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  • Une analyse spécifique pour l’amiante dans les enrobés

    Une analyse spécifique pour l’amiante dans les enrobés

    Les dangers de l’amiante pour la santé sont désormais bien définis par un cadre réglementaire strict. Ces règles concernent surtout les usages du retrait de l’amiante dans le secteur du bâtiment. Mais depuis quelques années, des études s’intéressent de près à l’amiante dite naturel. Rencontre avec Maxime Misseri, d’Ad-Lab.

    « Jusqu’en juin 2014, l’amiante s’est concentré sur le plan réglementaire sur le secteur du bâtiment. Elle fut introduite de manière volontaire dans de nombreux matériaux industriels et provenait de mines bien connues. Dès lors, 99% de l’amiante commercialisé qui étaient identifié dans les matériaux du bâtiment étaient sélectionné et calibré pour avoir des caractéristiques bien définies. Ces amiantes sur lesquels les laboratoires ont développé des méthodes d’analyses présentaient donc peu de variabilité. En 2014, le sujet s’est complexifié. En effet, le RGIE (code minier) a largement été modifié. Le volet santé des travailleurs disparaissait pour être remplacé par le code du travail général qui s’applique à tous les travailleurs quels qu’ils soient. Par conséquent, toutes opérations sur des matériaux rocheux susceptibles de contenir de l’amiante sont soumises aux règles strictes de protection des travailleurs. Par extension, et comme le souligne l’article des Echos du 13 juin, « la découverte d’actinolite, une forme d’amiante naturel, dans le bitume d’un nombre croissant de chantiers fait frémir les maîtres d’ouvrage et les opérateurs, soumis au principe de précaution. Le secteur du BTP vient de presser discrètement l’Etat de relancer une étude sur le risque cancérogène du polluant ».

    L’amiante naturel plus complexe à analyser

    À l’inverse de l’amiante utilisé dans le bâtiment, les caractéristiques de l’amiante naturel sont très variables. Les modalités d’analyses normatives réalisées pour le secteur du bâtiment ne peuvent donc pas être reproduites pour l’amiante naturel et donc par extension pour les enrobés. Or, comme à ce jour, aucune norme n’existe pour cette forme d’amiante nombreux sont ceux qui, par analogie, utilisent les mêmes procédés d’analyse pour les revêtements bitumeux d’étanchéité (exemple en toiture) et les enrobés routiers. Pourtant la différence est de taille car pour des raisons mécaniques les matériaux rocheux susceptibles de renfermer de l’amiante naturel sont beaucoup employés dans les enrobés ce qui n’est pas le cas dans les produits d’étanchéité.

    A l’inverse de l’amiante industriel, l’amiante naturel nécessite une analyse bien plus longue car un minéral est loin d’être un simple produit chimique. Prenons un exemple. Dans les amphibolites qui est une roche très utilisée dans les enrobés on peut retrouver 30% à 40% de hornblende, une espèce minérale proche de celle classée amiante. Tellement proche, qu’il est nécessaire de pouvoir la discriminer afin d’éviter des faux positifs et cela prend du temps. Si par défaut, une interprétation trop rapide de l’analyse chimique ou de la classification des particules était réalisée, l’évaluation des risques pour le personnel intervenant sur ces produits serait biaisée.

    Le métier des laboratoires, sur ce point, change. Nous sommes au carrefour de deux sciences : l’amiante et la géologie et nous devenons finalement des « amiantologues ». Or, et c’est tout le problème actuel, les géologues ne maîtrisent pas la problématique amiante et les spécialistes de l’amiante ne connaissent pas les spécificités géologiques des massif rocheux. Pourtant, les deux compétences sont nécessaires pour réaliser une analyse qui permette aux donneurs d’ordre de prendre la meilleure décision.

    C’est donc pour répondre à la demande des industries routières et des collectivités locales, qu’AD-LAB a mis au point une analyse qui permet de caractériser spécifiquement l’amiante dans les enrobés aussi bien le chrysotile qui a été volontairement introduit dans les mastics que l’actinote amiante naturellement présente dans les granulats. A ce jour, le laboratoire de Cergy Saint Christophe (95) est le seul accrédité sur cette technique analytique depuis le 22 avril 2016. Avec plus de 70% de géologues dans ses effectifs et ses spécialistes de l’amiante (plus de 15 ans d’expérience), AD-LAB est à même d’apporter les informations nécessaires à l’expertise des géologues des carrières d’où sont issus les granulats ou aux universitaires qui travaillent sur ces mêmes gisements en tant qu’experts, tout en garantissant une réponse fiable au regard de la problématique réglementaire amiante. »

     

     

  • Sonelo propose des parcours de formation e-learning pour les diagnostiqueurs immobiliers

    Sonelo propose des parcours de formation e-learning pour les diagnostiqueurs immobiliers

    Centre de formation spécialisé dans le diagnostic immobilier, le contrôle énergétique et la prévention des risques professionnels, Sonelo lancera en septembre, pour la rentrée des classes, sa nouvelle offre e-learning avec un objectif : s’adapter aux besoins des diagnostiqueurs immobiliers. Rencontre avec Nicolas Czarnecki co-gérant.

    Infodiagnostiqueur : Pouvez-vous nous retracer le parcours de Sonelo ?

    Nicolas Czarnecki : « Nous avons créé l’entreprise avec Anthony Esposito, mon associé en 2007. À l’époque, on travaillait tous les deux chez Qualigaz, bureau de contrôle des installations gaz et cherchions à créer notre entreprise. J’y étais entré en tant que technicien en 1996. C’était alors mon deuxième emploi et lorsque je l’ai quitté en 2007, j’avais gravi quelques échelons, devenant cadre manager d’équipes techniques. Nous avons commencé à réaliser des formations dès les années 2000 pour en faire le cœur de notre activité quelques années plus tard ».

    Infodiagnostiqueur : Après avoir développé un large panel de formations, vous avez décidé de proposer une offre d’e-learning. Pourquoi ?

    Nicolas Czarnecki : « C’est une demande de nos stagiaires, notamment pour les petits parcours de formation (remise à niveau, journée avant la re-certification, etc.) pour lesquels il est compliqué d’organiser un déplacement sur une journée ou deux et de perdre une journée de terrain. L’idée était donc de trouver une solution pour leur faire gagner du temps ».

    Infodiagnostiqueur : Et concrètement, à quoi correspond l’e-learning ?

    Nicolas Czarnecki : « Nous avons digitalisé l’ensemble des formations que nous proposons afin de les rendre accessible chez tous les professionnels. A l’extrême, il est possible de rester chez soi, sans se déplacer.

    C’était un travail très important car les logiques numériques doivent s’approcher au plus près des formations en face à face. Nous avons donc mis une année pour développer les formations e-learning.

    Pour nous accompagner, une consultante spécialisée en e-learning nous a aidé. Nous avons ainsi repris tous nos supports de cours. Une fois les processus numériques mis en place, nous les avons testés et fait valider par des sachants spécialisés dans chaque domaine ».

    Infodiagnostiqueur : En septembre, comment les diagnostiqueurs pourront-ils se former à distance ?

    Nicolas Czarnecki : « Une fois la ou les formations choisies parmi les 6 domaines (gaz, électricité, dpe, etc.), le diagnostiqueur pourra les réaliser à son rythme et de chez lui. Par un accès sécurisé et personnalisé à notre plateforme dédiée, l’apprenant disposera de tous les supports, comme en cours. Il pourra même échanger, par un système de messagerie privée, avec le formateur. Nous avons également ajouté un forum où, par domaine, on pourra avoir accès à une série de questions et donc de réponses qui auront déjà été posées. On va même aller un peu plus loin vers le blended learning (classe virtuelle) où grâce à nos salles équipées, l’apprenant et le formateur pourront se donner rendez-vous pour pour réaliser la formation à distance. Ici, ce sera un peu comme skype. Le stagiaire aura son écran scindé en deux. Une partie où il verra le formateur et l’autre son support de cours. Il pourra ainsi suivre sa formation tout en échangeant, en trouvant une explication détaillée par le formateur sur un tableau, etc.

    Vous l’aurez compris, nous souhaitons que les formations e-learning soient interactives, sociales et propices aux échanges.

    Infodiagnostiqueur : la formation en e-learning donne-t-elle le droit à la même validation qu’une formation sur site ?

    Nicolas Czarnecki : « Oui, bien sûr ! L’apprenant doit valider chaque chapitre par un QCM. Il pourra disposer de son attestation dès lors que l’ensemble des chapitres des formations auront été validés. Il n’y a donc pas de différence avec une formation sur site, si ce n’est que le diagnostiqueur peut la suivre à son ryhtme et de chez lui ! »

  • Thierry MARCHAND élu Président de la Chambre des Diagnostiqueurs Immobiliers FNAIM

    T MarchandThierry MARCHAND vient d’être élu Président de la Chambre des Diagnostiqueurs Immobiliers FNAIM à l’unanimité des membres du Conseil d’Administration. Il succède à Claude PASCAL qui, après deux mandats de trois ans, ne se représentait pas.

    Diagnostiqueur indépendant implanté de longue date près de Dinan en Bretagne, ce professionnel conserve la même approche globale de l’immeuble bâti que son prédécesseur. Il pratique l’ensemble des diagnostics réglementaires (amiante, plomb dans les peintures, termites, DPE, gaz et électricité) pour la vente, la location et la propriété, tout en y ajoutant des compétences plus pointues comme les diagnostics amiante et plomb avant travaux, le radon ou la recherche de mérule.

    Membre de l’équipe sortante, il a activement participé à la démarche engagée avec succès pour établir des relations de confiance avec les pouvoirs publics et les autres acteurs du bâtiment, de l’immobilier et du conseil.

    Dans un secteur difficile pour la profession sujette à une concurrence toujours féroce, il souhaite poursuivre les actions déjà menées par la Chambre depuis sa création en travaillant sur plusieurs :

    • Perpétuer des relations constructives avec les pouvoirs publics pour simplifier la réglementation. L’application des diagnostics, à la vente, à la location comme pour un propriétaire occupant est bien trop complexe et illisible pour les prescripteurs. L’objectif est d’arriver à un dispositif réglementaire plus clair et donc plus facilement applicable, notamment en faisant converger certaines mesures.
    • Améliorer les conditions de travail du diagnostiqueur immobilier. Contrairement aux idées reçues, les conditions de travail pour exercer le métier de diagnostiqueurs sont particulièrement éprouvantes. Le dispositif d’encadrement de la profession, la certification de compétence, s’apparente à un véritable permis de travail dont les modalités pourraient être assouplies sans pour autant nuire à l’efficacité du dispositif. Arriver à un meilleur équilibre formation/certification est le chemin tout tracé pour soulager le quotidien des diagnostiqueurs, tout en continuant de rassurer le consommateur sur ses compétences techniques.
    • Renforcer l’accompagnement des entreprises. La Chambre propose déjà une veille réglementaire, des sessions de formation pour mettre à jour et faire évoluer ses compétences, ainsi que des supports de communication. L’idée est de renforcer le soutien technique pour les opérateurs sur le terrain et de créer des outils dédiés aux diagnostiqueurs FNAIM pour les aider dans leur activité de chef d’entreprise autant que sur la partie technique ou juridique.
    • Rapprocher les métiers du bâtiment, du conseil et de l’immobilier, tout en restant indépendant. Le métier de diagnostiqueur est au carrefour de ses trois mondes. Les rapports de diagnostics sont essentiels pour une bonne appréhension du bâti, ils permettent d’avoir une meilleure vision de l’immeuble et de mieux anticiper d’éventuels travaux. C’est bien pour cette raison que le diagnostiqueur doit être un professionnel impartial et indépendant, en plus de sa compétence. Avec la numérisation de la maquette du bâtiment, la Chambre va être force de propositions pour construire le « carnet numérique du bâtiment », où le rôle du diagnostiqueur devient encore plus central pour une collecte efficace des informations.

    Cette vision globale d’accompagnement et d’ouverture sur un domaine assez mal connu est d’autant plus importante que toute personne est concernée par les diagnostics immobiliers, à un moment ou à un autre. Qu’elle vende, loue ou achète, possède un bien immobilier à titre personnel ou professionnel, ou décide d’y faire des travaux, des diagnostics sont nécessaires pour informer les consommateurs ou protéger les travailleurs.

  • L’apport des logiciels et d’internet pour les diagnostiqueurs par Stéphane Delot, directeur de Liciel Environnement

    L’apport des logiciels et d’internet pour les diagnostiqueurs par Stéphane Delot, directeur de Liciel Environnement

    Liciel est une solution logicielle qui répond aux besoins du métier de diagnostiqueurs et experts immobiliers. Son offre complète permet aux professionnels de trouver tous les diagnostics du marché (obligatoires ou non). L’entreprise créée par Stéphane Delot en 2007 s’attache depuis le début à la qualité du logiciel et aussi aux rapports générés. Rencontre avec son dirigeant.

    Infodiagnostiqueur : Pouvez-vous nous présenter votre entreprise ?

    Stéphane Delot : « La société LICIEL Environnement a été en juin 2007. Du fait de notre expérience en tant que diagnostiqueur immobilier, nous nous sommes rendu compte que l’on passait beaucoup de temps à la rédaction des rapports. Nous avons donc eu l’idée d’automatiser cette saisie grâce à la création d’un outil performant pour la création des rapports de diagnostics et d’expertises immobilière. Notre cœur de cible est le marché du diagnostic et de l’expertise immobilière avec l’objectif premier que les professionnels, avec un outil de qualité, puissent être plus disponibles et plus performants sur le terrain ».

    Infodiagnostiqueur : Comment voyez-vous l’évolution du métier de diagnostiqueur immobilier et donc du vôtre ?

    Stéphane Delot : « La règlementation est de plus en plus forte et pointue notamment dans le domaine de l’amiante et de la réglementation énergétique. Nos outils qui accompagnent le quotidien des professionnels doivent donc s’adapter en permanence aux nouvelles réglementations, mais aussi et par extension aux conséquences directes qu’elles ont sur le terrain. En parallèle, les diagnostiqueurs doivent faire preuve d’une rigueur exemplaire car leurs clients sont de plus en plus exigents. ».

    Infodiagnostiqueur : Pour vous, internet est un formidable levier de croissance à condition de bien l’utiliser. Pouvez-vous nous expliquer votre point de vue ?

    Stéphane Delot : « Les réseaux sociaux se multiplient à vue d’œil et les traces laissées sur internet restent et peuvent, pour qui les trouve, donner des informations à différents clients ou donneurs d’ordre. Ces informations si elles ne sont pas de qualité peuvent naturellement nuire au diagnostiqueur. Prenons l’exemple d’un rapport mis en ligne ou d’un avis émis par un client sur un réseau social négatif où ces mentions resteront et pourront nuire à l’e-réputation du professionnel et donc à son développement. À l’inverse, si le diagnostiqueur est rigoureux et réponds aux questions et remarques, sans forcément développer une véritable stratégie, l’effet sera tout autre et son entreprise s’en trouvera valorisée. Internet est devenu, aujourd’hui, plus que jamais, un véritable levier de croissance.

    Les internautes sont présents en permanence sur la toile. Ils vérifient, contrôlent, se rassurent. On retrouve cette tendance dans la restauration où via de nombreux sites internet, les lieux sont notés et surtout commentés. Il est donc important que les diagnostiqueurs prennent bien conscience à la fois des potentialités du numérique, mais aussi de ses risques. Si vous le pouvez, demandez, autant que possible à vos clients de laisser des commentaires positifs sur les réseaux sociaux, n’hésitez pas a les accompagner dans cette démarche. ».

     

  • Xavier Faure, notre rédacteur en chef, traque le CO2 dans la maison

    Xavier Faure, notre rédacteur en chef, traque le CO2 dans la maison

    Xavier FAURE, rédacteur en chef d’Info Diagnostiqueur, vous montre comment utiliser le capteur de CO2 et interpréter les résultats.

    Ce film a été réalisé pour le groupe Saint-Gobain.

  • Le BIM pour l’électricien par Goran Ostojic de la société ALPI

    Le BIM pour l’électricien par Goran Ostojic de la société ALPI

    La maquette numérique BIM avec les solutions logiciels de conception d’installations électrique expliqué par Goran Ostojic, directeur commercial France chez Alpi.

    Quel est votre parcours ?

    Après des études en électrotechnique puis en commerce complétées par une spécialisation en audit et gestion d’entreprise, j’ai débuté en tant que Responsable d’une agence d’un fabricant français de solutions de protection électrique data center. J’ai ensuite voulu m’orienter vers un marché en pleine croissance : c’était alors Noos, premier fournisseur d’accès à Internet.
    En 2003, j’ai intégré la société ALPI où je travaille actuellement en tant que directeur commercial France, et finalement je (re)trouve, grâce à notre activité d’éditeur de logiciels, l’informatique au service de l’électrotechnique. Le hasard fait bien les choses !

    Quelle est la spécificité d’ALPI dans le secteur de l’édition de logiciels de conception d’installations électrique ?

    Avec une équipe de soixante-quinze personnes, localisée en Île-de-France, et des filiales en Allemagne, en Espagne, en Afrique, ALPI édite des logiciels destinés à l’ingénierie électrique. Nous sommes également spécialistes des normes d’installation HT, BT, de l’appareillage et de la conception en maquette numérique BIM pour le secteur électrique.
    Depuis plus de trente ans, nous accompagnons nos clients (bureaux d’études électriques, installateurs, maîtres d’ouvrage et organismes de contrôle) dans la conception des installations électriques, ce qui nous permet de proposer une gamme complète d’outils d’aide au calcul et au dimensionnement, au chiffrage et à la schématique spécialisée en distribution d’énergie.
    Notre approche vise à systématiquement garantir la conformité des réseaux de distribution électrique et à en optimiser le fonctionnement, avec la particularité d’en minimiser les coûts d’installation et d’usage, mais aussi à centraliser toutes les données de nature électrique dans la maquette numérique BIM du projet. Nos solutions informatiques sont utilisées aussi bien en phase conception d’un ouvrage, qu’en réalisation ou en vérification. Elles sont le fruit de nombreux partenariats et collaborations entre les différents acteurs de notre filière, tels que les fabricants, les ingénieries, les instances normatives et les éditeurs de logiciels complémentaires à ALPI.
    Une offre de formations à tous nos logiciels ainsi qu’aux différentes normes électriques vient compléter nos prestations. L’assistance technique, les prestations d’études ainsi que l’assistance sur affaire, sans oublier l’accompagnement au processus “BIM électrique”, tous ces services font d’ALPI un offreur de solutions logiciels reconnu et apprécié par l’ensemble des acteurs du marché.

    Quels sont les principes généraux de la maquette numérique BIM ?

    L’abréviation de “Building Information Modeling” désigne la modélisation des données du bâtiment. En réalité, il ne s’agit pas tout à fait d’une technologie mais plutôt d’un processus, une suite continue d’opérations, d’actions définissant la manière de générer et d’exploiter des données de la construction. Le BIM permet de concevoir, réaliser et exploiter l’ouvrage sur l’ensemble de son cycle de vie et même au delà.
    Ce processus collaboratif utilise plusieurs outils interopérables qui alimentent une plateforme logicielle qui va à son tour intégrer toutes les données (caractéristiques techniques par exemple) du bâtiment, et représenter l’ensemble de la géométrie de l’ouvrage.

    Quelles sont les fonctionnalités spécifiques du BIM pour les bureaux d’étude en électricité ?

    Pour les électriciens, ALPI propose une gamme complete de logiciels CANECO, complémentaire de la plateforme Revit Mep d’Autodesk pluridisciplinaire, qui se complètent, s’enchaînent et s’interfacent pour constituer la maquette numérique BIM du bâtiment en assurant tous les besoins fondamentaux des bureaux d’étude. Il apporte aussi des outils d’analyse complémentaires.
    Cette solution permet d’établir la conception de l’installation électrique sous tous ses aspects : implantation et câblage des équipements dans la maquette numérique du projet, calcul et dimensionnement, choix des matériels, conception des armoires, chiffrage, et schématique spécialisée. L’équipe projet du bureau d’étude va ainsi pouvoir implanter ses équipements électriques sur une plateforme REVIT, grâce à des objets génériques électriques fournis par ALPI. Elle va créer sa distribution et son bilan de puissance, puis réaliser le routage des câbles automatisé.
    Pour vous donner un exemple : avec un seul et même outil CANECO BT, nos fonctionnalités permettent à la fois de dimensionner les équipements électriques, de déterminer les références selon le fabricant de son choix, de générer dynamiquement l’implantation de l’appareillage dans les armoires électriques préfabriquées. Le chiffrage est alors instantané et les schématiques de distribution d’énergie aussi bien unifilaires que fonctionnelles sont alors produites de façon automatisée. La documentation est éditée et les données accessibles depuis la maquette numérique BIM. Toutes les étapes de la conception des installations électriques se trouvent unifiées. À notre connaissance, il n’existe pas de solution équivalente sur le marché.

    À quelles contraintes du métier répond la maquette numérique BIM ? Quelles performances apporte-t-elle ?

    Les projets réalisés par les concepteurs d’une installation électrique sont de plus en plus complexes. Les contraintes normatives, de délais et de coûts nous ont poussés à sans cesse améliorer les fonctions de nos outils. Avec la montée en puissance du BIM, nous savions qu’une nouvelle dimension dite « collaborative » allait s’imposer et il nous fallait agir et l’intégrer.
    Ce qui change positivement pour notre métier ? Le travail collaboratif en maquette numérique supprime les ruptures de l’information entre les différents acteurs : architecte, BET, installateur, tableautier, exploitant. Un exemple : la norme impose que l’installateur soit responsable du choix des dispositifs de protection, alors que le tableautier est lui-même responsable de la conception des enveloppes. La solution Caneco permet à l’installateur de transférer au tableautier ses choix d’appareillage, sans erreur possible, sans ressaisie, avec éventuellement les dispositions d’agencement que souhaite son client. Chacun y gagne. La maquette numérique BIM produite décrit l’ensemble des équipements et leur référence exacte. Elle constitue numériquement les documents qui viennent alimenter le DOE (Dossier de l’Ouvrage Exécuté), ce qui permet à l’installateur d’obtenir les éventuelles fiches de montage et à l’exploitant d’obtenir les fiches techniques et de maintenance.

    Avec la maquette numérique BIM, on constate des bénéfices sur :

    ● l’augmentation de la qualité des études. La préparation, le suivi et la réalisation du chantier s’en trouvent améliorés, et son exploitation facilitée. On assiste de plus en plus à une “industrialisation du chantier” permettant de mieux maîtriser les délais.
    ● une réduction du coût de ces mêmes études, dont le poste budgétaire est traditionnellement considéré comme trop élevé. Dans ce nouveau process, les études deviennent à l’inverse un facteur de réduction des coûts des matériels et de main d’œuvre.

    Autre exemple très concret : avec les informations résultant des données du routage automatisé des câbles et des chemins de câbles, il est désormais possible de visualiser dans chaque tronçon et en tout point le contenu des chemins de câbles. Ce qui traditionnellement relève du défi lorsque vous avez des centaines voire des milliers de circuits à router.
    L’intégrité de la conformité à la norme électrique sous tous ses aspects est vérifiable.
    Enfin, grâce à la 3D, il est possible de mieux anticiper les conflits entre les objets CVC et Elec par exemple.
    Aujourd’hui tous nos outils enrichissent les informations de l’ouvrage réalisé en maquette numérique BIM. L’électricien n’est plus « invisible » dans le bâtiment, et à tout moment l’on peut faire apparaître son travail grâce aux données centralisées, à la modélisation et à la documentation produite et archivée dans cette même plateforme digitale. Et pour les techniciens, c’est une réelle avancée : les documents et schémas automatisés depuis des données exploitées sont bien plus proches de la réalité !
    Globalement, d’après nos études, nous estimons qu’avec une conception réalisée en maquette numérique BIM, nous réduisons d’environ 14% les dépenses d’une installation électrique.

    Où en sommes-nous aujourd’hui de l’intégration du BIM dans le process de travail ?

    Il y a d’une part une incitation émanant des pouvoirs publics, trop faible à notre avis eu égard à ce qui se produit dans le monde, et d’autre part une impulsion des grandes entreprises qui, de par leurs moyens, sont les premières à investir dans ce domaine.
    Des facteurs avaient freiné jusqu’à encore récemment son développement en France, dont la nécessaire évolution de la loi sur la maîtrise d’ouvrage publique (MOP) qui suscite de nombreux débats, ainsi que la frilosité propre à toute nouveauté. L’intégration de la maquette numérique BIM dans le process de travail implique, en particulier, un fort investissement en formations, en hard, en soft, en contenus d’objets à créer, etc.
    Aujourd’hui le retour d’expérience en valide la forte valeur ajoutée. Et nos clients qui se sont lancés dans nos solutions de logiciels de conception d’installations électrique en maquette numérique ne veulent plus faire marche arrière ! Dans cette révolution numérique du bâtiment les hommes et les entreprises y ont enfin trouvé leurs rôles et un nouveau modèle économique. Cela a pris du temps, n’a pas toujours été simple, et c’est tout à fait normal. Héraclite disait : « Rien n’est permanent, sauf le changement ! »
    On évalue aujourd’hui à 20% la proportion de nos clients équipés en une plateforme numérique. Le BIM commence aussi à faire son entrée dans les institutions éducatives (IUT, écoles d’ingénieur, BTS électrotrechnique, AFPA, etc.), mais une pédagogie reste à faire. Et depuis le début de l’année 2015, nous assistons à un véritable BOUM du BIM, les maîtres d’ouvrage étant toujours plus nombreux à demander une restitution en maquette numérique BIM de l’ouvrage.

    Quelles nouvelles perspectives offre la maquette numérique BIM ?

    En tant que processus collaboratif, le BIM conduit à décloisonner les métiers affectés à un projet. Les relations entre tous les acteurs d’un projet, depuis le technicien jusqu’au client final, se trouvent fluidifiées et les relations humaines s’en trouvent améliorées.
    Comme souvent, l’arrivée d’une nouvelle technologie génère la création de nouveaux métiers, et l’on voit apparaître de nouvelles fonctions comme le BIM manager, les coordinateurs, etc. On observe à cet égard une valorisation plus sensible de notre filière électrique.

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  • La mobilité des électriciens : un enjeu économique – Interview de Daniel Marache, expert marché chez Sage.

    La mobilité des électriciens : un enjeu économique – Interview de Daniel Marache, expert marché chez Sage.

    L’ère 2.0

    « Aujourd’hui, plus que jamais, les Français sont connectés et mobiles.
    Ils reçoivent leurs emails et y répondent dans la foulée, regardent leur écran de télévision avant de terminer l’émission sur une tablette. Bref, nous sommes définitivement passés dans l’ère numérique. Les artisans n’échappent pas à la règle : leur métier évolue et s’adapte aux nouveaux usages.

    Les électriciens, pour mener à bien un chantier, se déplacent en amont du devis pour collecter et affiner les besoins en travaux du client. Ils constatent, vérifient, contrôlent et conseillent, tout en prenant des notes pour établir un devis qui réponde aux exigences des clients, en tenant compte des contraintes techniques.
    Si le papier et le crayon étaient monnaie courante, aujourd’hui, l’artisan électricien choisit de plus en plus la voie du numérique. Selon une récente étude que nous avons menée, ces professionnels utilisent leur smartphone pour téléphoner, se géolocaliser, chercher des informations fournisseurs et passer leurs commandes sur internet, utiliser la fonction lampe-torche ou encore prendre des photos. Bref, sans leur smartphone, ils perdraient déjà un temps précieux.

    Partant de ce constat, nous avons adapté notre solution Sage Batigest i7 pour répondre aux besoins croissants de mobilité des électriciens afin de leur faire gagner un temps précieux et de l’efficacité dans la gestion ! »

    Sage Batigest i7 offre une solution 100% online

    « Avec la nouvelle offre Sage Batigest i7, nous avons souhaité répondre aux besoins de mobilité des électriciens. Et cela à plusieurs titres.
    D’une part, d’un point de vue fonctionnel, la solution est simple à prendre en main. Elle permet d’accéder, en temps réel, à toutes les données de l’entreprise et de réaliser tous les documents, du devis à la facture.

    Elle permet également à un artisan du bâtiment, en déplacement ou sur un chantier ou en congés, de se connecter via un simple navigateur internet (environ 80% du territoire est couvert par internet) à sa plateforme numérique pour établir des devis, répondre aux clients, chercher un tarif, un produit, passer une commande fournisseur, ou encore saisir ses dépenses du chantier,…. Inutile de télécharger un nombre important d’applications. Tout est accessible à travers la solution Sage Batigest i7. Seules deux éléments sont nécessaires : avoir un accès à internet et l’ordinateur du bureau allumé.

    Cette solution est conforme aux exigences de la DGI. Lors d’un contrôle, seuls les documents numérisés sont acceptés. Exit donc Excel ! Les contrôleurs utilisent une simple clé usb pour charger les devis, factures et écritures comptables au risque d’imposer une amende de conséquente en cas de défaut.
    Il est donc indispensable de saisir les données en temps réel en évitant des recopiages, des synchronisations ou des concaténations de données, sources d’erreurs et de perte de temps.

    Parce que nous sommes conscients que cette solution répond déjà à un enjeu économique et au besoin de l’artisan de rester toujours en relation avec son entreprise et son écosystème, nous avons choisi de travailler avec Microsoft Azure® pour garantir la sécurité et la confidentialité des données de nos clients bâtiment, conformément aux règles en vigueur.

    Cette nouvelle solution permet de répondre à une demande croissante des professionnels du bâtiment de trouver une solution numérique intelligente.
    En plus de leur faire gagner du temps, elle offre aux électriciens une efficacité dans le traitement des informations et leur permet de se concentrer sur leur cœur de métier afin de conquérir de nouveaux clients ».

    En savoir plus sur l’offre Sage Batigest i7

  • Devenir diagnostiqueur immobilier en 2016 :  quel avenir ? Point de vue d’un futur diagnostiqueur immobilier Jérôme Herren

    Devenir diagnostiqueur immobilier en 2016 : quel avenir ? Point de vue d’un futur diagnostiqueur immobilier Jérôme Herren

    Jérôme Herren fait partie de ceux qui ont décidé de réorienter leur carrière en choisissant de devenir diagnostiqueur immobilier. Ancien cadre technique dans le domaine de la logistique, il revient sur ses motivations et son parcours.

    « Depuis de nombreuses années, je souhaitais créer mon entreprise et devenir indépendant. L’idée a fait son chemin et je me suis posé la question des possibilités qui s’offraient à moi. De recherches en recherches, j’ai découvert le métier de diagnostiqueur immobilier. J’ai été séduit par les nombreuses compétences requises (commercial, gestion, technique) et par la partie terrain qui m’offrait un peu moins de routine. Ce métier permet de rencontrer des personnes et de découvrir des biens immobiliers différents. Il touche à des domaines techniques autour du bâtiment qui m’ont toujours passionnés. J’avais d’ailleurs moi-même réalisé en collaboration avec un ami la maîtrise d’ouvrage lors de travaux importants dans ma maison. Et puis, j’ai rencontré des diagnostiqueurs, je me suis documenté. Si je me lance aujourd’hui pour devenir diagnostiqueur immobilier, ce n’est pas sans avoir étudié le marché. J’ai également passé une journée sur le terrain avec un diagnostiqueur pour confirmer mon choix ».


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    Je deviens privilégié


    Indépendant, franchise ou licence de marque ?

    « Avant de devenir diagnostiqueur immobilier, je me suis demandé quel statut et modèle économique choisir, j’ai choisi d’être accompagné. Devenir diagnostiqueur immobilier, c’est choisir un métier réglementaire pour lequel aucune erreur n’est permise. Nous devons à nos clients une qualité de service irréprochable. Si ce n’est pas le cas, les conséquences financières peuvent être lourdes. C’est aussi un métier qui évolue tous les jours. Le niveau de compétences s’élève en même temps que le législateur augmente ses exigences. Alors j’ai décidé de m’approcher du modèle de la franchise qui offre de nombreux avantages.

    En premier lieu, un réseau permet d’échanger avec des professionnels et des experts. On participe à des réunions, on réfléchit sur de nouveaux concepts et on échange nos astuces. Ce modèle permet de s’affranchir des contraintes informatiques puisque la maintenance est globale. Il est possible, quand on se retrouve seul devant une question pointue, de demander un avis. Et surtout, il y a des possibilités d’évolution. Lorsqu’on intègre une « franchise » et que l’on débute, on commence à réaliser les prestations de diagnostic. L’étape suivante est l’amiante avant démolition, les enrobés de route, les parties communes, les locaux commerciaux lorsqu’on est certifié avec mention, voire encore la formation. Bref, on comprend vite que les perspectives d’évolution qui nous sont offertes sont importantes. »

    Du potentiel dans le métier

    « Si j’ai choisi cette profession, c’est aussi pour le potentiel de développement qu’elle représente. On sait que le marché va s’accroître en 2017 avec les diagnostics pour la location et le législateur continue de travailler sur de nouvelles obligations. Alors oui, il faut savoir que la concurrence est bien présente, mais bien formé, professionnel dans sa démarche et en constante recherche de nouvelles informations, on peut se lancer pour devenir diagnostiqueur immobilier.

    Aujourd’hui, j’ai choisi un réseau et m’apprête à rentrer en formation. J’exercerai au nord de Vienne en Isère. J’ai deux concurrents forts de proximité et je souhaite travailler dans un rayon de 35 Km de Roussillon à Lyon.»

     

     

     

  • Le point de vue de Lionel Janot, Président de la FIDI, sur le marché du diagnostic amiante avant travaux

    Le point de vue de Lionel Janot, Président de la FIDI, sur le marché du diagnostic amiante avant travaux

    Infodiagnostiqueur : Pouvez-vous nous expliquer la mise en œuvre du diagnostic amiante avant travaux ?

    Lionel Janot(*) : « À la différence des autres prestations, le diagnostic amiante avant travaux entre dans le cadre de l’évaluation des risques professionnels et s’attache donc au respect des dispositions du code du travail relatives à la protection des salariés.

    Plus concrètement pour tous types de travaux, les entreprises et maîtres d’ouvrages ont l’obligation de connaître, d’anticiper et d’intégrer le risque amiante. Pour cela, il est nécessaire de faire réaliser un repérage des matériaux amiantés. Contrairement aux autres diagnostics amiante qui s’attachent à la réalisation d’une expertise sur l’ensemble du bâtiment, le diagnostic amiante avant travaux concernera un périmètre précis, en l’occurrence, celui de travaux décidés et définis ».

     

    Infodiagnostiqueur : Quelles obligations découlent de ce diagnostic ?

    Lionel Janot : « Bien entendu, en terme de compétences, l’opérateur doit être formé et certifié, même si, pour ce diagnostic, ce n’est pas une obligation. La Direction de l’Habitat, de l’Urbanisme et des Paysages du Ministère de l’environnement est actuellement en train de se pencher sur ce sujet pour homogénéiser les obligations tout en garantissant les compétences. La Fidi œuvre en ce sens, pour que la certification soit étendue à l’avant travaux.

    Quant à la pratique, nous conseillons de faire appel, pour ce type de prestation, à un professionnel du diagnostic spécialisé en repérage amiante. Egalement, nous conseillons que le professionnel maîtrise le système constructif du bâtis. Pourquoi ? Car la découverte d’un matériau amianté est plus complexe qu’il n’y paraît. Un matériau et son utilisation sont liés à une époque, à des techniques de construction, des contraintes spécifiques de l’ouvrage. On s’aperçoit vite que la localisation des matériaux amiantés ne suit pas une logique linéaire. Il ne faut pas se leurrer, un bon diagnostic amiante avant travaux nécessite un travail en amont important et beaucoup d’échanges avec le maître d’ouvrage, qui se poursuit, pendant et à l’issue de la mission de repérage, pour lever les réserves. Si l’on veut rendre un rapport exhaustif et permettre l’exécution des travaux en toute sécurité, ce sont des conditions essentielles ».

     

    Infodiagnostiqueur : Quel est le marché et quelles sont ses perspectives ?

    Lionel Janot : « Les perspectives de marché existent pour des techniciens formés, certifiés, bien assurés et avec une véritable expérience du sujet. Le « chiffré » est complexe. Les petits maîtres d’ouvrages privés sont une minorité à le faire, alors que les maîtres d’ouvrages importants, publiques ou privés le demandent avant la réalisation des travaux, par le biais de marché de gré à gré ou d’appels d’offres.

    Ces marchés peuvent être conséquents et la négociation des prix n’en sera que plus difficile. Cependant le repérage avant travaux représente du temps sur site, du temps pour la cartographie et le rapport, du temps en réunion avec le maître d’ouvrage. Ces étapes doivent être correctement rémunérées. Viendra s’ajouter l’analyse des prélèvements qui devront pouvoir être tous justifiés et ne pas constituer une variable d’ajustement.

    Le rôle de l’opérateur de repérage avant travaux est essentiel dans la chaîne de déroulement des travaux. Le coût financier lié au traitement de l’amiante dans le bâtiment est suffisamment lourd pour le maître d’ouvrage, pour que le diagnostic soit juste, fiable et au bon prix. N’oublions pas qu’un repérage erroné aura des conséquences lourdes pour le maître d’ouvrage, qui seront supportées par le diagnostiqueur et son assurance ».

     

    (*)Lionel JANOT
    Président de la Fédération Interprofessionnelle du Diagnostic Immobilier (FIDI)
    Président de la société de diagnostics et expertises L3A DIAG
  • À 24 ans, Davy Branz achète un cabinet de diagnostics immobiliers

    À 24 ans, Davy Branz achète un cabinet de diagnostics immobiliers

    À 33 ans, Davy Branz, Ardennais, a fait du diagnostic immobilier sa profession. Il démarre en tant que salarié pour, quelques années plus tard, acquérir son cabinet de diagnostics immobiliers. Retour sur le parcours de ce passionné du bâtiment.

    Passionné par le Diagnostic

    Diplômé en Génie civile avec un BEP CTO (construction topographie organisation de chantier) puis un bac bro EOGT (étude de prix, organisation et gestion de travaux), Davy Branz avait choisi de travailler en architecture. Mais, le travail manquait dans ce secteur. A 20 ans, il est alors parti chercher « meilleure fortune » en Alsace. A peine arrivé, il est embauché en 2002 au sein du Cabinet de Diagnostic immobilier Joëlle Ferlin qu’il a connue en réalisant quelques missions en intérim l’année précédente.

    Un poste de salarié en CDI pour commencer

    « Cette expérience fut passionnante, se souvient-il. Joëlle Ferlin était l’une des premières à s’être installée dans le diagnostic immobilier. C’était, en 1997, au moment où la profession naissait. Elle était alors la seule sur Strasbourg. Elle proposait alors les quelques diagnostics obligatoires : l’amiante, l’état des lieux et le métré et avait réussit à s’imposer face à quelques concurrents aux alentours ». En 2002, donc, il signe son CDI et se plaît sur le terrain. « J’ai adoré le contact avec les gens et le métier sympa qui nous amène de rendez-vous en rendez-vous, explique-t-il. Et puis j’entretenais de très bonnes relations avec ma patronne.

    Puis l’opportunité du rachat

    Sauf que voilà, je n’avais pas anticipé son âge et un beau jour, en 2007, elle me pris à part et me demanda si j’étais intéressé par lui acheter son cabinet de diagnostics immobiliers ». C’était le bon moment pour Joëlle Ferlin. Le métier changeait avec la certification et les nouveaux diagnostics obligatoires. Elle ne souhaitait pas prendre ce virage complexe. Ni une ni deux, j’ai accepté d’acheter le cabinet de diagnostics immobiliers, raconte Davy. « Et à 24 ans, j’ai déposé un dossier Accre et me suis fais accompagné par la CCI du Bas-Rhin, en participant au Passeport Entreprendre en France ».

    Devenir un chef d’entreprise

    L’achat du cabinet de diagnostics immobiliers réalisé, il dut recruter rapidement. « Je n’avais plus de salarié, confie ce dernier et n’en ai gardé pour des raisons diverses qu’un seul là où nous étions quatre ». Moins nombreux, ils assurent l’ensemble des missions et maintiennent le flux des prestations. « Et puis, quand j’ai eu mes enfants, j’ai embauché une secrétaire à mi-temps », explique Davy.

    Un Cabinet qui fonctionne !

    Aujourd’hui, l’entreprise a trouvé son rythme de croisière avec 120 missions par mois en moyenne, soit plus de 1000 prestations à l’année. Et Davy ne s’est pas arrêté là ! « A l’occasion de ma recertification et au vu de mon expérience, BC2 m’a proposé d’être examinateur, ce que j’ai accepté. Davy est donc un chef d’entreprise comblé et heureux de maintenir cette activité à taille humaine. « Je voudrais que la situation reste comme ça pendant de longtemps », conclut-il.