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  • Équipements connectés : aller au-delà de la fonction primaire

    Équipements connectés : aller au-delà de la fonction primaire

    Si Legrand est très connu pour ses produits destinés au marché du résidentiel, environ 50 % de son chiffre d’affaires en France est pourtant réalisé dans le secteur tertiaire. Emmanuel Ballandras, directeur développement Partenariats et Relations Extérieures de l’entreprise, apporte un éclairage sur la valeur d’usage des objets connectés dans les bâtiments tertiaires.

    Quel rôle peuvent jouer les équipements connectés dans les bâtiments tertiaires ?

    Avec les enjeux sociétaux que sont la performance énergétique, la sécurité ou la santé, on ne peut plus se permettre de « subir » le bâtiment tertiaire. On doit au contraire en comprendre finement les « patterns », les habitudes d’utilisation des murs, des couloirs, des lieux de convivialité, des salles de réunion et des espaces de travail pour le piloter et l’exploiter le plus efficacement possible. Les objets connectés, et notamment ceux installés dans l’infrastructure électrique et numérique du bâtiment, sont de formidables vecteurs d’information, et donc d’une meilleure compréhension, et ce grâce aux données qu’ils génèrent.

    De nos réflexions Legrand, largement partagées au sein d’associations comme Ignes, le Gimelec ou la Smart Building Alliance, émerge ensuite l’idée qu’un bâtiment doit pouvoir générer du service et permettre une véritable expérience, que l’on soit salarié, visiteur ou exploitant. Pour ce dernier, comprendre comment le bâtiment « vit » permet, par exemple de libérer de l’espace lorsque c’est possible : une salle de réunion initialement pensée pour 10 personnes mais qui, dans la pratique, n’en accueille régulièrement que 4 ou 5 pourra être reconfigurée afin d’offrir de précieux m2 à d’autres usages. De même, il est possible d’indiquer aux équipes de nettoyage de ne pas intervenir si telle ou telle salle n’a accueilli personne dans la journée, et ainsi faciliter le parcours du personnel et optimiser la facture. Dans les deux cas, qui a véhiculé l’information ? Pourquoi pas un détecteur de présence intelligent, nécessaire pour détecter et de là assurer aux usagers un bon niveau d’éclairement, mais dont la connectivité générerait en plus de précieuses informations exploitables.

    En tant que Directeur Technique, Concierge, Facility Manager ou même investisseur, je peux disposer de ces informations. Mais il reste nécessaire que ces informations soient récoltées, croisées, analysées et articulées par des data-scientists, start-upers ou intrapreneurs dont la mission consistera à rendre compréhensibles et exploitables ces données, et rendre possible des décisions et actions pertinentes et efficaces.

    On peut ajouter aux objets connectés un sens en termes de sécurité et de santé des occupants. Avec les règles de distanciation sociale qui s’appliquent actuellement, ils peuvent contribuer à organiser une circulation plus fluide et plus sûre dans le bâtiment.

    Quelle est la solution connectée phare de Legrand destinée aux bâtiments tertiaires ?

    Legrand propose un bloc autonome d’éclairage de sécurité (BAES) connecté, qui permet à un Facility Manager de connaître instantanément l’état de ces appareils indispensables à la sécurité des occupants, directement depuis son mobile, sa tablette ou son écran d’ordinateur. Il peut ainsi connaître précisément et sans se déplacer l’emplacement des BAES en panne afin de les remplacer. La réactivité et le gain de temps générés par cette détection est d’autant plus appréciable que l’exploitant doit s’assurer et rendre compte tous les mois du bon fonctionnement de ces éclairages.

    Deux technologies permettent cette fonctionnalité :

    • Une approche en « adressable » avec un bus ;
    • Une approche en connecté en s’appuyant sur le module de télécommande des blocs dans l’armoire électrique.

    Cette dernière approche est idéale pour toutes les rénovations où moins de 63 BAES sont nécessaires. Elle est accessible à tous les installateurs électriciens, sans aucun changement dans le mode de pose.

    Comment se porte le marché du connecté chez Legrand ?

    Lorsque nous avons lancé notre programme Eliot en 2015, nom formé de la contraction des mots “électricité” et “IoT” (Internet des objets), nous avions pour ambition de créer un état commun de réflexion et d’innovation, en interne et avec tous nos clients et partenaires sur le marché, autour de l’IoT et de sa rencontre avec le Bâtiment. À ce moment-là, l’entreprise réalisait 220 millions d’euros avec des objets connectés, sur un chiffre d’affaires global de 4,5 milliards dans le monde. En 2019, le CA Eliot représente désormais plus de 800 millions d’euros sur un chiffre d’affaires global de 6,6 milliards d’euros. Une progression remarquable due à notre rythme de lancement de nouvelles solutions, comme nos gammes d’appareillage connecté Céliane, Mosaic et dooxie with Netatmo, my Home Domotique, les portiers vidéos, ou encore les BAES Legrand. Et aussi à l’arrivée dans notre famille, en novembre 2018, de Netatmo, avec son thermostat et ses têtes thermostatiques connectés, ses caméras intérieures comme extérieures, sa station météo connectée et plus généralement son expertise en matière d’expérience utilisateur. Legrand met à présent le cap sur le milliard d’euros de CA Eliot à horizon 2022 !

  • Piloter les équipements énergivores depuis le tableau électrique

    Piloter les équipements énergivores depuis le tableau électrique

    Legrand affine sa vision du logement intelligent avec Drivia with Netatmo, un tableau électrique connecté. Une innovation qui permet de suivre sa consommation d’énergie au quotidien et de la contrôler selon des scénarios personnalisés afin de réduire la facture finale. Présentation du concept avec Emmanuel Ballandras, directeur développement Partenariats et Relations Extérieures de Legrand.

    Comment évolue l’offre de logement connecté selon Legrand ?

    Comme chaque année sur le CES à Las Vegas, Legrand a présenté en avant-première des nouveautés qui seront mises sur le marché dès le second semestre 2020. Détentrice de 2 Awards de l’innovation, la plus remarquable d’entre elles est le tableau électrique modulaire Drivia with Netatmo. Il s’agit de la version connectée de notre best-seller Drivia, tableau électrique très populaire auprès des installateurs électriciens pour sa facilité et sa rapidité d’installation.

    Avec Drivia with Netatmo, les possibilités en termes de pilotage des équipements électriques et de leur consommation viennent compléter ce qu’il est déjà possible de faire sur le mur via les interrupteurs et prises connectées. Car c’est au niveau du tableau que peuvent être traités efficacement les appareils de puissance tels que les chauffe-eaux ,les bornes de recharge de véhicules électriques ou les moteurs de piscine.

    Drivia with Netatmo permet à l’utilisateur de prendre le contrôle de tous les équipements du logement, de maîtriser et contrôler leur consommation énergétique et ainsi réduire la facture, le tout directement via Home + Control, l’application Legrand du logement connecté. Cet écosystème connecté est rendu possible par la triangulation de trois équipements : le smartphone qui fait office d’interface utilisateur, la box internet et le module control Legrand (ou passerelle), installé directement dans le tableau et qui permet la communication entre tous les produits connectés Legrand de la maison.

    Précisons que les utilisateurs déjà équipés avec notre autre offre connectée Céliane (ou Mosaic, ou dooxie) with Netatmo pourront évidemment utiliser leur passerelle existante.

    Concrètement, comment cette solution contribue-t-elle à l’amélioration de la performance énergétique du logement ?

    Drivia with Netatmo est constitué d’une gamme de 6 modules à installer directement au tableau électrique. Évoquons d’abord le contacteur, le télérupteur et le module control (ou passerelle), disponibles dès mi-juin 2020 : 

    • Le contacteur équipe les tableaux électriques afin de contrôler les équipements particulièrement énergivores qui sont directement reliés au tableau électrique, comme par exemple la borne de véhicule électrique ou le chauffe-eau ;
    • Le télérupteur permet de piloter des circuits d’éclairage ;
    • Le module control permet de connecter l’installation à internet comme vu plus haut

    Désormais connectés, ces 2 produits pourront être actionnés via l’application Home + Control et intégrés dans des plannings et des scénarios : je peux par exemple couper mon chauffe-eau aux heures où je m’absente du logement et le réactiver quelques heures avant mon retour. Je peux également éteindre à distance une lumière oubliée, ou simuler une présence. Home + Control me signifiera aussi tout dysfonctionnement rencontré par ces différents équipements.

    Un autre module, le délesteur intelligent, va encore plus loin et sera lui lancé en janvier prochain. Ce dernier éteint proactivement et de manière intelligente certains appareils électriques (chauffe-eau, prise de recharge pour véhicule électrique, plaques de cuisson, etc.), afin d’éviter toute coupure de courant liée à un dépassement du contrat d’électricité. Toujours via l’application, il est possible de prioriser l’ordre de délestage de chaque équipement selon ses préférences.

    Un exemple pour illustrer : un utilisateur a souscrit un contrat d’électricité limité à 6kVA chez son fournisseur d’énergie. Son véhicule électrique est en train de charger à l’extérieur de la maison, son chauffage électrique et son ballon d’eau chaude sont allumés. Quand il met en route ses plaques de cuisson, le seuil maximal autorisé par son contrat d’électricité est atteint. Son ballon d’eau chaude est alors automatiquement délesté afin d’éviter une coupure de courant dans son logement.

    Aussi, pour bénéficier d’une vision sur la consommation énergétique du logement directement sur son smartphone, la famille d’équipements Drivia with Netatmo intégrera un éco-compteur connecté pour un suivi détaillé. Un compteur d’énergie pour le suivi global est lui déjà disponible.

  • Management de l’énergie : une réponse au décret tertiaire avec l’ISO 50001

    Management de l’énergie : une réponse au décret tertiaire avec l’ISO 50001

    La norme ISO 50001 est reconnue comme un outil opérationnel et structurant pour s’engager dans une transition énergétique et la mettre en œuvre. Explications avec Béatrice Poirier, chef de projet Environnement et Énergie chez Afnor Certification.

    La démarche ISO 50001 est-elle une réponse aux exigences du décret tertiaire ?

    L’ISO 50001 est avant tout une norme portant sur l’amélioration de l’efficacité énergétique, que ce soit dans le secteur du tertiaire ou dans celui de l’industrie. Cette méthode peut tout à fait s’appliquer pour répondre de manière efficace aux exigences du décret tertiaire. La certification porte cependant sur une organisation, et non sur un ouvrage comme dans le cas des certifications HQE, BREAM ou LEED. Notons par ailleurs que, pour les entreprises de plus de 250 salariés, la norme permet d’être exempté de l’audit énergétique à réaliser tous les quatre ans.

    En quoi consiste la démarche ?

    L’ISO 50001 est un outil de management. La norme ne spécifie pas un niveau par défaut d’amélioration de la performance, c’est ainsi à chaque entreprise de définir son objectif en fonction d’un état des lieux.

    Cela passe tout d’abord par l’analyse du contexte de l’entreprise par rapport à sa situation énergétique. Elle peut prendre la forme d’une réflexion stratégique sur le mix énergétique, sur une nouvelle réglementation telle que le décret tertiaire, sur des données marchés, ou encore sur l’opportunité de profiter d’un réseau de chaleur installé à proximité des locaux. L’entreprise doit également identifier les exigences légales en matière d’énergie et réfléchir à comment les mettre en application.

    Étape cruciale, la revue énergétique qui s’en suit s’apparente à un audit énergétique que l’organisme se serait approprié. Ici, l’entreprise doit se poser un ensemble de questions : quelle quantité d’énergie est consommée ? À quels postes ? Pour quelles raisons ? Quels sont les paramètres qui font varier cette consommation ? L’objectif de cette analyse est d’examiner les usages énergétiques les plus importants et ceux sur lesquels existe un potentiel d’amélioration.

    L’entreprise doit également identifier et intégrer dans la démarche les acteurs clés de son organisation, c’est à dire ceux qui ont un impact sur les éléments pouvant jouer sur la consommation énergétique. Elle définit également une équipe “énergie”, pluridisciplinaire, dont le but sera de s’assurer de la mise en oeuvre de l’organisation.

    Une fois ces étapes franchies, l’entreprise peut définir une consommation de référence, fixer des objectifs et définir un plan d’action : sensibilisation du personnel, rénovation de la chaufferie, changement d’énergie, installation de capteurs…

    Ce plan d’action doit faire l’objet d’un suivi avancé : réaliser des mesures pour s’assurer que les actions ont bien les effets escomptés, ce qui implique notamment un comptage et un sous-comptage de l’énergie ; s’assurer que les personnes aux postes clés sont correctement formées à la performance énergétique ; réaliser des audits internes ; définir les bonnes pratiques à chaque poste ; réaliser une revue de management, réunion pendant laquelle l’équipe “énergie” présente tous les résultats du système de management de l’énergie et définit de nouveaux objectifs avec la direction. La norme demande également à ce qu’il y ait une réflexion sur les achats d’équipements, d’énergie ou de services pour sélectionner les offres les plus compétitives sur le plan énergétique, tout en prenant en compte le cycle de vie de l’équipement. Aussi, dès lors que l’entreprise rénovera des parties d’un bâtiment, elle devra en profiter pour penser efficacité énergétique.

    Quelles sont les étapes de la certification ?

    Chez Afnor Certification, nous allons certifier la capacité d’une organisation à mettre en oeuvre un plan d’action et à en mesurer les résultats, en vue d’améliorer la performance énergétique. La certification ISO 50001 fonctionne de la même manière que l’ISO 9001 ou 14001, avec un audit initial de certification puis des audits de certification annuels. Le certificat est émis pour une durée de 3 ans.

    En cas de non-conformités majeures, l’entreprise dispose de 6 mois pour retravailler les points faibles indiqués lors de l’audit. Un second audit est ensuite réalisé. Pour accompagner ses clients en amont, Afnor Certification propose une solution de “visite d’évaluation”, où un auditeur se déplace pour réaliser un audit à blanc avant l’audit de certification.

    De quelle aide financière peut-on bénéficier ?

    Dans le cadre des CEE, le programme PRO-SMEn verse une prime aux entreprises et collectivités qui mettent en place un système de management de l’énergie certifié ISO 50001. Gérée par l’Association technique énergie environnement (ATEE), cette aide permet de débloquer une enveloppe pouvant atteindre 40 000 euros.

  • Télécommunication en copropriété : vers une mutualisation des services généraux

    Télécommunication en copropriété : vers une mutualisation des services généraux

    L’arrêt du RTC annoncé pour fin 2023 oblige les copropriétés à repenser leur infrastructure de télécommunication, indispensable à la gestion des services généraux de l’immeuble. Didier Cazes, responsable des Affaires Publiques à la direction Fibre d’Orange, offre son éclairage sur le sujet.

    Quelle est la place de la fibre optique en copropriété ?

    Après un confinement durant lequel des millions de personnes se sont mises au télétravail, disposer d’outils numériques et du très haut débit dans les immeubles est plus que jamais devenu crucial. Dans ces nouvelles conditions, il n’y aura bientôt plus de différence entre un immeuble de bureau et un immeuble résidentiel.

    Dans les parties communes d’une copropriété, la fibre a également une place centrale en dehors de la sphère individuelle, privée. Elle peut être aussi employée pour gérer les services généraux comme la vidéosurveillance, le chauffage collectif ou encore les ascenseurs. Un immeuble bien connecté permet aux bailleurs sociaux et privés de gérer à distance ces services, sans qu’il soit nécessaire d’envoyer du personnel sur place pour vérifier.

    Pour quels types de services une copropriété peut-elle opter pour la 4G ou la fibre ?

    Ces deux technologies sont complémentaires. La 4G offrant un débit bien inférieur à la fibre, le choix dépendra du service lui-même. Dans le cas de la vidéosurveillance, pour laquelle une connection permanente et de qualité doit être assurée, de par le fort besoin de bande passante, le très haut débit est nécessaire et la fibre est donc à privilégier. Pour des services avec peu de portance comme les ascenseurs, le machine to machine, une offre mobile peut suffire et peut s’avérer moins chère à l’usage. Toutefois, relier certains équipements comme une chaudière peut s’avérer compliqué en raison du mauvais signal reçu en sous-sols. De plus, l’installation de matériels intermédiaires pour capter le signal peut représenter un surcoût à l’installation. Dans certains cas, le choix sera également limité par le modèle économique proposé par les prestataires de service.

    Comment les copropriétés anticipent l’arrêt du RTC ?

    Le réseau téléphonique commuté (RTC), utilisé notamment pour les systèmes de téléalarme des ascenseurs, tirera graduellement sa révérence fin 2023 pour les premières régions retenues. À cette date, tous les immeubles équipés RTC devront migrer sur une offre mobile, XDSL ou fibre. Or, en 2030 ce sera au tour des offres XDSL de n’être plus commercialisées. La migration de tous les services se fera donc tout naturellement vers la 4G, la 5G ou la fibre optique.

    La disparition du RTC est le moment de repenser la gestion des abonnements d’un immeuble, avec l’idée que la multiplication des abonnements n’est peut-être pas la solution idéale, et qu’une mutualisation de ces services serait plus efficace. Pour répondre à cette problématique, nous avons réalisé un guide téléchargeable sur www.objectif-fibre.fr visant à expliquer comment regrouper tous les services de la copropriété, hors logements, sur un seul équipement installé en pied d’immeuble, avec un seul abonnement.

    Ce nouveau service intelligent nécessite un gestionnaire de la mutualisation, qui sera en général un intégrateur. Il permet en retour une homogénéisation des prix des prestations des antennistes, ascensoristes, chauffagistes et autres professionnels qui interviennent dans les immeubles. Aujourd’hui, les grands bailleurs ont déjà pris ce virage et cette nouveauté sera au coeur de l’actualité des copropriétés pour les prochaines années.

    À voir en vidéo

  • Travaux et mesures sanitaires : des réflexions pour partager les surcoûts

    Travaux et mesures sanitaires : des réflexions pour partager les surcoûts

    La reprise des chantiers s’accompagne de nouvelles pratiques d’ordre sanitaire pour protéger tous les intervenants. Irene Demoute, directrice commerciale de Socateb, et Éric Thouvenot, responsable du service étanchéité, offrent leurs témoignages sur les pratiques de l’entreprise.

    Comment se déroule la reprise des chantiers ?

    Pendant les deux mois de confinement, quasiment toute l’entreprise a été mise en chômage partiel. Depuis, le 11 mai, tous les collaborateurs sont de retour.

    Suite à notre arrêt d’activité, nous travaillons sur 2 axes principaux : les méthodes et les moyens à mettre en place sur les chantiers afin d’assurer la sécurité des salariés et des intervenants ainsi que la sensibilisation de ces derniers aux gestes barrières et attitudes à adopter. Ainsi, nos services administratifs et travaux encadrés par nos référents qualité (ISO 9001, 14001 et OHSAS 18001), ont mis en œuvre la réactualisation des documents et des installations en lien avec les directives du gouvernement et des organismes tels que l’OPPBTP afin de s’assurer que tous les moyens sont réunis pour une reprise en sécurité.

    Les premières réunions de chantier ont été réalisées par vidéo-conférence avec les différents acteurs (maîtres d’œuvre, maîtres d’ouvrage et conseils syndicaux), et depuis quelques semaines les réunions ont lieu sur le chantier en respectant les gestes barrières et la distanciation sociale

    Concernant les opérations sur les chantiers, nos équipes ont reçu une formation sensibilisation s’appuyant sur les recommandations du guide de l’OPPBTP et les fiches conseils métiers du Ministère du travail. Les retours d’expérience complètent aussi régulièrement ces pratiques.

    Pouvez-vous nous donner des exemples d’adaptation suite à la période COVID 19 ?

    En premier lieu, chaque compagnon reçoit un kit Covid 19 (masques, lingettes désinfectantes, 2 housses de rangement des vêtements (travail et civil), lunettes, gants, combinaisons etc.

    Concernant les bases vie de chantier, comme il n’est pas possible de doubler la quantité sur chaque chantier (pour de multiples raisons : place attribuée, disponibilité…) les effectifs sont divisés par 2 (ou plus) en fonction de la capacité d’accueil de chacune d’entre elles pour organiser les tâches en horaires décalés afin de respecter la distanciation sociale de 1 mètre.

    Pour les réfectoires, par exemple, le référent COVID-19 organise et planifie l’entretien régulier de cet espace. Il s’agit de réaliser le nettoyage des sols, poignées de portes, interrupteurs, tables, chaises…

    Sur certains chantiers avec co-activité, nous avons installé des lave-mains à commande à pied, sans contact manuel, et chaque matériel de chantier est assigné à une seule personne.

    Toutes ces mesures nécessitent donc de revoir l’organisation des équipes, qui arrivent désormais à des horaires décalés et des rotations sont également prévues pour la pause déjeuner.

    Comme sur nos chantiers, dans nos locaux, nous avons formé un référent Covid « Bureau » et mis en place des mesures barrières à partir du guide de préconisation du ministère de la Santé. Nous avons également réaménagé les espaces afin de permettre la distanciation, même si nous avions déjà l’avantage de disposer de bureaux individuels.

    Quel est le surcoût lié à ces mesures ?

    Il est encore tôt pour avoir des chiffres exacts toutefois le surcoût pour les entreprises de travaux est estimé entre 15 et 20 %. Le partage de ces surcoûts est une véritable question, que se posent actuellement les entreprises et la fédération du Bâtiment.

    Jacques Chanut, le président de la FFB, a ainsi récemment proposé à l’Etat d’abaisser le taux de TVA du secteur de 10 % à 5,5 %, voire à 5 % pour la rénovation. Cette solution permettrait de maintenir le prix des prestations pour la maîtrise d’ouvrage.

    Des incitations fiscales à la rénovation énergétique permettraient également de maintenir le chiffre d’affaires. Elles pourraient notamment prendre la forme d’un crédit d’impôt pour les travaux de rénovation thermique.

  • Décret Tertiaire : une formation pour accompagner les entreprises électriques

    Décret Tertiaire : une formation pour accompagner les entreprises électriques

    Les installateurs électriciens ont une position idéale pour accompagner les entreprises dans la réalisation de leurs objectifs de performance énergétique des bâtiments tertiaires. Hervé Jacques, directeur du développement de Formapelec, présente une nouvelle formation dédié aux dirigeants et chargés d’affaires des entreprises d’installation électrique.

    Comment accompagnez-vous les entreprises d’électricité vis-à-vis des conséquences du nouveau décret Tertiaire ?

    Formapelec a lancé en mai 2020 une nouvelle formation en classe virtuelle dédiée à la compréhension de l’impact du nouveau décret du bâtiment relatif aux obligations d’action de réduction de la consommation d’énergie. Il s‘agit d’une formation à distance, d’une durée de 7h00 (2 séquences de 3h30 réparties sur 2 jours), qui s’adresse aux dirigeants d’entreprises d’installation électrique et aux chargés d’affaires. Son but est de leur fournir tous les arguments pour conseiller leurs clients et leur proposer les solutions et les plans d’actions qui s’imposent pour atteindre les objectifs définis dans le décret Tertiaire.

    Quel est le contenu de cette formation ?

    Elle aborde en premier lieu le volet réglementaire, avec un panorama des divers labels du bâtiment tertiaire et la définition du cadre normatif et de ses objectifs. Nous abordons également le volet financier, avec notamment les aides publiques et privées, ainsi que les certificats d’économie d’énergie (CEE) et leur valorisation.

    Une part importante de la formation est dédiée à la rentabilité des actions d’entreprises. Il s’agit d’étudier l’impact concret de la réglementation sur les bâtiments en termes d’énergie, de puissance, de coûts énergétiques ou encore de mesures énergétiques. La notion de suivi dans le temps du bâtiment étant primordiale, la formation s’attarde également sur la bonne observation de la performance énergétique à travers notamment des données récoltées.

    Pendant le volet pratique, nous abordons la plateforme Opérat (Observatoire de la Performance Énergétique, de la Rénovation et des Actions du Tertiaire) et son principe, avec ses échéances pour le recueil des données de consommations énergétiques annuelles du bâtiment. Développée par l’Ademe afin de recueillir les données des audits de consommation énergétiques, cette plateforme doit permettre un meilleur accompagnement des acteurs du tertiaire dans la transition énergétique.

    Sont également abordés des exemples d’architectures de mesures pour assurer le suivi énergétique des bâtiments et leurs R.O.I, ainsi que la définition des besoins :

    • que veut on mesurer, surveiller et comment l’exploiter ?
    • Quelle organisation à mettre en place ?
    • Quels indicateurs de performance ?
    • Quelle Communication ?
    • Quel plan d’actions ?
    • Quel périmètre cible ?

    Évolutive et interactive, la formation est actualisée régulièrement en fonction de la réglementation et des demandes des stagiaires. Si dans un groupe, ces derniers souhaitent collégialement traiter un point particulier, il sera traité par le formateur.

    Quelles compétences seront renforcées chez les installateurs avec le décret tertiaire ?

    La problématique de performance énergétique des bâtiments trouve des réponses dans les technologies émergentes, telles que le solaire photovoltaïque, les bornes de recharge de véhicules électriques et les automatismes du bâtiment (GTB et pilotage de l’énergie). Toutes nos formations sur ces sujets suivent systématiquement le contexte technique et réglementaire, le décret tertiaire y est donc évoqué.

    Pour les entreprises électriques, toutes ces réglementations sont des opportunités exceptionnelles de développement qui offrent de véritables perspectives d’avenir.

    Le monde de la formation aussi évolue.

    Tout à fait, nous sommes en train de révolutionner notre système de formation avec de nouveaux formats en classes virtuelles ou en e-learning couplé avec du présentiel. Dans le cadre d’une classe virtuelle, les stagiaires et les formateurs se retrouvent en même temps sur une plateforme où ils peuvent échanger des documents, communiquer et interagir. Cette plateforme nous permet ainsi de diffuser des diapos, des films, des photos ou des schémas. Les formateurs sont également munis de tablettes graphiques pour écrire et réaliser des schémas à la main.

  • Rénovation des menuiseries extérieures : gérer la problématique amiante

    Rénovation des menuiseries extérieures : gérer la problématique amiante

    Spécialiste de l’installation de menuiseries extérieures, la société Les Zelles intervient principalement sur des chantiers de rénovation. Pour faire face à la problématique amiante, l’entreprise a qualifié ses équipes en SS4 et s’est entourée de partenaires pour la dépose des matériaux pollués. Entretien avec Gilbert Casanova, directeur de l’agence Les Zelles en région Provence-Alpes-Côte-d’Azur. 

    Où trouve-t-on l’amiante lors d’une rénovation de menuiseries extérieures ?

    Lorsque l’on remplace les fenêtres d’un immeuble, l’amiante se situe essentiellement dans les joints de mastic. On peut également en trouver dans les panneaux de type « Glasal » qui composent les allèges, bien que ce cas soit de plus en plus rare. 

    Quel est votre champ d’expertise concernant l’amiante ?

    En région PACA, Les Zelles travaille essentiellement avec les bailleurs sociaux, qui sont très souvent confrontés à la problématique amiante. Si les immeubles construits dans les années 1950 sont très rarement amiantés, ceux des années 1960-70 le sont systématiquement. Nous sommes confrontés à l’amiante dans plus de 70 % de nos chantiers.

    Historiquement, notre expertise dans le domaine de l’amiante a débuté après 2008, avec l’évolution des règles d’intervention en sous-section 4 (SS4) et sous-section 3 (SS3). Les premières grosses rénovations sur lesquelles nous sommes intervenus – plus de 2 000 logements sociaux dans le quartier Berthe à Toulon, puis près de 1 000 logements à La Beaucaire, dans la même ville – nous ont poussé à nous qualifier et à bien nous encadrer dans le domaine de l’amiante.

    À présent, tous nos conducteurs de travaux sont formés et qualifiés en SS4, et nous co-traitons le retrait amiante en SS3 avec des entreprises qui sont des partenaires de confiance depuis de nombreuses années.

    Dans quels cas intervenez-vous en SS4 ?

    Les Zelles intervient en SS4 sur des chantiers où un diagnostic amiante exhaustif a été réalisé et n’a révélé la présence d’amiante que sur un nombre réduit d’éléments. Dans ce cas, il s’agit d’une opération ponctuelle et nous pouvons déposer nous-même les quelques menuiseries concernées. Dans le cas d’un diagnostic par sondage – donc non exhaustif – positif à l’amiante, nous en déduisons que le matériau se trouve partout. Les règles de la SS3 s’appliquent alors. Mais sur le plan de la protection des travailleurs, les mesures sont identiques.

    Quelles sont les principales différences entre une opération avec et une opération sans amiante ?

    Le travail de dépose de la menuiserie en lui-même n’est pas très long. Une heure suffit pour déposer toutes les fenêtres d’un logement, tandis que la pose des nouvelles fenêtres dure une demi-journée. D’où l’importance d’organiser un bon phasage avec la société de retrait en SS3, à qui nous faisons appel une fois le matin et une fois l’après midi. 

    Cette opération de dépose a toutefois un coût significatif : elle représente environ trois fois le prix de la pose. Cela reste néanmoins des travaux moins importants que dans le cas de produits très amiantés (flocage, colles amiantées…). Le risque pour les intervenants et pour l’environnement est également très faible, les analyses réalisées avant, pendant et après le chantier ne révélant dans l’écrasante majorité des cas aucune fibre d’amiante. Notre expérience dans le domaine, notre méthodologie éprouvée et nos partenariats solides avec les entreprises de retrait nous permettent de maîtriser et de limiter ce surcoût.

  • Copropriété : comment choisir une société de diagnostic ?

    Copropriété : comment choisir une société de diagnostic ?

    La réalisation de diagnostics est un passage obligé avant d’effectuer des travaux en copropriété. Thomas Alizier, co-fondateur de Safe Diagnostics, donne ses conseils pour choisir la bonne entreprise de diagnostic.

    Quels sont les diagnostics obligatoires à réaliser avant d’effectuer des travaux dans une copropriété ?

    Le dossier technique amiante (DTA) est le document de référence à avoir en sa possession avant de lancer des travaux sur les parties communes, mais il n’est pas suffisant. Le diagnostic amiante avant travaux (DAAT) et le diagnostic plomb avant travaux (DPAT) sont également obligatoires.

    Afin que ces diagnostics portent véritablement sur la partie du bâtiment qui sera visée par les travaux et ainsi réduire les coûts, il est essentiel de définir correctement le périmètre et la nature des travaux. Car plus grande sera la surface à diagnostiquer, plus nombreux seront les prélèvements facturés. Mettre à la disposition du diagnostiqueur le DTA, d’anciens DAAT ou un diagnostic amiante parties privatives (DAPP), contribue à limiter les frais.

    Comment choisir une bonne société de diagnostic ?

    Les entreprises de diagnostic sont tout d’abord soumises à des obligations. En premier lieu celle de fournir un certificat de compétences en cours de validité, sachant que la certification doit être renouvelée tous les sept ans. Dans le cadre du DAAT, le diagnostiqueur doit également bénéficier de la certification amiante avec mention.

    Aussi, il est conseillé de demander une attestation d’assurance et de vérifier que le diagnostiqueur est assuré pour les prestations qu’il fournira. Le montant de la garantie doit être, au minimum, de 300 000 euros par sinistre et de 500 000 euros par année d’assurance.

    Pour aller plus loin, le maître d’ouvrage peut regarder les antécédents de l’entreprise en matière de contentieux et demander une attestation affirmant qu’aucune plainte n’a été reçue. On peut également demander le chiffre d’affaires de l’entreprise, le nombre de salariés ou encore le mémoire technique listant les moyens matériels. Ces informations donnent une idée du volume d’activité qu’elle réalise.

    Quels sont les pièges à éviter ?

    Le principal piège concerne les tarifs : s’orienter vers la société la moins chère ne garantira pas des économies sur la note finale, car c’est le nombre de prélèvements à effectuer qui pèse le plus dans la facture. Or, les entreprises de diagnostic n’ont pas le droit de s’engager sur un nombre de prélèvements. Ce que l’on peut faire toutefois, c’est proposer une enveloppe de prélèvements pour éviter les surprises. Ceux effectués en plus seront facturés et ceux en moins seront déduits. C’est ce que nous faisons chez Safe Diagnostics et notre expérience nous permet de nous rapprocher très finement de cette estimation.

    Autre conseil, il faut également s’assurer que la personne qui intervient est celle qui rédigera les rapports. Car certaines entreprises ne certifient qu’une partie de leur personnel pour réduire les coûts.

    Comment bénéficier de délais courts ?

    Cette question est en effet très importante pour ne pas ralentir le chantier et les votes en assemblée générale. La copropriété peut demander à l’entreprise de diagnostic de s’engager sur un délai de restitution du rapport, en intervenant le plus tôt possible et en transmettant rapidement les prélèvements. Mais il faut tout de même garder à l’esprit que les diagnostiqueurs travaillent avec des laboratoires et ne sont pas totalement maîtres du délai.

  • Formapelec à l’heure des classes virtuelles et du e-learning

    Formapelec à l’heure des classes virtuelles et du e-learning

    Le projet était déjà sur la table, il sera déployé dès la mi-avril pour répondre aux besoins des entreprises pendant et après le confinement lié au Covid-19. La formation en ligne en classe virtuelle et en e-learning débarque chez Formapelec. Hervé Jacques, directeur du développement du groupe, présente les contours de cette nouvelle méthode de formation.

    Quelle forme prendra la formation en ligne chez Formapelec ?

    Les formations sous forme de classes virtuelles seront les premières à voir le jour car elles permettent une interaction et des échanges entre l’apprenant et le formateur, que l’on ne retrouve pas autant avec le e-learning. Dans le cadre d’une classe virtuelle, les stagiaires et les formateurs se retrouvent en même temps sur une plateforme où ils peuvent échanger des documents, communiquer et interagir. Cette plateforme nous permet ainsi de diffuser des diapos, des films, des photos ou des schémas. Les formateurs sont également munis de tablettes graphiques pour écrire et réaliser des schémas à la main. Ces derniers ont par ailleurs été formés à l’animation de classes virtuelles.

    Sur un DRIVE spécifique, nous mettrons à disposition les ressources de formation et tous les documents liés à l’aspect administratif. Les stagiaires pourront aussi redéposer des documents, par exemple suite à des exercices et études de cas réalisés.

    Quelles sont les formations concernées ?

    La formation expérimentale en classe virtuelle, qui sera déployée mi-avril, portera sur la formation des dirigeants et encadrants sur les marchés du Smart Home et du Smart Building. Elle permettra aux chefs d’entreprises d’acquérir les connaissances nécessaires pour négocier le virage stratégique de leur entreprise sur ces sujets.

    D’autres formations suivront très rapidement sur des sujets comme le décret tertiaire, les installations de recharge de véhicule électrique (module P1), le management de travaux sous tension, l’organisation et le management de chantier, ou encore les normes NF C15-100 pour les techniciens basse tension et NF C17-200 pour l’éclairage public.

    Globalement, les premières formations visent les chefs d’entreprises et le personnel encadrant. Nous n’avons pour l’heure pas encore mis en place de formations nécessitant une articulation théorique distancielle et pratique en présentiel, mais nous y viendrons. Nous travaillons de manière graduelle en expérimentant, puis nous modifieront certaines formations pour proposer une partie en distanciel et une partie en présentiel.

    Combien de temps durent ces formations ?

    Une formation d’une journée en mode classique présentiel sera réalisée en deux demi-journées non consécutives. Car au-delà de trois heures devant un écran, la concentration diminue. Nous avons retravaillé l’organisation de nos sessions pour tenir compte de cet aspect spécifique et faire en sorte qu’elles soient – notamment pour les encadrants – moins contraignantes sur l’emploi du temps. Les premières formations que l’on développe n’excèdent pas les trois jours et seront donc décomposées en six sessions de trois heures trente.

    Le e-learning fait-il aussi partie de vos projets ?

    En effet, nous allons aussi proposer du e-learning, qui concernera la préparation des habilitations électriques. Avec ce type de formation, nous avons un découpage distanciel et présentiel. Toute la théorie sera dispensée en e-learning et les modules pratiques en classe. Nous ferons en sorte que le distanciel soit réalisable en e-learning dans une période à cheval entre le confinement et l’après-confinement, en fonction de la situation des entreprises.

    De manière plus générale, dans le domaine de la formation professionnelle, quels changements observez-vous suite aux mesures de confinement ?

    Ce qui est certain, c’est qu’il y aura un avant et un après Covid-19 dans le domaine de la formation. Le regard que portent les employeurs sur la formation à distance n’est plus du tout le même. Si, jusqu’à présent, ils la voyaient plus comme une contrainte, force est de constater qu’ils la perçoivent dorénavant plus comme un atout. Cela vient aussi du fait que les entreprises se sont rendues compte que le matériel nécessaire à ces formations n’était finalement pas très compliqué à mettre en place. Nous recevons de nombreuses demandes de chefs d’entreprises, notamment dans les travaux publics.

    Contactez Formapelec pour obtenir plus d’informations > commercial@formapelec.fr

  • Habilitation électrique : à chaque situation sa formation

    Habilitation électrique : à chaque situation sa formation

    B0, B1, B2V, BR, BC, BP, B2XL… Les habilitations électriques sont presque aussi nombreuses que les situations d’exposition au risque électrique. Jimmy Carton, formateur expert référent chez AFNOR Compétences, présente les formations Habilitation Électrique et les particularités du dispositif.

    À qui s’adressent les formations Habilitation Électrique ?

    Les formations à l’habilitation électrique s’adressent principalement à des opérateurs du second oeuvre, des ingénieurs de la construction, ou encore des contrôleurs et des inspecteurs en énergie. Nous délivrons différents types d’habilitations électriques, que l’on peut diviser selon deux types d’opérations : opérations d’ordre électrique ou opérations d’ordre non électrique.

    Les formations démarrent donc en fonction du niveau : B0 (travaux d’ordre non électrique), B1 (travaux d’ordre électrique), B2 (chargé de travaux d’ordre électrique), BR (chargé d’interventions générales) et BC (chargé de consignation), en ce qui concerne les installations basse tension. On retrouve également des formations spécifiques, comme celle requise pour les opérations sur installations photovoltaïques (BP) ou encore pour les futurs techniciens et les personnes amenées à intervenir en urgence sur un véhicule électrique accidenté (B2XL).

    Pour les opérations d’ordre électrique, l’habilitation ne s’adresse qu’à des stagiaires qui disposent préalablement d’un diplôme dans le domaine électrique ou qui ont suivi une formation de mise à niveau. Sans prérequis, il s’agit uniquement des formations H0 (haute tension) et B0 – qui concernent la connaissance des risques et des distances mais qui ne permettent aucune opération – ainsi que des formations BS et BE. La formation BS concerne des opérations de remplacement à l’identique, qui ne relèvent pas de l’électricien. La formation BE est quant à elle déclinée selon des opérations de quatre natures : Essai, Vérification, Mesure et Manoeuvre. Les formations B0, BS et BE ne conviennent donc pas aux dépanneurs, ni aux personnes qui ont des électriciens sous leurs ordres.

    Quel est le contenu de ces formations ?

    Chaque formation est composée d’une partie pratique et d’une partie théorique. Cette dernière suit la norme NF C18-510, qui définit le cadre de l’habilitation et de la formation en matière de durée et de contenu, ainsi que le rôle des personnes qui seront habilitées.

    Le stage commence par un rappel sur les notions de base (tension, courant…), puis s’attache à l’évaluation des risques et les effets du courant électrique avec des exemples de différents types d’accidents (contact direct, indirect, induction électromagnétique…). Nous travaillons également sur les notions liées aux différentes opérations d’intervention ou de travaux, sur les dispositifs de protection, sur les régimes de neutre et de consignation, sur les distances de sécurité et sur les notions de voisinage réseau, de consignation et de déconsignation. Sans oublier le matériel de sécurité et les règles concernant les incendies et les premiers secours.

    Côté pratique, les stagiaires sont mis en situation avec le port des équipements de protection individuelle (EPI) et la définition de l’analyse de risque. Ils pratiquent à cette occasion sur une armoire de type tertiaire ou industriel et réalisent des mesures d’intensité, de courant et de terre, en monophasé et en tri-phasé.

    Le tout est validé par une évaluation théorique, une étude de cas et une évaluation pratique où l’on sollicite le stagiaire sur des opérations, une mesure et la rédaction des documents de conformité. L’examen réussi, AFNOR Compétences délivre un avis après formation, qui permet à l’employeur de délivrer le titre d’habilitation, valable 3 ans.

    Quelle est la particularité de la formation chez AFNOR Compétences ?

    La principale particularité chez AFNOR Compétences, c’est de développer des formations sur le volet pratique au plus près des situations de travail. Les opérations et mesures sont réalisées en conditions significatives, sur une maquette sous tension et sous contrôle du formateur. Aussi, chaque formateur a une expérience du domaine de tension sur lequel il va intervenir, ainsi que des différentes opérations qui peuvent être réalisées. Que ce soit dans le domaine industriel, du bâtiment, du tertiaire ou des nouvelles technologies.