Étiquette : paroles de pros

  • La robotisation au service de la protection respiratoire

    La robotisation au service de la protection respiratoire

    La robotisation de la production permet d’atteindre un niveau inédit de fiabilité et de qualité pour les appareils de protection respiratoire Scott Safety jamais atteint à ce jour. (suite…)

  • Votre appareil de protection respiratoire à ventilation assistée est-il toujours certifié ?

    Votre appareil de protection respiratoire à ventilation assistée est-il toujours certifié ?

    Utilisés par les opérateurs dans les environnements de désamiantage à haut risque, les appareils de protection respiratoire à ventilation assistée peuvent bloquer 99,95 % des particules en suspension dans l’air, garantissant ainsi une protection élevée.

    L’un des composants essentiels de ces appareils est leur filtre. Mais saviez-vous que pour préserver la validité des certifications de sécurité fournies avec l’appareil lors de son achat, vous devez uniquement utiliser les cartouchesà particules du fabricant, ayant été testés et approuvés pour cet équipement spécifique ? Dans le cas contraire, les employeurs et leurs salariés se retrouvent exposés à des risques réglementaires et de sécurité.

    Soumis à des tests rigoureux dans leur ensemble, du moteur à la batterie, en passant par le flexible, la soupape expiratoire et le joint d’étanchéité du masque ou de la cagoule, les filtres à particules jouent un rôle essentiel dans les performances de l’ensemble du système. Les appareils de protection respiratoire à ventilation assistée doivent se conformer à la norme européenne relative aux appareils filtrants à ventilation assistée avec casque ou cagoule (EN 12941) ou masque complet (EN 12942) pour pouvoir être commercialisés. De plus, la certification CE délivrée au fabricant pour un appareil de protection respiratoire à ventilation assistée en tant que solution complète vous offre la garantie que l’équipement est conforme aux exigences légales de sécurité.

    En tant que consommable de haute valeur, pouvant être remplacé à chaque utilisation de l’appareil de protection respiratoire à ventilation assistée, le filtre à particules entraîne un coût permanent pour l’entreprise. Conscient de ce facteur, Scott Safety cherche à minimiser le coût de possession des appareils de protection respiratoire à ventilation assistée pendant toute leur durée de vie en proposant des filtres à prix compétitif.

    Votre appareil de protection respiratoire à ventilation assistée est-il toujours certifié ?

    Toutefois, en raison du nombre de filtres à particules disponibles sur le marché, Scott a identifié une tendance inquiétante selon laquelle les entreprises achètent des alternatives compatibles, au détriment des filtres officiels testés et approuvés pour l’équipement. Conçus pour fonctionner de manière optimale en tant que système complet, Scott Safety ne peut garantir une qualité et un niveau de protection adéquats contre l’amiante que lorsque l’appareil de protection respiratoire à ventilation assistée est équipé d’un filtre officiel. Les techniciens sont alors adéquatement protégés, et le client bénéficie de l’expertise technique considérable de Scott Safety et de son approche rigoureuse vis-à-vis de la sécurité.

    Dès lors, lorsque que l’on parle du risque de mésothéliome, d’asbestoses et de cancer, peut-on se permettre d’utiliser un filtre à particules non certifié ? La méthode la plus sûre demeure de porter une protection respiratoire adéquate. Il est donc impératif de s’assurer de la provenance des filtres que l’on utilise avec un appareil de protection respiratoire à ventilation assistée contre l’amiante.

    Sur le site de production de Scott Safety, les dernières technologies robotiques fonctionnent en continu pour produire la meilleure qualité de filtre possible et ainsi garantir une protection adéquate aux désamianteurs. Chaque filtre à particules est analysé individuellement à la fin du processus de production. Les modèles qui échouent au test de niveau de pénétration, qui ne doit pas dépasser 0,05 %, sont immédiatement rejetés. Cet investissement technologique considérable s’inscrit dans le cadre de la politique du « zéro défaut » mise en œuvre par l’entreprise, et garantit l’atteinte systématique des niveaux de qualité requis.

    Les robots fonctionnant de manière optimale 24heures sur 24, Scott Safety offre à ses clients des délais de production et de livraison imbattables.
    Conscient depuis longtemps des besoins du marché du désamiantage, Scott Safety a mis au point une gamme de solutions qui permettent aux utilisateurs de rester concentrés sur leur travail, sans se soucier de leur équipement. La gamme d’appareils de protection respiratoire à ventilation assistée de Scott Safety offre convivialité, confort et simplicité de décontamination.

    Auteur : Michael Haguinet est responsable des produits EMEA chez Scott Safety, fournisseur de solutions pour le secteur du désamiantage.

  • Marie-Laetitia FOURNIE, DIRECCTE – « Le PRST déploie la politique de prévention du risque amiante en Occitanie »

    Marie-Laetitia FOURNIE, DIRECCTE – « Le PRST déploie la politique de prévention du risque amiante en Occitanie »

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    Marie-Laetitia Fournié, ingénieure de prévention à la DIRECCTE, en charge de l’amiante sur la partie Ouest de la région Occitanie. Elle travaille conjointement avec son homologue de Montpellier, Fabienne Stang-Martin, au déploiement des actions de prévention sur l’ensemble du territoire occitan. La DIRECCTE Occitanie s’est dotée d’une équipe amiante spécialisée d’une vingtaine d’agents du système d’inspection du travail sur la région afin d’intervenir sur les cas les plus complexes.

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  • Interview – Anne-Charles DE GONTAUT-BIRON, Control Habitat 66 – Toulouse 15 juin : « Il est important pour un diagnostiqueur de se renforcer juridiquement »

    Interview – Anne-Charles DE GONTAUT-BIRON, Control Habitat 66 – Toulouse 15 juin : « Il est important pour un diagnostiqueur de se renforcer juridiquement »

    ENTRETIEN AVEC
    Anne-Charles De Gontaut-Biron, dirigeant de la société de diagnostic immobilier Control Habitat 66, basée à Perpignan. L’entreprise intervient notamment dans le repérage de l’amiante avant travaux et avant démolition. Elle conseille également ses clients sur les nouvelles réglementations et les solutions disponibles.

    Avec votre entreprise vous avez formé un réseau d’agences de diagnostic. Qu’est-ce qui a motivé ce choix ?

    Control Habitat 66 est né de la fusion de petites entreprises de diagnostic. Quand j’ai racheté la première agence en 2013, je pensais que le diagnostic allait se complexifier de la même manière que les contrôles techniques automobile et qu’il serait difficile pour un indépendant de s’en sortir sans se spécialiser dans une seule branche.

    Deux solutions se présentaient : soit être absorbé par les grands groupes, soit fusionner plusieurs sociétés pour disposer de tout un éventail de compétences. C’est vers cette seconde solution que je me suis tourné.

    Control Habitat 66 compte à présent trois agences et neuf diagnostiqueurs dans ses effectifs. Chacun dispose d’une spécialité (infiltrométrie, plans, millièmes de copropriété…) mais sept d’entre eux sont formés à l’amiante. Ils sont d’ailleurs en cours d’obtention de la certification amiante avec mention. Le repérage de l’amiante est en effet le fer de lance de notre activité puisque le poste représente 20 % du chiffre d’affaires. Et contrairement à un rapport de diagnostic classique, le donneur d’ordre est attaché à la qualité de la prestation : si de l’amiante est découverte lors des travaux, le chantier est stoppé net.

    Quels écueils rencontrez-vous dans votre profession ?

    Les diagnostiqueurs n’en ont pas tous conscience, mais il très important de se renforcer juridiquement. J’ai récemment assisté à une formation sur la rédaction du rapport de diagnostic et des clauses de réserve, mais quasiment personne n’y a assisté. Or, la façon de rédiger ces documents permet à un avocat de gagner en cas de litige. C’est d’autant plus important dans le cas de l’amiante, qui coûte très cher en sinistre pour les assureurs. Ces derniers pourront se détourner des entreprises qui ne font pas d’efforts pour limiter ces risques. Et sans assureurs nous ne pouvons plus travailler.

    Par quels moyens votre métier pourrait-il gagner en efficacité ?

    Des listes de matériaux existent déjà mais il serait intéressant d’avoir accès à une bibliothèque en ligne où les techniciens pourraient partager leurs expériences et publier des photos de matériaux contenant de l’amiante. Une telle initiative nous éviterait de commettre des erreurs que d’autres ont déjà commises ou évitées. Il serait également intéressant d’avoir une base de donnée indiquant le temps moyen passé par les professionnels par prélèvement ou au mètre carré. Les donneurs d’ordres bénéficieraient ainsi d’une fourchette pour prendre leur décision.

  • Interview – Michel SAVES, AMS Coordination – Toulouse 15 juin : « Un besoin de simplification pour opérer en règle »

    Interview – Michel SAVES, AMS Coordination – Toulouse 15 juin : « Un besoin de simplification pour opérer en règle »

    ENTRETIEN AVEC
    Michel Saves, dirigeant d’AMS Coordination, société d’assistance à maîtrise d’ouvrage et de coordination en matière de sécurité et de protection de la santé située à Molas (31). Issu d’une formation en génie civil, cet entrepreneur a notamment pratiqué des diagnostics amiante lors des premières périodes de leur mise en place.

    Quelles problématiques avez-vous observé en exerçant votre activité auprès des particuliers ?

    Nous recherchons l’amiante depuis 20 ans mais les particuliers ne comprennent pas toujours l’intérêt de nos démarches. Ils n’ont que notre information, et ont parfois le sentiment que nous en rajoutons une couche pour gonfler la facture. Le travail de pédagogie est donc très important dans notre profession mais ça ne suffit pas car ils ont l’impression de se trouver face à une usine à gaz.

    La part d’enlèvement de matériaux dangereux est plus importante sur le marché public mais les particuliers sont toujours confrontés à de petits cas. Je pense que certaines opérations pourraient être simplifiées afin que les règles soient respectées. Le cas de l’amiante lié à des matériaux inertes comme des tuyauteries et des canalisations pourrait être traité plus simplement par exemple.

    Or actuellement, devant le coût de l’expertise et de l’opération de retrait, certains particuliers sont tentés de se débarrasser de ces éléments eux-mêmes et l’amiante finit dans la nature. Toutefois, des mesures draconiennes sont indispensables quand l’amiante commence à se déliter et qu’elle génère des poussières. Les professionnels doivent avoir les bons outils, le bon masque à filtre et la bonne combinaison.

    L’arrêté organisant le nouveau régime de la certification amiante s’applique depuis cette année. La formation à l’amiante est-elle un prérequis indispensable pour les diagnostiqueurs ?

    Je pense que oui. Un diagnostiqueur doit être formé à l’amiante mais aussi au plomb et aux termites, tout en ayant des notions de gros œuvre. Un diagnostiqueur qui ne connaît pas le matériau effectuera un prélèvement sur tout ce qui est susceptible de contenir de l’amiante, ce qui alourdira la facture du client. Un profil plus technique saura déterminer quel matériau est à coup sûr contaminé et évitera de passer par des analyses supplémentaires. Les personnes qui se lancent dans du diagnostic amiante ont une grande responsabilité et devraient avoir au moins 5 ou 6 années de métier du bâtiment derrière elles. Un AMO devrait également avoir des notions d’amiante pour suivre son client.

  • Sylvie Barbazanges – Prysmian : « Le Règlement Produits de Construction va améliorer la sécurité en cas d’incendie »

    Sylvie Barbazanges – Prysmian : « Le Règlement Produits de Construction va améliorer la sécurité en cas d’incendie »

    ENTRETIEN AVEC
    Sylvie Barbazanges, responsable marketing et communication du groupe Prysmian en France. Spécialisé dans la production de câbles et systèmes d’énergie et de télécommunications, l’industriel est présent en France à travers 11 sites de production. Acteur majeur de son secteur, Prysmian totalise 82 usines dans le monde.

    Les câbles sont concernés par une nouvelle réglementation qui entre en application cet été. Qu’est-ce qui va changer ?

    A partir du 1er juillet 2017, le Règlement Produits de Construction (RPC) devient obligatoire. Il vise à créer une une standardisation au niveau européen dans les méthodes de test et de désignation des câbles concernant leur réaction au feu. Désormais, Les produits appartiendront à des Euroclasses, qui les classifient en fonction de leur dégagement calorifique et de leur tendance à propager ou non l’incendie. Des critères additionnels sont ajoutés pour les catégories supérieures, où sont mesurées l’opacité et la toxicité des fumées engendrées, ainsi que la propagation de gouttelettes enflammées.
    Pour les fabricants, ce nouveau règlement s’est traduit par un gros chantier de certification de tous nos produits – y compris ceux dont le process de fabrication n’a pas changé – par des organismes extérieurs agréés par la Commission Européenne. Sur les Euroclasses supérieures, nous avons également fait évoluer les matériaux de gainage conçus pour améliorer la sécurité en cas d’incendie. Il a enfin fallu repenser tous les emballages qui portent désormais le marquage CE, l’organisme certificateur, l’Euroclasse et l’application du produit.

    Comment accompagnez-vous les professionnels sur le sujet ?

    Ces nouveautés imposent aux distributeurs et aux installateurs d’avoir la connaissance du règlement et de s’assurer que les produits vendus ou installés sont conformes au RPC. Le Sycabel, Syndicat de l’industrie française des câbles, a réalisé un guide à ce sujet pour accompagner les professionnels. Chez Prysmian, nous avons décliné ce guide en l’appliquant à nos produits, créé des vidéos explicatives et de démonstration, de nouvelles fiches techniques, et nous avons rencontré nos principaux clients pour leur expliquer ces changements. Nous mettons à disposition une large documentation sur notre site internet.

    Avez-vous initié une stratégie BIM ?

    La maquette numérique est un autre gros chantier sur lequel nous apportons des solutions depuis le lancement de la plate-forme cable-base, développée par le Sycabel depuis 2013. Sur ce site, les fabricants de câbles donnent accès à leur base de données produits aux professionnels qui en font la demande. Les fichiers peuvent être exportés sous différents formats, dont le format FAB-DIS. Les distributeurs, installateurs, maîtres d’œuvre et maîtres d’ouvrage ont ainsi à disposition toutes les données standardisées et numérisées des produits qu’ils souhaitent installer.

     

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  • Philippe Zanni – FFIE Occitanie : « Les nouvelles technologies ne sont pas inaccessibles aux électriciens »

    Philippe Zanni – FFIE Occitanie : « Les nouvelles technologies ne sont pas inaccessibles aux électriciens »

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    Philippe Zanni, délégué régional de la FFIE en Occitanie, dont les missions consistent à diffuser les informations relatives aux professions du génie électrique (réglementations, normes, évolution des métiers…) et à remonter à la FFIE nationale les remarques des adhérents.

    Quelles spécificités de la région Occitanie impactent les professions de l’électricité ?

    L’Occitanie est une vaste région puisqu’elle est née du rapprochement des régions Languedoc-Roussillon et Midi-Pyrénées. Pour couvrir les 13 départements de ce nouvel ensemble, je travaille en binôme avec le président de la Fédération départementale de la Haute-Garonne, Jean-Paul Vergaï. Nous nous sommes rendus compte qu’il y avait des entreprises relativement similaires qui ne travaillaient pas tout à fait sur les mêmes secteurs.
    Le Languedoc-Roussillon est un gros pourvoyeur de marchés publics et concentre beaucoup de services à la personne. Le logement y est très important du fait de l’afflux de nouveaux arrivants et du développement du tourisme. La région Midi-Pyrénées est quant à elle plus soutenue par l’industrie et la recherche.
    Mais la grande spécificité entre les deux ex-régions est la répartition de l’activité : Toulouse représente un gros point central en Midi-Pyrénées tandis que le Languedoc-Roussillon étale plus volontiers son activité sur des villes comme Montpellier, Nîmes, Perpignan ou encore Béziers. A l’image de Toulouse, Montpellier a la volonté de devenir un pôle important en matière de nouvelles technologies et de nombreuses start-up s’y installent. C’est un marché important qui s’ouvre aux professionnels, et nous essayons de les persuader que ces nouvelles technologies ne sont pas inaccessible.

    Quelles sont les opportunités pour les électriciens ?

    L’auto-consommation est un gros sujet aujourd’hui. Nous sommes persuadés qu’à terme, aucun bâtiment ne sera construit sans y installer quelques panneaux photovoltaïques. Un électricien qui ne maîtrisera pas ce sujet aura du mal à faire des installations complètes. Il faut savoir saisir ces évolutions techniques, ce qui passe essentiellement par la formation. Nous remarquons également que la technologie descend de plus en plus vers les installations modestes et les entreprises de petites tailles. Aujourd’hui, un immeuble de bureaux est réalisé avec une petite installation communicante. Les artisans doivent être capables de mettre en route ce type d’installations.

    Quels aspects de leurs métiers doivent-ils développer ?

    Nous sommes persuadés que la maintenance est l’une des clés de nos métiers. La FFIE a notamment remis à jour son guide pour aider les adhérents à construire un contrat de maintenance. Nous essayons également de les motiver et de leur faire comprendre qu’il n’est plus possible de travailler commercialement comme avant. Les entreprises ne peuvent plus attendre que des clients leur fasse la demande pour faire des devis : ce doit être au professionnel de susciter le besoin en informant ses clients et en leur apportant des solutions de financement. L’électricien de demain doit prendre en compte simultanément ces trois aspects que sont la technique, les services et le commercial. Une entreprise qui se repose uniquement sur la technique ne saura pas vendre ses produits ; une entreprise insuffisamment technique se retrouvera sous-traitante de sociétés qui maîtrisent la technique ; et un entrepreneur qui n’est pas capable d’apporter du service a peu de chance de garantir son activité sur le marché qui se dessine.

  • Laurent Biasini – Entrepreneur en électricité : « Les bailleurs sociaux sont de bons payeurs »

    Laurent Biasini – Entrepreneur en électricité : « Les bailleurs sociaux sont de bons payeurs »

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    Laurent Biasini, dirigeant de la société Biasini, à Toulouse, spécialisée dans les travaux d’installation électrique. L’entreprise compte une vingtaine de salariés et réalise plus de 1,7 million d’euros de chiffre d’affaires.

    Pour quelles raisons avez-vous dirigé votre activité vers le marché des logements sociaux ?

    La promotion immobilière toulousaine constitue le gros de notre chiffre, basé sur 80 à 90 % de logements sociaux. Un marché qui restera encore important car le parc est en plein renouvellement. Quand je me suis dirigé vers cette activité, il y a 15 ans, j’avais en tête le soucis des délais de paiement. Avec notre trésorerie, ce n’était pas possible d’attendre deux à quatre mois avant que nos services soient rémunérés. Les bailleurs sociaux sont de bons payeurs car ils suivent des chartes bien précises, procèdent aux virements sous les 45 jours et respectent le plus souvent les engagements pris avec les partenaires. Le fait est qu’aujourd’hui les prix sont de plus en plus élevés et les marges très réduites : il faut gérer une entreprise à flux tendu.

    Et sur la rénovation ?

    A partir du 1er juillet 2017, les propriétaires bailleurs devront attester – avant de louer – de l’état de conformité de l’installation électrique des biens construits avant 1975. Il y a donc un gros travail de mise en sécurité qui attend les professionnels. De notre côté, nous avons commencé à faire un travail de fond avec les syndics, notamment en diffusant la circulaire. Mais la rénovation est un travail bien spécifique et travailler sous moulure demande une organisation, une réflexion et un savoir-faire de la part de l’ouvrier. En ce qui nous concerne, il sera plus facile de sous-traiter auprès d’un artisan spécialisé que de former nos propres équipes.

    Avez-vous ressenti la reprise du secteur du bâtiment, annoncée il y a quelques mois ?

    Pendant près de dix ans le secteur était vraiment sinistré, avec un nombre élevé de dépôts de bilan dans tous les corps d’état. Mais la reprise annoncée est bel et bien ressentie dans la région toulousaine. Les appels d’offres commencent à revenir depuis l’année dernière, les carnets de commandes se garnissent et les grues de chantier réapparaissent dans le paysage.

    Quel est selon vous le profil de l’électricien de demain ?

    Le profil ne changera pas aujourd’hui. Que ce soit dans le logement social ou le privé, la maîtrise des coûts d’achat et de la production est indispensable pour assurer la pérennité de l’entreprise. Il est aussi indispensable de suivre les nouvelles technologies et les dernières innovations en matière de domotique par exemple, d’autonomie des personnes ou encore d’autoconsommation. Les électriciens doivent être prêts à répondre aux nouvelles demandes de leurs clients et à les renseigner, que ce soit des particuliers, des architectes ou autres.

     

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  • François Bachelart – Home Cine’Feel : « De belles passerelles entre les mondes du courant faible et de l’audio-visuel »

    François Bachelart – Home Cine’Feel : « De belles passerelles entre les mondes du courant faible et de l’audio-visuel »

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    François Bachelart, créateur de la société Home Cine’Feel, qui fédère des intégrateurs de l’audio-visuel et des boutiques spécialisées. L’entreprise accompagne les professionnels qui ont des besoins techniques dans l’ensemble des domaines liés à leur métier (domotique, acoustique, informatique, marketing…). HCF est également adhérente au S2ICF, grâce auquel François Bachelart a pu rentrer en contact avec de futurs partenaires.

    Comment se porte le marché de l’audio-visuel ?

    Le marché de l’audio-visuel suit l’évolution du marché audio-vidéo classique qui traverse une crise depuis une dizaine d’années. Il se développe tout doucement grâce au besoin des consommateurs en matière de solutions de pilotage et de solutions audiovisuelles intégrées. Il y a de plus en plus de produits communicants et l’un de nos rôles aujourd’hui est de mettre en œuvre chez nos clients une unique interface pour piloter tous les éléments de la maison : les volets roulants, l’éclairage, l’audio-visuel, le multiroom…

    Quelles pistes suivre pour augmenter son activité ?

    Il y a de belles passerelles entre le monde du courant faible des électriciens et celui de l’audio-visuel. C’est devenu compliqué aujourd’hui pour quelqu’un venant de l’audiovisuel de se lancer dans de gros dossiers sans maîtriser le côté domotique/courant faible. Et pour le client, c’est très confortable de n’avoir qu’un seul interlocuteur. L’électricien 2.0 doit maîtriser à la fois son métier de base, mais aussi l’informatique et tout ce qui est annexe à son métier dans l’équipement de la maison. Certains deviendront de véritables équipementiers de la maison, avec plus ou moins de spécialisations.

    Vous allez justement lancer une école de formation dédiée à l’audio-visuel. En quoi consistera t-elle ?

    D’ici la rentrée, avec deux associés, nous allons ouvrir une école de formation technique dans les principaux domaines liés à l’équipement de maison. Elle permettra aux professionnels de se familiariser avec tous les aspects de l’intégration : l’informatique, l’installation et la vérification de la qualité d’un réseau, le câblage, le multiroom, les alarmes… L’idée est de reprendre toutes ces facettes à partir du métier d’électricien jusqu’à celui d’intégrateur, sans mettre en avant les produits d’une marque. Ces formations permettront ainsi aux professionnels d’acquérir des compétences à travers un cursus complet et de travailler par la suite avec n’importe quel fabricant. Une vingtaine de modules différents seront proposés et les électriciens pourront s’inscrire en fonction de leurs besoins. Chaque formation s’attardera également sur l’aspect commercial, afin d’apporter des arguments de vente et des conseils pour soigner sa relation avec le client. Il y aura aussi des formations spécifiques à la vente de services et produits vers les professionnels, pour la sonorisation de commerces par exemple, l’équipement d’hôtels ou l’installation de salles de formation avec visioconférence.

     

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  • Renaud Tambéri – CONSUEL : « ALUR renforce l’évaluation des installations électriques »

    Renaud Tambéri – CONSUEL : « ALUR renforce l’évaluation des installations électriques »

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    Renaud Tambéri, directeur du développement du CONSUEL, qui détient l’agrément pour remettre les Attestations de Conformité des installations électriques raccordées au réseau public de distribution. Composé de 330 salariés sur 16 sites en France, le Comité traite 600 000 dossiers et effectue près de 200 000 inspections chaque année.

    La réglementation va énormément évoluer cette année. Quelles en sont les enjeux et quelles en seront les conséquences sur la filière ?

    La loi ALUR et son décret d’application du 11 août 2016 relatif à l’état de l’installation intérieure d’électricité dans les logements en location va obliger tous les propriétaires de logements de plus de 15 ans à remettre au locataire entrant un diagnostic électrique ou une Attestation de Conformité, délivrée par CONSUEL.

    L’Attestation de Conformité est un document CERFA déposé par l’électricien suite aux travaux réalisés sur l’installation électrique. Il atteste du respect des exigences minimales de sécurité lors des travaux de mise en sécurité ou du respect des règles de sécurité de la norme NFC 15-100 en vigueur lors de travaux de rénovation totale.

    Les enjeux pour la filière sont importants dans le domaine des rénovations électriques, car les propriétaires qui souhaiteront anticiper et rendre plus fluide la remise en location de leur logement pourront solliciter leur installateur afin qu’il réalise, avant l’arrivée de leur nouveau locataire, les travaux nécessaires et leur délivre l’Attestation de Conformité qui répondra à leurs obligations.

    Quels sont les sujets brûlants ?

    L’actualité liée à la loi Alur est très présente avec la mise en place prochaine du rapport P.A.S.S. Ce rapport d’évaluation d’une installation électrique sera gage de neutralité et d’efficacité dans la réalisation des justes travaux nécessaires à la mise en sécurité, avant remise en location des logements.

    CONSUEL propose par ailleurs un nouveau module de formation « Mise en Sécurité ALUR », qui permet aux professionnels de s’approprier le contexte législatif de la loi, d’utiliser le P.A.S.S, et de réaliser leurs travaux dans l’existant en vue de l’obtention d’une Attestation de Conformité. Un module complémentaire d’e-learning sur la même thématique sera également bientôt en ligne sur notre site internet.

    Il est aussi important de rappeler les récentes évolutions de la norme NFC 15-100 avec son amendement A5 en vigueur pour les installations neuves et rénovées totalement, ainsi que l’arrivée depuis le 2 novembre dernier d’une toute nouvelle Attestation de Conformité relative aux installations de production d’électricité associées à un dispositif de stockage.