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  • Thierry Mathieu (OPPBTB) : « nous articulons nos actions autour du GRIA »

    Thierry Mathieu (OPPBTB) : « nous articulons nos actions autour du GRIA »

    Entretien avec  Thierry MATHIEU, OPPBTP Auvergne-Rhône-Alpes – Lyon 12 avril

    Créée en 1947, l’OPPBTP (Organisme Professionnel de Prévention du Bâtiment et des Travaux Publics) a pour mission d’accompagner les professionnels du bâtiment et des travaux publics à améliorer leurs conditions de travail pour prévenir des accidents du travail et des maladies à caractère professionnel, afin de faire baisser les chiffres de la sinistralité. Il s’adresse à l’ensemble des acteurs de la construction. Si son siège est situé à Boulogne, l’OPPBTP dispose d’agences régionales récemment réorganisées en fonction des Grandes Régions.

    Thierry Mathieu est ingénieur de prévention, référent technique et adjoint au chef d’agence Auvergne-Rhône-Alpes et revient sur la gestion de la problématique amiante.

    « Au niveau régional, nous articulons nos actions autour du GRIA (Groupement Régional Interinstitutionnel Amiante) qui pilote la problématique amiante sur notre territoire. Toutes les déclinaisons des plans nationaux partent de là. Le GRIA est donc en phase avec le plan Santé au Travail n°3 impulsé par le Ministère du travail et le plan stratégique Horizon 2020 national de l’OPPBTP qui positionne une fois de plus l’amiante en risque prioritaire.

    Ainsi nous contribuons au même titre que les autres acteurs aux actions mises en œuvre par le GRIA qui a pour objectif de proposer une lecture commune des acteurs institutionnels sur la réglementation. Au final que ce soit la Direccte, la Carsat, l’Agence Régionale de Santé ou les Services de Santé au Travail, nous avons tous le même discours auprès des acteurs de la filière.

    L’autre avantage du GRIA, en plus des actions opérationnelles mises en œuvre est de remonter les questions « terrain » au niveau national. Dès la réponse obtenue, nous la mettons en partage. Cela évite les différences d’interprétation sur ce sujet complexe qu’est l’amiante. Nous avons décidé dans notre grande région de nous rapprocher pour offrir un discours unique, clair et plus efficace pour les acteurs ».

    Quant aux actions futures portées et animées par le GRIA, elles visent à améliorer les pratiques de la filière du désamiantage (sous-section 3) avec des actions de sensibilisation des donneurs d’ordre ou encore, favoriser les échanges avec les entreprises de désamiantage certifiées, pour la sous-section 4, continuer à professionnaliser la filière, la pratique de la collecte et du traitement de déchets amiantés ou encore développer des actions à destination des médecins du travail.  « Nous disposons de 4 années pour déployer et, après en avoir validé les orientations, nous travaillerons en mode projet pour les mettre en œuvre, conclut Thierry Mathieu.

  • Interview – Gérard GUEUGNEAU, dirigeant Agence Rhône-Alpes chez Cottel Réseaux

    Interview – Gérard GUEUGNEAU, dirigeant Agence Rhône-Alpes chez Cottel Réseaux

    Cottel-Réseaux : le leader régional du Courant Faible

    Gérard Gueugneau est dirigeant de l’Agence Rhône-Alpes Cottel Réseaux (anciennement Conjonxion), adhérent du S2ICF et leader dans les métiers du courant faible dans la région lyonnaise. (suite…)

  • Interview – Emily Renaux, Responsable Marketing et Communication Externe chez Sogelink

    Interview – Emily Renaux, Responsable Marketing et Communication Externe chez Sogelink

    Entretien avec Emily Renaux, Responsable Marketing et Communication Externe chez Sogelink.

    Emily Renaux SOGELINK

    Pouvez-vous nous présenter votre entreprise ?

    Créée à Lyon en 2000, Sogelink conçoit, développe et commercialise des solutions logicielles métiers et SaaS(Software As A Service) pour les professionnels du Bâtiment et des Travaux Publics (Maîtres d’œuvre, Maître d’ouvrages, Bureaux d’études, géomètres, entreprises de travaux, exploitants de réseaux, collectivités, …).

    Nous sommes expert dans le domaine de la simplification des obligations réglementaires et de la dématérialisation des documents associées. DICT.fr, notre solution historique, est devenue en quelques années la référence pour tous les acteurs concernés par les travaux à proximité des réseaux et traite près de 80% des DT-DICT (Déclaration de Projet de Travaux et Déclaration d’Intention de Commencement de Travaux) émises en France.

    C’est grâce à notre expérience que nous avons conçu en 2015, Amiante360. Disponible en ligne sur abonnement, Amiante360 permet d’encadrer les échanges entre les intervenants et de simplifier la gestion des démarches liées à l’amiante.

    Aujourd’hui, Sogelink propose plus d’une quinzaine de solutions et de services pour accompagner les professionnels à chaque étape de la vie d’un chantier, du patrimoine et des infrastructures.

    Quels sont les principaux enjeux de l’amiante aujourd’hui ?

    L’amiante représente aujourd’hui un véritable enjeu de santé publique. Malgré son interdiction en 1997, il serait encore présent dans près d’un bâtiment sur deux.

    Aujourd’hui même s’il n‘y a pas d’obligation de désamiantage, les propriétaires de bâtiments doivent effectuer un certain nombre de démarches imposées par la réglementation en vigueur (faire réaliser des repérages, programmer des évaluations périodiques, constituer et procéder à la mise à jour du DTA…).

    Celles-ci restent encore complexes et chronophages pour une majorité d’entre eux.

    Aussi des progrès doivent être accomplis dans la gestion et l’archivage des documents. C’est pour cette raison que nous avons créé Amiante360, un outil innovant pour simplifier les démarches liées à l’amiante.

    La traçabilité et la gestion des déchets est également une des problématiques importantes de ces prochaines années.

    Comment le secteur devrait évoluer ces prochaines années ?

    La réglementation devrait continuer à évoluer et les initiatives pour faire émerger des innovations devraient se multiplier afin de mener au plus vite les interventions concernant l’amiante.

    L’accès à l’information est également un enjeu important. Les moyens vont être mis en œuvre pour permettre à chacun d’être d’informé plus facilement sur la présence d’amiante au sein de son habitation, des bureaux qu’il occupe, …

    La prévention est également au cœur du sujet en ce qui concerne les procédures de travail pour les personnes intervenant sur des chantiers où la présence d’amiante peut-être suspectée.

    Vous êtes partenaire du Grand Circuit. Quelles en sont les raisons ?

    Le Grand Circuit Amiante est l’opportunité d’échanger sur les différentes problématiques liées à l’amiante et de permettre aux acteurs concernés (maîtres d’ouvrages, opérateurs de repérages, collectivités, laboratoires, bailleurs sociaux,…) de se rencontrer pour « mieux travailler ensemble ».

    C’est également l’occasion de découvrir les solutions qui existent pour simplifier cette gestion du risque amiante.

    Quand nous avons lancé Amiante360, nous avons pu constater qu’il y avait une réelle attente sur le sujet et que pourtant, peu d’évènements étaient consacrés à la problématique amiante. Les différents acteurs souhaitent pouvoir mieux comprendre les obligations auxquelles ils doivent faire face et trouver les solutions les plus efficaces pour y répondre.

    Nous organisons déjà depuis plusieurs années, un Grand Circuit Sogelink. Dans ce cadre, nous nous rendons dans une quinzaine de ville pour aller à la rencontre de nos clients, prospects et présenter les nouveautés de nos solutions. Cela nous a donc paru évident de monter un projet Grand Circuit appliqué à l’amiante, avec des partenaires du secteur tels que la CINOV-FIDI, Univers Amiante et à présent le SNED.

    Quelles sont vos prochaines et dernières actualités ?

    Nous venons de lancer une nouvelle brique de notre solution Amiante360 appelée « Exposition ». L’objectif de cette brique est de proposer aux entreprises de déconstruction et de désamiantage, ainsi qu’à tout donneur d’ordre responsable du suivi des expositions, de son personnel ou des intervenants, un outil de gestion du temps d’exposition des opérateurs et de leurs équipements sur site ainsi que l’archivage des documents associés à chaque chantier.

    Nous présenterons cette nouveauté lors du Grand Circuit Amiante 2017 et lors de plusieurs manifestations organisées sur le thème de l’amiante ou de manière générale sur le bâtiment (le Salon des professionnels de l’Amiante – le 21 juin à Lyon et les 13 et 14 septembre à Paris, Préventica – du 20 au 22 juin à Paris, H Expo – du 26 au 28 septembre à Strasbourg, Batimat -du 6 au 10 novembre à Paris, Salon des Maires et des Collectivités locales -du 21 au 23 novembre à Paris).

    D’autres réflexions sont en cours afin de couvrir l’ensemble du process amiante en intégrant notamment une partie dédiée à la gestion des déchets.

  • Interview – Stéphane MOUCHOT, Directeur Général OPQIBI

    Interview – Stéphane MOUCHOT, Directeur Général OPQIBI

    L’OPQIBI délivre depuis 1976 des certificats de qualification aux prestataires d’ingénierie (cabinets d’ingénieurs-conseils, bureaux d’études, sociétés d’ingénierie, …) des secteurs de la construction (bâtiment, infrastructure), de l’environnement et de l’énergie. (suite…)

  • LED, l’écoute du besoin pour satisfaire ses clients

    LED, l’écoute du besoin pour satisfaire ses clients

    Entreprise familiale fondée en 1921, Luxener s’est d’abord orientée vers le commerce international et l’informatique. En 1982, l’entreprise s’établit sur Bordeaux. Puis en 1995, Hervé Finan, ingénieur électronique prend la succession de son père en tant que gérant. L’entreprise développe de nouveaux savoir-faire et se tourne naturellement vers le secteur de la diode électroluminescente (LED) en 2000. Portrait

    « Par mes compétences, j’ai apporté un nouveau visage à l’entreprise, explique ce dernier. Nous avons donc beaucoup investi en Recherche et Développement dans la LED suite à la demande d’un de nos clients. Ces investissements nous ont permis, en 2002, d’imaginer un composant électronique novateur pour l’époque puisqu’il a séduit les plus grands acteurs de l’éclairage. A l’époque, je me souviens, on nous prenait presque pour des illuminés et le secteur de la LED n’était pas encore à la mode. Ce n’est que vers 2010 que le marché s’est développé ».

    Répondre à des besoins

    Hervé Finan a créé une première source LED pour répondre aux besoins de la grande distribution. « En effet, un de nos clients devait jeter son poisson car l’éclairage des étales dégageait trop de chaleur. Le besoin était alors de changer l’éclairage en utilisant une puissance lumineuse identique ou moindre mais sans chauffer. A l’époque je venais d’être diplômé du laboratoire micro-électronique de Bordeaux. J’ai saisi cette problématique, échangé avec des spécialistes et anciens enseignants pour développer de la lumière froide. Après de nombreuses recherches, tests et analyses, nous avons créé la première source lumineuse très haute puissance de 20 à 100 watts en un seul circuit. Le pari lancé quelques années auparavant était réussi ! »

    Proposer du sur-mesure

    Concepteur et fabricant d’éclairage à LED, Luxener fait de la qualité et des réponses sur-mesure son leitmotiv en proposant des solutions adaptées à chaque situation pour l’éclairage LED et OLED pour le marché français et international.

    « Je me souviens avoir été chez mon premier client, à l’époque Vinci Autoroutes DRE AGEN avec pour argument une réduction par 10 des dépenses en éclairage. Intéressés, ils ont demandé que je leur fabrique un luminaire. Depuis, tous leurs péages à l’exception de celui de Toulouse nord sont équipés par nos appareils ».

    Ce qui différencie l’entreprise ? Son savoir-faire développé depuis plusieurs années et notre service R&D qui nous permet d’être à la pointe de la technologie pour obtenir la LED la plus puissante, la plus lumineuse et la plus économique en termes d’énergie.

    Répondant aux besoins les plus divers, on pourrait presque comparer l’entreprise à un bureau d’études spécialisée en LED. « Nous ne sommes pas des vendeurs de LED, explique Hervé Finan, nous répondons à chaque demande par une solution sur mesure intégrant les besoins économiques, ergonomiques, et de sécurité sur les postes de travail en utilisant le matériel le plus adapté pour répondre aux exigences car, ne l’oublions pas, la LED est un investissement 3 à 4 fois supérieur à l’éclairage classique. Elle ne nécessite donc pas une maintenance importante.

    Promouvoir le haut de gamme français

    Avec 6 salariés et un pool de spécialistes, l’entreprise poursuit son chemin en étant retenue, au départ, parmi 30 concurrents puis parmi les 3 derniers, pour équiper le duplex autoroutier de l’A86 avec une demande d’homogénéité de 99%. Et depuis cette année, Luxener a lancé l’activité OLED. Il s’agit de la LED organique, l’éclairage du futur représenté par une surface qui éclaire. « L’intérêt de cette technologie, explique Hervé Finan est qu’elle est très fine, ne nécessite pas de refroidisseurs et peut être incurvée permettant, ainsi de libérer la créativité de nos partenaires et clients. C’est aussi la technologie qui se rapproche le plus de la lumière naturelle (indice IRC proche de celui du soleil). Sur ce nouveau marché, nous travaillons avec des architectes designers et des concepteurs de lumières pour proposer un produit haut de gamme à la française et l’exporter dans le monde entier. « Nous sommes prêts à travailler avec tous ceux qui souhaites devenir nos partenaires dans ce domaine », conclut ce dernier.

  • La qualité de l’énergie : définition et principes. Interview d’un expert

    La qualité de l’énergie : définition et principes. Interview d’un expert

    Interview d’un expert : Thierry Malvoisin chez Fluke

    Dans un contexte où l’économie d’énergie est le mot d’ordre, la qualité de l’énergie est un enjeu qui implique tous les maillons du réseau de distribution d’électricité. Mais au fait, la qualité de l’énergie : qu’est-ce que c’est ?

    Thierry Malvoisin travaille au sein des équipes Fluke depuis plus de vingt ans. Il est en charge notamment des solutions en qualité d’énergie adaptées aux grandes structures telles que Enedis (ex-ERDF). Il nous livre ici une définition de la qualité de l’énergie pour mieux en saisir les principes et les implications.

    Comment définissez-vous la qualité de l’énergie ?

    La qualité de l’énergie désigne plus concrètement la qualité de la fourniture électrique.  Celle-ci dépend de trois facteurs que sont la continuité d’alimentation, la qualité de l’onde de tension et la qualité de service.

    La continuité d’alimentation recouvre les coupures ou interruptions du réseau. On distingue les coupures très brèves (entre 1 seconde et 3 minutes) des coupures longues (supérieures à 3 minutes).

    La qualité de l’onde de tension désigne les perturbations liées à la forme de l’onde de tension délivrée par le réseau, susceptibles d’altérer le fonctionnement des appareils électriques raccordés au réseau, voire de les endommager. Les types de perturbations identifiés sont par exemple les creux de tension, les surtensions impulsionnelles, les variations de fréquence, les papillotements, etc.

    Enfin,  la qualité de l’énergie dépend de la qualité de service qui caractérise la relation entre un utilisateur et son gestionnaire de réseau ou son fournisseur. Il s’agit par exemple des délais de (re)mise en service, des délais d’intervention d’urgence, des délais de raccordement, des notifications de coupure programmée, etc.

    Deux types d’acteurs agissent donc sur la qualité de l’énergie : le distributeur d’une part, et l’utilisateur d’autre part. Sur chacun de ces maillons, la responsabilité de l’un ou de l’autre est engagée. Côté distributeur, la qualité de fourniture du réseau est très encadrée, notamment par la norme EN50160. Cette norme européenne liste les différents types de perturbations et les paramètres à surveiller.

    Quels sont les facteurs principaux qui occasionnent une dégradation du réseau ?

    Les conditions atmosphériques (orages, branche d’arbre qui chute) sont les premières causes de rupture de ligne ou de perturbations.

    Côté usager, des creux de tension sont provoqués par une nouvelle utilisation du réseau, ou une utilisation inadaptée. Bref, tous types d’utilisation qui n’étaient pas prévus en amont. Des enclenchements soudains de charge vont générer des à-coups sur le réseau, impactant la distribution de l’électricité chez l’ensemble des usagers. Dans une copropriété, les pompes à chaleur, les systèmes frigorifiques ou les climatiseurs, peuvent en être à l’origine. Dans une entreprise, il peut s’agir d’une machine qui réalise un appel de charge trop important.

    Quelles sont les opérations préventives et correctives pour corriger ces dysfonctionnements ?

    Sur le volet prévention, le bon dimensionnement des réseaux est une première étape.

    Une seconde opération préventive est le contrôle de la conformité du réseau aux normes.

    Enfin, il faut exercer une veille constante sur l’évolution du réseau et son vieillissement à l’aide d’appareils de mesure comme les analyseurs de réseaux électriques.

    S’agissant des mesures correctives, on recourt à l’utilisation de filtres anti-harmoniques pour résoudre les problèmes de pollutions harmoniques assez courantes sur le réseau.

    Une autre mesure : la mise en place de variateurs de fréquence ou de démarreurs progressifs qui permettent un appel progressif de charge sur les machines industrielles.

    Quelles solutions propose Fluke aux professionnels garants de la qualité de l’électricité et aux usagers ?

    Nous proposons deux grandes familles d’outils : les outils d’analyse globale du réseau pour les distributeurs, dont les appareils de contrôle de conformité aux normes, et les appareils de mesure pour les utilisateurs.

    À l’intérieur de ces familles, nous proposons trois grandes catégories. Les outils d’expertise : il s’agit par exemple des enregistreurs de qualité d’énergie triphasée Fluke 1750 et 1760, conçus pour l’analyse des systèmes de distribution électrique collectifs et industriels en réseaux de basse à moyenne tension.

    Nous avons les outils de gamme intermédiaire comme les enregistreurs de la série Fluke 1740 conçus pour les techniciens chargés d’analyser les problèmes sur les réseaux au quotidien et d’assurer un contrôle de conformité.

    Et enfin, les outils particulièrement adaptés aux usagers, qui permettent d’évaluer les consommations et d’identifier les perturbations à l’origine de défauts sur les process industriels : la gamme des énergimètres de la série Fluke 430 et les derniers nés, Fluke 1736 et 1738 par exemple.

    Dans quelle mesure les entreprises suivent-elles les recommandations pour optimiser leurs réseaux ?

    Côté usagers, le contrôle s’applique notamment au secteur du bâtiment, régi par la RT2012 (et la prochaine RT2020) qui définit la réglementation des bâtiments à basse consommation.

    Quant aux entreprises, étant donné les pertes de coûts considérables que peuvent engendrer les détériorations des réseaux (arrêt de la chaîne de production, détérioration du parc machines, surconsommation), elles se montrent particulièrement attentives, et de plus en plus, à sa qualité et aux contrôles pour y remédier. Elles se réfèrent pour cela à la norme ISO 50001 de 2011. Cette norme, fruit d’une collaboration entre soixante-et-un pays, définit les lignes directrices pour développer une gestion méthodique de l’énergie et réaliser une économie d’énergie de masse. Selon l’Agence Internationale de l’Énergie, cette norme pourrait avoir un impact sur 60 % de la demande d’énergie mondiale. C’est peu dire que l’enjeu est de taille ! Un bilan sera prochainement tiré sur cette norme ISO.

  • Les pratiques de recyclage chez les pros : témoignage de Jean-Charles Perrard

    Les pratiques de recyclage chez les pros : témoignage de Jean-Charles Perrard

    Jean-Charles Perrard est gérant de Perrard électricité, société implantée à Dole dans le Jura (39) et active depuis 1949. Elle est aujourd’hui constituée d’une équipe de cinq artisans électriciens qui interviennent dans le domaine de l’électricité générale auprès de particuliers, de collectivités et d’entreprises du tertiaire comme le paramédical. Si la pratique de recyclage est chose acquise pour son entreprise et ses clients, M. Perrard souligne les sujets concrets qui intéressent particulièrement ses clients.

    Au sein de votre entreprise, quelles sont vos pratiques : types de déchets et solutions de recyclages mises en place ?

    Nous recyclons les déchets que nous collectons sur les chantiers : métaux, déchets verts, déchets inertes comme le polystyrène et les gaines, ainsi que les cartons.

    Mes salariés les collectent directement sur le chantier, nous opérons le tri dans nos locaux, pour ensuite les emmener à la plateforme de déchets gérée par Sitcom, qui couvre la communauté du Grand Dole et gère d’autres plateformes sur toute la région. Nous réalisons cette opération une fois par mois et le volume de déchets correspond à 2m3 par semaine.

    Nous avons mis en place cette solution de recyclage il y a dix ans, quand nous avons appris que les décharges allaient être fermées.

    Quelles raisons vous ont poussé à cette pratique et en êtes-vous satisfait ?

    Mon entreprise a été appelée par la collectivité pour la mise en place de ces déchetteries, un travail de collaboration avec les élus. Nous avons mis en place deux dispositifs : l’un pour les particuliers et l’autre pour les entreprises, dont les horaires sont propres.

    Lorsque nous déposons pour des clients qui se situent hors région, une démarche supplémentaire est nécessaire pour obtenir un badge d’accès. Peut-être pourrait-il y avoir une facilitation sur cette question-la et qui nous permettrait de gagner du temps…

    Quelles sont les pratiques de recyclage de vos clients ?

    Mes clients recyclent les lampes, tous types de déchets liés à l’éclairage et utilisent pour la plupart les circuits proposés par l’organisme de collecte Récylum.

    Vos clients sont-ils en attente de conseils de votre part ? A quels types d’informations se montrent-ils sensibles ?

    Mes clients sont notamment demandeurs de conseils concernant le matériel électrique ancien. Ils ne savent pas toujours quel matériel est recyclable et lequel ne l’est pas. Sur cette question, ils apprécient particulièrement les conseils que je leur fournis. Et si le coût reste une donnée première dans leur décision d’agir, préserver l’environnement est un argument auquel ils sont manifestement sensibles.

    Une autre question revient souvent chez mes clients : celle du devenir des déchets. Le fond de la question étant : recycler, c’est bien, mais à quoi ça sert ? Est-ce réellement efficace ? Quels sont les bienfaits concrets ? J’aimerais par exemple avoir plus de données sur le devenir des lampes fluo. C’est une information qui est utile, pour moi comme pour mes clients. Bref, ce sont des types d’information concrètes, qui leur parlent.

  • La caméra thermique pour l’inspection des panneaux électriques. Interview d’un expert

    La caméra thermique pour l’inspection des panneaux électriques. Interview d’un expert

    Interview d’un expert :
    Matthieu Villebrun chez Fluke


    La caméra thermique est devenue non seulement un outil indispensable pour l’inspection des panneaux électriques dans les programmes de maintenance, mais son champ d’application tend même à s’élargir. Avec Matthieu Villebrun, en poste chez Fluke depuis 2008, spécialiste en thermographie et en charge des formations techniques, prenons la température de cet instrument.

    Quelles sont les opérations courantes d’inspection des panneaux électriques ?

    Avec la caméra thermique qui capte, par imagerie infrarouge, le rayonnement thermique, et donc la température des zones à inspecter, l’électricien peut identifier les échauffements à risque, notamment sur les sites industriels où la moindre panne peut rapidement être très coûteuse (arrêt de la chaîne de production), et où le risque humain est amplifié.

    L’électricien s’attachera à contrôler les sectionneurs par exemple, ou les jeux de barre. Les sectionneurs peuvent devenir avec le temps, fortement résistants, avec une montée en température au passage du courant, et provoquer des défaillances. Les mécanismes perdent alors en souplesse, risquent de nuire au bon fonctionnement d’une station et d’affecter la sécurité du personnel.

    Les autres contrôles du panneau peuvent porter sur les défauts de connexion ou les points de serrage.

    L’image infrarouge captée par la caméra permet alors d’inscrire une signature thermique du panneau ou de l’une de ses zones. Elle met en évidence les points de chaleur les plus élevés et permet de définir des seuils critiques qui peuvent être par exemple de 70°C pour un isolant de câble. Ces seuils font alors l’objet d’une alarme.

    Une fois l’image captée, il est important de savoir l’interpréter pour analyser les défaillances du panneau électrique, anticiper les risques ou déterminer les causes d’un accident. La précision de l’image est fondamentale : sur une image mal définie, les données peuvent être faussées et le diagnostic erroné. Il est donc  aussi important d’être formé à la thermographie infrarouge pour optimiser au maximum l’utilisation de sa caméra thermique, ne serait-ce que par une initiation.

    Quelles sont les fonctions les plus performantes et les critères qui président au choix de la caméra thermique ?

    En premier lieu et comme déjà évoqué, la précision de l’image. Comme pour un appareil photo, la définition de l’image est clée. La définition influe sur l’interprétation des données et la justesse du diagnostic. Et son corollaire, la qualité de l’optique : une mauvaise mise au point donne une image floue où les points (ou pixels) se chevauchent, ce qui conduit à des indications de température erronées.

    La seconde fonction – et c’est un réel atout  sur la gamme – est l’IR-Fusion©. Aux débuts de la caméra thermique, l’électricien se munissait et d’un appareil photo et de sa caméra thermique. Il devait ensuite charger sur son ordinateur la photo du panneau prise par l’appareil photo simple (image visible) et l’image thermique prise par la caméra thermique, pour les superposer le plus exactement possible afin d’identifier les pièces ou zones d’échauffement. La technologie IR-Fusion© dispose de deux capteurs pour prendre ces deux images en une fois, les aligne l’une sur l’autre et, sur son logiciel, l’utilisateur peut basculer de l’une à l’autre. Un réel gain, en terme de temps au moment de l’inspection du panneau, et en précision au moment de l’interprétation des résultats.

    Les autres caractéristiques qui font gagner du temps sont aussi des critères importants, comme les dimensions de l’écran (lecture plus confortable de l’image) ou encore l’ergonomie de la navigation. Dans nos gammes, nous proposons aussi un enregistreur vocal pour commenter en direct et enregistrer ses observations.

    Observez-vous une évolution dans l’utilisation de la caméra thermique ?

    Il est certain que l’analyse thermographique est devenue incontournable. Les assurances ont rendu obligatoires le contrôle thermographique annuel dans leurs contrats. Mais ce contrôle annuel et unique reste souvent insuffisant pour couvrir tous les systèmes qui ne fonctionnent pas toujours simultanément. Les sites de production industrielle sont donc équipés en interne de caméras thermiques pour effectuer d’autres contrôles.

    Par ailleurs, la caméra permet un contrôle sans contact, diminuant ainsi les risques pour le technicien, qui peut alors dans certains cas se passer d’une demande d’autorisation préalable d’intervention. Le contrôle thermique s’élargit aussi à d’autres applications, comme le contrôle de la ventilation des moteurs, celui des purgeurs de vapeur dont l’homogénéité de température à la surface est signe de problème. La caméra thermique est aussi utilisée pour le contrôle des panneaux photovoltaïques.

    On observe par ailleurs un recours croissant à l’analyse thermographique dans le secteur du bâtiment dont les nouvelles normes de basse consommation font la chasse aux déperdition de chaleur. Dans ce cas, c’est aussi un moyen de montrer le gain énergétique sur le bâtiment avant et après sa rénovation.

  • Le multimètre thermique Fluke 279FC : deux outils en un. Interview d’un expert

    Le multimètre thermique Fluke 279FC : deux outils en un. Interview d’un expert

    Interview d’un expert :
    Jean-Michel Bonfils chez Fluke

    Jean-Michel Bonfils exerce en tant que Distributeur Account Manager chez Fluke depuis vingt ans, et participe à ce titre au déploiement des offres commerciales et des solutions auprès des clients. Le multimètre thermique Fluke 279FC est un tout nouvel outil lancé sur le marché mondial en juin 2016. Examinons-le avec Jean-Michel Bonfils.

    Quelle est la spécificité du multimètre thermique 279FC : ses fonctions, ses performances et ses usages ?

    Un multimètre – également appelé ‘contrôleur universel’ – est un ensemble d’appareils de mesures électriques regroupés en un seul boîtier, généralement constitué d’un voltmètre, d’un ampèremètre et d’un ohmmètre. Le 279 FC est un multimètre numérique complet dont la spécificité est l’ajout supplémentaire d’une caméra thermique, permettant de réaliser des mesures en toute confiance et de façon très productive.

    Il a été spécialement conçu pour les électriciens de maintenance industrielle ou de mise en service des systèmes afin répondre à trois besoins spécifiques, correspondant à trois fonctions : l’usage du multimètre, le recours à une caméra infrarouge et l’utilisation d’une pince de mesure de courant.

    Jusque-là, les mesures d’intensité restaient limitées à 10 A. Or, dans le secteur de l’industrie, les courants ont une intensité bien plus élevée qui peut atteindre jusqu’à 2500 ampères. C’est désormais possible grâce à la pince ampèremétrique de courant souple  iFlex qui peut s’y  intégrer. Elle offre une flexibilité d’affichage accrue, une capacité à contourner les conducteurs encombrants et un meilleur accès pour le câble.

    Quels sont les avantages à disposer
    d’une caméra thermique sur cet outil ?

    L’un des intérêts principaux est le principe du “sans contact”. La caméra permet à l’électricien de capter le système à inspecter sans avoir à trop s’approcher des installations à risque. Il peut, sur la base de l’image thermique captée, et avec un danger bien moindre (à distance) contrôler les points chauds des équipements et des transformateurs haute tension, détecter la surchauffe de fusibles, câbles, isolateurs, connecteurs, raccords et interrupteurs.

    Ce multimètre est équipé d’un commutateur pour passer très facilement de la fonction multimètre à celle de la caméra. C’est un gain réel à la fois en termes de temps et de qualité pour établir un diagnostic plus sûr. La caméra permet alors de vérifier les premières données du diagnostic.

    Quels sont les atouts des fonctions numériques sur la qualité du contrôle
    et le process de travail ?

    Cet outil dispose d’une mémoire de stockage d’une centaine d’images, très utile pour constituer un historique des machines et contrôler son évolution dans le cadre d’une maintenance.

    La fonction d’affichage “déporté” permet de transférer en direct l’image sur un autre support tel que le smartphone et d’analyser plus à distance de l’appareil. C’est là encore un gain en terme de sécurité.

    Enfin, la technologie Fluke Connect intégrée permet le travail collaboratif : le technicien partage ses données avec son équipe ou son référent technique pour échanger en direct sur le site, obtenir des conseils et préciser son diagnostic.

  • Nouveaux diagnostics locatifs : mieux vaut prévenir que guérir, point vue d’un professionnel

    Nouveaux diagnostics locatifs : mieux vaut prévenir que guérir, point vue d’un professionnel

    A compter du 1er juillet 2017, les états des installations intérieurs de gaz et d’électricité viendront étoffer le DDT location. De nouveaux marchés en perspectives pour les diagnostiqueurs immobiliers qui devront, en attendant, s’y préparer. (suite…)