Étiquette : paroles de pros

  • Diagnostic immobilier – FIDI : « Des missions fortes pour protéger et faire évoluer la profession »

    Diagnostic immobilier – FIDI : « Des missions fortes pour protéger et faire évoluer la profession »

    ENTRETIEN AVEC
    Lionel Janot, président de la Fidi, la Fédération Interprofessionnelle du Diagnostic Immobilier. Il revient sur le rôle et les missions du Syndicat professionnel dans un contexte réglementaire et technique complexe.

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  • Emmanuel Gravier (FFIE) : « Faire face à la révolution énergétique et digitale »

    Emmanuel Gravier (FFIE) : « Faire face à la révolution énergétique et digitale »

    ENTRETIEN AVEC
    Emmanuel Gravier, président de la FFIE et vice-président de la FFB Grand Paris. La FFIE défend et promeut les entreprises de génie électrique et énergétique.

     A quels enjeux font face les entreprises d’électricité ?

    L’activité a commencé à repartir depuis le second semestre mais les prix n’ont pas encore augmenté. Les difficultés économiques de ces dernières années ont placé la trésorerie des entreprises à un niveau très bas. Il faudra du temps pour reconstituer les marges. La situation est d’autant plus tendue que la profession fait face à une pénurie de personnel qualifié. C’est un constat qui se retrouve dans tous les corps d’état mais de manière plus aigu dans les métiers techniques comme celui des électriciens, car ces secteurs connaissent de nombreuses mutations technologiques. De nouvelles compétences et façons d’aborder la profession sont nécessaires pour faire face à la révolution énergétique et digitale. Plus que jamais les entreprises doivent se préparer et recommencer à former leurs salariés.

    Comment abordez-vous ces évolutions au sein de la FFIE ?

    Nous organisons des réunions – dont les étapes du Grand Circuit de l’Electricien font partie – pour former et sensibiliser les entreprises. Les premières rencontres nationales de la FFIE ont eu lieu l’année dernière sur le thème de la révolution digitale de l’énergie. A cette occasion nous essayons de capitaliser sur les expériences afin d’inciter les entreprises à être actives sur ces nouveaux marchés que sont les smart cities, les énergies renouvelables, la gestion intelligente du bâtiment ou encore les infrastructures de recharge des véhicules électriques.

    La FFIE propose également des guides et de la documentation à ses adhérents. Cet accompagnement ne se limite pas à l’aspect technique mais s’étend sur la nécessité d’avoir une nouvelle approche commerciale. Sur un marché aussi technique que le notre, ce n’est pas toujours naturel de savoir proposer des services clés en main. Or, c’est un véritable enjeu pour la profession de développer des compétences commerciales, en proposant par exemple de la maintenance et des solutions de financement des travaux.

    Quels sont vos projets pour 2018 ?

    En plus d’être acteur dans des commission de normalisation électrique, la FFIE effectue un travail de sensibilisation auprès des parlementaires, ministres et secrétaires d’Etat afin de faire valoir des propositions concernant la filière. En allant à leur rencontre, l’objectif est de constituer un noyau de parlementaires sensibles à notre secteur parce qu’ils le comprendront mieux. L’un des principaux dossier concerne l’autoconsommation collective, avec la place qui sera réservée aux réseaux privés. La question de la reprise de l’activité est aussi très importante : comment trouver du personnel qualifié ? Comment ne pas rester à la traîne des changements ?

    Nous préparons par ailleurs nos adhérents à l’arrivée du BIM. Avec les syndicats de fabricants, nous travaillons à la création d’une bibliothèque générique dans le domaine électrique. Cette bibliothèque sera lancée d’ici fin 2018.

    Et puis nous poursuivons notre dynamique de préparation du futur avec les deuxièmes rencontres de la FFIE, qui se tiendront le 8 février prochain à Paris. Le thème : « être électricien à l’ère numérique, quelle valeur ajoutée ? ». Les entreprises d’électricité ont une véritable force car ce sont les interlocuteurs privilégiés du client final. Avec ce rôle de prescripteur et sa présence sur tout le territoire, l’électricien a de nombreuses opportunités à saisir pour les années à venir. C’est ce message de cohésion, de puissance et d’optimisme que nous souhaitons faire passer aux électriciens.

     

    Interview réalisée dans le cadre du Grand Circuit des Installateurs Électriciens

  • Courant faible : « Nos marchés évoluent à la manière d’un puzzle »

    Courant faible : « Nos marchés évoluent à la manière d’un puzzle »

    ENTRETIEN AVEC
    Ronald Heller, dirigeant de la société COMSTAR. Créée en 1986, l’entreprise spécialisée dans l’installation de réseaux de réception de signaux de télévision a évolué dans les domaines de réseaux multimédia, IPTV et d’équipements connectés. Ronald Heller est également président d’honneur du S2ICF.

    Quel est le profil de vos salariés ?

    Les cinq techniciens qui travaillent dans la société viennent soit de l’électricité, soit de l’électronique. Nous avons dû les former aux spécificités de nos métiers du courant faible sur le terrain car nous sommes confrontés un manque dans l’apprentissage sur des sujets tels que l’électronique, la fibre, les antennes, les réseaux, l’IP, le Wi-Fi…Trois ou quatre ans d’école ne suffisent pas pour apprendre toutes ces bases, l’expérience sur le terrain est indispensable. Jérôme, notre principal responsable et technico-commercial, endosse ce rôle de formateur dans notre entreprise. Il suit lui-même des formations et distribue ce savoir aux autres techniciens, ce qui peut tout de même représenter jusqu’à 25 % de son temps. Quant aux travaux de tirage de la fibre et des réseaux, je fais appel à de la sous-traitance. Il est plus facile de trouver des monteurs câbleurs.

    Quelle est la partie de votre travail la plus complexe à mettre en œuvre ?

    Le paramétrage est la partie la plus critique de notre travail. L’ordinateur étant devenu le premier outil de mes techniciens, des compétences en informatique sont indispensables,. Il faut ensuite être assez pointu pour rendre au client un dossier d’exécution de travaux et le former à la bonne utilisation de l’installation.

    Quelle est votre politique en ce qui concerne la maintenance ?

    La télémaintenance a une grande importance chez nous. Les pannes sont liées dans 80 % des cas à des problèmes de paramétrage ou raccordement électrique. Il n’est donc pas toujours nécessaire de se déplacer. Le gain de temps est considérable pour les techniciens lorsque la télémaintenance est mise en place. Ils peuvent prendre la main à tout moment pour dépanner un client bien sur avec son autorisation. Dans le principe, nous garantissons gratuitement un an nos installations aussi bien sur le matériel que sur l’installation et la maintenance.Un contrat de maintenance ou de télémaintenance leur est proposé par la suite.

    Sur quelles technologies gardez-vous un œil ?

    Nos marchés évoluent à la manière d’un puzzle, où viennent s’ajouter des briques de savoir-faire. Ces briques permettent d’assembler le produit final présenté au client, qui préfère n’avoir qu’un seul interlocuteur pour réaliser l’installation dans son intégralité. La domotique et l’immotique constituent pour nous un nouveau métier. Dans ce domaine, les règles de sécurité IP se sont fortement renforcées. Nos techniciens ont commencé à se former sur ce sujet depuis près d’un an.

    Nous constatons également de nouveaux besoins : Dans le domaine de la santé, de la protection des personnes, du maintien à domicile de personnes âgées. Ce genre de demandes exige un savoir faire complémentaire à ce que nous faisions auparavant. Aussi le transport IP sur câble coaxial « DOCSIS » se développe également. Nous nous formons depuis plus de deux ans sur cette technologie, qui devrait prendre de plus en plus de valeur car énormément de bâtiments ne sont pas cuivrés actuellement.

     

    Interview réalisée dans le cadre de la Conférence des Électriciens de demain

  • Legrand : « Communiquer demain avec des objets connectés qui n’existent pas encore »

    Legrand : « Communiquer demain avec des objets connectés qui n’existent pas encore »

    Avec sa nouvelle gamme de prises et d’interrupteurs connectés Céliane with Netatmo, Legrand propose une vision du smart home basée sur l’évolutivité et l’interopérabilité. Entretien avec Emmanuel Ballandras, directeur des partenariats et relations extérieures chez Legrand.

    Quelle est la vision de Legrand en matière de logement connecté ?

    Chez Legrand, nous pensons qu’un logement connecté et intelligent doit évoluer avec les nouveaux besoins, équipements et technologies. Pour ce faire, il est essentiel de replacer l’utilisateur au centre des discussions pour qu’il puisse s’approprier son logement connecté. Il faut également élargir le débat à d’autres acteurs, et notamment des investisseurs ou des tiers de service qui ont pour vocation de venir enrichir notre histoire du logement connecté.

    Que proposez-vous chez Legrand ?

    En janvier 2018 nous lançons une nouvelle offre d’interrupteurs et de prises connectés baptisée Céliane with Netatmo. Cette solution a pour vocation de permettre le logement connecté pour tous, en donnant la possibilité aux installateurs de réaliser une installation « comme d’habitude mais connectable », qui sera ensuite connectée par l’utilisateur selon son choix et ses besoins. Avant d’être connecté, le logement connectable fonctionne comme un logement classique.

    Un premier bâtiment entièrement équipé a été livré en avant première mondiale en octobre. Il s’agit de la résidence Préférence de PNB Paribas Real Estate, un bâtiment de 60 logements à Issy-Les-Moulineaux. Résumé en ces mots par le directeur de l’innovation de BNP Paribas Real Estate, le cahier des charges de notre partenaire rejoint parfaitement l’idée du smart home que l’on porte avec Céliane : « Ce que nous avons demandé à Legrand pour cette résidence connectée, c’est une infrastructure capable de communiquer demain avec un objet connecté qui n’existe pas encore et qui ne sera peut-être pas de la marque Legrand ». Céliane remplit ces conditions en étant ouverte, évolutive et inter-opérable. Les produits de cette gamme peuvent aussi bien communiquer en local en Zigbee 3.0, être interopérables sur IP ou en cloud to cloud avec d’autres systèmes tiers.

    Voyez-vous un gagnant dans le match des protocoles de communication ?

    Cette histoire de protocole a pollué la vie de pas mal de techniciens et d’utilisateurs finaux. Ces derniers ont longtemps espéré qu’un protocole puisse s’imposer et soit universellement proposé par les fabricants et utilisateurs, permettant à tous les objets connectés de discuter ensemble. Je pense qu’il faut en faire le deuil. Il y a néanmoins plusieurs « places » communes dans lesquels tout le monde peut se retrouver. L’IP est l’une d’entre elles, car il est un terrain à l’intérieur duquel tout le monde arrive à se comprendre. Etre ouvert sur IP nécessite une volonté technique et stratégique qui semble partagée par de plus en plus d’industriels. Legrand a pris ce virage depuis de longues années maintenant, notamment avec son offre MyHOME domotique que beaucoup d’installateurs connaissent et apprécient.

    Reste que ce qui ne peut pas être réglé au niveau local doit pouvoir l’être au niveau du « cloud-to-cloud », qui est un moyen de surmonter les difficultés techniques inhérentes à la non-interopérabilité terrain d’un certain nombre de produits. Le cloud offre par ailleurs un environnement neutre permettant à des prestataires de proposer des services à partir des données recueillies – avec le consentement des utilisateurs – par les objets connectés.

    Interview réalisée dans le cadre de la Conférence des Électriciens de demain.

  • « Homogénéiser les pratiques est un véritable enjeu » – SNED

    « Homogénéiser les pratiques est un véritable enjeu » – SNED

    ENTRETIEN AVEC
    Sébastien Sureau, délégué général du Syndicat national des entreprises de déconstruction. Le SNED compte plus de 130 membres.

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  • Transition numérique et énergétique : quelles compétences pour les électriciens ?

    Transition numérique et énergétique : quelles compétences pour les électriciens ?

    UNE QUESTION, TROIS REPONSES
    Entretien croisé avec Guillaume David, installateur en photovoltaïque ; David Bouchoucha, intégrateur en domotique ; et Dominique Naert, président de l’IUT de Marne La Valley.

    Quelles compétences doivent développer les électriciens et leurs collaborateurs pour répondre aux enjeux de la transition numérique et énergétique ?

    Guillaume David, président de la société Solstyce, spécialisée dans l’installation photovoltaïque.

    Dans le métier du photovoltaïque, la principale compétence de l’électricien est de pouvoir s’adapter à des exigences clients et à des réponses techniques nouvelles. Un chantier n’est jamais similaire à un autre, nous devons systématiquement mettre en place des solutions sur mesure. Nous devons également nous intéresser à une vision énergétique globale car nous sommes en interface avec les problématiques de gestion du réseau électrique et de la consommation du bâtiment. Ces problématiques demandent des échanges et des compétences, aussi bien du côté du courant fort que du courant faible. Autre particularité dans notre métier du photovoltaïque : nous devons développer des compétences liées à l’enveloppe du bâtiment. Ce sont des compétences qu’un électricien traditionnel n’a pas mais qui sont indispensables dans notre métier. Mes salariés ont ainsi une casquette d’électricien, mais aussi de couvreur, de charpentier, de serrurier, ou encore d’étancheur – et sont capables de conduire des travaux dans les règles de l’art.

    Dominique Naert, président de l’IUT de Marne La Valley et ex-directeur du CSTB d’Ile-de-France

    Avec des bâtiments de plus en plus numérisés et intelligents, les électriciens deviennent les pilotes de l’ensemble de la construction. Ils devront être compétents en production énergétique, en domotique et dans ce qui va arriver dans le futur car les bâtiments ont une longue durée de vie et sont de plus en plus évolutifs. Les allemands parlent d’électriciens 4.0, capables de d’intervenir jusqu’à l’intelligence artificielle. C’est un domaine qui devrait se développer dans les dix prochaines années. Les futurs chantiers verront sans doute intervenir non plus des ingénieurs d’études mais des ingénieurs d’application, qui reviendront sur le terrain. D’autres compétences sont à développer, notamment dans les domaines des réseaux informatiques, de la numérisation, de la 3D, de la simulation et des statistiques. Le traitement des données est aussi un sujet important car les données ne sont actuellement pas fiables, par manque de compétences. La complexification du bâtiment nécessite une qualité que nous n’avons pas encore. Et l’électricien sera le chef d’orchestre de tout cette mutation.

    Albert Bouchoucha, installateur et dirigeant de Domotizy

    En ce qui concerne la domotique, deux choix s’offrent aux électriciens. Soit ils se forment sur les trois volets qui composent la domotique – le câblage, l’intégration et la maintenance ; soit ils travaillent en binôme avec un domoticien afin que l’installation puisse être pérenne, évolutive, ni sur-dimensionnée, ni sous-dimensionnée. Il est très important de connaître ses limites d’intervention. La partie câblage est la plus importante pour l’électricien : une formation complète est indispensable, notamment auprès des bureaux d’études. Si le câblage est parfaitement réalisé, il n’y aura quasiment pas de maintenance derrière. Le domoticien est quant à lui plus pertinent sur la partie paramétrage, intégration et programmation. Si un électricien se lance sur ce volet, il doit impérativement se former aux protocoles de communication.

     

    Interview réalisée dans le cadre de la Conférence des Électriciens de demain

  • VIDEO – Courant faible : pourquoi se former ?

    VIDEO – Courant faible : pourquoi se former ?

    Thierry CORNUET, formateur en Automatismes et réseaux de communications chez FORMAPELEC, explique l’enjeu pour les électriciens de se former aux spécificités techniques du courant faible (domotique, réseaux, télécommunication,…). Une vidéo enregistrée à l’occasion de la Conférence des Electriciens de Marseille, le 17 octobre 2017.

    Retrouvez également Formapelec lors de la prochaine étape de la Conférence des Electriciens, le 5 décembre prochain à Paris, qui interviendra sur le sujet de « la formation aux nouveaux métiers : un levier pour la croissance ».

  • VIDEO – Courant faible et courant fort : quel rapprochement ?

    VIDEO – Courant faible et courant fort : quel rapprochement ?

    Jean-Michel Nion représentait le syndicat national des professionnels du courant faible à l’occasion de la Conférence des Electriciens de Nantes, le 16 novembre dernier. Dirigeant de la société Télé Réseau NION, Jean-Michel Nion donne sa vision des relations entre les mondes du courant faible et du courant fort.

    Retrouvez également l’interview complète de Jean-Michel Nion pour le Mag’Elec : « Le service après-vente est indispensable aux réalisations domotique »

  • VIDEO – L’application Amiante360 Exposition de SOGELINK en moins d’une minute

    VIDEO – L’application Amiante360 Exposition de SOGELINK en moins d’une minute

    Romain Viard Gaudin, chargé de missions Patrimoine chez Sogelink, décrit en moins d’une minute l’application Amiante360. Une vidéo enregistrée à l’occasion de la Conférence Amiante de Marseille, le 17 octobre 2017. Romain Viard Gaudin anime également une intervention sur la Conférence Amiante, où il fait un focus sur le nouveau module de la solution Amiante360 (prix de l’innovation du SNED 2017).

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  • L3A : retour sur 20 ans d’expérience dans le diagnostic et l’analyse amiante

    L3A : retour sur 20 ans d’expérience dans le diagnostic et l’analyse amiante

    Spécialisé dans la recherche de l’amiante et des pathologies du bâtiment, le groupe L3A a développé en 20 ans d’existence une solide culture du service. Lionel Janot, président de L3A, revient sur les spécificités du groupe.

    Quels sont les services proposés par L3A ?

    Le groupe est composé de trois sociétés, chacune spécialisée dans un domaine d’intervention. Il y a tout d’abord L3A Diag, qui réalise des diagnostics immobiliers dans le cadre des ventes et des locations, ainsi que des repérages avant démolition, avant travaux pour la recherche de l’amiante, du plomb des termites et les examens visuels. Nous cultivons particulièrement les chantiers compliqués, tels que les monuments historiques, les ouvrages industriels, élevés, enterrés ou avec des accès difficiles, mais également les immeubles classiques.

    Accrédité Cofrac, L3A Air mène pour sa part des mesures d’empoussièrement. Nous réalisons des études, des stratégies et des prélèvements d’air amiante et d’analyses pour la maîtrise des risques liés à la santé des travailleurs et des occupants dans des bâtiments à usage professionnel, d’habitation ou industriel. Notre spécificité est de coller aux exigences particulières du chantier de façon à nous fondre dans l’organisation de nos clients.

    Créée en 2013, l’activité laboratoire est la plus récente de nos activités. Au sein de L3A Lab, nous analysons exclusivement les matériaux prélevés et les mesures d’air des deux autres filiales, L3A Diag et L3A Air.

    L3A a fêté ses 20 ans en 2017. Quelles ont été les grandes orientations du groupe ?

    Quand nous avons lancé notre activité de diagnostic en 1997, nous avions suivi des formations dans le désamiantage. Nous avons donc dès le départ eu une approche désamianteur, ce qui fait encore aujourd’hui notre spécificité. Puis en 1998, avec l’activité Air, nous étions l’un des premiers préleveurs indépendants à ne réaliser que le prélèvement, et non l’analyse. Nous nous sommes battus pour que cette autre particularité et la qualité des prélèvements soit reconnue. La législation nous a par la suite donné raison en considérant le prélèvement comme une étape essentielle dans le cadre de la métrologie.

    Nous avons continué de nous développer avec cette logique de service, qualitatif et sur mesure. En 2005, L3A comptait 25 collaborateurs. C’est à cette période que le groupe a commencé à s’orienter vers un service spécifique pour les gros maitres d’ouvrage, en adaptant nos prestations en fonction des délais et des systèmes informatiques utilisés par les clients pour lire les rapports.

    L’idée de créer notre propre laboratoire pour l’analyse des prélèvements a émergé en 2012, au moment où les pouvoirs publics  envisageaient d’obliger les organismes de prélèvement à réaliser eux-mêmes leurs analyses. Si le texte n’est jamais sorti, L3A Lab était né. Le groupe compte à présent 63 collaborateurs, qui interviennent surtout dans la région parisienne, le nord et l’ouest de la France.

    Quels sont vos projets pour la suite ?

    Nous travaillons à présent sur l’accompagnement à la maitrise d’ouvrage. Notamment sur les sujets de l’amiante et du plomb, que ce soit sur le repérage et la lisibilité du rapport, la formation, sur les opérations de sous-section 3 et 4 ou sur les problématiques de gestion de chantier et des différents arbitrages à faire. L3A a également développé une nouvelle activité d’assistance à maitrise d’ouvrage pour toutes les problématiques du traitement de bois d’oeuvre : mérules, termites et insectes xylophages. Nous avons une équipe gérée par un expert qui suit ce type de dossiers de A à Z sur tout le territoire.