sensibilité analytique réglementaire de 1 fibre/litre et la durée maximale permettant l’obtention d’un échantillon analysable. Pour certains processus générant de forts empoussièrements en particules non-éliminables, qui ne permettant pas l’obtention de la SA réglementaire visée de 1f/L, l’effort peut être porté de différentes manières.

    Tout d’abord, il est possible de travailler sur les conditions de mise en œuvre du processus.

    En effet, les employeurs sont réglementairement tenus de vérifier le non dépassement de la VLEP pour leurs salariés et le fait d’avoir des processus trop empoussiérés en particules nuit à la bonne réalisation des mesures.

    La révision de la norme NFX 43-269 en 2017 a permis d’apporter une réponse partielle en imposant aux laboratoires d’analyses d’atteindre la SA de 1 systématiquement. Pour pallier à la présence importante de particules sur les filtres, le laboratoire d’analyse doit alors adapter la fraction préparée du filtre.

    Le QR métrologie de 2020 va plus loin et étend l’obligation de l’atteinte de la SA de 1f/L. Ce qui se traduit mécaniquement par une augmentation notable du temps d’analyse moyen des mesures au poste de travail. Notons que ce QR exige aussi de produire sur le rapport final les clichés photographiques des préparations qui n’ont pas abouties.

    Ces démarches ont malgré tout leurs limites, il reste certaines situations pour lesquelles l’empoussièrement en particules demeure trop important pour obtenir une SA réglementaire.

    Nous pouvons aussi travailler sur la stratégie de prélèvement, par exemple en séquençant les prélèvements lors d’une vacation. En réduisant ensuite cette séquence, on limitera la charge en particules rendant possible l’analyse conjointe et l’obtention d’un résultat réglementaire. Le QR Métrologie 2020 empêche de rendre des résultats réglementaires sur la base d’analyse séparée des filtres.

    Quelles sont les évolutions à venir en matière de mesures d’empoussièrement et de prélèvement d’air ?

    Dernièrement, la DGS a engagé une réflexion afin de chiffrer les impacts d’un abaissement du seuil du code de la santé publique qui est actuellement de 5f/L. Aussi, la norme NF X 43-050 est en cours de révision à l’Afnor et pourrait potentiellement paraître cette fin d’année ou début 2021. Elle devrait intégrer les éléments de la norme NFX 43-269 concernant les calculs des incertitudes par exemple.

    Enfin, le guide GA X 46-033 est également en cours de révision sous la forme d’un fascicule documentaire et comprendrait : la modification des caractéristiques à prendre en compte pour la détermination des zones homogènes, la révision complète du tableau des objectifs de mesurage ou encore le « renforcement » de l’annexe B sur les mesures en air extérieur.
    Nos équipes techniques et commerciales Eurofins restent à votre disposition, vous pourrez retrouver la liste de vos interlocuteurs sur www.eurofins.fr/amiante/contacts.