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  • Diagnostics avant travaux : capitaliser l’information sur la durée

    Diagnostics avant travaux : capitaliser l’information sur la durée

    AC Environnement a fait de la maquette numérique et du BIM sa marque de fabrique dans le domaine des diagnostics immobiliers. Aperçu des avantages de cette solution avec Julien Nidrecourt, directeur technique du groupe.

    Quel est l’intérêt d’intégrer les diagnostics dans une logique BIM ?

    Plusieurs arguments témoignent de la pertinence d’intégrer notamment l’information amiante, plomb, gaz et électricité dans une maquette numérique. Le premier d’entre eux est la capacité à capitaliser l’information. Avant d’arriver à une opération de travaux, le maître d’ouvrage peut avoir mené des investigations dans le cadre des locations ou de ses obligations liées aux parties communes. Il détient ainsi une première information sur la présence des polluants et des pathologies. Même si cette démarche est en premier lieu destinée à l’exploitation du bien, il est intéressant et pertinent d’archiver la donnée dans une maquette de façon à ce qu’elle puisse être récupérée facilement dans le cas où, demain, des travaux sont envisagés. Cette information confortera l’analyse de risque tout en optimisant le coût des diagnostics ultérieurs.

    Même logique dans le cas de cessions de patrimoine importante : resynthétiser l’immeuble avec une lecture des problématiques amiante et plomb, en affichant l’immeuble et en activant les éléments pollués, apporte un niveau d’information non négligeable à l’acquéreur au préalable de la vente.

    Grâce au BIM, le maître d’ouvrage peut également remettre plus facilement les informations du bâtiment au intervenants suivant, comme le demande la réglementation.

    Les gains financiers offerts par le BIM permettent-ils un réel retour sur investissement ?

    En ce qui concerne l’amiante c’est une certitude. Avec l’expérience, nous savons qu’un maître d’ouvrage peut être amené à acheter plusieurs fois la même chose. De ce fait, on demande au diagnostiqueur d’avoir une vraie réflexion à l’échelle de l’immeuble, et non plus au niveau du logement ou d’une pièce. Pouvoir synthétiser l’information, l’afficher à l’écran, activer des parties d’ouvrage avec une donnée sur les polluants déjà détectés… Tout cela permet au maître d’ouvrage d’optimiser sa gestion des zones présentant des similitudes d’ouvrage (ZPSO) en toute transparence avec le diagnostiqueur. Le BIM devient ainsi un outil extrêmement efficace dans le cadre de la recherche d’optimisation des coûts autour de la problématique amiante. La démarche offre une plus-value évidente.

    On notera également un retour sur investissement intéressant concernant le DPE. Car une fois les éléments intégrés dans la maquette, on peut générer très facilement des DPE grâce au moteur de calcul intégré. Ce dernier vient lire tout ce qui est implémenté dans la maquette comme les isolants des murs, le type de chauffage, le système de ventilation, ou encore l’exposition du bâtiment. Notre système BIM peut aussi proposer des simulations de travaux et en mesurer immédiatement l’impact sur le DPE. Un propriétaire peut par exemple calculer les conséquences d’un changement de vitrage. Cette utilisation de la donnée offre beaucoup d’autonomie au maître d’ouvrage, qui peut se positionner sur des intentions de travaux sans avoir recours nécessairement à des bureaux d’études en première intention.

    Y a t-il une date de péremption des documents ?

    Selon les cas de figure, oui, mais seulement en ce qui concerne le format du livrable des diagnostics tel qu’exigé par la réglementation. L’information technique hébergée dans la maquette, elle, demeure pertinente tant que les travaux n’ont pas eu lieu. D’ultérieurs livrables pourront ainsi être actualisés sur la base de ce qui est connu dans la maquette numérique.

  • Autoconsommation : des équipements énergivores à piloter

    Autoconsommation : des équipements énergivores à piloter

    Si l’autoconsommation se développe dans l’habitat, demeure la problématique de la consommation d’une électricité produite en journée, en l’absence de l’usager. Avec sa solution « Energy management by Wiser », Schneider Electric propose une réponse intelligente, interopérable et clé en main. Explication avec Sébastien Mathiou, Innovation Marketing Manager chez Schneider Electric.

    L’autoconsommation est-elle devenue la règle pour les nouvelles installations solaires dans le résidentiel ?

    Oui, et pour plusieurs raisons. Tout d’abord les tarifs de rachat de l’électricité ne sont plus aussi intéressants qu’avant. Le tarif d’achat de l’électricité photovoltaïque étant inférieur au prix de détail de l’électricité, il vaut mieux autoconsommer l’énergie produite localement plutôt que la revendre au réseau. L’utilisateur évite ainsi d’acheter de l’énergie à un fournisseur et consomme ses propres kWh (énergie verte produite localement). De plus, les primes mises en place pour soutenir le développement de l’autoconsommation sont un véritable moteur pour le marché.

    Autre raison : les tarifs de rachat sont limités dans le temps et les prix de l’énergie sont voués à augmenter tous les ans. Avec une installation solaire d’une durée de vie de 25 ans, le propriétaire sécurise sa facture sur la période à un prix du kWh constant et se prémunit de cette augmentation des tarifs.

    Par ailleurs, les consommateurs sont de plus en plus touchés par des tendances de société comme le consommer local, l’économie circulaire ou encore la consommation verte, et l’autoconsommation de l’énergie solaire est une réponse à cette demande.

    Dans la pratique, les offres de raccordement au réseau pour la revente ne sont donc plus proposées par les installateurs solaires. Selon les chiffres du Consuel, près de 30 000 installations photovoltaïques ont été déclarées en 2018 pour de petites puissances. On estime qu’actuellement, 90 % des installations solaires installées dans le résidentiel sont en autoconsommation.

    Comment optimiser le taux d’autoconsommation ?

    En habitation résidentielle, la problématique est la suivante : l’énergie est consommée le matin et le soir, lorsque l’occupant est à domicile, tandis que les panneaux solaires produisent à leur maximum en milieu de journée. De fait, comment gérer ce surplus d’énergie ? Nous avons vu que la revente au réseau n’est plus une solution. Employer un dispositif de stockage avec des batteries n’est également pas envisageable dans la plupart des cas en raison du coût encore très élevé des technologies existantes.

    Chez Schneider Electric, avec notre solution domotique « Energy management by Wiser », nous proposons de piloter les charges pour consommer l’énergie au moment où elle est produite, tout en préservant le confort de l’occupant. Nous nous sommes concentrés sur les charges les plus énergivores : le chauffe-eau, qui est un superbe moyen de stockage thermique et que l’on enclenche en journée (ou en heures creuses si le système identifie l’absence de soleil) ; la borne de recharge de véhicule électrique ; ou encore les équipements de la piscine telles que les pompes de filtration et les pompes à chaleur (PAC).

    La consommation en électricité de ces charges électriques n’est pas négligeable : la facture pour un chauffe-eau électrique peut aller jusqu’à 600 euros par an ; un véhicule électrique, c’est 500 euros ; et 350 euros pour une pompe de filtration. En se focalisant sur ces dépenses-là, la solution Wiser permet de monter à un taux d’autoconsommation de l’ordre de 80 %, contre 30 % sans pilotage.

    L’utilisateur peut vérifier le bon fonctionnement du dispositif via l’application Wiser fournissant des données en euros et en kWh sur ce qu’il a acheté au réseau, ce qu’il a revendu et ce qu’il a autoconsommé.

    Comment s’installe la solution ?

    Le système « Energy management by Wiser » est embarqué dans le tableau électrique. En ce qui concerne la pompe de filtration et le chauffe-eau, il est en mesure de piloter les équipements au travers de contacteurs, en coupant ou allumant l’alimentation aux moments cibles. Pour les bornes de recharge de véhicule électrique, les chauffe-eaux thermodynamiques et les PAC, la charge n’est pas coupée mais un ordre de pilotage est envoyé aux équipements.

    Schneider Electric propose la solution « Energy management by Wiser » en kit ou en tableau préconfiguré en usine. Pour le second cas le système a été pensé en mode “plug and play” pour faciliter le parcours client et le parcours installateur. Ce dernier devra simplement fixer le tableau au mur, le mettre sous tension et connecter chaque équipement dans leur borne dédiée. Dernière étape : télécharger l’application. Le système est opérationnel en 30 minutes.

  • Innover et recruter : le développement selon DI Environnement

    Innover et recruter : le développement selon DI Environnement

    Bâtiment, industrie, navires, réseaux, voirie… La problématique amiante concerne de plus en plus de domaines et exige un savoir-faire toujours plus pointu. En tant qu’acteur majeur du désamiantage, DI Environnement s’est structuré pour répondre à tous les marchés. Quitte à innover soi-même et à rechercher des profils rares. Entretien avec Elsa Monnereau, responsable des Ressources Humaines chez DI Environnement.

    Comment et sur quels marchés DI Environnement poursuit son développement ?

    En métropole, nous renforçons actuellement le développement dans chaque région pour répondre aux nombreux chantiers que l’on nous demande de traiter. Nous recherchons notamment un chargé d’affaires à Rennes pour couvrir tout le périmètre Nord-Ouest en complément de notre agence de Cholet. Plus globalement, ce sont toutes nos antennes qui sont concernées : Bordeaux, Paris, Strasbourg, Lyon, Marseille, ou encore Toulouse. En termes de recrutement, nous augmentons ainsi nos effectifs de 30 à 40 personnes par an.

    DI Environnement intervient aussi bien sur de petits que sur de grands chantiers techniques : dans le bâtiment, l’industrie ou encore les ouvrages d’art et les navires. Cette diversité et ce savoir-faire nous pousse à rechercher des profils toujours plus experts dans des domaines précis, ouvrant la voie aux autres métiers de la dépollution. Pour cela, nous avons autant besoin d’ouvriers que d’ingénieurs et de cadres (conducteurs de travaux, chargés d’affaires).

    Nous avons également développé une grosse partie de nos affaires dans le ferroviaire. Le groupe a investi en conséquence et ouvrira une usine à Chalandray dès le deuxième trimestre 2020 pour procéder au démantèlement de voitures voyageurs. Pour diriger cette usine, nous avons recruté un directeur spécialisé dans le secteur industriel. Le groupe s’adapte donc à chaque marché, avec en interne des référents pour chaque domaine. Cette capacité à développer notre savoir-faire et à s’adapter techniquement nous permet de toujours répondre aux diverses problématiques de nos clients.

    Quel investissement matériel exige ce champ d’expertise ?

    C’est une autre de nos nombreuses particularités : nous fabriquons nous-même notre matériel, que l’on adapte en permanence. Les nombreux cas sur lesquels le groupe intervient et les remontées des opérateurs sur le terrain nous permettent d’identifier la meilleure technique à utiliser. Et pour la mettre en œuvre, nous n’hésitons pas à développer des techniques sur mesure en fonction des problématiques rencontrées. Notre cellule R&D a notamment développé des extracteurs d’air avec filtrations absolues dont la capacité est de 2 000 à 50 000 m3 par heure, dans le but de limiter l’empoussièrement et d’alléger les processus.

    Nos innovations visent aussi à limiter la pénibilité. Nous avons par exemple été les premiers à développer un robot permettant de décaper des surfaces en plafonds et d’éviter ainsi une action humaine pouvant engendrer des troubles musculo-squelettiques (TMS).

    Le groupe renforce-t-il son déploiement à l’étranger ?

    Tout à fait. Plus la réglementation extérieure se rapproche de la réglementation française – à l’instar des états canadiens -, plus notre savoir-faire devient pertinent et exportable. Aussi, de grands groupes français implantés à l’étranger s’adressent à nous. Ils ont besoin de faire appel à une société disposant d’une certification française, et donc d’un gage de qualité, de respect de référentiel et de sécurité. C’est pourquoi nous recherchons un nouveau chargé d’affaires à l’international, pour renforcer notre capacité à répondre aux appels d’offres provenant de pays étrangers.

    Ce sont nos propres équipes qui interviennent ensuite sur ces chantiers hors France. Cette mobilité est d’ailleurs l’une des conditions énoncées dès l’entretien d’embauche pour intégrer DI Environnement.

  • Diagnostic plomb : une nouvelle vision et des innovations pour le Groupe Protec

    Diagnostic plomb : une nouvelle vision et des innovations pour le Groupe Protec

    Recentré sur son activité de développement de technologies pour les diagnostics, Protec a, aujourd’hui, de nouvelles propositions inédites. Entretien avec son dirigeant : Pavel Streber.

    Comment est structuré Protec depuis la cession de son activité de laboratoire ?

    En 2018, Protec a fait le choix de se recentrer en passant d’une société de service à un fournisseur et développeur de hautes technologies. La valeur du nouveau Protec, c’est avant tout un savoir-faire technologique, unique, pointu et innovant. Notre vocation est de construire une offre technique forte et à l’écoute du marché.

    En parallèle, nous nous sommes concentrés sur nos clients pour assurer une continuité de service, et nous avons développé de nouveaux matériels et services afin de soutenir les professionnels et de répondre à leurs besoins techniques, notamment ceux liés à la performance des machines à détecter le plomb. Nos activités de fabrication et de renouvellement de sources sont entièrement situées en France. Cela va nous permettre d’offrir une meilleure réactivité à nos clients.

    Que souhaite apporter Protec en participant à la commission de normalisation AFNOR?

    Aujourd’hui, le gros sujet de la commission de normalisation AFNOR sur les diagnostics dans les immeubles bâtis porte sur la crédibilité des mesures des appareils et leur capacité à descendre les seuils plus bas afin de valider les mesures après retrait des revêtements de plomb. En tant que fournisseur, Protec a un rôle important à jouer sur ce sujet. Dans le cadre de cette commission, notre objectif est d’être force de proposition et de continuer d’accompagner la profession comme nous le faisons déjà depuis 20 ans.

    Sur quelles innovations travaillez-vous ?

    Nos efforts de recherche ont principalement porté sur l’amélioration et le développement de notre analyseur plomb, tout d’abord, en prenant en compte les retours des clients. Ce nouvel LPA-1 est plus performant, ayant la capacité de détecter plus finement le plomb, pour tout type de diagnostic. Il est aussi plus léger et plus maniable, ceci correspondant à une attente importante de nos clients. Commercialisé en décembre, cet appareil est une version évoluée de celui qui a prouvé sa fiabilité depuis 20 ans.

    Nous travaillons aussi à élargir notre offre 2020, ce qui sera une véritable avancée pour le marché de la détection du plomb. Nous vous en dirons plus prochainement.

  • La FFIE met le cap sur l’intégration

    La FFIE met le cap sur l’intégration

    Nouvelle étape pour la FFIE dans sa démarche d’accompagnement des professionnels de l’électricité sur les nouveaux marchés : en 2020, la fédération changera de nom et mettra le cap sur l’intégration. Entretien avec Emmanuel Gravier, président de la FFIE.

    En 2020, la FFIE troque son “i” d’installateur pour celui d’intégrateur. Pourquoi ce changement ?

    En effet, la fédération française des installateurs électriciens deviendra la fédération française des intégrateurs électriciens. Ce changement de nom, qui sera officiellement annoncé le 30 janvier 2020 à Paris à l’occasion de la 3ème édition des Rencontres de la FFIE, exprime la bascule de notre métier sur un nouveau business model. L’évolution technologique dans le bâtiment est très sensible avec la numérisation, le smart building et les nouveaux usages que ces innovations induisent. C’est une évolution que l’on avait connu dans l’industrie 4.0 avec l’arrivée des données (multiplication des capteurs, transmissions et traitement de l’information) et qui arrive à présent dans le tertiaire et le logement.

    Avec des données télécoms, numériques et digitales alliées à l’électricité, l’intégrateur a une place centrale dans cette révolution en cours. La mutation de la profession est donc indispensable pour aller au-delà de l’énergétique et ne pas se faire prendre les marchés par d’autres acteurs. Du coup, la FFIE fait sa révolution, notamment dans le POE ou encore avec l’équilibrage de puissance par rapport à des consommations variables dans un bâtiment. Nous arrivons au stade ultime de la révolution énergétique et numérique. La route ne sera pas simple mais d’ici 3 ou 4 ans nous aurons fait un bond vers le futur.

    Que doivent-faire les installateurs pour répondre présent sur ces marchés ?

    L’installateur doit avant tout intégrer qu’il y a une vie après l’installation : il y a de la maintenance, de nouvelles façons de travailler ou d’habiter, de nouveaux usages etc. Il doit donc être force de proposition, s’intéresser aux formations nécessaires à son évolution, à la présentation commerciale de ses offres et aux nouvelles orientations que son métier va prendre.

    Parlez-nous de votre projet de Lab.

    Plus qu’un projet, c’est une action qui est déjà en cours. L’objectif est de créer, dans nos locaux mais aussi de manière virtuelle, un parcours de visite décrivant concrètement les différentes facettes des métiers de l’électricité et les dernières innovations dans les logements et dans le secteur tertiaire. Nous y travaillons avec 30 partenaires (industriels de la profession, IRVE, systèmes anti-intrusion…), pour pouvoir montrer concrètement les potentialités de notre profession. Il ne s’agit évidemment pas d’en faire un musée, mais bien une exposition concrète, évolutive, dont les installations seront régulièrement renouvelées par les partenaires. Elle sera mise en œuvre mi-avril 2020, avec l’ambition, à terme, de pouvoir présenter ce grand « show-room » évolutif à nos adhérents, à des écoles, à des décideurs, à la presse, pour leur faire prendre conscience des enjeux et des potentiels de notre profession.

    C’est également une manière de comprendre ce que sera le marché de l’électricité dans les années qui viennent. Si, à court terme, la croissance du secteur va un peu ralentir, nous pouvons compter sur l’agilité des entreprises pour s’adapter.

    Par contre, à plus long terme, la lutte contre le changement climatique et pour les économies d’énergies va avoir des implications importantes pour nos métiers, car la réduction de l’empreinte écologique de nos activités va forcément bénéficier à l’électricité.

    En ce sens, notre secteur a un bel avenir.

  • IRVE : la qualification de la conception à l’installation

    IRVE : la qualification de la conception à l’installation

    Depuis le décret du 12 janvier 2017, la qualification IRVE est obligatoire pour les entreprises qui installent des bornes de recharge de véhicules électriques. Afnor Certification propose deux niveaux de qualification dans ce domaine : “installation et maintenance IRVE”, pour répondre à la réglementation ; et “conception IRVE”, pour les entreprises qui souhaitent attester de leur expertise en conception. Jérémie Mella, le référent des qualifications d’Afnor Certification, présente les deux qualifications.

    Comment se déroule le processus de qualification “installation et maintenance IRVE” ?

    Cette qualification répond directement au décret du 12 janvier 2017 et s’accompagne donc de prérequis. La réglementation demande ainsi aux entreprises candidates de former leur référent technique avant de débuter le processus. Afnor Certification, en tant qu’organisme de qualification, agrée les organismes de formation qui remplissent les critères du programme de formation de référence. Une fois son ou ses référents formés, l’entreprise peut déposer un dossier comportant les justificatifs des critères administratifs, financiers et juridiques et des critères techniques. Une recevabilité du dossier est alors effectuée par examen des critères administratifs, financiers et juridiques.

    Vient ensuite l’examen des critères techniques, qui concernent à la fois les moyens humains avec notamment la justification d’un référent technique, les moyens matériels et les références d’installation. Cette étape est réalisée par un instructeur technique. Ici, nous avons deux cas de figure : soit l’entreprise a déjà réalisé deux références dans la recharge électrique et peut fournir les pièces spécifiques (notes de calculs, schéma unifilaire, attestation du bureau de contrôle ou Consuel, déclaration sur l’honneur de la prise en compte du dispositif pour assurer la conformité électrique…) ; soit l’entreprise n’a pas encore de référence d’installation à présenter, dans quel cas elle peut prétendre au probatoire et dispose de deux ans pour réaliser les deux références. Dans les deux cas, la qualification sera valide pour une durée de quatre ans, période probatoire comprise.

    Comment faciliter le processus ?

    Pour ne pas être bloqué en recevabilité, nous conseillons avant tout d’anticiper les démarches administratives car certaines d’entre elles peuvent être longues à obtenir, comme le Kbis, le casier judiciaire du chef d’entreprise, ou encore les attestations d’assurance. Les candidats trouveront sur le site Internet d’Afnor Certification la nomenclature et le guide de qualification détaillant l’ensemble des pièces à fournir.

    L’instruction du dossier peut également être facilitée par le niveau de détail dans le profil du référent technique en mettant en avant ses compétences, son parcours, ses formations.

    De plus, s’il n’est pas nécessaire de détenir d’autres qualifications pour prétendre à la qualification IRVE, nous nous assurons que l’entreprise dispose aussi bien du savoir-faire dans le domaine des bornes de recharge que dans le domaine électrique. Si le référent ne détient pas cette double compétence, l’entreprise peut nommer deux référents pour une seule et même qualification : le spécialiste installation électrique portera la compétence autour du câblage, et le spécialiste IRVE aura la compétence pour choisir la borne de recharge et dimensionner l’installation.

    En quoi consiste la qualification volontaire en conception IRVE ?

    Chez Afnor Certification, nous avons réalisé qu’il manquait le maillon “conception” dans le décret. Avec cette qualification, l’idée est de valoriser les installateurs qui réalisent une véritable étude de projet avec analyse de l’existant et prise en compte de la demande du client. Nous regardons ainsi toute la démarche en amont : la gestion des contraintes du bâtiment, la méthodologie de l’audit électrique réalisé avec l’étude de faisabilité technique, les préconisations techniques de l’entreprise sur la technologie de recharge, la typologie et la fonction des bornes, ou encore l’intégration de solutions communicantes.

    La qualification “conception” ouvre ainsi la possibilité aux bureaux d’études de mettre en avant leur expertise lorsqu’ils travaillent en assistance à maîtrise d’ouvrage sur l’opportunité d’installer des IRVE. Le processus de qualification est similaire à la qualification “installation et maintenance IRVE”, avec toujours deux références, mais uniquement sur la partie conception.

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  • Les formations d’aujourd’hui et de demain pour les électriciens – Réponses d’expert avec Formapelec

    Les formations d’aujourd’hui et de demain pour les électriciens – Réponses d’expert avec Formapelec

    Hervé Jacques, directeur du développement de Formapelec, répond aux questions sur les formations des électriciens à l’occasion du Grand Circuit Énergiser le Bâtiment du 27 juin à Nice.

    Retranscription

    Les formations sur les nouveaux marchés ont-elles du succès auprès des électriciens ?

    Sur les nouveaux marchés, les formations les plus prisées sont essentiellement liées au marché des IRVE (infrastructures de recharge de véhicules électriques). Nous avons pas mal de demandes sur ce secteur là, jusqu’aux charges semi-rapides. Peu de demandes dans les charges rapides, on va jusqu’au niveau P1, P2 mais pas forcément P3. Nous avons également de plus en plus de demandes sur le photovoltaïque. C’est un peu une surprise pour nous. Nous nous y attendions mais pas si tôt. Et nous avons aussi de plus en plus de demandes sur le bâtiment connecté.

    Ce sont les grandes thématiques qui ressortent aujourd’hui sur les formations. Il y a une certaine logique avec la transition énergétique et la transition numérique.

    Comment expliquer cet engouement ?

    L’obligation de qualification par Qualifelec impose aux installateurs d’avoir une attestation de formation pour pouvoir déposer leur dossier de qualification. Forcément ça les pousse. Ceci dit, avec le recul, il y a pas mal d’entreprises qui au départ viennent parce qu’elles sont obligées, mais qui restent parce qu’elles trouvent finalement le contenu de la formation intéressant, je dirais même important, pour développer correctement les compétences des installateurs. Si on parle de bornes de recharge, finalement, l’installation en tant que telle n’est pas compliquée mais c’est le contexte qui l’est un peu plus et parfois l’aspect connecté. Donc, là, ils sont très demandeurs.

    Quels changements attendre sur l’aide à la formation ?

    C’est sûr que la réforme de la formation professionnelle va provoquer des changements sur les financements. Ce que l’on sait aujourd’hui, c’est qu’il n’y a pas de règles. C’est à dire que lorsque l’on a une demande d’une entreprise sur les financements associés à une formation, on a pour consigne – de Constructys notamment – de les aiguiller vers leur conseiller pour avoir les bonnes réponses. Ceci dit, il y a quand même une règle qui sort assez régulièrement, c’est qu’il y a pas mal de financements pour les entreprises de moins de 50 salariés. Les TPE et PME ont des financements importants, ce qui doit leur permettre de se positionner plus fortement sur de nouveaux marchés via le développement des compétences qu’ils pourront acquérir de façon un peu plus facile qu’avant.

    Après, sur les aides, il faut entrer immédiatement en contact avec Constructys et là on a un rôle à jouer de facilitateur. Quand on a monté par exemple le projet photovoltaïque, je me suis assuré que j’avais du financement quelque part. On travaille avec Constructys main dans la main, ce qui permet d’avoir des réponses très concrètes et très rapides auprès des entreprises.

    Quelles sont les formations émergentes ?

    Les deux formations que l’on sait émergentes pour la fin 2019 et début 2020 : formation sur les colonnes électriques pour les installateurs et les chargés d’affaires. Pour les installateurs, c’est une revue de leurs gestes et le savoir faire dans le domaine de la rénovation des colonnes électriques. Et pour les chargés d’affaires, on est plus sur la conception installation et sur le rapport avec l’exploitant. Il y a beaucoup de dossiers en souffrance, en région parisienne notamment, avec l’exploitant. L’idée c’est d’apporter des solutions concrètes dès la prise en compte des projets, pour que certaines erreurs soient évitées dès le début.

  • « Faire revenir l’électricité au centre des préoccupations » – Réponses d’expert avec Legrand

    « Faire revenir l’électricité au centre des préoccupations » – Réponses d’expert avec Legrand

    Emmanuel Ballandras, directeur des partenariats de Legrand, répond aux questions sur l’avenir du bâtiment connecté à l’occasion du Grand Circuit Énergiser le Bâtiment du 27 juin à Nice.

    Retranscription

    Le marché du Bâtiment connecté est-il plus présent dans le neuf ou l’existant ?

    On a aujourd’hui, en prescription, plus de 12 000 logements connectés. À peu près tous les promoteurs sont représentés dans les logements en question, il n’y en presque aucun un qui n’a pas croqué la pomme. Le problème, c’est qu’entre le moment où vous le dites et le moment où les programmes sortent de terre, il se passe du temps. On est en train d’observer maintenant les vrais programmes sortant avec de vrais gens, qui sont équipés.

    La rénovation, par contre, permet d’éviter ce piège et fait que l’on a 10 à 12 000 téléchargements de l’application qui pilotent les produits qui sont là. Donc, il y a 10 000 à 12 000 personnes en France au moment où l’on se parle qui pilotent et allument leurs lumières et leurs prises avec l’application.

    À quand la fin du circuit va-et-vient ?

    Je pense que ce qu’il compte pour beaucoup de monde aujourd’hui, c’est la notion de temps. Pourquoi passer au connecté c’est bien ? Par ce que ça rend la chose « sexy » pour l’usager. L’idée, c’est que l’électricité revienne au centre de ses préoccupations. Vous perdez vos va-et-vient, mais vous gagnez des gens qui disent « qu’est-ce que c’est canon que l’électricité revienne au milieu de mon intérêt quotidien ». Et du coup, je vais peut-être appeler mon installateur pour faire grandir et évoluer l’installation. Car pour faire l’infrastructure nécessaire, l’usager a plus que jamais besoin de son électricien.

    Y a-t-il un sens à se spécialiser dans l’installation d’équipements connectés ?

    Oui, il faut a minima créer une cellule au sein d’une entreprise qui a atteint une taille critique. Ou s’associer à des professionnels dont c’est le métier. En s’associant à eux et en les regardant faire, on finit par acquérir l’expérience aussi et par être un jour capable de le faire. Donc c’est toujours gagnant.

  • Se démarquer par le marketing, la clé de la réussite

    Se démarquer par le marketing, la clé de la réussite

    L’activité des entreprises d’installation électrique est au beau fixe mais de nouveaux acteurs entrent en concurrence de ces métiers. Dès lors, comment renforcer sa position sur l’échiquier ? Éléments de réponse avec Eric Sfreddo, Président de la FFIE Nord-Pas-de-Calais et délégué régional Hauts-de-France.

    Comment se porte l’activité dans le Nord-Pas-de-Calais ?

    La reprise est au rendez-vous depuis près de deux ans maintenant. Le développement des nouveaux marchés dynamise le secteur : le déploiement de la fibre optique fonctionne à 100 % et les entreprises ont même du mal à trouver du personnel ; l’autoconsommation monte également en puissance et quelques entreprises commencent à se spécialiser dans le domaine ; quant aux infrastructures de recharge de véhicules électriques (IRVE), le marché est plutôt à chercher auprès des bailleurs sociaux et des syndics, notamment grâce au droit à la prise dans les copropriétés.

    Plus généralement, l’activité se porte bien. Les entreprises ont en moyenne des carnets de commandes remplis pour les 6 prochains mois. Il y a cependant un manque de techniciens sur le terrain. Si nous voulons recruter le personnel de demain, il faut se rapprocher de l’apprentissage et des rectorats. C’est pourquoi la FFIE a noué des partenariats avec les écoles et continue de rencontrer les professeurs et les élèves.

    Aussi, malgré les performances en volume, les installateurs ont encore du mal à développer leur rentabilité. C’est sur cette problématique que se penche actuellement la FFIE.

    Quelle est la clé pour développer cette rentabilité ?

    Ce sont indéniablement les aspects marketing et commerciaux qui permettront aux entreprises de se démarquer. Aujourd’hui, le chef d’entreprise ou l’artisan ne peut plus se contenter d’être juste un technicien, il doit également savoir vendre son produit et son image. Suite à des enquêtes nationales, nous avons constaté que cette démarche faisait défaut à 80 % des structures de moins de 10 salariés, où le chef d’entreprise a souvent la tête dans le guidon.

    C’est pourquoi la FFIE, par sa commission économique, a travaillé depuis 2 ans sur un guide méthodologique. Baptisé “Vous accompagner dans votre développement marketing et commercial”, ce classeur sera diffusé en octobre 2019 à l’ensemble des adhérents. Il s’agit d’une boîte à outils pour mieux vendre à travers des expériences vécues et des enquêtes. Parmi les conseils donnés : essayer de cibler sa clientèle et son marché avant de commencer à vendre ; mieux se faire connaître auprès de ses clients, car il arrive que ces derniers se tournent vers d’autres entreprises pour de nouvelles demandes ; élaborer une stratégie de communication, notamment sur les réseaux sociaux ; ou encore mesurer la satisfaction client.

    Ce classeur contient ainsi une vingtaine de fiches type de réflexion, faites dans l’objectif d’interpeller le chef d’entreprise sur ce qu’il a déjà mis en place et sur ce qu’il peut faire. C’est un vrai sujet d’actualité, nos métiers étant en train d’évoluer avec les nouveaux marchés. Demain, les électriciens devront faire de plus en plus de choses pour rester présents sur le marché. Et si nous ne communiquons pas en amont sur nos savoir-faire, le client risque de partir ailleurs.

    À qui revient ce rôle de communication ?

    C’est un travail de tous les jours qui concerne toute l’équipe. Toutefois, c’est au chef d’entreprise de définir la stratégie et de veiller à ce qu’elle soit assez claire et intégrée par ses salariés. Il ne s’agit pas de faire du marketing pour faire du marketing, mais de maîtriser l’image que l’on souhaite donner.

    Les petites entreprises peuvent se passer de formation sur le marketing. Le classeur propose d’ailleurs des sketchs tirés d’expériences vécues et qui pourront être réalisés en conditions réelles. Suite à sa publication, la FFIE est prête à se déplacer sur le territoire afin d’animer ces sketchs et de fournir des exemples concrets pour faire comprendre l’intérêt de la démarche aux installateurs. Au final, il y a autant de solutions qu’il y a d’entreprises.

  • Audit énergétique : la qualification entre dans sa phase de renouvellement

    Audit énergétique : la qualification entre dans sa phase de renouvellement

    Plus de quatre ans après sa mise en place, l’obligation pour les grandes entreprises de réaliser un audit énergétique de leurs activités entre dans sa première phase de renouvellement. C’est également la période de renouvellement de la qualification obligatoire pour les professionnels qui souhaitent intervenir sur ce marché de plus de 10 000 entreprises. Le point avec Jérémie Mella, le référent des qualifications d’Afnor Certification.

    Que dit la réglementation ?

    Depuis novembre 2014, la réalisation d’un audit énergétique est obligatoire* pour les sociétés de plus de 250 personnes, celles dont le chiffre d’affaires annuel excède les 50 millions d’euros, ou encore celles dont le total des bilans dépasse 43 millions d’euros. Cet audit doit être réalisé par une entreprise porteuse de la qualification, qui veille à ce que ces dernières s’appuient sur la norme de référence pour les audits énergétiques NF EN 16247. Cette qualification concerne trois domaines d’activité : le bâtiment, l’industrie et le transport. L’entreprise peut candidater à un ou plusieurs domaines en fonction de ses compétences et de l’activité de ses clients.

    Au delà de l’obligation, la qualification permet de valoriser les compétences et la qualité de l’audit énergétique réalisé par l’entreprise dans le cadre de démarches volontaires. C’est un signe de reconnaissance délivré par un tiers indépendant, tel qu’Afnor Certification.

    En quoi l’année 2019 est-elle importante ?

    L’audit énergétique et la qualification ayant tous les deux une validité de 4 ans, 2019 est une année charnière : nous allons retrouver des entreprises qui étaient qualifiées et qui devront renouveler leur qualification avant expiration, ainsi que celles qui souhaitent entrer en demande initiale sur le marché.

    Quels sont les éléments clés de la qualification ?

    Le processus de qualification est similaire pour les trois domaines. Toute la partie concernant les critères légaux, administratifs et juridiques est commune. Ce qui les différencie, c’est la partie qui concerne les moyens humains – pour laquelle nous vérifions que la formation suivie est bien adaptée au domaine demandé -, la partie sur les moyens matériels- également adaptés à chaque domaine -, la partie méthodologique et les références de prestation. Précisons que les instructeurs sont différents en fonction de chaque domaine : l’instruction technique est donc divisée en fonction des domaines et trois décisions sont prises.

    Les candidats doivent fournir trois références de moins de 3 ans pour chaque domaine. Il peut aussi bien s’agir de références d’audits réglementaires que d’audits non-réglementaires, mais toute la méthodologie et le niveau d’exigence restent les mêmes. Une entreprise qui a réalisé tous ses audits réglementaires la première année de l’obligation peut ainsi candidater sans difficulté au renouvellement de sa qualification, en présentant des audits des trois dernières années non concernés par l’arrêté du 24 novembre 2014. Les entreprises en demande initiale peuvent quant à elles bénéficier d’une période probatoire.

    En plus de ces références, les instructeurs vont s’appuyer sur la note méthodologique et y observer les étapes importantes de l’audit telles que la réunion de démarrage avec le client – au cours de laquelle les besoins sont identifiés -, le recueillement des données, leur analyse, la conduite du travail sur place dans le cadre de l’inspection, ainsi que la réunion de clôture. Les instructeurs s’assurent également de l’objectivité de l’audit et étudient la méthode utilisée pour le calcul et l’investigation sur les postes consommateurs d’énergie.

    Le rapport doit pouvoir donner très clairement toutes ces informations. Une note méthodologique complète doit ainsi entrer dans le détail sur l’animation des équipes auditeurs, et sur le processus de production et de validation des rapports d’audit en interne.

    Quelles sont les particularités de la qualification chez Afnor Certification ?

    Afnor Certification a dématérialisé l’intégralité de son processus de qualification. Dès le début de la prestation, le client peut composer son devis en ligne et, ensuite, à travers son espace client, avoir accès à tous ses documents et retirer son certificat. Aucun envoi par courrier n’est nécessaire !

    La qualification par Afnor Certification permet en outre de bénéficier pour ses outils de communication de la marque AFAQ, qui est largement reconnue pour son système de management de la qualité. Sur le domaine “Bâtiment”, Afnor Certification est par ailleurs signataire de la charte RGE : un candidat à la qualification “audit énergétique” sur ce domaine peut ainsi obtenir le marquage RGE en complément.

    * Les entreprises certifiées ISO 50001 sont exemptées de l’obligation.