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  • Anticiper pour mieux rouler en électrique : l’APC publie 25 propositions

    Anticiper pour mieux rouler en électrique : l’APC publie 25 propositions

    L’Agence Parisienne du Climat, en partenariat avec la Ville de Paris et ENEDIS, et avec le soutien de l’Avere-France, a dressé l’état des lieux du potentiel d’installation des bornes de recharge à Paris et propose 25 actions de sensibilisation pour inciter les copropriétés à en installer dès à présent.

    Un boom des véhicules électriques est en effet à anticiper dès aujourd’hui, au regard des différents objectifs locaux ou nationaux, et alors même que 77 % des places de stationnement résidentiel de la capitale se trouvent en copropriétés.

    4 axes pour inciter à anticiper

    Solliciter

    Lancement de campagnes de démarchage courrier et emailing ainsi que des campagnes virales sur les réseaux sociaux auprès des copropriétés à fort potentiel et des syndics.

    Démarchage téléphonique direct, après un travail de repérage précis, auprès des professionnels : immobilier, tertiaire, secteur du transport (VTC, concessionnaires, etc.), professionnels utilisant leur voiture pour travailler (artisans, professions libérales, etc.)

    Sensibiliser

    Thématisation IRVE des évènements de l’Agence Parisienne du Climat : RDV Copro, Réponses de Pro, Visite de site, Solution Pro, Petit Déj’ Info…

    Présence aux différentes conférences et ateliers traitant du sujet, pour diffuser l’étude et valoriser retours d’expériences et bonnes pratiques.

    Conseiller

    Conception d’une plaquette de sensibilisation, accompagnée d’une infographie synthétisant les étapes d’installation collective d’IRVE, pour expliquer la démarche et faire comprendre la nécessaire anticipation de ces équipements. Réalisation d’une vidéo de retour d’expérience de conduite d’un projet.

    Rédaction d’articles, brèves et dossiers pratiques sur le site de l’Agence Parisienne du Climat, et mise à disposition d’une cartographie des bonnes pratiques et de retours d’expériences. Diffusion des outils de sensibilisation existants des partenaires et réseaux (Enedis, Avere-France…).

    Mise en place d’un équipement témoin pour permettre aux copropriétaires de découvrir et comprendre concrètement une IRVE.

    Création de fiches pratiques, infographies et supports de communication spécifiquement pour les syndics. Objectif : les aider à sensibiliser les copropriétaires et les accompagner dans leur démarche.

    Accompagner

    Mise en place d’un guichet unique d’information et d’accompagnement pour les copropriétaires et les locataires, avec le renforcement des équipes de conseillers de l’Agence Parisienne du Climat.

    Déclinaison d’un dispositif de formation (webinaire « pastille ») pour différents publics. Pour les syndics, renforcement de la Hotline qui leur est déjà dédié.

    Création d’une hotline dédiée aux professionnels afin de répondre à leurs questions. Des contenus de conduite de projet en copropriété (référentiel des bonnes pratiques, exemple de cahier des charges… ) leur seraient transmis et un groupe de travail réunissant les professionnels de l’IRVE et de la copropriété serait mis en place.

    Voir le dossier de presse complet :

  • Qualité de l’air dans les bureaux : polluants et méthodes d’analyse

    Qualité de l’air dans les bureaux : polluants et méthodes d’analyse

    Une mauvaise qualité de l’air intérieur peut nuire à la santé et à la productivité des collaborateurs évoluant dans leur espace de travail. CO2, COV, microparticules… Quels sont les polluants que l’on retrouve dans les bureaux et comment agir ? Réponse avec Jérémie Bonnet, Directeur Commercial Solutions « BIM & Transformation Numérique Des Diagnostics » chez AC ENVIRONNEMENT.

    Quels sont les principaux polluants à surveiller dans les bureaux ?

    Contrairement aux établissements recevant du public (ERP), les bureaux ne font pas l’objet d’une réglementation spécifique sur la surveillance de la qualité de l’air intérieur (QAI). Néanmoins, les quatre polluants analysés dans le cadre des ERP sont évidemment les mêmes que l’on retrouve dans les bâtiments tertiaires.

    Le plus connu et répandu est le CO2. Il est généré par la présence humaine et certains systèmes de chauffage. Gaz asphyxiant, il diminue l’apport en oxygène et, de fait, réduit la productivité des collaborateurs. Il peut également causer des maux de tête, diminuer l’acuité visuelle et nuire à la concentration. Dans une pièce fermée, de très hautes concentrations peuvent être rapidement atteintes.

    Il y a ensuite le Benzène, qui fait partie des COV (composés organiques volatiles) et que l’on retrouve dans les carburants des voitures, les mélanges de peintures et les produits d’entretien. Inflammable et toxique par inhalation, ce polluant est classé cancérogène.

    Autre COV, le Formaldéhyde est lui aussi présent dans les produits d’entretien ménagers et industriels, ainsi que dans les colles et le mobilier. En plus d’être cancérogène, cet élément est allergisant.

    Dernier des quatre polluants, le Tétrachloroéthylène est le moins susceptible de se retrouver dans les bureaux, s’agissant d’un composé que l’on retrouve uniquement à proximité de l’activité des pressings et laveries.

    À cette liste s’ajoutent des milliers d’autres polluants parmi lesquels on peut citer les microparticules, l’oxyde de carbone (CO) ou encore l’ozone troposphérique.

    Quelles sont les solutions pour mesurer la QAI dans les bureaux ?

    Différentes méthodes peuvent être employées pour contrôler la QAI au sein des espaces de travail. La plus avancée, mais aussi la plus onéreuse, reste-le prélèvement/analyse de l’air par un laboratoire ayant la certification « Cofrac ».

    Moins précis, des capteurs « grand public » peuvent être placés dans les pièces afin de capturer en temps réel les niveaux de CO2 et de COV au niveau global, c’est-à-dire essentiellement le cumul entre le benzène et le formaldéhyde. L’intérêt de cette approche est avant tout d’alerter quand certains seuils sont atteints, avant d’engager des mesures plus poussées. Elle permet par ailleurs de sensibiliser les occupants et d’identifier des anomalies ou mauvaises pratiques.

    Une autre solution consiste à mener une démarche d’Auto-Diagnostic, préconisée par la réglementation ERP, consistant en une Évaluation De l’État des Ouvrants et des Moyens d’Aérations (EDEOMA), suivie par une phase lors de laquelle une partie des collaborateurs de l’entreprise répond à des QCM portant sur les pratiques des occupants, des équipes d’entretien et des gestionnaires du bâtiment. Le contenu du questionnaire est bien entendu adapté à chaque type d’activité. L’autodiagnostic permet ainsi d’identifier les actions à mener pour améliorer la qualité de l’air. Ces trois méthodes sont complémentaires et peuvent être mises en place graduellement.

    Enfin, post analyse, il y a aussi désormais des solutions matérielles permettant de traiter et améliorer les problèmes in-situ et en présence humaine. Les produits BioZone distribués par notre partenaire SYNERTECH (Paris, Lyon) en font partie. Leur fonctionnement est assez simple, grâce à une technologie brevetée et utilisée par la NASA pour la conquête de l’espace, ces appareils diffusent du plasma froid d’oxygène qui permet de détruire radicalement dans l’air et sur les surfaces : les virus (dont le COVID-19), les bactéries, les Composés Organiques Volatiles ainsi que toutes les mauvaises odeurs, quelques soient leurs origines. C’est une technologie vraiment intéressante, car elle ne nécessite aucun filtre, consommable ou quelconque adjuvant.

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  • Du fioul au gaz naturel : les étapes du raccordement en copropriété

    Du fioul au gaz naturel : les étapes du raccordement en copropriété

    Plus de la moitié des projets de raccordement des copropriétés au gaz naturel est réalisée en Ile-de-France, où GRDF a mis en place une structure dédiée. Le point sur l’accompagnement du distributeur et les étapes du raccordement avec Jérôme Bracque, chef des ventes Copropriété chez GRDF.

    De quelle manière GRDF accompagne les copropriétés en Ile-de-France ?

    Il reste environ 180 000 logements alimentés au fioul en Ile-de-France, dont 45 000 à Paris. Cela représente près de 4 200 copropriétés. Notre rôle chez GRDF consiste à proposer à ces dernières une alternative qui soit à la fois plus économique, moins polluante et sécurisée sur le plan industriel.

    Le territoire d’Ile-de-France dispose d’un suivi tout particulier chez GRDF, avec une équipe dédiée aux copropriétés. Nous convertissons ainsi en énergie plus de 250 copropriétés par an. La région disposant d’un maillage très dense de son réseau gaz, il s’agit dans la quasi-totalité des cas de raccordements en limite d’immeuble. Lorsque le réseau est plus éloigné, notre bureau d’études réalise des études d’extension et de renforcement de réseau, ainsi que l’étude économique et de faisabilité.

    Pour guider au mieux les copropriétés, GRDF met à disposition des comparateurs énergétiques : à partir du moment où les copropriétés nous fournissent les consommations d’une autre énergie, nous sommes en capacité de leur donner l’équivalence avec le gaz. Nos fiches de référence, qui portent sur une année de consommation, offrent aussi un comparatif, plus détaillé, par rapport à l’ancien mode de chauffage. L’outil EffiCopro permet par ailleurs d’estimer les économies de charges de chauffage en chaufferie collective.

    Nous accompagnons également tous les acteurs du projet, du montage du dossier jusqu’à la mise en service, en passant par les phases de planification, les travaux, la commande de matériel et les demandes d’autorisation d’ouverture de voirie.

    Quelles sont les étapes du raccordement au gaz d’une copropriété ?

    Le raccordement s’effectue en quatre étapes. Dans un premier temps, notre équipe étudie le projet au travers des informations fournies par la copropriété. GRDF valide alors les grands principes d’alimentation et transmet une offre de raccordement comprenant notamment le coût, l’emplacement du point de livraison, le descriptif des travaux et les délais. La copropriété dispose alors de six mois pour accepter l’offre.

    Une fois l’offre acceptée, l’interlocuteur technique GRDF entre en jeu pour organiser le projet. Il établit un planning prévisionnel et lance une étude détaillée, les démarches administratives et la commande du matériel nécessaire. Il assure également la coordination des différentes interventions avec le maître d’oeuvre.

    La troisième étape est celle de la réalisation de l’installation intérieure de la chaufferie par le professionnel choisi par la copropriété, et de la pose des équipements techniques de comptage gaz par GRDF.

    Enfin, après réalisation des travaux, la mise en service de l’installation parachève le raccordement au gaz naturel de l’immeuble. Celle-ci est demandée directement par le fournisseur de gaz sélectionné par la copropriété. Le certificat de conformité, fourni par l’installateur à la fin des travaux, est un document essentiel à remettre au technicien GRDF pour finaliser la mise en service.

    Quels sont les délais de raccordement ?

    Il faut avoir à l’esprit que le raccordement nécessite un certain nombre d’étapes et de préparation, ces opérations ne peuvent être réalisées en quelques jours, il faut compter au minimum 12 semaines après signature du contrat de raccordement, sans prise en compte des 2 mois de rétractation dont bénéficie la copropriété après acceptation du devis. Les projets doivent donc réellement être anticipés par les copropriétés et cela augmente de ce fait tout l’intérêt de l’accompagnement des équipes GRDF.

  • Rénovation : pérenniser les gains énergétiques

    Rénovation : pérenniser les gains énergétiques

    Pionnier dans le secteur de la sobriété énergétique, le groupe Nepsen intervient sur des missions de conseil et de maîtrise d’oeuvre pour aider ses clients à engendrer des negawatts, autrement dit de l’énergie non consommée. Entretien avec Alexandre Sevenet, président de Nepsen.

    Quel est le potentiel d’économie d’énergie dans les copropriétés ?

    Pour les copropriétés qui se sont peu préoccupées de leur facture énergétique jusqu’à présent, le potentiel peut atteindre jusqu’à 70 % d’économie d’énergie. La lutte contre les déperditions thermiques via l’isolation et l’étanchéité de l’enveloppe (façade, toiture et menuiseries) est le premier gisement d’économie. Une fois que l’on a obtenu une enveloppe ultra-performante, on s’attaque aux différents rendements liés aux équipements de production, de distribution et d’émission. Il s’agit alors de rénover ou remplacer des installations, d’agir sur la régulation et l’entretien, ou encore de sensibiliser les copropriétaires en les équipant notamment de compteurs et d’afficheurs de température afin qu’ils puissent constater ce qu’ils consomment.

    Chez Nepsen, nous recherchons les économies d’énergie durables et garanties. Pour cela, nous nous basons sur un concept développé dans le monde de l’industrie en matière de sélection d’équipements techniques : le FMDS, pour fiabilité, maintenabilité, disponibilité et sécurité. Cette méthode assure que l’équipement ou le matériau utilisé conservera une performance de très bon niveau tout au long de sa vie, avec la plus grande longévité possible et une maintenabilité réelle.

    Au delà de l’isolation, y a-t-il des gisements d’économie intéressants ?

    Oui, notamment du côté des menuiseries. Ces dernières sont bien plus performantes qu’il y a une dizaine d’années. Toutefois, c’est une technologie développée dans les années 1980 par Jacques Paziaud qui génère le plus d’économie et de confort. Baptisé “fenêtre pariétodynamique”, il s’agit d’un triple vitrage respirant, permettant le renouvellement d’air par une lame d’air entre les vitres. Les calories du soleil chauffent ainsi deux fois l’air entrant et le système évite de percer une bouche d’entrée pour assurer la ventilation. Là où le meilleur triple vitrage actuel a une performance thermique Uw de 0,8 ou 0,9, la fenêtre pariétodynamique offre un Uw de 0,35.

    Quelles sont les solutions pour pérenniser la performance énergétique suite à des travaux ?

    Chez Nepsen, nous essayons de promouvoir la notion de garantie de résultat, notamment via le contrat de performance énergétique (CPE). Cet outil répond parfaitement aux attentes des copropriétaires sceptiques sur le niveau d’économie d’énergie présenté avant les travaux et à la recherche d’une sécurité contractuelle. Dans le cadre de ce contrat, l’enjeu est clairement établi dès le départ : l’opérateur prend en charge l’intégralité des surcoûts si le bâtiment consomme plus que prévu, tandis que les gains sont partagés avec le maître d’ouvrage dans le cas contraire.

    Pour les copropriétés équipées d’un chauffage collectif, un contrat d’exploitation avec intéressement de l’exploitant est également une formule qui a fait ses preuves pour pérenniser les économies d’énergie. À condition cependant de ne pas souscrire au contrat P1 portant sur la fourniture de combustible. De fait, avec un contrat P1, la marge que l’exploitant dégage sur le P1 est toujours supérieure à l’intéressement qu’il peut obtenir sur le P2 et le P3 en faisant correctement son travail d’économie d’énergie.

  • Télécommunication en copropriété : vers une mutualisation des services généraux

    Télécommunication en copropriété : vers une mutualisation des services généraux

    L’arrêt du RTC annoncé pour fin 2023 oblige les copropriétés à repenser leur infrastructure de télécommunication, indispensable à la gestion des services généraux de l’immeuble. Didier Cazes, responsable des Affaires Publiques à la direction Fibre d’Orange, offre son éclairage sur le sujet.

    Quelle est la place de la fibre optique en copropriété ?

    Après un confinement durant lequel des millions de personnes se sont mises au télétravail, disposer d’outils numériques et du très haut débit dans les immeubles est plus que jamais devenu crucial. Dans ces nouvelles conditions, il n’y aura bientôt plus de différence entre un immeuble de bureau et un immeuble résidentiel.

    Dans les parties communes d’une copropriété, la fibre a également une place centrale en dehors de la sphère individuelle, privée. Elle peut être aussi employée pour gérer les services généraux comme la vidéosurveillance, le chauffage collectif ou encore les ascenseurs. Un immeuble bien connecté permet aux bailleurs sociaux et privés de gérer à distance ces services, sans qu’il soit nécessaire d’envoyer du personnel sur place pour vérifier.

    Pour quels types de services une copropriété peut-elle opter pour la 4G ou la fibre ?

    Ces deux technologies sont complémentaires. La 4G offrant un débit bien inférieur à la fibre, le choix dépendra du service lui-même. Dans le cas de la vidéosurveillance, pour laquelle une connection permanente et de qualité doit être assurée, de par le fort besoin de bande passante, le très haut débit est nécessaire et la fibre est donc à privilégier. Pour des services avec peu de portance comme les ascenseurs, le machine to machine, une offre mobile peut suffire et peut s’avérer moins chère à l’usage. Toutefois, relier certains équipements comme une chaudière peut s’avérer compliqué en raison du mauvais signal reçu en sous-sols. De plus, l’installation de matériels intermédiaires pour capter le signal peut représenter un surcoût à l’installation. Dans certains cas, le choix sera également limité par le modèle économique proposé par les prestataires de service.

    Comment les copropriétés anticipent l’arrêt du RTC ?

    Le réseau téléphonique commuté (RTC), utilisé notamment pour les systèmes de téléalarme des ascenseurs, tirera graduellement sa révérence fin 2023 pour les premières régions retenues. À cette date, tous les immeubles équipés RTC devront migrer sur une offre mobile, XDSL ou fibre. Or, en 2030 ce sera au tour des offres XDSL de n’être plus commercialisées. La migration de tous les services se fera donc tout naturellement vers la 4G, la 5G ou la fibre optique.

    La disparition du RTC est le moment de repenser la gestion des abonnements d’un immeuble, avec l’idée que la multiplication des abonnements n’est peut-être pas la solution idéale, et qu’une mutualisation de ces services serait plus efficace. Pour répondre à cette problématique, nous avons réalisé un guide téléchargeable sur www.objectif-fibre.fr visant à expliquer comment regrouper tous les services de la copropriété, hors logements, sur un seul équipement installé en pied d’immeuble, avec un seul abonnement.

    Ce nouveau service intelligent nécessite un gestionnaire de la mutualisation, qui sera en général un intégrateur. Il permet en retour une homogénéisation des prix des prestations des antennistes, ascensoristes, chauffagistes et autres professionnels qui interviennent dans les immeubles. Aujourd’hui, les grands bailleurs ont déjà pris ce virage et cette nouveauté sera au coeur de l’actualité des copropriétés pour les prochaines années.

    À voir en vidéo

  • Décret Tertiaire : une formation pour accompagner les entreprises électriques

    Décret Tertiaire : une formation pour accompagner les entreprises électriques

    Les installateurs électriciens ont une position idéale pour accompagner les entreprises dans la réalisation de leurs objectifs de performance énergétique des bâtiments tertiaires. Hervé Jacques, directeur du développement de Formapelec, présente une nouvelle formation dédié aux dirigeants et chargés d’affaires des entreprises d’installation électrique.

    Comment accompagnez-vous les entreprises d’électricité vis-à-vis des conséquences du nouveau décret Tertiaire ?

    Formapelec a lancé en mai 2020 une nouvelle formation en classe virtuelle dédiée à la compréhension de l’impact du nouveau décret du bâtiment relatif aux obligations d’action de réduction de la consommation d’énergie. Il s‘agit d’une formation à distance, d’une durée de 7h00 (2 séquences de 3h30 réparties sur 2 jours), qui s’adresse aux dirigeants d’entreprises d’installation électrique et aux chargés d’affaires. Son but est de leur fournir tous les arguments pour conseiller leurs clients et leur proposer les solutions et les plans d’actions qui s’imposent pour atteindre les objectifs définis dans le décret Tertiaire.

    Quel est le contenu de cette formation ?

    Elle aborde en premier lieu le volet réglementaire, avec un panorama des divers labels du bâtiment tertiaire et la définition du cadre normatif et de ses objectifs. Nous abordons également le volet financier, avec notamment les aides publiques et privées, ainsi que les certificats d’économie d’énergie (CEE) et leur valorisation.

    Une part importante de la formation est dédiée à la rentabilité des actions d’entreprises. Il s’agit d’étudier l’impact concret de la réglementation sur les bâtiments en termes d’énergie, de puissance, de coûts énergétiques ou encore de mesures énergétiques. La notion de suivi dans le temps du bâtiment étant primordiale, la formation s’attarde également sur la bonne observation de la performance énergétique à travers notamment des données récoltées.

    Pendant le volet pratique, nous abordons la plateforme Opérat (Observatoire de la Performance Énergétique, de la Rénovation et des Actions du Tertiaire) et son principe, avec ses échéances pour le recueil des données de consommations énergétiques annuelles du bâtiment. Développée par l’Ademe afin de recueillir les données des audits de consommation énergétiques, cette plateforme doit permettre un meilleur accompagnement des acteurs du tertiaire dans la transition énergétique.

    Sont également abordés des exemples d’architectures de mesures pour assurer le suivi énergétique des bâtiments et leurs R.O.I, ainsi que la définition des besoins :

    • que veut on mesurer, surveiller et comment l’exploiter ?
    • Quelle organisation à mettre en place ?
    • Quels indicateurs de performance ?
    • Quelle Communication ?
    • Quel plan d’actions ?
    • Quel périmètre cible ?

    Évolutive et interactive, la formation est actualisée régulièrement en fonction de la réglementation et des demandes des stagiaires. Si dans un groupe, ces derniers souhaitent collégialement traiter un point particulier, il sera traité par le formateur.

    Quelles compétences seront renforcées chez les installateurs avec le décret tertiaire ?

    La problématique de performance énergétique des bâtiments trouve des réponses dans les technologies émergentes, telles que le solaire photovoltaïque, les bornes de recharge de véhicules électriques et les automatismes du bâtiment (GTB et pilotage de l’énergie). Toutes nos formations sur ces sujets suivent systématiquement le contexte technique et réglementaire, le décret tertiaire y est donc évoqué.

    Pour les entreprises électriques, toutes ces réglementations sont des opportunités exceptionnelles de développement qui offrent de véritables perspectives d’avenir.

    Le monde de la formation aussi évolue.

    Tout à fait, nous sommes en train de révolutionner notre système de formation avec de nouveaux formats en classes virtuelles ou en e-learning couplé avec du présentiel. Dans le cadre d’une classe virtuelle, les stagiaires et les formateurs se retrouvent en même temps sur une plateforme où ils peuvent échanger des documents, communiquer et interagir. Cette plateforme nous permet ainsi de diffuser des diapos, des films, des photos ou des schémas. Les formateurs sont également munis de tablettes graphiques pour écrire et réaliser des schémas à la main.

  • Choix de câble électrique : Prysmian lance une application mobile

    Choix de câble électrique : Prysmian lance une application mobile

    Prysmian Group, leader mondial de l’industrie des câbles et des systèmes pour l’énergie et les télécommunications, lance sur le marché français CableApp, son application gratuite pour la configuration et le choix du câble nécessaire pour les installations électriques.

    Cette application est d’ores et déjà disponible et téléchargeable sur App Store et Google Play. Elle permet aux installateurs électriciens actifs sur le marché du bâtiment (résidentiel, tertiaire) et de l’industrie de déterminer très vite et sans risque d’erreur le câble et la section les plus appropriés à leurs chantiers.

    L’application est facile à utiliser, intuitive, et le calcul est immédiat. Une fois le câble et sa section déterminés, l’utilisateur peut en outre calculer les émissions de CO² ou les économies d’énergie liées au choix de la bonne section. Il peut également accéder directement aux fiches techniques des produits.

    CableApp inclut tous les câbles d’énergie de basse tension utilisés dans le bâtiment. Tous les câbles proposés sont conformes au RPC.

    « CableApp est un outil supplémentaire qui s’intègre parfaitement dans la stratégie plus globale du groupe Prysmian pour apporter une valeur ajoutée à l’ensemble de la filière. Prysmian group pense non seulement au produit et à sa qualité, mais aussi aux clients installateurs pour leur permettre d’identifier facilement la meilleure solution de câblage pour leurs projets »

    Francesco Zecchi, Directeur MID Europe du Sud pour Prysmian.

    Cette démarche s’inscrit dans la logique de Prysmian Group de faciliter le métier de l’installateur électrique. Prysmian a d’ailleurs lancé en 2016, le Prysmian Club (www.prysmianclub.fr), une plateforme web gratuite pour les professionnels de l’électricité. Il permet de bénéficier de toutes les informations utiles à leur métier: évolution des normes, informations techniques, cours en ligne, tutos…

    Précédemment dédié aux métiers de l’énergie, le site Prysmian Club France s’est récemment enrichi pour s’adresser aux professionnels des télécommunications : le Prysmian Club dispense désormais des informations sur ce marché, sur les normes et les métiers de la fibre optique.

  • Table ronde – Repérages amiante avant travaux : des responsabilités bien définies

    Table ronde – Repérages amiante avant travaux : des responsabilités bien définies

    Revivez la table ronde de la web-conférence du Grand Circuit Maîtriser l’Amiante du 17 mars 2020. Une émission animée par Xavier Faure.

    Avec :

    • EMMANUEL FAIVRE, Responsable Technique Diagnostics chez AFNOR NORMALISATION
    • MARC CHARROY, Coordonnateur amiante à la CRAMIF
    • MICHEL AUFAURE, Cop Référent Méthodes et bonnes pratiques chez PARVIS
    • SANDRINE AUGEREAU, Directrice des gares des lignes LAJ à la SNCF
    • THOMAS LESSER, Président de BET2C

    Cet échange d’experts est l’occasion de réaliser un état des lieux réglementaire sur les arrêtés récemment publiés et ceux à venir (bâtiment, réseaux, voirie, navires…). Sont abordés les nouvelles implications pour les maîtres d’ouvrage, entreprises de travaux et opérateurs de repérage. Comment appliquer réellement ces nouvelles obligations ?

  • Copropriété : comment choisir une société de diagnostic ?

    Copropriété : comment choisir une société de diagnostic ?

    La réalisation de diagnostics est un passage obligé avant d’effectuer des travaux en copropriété. Thomas Alizier, co-fondateur de Safe Diagnostics, donne ses conseils pour choisir la bonne entreprise de diagnostic.

    Quels sont les diagnostics obligatoires à réaliser avant d’effectuer des travaux dans une copropriété ?

    Le dossier technique amiante (DTA) est le document de référence à avoir en sa possession avant de lancer des travaux sur les parties communes, mais il n’est pas suffisant. Le diagnostic amiante avant travaux (DAAT) et le diagnostic plomb avant travaux (DPAT) sont également obligatoires.

    Afin que ces diagnostics portent véritablement sur la partie du bâtiment qui sera visée par les travaux et ainsi réduire les coûts, il est essentiel de définir correctement le périmètre et la nature des travaux. Car plus grande sera la surface à diagnostiquer, plus nombreux seront les prélèvements facturés. Mettre à la disposition du diagnostiqueur le DTA, d’anciens DAAT ou un diagnostic amiante parties privatives (DAPP), contribue à limiter les frais.

    Comment choisir une bonne société de diagnostic ?

    Les entreprises de diagnostic sont tout d’abord soumises à des obligations. En premier lieu celle de fournir un certificat de compétences en cours de validité, sachant que la certification doit être renouvelée tous les sept ans. Dans le cadre du DAAT, le diagnostiqueur doit également bénéficier de la certification amiante avec mention.

    Aussi, il est conseillé de demander une attestation d’assurance et de vérifier que le diagnostiqueur est assuré pour les prestations qu’il fournira. Le montant de la garantie doit être, au minimum, de 300 000 euros par sinistre et de 500 000 euros par année d’assurance.

    Pour aller plus loin, le maître d’ouvrage peut regarder les antécédents de l’entreprise en matière de contentieux et demander une attestation affirmant qu’aucune plainte n’a été reçue. On peut également demander le chiffre d’affaires de l’entreprise, le nombre de salariés ou encore le mémoire technique listant les moyens matériels. Ces informations donnent une idée du volume d’activité qu’elle réalise.

    Quels sont les pièges à éviter ?

    Le principal piège concerne les tarifs : s’orienter vers la société la moins chère ne garantira pas des économies sur la note finale, car c’est le nombre de prélèvements à effectuer qui pèse le plus dans la facture. Or, les entreprises de diagnostic n’ont pas le droit de s’engager sur un nombre de prélèvements. Ce que l’on peut faire toutefois, c’est proposer une enveloppe de prélèvements pour éviter les surprises. Ceux effectués en plus seront facturés et ceux en moins seront déduits. C’est ce que nous faisons chez Safe Diagnostics et notre expérience nous permet de nous rapprocher très finement de cette estimation.

    Autre conseil, il faut également s’assurer que la personne qui intervient est celle qui rédigera les rapports. Car certaines entreprises ne certifient qu’une partie de leur personnel pour réduire les coûts.

    Comment bénéficier de délais courts ?

    Cette question est en effet très importante pour ne pas ralentir le chantier et les votes en assemblée générale. La copropriété peut demander à l’entreprise de diagnostic de s’engager sur un délai de restitution du rapport, en intervenant le plus tôt possible et en transmettant rapidement les prélèvements. Mais il faut tout de même garder à l’esprit que les diagnostiqueurs travaillent avec des laboratoires et ne sont pas totalement maîtres du délai.

  • Habilitation électrique : à chaque situation sa formation

    Habilitation électrique : à chaque situation sa formation

    B0, B1, B2V, BR, BC, BP, B2XL… Les habilitations électriques sont presque aussi nombreuses que les situations d’exposition au risque électrique. Jimmy Carton, formateur expert référent chez AFNOR Compétences, présente les formations Habilitation Électrique et les particularités du dispositif.

    À qui s’adressent les formations Habilitation Électrique ?

    Les formations à l’habilitation électrique s’adressent principalement à des opérateurs du second oeuvre, des ingénieurs de la construction, ou encore des contrôleurs et des inspecteurs en énergie. Nous délivrons différents types d’habilitations électriques, que l’on peut diviser selon deux types d’opérations : opérations d’ordre électrique ou opérations d’ordre non électrique.

    Les formations démarrent donc en fonction du niveau : B0 (travaux d’ordre non électrique), B1 (travaux d’ordre électrique), B2 (chargé de travaux d’ordre électrique), BR (chargé d’interventions générales) et BC (chargé de consignation), en ce qui concerne les installations basse tension. On retrouve également des formations spécifiques, comme celle requise pour les opérations sur installations photovoltaïques (BP) ou encore pour les futurs techniciens et les personnes amenées à intervenir en urgence sur un véhicule électrique accidenté (B2XL).

    Pour les opérations d’ordre électrique, l’habilitation ne s’adresse qu’à des stagiaires qui disposent préalablement d’un diplôme dans le domaine électrique ou qui ont suivi une formation de mise à niveau. Sans prérequis, il s’agit uniquement des formations H0 (haute tension) et B0 – qui concernent la connaissance des risques et des distances mais qui ne permettent aucune opération – ainsi que des formations BS et BE. La formation BS concerne des opérations de remplacement à l’identique, qui ne relèvent pas de l’électricien. La formation BE est quant à elle déclinée selon des opérations de quatre natures : Essai, Vérification, Mesure et Manoeuvre. Les formations B0, BS et BE ne conviennent donc pas aux dépanneurs, ni aux personnes qui ont des électriciens sous leurs ordres.

    Quel est le contenu de ces formations ?

    Chaque formation est composée d’une partie pratique et d’une partie théorique. Cette dernière suit la norme NF C18-510, qui définit le cadre de l’habilitation et de la formation en matière de durée et de contenu, ainsi que le rôle des personnes qui seront habilitées.

    Le stage commence par un rappel sur les notions de base (tension, courant…), puis s’attache à l’évaluation des risques et les effets du courant électrique avec des exemples de différents types d’accidents (contact direct, indirect, induction électromagnétique…). Nous travaillons également sur les notions liées aux différentes opérations d’intervention ou de travaux, sur les dispositifs de protection, sur les régimes de neutre et de consignation, sur les distances de sécurité et sur les notions de voisinage réseau, de consignation et de déconsignation. Sans oublier le matériel de sécurité et les règles concernant les incendies et les premiers secours.

    Côté pratique, les stagiaires sont mis en situation avec le port des équipements de protection individuelle (EPI) et la définition de l’analyse de risque. Ils pratiquent à cette occasion sur une armoire de type tertiaire ou industriel et réalisent des mesures d’intensité, de courant et de terre, en monophasé et en tri-phasé.

    Le tout est validé par une évaluation théorique, une étude de cas et une évaluation pratique où l’on sollicite le stagiaire sur des opérations, une mesure et la rédaction des documents de conformité. L’examen réussi, AFNOR Compétences délivre un avis après formation, qui permet à l’employeur de délivrer le titre d’habilitation, valable 3 ans.

    Quelle est la particularité de la formation chez AFNOR Compétences ?

    La principale particularité chez AFNOR Compétences, c’est de développer des formations sur le volet pratique au plus près des situations de travail. Les opérations et mesures sont réalisées en conditions significatives, sur une maquette sous tension et sous contrôle du formateur. Aussi, chaque formateur a une expérience du domaine de tension sur lequel il va intervenir, ainsi que des différentes opérations qui peuvent être réalisées. Que ce soit dans le domaine industriel, du bâtiment, du tertiaire ou des nouvelles technologies.