Étiquette : paroles de pros

  • Frédérique Chaublet – Zip-Clip : « Se démarquer avec la suspension par câble à réglage intégré »

    Frédérique Chaublet – Zip-Clip : « Se démarquer avec la suspension par câble à réglage intégré »

    ENTRETIEN AVEC
    Frédérique Chaublet, responsable commercial et technique de la société Zip-Clip en France. Présente en France depuis 2011, établie au Royaume-Uni en 2004, la société conçoit et fabrique des systèmes de suspension pour les applications électriques, aérauliques, mécaniques et signalétiques.

    Quelle innovation propose Zip-Clip aux installateurs ?

    Nous avons développé un système de suspension par câble à réglage intégré dédié au supportage et à la fixation. Plus simple à mettre en œuvre qu’une installation traditionnelle à base de tige filetée, cette solution ne nécessite aucun outil pour faire les ajustements, en dehors d’un coupe câble. Les boites à débit de la gamme Rize permettent un travail sur mesure avec très peu de perte de câble grâce à la coupe à niveau. Tandis qu’avec les méthodes traditionnelles, les tiges doivent être coupées à chaud, forçant les professionnels à descendre de leurs échafaudages. Sans compter qu’une fois remontés, c’est à ce moment-là qu’ils s’aperçoivent qu’ils ont coupé trop court ou trop long. Les utilisateurs déclarent gagner près d’un tiers du temps passé sur leurs projets avec Zip-Clip.

    C’est aussi un atout pour la sécurité : la moitié du travail peut être réalisée au sol, ce qui consiste à préparer l’installation et à effectuer le montage des mousquetons et des zip-clips sur les chemins de câbles, profils ou rails. Ne reste plus que la mise à niveau, qui s’effectue grâce au réglage intégré. Seul l’ajustement est effectué en hauteur. Nous avons également beaucoup travaillé sue le packaging, pour le rendre peu encombrant. Une boîte de nos câbles contient 100 mètres et représente l’équivalent de 33 tiges filetées. En termes de surface, ce sont quelques cm² contre trois mètres de long pour une tige filetée.

    Zip-Clip est une marque d’origine galloise. Y a-t-il des différences avec le marché français ?

    Le marché Britannique est très ouvert aux nouvelles méthodes d’installation permettant de réduire les coûts, la main d’œuvre et le temps sur chantier. Les professionnels raisonnent beaucoup en termes de retour sur investissement et d’efficacité. Le marché français est plus traditionaliste et des innovations comme la suspension par câble font parfois l’objet de quelques réticences. Nos câbles sont notamment sous-estimés au niveau de leur force – alors qu’ils peuvent soutenir jusqu’à 500 kg –, de leur qualité et de l’esthétique. D’un autre côté, certains installateurs vont de plus en plus vers le câble pour se démarquer et montrer qu’ils utilisent des moyens modernes, ce qui révèle leur dynamisme. Si certains de nos clients ont eu des réticences au départ à passer de la tige à la suspension par câble à réglage intégré, ils ont très vite vu la facilité à manier, entreposer et installer le produit après l’avoir manipulé.

    Comment accompagnez-vous vos clients français ?

    En tant que fournisseur, nous accompagnons tous les maillons de la chaîne, de la planification jusqu’au conseil technique. Nous proposons des formations auprès des distributeurs pour les aider à informer les installateurs, que nous suivons plus ponctuellement. Conscients que le temps manque à ces populations, nous proposons également des vidéos concises et faciles à suivre qui montrent l’essentiel. Et pour ceux qui préparent leur dossier, nous mettons à disposition en un clic tous les certificats pour nos distributeurs agréés.

     

    Interview réalisée dans le cadre de la Conférence des Électriciens de demain
    Retrouvez Frédérique Chaublet à l’occasion de la prochaine étape, le 17 octobre à Marseille. [Contact au 08 11 46 55 70 – france@zip-clip.com]

     


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  • « Les électriciens sont au cœur des smart grids » – Fabienne Gastaud (Club Smart Grid)

    « Les électriciens sont au cœur des smart grids » – Fabienne Gastaud (Club Smart Grid)

    ENTRETIEN AVEC
    Fabienne Gastaud, présidente du Club Smart Grid Côte D’Azur, présidente de la commission Energie de la CCI Nice Côte D’Azur et dirigeante de la société WIT, spécialisée dans la gestion technique et énergétique du bâtiment.

    Quel est le rôle du Club Smart Grid ?

    La CCI a créé le Club Smart Grid en 2014 pour centraliser tous les acteurs de l’économie smart grid, qui interviennent sur l’insertion des énergies renouvelables, le développement et l’exploitation des réseaux, la valorisation des données, la gestion active de la demande, ou encore sur les études. En promouvant les smart grids, le Club a pour ambition de faire de notre territoire une référence en termes de réseaux intelligents. Nous profitons de l’Eco Vallée qui se construit et la réglementation va dans notre sens avec les futurs obligations de la RT 2020.

    Quelles actions mène-t-il ?

    L’organisation du Club est structuré en quatre groupes de travail. Le groupe « Communication » est en charge de la promotion du savoir-faire. Il offre de la visibilité à la filière en établissant un annuaire des membres et en participant à des salons et rencontres business. Le groupe de travail « Prescription » définit les exigences pour qualifier un bâtiment « smart grid ready » et identifie les coûts liés aux projets. La Commission de la « Route du savoir-faire » a quant à elle élaboré une road map interactive répertoriant tous les projets identifiés smart grid, accompagnés d’un descriptif complet et de retours d’expériences. Enfin, la Commission « Formation » cartographie les nouvelles compétences dont a besoin l’écosystème afin de déterminer les formations existantes ou à créer. 

    Comme définissez-vous actuellement un bâtiment « smart grid ready » ?

    La définition de ces bâtiments intelligents s’établit sur plusieurs axes. Le bâtiment rend-il l’utilisateur acteur de sa consommation en lui donnant les moyens d’agir lui-même ? Réduit-il le coût global de la facture énergétique ? Intègre-t-il des énergies renouvelables et des capacités de stockage ? Réduit-il les émission de CO2 ? Intègre-t-il les services de réseaux énergétiques intelligents ? A partir des réponses à ces questions, nous pouvons déterminer le niveau d’efficience du bâtiment. Un bâtiment « smart grid ready » peut donc se caractériser par du comptage, du pilotage, du stockage, de la mobilité électrique et de la production d’énergies renouvelables. Surtout, il va communiquer avec d’autres bâtiments et des écoquartiers, jusqu’à la ville intelligente.

    Les électriciens sont-ils bien positionnés sur ce type de projets ?

    Ils sont même au cœur des chantiers smart grids ! On croit souvent que les smart grids sont réservés aux bâtiments neufs mais les électriciens se rendent rapidement compte qu’il y a énormément de choses à faire sur les bâtiments existants. La multiplication des process pour faire des économies d’énergie s’accompagne de plus de câblage et de matériels à faire communiquer entre eux.

     

    Interview réalisée dans le cadre de la Conférence des Électriciens en régions


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  • « Le projet Carto amiante conseillera les techniques opératoires les moins émissives » – Stéphanie Buco (OPPBTP)

    « Le projet Carto amiante conseillera les techniques opératoires les moins émissives » – Stéphanie Buco (OPPBTP)

    ENTRETIEN AVEC
    Stéphanie Buco est ingénieure de prévention adjointe au chef d’agence de l’OPPBTP pour la région PACA-Corse. Membre du Réseau Amiante de l’OPPBTP, elle travaille en partenariat avec le groupe régional Amiante de la Direccte. Son rôle consiste notamment à s’assurer de la montée en compétence des conseillers.

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  • « De la conception à l’étalonnage en débitmètrie gazeuse sous accréditation Cofrac » – Frédéric Platon (AC-SPerhi)

    « De la conception à l’étalonnage en débitmètrie gazeuse sous accréditation Cofrac » – Frédéric Platon (AC-SPerhi)

    ENTRETIEN AVEC
    Frédéric Platon, président d’AC-SPerhi. Spécialisée dans la fabrication de pompes de prélèvement et de matériel pour la microbiologie, la société propose également de la location, du crédit-bail, de la formation et des prestations d’étalonnage en débitmètre gazeuse sous accréditation Cofrac.

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  • Serge Van de Velde – Turbotronic : « La nouvelle génération d’installateurs demande du connecté »

    Serge Van de Velde – Turbotronic : « La nouvelle génération d’installateurs demande du connecté »

    ENTRETIEN AVEC
    Serge Van de Velde, directeur de Turbotronic. Importateur depuis 1989, Turbotronic distribue des appareils de mesure des installations électriques (six marques), de thermographie (deux marques) et de test des réseaux informatiques (deux marques).

    Quels sont les appareils les plus demandés par les électriciens ?

    L’évolution des normes et des lois dicte souvent la demande. En ce moment même, la demande grimpe pour les testeurs d’installation avec la loi Alur, qui impose un nouveau diagnostic portant sur la conformité du réseau électrique d’un habitat avant la location ou la vente. Nos ventes ont augmenté d’environ 30 % pour ce type d’appareils, mais cette tendance ne devrait pas durer plus d’un an. L’évolution technologique joue aussi un rôle important, avec des appareils toujours plus innovants qui facilitent le travail des installateurs. Je pense notamment à un petit contrôleur de continuité et de boucle de terre – baptisé Tohme – qui permet de tester l’impédance de boucle par la prise, ce qui est susceptible de faire gagner du temps à l’installateur. Les électriciens doivent prendre le temps de découvrir les offres des fabricants : certains appareils sont peu connus mais peuvent leur faciliter le travail et faire la différence en termes d’activité.

    Y a t-il du changement dans les habitudes des électriciens ?

    La nouvelle génération d’électriciens installateurs se focalise sur l’utilisation des smartphones et des tablettes. Les nouveaux appareils de mesures sont maintenant connectés, permettant d’envoyer à un collaborateur les mesures prises sur le site pour le reporting, de partager les données et de s’organiser sur un téléphone au lieu de le faire à la main. Cette tendance se transforme petit à petit en standard. Nous y participons en proposant toutes sortes d’appareils de mesure connectés, dont une caméra thermique qui se connecte directement sur un smartphone : Seek Thermal.

    Qu’en est-il de la thermographie ?

    La thermographie est un nouveau marché à développer pour l’électricien. Turbotronic est devenu cette année le distributeur officiel de la marque Flir, le leader mondial pour ce type d’équipements. Les appareils que nous proposons permettent d’identifier facilement et rapidement les défauts dans une armoire électrique et de détecter les circuits défaillants. L’électricien peut ensuite générer un rapport et montrer à son client les défauts de l’installation, photos thermographiques à l’appui. Cette technologie participe à l’émergence d’une nouvelle offre de service sécuritaire.

     

    Interview réalisée dans le cadre de la Conférence des Électriciens en régions
    Retrouvez Serge Van de Velde à l’occasion de la prochaine étape, le 17 octobre à Marseille.


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  • « Nous avons adapté les processus de sablage aux techniques de désamiantage » – Xavier Wisniewski (Masci)

    « Nous avons adapté les processus de sablage aux techniques de désamiantage » – Xavier Wisniewski (Masci)

    ENTRETIEN AVEC
    Xavier Wisniewski, directeur de l’activité peinture industrielle/tertiaire et traitement de l’amiante au sein du Groupe Masci. Spécialiste de l’application des peintures industrielles et des revêtements techniques, le groupe s’est doté en 2014 d’une division spécialisée dans les chantiers nécessitant le traitement de l’amiante, du plomb et autres matières dangereuses.

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  • Patrick Moulard – FFIE PACA : « Il n’y a pas de projets futuristes »

    Patrick Moulard – FFIE PACA : « Il n’y a pas de projets futuristes »

    ENTRETIEN AVEC
    Patrick Moulard, délégué régional de la FFIE pour la région PACA. La fédération défend et promeut les entreprises de génie électrique et énergétique.

    La reprise économique est-elle au rendez-vous en région PACA ?

    Elle a commencé à se dessiner sur le littoral depuis plus d’un an, notamment via de nombreux projets de logements en cours de réalisation. Il s’agit pour la plupart de grands ensembles, en construction dans toute la région avec des points forts sur Marseille et  Nice. Le territoire bénéficie de  l’OIN (opération d’intérêt national) ECO VALLEE sur la Plaine du Var, un vaste programme de construction d’ensembles de bureaux, logements et services. Nous constatons une très forte densification de chantiers sur cette zone géographique.

    Quel type d’entreprises la région accueille-t-elle ?

    Les TPE constituent la frange la plus importante du tissu économique régional sur le marché de l’installation électrique, mais quelques très grandes entreprises se sont aussi installées dans la région. Le tertiaire et le logement sont deux secteurs extrêmement forts en raison de l’attractivité de la côte d’Azur. L’industrie se concentre quant à elle dans le bassin marseillais – l’Étang de Berre, par exemple, accueille une grande partie des entreprises pétrochimiques.

    La région est-elle une terre d’opportunités pour les électriciens ?

    L’autoconsommation va se développer grâce aux projets smart grid et à la réglementation thermique en cours d’écriture. Nous allons tourner la page de la RT2012 et intégrer la notion de bilan carbone dès l’origine d’un projet de construction : de la fabrication et du transport des matériaux chez nos fournisseurs jusqu’à la livraison d’une opération. Il faudra être plus efficients que jamais sur l’énergie consommée par les bâtiments. Sur les bâtiments à énergie positive, le plus facile pour compenser la consommation passera par de la production d’électricité d’origine solaire photovoltaïque. Notre région est par ailleurs très bien positionnée sur ces métiers grâce à son fort niveau d’ensoleillement tout au long de l’année. Le confort d’été est un second axe de réflexion et fera la particularité des ouvrages méditerranéens. En fonction de la classification des bâtiments, les électriciens interviendront sur des équipements plus ou moins sophistiquées qui géreront le confort d’été. La GTB pilotera les niveaux de température intérieure, les niveaux extérieurs et l’ensoleillement. Le tout sera motorisé, automatisé et connecté afin de gérer les demandes de consommation des bâtiments.

    Quel est le profil de l’électricien de demain ?

    La valeur ajoutée de l’électricien résidera dans sa maîtrise de technologies d’appareillage et de pilotage de plus en plus performantes. Il n’y a pas de projets futuristes ! Les courants faibles gagnent de l’importance et les entreprises doivent maîtriser l’ensemble de la boucle. Cela passe par la montée en compétences des acteurs via la formation, notamment sur la partie réseau pour pouvoir travailler sur des protocoles IP et sur la couche logiciel pour faire des interfaces avec de l’installation plus traditionnelle.

     

    Interview réalisée dans le cadre de la Conférence des Électriciens en régions


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  • Arnaud Brouquier – S2ICF : « Les électriciens doivent coopérer »

    Arnaud Brouquier – S2ICF : « Les électriciens doivent coopérer »

    ENTRETIEN AVEC
    Arnaud Brouquier, président du S2ICF – le syndicat des professionnels du courant faible – et dirigeant de la société Delta Sertec, spécialisée dans l’installation et la maintenance du bâtiment connecté, piloté et sécurisé. Implantée à Marseille et à Avignon, l’entreprise compte 45 collaborateurs après 38 ans d’existence.

    Quels sont les marchés porteurs dans le domaine du bâtiment connecté ?

    L’immobilier résidentiel représente près de la moitié de notre activité, via les promoteurs, les bailleurs sociaux et les syndics de copropriété. Les marchés porteurs sur ce secteur sont l’interphonie et le contrôle d’accès pour l’habitat, suivis de l’antenne de télévision collective et de la vidéo-protection. Nous espérons plus amplement sensibiliser les promoteurs immobiliers de la région à la domotique, qui se démocratise grâce aux smartphones. Certains de mes confrères toulousains sont notamment parvenus à greffer des offres domotique et sécurité aux offres courant-faible classiques des promoteurs, avec de petits packages « en option ».

    Nous intervenons également beaucoup sur les bâtiments du tertiaire. Notre force sur ce secteur, c’est d’être multi-spécialistes : le client final aime n’avoir qu’un seul interlocuteur sur un projet et son suivi. Le réseau informatique est au cœur de tous les systèmes que nous posons et branchons. En maîtrisant le réseau, nous sommes capables d’avoir la main sur tous les sujets comme la téléphonie d’entreprise, la vidéo-protection, l’alarme intrusion, le contrôle d’accès ou encore l’affichage dynamique.

    Les électriciens sont-ils bien armés sur le plan commercial ?

    À l’heure actuelle les électriciens ne sont pas organisés pour faire de la maintenance, contrairement aux entreprises du courant faible qui disposent d’un service après vente. Car historiquement, ces dernières ont démarré sur le marché de l’antenne de télévision collective, où elles ne pouvaient pas vendre sans contrat. Ces entreprises sont habituées depuis plus de trente ans à avoir des demandes d’intervention sur diverses pannes. Elles se sont organisées en interne pour intervenir avec un technicien, qui fait par la suite un compte rendu d’intervention. C’est ce qui manque aux électriciens.

    Un conseil pour les électriciens ?

    En premier lieu, je leur conseille de ne pas s’éparpiller et de choisir de se perfectionner dans un type d’équipements. Des électriciens qui deviennent multi-spécialistes et intégrateurs globaux comme les entreprises du S2ICF auront besoin de quelques années. Nos entreprises bénéficient d’au moins vingt ans d’expérience ! Les électriciens doivent donc raisonner dans le sens de la coopération et non de la compétition. Intégrateurs et électriciens ont chacun leurs forces : les premiers n’auront peut-être pas l’organisation pour mettre des réservations dans les banches sur un chantier de coffrage, pour déployer des câbles ou encore pour installer des pieuvres électriques. Les seconds ont une connaissance très poussée dans les réseaux informatiques. Nous devons nous organiser et nous avons tout intérêt à répondre à des marchés en co-traitance.

  • Thierry Grosdidier – Qualifelec : « La maintenance doit devenir un réflexe »

    Thierry Grosdidier – Qualifelec : « La maintenance doit devenir un réflexe »

    ENTRETIEN AVEC
    Thierry Grosdidier, directeur technique de Qualifelec, l’organisme de qualification des entreprises d’installation électrique accrédité par le Cofrac. Près de 6 500 entreprises du bâtiment ont obtenu la qualification auprès de Qualifelec.

    Quelles sont les conditions à remplir pour obtenir la qualification ?

    La qualification s’appuie sur un référentiel. C’est une articulation entre, d’une part, la démonstration d’une existence juridique (extrait Kbis, assurance dans le domaine de qualification…), la possession du matériel indispensable à l’activité et la formation des techniciens de l’entreprise ; et d’une autre part la validation d’un savoir faire purement technique. Sur ce second aspect, nous exigeons au moins quatre références chantier dans le domaine de qualification.

    Quelles sont les dernières évolutions des référentiels ?

    Les deux principales nouveautés sont liées à l’évolution réglementaire. Avec la publication du décret n°2017-26, la qualification est rendue obligatoire depuis le 14 juillet 2017 pour l’installation et la maintenance des infrastructures de recharge pour véhicules électriques (IRVE). C’est un marché qui va se développer avec le soutien des pouvoirs publics. Qualifelec est par ailleurs mandatée pour accréditer les organismes de formation sur le sujet des bornes de recharge et de l’électromobilité. A partir du 14 Janvier 2018, les formations devront être conformes aux trois niveaux d’exigences, qui sont en ligne sur notre site internet.

    La seconde évolution réglementaire concerne l’arrêté sur l’autoconsommation et le stockage, qui encourage les Français à installer du solaire photovoltaïque. Ils stockeraient et consommeraient une partie de la production, et revendraient le surplus à des conditions privilégiées de rachat. Cet arrêté nous a amené à réformer notre référentiel pour avoir dorénavant deux indices de qualification : SPV1 pour les installations de puissances inférieures à 36KWc et SPV2 pour celles supérieures à 36KWc.

    Vous lancez également un indice dédié à la maintenance. Quels référentiels concerne-t-il ?

    Il existait historiquement une qualification en maintenance axée sur les courants forts. Nous avons à présent décliné des indices de maintenance dans la plupart de nos référentiels, ce qui peut faire prendre conscience aux professionnels et aux utilisateurs que les installations ne sont pas inertes mais évoluent dans le temps et nécessitent un contrat de maintenance afin de garantir leur fonctionnement optimal. L’indice a ainsi été rajouté pour les référentiels Installation solaire photovoltaïque (SPV.MA), Pompe à chaleur (PAC.MA) et Ventilation (VEN.MA). La performance de ces trois types d’installations est très sensible à la récurrence et à la qualité de l’entretien. Nous tâchons de sensibiliser les entreprises et la maîtrise d’ouvrage pour que la maintenance devienne un réflexe et puisse offrir un complément d’activité aux électriciens. Pour ces derniers, proposer de suivre le système qu’ils ont eux même préconisé et mis en œuvre est une bonne façon de fidéliser leur clientèle. Ces trois nouveaux indices offrent de la visibilité à la maintenance et mettent son intérêt en évidence.

     

    Interview réalisée dans le cadre de la Conférence des Électriciens en régions

  • Devenir diagnostiqueur immobilier après un parcours atypique

    Devenir diagnostiqueur immobilier après un parcours atypique

    A 54 ans, Bruno Frémeaux se lance un nouveau défi en projetant de devenir diagnostiqueur immobilier. Après avoir exercé pendant plus de vingt ans dans la grande distribution (meubles et électroménager), puis ensuite dans les pièces automobiles, Bruno a connu une période de chômage qui l’a incité à prendre une autre orientation. (suite…)